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 You Get More If You Phrase It Properly.

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Caleb J. Campbell
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MessageSujet: You Get More If You Phrase It Properly.   Dim 29 Oct 2017 - 9:49

L’homme allait définitivement mieux, l’eau avait coulé sous les ponts depuis l’histoire avec la rousse, mais pour le coup, il se sentait toujours diminué même si la douleur n’était plus aussi présente qu’avant. Il avait du mal à déterminer, s’il n’avait vraiment plus mal ou s’il avait fini par s’habituer à ressentir ce poids sur son torse à force de vivre avec. Il inspira profondément comme pour tester son corps avant d’expirer doucement, il savait qu’au repos ce n’était plus un problème, mais il avait toujours l’impression que s’il serait amené à courir ou un truc comme ça, ce serait plus compliqué. Il avait été contraint de laisser sa femme sortir toute seule et il avait peur, il avait si peur de ne jamais la voir revenir, mais à chaque fois elle avait franchi à nouveau le seuil de la maison, il c’était senti vraiment soulager. Il se retenait à chaque fois de lui faire un interrogatoire concernant sa sortie à l’extérieur, mais ce n’était clairement pas l’envie qui lui en manquait.

Il se rendait bien compte que tout commençait à devenir critique dans le coin et qu’il serait largement préférable pour eux de partir de la zone et de remonter vers Seattle avant que l’hiver ne soit trop présent. Il se rendait bien compte de tout ça et pour le coup c’était d’autant plus compliqué en sentant les températures descendre, il aurait sans doute besoin de remettre la main sur des vêtements chauds, des vivres s’il voulait être tranquille. Pour les vêtements chauds, il avait plus ou moins vu qu’il y avait de quoi faire dans cette maison même si c’était un peu vieux et grand. Du moins, ça irait bien jusqu’à trouver quelques choses de mieux, mais pour les provisions, c’était une autre paire de manches. Il en avait fait des tours dans le coin et tout ce qui pouvait être prit l’avait déjà était depuis un moment.

Pendant la soirée Caleb avait décidé de se taire et t’attendre le lendemain matin, il était de toute façon hors de question de voyager de nuit et il savait que c’était une excuse dont se servirait la brune pour dévier la conversation. Alors, il ouvrirait sa bouche le lendemain matin, il n’avait jamais pris l’habitude de lézarder dans son lit lorsqu’il était gouverneur, il n’en avait pas le temps, mais depuis qu’il était incapable de se rendre utile, il avait pris pour habitude de serrer contre lui sa femme et de ne pas vouloir la laisser partir. Il savait très bien que ça impliquait gâcher de précieuse heure du jour qui devenait plus rare à mesure que l’hiver approchait.

- Darling, tu sais, ce n’est pas parce que je suis blessé et que je reste ici que je ne me rends pas compte de ce qui se passe pour nous. On va bientôt ne plus rien avoir à se mettre sous la dent. Je m’en rends bien compte, il faudrait qu’on bouge, on est ici depuis bien trop longtemps. Sauf si tu as une solution, je pense que c’est de la folie de rester ici.

Le regard de l’homme se posait sur sa femme. Il était vraiment curieux de savoir ce qu’elle allait lui répondre, ce n’était peut-être pas le meilleur moment de la journée pour le faire, mais au moins cette fois si elle ne pouvait pas s’esquiver en lui disant qu’elle avait un truc, il la tenait contre lui et c’était une sensation qui lui plaisait toujours autant. Son regard était doux alors qu’il contemplait sa femme, elle était si belle. Il se rendait bien compte qu’il était le plus chanceux du monde. Ils allaient devoir parler de leurs futurs à présent et ça ne serait sans doute pas si facile. Caleb en tout cas, se sentait prêt à reprendre l’exercice, il ne pouvait pas continuer de se cacher dehors.


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Eileen H. Campbell
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Jeu 2 Nov 2017 - 0:20

La convalescence de Caleb avait été longue. Si la consolidation de côtes fêlées ne prenait normalement pas plus de deux mois, c'était dans des conditions optimales et avec des soins appropriés. Autant dire que cela ne correspondait en rien à la situation du couple qui devait survivre en se débrouillant au mieux, et sans aucune connaissance médicale d'un côté ou de l'autre. Rien d'étonnant alors à ce que davantage de temps se soit écoulé, et que des douleurs aient persisté bien que s'était atténuées. En dehors des côtes fêlées, il y avait également eu la multitude de petites blessures à soigner, ainsi qu'un mal de dos plus résistant qui commençait à peine à relâcher son emprise, et qui était probablement dû au choc qui avait impacté les côtes. Pour résumer leur situation, Eileen avait effectué presque tout le travail pour laisser à son mari le temps et l'espace pour reprendre des forces et guérir. Puisqu'il ne pouvait pas aller chasser ou pêcher, ils avaient été privés d'une importante source de nourriture, mais elle s'était débrouillée comme elle l'avait pu.
En temps normal, ils auraient quitté leur abri estival pour rejoindre la ville ou ses environs aux alentours de la fin du mois de septembre. Avec la situation actuelle, ils s'étaient cependant attardés plus que de raison sur place. L'automne allait grandement leur compliquer la tâche.

Le couple ne s'était pas réveillé depuis longtemps. Comme souvent en ce moment, le froid et l'humidité se faisaient sentir dans le chalet même si tout était fermé. L'absence de chauffage comme on pouvait en avoir avant l'épidémie se révélait être une évidence. Pour avoir chaud, ils n'avaient d'autre choix que de se terrer sous les draps et se blottir l'un contre l'autre. Eileen profitait en cet instant de la chaleur corporelle de Caleb, même si elle était encore un peu frissonnante. La couette était tirée jusqu'à leur menton, et pour l'instant elle n'avait pas envie de mettre le nez hors du lit. Rapidement, le sénateur mit le doigt sur le côté problématique de leur situation. Ils avaient suffisamment repoussé l'échéance.

« On n'a pas beaucoup de choix... Il faut retourner vers Seattle. Sans doute pas le centre-ville, mais si on peut se trouver un abri en périphérie dans lequel on pourrait passer l'hiver sans avoir trop à bouger, ça nous permettrait d'être de nouveau en forme au printemps... Et tu pourrais être totalement remis.

C'était bien ça, la principale angoisse de la jeune femme. Elle savait que le mal de dos de son mari s'attardait, et qu'il avait parfois encore des douleurs brèves mais aiguës au niveau des côtes. Il n'y paraîtrait sans doute plus d'ici peu de temps, mais cela restait un véritable souci pour elle. Durant tout ce temps, elle avait été aux petits soins tout en sachant ce que cela coûtait à son compagnon de vivre pareille situation. Même habituée au froid comme elle l'était par le passé dans son Alaska natal, Eileen ressentait les effets de la chute des températures et de l'humidité. C'était d'ailleurs bien ça qui allait leur causer des soucis. Ça et le manque de ressources, car oui, ils n'étaient plus vraiment bien pourvus à l'heure actuelle. Il leur fallait trouver un endroit sûr pour l'hiver, et elle espérait qu'il leur serait possible de le consolider suffisamment pour y rester cachés durant toute la saison froide.

- Ici, on n'aura pas le choix, il faudra chasser et pêcher pour vivre... Et on n'aura accès à rien d'autre. Mais je n'ai pas envie de te demander de repartir à pied sur les routes...

C'était pourtant ce qui allait leur arriver, à moins qu'ils ne puissent trouver un véhicule en état de marche. Les chances étaient cependant faibles et maigres. Se mordillant la lèvre inférieure, elle posa doucement une main sur le torse de Caleb, sous les couvertures. Se blottissant un peu plus contre lui tout en veillant à ne pas lui faire mal, elle frissonna malgré elle comme si le froid humide parvenait à s'insinuer traîtreusement dans le lit.

- On a besoin d'un endroit où passer l'hiver et où on pourra se ravitailler... Ca ne tardera plus, le froid et l'humidité commencent déjà à se faire sentir ici. Mais partir... S'il t'arrive quelque chose en chemin... Peut-être qu'on devrait trouver une solution ici malgré tout. »

En d'autres termes, elle n'avait pas d'autre solution que bouger. Mais elle était réticente à se mettre en marche. S'il arrivait quelque chose à Caleb durant le trajet, elle s'en voudrait mortellement d'avoir consenti à ce voyage. D'ordinaire, elle était du genre à trouver rapidement des solutions ou à avoir un esprit d'initiative conséquent. Mais lorsqu'il s'agissait de son mari, c'était une toute autre histoire. Avec précautions, elle vint lui dérober un baiser, échangeant un regard furtif avec lui. La discussion qui allait suivre serait sans doute complexe pour qu'ils parviennent à un accord. Pourtant, ils n'avaient pas le choix. Elle voulait le préserver, il voulait sa sécurité. Ils devraient trouver une solution qui mettrait tout le monde d'accord et qui serait la meilleure pour leur survie.


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Caleb J. Campbell
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Jeu 2 Nov 2017 - 10:00

On était bien dans la sécurité provisoire de ce lit, mais c’était surtout une façon d’oublier un peu le reste l’espace de quelques minutes peut-être même de plus longtemps. Caleb aimait beaucoup quand ils discutaient au lit. Il n’avait alors pas encore besoin de se séparer d’elle et d’oublier cette chaleur qu’ils partageaient. Il se sentait bien avec sa femme dans les bras en même temps, il ne pouvait rien demander de plus. Évidemment, ils ne survivaient plus dans les conditions optimales de l’été, mais il savait qu’ensemble, ils allaient trouver une solution. Comme toujours, sa femme était inquiète par sa santé, alors que lui-même avait relégué ça à un second plan. Il n’avait pratiquement plus mal dans son quotidien, mais étant donné qu’il ne faisait pratiquement plus grand-chose cela pouvait se justifier comme ça. Il savait qu’il allait avoir du mal à reprendre les routes, mais il ferait de son mieux pour taire ses douleurs et ne rien montrer à sa femme, il fallait qu’ils agissent et tant qu’il serait en convalescence, elle ne voudrait pas.

- Ne t’inquiète pas pour ma santé, je te l’ai déjà dit, ça va.

Il essayait de noyer le poisson, mais dans le fond, c’était pratiquement impossible. Elle était trop futée et il savait qu’elle savait pourquoi il disait ça. C’était sans doute pour cette raison qu’elle continuait de chercher une autre solution. Pour le moment, il s’agissait seulement de se rapprocher de la périphérie de la grande ville, pour le coup, Caleb n’en était pas vraiment enjoué, il faut dire aussi que ça impliquait d’une certaine façon de se rapprocher de l’endroit où il c’était fait attaquer et ça n’était clairement pas dans la liste des choses qu’il avait envie de faire. Elle n’avait pas envie de le forcer à reprendre la route ce qui était parfaitement compréhensible, mais c’était lui qui avait ouvert le sujet de conversation, elle semblait l’oublier.

- Je ne te demande pas de la faire, je le fais assez bien moi-même de toute façon. On ne peut plus rester ici indéfiniment, c’est une certitude.

Ouvrir les yeux, trouver une solution, c’est de ça qu’il fallait parler maintenant, pas rester bloqué dans le passé et attendre que les choses se passent. Il fallait un plan pour le futur. Chose qui ne serait peut-être pas facile, mais il avait envie de croire qu’ils y arriveraient parce qu’une fois de plus, ils étaient ensemble et qu’il arriverait à se surpasser pour sa femme. Jusqu’à maintenant, tout ce qu’il avait fait c’était pour elle et il n’y avait pas de raison que les choses soient différentes aujourd’hui. Il fit un sourire à sa femme, la serrant un peu plus contre lui l’espace d’un instant. Il se sentait si bien dans ses draps contre elle. Il ne faisait peut-être pas très chaud dans cette pièce, mais tant qu’il l’avait contre lui et une grosse couverture sur eux, il était bien.

- On ne peut pas savoir s’il m’arrivera quelque chose si on ne tente rien. Après, on peut toujours tenter de mettre la main sur une voiture. Ce serait une solution de facilité. Ne serait-ce que pour trouver un autre endroit où aller.

Cette vérité faisait aussi mal à dire qu’à entendre. D’habitude quand il parlait, il était question de certitude et pour le moment, il était totalement dans le brouillard incapable de prédire comment les choses allaient évoluer. Ils devaient essayer, l’idée de la voiture c’était peut-être la bonne, mais comment trouver une voiture qui marche ? Il n’avait absolument aucune connaissance en mécanique et ce n’était pas lui qu’il fallait compter pour réparer une voiture. Il savait déjà conduire une voiture avec une boite automatique manuelle ce qui tenait presque de l’exploit, il ne fallait pas attendre plus de sa part dans le domaine. Une fois de plus c’était plus facile de payer des gens pour faire ce qu’il était incapable de faire plutôt que d’apprendre à le faire lui-même. Il réfléchissait un petit peu, l’avantage avec la voiture c’est qu’il pourrait sans doute s’éloigner bien plus loin. Il irait bien du côté du Sud Ouest de Seattle, tout en se disant que ce n’était peut-être pas la meilleure idée, peut être remonter pour être totalement à l’Est de la ville. C’était compliqué…


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Eileen H. Campbell
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Ven 3 Nov 2017 - 23:46

Eileen ne put rien faire de mieux que de se blottir plus encore contre Caleb. Un frisson la traversa toute entière en la faisant trembler, et elle remonta un peu plus la couette sur elle. Elle n'avait rien contre le froid sec, qui pouvait être mordant et auquel elle résistait bien. L'humidité, en revanche, c'était un problème. Le froid humide vous glaçait jusqu'aux os, vous transperçait de part en part. C'était le lot du climat de Seattle et ses environs, et les hivers étaient particulièrement difficiles pour survivre à cause de cela. Elle écouta ce que lui disait son mari sans souffler mot, se contentant d'effleurer sa peau de douces et tendres caresses. Elle savait que sa peur pour lui était ce qui lui dictait sa conduite. Mais elle savait également qu'ils risquaient de finir dans une situation intenable s'ils s'obstinaient. Finalement, elle prit la parole avec quelques accents de désespoir dans la voix, même si elle voulait s'en empêcher.

« Est-ce que tu sais bricoler une voiture ? Parce que moi non. Ce serait une bonne solution, mais comment est-ce qu'on est censés faire ?

La jeune femme posait la question parce qu'elle connaissait déjà la réponse. Le sénateur n'était absolument pas versé dans le bricolage et les travaux manuels. Elle se débrouillait mieux dans ces domaines, mais elle n'avait jamais touché à la mécanique d'une voiture de toute sa vie. C'était dans ce genre de situation que l'on remarquait le mieux ses propres lacunes, c'était une certitude. Et alors venait le moment de reconsidérer ses choix de vie antérieurs, de les critiquer et de remodeler mentalement le passé en se basant sur une bonne dose de regrets.
Elle était d'accord pour prendre un véhicule. Jusqu'à présent, cela leur était arrivé quelques fois, mais ils avaient eu la chance de tomber sur la perle rare encore capable de démarrer, ou qui ne leur demandait pas grand-chose pour fonctionner. Ils avaient également fonctionné majoritairement en progressant à pied. À moins d'avoir encore la chance cette fois de trouver un véhicule en état de marche, ils allaient sans doute faire chou blanc. Et puis, le temps avait passé... cela devenait moins facile à trouver. Au bout d'un moment, elle laissa échapper un petit soupir qui fila entre ses lèvres.

- Excuse-moi. C'est juste que... aucune solution ne me paraît tout à fait bonne. Mais tu as raison, on ne peut pas rester ici. On n'a pratiquement plus rien à manger, et cet hiver on risque de trop souffrir du froid...

Un petit pincement au cœur se fit sentir à ces mots. Dans le fond, ce chalet était ce qui s'était le plus approché d'un foyer pour eux au cours de ces derniers mois. Ce lit était devenu le leur, et ils connaissaient le bâtiment comme s'ils y avaient toujours vécu. Lui faire ses adieux serait un petit déchirement. Pourtant, la situation qu'elle dépeignait était réelle. Il était question de survie. Aucun d'entre eux n'était capable de prédire de manière fiable comment se déroulerait un hiver dans les environs. Même à supposer que Caleb soit assez en forme pour chasser et pêcher et apprendre à sa femme à en faire autant, ils risquaient d'être bredouilles plus qu'à leur tour. N'importe quel prédateur connaissait cela. Et cette fois, ils n'auraient ni plantes, fruits et légumes, ni ville à proximité pour pallier à leurs manques. Sans compter qu'ils ne savaient pas comment le chalet allait se comporter par rapport au froid. C'était un endroit conçu pour la plaisance durant la belle saison, mais durant l'hiver il n'y avait sans doute personne pour passer du temps là-dedans.

- Tu te sens d'attaque pour prendre la route aujourd'hui ? Réponds franchement. On ne peut pas se permettre que tu te sentes mal au milieu de nulle part. »

Eileen avait besoin de l'absolue franchise de son mari sur la question. S'il lui fallait attendre encore un ou deux jours pour être d'attaque, ils le feraient. Ce n'était pas ça qui allait soudain transformer leur situation d'urgente à critique. Ce serait pire s'ils se retrouvaient à ne plus pouvoir avancer en étant exposés au milieu de la route, sans nulle part où s'abriter. Car il allait leur falloir composer avec les mauvaises rencontres, qu'il s'agisse de rôdeurs ou encore de survivants comme celle qui était responsable de leur situation présente par le traitement qu'elle avait fait subir au sénateur...


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Caleb J. Campbell
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Sam 4 Nov 2017 - 16:42

Parler de la voiture c’était comme remuer le couteau dans la plaie, ils étaient incapables de ce genre de chose. Il soupirait doucement, préférant le silence à une vraie réponse. Sans doute que le Caleb d’avant aurait fait tout un drame de cette histoire, mais dans le fond, c’était surtout le cas avant. Aujourd’hui, c’était bien loin de tout ça. Il soupira une seconde fois comme si ça pouvait chasser les pensées négatives. Malheureusement pour lui, ce n’était pas le cas, elle était toujours belle et bien présente en train de tourner dans sa tête. Il devait trouver une solution, mais autant dire qu’il n’y en avait pas. Du moins, rien de miraculeux malheureusement… Eileen avait raison concernant les températures, c’était une fois de plus preuve qu’ils ne pouvaient pas rester ici et se voiler la face comme si de rien était. Ils devaient sortir, ils n’avaient pas le choix.

- Il fait déjà horriblement froid ici, cet endroit n’a clairement pas été conçu pour ce genre de température et ça ne fera qu’empirer dans les semaines à venir.

Enfoncer des portes ouvertes, c’était ce qu’il avait l’impression de faire en disant des choses comme ça. Ce n’était pourtant pas le cas, loin de là. D’une façon l’un essayait de convaincre l’autre à tour de rôle qu’il fallait partir, autant pour se convaincre lui-même qu’autre chose. Caleb ne voulait pas, mais il n’avait pas le choix. Il savait qu’Eileen était en train d’avoir le même cheminement de son côté. C’était en même temps le plus logique à faire. La question de sa femme, il savait qu’elle allait arriver, elle était justifiée, logique, maintenant, il fallait qu’il trouve les bons mots pour lui répondre.

- Oui. Je sais qu’on est plus à un jour prêt, mais je ne pense pas qu’un jour ou deux ne change quoi que ce soit à mon état, il est temps de reprendre la route.

S’ils ne partaient pas aujourd’hui, il partirait demain et demain, il ne serait pas dans un meilleur état qu’aujourd’hui. Ce serait repousser l’échéance dans l’espoir que les choses aillent mieux, mais malheureusement, elles n’iront pas mieux. Il y aura toujours un truc qui fera que ce ne sera pas le cas. Alors pour Caleb, la décision était prise, il fallait partir, maintenant, il fallait encore faire les choses bien si possibles et non pas mettre les voiles sur un coup de tête débile.

- Mais je ne pense pas qu’on puisse partir comme ça sans rien prévoir de plus. Il nous faut un plan, un itinéraire quelque chose de plus.

Il n’avait plus sa carte du coin, mais il savait que sa femme avait toujours la sienne. C’était maintenant à voir quel endroit ils allaient viser. Il n’y avait pas un endroit plus qu’un autre qui l’intéressait, mais il fallait que ce soit plus petit que Seattle et plus intéressant que perdu au milieu de la forêt. Cette histoire de voiture continuait tout de même à le perturber. Il avait fini par mettre le doigt sur le centre du problème. S’il voulait une voiture en état de marche, il n’y avait qu’une possibilité, ils devraient la voler à des vivants. Il ne fallait pas être mécanicien pour savoir que rester inactive pendant aussi longtemps n’était pas bon que ce soit pour les pneus, les moteurs et out le reste. Il en était de même pour beaucoup d’autres choses en même temps.

- Pour la voiture, on verra bien, on s’en est très bien sorti jusqu’à maintenant sans en avoir, il n’y a pas de raison que ça change.

Certes, ils parcouraient des distances bien plus faibles ainsi, mais c’était des problèmes en moins à avoir. L’un comme l’autre était de toute façon bien incapable de gérer ça. Caleb déposa un tendre baiser sur les lèvres dès sa femme avant de se lever pour de bon. Il ne pouvait pas passer son temps dans ce lit. Il fallait s’habiller profiter une dernière fois de cet endroit qui représentait une sécurité durement acquise pour reprendre l’incertitude de la route. Se serait mentir que de dire qu’il était enchanté à cette idée, mais c’était une fois de plus l’absence d’option qui était en train de parler. Il marqua une pause soupirant alors que la brune était devant lui.


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Eileen H. Campbell
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Sam 4 Nov 2017 - 21:57

Le départ de Caleb du lit laissa naturellement une bonne place au froid. Eileen ne put retenir un frisson en sentant la bouffée d'air frais qui s'engouffra sous les couvertures lorsqu'il la quitta. Dans un geste réflexe, elle fit en sorte de faire barrage avec les draps et la couette, tout en suivant son mari du regard. Celui-ci avait une démarche encore un peu raide. Il avait été au service minimum au niveau des activités ces derniers temps, même s'il n'avait évidemment pas conservé le lit en permanence. Cela n'avait été le cas qu'au tout début, lorsque chaque geste lui était un supplice absolu. Elle ne pouvait que tomber d'accord avec lui : le froid allait empirer dans le chalet, et cela leur forçait la main. Elle comprenait également son désir de bouger sans attendre, lui qui était resté très peu actif depuis qu'il avait été blessé. Cependant, cela ne dissipait pas entièrement ses appréhensions. Lorsqu'il parla de prévoir un itinéraire, c'était le bon sens même. Néanmoins, ils étaient tous deux conscients d'une vérité qui faisait office de loi depuis que tout avait basculé dans le chaos.

« Tu sais bien qu'un itinéraire risque de changer subitement à cause des imprévus sur le chemin... On risque de ne pas pouvoir suivre de bout en bout le chemin qu'on aura initialement prévu.

La jeune femme n'avait aucune envie de quitter la douce chaleur du lit, et pourtant il lui fallait le faire, elle ne pouvait plus retarder le moment. Avec un soupir à peine masqué, elle rejeta les couvertures en arrière en tâchant de ne pas changer immédiatement d'avis en sentant la froideur de la pièce environnante. Elle bascula ses pieds hors du lit et se leva, allant chercher sa carte de la région. Celle-ci avait déjà pris l'eau, était froissée par les innombrables manipulations et portait même des annotations nombreuses qui servaient d'aide-mémoire au couple lors de ses déplacements. Autant dire que l'objet avait vécu, mais qu'ils ne pouvaient pas s'en passer. Toutes les informations n'étaient pas d'actualité, bien sûr... L'agencement des rues et des routes avait changé avec la détérioration des structures, la présence de nombreux obstacles ainsi que les dégâts occasionnés par les conflits depuis l'apparition de l'épidémie. Mais comme il était désormais impossible d'utiliser un GPS, c'était naturellement ce qui se faisait de mieux.
Elle alla étaler la carte sur une table et parcourut du regard les nombreuses lignes qui matérialisaient les routes, les grands axes, les chemins secondaires. Pour se déplacer c'était plutôt pratique, mais cela n'aidait en rien à repérer des bâtiments. Au bout d'un moment, elle désigna quelques points sur la carte.

- Peut-être qu'on ferait mieux de rester dans les alentours de Seattle... La banlieue est, par exemple ? Ça nous permettrait de ne pas être trop au centre et d'avoir encore des ressources à portée de main. Peut-être un peu plus au nord, ça nous avait à peu près réussi au tout début de l'épidémie...

Eileen faisait référence à leur course vers le Nord pour aller chercher la famille du sénateur. Tous deux savaient comment cela s'était fini. Néanmoins, ils n'avaient pas trop mal survécu là-bas, et c'était une zone vers laquelle ils s'étaient peu aventurés depuis. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée en hiver, mais il fallait être réaliste le climat n'allait pas changer du tout au tout pour quelques kilomètres supplémentaires. Ils ne savaient pas ce qu'ils allaient trouver là-bas exactement, mais la destination en valait bien une autre. Les temps avaient changé et ils n'avaient donc aucune garantie, mais eux non plus n'étaient plus ceux qu'ils avaient été au début de tout cela. Du bout de l'index, la jeune femme suivit une ligne qui partait de leur position approximative pour se diriger vers l'Ouest.

- On pourrait suivre ce chemin. En évitant les axes qui traversent les zones urbaines et les autoroutes. C'est souvent bouché et infesté de dangers... On aura juste besoin de trouver un endroit où dormir en sécurité, et à l'abri du froid.

Depuis pratiquement le début de l'épidémie, le couple n'avait pas mis les pieds sur un axe autoroutier. Ils avaient vu lorsque tout avait commencé que c'était un danger bien trop grand. Tout était bouché, et les morts déambulaient entre les épaves de voitures et de véhicules divers. Ce seraient donc les petites routes qui auraient leurs faveurs. En ce qui concernait la voiture, comme l'avait fait remarquer Caleb, ils ne pouvaient que faire confiance à la providence. Et ils se débrouilleraient pour le reste. Après un silence songeur, Eileen remonta doucement le regard vers son mari, hésitante.

- Tu n'as... jamais pensé à retourner à la maison ? »

Elle avait parlé d'une petite voix, presque dans un souffle, avec une émotion palpable. Sans doute le fait de quitter ces lieux l'emplissait-il de nostalgie. Du désir de retrouver leur foyer perdu. Elle savait très bien que de par son emplacement, ce n'était pas l'idéal. Mais elle ne parlait pas là de raison, mais de désir. Elle avait voulu rentrer plus d'une fois. Jamais l'idée n'avait été évoquée sérieusement. Ils avaient survécu en se réfugiant à peu près n'importe où. Mais après deux ans de ce traitement, elle avait envie de retrouver un semblant de foyer, un refuge fiable face à ce monde hostile. Un peu comme l'avait été ce chalet durant l'été, et ce malgré le froid et l'humidité qui prenaient l'ascendant à présent.


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Caleb J. Campbell
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MessageSujet: Re: You Get More If You Phrase It Properly.   Dim 5 Nov 2017 - 20:56

Évidemment que le sénateur savait que ce n’était pas toujours facile de jongler entre les imprévues qu’ils auraient sur la route, mais c’était un risque à prendre, il ne pouvait pas partir en ayant qu’un seul point de chute. Ils devraient prévoir d’autres endroits au cas où? Il avait encore de croire que tout se passerait bien et que tous leurs efforts seraient vains, mais dans le fond, il savait qu’il aurait sans doute tort, le monde dans lequel ils vivaient à présent n’était pas des plus joyeux. C’était une réalité qui faisait mal et qu’il avait appris à accepter au prix de bon nombre d’effort de sa part. Avant de s’éloigner de la chambre à coucher, il ajouta tout de même une veste sur ses épaules pour supporter un peu mieux le froid de l’endroit. Il était évident qu’il ressentait toujours un peu plus le froid que sa femme, déjà parce que deux avant n’avait pas suffi à le rendre moins frileux et que sa condition physique n’était toujours pas optimale. Enfin, aussi optimal qu’elle pouvait l’être pour un homme de son âge. Il était vieux, surtout comparé à sa femme et ces derniers temps, il se sentait encore plus vieux…

- L’endroit que tu m’indiques ne me parait pas mal. Remonter plus vers le nord, ça pourrait être bien. On n’a jamais trop mis les pieds par là-bas. Il y a sans doute des choses intéressantes.

Dans le fond, Caleb ne pouvait pas vraiment émettre une objection, il pouvait bien partir à l’autre bout du pays ça ne changeait fondamentalement rien. Il n’y avait pas vraiment d’endroit mieux ou pire pour survivre. Il se doutait que chaque endroit avait ses points forts et ses points faibles. Pour le moment, il ne voyait pas trop quoi dire de plus ou de moins. C’était vrai que l’idée de s’installer quelque part sur une plus grosse période que par le passé lui plaisait. Il en avait marre d’être toujours sur les routes, mais s’installer dans un endroit de façon plus définitive était vraiment risquait également, c’était beaucoup trop de choses à prendre en compte. Finalement, c’était sa femme qui avait le dernier mot concernant l’endroit où ils iraient.

L’homme avait donc commencé à rassembler des affaires dans son sac à dos. Il savait que ce dernier ne serait que provisoire puisqu’il n’était pas aussi grand que l’autre, mais ils n’avaient pour le moment pas trouvé un remplaçant digne de ce nom. Il savait que ça finirait par arriver, un peu comme les lunettes d’ailleurs. Il avait déjà changé deux fois de pair pour en trouver de plus adapté à sa vue. Il ne désespérait pas de trouver un meilleur sac dans le futur et une carte supplémentaire aussi. Alors qu’il était concentré sur les différents objets qu’il devait mettre dans son sac, il entendait la voix de sa femme s’élevait ce qui le sortait presque instantanément de ses pensées. Il fallait bien admettre que la question qu’elle était en train de lui posait, il n’avait jamais pensé qu’elle la poserait. Il pensait bêtement que le silence concernant ce genre de question était sans doute mieux que de se faire volontairement du mal. Il soupira avant de répondre avec un pincement au cœur.

- Pour tout te dire, j’en ai rêvé plus d’une nuit. Mais nous savons l’un comme l’autre que ce n’est qu’une mauvaise idée. Alors à chaque fois que je me suis réveillé avec cette idée en tête et un arrière-gout amer dans la bouche, j’ai choisi de me taire pour ne pas t’en parler et rendre tout ça encore plus douloureux.

Il avait arrêté de compter le nombre de fois où il avait pensé à ça, c’était totalement inutile et ça lui faisait mal. Son petit cœur avait fini par faire une croit sur ce qu’il était avant. Il ne savait même pas si à l’heure d’aujourd’hui, il aurait continué de dire avec fierté qu’il était sénateur américain. Il n’en aurait plus rien à faire. Ce n’était qu’un détail sans importance pour lui, même si tout son monde avait longtemps tourné autour de ça. Il s’était rendu compte que la vie était bien plus belle que de trimer dans un métier. Il s’était rendu compte de l’importance de bien des choses qu’il avait jusqu’à présent décidé volontairement de délaisser.

Finalement après un moment passer à se préparer et après avoir mangé quelque chose malgré les pauvres réserves qu’ils avaient encore. Il était temps pour eux de partir. Caleb avait voulu prononcer un dernier mot, mais lui qui avait habituellement toujours un commentaire à faire en était tout simplement incapable. Il avait encore la gorge nouée vis-à-vis de tout ça. Il choisissait alors de garder le silence, il ne voulait pas laisser l’émotion du moment transparaitre et de toute façon pour dire quoi. Il glissa l’air de rien, sa main dans celle de sa femme avant de mettre le premier pied dehors depuis ce qui avait été de longue semaine de convalescence.


∞ No One Gets Remembered For The Things They Didn’t Do. ∞

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