The Walking Dead RPG

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- You Get More If You Phrase It Properly. -
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Jeu 9 Nov 2017 - 23:06
Eileen sentit son cœur se serrer lorsqu'elle rassembla leurs affaires pour préparer leur départ. Entre ses efforts et ceux de son mari, ils ne mirent pas très longtemps à empaqueter ce dont ils avaient besoin. Leurs possessions n'étaient pas très nombreuses, après tout elles se devaient de tenir dans un sac à dos, même de grande taille. Tout ce qui était désormais leur vie tenait dans bien peu de choses. Elle aurait voulu que cela leur prenne plus de temps, mais elle savait que tout ce qu'ils gagnaient serait ça de pris une fois qu'ils seraient sur les routes. Ils n'étaient pas levés depuis longtemps et ils devaient s'habiller pour se lancer sur les routes alors qu'une partie d'eux-mêmes était encore sans doute un peu dans le coton. Plus d'une fois, elle jeta un coup d'oeil chargé de regrets vers le lit aux draps défaits qu'ils abandonnaient ainsi. L'heure ne fut rapidement plus à ce genre de considérations. Après avoir vidé les lieux de tout ce qu'il leur fallait, ils prirent une collation dans la cuisine. Ce serait ça de gagné sur le poids qu'ils devaient transporter, et leur donnerait des forces pour la suite. Savoir que le sénateur ressentait la même chose qu'elle quant à leur maison abandonnée n'avait certes pas grandement avancé la jeune femme, mais cela la rassurait et lui permettait de se sentir moins seule. Lorsqu'ils passèrent la porte d'entrée pour sortir avant de la refermer derrière eux, elle ne put s'empêcher de demander :

« Peut-être qu'on reviendra l'été prochain... Qu'est-ce que tu en dis ?

L'idée n'était pas si mauvaise que ça. Après tout, ils pourraient avoir quelques points de chute fiables à noter sur une carte et où ils pourraient se rendre à nouveau ultérieurement. À condition que l'état des lieux reste suffisamment bon pour qu'ils puissent y vivre, il n'y avait aucune contre-indication... Au moins, la main que Caleb lui donnait était une source de force pour aller de l'avant. Ils en avaient besoin. Juste au moment de partir, elle avait machinalement fermé la porte à clé, et caché celle-ci dans un pot de fleurs rempli de terre sur le rebord de la fenêtre. C'était un peu un second domicile qu'ils laissaient, mais l'heure n'était pas à se laisser abattre. Eileen redressa la tête pour porter le front haut, comme si cela allait signifier à tous qu'elle comptait bien avancer dans tous les sens du terme. Malgré tout, il s'agissait aussi de ne pas trop tirer sur les forces du sénateur encore récemment convalescent. Après quelques premiers kilomètres passés sans encombres et alors qu'ils avaient pris leur rythme de croisière, elle prit la peine d'intervenir.

- Si tu as besoin de t'arrêter, tu me le dis. N'en fais pas trop, surtout.

Même à ses propres oreilles, elle avait l'impression de se répéter. Toutefois, elle savait aussi que son mari était capable de serrer les dents sans rien dire pour aller toujours plus loin. En un sens, c'était l'apocalypse qui lui avait appris ce genre de choses. Auparavant, il aurait été le premier pour faire part de son inconfort ou de sa douleur, tant que cela touchait à quelque chose de physique. Sauf que cette fois, il était hors de question de jouer les héros. Cela pourrait leur coûter la vie à tous les deux, et la jeune femme pensait bien qu'il en était conscient. Alors qu'ils marchaient avec le silence et le bruit de leurs pas pour seule compagnie, Eileen rentra la tête dans les épaules pour tâcher vainement d'échapper à l'humidité. On aurait dit qu'elle faisait rentrer la froideur jusque dans les os, et il ne fallait même pas parler de ce que cela faisait aux pieds.

- Il faudra prévoir assez vite un endroit où dormir ce soir. Ne pas attendre le dernier moment pour se mettre à l'abri, tu ne crois pas ? En plus, la nuit commence à tomber plus vite... Je sais ce que tu vas dire, mais un camping-car nous aurait bien aidés, là... »

Cette fois, elle se prit à sourire en jetant un regard à la dérobée à Caleb. L'histoire du camping-car valait le détour. Le sénateur avait saboté lui-même leur refuge ambulant en crevant les pneus car il ne supportait pas leur inconfort de vie. On aurait pu croire que c'était il y a des siècles de cela. Tous deux avaient bien changé à présent. Et en effet, un camping-car aurait fait leurs affaires. Ils auraient pu se déplacer, vivre et dormir en échappant un peu au froid et sans se fatiguer. Cela avait des allures de solution idéale. Dans tous les cas, il faudrait que leur refuge final pour l'hiver ne soit pas sujet à prendre l'humidité, sans quoi ils risquaient la moisissure... Il leur faudrait un logement sain. Et pour ce qui était de leurs étapes sur la route, il aurait fallu qu'il en soit de même dans l'idéal.


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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Mer 15 Nov 2017 - 18:58
Partir d’ici, c’était à la fois effrayant et génial. Caleb était bien content d’aller trouver un autre endroit ou survivre, possiblement loin d’ici, mais en même temps, il avait peur de savoir de quoi demain sera fait. Une fois dehors, c’était de nouveau l’inconnue et autant dire qu’il pouvait être positif comme négatif. Il y avait bon nombre de choses qui ne fonctionnaient pas comme lui le voulait, mais il n’avait pas le choix. C’était aussi ça survivre. C’était pour ça qu’il avait besoin de sa femme près de lui. Donner la force d’avancer dans un monde sans pitié et bien qu’il ne croyait pas en Dieu et en une quelconque forme au-dessus de lui, par moment, il devait bien se dire que ce genre d’homme avait sans doute moins à se tracasser que lui. Il savait qu’il allait être à l’affut du moindre indice indiquant que possiblement des vivants étaient passés dans le coin et ferait de son mieux pour partir dans la direction opposée, mais ce n’était malheureusement pas si simple que ça. Il entendait la remarque de sa femme concernant la maison et l’avait regardé faire sans rien dire.

- Pourquoi pas…

Il avait répondu avec un air un peu songeur. Il ne savait pas vraiment quoi penser, il n’était pas spécialement enthousiaste à l’idée de revenir ici l’année prochaine. Dans le fond, c’était sans doute lié au fait que c’était dans le coin qu’il s’était pris la dérouiller de sa vie. Il aurait du mal à tourner la page et à ne pas garder un gout amer dans la bouche. Il lui était arrivé de se réveiller en pleine nuit et d’avoir l’impression que cette rousse était de nouveau devant lui en train de le massacrer. Évidemment, c’était typiquement le genre de chose qu’il avait gardé pour lui, il n’avait pas envie d’avoir à assumer ses peurs, il savait que ce n’était que des souvenirs dans son esprit qui le hantait dans son sommeil. Sa femme avait sans doute compris qu’un truc le tracasser, mais dans l’état actuel des choses, il y avait tant de choses qui se passait mal que ça pouvait être presque n’importe quoi dont il était question.

Enfin, ils avaient marché… Beaucoup marcher… Sans doute pas tant que ça par rapport à avant et sans doute à un rythme bien plus faible que par le passé aussi. Il se sentait responsable, il se sentait coupable de tout ça. Peut-être que d’une autre époque, ils seraient déjà arrivés à destination. Ses poumons lui faisaient mal à chaque inspiration, il n’avait plus l’habitude de marcher autant, l’air lui semblait beaucoup trop froid et le glaçait de l’intérieur. Il n’avait plus envie de marcher, mais s’arrêter maintenant n’était clairement pas la solution. Il voulait s’arrêter, mais ce n’était certainement pas pour les bonnes raisons.

- Si je m’arrête maintenant, je ne sais pas si je repars, pire encore, pour s’arrêter au milieu de nulle part ? Et si le temps se dégrade ? Si une horde qu’on ne voit pas nous tombe dessus ? Il faut continuer.

Il fallait se rendre à l’évidence. Il n’avait pas beaucoup de choix, il était prêt à endurer tout ça encore un peu. Il soupirait doucement en faisant de son mieux pour minimiser sa grimace, ils devraient trouver un abri bientôt, c’était certain, peut être le prochain endroit qu’ils trouveraient, il ne savait pas depuis combien de temps, il marchait, mais sans doute pas assez bien que c’était presque trop pour lui.

- C’était une vieille époque dans une autre vie. Cependant, je pense sérieusement qu’un camping-car aurait les mêmes problèmes que le chalet qu’on vient de quitter. Ce genre de véhicule manque cruellement d’isolation, alors autant l’été ça aurait été appréciable, mais maintenant que les températures froides arrivent, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

Il en aurait presque souris de cette histoire de caravane, c’était il y a des mois de ça et Caleb n’était en rien ce qu’il était encore à l’époque. C’était fou de voir à quel point il avait changé. Il ne savait même plus qu’il était par moment. Le pire c’était quand il se surprenait en train d’apprécier son look d’homme des cavernes. C’était définitivement trop étrange pour être vrai. Il regarda sa femme en voyant le bord de la route qu’ils suivaient, pour le moment, il n’y avait pas d’endroit prêt à les accueillir, mais il espérait que ce soit bientôt le cas.
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Dim 19 Nov 2017 - 19:22
On pouvait sentir venir de loin le dialogue de sourds entre les deux membres du couple. Chacun voulait camper sur ses positions en se souciant en toile de fond du bien-être de l'autre. Le plus difficile dans cette affaire était sans doute le fait qu'il y avait du bon sens et de la logique dans les propositions de chacun. Eileen pinça les lèvres en écoutant son mari lui dire qu'ils ne pouvaient pas s'arrêter et qu'ils devaient continuer coûte que coûte. D'une certaine manière il avait raison, bien sûr. Pourtant, elle craignait que le manque d'exercice de ces dernières semaines ne prélève un lourd tribut sur l'endurance et les forces de Caleb. Difficile pour elle de ne pas voir qu'il manquait un peu de la forme qu'il avait acquise durant les mois précédents. Il était un peu essoufflé, et ils avaient pourtant marché à une allure plus modérée que par le passé. Ses craintes étaient sans doute fondées, et elle ne put faire autrement que de lui en faire part, même sans prendre de gants et en faisant preuve d'une franchise absolue.

« Oui mais si tu finis totalement épuisé et que tu n'arrives plus à faire un pas, qu'est-ce qui se passera ?

Se voiler la face ne servait à rien. La jeune femme savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas le porter s'il se retrouvait à ne plus pouvoir bouger. Elle essayerait de l'aider, c'était une certitude, mais combien de mètres pourraient-ils parcourir ainsi, elle le soutenant ? Elle n'osait même pas parler de kilomètres. Et encore, c'était dans l'optique où il pourrait l'aider en marchant un peu et en mettant un pied devant l'autre. S'il s'épuisait trop, elle ne savait pas ce que cela pourrait donner. Sans rien ajouter, elle continua à marcher tout en observant le paysage qui défilait lentement autour d'eux. Plus qu'une montre à laquelle elle n'osait jeter un œil, elle se référait à la course du soleil dans le ciel pour mesurer le temps qui passait. Le temps était néanmoins voilé, ce qui signifiait que c'était plutôt la luminosité qui lui servait de référent. Le sénateur fit une remarque pertinente concernant le camping-car. Malgré le manque d'isolation, ce mode de déplacement leur aurait cependant été d'un grand secours à l'heure actuelle... et pour ce qui était de se réchauffer, ils auraient trouvé le moyen de se débrouiller autrement. Cela mettait simplement une nécessité en avant pour leurs futures et proches recherches de refuge pour l'hiver.

- On a intérêt à trouver un refuge bien isolé. Déjà qu'il ne faudra pas compter sur le chauffage... Et faire le plein de couvertures me paraît être une bonne idée.

Eileen n'avait pas de compétences particulières dans le milieu du bâtiment, et il était certain que Caleb non plus. Toutefois, en parlant de l'isolation, elle voulait seulement dire qu'ils allaient devoir être attentifs à ce que l'endroit qu'ils choisiraient ne soit pas la proie des courants d'air. Portes et fenêtres devraient être entiers et capables de bien se fermer. Elle ne comptait plus les maisons qui avaient des fenêtres fracassées ou des portes forcées. Ces critères seraient sans doute impératifs dans leur choix. De préférence, ils auraient aussi besoin de volets ou à défaut de trouver un moyen de renforcer les fenêtres par des planches qu'ils cloueraient. Sans oublier des rideaux qui occulteraient la lumière et feraient barrage avec l'éventuelle infiltration de froid hivernal. Plus important encore, il faudrait que les lieux soient exempts d'humidité. Et pour finir, ils auraient plus de chance de ne pas trop subir les chutes de températures avec un appartement ou une maison qui avait d'autres habitations mitoyennes plutôt que des murs esseulés face au vent. Dans les faits, ils allaient en être réduits à faire avec ce qu'ils trouveraient de mieux une fois sur place. Faire le plein de couvertures et de vêtements chauds allait faire partie de leurs priorités.
Le cours de ses pensées fut bientôt interrompu par un grand bruit, alors qu'ils passaient à proximité de bâtiments agricoles abandonnés. Un chat venait de renverser une poubelle en sautant dessus pour atteindre le haut d'un mur, et il les fixait à présent alors qu'ils passaient à plusieurs mètres de lui. La brune s'arrêta pour le pointer du doigt et le désigner à son mari.

- Regarde, il ne s'en sort pas si mal lui. Ça nous simplifierait les choses si on pouvait faire pareil. »

Le matou avait l'air, sinon gras, au moins assez bien nourri. Il y avait moins de rôdeurs dans les parages qu'en pleine ville, et les rongeurs devaient encore être abondants dans le coin. Plus encore, c'était sa faculté à sauter pour se mettre hors d'atteinte et à se faufiler partout qui lui attirait l'envie d'Eileen. Eux étaient contraints à se traîner avec lourdeur et à ne compter que sur leur vitesse, leur endurance et leur esprit pour faire face au danger.
Le couple chemina durant des heures, ne faisant que quelques courtes pauses pour ménager le sénateur et ses points de côté. Rien de bien long, mais uniquement le nécessaire. La luminosité commença à décliner trop rapidement à leur goût, aidée en cela par les nuages gris qui rendaient le ciel particulièrement bas et menaçant. Il leur fallait trouver un abri sûr pour se reposer ce soir-là, avant que la nuit ne les surprenne et ne les mette en danger. Heureusement, ils étaient arrivés à proximité d'un hameau qu'on ne pouvait même pas qualifier de village, un de ces groupements de maisons qui ne devait compter qu'une ou deux centaines d'habitants tout au plus avant que l'épidémie ne s'abatte sur le monde. Quoi qu'il en soit, ils allaient sans doute devoir en prendre leur parti.


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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Mer 22 Nov 2017 - 22:53
C’est le regard un peu lassé qu’il regarda sa femme. Il n’avait pas la force de dire ou faire plus. Il savait qu’elle était têtue et n’avait pas la force de l’affronter sur un terrain qu’il savait perdu d’avance. Il fallait qu’il se repose, qu’il pense à lui, mais tout ce qu’il voyait autour de lui c’était le danger et il ne pouvait pas accepter qu’ils s’arrêtent ainsi au milieu de nulle part. Ce n’était pas comme ça qu’il avait survécu jusqu’à présent et c’était de toute façon des erreurs de débutant. Il avait froid malgré l’effort, il avait mal malgré les médicaments qu’il avait ingurgités ce matin même. Il avait toujours autant de mal à respirer correctement, mais il avançait. Il n’avait pas le choix. Il devait mettre un pied devant l’autre et continuer de se battre. L’échec n’avait jamais été une option pour lui et ce n’était pas aujourd’hui que les choses changeraient, non, il se l’était interdit.

- On s’arrêtera au prochain bâtiment que l’on croisera. J’espère que ça te convient ainsi.

Il avait capitulé face à Eileen, mais ça, il savait pertinemment que ce ne serait pas la dernière fois. C’était elle qui le menait sans doute bien plus que l’inverse, mais c’était principalement pour cette raison qu’il était tombé sous son charme, avoir quelqu’un pour le remettre en place, avoir une femme dans sa vie qui sait le stopper quand il va trop loin… Marcher devenait difficile c’était vrai, malgré les quelques pauses qu’il avait fini par accepter sous la pression d’Eileen qui décidait simplement d’arrêter d’avancer quand elle voyait qu’il n’avançait plus. Monsieur avait toujours son égo cela ne faisait pas parti des choses qui avaient changé même s’il était bien évident il n’était plus aussi conséquent que par le passé.

Alors qu’il approchait d’une bâtisse un bruit le fit sursauter, le mouvement aussi naturel soit-il, lui arracha une grimace. C’était définitivement toujours douloureux, même s’il essayait toujours de faire le beau devant sa femme. Lorsqu’il comprit qu’il ne s’agissait pas d’un rodeur, une partie de lui était définitivement rassurée, il ne savait pas s’il aurait été prêt à affronter une menace comme ça en cet instant précis. Il avait surtout l’impression d’être au bout du rouleau.

- C’est un chat en même temps… Je suppose qu’il avait l’habitude.

Caleb devait bien admettre qu’il avait toujours appréciait les félins, enfin une partie de lui seulement, parce que celui des parents d’Eileen, c’était compliqué… Mais ils avaient tous cette démarche conquérante et cette façon d’être qu’il avait toujours su apprécier à sa juste valeur. S’il avait voulu un animal, il aurait sans doute porté son dévolu sur un chat. Enfin, ça c’était dans une autre vie, parce que dans le fond, un animal n’aurait pas été heureux dans la vie qu’il menait, toujours rendu ailleurs, toujours à faire d’autre chose…

Enfin, c’est sûr pensée qu’il continua à marcher, la dernière heure de marche devenait de plus en plus éprouvante et il était devenue évident que Caleb ne pourrait pas continuer beaucoup plus longtemps à avancer, son corps était au bout du rouleau et il était définitivement temps qu’ils trouvent un refuge pour la nuit. Son regard se posait sur l’horizon alors qu’il voyait un hameau se dessiner devant eux. Peut-être tout juste quatre maisons, mais c’était définitivement ce qu’il avait besoin pour se remonter le moral. La perspective d’une chaise sur laquelle s’assoir, un canapé sur lequel s’allonger et peut être même mieux, un lit douillé… Il était tant que le voyage s’arrête pour aujourd’hui.

- Je crois qu’on a plus trop le choix, il faut qu’on s’arrête ici pour la nuit.

En s’approchant, Caleb commençait à se poser des questions, une partie de lui avait l’impression que l’endroit était habité, si c’était le cas, cela impliquait continuer sa route et il fallait bien se rendre à l’évidence que ce n’était définitivement pas envisageable, il tomberait avant, même s’il n’en disait rien à sa femme avant le dernier moment. Son regard se posa sur Eileen d’un air inquiet. Il ne voulait pas dire à voix haute le mauvais pressentiment qu’il avait de peur que tout ça devienne réel et qu’il se retrouve contraint de reprendre la route.
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Sam 25 Nov 2017 - 22:00
L'obscurité commençait à prendre le pas sur la lumière alors qu'ils s'approchaient du hameau d'un commun accord. L'humidité contribuait à renforcer une impression de froid éloignée de la température réelle. Il faisait sans doute plus d'une dizaines de degrés, mais le vent qui se levait couplé au temps humide transperçait couches de vêtements et chairs jusqu'aux os. Il était temps pour eux de se trouver un abri. Contrairement à son mari, Eileen n'avait aucun mauvais pressentiment. Son esprit était sans doute trop occupé par l'urgence de se mettre en sécurité pour prêter attention au reste. Elle guettait une présence ennemie quelle qu'elle soit, mais les lieux avaient l'air tranquilles, déserts. Ce n'était pas ce genre d'endroit qui était d'ordinaire livré aux rôdeurs. Déjà peu peuplés avant l'épidémie, ces hameaux ne voyaient que très peu de morts-vivants rester sur place depuis. Pour ne pas dire aucun. La plupart des monstres étaient attirés par les grands groupes, les hordes, et par les espaces urbains densément peuplés. Même si depuis un certain temps ils avaient tendance à s'éparpiller dans la nature, c'était clairement dans les grands axes urbanisés et les fortes concentrations de population de jadis que la menace était la plus grande. Sans doute auraient-ils plus de risques de tomber sur des vivants qui réfléchissaient de la même façon qu'eux.
Une première goutte de pluie s'écrasa sur le bout de son nez, et elle leva machinalement la tête vers le ciel. Il n'aurait plus manqué qu'une grosse pluie pour les détremper. Avec un peu de chance, cela se cantonnerait à l'averse et rien de plus. Ils firent bientôt leurs premiers pas dans les limites du village. Il y avait quelques dizaines d'habitations, autant dire que rien n'assurait qu'il y ait eu jusqu'à deux cent habitants dans cet endroit auparavant. Les marques de dégâts post apocalypse n'étaient pas légion. C'était sans doute un endroit qui avait été laissé relativement tranquille de par sa taille limitée et son isolement dans la campagne. Tant mieux pour eux.

« Les maisons ont l'air en bon état... On pourra sans doute dormir au sec et se réchauffer un peu.

Que n'aurait-elle donné pour un peu de thé ? Ou non, carrément une pleine théière. Malheureusement, ils n'en avaient plus sur eux depuis un certain temps déjà. Cela faisait partie des choses qu'elle espérait secrètement trouver ici, même si ce ne serait évidemment que du bonus. La jeune femme embrassait du regard les rues qui s'offraient à eux. Elle ne voulait pas jeter son dévolu sur une maison trop extérieure, qui pourrait être exposée à une présence ennemie, mais pas non plus trop au centre pour pouvoir fuir facilement en cas de problème. Heureusement pour eux, la taille réduite de la localité allait minimiser ces aspects-là. Ils avaient parcouru quelques centaines de mètres lorsqu'elle désigna une maison qui lui semblait intéressante. L'endroit avait l'air d'avoir été épargné par les dégâts, ce qui la rendait plutôt prometteuse. Pour l'heure, il n'y avait toujours aucune présence hostile de quelque sorte que ce soit. Tout au plus avaient-ils croisé de loin une meute de chiens errants redevenus sauvages ou presque, qui avaient choisi de décamper à leur approche. Une chance, car ces groupes pouvaient devenir agressifs et dangereux.

- Regarde, on pourrait essayer celle-là. On y sera bien pour la nuit si elle est vide...

Eileen était plutôt enthousiaste, car elle n'avait pas encore vu trace de danger, ce qui était encourageant. La maison en question comportait un étage et était équipée de volets qui étaient clos. Ils n'eurent pas trop de mal à entrer en insistant sur la porte principale. Le moment le plus tendu fut sans doute celui de l'exploration des lieux, qu'ils firent à la lumière de leurs lampes torches. Heureusement pour eux et presque par miracle, il n'y avait pas le moindre rôdeur ni être vivant à l'intérieur. Tout était totalement désert. C'était à croire qu'une bonne étoile veillait sur eux. La jeune femme poussa un soupir de soulagement alors qu'ils venaient de finir l'exploration de l'étage.

- Bon, ça m'a l'air parfait, tu ne crois pas ? On repartira demain quand on sera reposés... »

Elle ne voyait aucune raison de ne pas rester là. Au dehors, la nuit était plus proche que jamais. Et à l'intérieur, il faisait moins frais et humide. L'air était au moins plus sec à défaut d'être chaud. En colonisant un des lits qu'ils avaient vus, ils pourraient sans doute être parfaitement installés pour la nuit. En redescendant, Eileen alla faire les placards par acquis de conscience. Parmi le maigre butin utilisable qu'elle trouva, il y avait deux boîtes de thé, ce qui la fit sourire. C'était à croire que quelqu'un avait commencé à veiller sur eux, de là-haut.


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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Mer 29 Nov 2017 - 12:26
C’est avec un regard inquisiteur, qu’il regardait autour de lui. Il ne trouvait de toute façon même plus la force de dire oui ou non à sa femme. Il était évident qu’elle était bien plus à même que lui pour juger tout ça. Il avait à présent peur de tout et il était bien incapable de juger la situation d’un air convenable à l’heure actuelle. Caleb se sentait beaucoup trop épuisé par tout ça. Il n’arrivait plus vraiment à prendre la suite, à voir plus loin que le bout de son nez à rester serein vis-à-vis de tout ça. D’une certaine façon, il avait l’impression que sa fin approchait à grands pas. Il ne savait pas s’il serait capable d’avancer de la sorte demain. Une part de lui était définitivement au bout du rouleau. Il ne savait pas quelle distance ils avaient parcourue aujourd’hui, mais il savait que ce n’était rien par rapport à ce qu’il avait fait par le passé et pourtant, il le se sentait horriblement faible. Il soupira avec une grimace alors qu’ils avançaient à travers l’endroit.

Sa femme avait raison, l’endroit était plutôt épargné par tout ça et c’était une bonne chose, mais c’était des petites choses que Caleb ne voyait plus. Il ne voyait plus la beauté, la chance, la bonne étoile. Il ne voyait que le désespoir au fond de son âme et la noirceur de la nuit qui commençait doucement à les envelopper. Il n’avait jamais été fort quand il était question d’être positif, mais aujourd’hui c’était définitivement pire que pendant tout le reste de sa vie. Il avait définitivement envie de craquer, de s’arrêter pour ne plus avancer. Il avait une bonne partie de sa force vitale qui était en train de s’échapper comme si à chaque inspiration la douleur provenant du mouvement de ses côtés faisait disparaitre une partie de sa motivation et de son envie de se battre contre cette vie.

Ce serait tellement plus simple s’il arrêtait de se battre maintenant, mais d’un simple regard vers sa femme, il savait que ce n’était pas la solution. Il l’aimait et c’était cet amour qui le maintenant encore debout aujourd’hui, malgré les mauvais moments, malgré le fait qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même. Malgré tout un tas de choses négatives qui lui était tombé sur le coin du nez. Enfin, sa femme portait un regard sur une maison et ils finirent par arriver à l’intérieur. Son esprit ne calcula même pas tout ce qui s’était passé entre les deux moments. Il était là, mais absent également. Son corps avait définitivement besoin de repos et son esprit également. Il remarquait son sac à dos de fortune posé contre le mur. Il ne se rappelait même plus l’avoir retiré, il se rappela alors qu’il devrait sans doute fouiller cette maison dans l’espoir d’un trouvé un nouveau plus adapté à la vie qu’ils menaient que celui-ci, mais il n’en avait pas vraiment la force. C’est l’air morne qu’il finit par prendre la parole.

- J’espère qu’il ne nous arrivera rien cette nuit parce que je n’en ai pas la force…

Il avait parlé d’une fois assez faible ce qui traduisait sans doute l’état de fatigue dans lequel il était. Il posa ses yeux sur la brune devant lui espérant qu’elle allait lui donner la force d’avancer encore un peu. Il avait vaguement exploré la maison et s’il pouvait trouver le lit dans lequel il allait dormir, ça l’empêcherait sans doute de s’écrouler au sol maintenant. Il n’avait même pas remarqué qu’elle était en train de fouiller et pour le coup, il ne savait même pas s’il pouvait se rendre utile.

Caleb ne savait pas s’il serait en état de reprendre la route le lendemain, mais il ne pouvait définitivement pas dire ça à sa femme. Alors, une fois de plus, il choisit l’option qui était la plus simple pour lui, le silence. C’était bien le silence. Il ne voulait pas l’inquiéter, pas maintenant, pas tout de suite. Ils pourraient toujours improviser demain si vraiment il n’y arrivait pas. Ce n’était pas son genre de ne pas prévoir de plan à l’avance, mais ce n’était pas parce que lui était inquiet qu’il devait en être de même pour sa femme.

- De toute façon, ça me parait compliqué de repartir maintenant.

Reprendre les routes dans la pénombre était du suicide, c’était évident qu’ils ne pouvaient pas faire ça. De toute façon, même s’ils étaient assez stupides pour le faire Caleb savait qu’il n’en était pas capable physiquement en cet instant. Il avait besoin de repos et de reprendre des forces.
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Lun 4 Déc 2017 - 22:48
Eileen ne se rendait même pas compte qu'elle avait acquis des automatismes en terme de survie. C'était devenu tellement naturel pour elle d'aller fouiller tous les recoins d'un endroit dans lequel elle arrivait et de trier ce qu'elle dénichait qu'elle n'y pensait même plus. Elle rassembla quelques petites choses en plus de son thé. Heureusement pour son mari et elle, il y avait des boîtes de conserves qui allaient pouvoir les nourrir pour la soirée, un bon point certain quand on voyait dans quelle situation périlleuse ils se trouvaient. Quelques instants plus tard, elle revint avec son petit pactole auprès de Caleb. Elle se sentait plutôt optimiste, sachant qu'ils avaient trouvé un coin tranquille, qu'ils avaient un toit au-dessus de la tête, et qu'ils auraient à présent de quoi se remplir l'estomac au moins pour ce soir. Cela ne gommait en rien l'appréhension qu'elle éprouvait pour l'état de son compagnon, même si elle tâchait de se dire au fond d'elle qu'elle exagérait et qu'avec le temps qui était passé il n'était plus si convalescent que ça.
Elle n'était toutefois pas aveugle, et l'état de fatigue du sénateur tout comme son air de chien battu ne lui avaient pas échappé. Il n'y avait sans doute pas eu de bonne solution dans la situation dans laquelle ils se trouvaient. Rester là où ils avaient passé l'été était impossible, mais voyager était périlleux. Le trajet jusqu'à leur futur refuge – qu'il leur reviendrait d'ailleurs de trouver et de sécuriser – allait sans doute être éprouvant à bien des égards. L'entendant parler de sa fatigue, elle fit un pas vers lui et posa une main câline sur sa joue.

« On sera en sécurité ici. Le hameau est désert, il nous suffit de bien fermer tout autour de nous et on pourra passer une nuit tranquille.

Pour plus de sécurité, la jeune femme songea qu'elle mettrait en place un système d'alarme rudimentaire mais qui avait déjà fait ses preuves. Il y avait bien assez de matériel pour cela sur place : un simple fil auprès duquel étaient attachés conserves et morceaux de métal divers, le tout tendu autour d'un périmètre ou en l'occurrence derrière les entrées et dans le chemin. Toute personne ou créature qui passerait ferait un boucan de tous les diables. Eileen passa donc l'heure suivante à mettre tout en place et à tirer des fils devant chaque provenance potentielle de danger. Caleb quant à lui en profita pour vérifier et fermer soigneusement chaque porte et chaque fenêtre, le tout à clé ou à double tour. Ils avaient la chance d'avoir des volets déjà clos, sans doute par les propriétaires avant leur départ. Une fois que tout fut en place, tous deux purent investir l'étage où ils allaient dormir et y laisser leurs affaires le temps de se délasser un peu et de manger leur repas. Cela se fit à la lumière d'une lampe tempête, puisqu'il n'y avait aucune lumière du jour qui leur parvenait. En raison de leur état de fatigue, ils ne traînèrent pas bien longtemps et montèrent se mettre au lit, non sans un dernier tour du propriétaire pour s'assurer que tout allait bien et était en ordre. Lorsqu'ils furent tous deux allongés dans les draps, la brune vint embrasser longuement son mari sur les lèvres avant de se musser précautionneusement contre lui, craignant toujours malgré elle de lui faire mal.
Elle s'endormit somme toute très vite, mais moins que le sénateur qui était véritablement à bout de forces. Elle entendit sa respiration se faire plus ample et plus profonde peu avant de sombrer. Ce fut un sommeil plutôt réparateur et assez lourd, du moins jusqu'à ce que du bruit hors de la maison ne la tire du monde des rêves dans un sursaut des plus désagréables. Le cœur battant immédiatement la chamade, elle se redressa en position assise dans le lit, le regard se perdant dans l'obscurité ambiante. Il y avait bien du bruit, mais cela provenait de dehors. La maison était calme. Pour combien de temps ? Il s'agissait de voix humaines, ce qu'ils avaient presque oublié durant les mois d'été où ils s'étaient isolés. Et avec la mésaventure de Caleb, il fallait avouer qu'ils n'avaient pas été enclins à susciter une rencontre. Jetant un œil à son mari qui était toujours assoupi, Eileen finit pas se glisser hors des draps en frissonnant dans la fraîcheur de la maison. Elle se glissa jusqu'à la fenêtre et jeta un œil à travers une fente du volet. Ce qu'elle aperçut la laissa partagée. Il y avait une demi-douzaine de personnes au dehors. Ils avaient des lampes torches et avaient allumé un feu. Certains semblaient monter la garde alors que d'autres disparaissaient dans les maisons, peut-être pour passer la nuit. Par chance, aucun d'entre eux ne s'intéressa à celle qu'ils occupaient. La jeune femme distingua même des voitures. Avec une telle proximité d'inconnus, elle se voyait mal continuer à dormir sereinement. Quelle heure était-il ? Plus de minuit, c'était certain. Peut-être environ deux heures du matin. Elle resta encore une bonne vingtaine de minutes à surveiller par l'interstice du volet avant de ne plus y tenir et de venir doucement secouer l'épaule du sénateur pour le réveiller, même si cela lui fendait le cœur.

- Caleb... Honey, il y a des gens dehors. On dirait un petit groupe... J'en ai vu au moins six. Il en reste trois dehors autour d'un feu de camp, on dirait qu'ils montent la garde. Les autres sont partis dans des maisons et n'en sont pas ressorti. Ils ont du matériel, des voitures... Je ne sais pas ce qu'on devrait faire. »


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