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 Why do good girls like bad guys

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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Dim 29 Oct 2017 - 12:07

Tandis que la jeune femme se levait pour trouver sa trousse à pharmacie, les traits de Swann restaient crispés. Elle était « désolée » pour ses parents. Et lui, l’était-il ? Avec les mois qui étaient passés, il avait commencé à se dire, un peu cruellement, qu’ils étaient là où ils devraient être. Son père avait été assez stupide pour ne rien voir venir, pour partir sur Seattle alors que sa famille était à Bainbridge Island. Quant à sa mère… sa perte avait été nécessaire. Si elle avait encore été là, l’étudiant serait certainement resté faible, à geindre dans ses jupes. Ils ne lui manquaient plus vraiment, il avait pris le pli. C’était lui le chef de famille, c’était à lui que revenait la tâche de protéger ce qui restait des Blackmore. Joy, aussi insupportable qu’elle l’était, était la personne la plus précieuse qu’il lui restait. Sauf que jamais – au grand jamais – il n’avouerait ses véritables sentiments pour son aînée.

Evelyn revenait. Il chassa sa mine renfrognée pour la remplacer par un sourire timide. Ses yeux gris la détaillaient comme un sujet scientifique, l’incisait d’un scalpel invisible. Elle était belle et fragile, comme un papillon rare aux ailes kaléidoscopes ; et lui, comme un lépidoptériste, avait hâte de l’épingler sur un mur. A travers elle, il sentait qu’il pouvait diffuser la juste idéologie, toutes ses ambitions. Le monde leur appartenait, ils n’avaient qu’à avoir assez de cran pour aller le saisir. Swann hocha doucement la tête pendant que son hôte lui confiait qu’elle voulait savoir se défendre. Bien. C’était une bonne réaction, le signe que les mots qu’il avait distillé dans son esprit faisaient effet.

- Oh-je…, il avait été surpris par sa demande, je sais pas…, l’embarras qui colora ses traits étaient sincères, j-je crois que… attends, laisse-moi faire, il chassa doucement les mains de la blonde pour prendre en charge les soins de sa coupure, je ne sais pas si… s’ils laisseraient un civil former un autre civil… ça pourrait être dangereux, etc…, l’étudiant se pinça les lèvres, cherchant une explication qui ne trahirait pas son manque de confiance en lui en tant que professeur, je demanderai à Stan de s’en occuper, d’accord ? Tu vois qui c’est ? Il attendait qu’elle acquiesce en appliquant un désinfectant sans alcool sur sa plaie, c’est quelqu’un de bien et c’est le plus doué des instructeurs, c’était son opinion et il y croyait dur comme fer, je lui expliquerai et je resterai avec toi, d’accord ? Comme ça je pourrai t’aider aussi.

Ça lui paraissait être la meilleure des solutions. Déjà parce qu’il ne démordrait pas que son mentor était effectivement excellent – suffisait de voir le travail fait avec lui – mais surtout, il savait pouvoir lui faire confiance pour ne pas essayer de lui « voler » Evelyn s’il lui disait qu’il l’avait en vue. C’était bien un truc de mecs ça, de marquer leurs proies comme si les femmes n’étaient que du gibier de chasse ; l’apocalypse n’avait pas effacer les traits les plus misogynes de leurs personnalités. Si jamais la jeune femme devait s’entrainer avec quelqu’un d’autre, Swann craindrait trop que le professeur cherche une reconversion en sport de chambre.

- Si jamais, évite d’avoir affaire avec Donovan, il ne put vraiment masquer le tic méprisant qui lui traversa fugacement le visage, c’est vraiment pas un mec bien… j’ai déjà du… du mal à l’empêcher de trop ennuyer ma sœur…

Ce qui était partiellement un mensonge. Le jeune Blackmore ne supportait pas de ne pas approcher ses sales pattes de Joy, sauf que depuis qu’il était avec Beatriz, il avait partiellement mis son rôle de gros lourdaud au placard. Toutefois, il gardait ce sentiment de ne pas l’aimer, c’était viscéral. Rien que voir sa tête lui donnait des envies de meurtre, alors s’il y avait bien un truc qu’il ne supporterait pas, ce serait que Evelyn s’acoquine avec le nouveau chef des militaires.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Dim 29 Oct 2017 - 19:02



Why do good girls like bad guys  
Ft Swann
Son hésitation  l'invita à plisser le nez presque automatiquement. Avait-elle fait une bourde, pourtant n'était-ce pas ce qu'il y avait à retirer des mots qu'il venait de lui dire ? Se défendre ? Evelyn n'avait jamais tenu une arme, n'avait peut-être même pas l'intention de le faire avant que Swann décide de lui adresser la parole sur la plage, mais alors que les mots venaient de filer ses lèvres, déjà l'attitude de son interlocuteur lui certifiait qu'elle n'était peut-être plus sur la même longueur d'onde que lui. Perplexe, peu sûre de comprendre, ce ne fut que lorsqu'il fit la lumière sur sa négation première qu'elle sentit une vague libératrice balayer ses doutes. Avec lui, le moindre mot était comme s'exposer, comme faire la pire erreur au monde, ce n'était pourtant qu'une peur maladive de se vautrer et de lui intimer, non plus de la compassion ou autre, mais davantage d'indifférence et cela... pour l'avoir vécu durant près de six mois, la blondinette se sentait bien incapable d'y replonger après avoir eu le plaisir de faire plus ample connaissance avec lui. Il ne pouvait simplement pas la former, pourtant, et malgré les nouveaux frissons que lui prodiguait l'unique fait qu'il prenait soin de son doigt meurtri, Evelyn était intiment convaincue, qu'outre Lucas, elle ne pouvait avoir de confiance aveugle qu'en lui. Enfin, la précédente étreinte, la douceur des mots qu'il lui avait soufflé, la prise en charge de sa blessure, ne lui prouvait il pas qu'il tenait, ne serait-ce qu'un tout petit peu, à elle ? Du moins, s'il lui assurait que ce Stanley - au prénom duquel elle opina afin de répondre à sa question - était un homme bien, en lequel il croyait, alors elle ne mettrait guère sa parole en doute et suivait le chemin qu'il traçait pour elle.

- Ça m'fait un peu peur mais... si tu es là. Ces derniers mots, elle les regretta presque, pourquoi les avait-elle lâché, son corps et ses gestes ne parlaient-ils pas déjà pour elle ? Enfin, j'veux dire que... C'est toujours rassurant d'avoir quelqu'un qu'on connaît près de soi pour... bref j'me sentirai moins seule.

Sa conscience termina par rouler des yeux. C'était sans doute pire que le simple « si tu es là ». Ah, pour s'enfoncer, Evelyn Collins était très douée en revanche, il suffisait pour ça de lui coller Swann Blackmore et son adorable sourire face à elle, et les conneries fusaient d'elles mêmes. Car outre le fait qu'elle semblait lui hurler des « je t'aime » qu'il n'entendait sûrement pas, elle venait aussi clairement et sans détour, de lui préciser qu'elle n'avait pas d'ami hormis son colocataire de douze ans son aîné. Malgré tout, Swann ne releva pas et elle put se concentrer sur la délicatesse de ses gestes jusqu'à ce que d'autres mots, plus étranges ceux-ci, ne brisent le silence s'étant installé.

Donnovan ? Collins  ne voyait pas vraiment qui était ce type mais, s'il lui disait de se méfier, elle le ferait sans hésiter une seconde. Après tout, en ayant redressé le minois vers le sien, Evelyn avait vu la gêne s'installer sur son visage. Il ne l'aimait pas, il ne l'appréciait pas sans doute car, comme il venait de le lui avouer, cet homme oppressait sa sœur. Fort bien, s'il fallait éviter de converser avec ce Donnovan, et ne jamais passer trop de temps en sa compagnie, elle s'y plierait et suivrait les conseils du jeune homme à la lettre. D'ailleurs, cette information, aussi futile aurait elle pu être aux yeux d'une autre, l'invita à sourire de coin. Swann l'aimait sans doute suffisamment pour la préserver de ceux qu'il ne portait pas dans son cœur, pour se méfier des autres et de leurs intentions à son égard... C'était absolument touchant, émouvant même, de quoi gonfler son cœur de considération – pour lui – de seconde en seconde.

- Je ferai attention. Lui assura-t-elle en capturant la grisaille bleutée de ses prunelles. Je te le promets.

Pour elle, ses mots avaient une valeur inestimable. Désormais Swann gravitait dans son monde, il était l'un de ses satellites, une délicieuse commette qui jamais plus ne changerait de trajectoire et qu'elle ne trahirait jamais. Pas par crainte de le perdre – enfin si – mais simplement car elle lui destinait déjà une part entière de la dévotion et de la fidèle bienveillance qu'elle offrait à ceux qui prenaient le temps de s'intéresser vraiment à elle. Cet instant, elle aurait adoré le voir s'étirer à perpétuité. Lui à prendre soin d'elle, à panser sa blessure sans lui arracher le moindre cri ou une seule grimace de douleur, elle à l'observer faire preuve de tact et d'une gentillesse qu'elle n'aurait pu soupçonner sans avoir eu la joie de lui parler. Ces six mois lui semblaient loin désormais, un lien se tissait, elle l'espérait du moins, et elle veillerait à ce que rien, absolument rien, ne vienne entacher le bonheur ressentit au contact de l'étudiant.

- Tu.... Hésita-t-elle.

Lorsqu'il redressa les yeux, qu'il eut terminé d'officier contre son index, Evelyn se chercha mais termina par céder à cette pulsion qui la tenait depuis le jour où elle avait croisé son regard. Son cœur battait certes mais il n'exploserait pas, c'était physiquement impossible, on ne pouvait décemment pas mourir de honte... Alors, doucement, elle redressa les doigts, ceux-ci aussi frémissants que les dernières feuilles accrochées à leur branche, et termina par englober sa joue tandis que le rose montait aux siennes.

- Tu es quelqu'un de bien Swann.... Et, j'aurai aimé qu'on se connaisse avant... Enfin.... Gênée de perdre le fil, qu'il puisse ne pas comprendre les mots comme ils sonnaient dans sa tête, la jeune fille ôta ses phalanges et les reposa sur ses genoux, contre sa paume libre, en baissant instinctivement les cils. avant hier.... un peu plus tôt, avant.... ces six mois....





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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Lun 30 Oct 2017 - 9:26

Si Swann pouvait encore douter de sa possible emprise sur la jeune femme, elle lui prouvait sans même qu’elle ne s’en rende compte qu’elle était conquise. Même pour lui alors, ça devenait évident qu’Evelyn buvait ses paroles. Ça ne signifiait pas encore qu’elle pourrait remplacer Joann, mais au moins elle saurait certainement comment… « l’occuper ». Trouver une matière première aussi malléable, c’était jouissif. Ce n’était même pas – uniquement – pour son plaisir personnel en plus, c’était pour le bien commun : plus ils seraient à voir le monde tel qu’il le voyait, moins ils avaient de chance d’échouer.

Il acheva alors de soigner son doigt et s’appliquait à ranger ce qu’il avait utilisé, jusqu’à ce que la main douce de la blonde se plaque sur sa joue. Le cadet Blackmore sursauta, absolument pas préparé à ce contact et surtout, ne sachant absolument pas comment réagir. Elle lui confiait qu’elle aurait aimé le connaître avant, qu’elle le voyait comme quelqu’un de bien, et lui… il restait stupidement figé sur place, le cœur battant à tout rompre. Evelyn eut beau récupérer ses doigts, leurs empreintes restèrent imprimées sur la joue de Swann comme un écho. Il referma la boîte à pharmacie avec des gestes fébriles, sans vraiment oser lever les yeux vers elle, et finalement…

- Euh… je… on… j-je vais ranger ça, bafouilla-t-il et il se leva pour se diriger vers la pièce où avait disparu son hôte quelques instants plus tôt.

Une fois à l’abri de son regard, il souffla un grand cœur et tira vainement sur son col pour tenter de faire l’air pénétrer sous ses vêtements. En dépit de la fraîcheur automnale, il avait subitement aussi chaud qu’en plein été. Le jeune homme était confus, effroyablement. Manipuler Evelyn, l’endoctriner en profondeur, c’était quelque chose qu’il maîtrisait ; mais du coup, il avait perdu de vue l’aspect purement relationnel et la voir prendre autant les devants c’était… intimidant. Il déposa finalement la boîte qu’il comprimait entre ses mains au hasard et ressortit en s’éclaircissant la gorge :

- Je… je peux juste passer la serpillère avant que le soda sèche et… et on monte voir tes livres ?

C’était bien pour ça qu’il était venu à la base. Swann restait à une distance pudique, ne posant que sporadiquement ses pupilles sur la silhouette de la blonde. Elle serait capable de lui faire avoir des remords, ou de le toucher sincèrement ; elle et ses adorables yeux noisette. L’étudiant n’avait pas envie de la laisser faire, pas tant qu’elle serait si facile à faire voler en éclat, mais c’était déjà trop tard. Au fond de son cœur, il s’attachait déjà à elle sans oser se l’avouer. Ce fut sans doute ce sentiment, discret et subtil, qui le poussa à articuler :

- M-moi… aussi j’aurais aimé qu’on… enfin… te connaître avant…, avant d’en pincer si sévèrement pour Joann, avant cette soirée chaotique, avant de la laisser si vulnérable pendant six mois, mieux vaut tard que jamais, s’exclama-t-il en reprenant un peu d’assurance, essayant d’alléger un peu la discussion. Il reprit néanmoins un air plus sérieux pour lui glisser : je serai toujours avec toi, c’est… promis. Tu… tu ne seras plus seule.

Lui-même n’aurait su dire si le sourire qui colora ses traits était sincère ou non. Sans doute aussi qu’il ne mesurait pas ses paroles, ni leur portée, ni leur impact. Toutefois, même maintenant, il les pensait : tant qu’Evelyn serait de son côté, tant qu’elle cautionnerait l’idéologie du camp, tant qu’elle s’impliquait pour construire ce rêve de conquête… il la protégerait.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Lun 30 Oct 2017 - 23:34



Why do good girls like bad guys  
Ft Swann
Si elle s'était attendue à ce qu'il file, comme si le contact de ses doigts, et l'impact de ses paroles, n'était que des flammes capables de lui ronger la peau, la blondinette n'aurait sans doute guère osé le toucher, ni même laisser libre cours aux mots – pourtant sincères – ayant quitté ses lèvres. Mais là, Swann se redressa, en quelques gestes troubles, brouillons, maintenant fermement la boîte entre ses mains, puis disparu aussitôt. Evelyn s'en voulait déjà, fixant le dos de l'escalier sans savoir réellement que penser ou faire, et sa conscience riait amèrement en l'insultant de niaise éprise. C'était aussi dégradant que déstabilisant, après tout, n'avait elle pas pensé que Swann l'appréciait assez pour qu'elle se laisse aller à quelques gestes affectueux ? Si, elle l'avait fiévreusement cru mais, visiblement, son manque d'expérience au sujet des garçons la rendait aussi gauche que les héroïnes trop lisses des bouquins qu'elle dévorait. De plus, ses dents martyrisaient dès lors la pulpe rouge de son pétale inférieur, son genou battait un rythme inexistant et le stress empourprait ses joues à la simple idée que son invité ait pu mal interpréter ses intentions.

Bon certes elle désirait lui plaire, qu'il la regarde comme elle le regardait, mais cet effleurement n'avait rien de vicieux ou de prémédité.... Son cœur battait à tout rompre et les secondes semblaient s'étirer sans qu'il ne revienne lui faire face au point que, d'une minute à l'autre, elle se remettrait debout dans l'unique but de se préparer à un prochain départ. Mais, au lieu de ça, elle le vit réapparaître et tenta, quasiment vainement, de maintenir une paume contre sa jambe afin qu'elle cesse de vibrer. Le mal aise était palpable, il envahissait toute la pièce, il brisait même la voix du jeune homme qu'elle observait en priant qu'il reste auprès d'elle encore quelques minutes, simplement quelques instants, pour qu'elle puisse possiblement rattraper le coup. Fort heureusement, sa question l'invita à se reprendre et à opiner instinctivement, du moins avant de se lever, comme un diable bondissait de sa boîte, tandis qu'il lui faisait une promesse qui l'invita automatiquement à se taire.

Figée comme une statue de marbre, Evelyn sentit le tourbillon de ses mots envahir son âme, son cœur et son esprit où chaque syllabe faisait un merveilleux écho. « Moi aussi »... « Toujours avec toi ».... « Tu ne seras plus seule »... Cette mélodie étrange sonnait en elle avec tendresse, c'était simplement une promesse, celle qu'elle aurait apprécié entendre plus tôt mais qui – comme il le disait – arrivait quand même. Séduite, la blondinette l'était bien évidement mais au delà, une certaine incompréhension la poussait à entrouvrir les lèvres sans savoir que dire ou répondre. Il semblait avoir été gêné par son geste précédent et, désormais, lui certifiait qu'il comprenait, puis partageait, les révélations qu'elle lui avait faite. Swann était il comme elle, peu habitué à la confrontation avec le sexe opposé ? Ou tout simplement peu coutumier des gestes affectueux que d'autres pouvaient avoir envers lui ? Les questions se bousculaient et une hypothèse l'invita à imaginer d'où pouvait venir sa réaction précédente, et ça n'avait rien avoir avec le fait qu'elle se faisait doucement, mais sûrement, manipuler.

Collins ne savait pas grand chose de son passé, de sa vie avant le cauchemar. Hormis le fait qu'il avait toujours vécu sur l'île, elle n'avait même pas pris le temps de lui retourner les questions qu'il avait pu lui poser à ce sujet. Ce n'était pas bien, ce n'était pas sa manière de faire ou d'agir, jamais elle n'avait parlé d'elle, et uniquement d'elle, sans s'intéresser à son interlocuteur et, à cette idée, son cœur se serra que de s'imaginer égoïste au point d'en oublier l'autre. Cet autre était Swann, Swann qui lui souriait et lui promettait d'être présent pour elle, Swann qui l'avait enlacé pour sécher ses larmes, Swann qui avait pris soin d'elle pour une babiole et qui, désormais, désirait lessiver le sol alors qu'elle était capable de le faire. Un instant, elle se vit comme une profiteuse, trop occupée à rêver et à tout faire pour s'attirer les faveurs de l'étudiant, pour entrevoir qu'elle procédait de la mauvaise manière.

- Pour.... pour la serpillière laisse, j'm'en occuperai plus tard. Lâcha-t-elle d'un regard moins brillant qu'il l'était plus tôt. Tu n'es pas là pour ça... C'est même honteux de ma part de ne pas t'avoir empêché de remédier à... Enfin je m'en occuperai Swann, mais merci... Pour tout. Plus soucieuse subitement, elle l'invita à la suivre dans les escaliers.

Un long silence s'étira mais, pour autant, il ne l'empêcha guère de cogiter quant à une manière de reprendre les choses en mains. Il était important qu'elle le connaisse, qu'elle sache ce qu'il lui plaisait et ce qu'il n'aimait pas, car outre le fait qu'il lui ait appris ne pas aimer un Certain Donnovan et, à contrario, avoir de l'estime pour l'instructeur auquel il la recommandait, Evelyn savait simplement qu'il lui plaisait. Là haut, la jeune femme poussa la porte du fond du couloir, le laissa entrer le premier, et malgré l'envie de refermer le battant, simplement pour ne pas faire de faux pas, elle se ravisa et termina par approcher d'une bibliothèque, certainement présente lorsque les anciens propriétaires vivaient sur les lieux, dont les étagères étaient couvertes de bouquins en tout genre. La blondinette était soigneuse d'ailleurs, à tel point que les ouvrages étaient classés par type à l'aide de petit intercalaires de couleur.

- Tu... Tu aimes quoi ? L'interrogea-t-elle, lissant sa tunique pour s’asseoir au bout du lit. D'ici, elle avait vu sur le mur où trônaient les bouquins. Quelque chose de plus léger que King ? Enfin c'est c'que je peux en déduire étant donné ce que tu m'as dit hier. Un sourire illumina ses traits puis, tandis qu'elle le laissait aller et venir à sa guise, elle sourcilla et tenta le tout pour le tout. Et toi... ? Comment, ça.... Comment tu as vécu ça, le changement total d'univers ? Peu certaine d'être comprise, elle reprit directement avant qu'il n'ouvre les lèvres. Je sais bien que tu as toujours vécu ici, tu me l'as dit mais.... Est-ce que ça a toujours été différent sur l'île ?

Voilà, enfin Evelyn était capable d'engager une conversation constructive, quelque chose qui lui permettrait de le voir s'ouvrir à elle, de l'informer au delà du fait qu'il faisait battre son cœur en un simple regard.





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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Mar 31 Oct 2017 - 0:49

Il n’insista pas quand elle lui dit de laisser la serpillère. Un demi-sourire embarrassé marqua ses traits un instant, puis il la suivit dans l’escalier. Sans rien à boire du coup, mais il ne s’en formalisait pas. Swann n’était pas venu pour abuser de son hospitalité ou de ses ressources, il était venu pour… il ne savait même pas vraiment. Il n’avait pas prémédité de la manipuler, ça s’était révélé tout seul, en comprenant qu’elle était comme une matière première qui appelait à être sculptée. Dans le silence qui les enveloppait, ses pensées lui donnaient l’impression de produire un buzz insupportable. C’était comme ça depuis Joann : il songeait trop, tout le temps, à tout, et voyait de moins en moins clair. Cette femme l’avait comme détraqué et il n’arrivait même pas à lui en tenir rigueur. Ça devait être lui le fautif… il avait cru pouvoir être son égal et il avait brûlé les étapes.

Pénétrant le premier dans la chambre, l’étudiant admirait honnêtement la bibliothèque. Il en avait au moins autant chez lui, mais en mémoire du temps où il s'accordait de dévorer des livres, il appréciait ce spectacle. Ses yeux suivaient les tranches, essayaient de repérer des titres ou des auteurs qu’il connaissait. Tous les genres s’étalaient devant lui, soigneusement classés par Evelyn – sans doute. Bien qu’il n’en dît rien, le jeune homme fut admiratif : il aimait les choses organisées et donc, par extension, les gens organisés. Ça devait leur faire au moins un point commun et il fut étrangement ravi de savoir qu’ils partageaient ce trait de caractère.

- Oh, je…, ce qu’il aimait ? Difficile à dire maintenant qu’il ne prenait plus vraiment le temps de lire, mais il ne pouvait pas avouer ça alors qu’il était venu pour sa fameuse collection, je… un peu de tout… disons que j’évite tout ce qui est destiné à… à faire peur ou à déranger…

Comme il lui avait dit, le monde était déjà assez tordu, non ? Les morts qui marchaient, les vivants qui se comportaient comme des bêtes sauvages, la nature qui reprenait ses droits… même en croyant dur comme fer qu’ils étaient le fleuron d’une nouvelle humanité, Swann n’était pas dupe. Ils pouvaient échouer, ils pouvaient succomber, alors il voulait garder les idées claires. Ne pas se laisser distraire par des gens qui avaient perdu des années à imaginer des horreurs comme s’il était impossible que la réalité soit mille fois pire. Les autres questions d’Evelyn le firent se retourner un peu brusquement. Le changement de sujet était inattendu et pour le coup… l’étudiant réalisa que ça faisait bien longtemps qu’on ne lui avait pas demandé comment il allait. Du moins… on l’avait fait lorsqu’il avait été blessé, ou malade, ou pour dire bonjour le matin. Mais la vie sur l’île devenait si routinière qu’on en oubliait que tous, autant qu’ils étaient, avaient perdu gros.

- Je…, nouveau silence qui assécha sa gorge, l’armée est… tout de suite venue ici… pour le fort. Elle devait abriter le plus de personnes d’influences possible… les hommes politiques, les plus fortunés, les gens importants…, son visage se crispa légèrement en traversant quelques mauvais souvenirs, avec le recul, je me dis qu’ils avaient déjà tout prévu… qu’on finirait comme ça… mais à l’époque, tout était très secret. On ne… savait pas ce qui se passait, on voyait juste que nos communications puis nos véhicules étaient réquisitionnés, maintenant qu’il en parlait, Swann se sentait stupide de n’avoir rien vu venir, d’avoir laissé l’écran de fumée l’aveugler autant que les autres, la vie a repris presque comme avant… on s’est fait attaquer par des gens, mais… il a fallu un an pour que l’on sache ce qui se passait vraiment. Un-an, souligna-t-il, sans savoir que les morts revenaient à la vie…, il se pinça les lèvres avant de lâcher, les civils, on avait un an de retard sur tout. Hormis ce qu’on a tous perdu, ça m’aura… coûté ma mère et ma… ma petite-amie, elle lui était venue sur la langue sans songer à ce que ça pourrait faire à son interlocutrice, elle s’appelait Apple… le mordeur qui l’a tué m’aurais tué aussi si… si ma sœur ne m’avait pas sauvé…

Cette idiote et insupportable de grande sœur qui avait été capable de massacrer un corps à coup de poêle pour lui. Ce ne fut qu’en se taisant que Swann réalisa qu’il était essoufflé, comme s’il avait déballé tout son récit en retenant sa respiration. Ses poings étaient fermés et lui faisaient mal tant ils étaient serrés. Il en voulait profondément au sénateur pour ses erreurs passées, pour les avoir maintenus dans l’ignorance, mais il ne pouvait plus que suivre le mouvement. En dépit de tout, il avait raison ; et si le jeune Blackmore n’accomplissait pas l’idéologie du camp, alors ceux à qui il tenait étaient morts pour rien.

- Euh… voilà…, conclut-il maladroitement.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Mar 31 Oct 2017 - 18:41



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Ft Swann
Jusqu'ici, jusqu'à lui avoir demandé, Evy ignorait comment les choses s'étaient déroulées pour les citoyens de Fort Ward. Elle avait peut-être imaginé – à tort – que ce groupe, à la base peu nombreux, s'était sans doute serré les coudes pour faire de cet endroit un havre de paix où la vie avait des allures d'autrefois. En réalité, elle s'était fourvoyée puis, en y songeant bien tandis que Swann lui détaillait les choses, c'était tout bonnement impossible... Si les morts avaient ne serait-ce qu’envahies les lieux, il aurait été plus que difficile de nettoyer la zone pour ensuite préserver les âmes vivantes s'y trouvant. La blondinette aurait du s'y attendre, elle aurait du penser qu'il était évident que les choses s'étaient passées différemment, et dès le début, ici même. Ce n'était pourtant pas une histoire de hasard donc, du moins c'était se qu'elle retirait du récit de son invité. Le gouvernement savait des choses que les petites gens ignoraient, ils avaient déjà prévu de s'installer ici et d'y rapatrier les grosses têtes du pays... Cette révélation la poussa à froncer les sourcils, l'armée, les scientifiques, les politiciens, toutes ces personnes auraient pu remédier aux horreurs d'Octobre 2015, ils auraient pu prévoir et permettre aux citoyens de se replier. Ce fait la contrariait plus qu'elle n'aurait pu y croire, un instant, à imaginer que tout aurait été différent si des mesures avaient été prises bien avant qu'il soit trop tard, Collins serra les pans du couvre lit auprès de ses cuisses, les cercla si fort d'ailleurs que ses phalanges en blanchirent automatiquement.

Cependant, elle ne dit mot, préférant l'écouter jusqu'au bout, relever, au cœur de ses paroles, la faiblesse, la cupidité et l'égoïsme des personnes s'étant cru au dessus du lot, des fruits placés en haut du panier que rien ne pouvait atteindre ou presque. Pourquoi n'avoir aidé que les personnes influentes et fortunées, pour une poignée d'autres dont elle faisait parti - dont il faisait parti -, pour de l'argent ? Pour des promesses qui, désormais, ne seraient jamais tenues ? Et, concernant le fric, pourquoi diable s'y être intéressé puisque celui-ci n'avait plus aucune valeur dans le monde actuel... Plus rien ne fonctionnait, ni banque, ni entreprise, ni.... Rien.... Ils savaient, avaient conscience qu'une telle chose pouvait se produire et les avaient berné, privé de leur libre arbitre puis plongé dans l'ignorance la plus sombre. S'il n'y avait eu cette attaque, qui la poussait à fixer ses prunelles grises, comme pour y voir le film qui s'y déroulait au grès des mots qu'il prononçait, Evelyn était persuadée qu'il ne saurait encore que des créatures rôdaient au dehors, que la mort avançait à grand pas et s'appropriait la terre, tout comme elle savait parfaitement qu'elle ne serait guère ici bas à boire les paroles capables de lui faire entrevoir les choses d'une toute autre manière. Swann en parlait avec sérieux, néanmoins lorsqu'il évoqua sa mère, puis cette petite amie dont elle ignorait l'existence, Evelyn sentit des perles envahirent son regard brun. Elle ignorait tout de lui jusqu'à lors, elle ne savait pas un tiers de ce qu'il avait pu vivre et sans doute que de vivre sans savoir, sans pouvoir voir de ses propres yeux l'horreur à laquelle il fallait survivre, n'était pas mieux que d'y avoir fait face de plein fouet.

Swann y avait perdu ses repères, deux personnes chers, et bien qu'éprouvée par ses derniers mots, subitement l'obscurité posséda son âme à l'en faire se ravir qu'il soit désormais seul et non plus aux mains d'une fille qu'elle ne connaissait pas. Jamais elle n'avait réagi ainsi et le choc la poussa à baisser les cils, fuir son regard, et s'insulter mentalement tandis que son elle intérieur riait à s'en égosiller. Était-elle garce sans le savoir, était-elle obscure malgré la joie qu'elle mettait au service des autres, était-elle une menteuse ? Portait-elle un masque depuis tout ce temps qui, sans qu'elle ne s'en soit véritablement rendu compte pour n'avoir jamais aimé, préservait sa véritable nature pour que personne ne puisse savoir, pas même elle d'ailleurs, qu'elle était en réalité aussi horrible que ceux de l'extérieur ? Mentalement quelques « non » firent échos dans son crâne au point d'en oublier la présence de son interlocuteur. Non elle n'était pas cette fille que tentait de faire éclore sa conscience, non.... Ce n'était simplement qu'un sentiment gênant, une jalousie presque maladive, qui la poussait à exagérer les choses et à détester une personne décédée à laquelle elle n'aurait du souhaiter que de reposer en paix.

- Je suis désolée pour ta petite amie... Cette phrase quitta ses lèvres sans qu'elle en soit véritablement convaincue. Pourtant en la disant, Evelyn espérait que les sentiments et la mélancolie la posséderaient, ce n'était pourtant pas le cas comme si, à l'intérieur d'elle même, un trou s'était formé, un creux qu'on ne pourrait jamais plus combler. Cette sensation désagréable n'était peut-être du qu'à l'ignorance après tout, même si elle adorait Warren et lui vouait une loyauté sans faille, il n'était guère son petit ami... Elle n'en avait jamais vraiment eu. pour ta mère, je suis désolée Swann.

A contrario, concernant la femme lui ayant donné la vie, la blondinette réitérait simplement ses dires du salon et les pensait plutôt deux fois qu'une. Mais ce n'était pas là où elle désirait s'arrêter, désormais les mots qu'il avait précédemment dit, les informations qu'il lui avait donné plus tôt, Evelyn les comprenait avec bien plus de clarté comme, désormais, elle était certaine des sentiments éprouvés à l'égard de l'étudiant devant elle. Sans hésiter, La jeune fille se redressa alors et s'approcha des étagères près desquelles il se tenait debout, puis fixa ses yeux en une intensité qu'elle ne se connaissait pas jusqu'à ressentir ce creux, ce puits sombre, révélé par des pensées néfastes au sujet de sa « petite amie »

- Je déteste ces gens, ils n'avaient pas le droit de vous empêcher de savoir, ils auraient du vous prévenir, vous préparer. Lâcha-t-elle sans sourire. Ils ressemblent à ceux dont tu parlais, ceux hors des murs, dépassés par les événements, trop apeurés pour imaginer les conséquences de leurs aveux.... Ils avaient peur mais, tu as raison Swann, on ne peut pas vivre dans la peur, pas quand celle-ci est capable de vous tuer sans que vous n'ayez pu ne serait-ce que battre des cils. Elle n'avait jamais été aussi sérieuse, c'était comme si, subitement, les pièces s'assemblaient et qu'elle voyait enfin le puzzle achevé. Je t'aiderai.... Je t'aiderai comme tu seras là pour moi, tu m'apprendras et on préservera cet endroit, ça n'sert à rien d'être passive, ça ne m'aidera pas à contrario du reste.





Drowned in hell
Take another walk out of your fake world. You'll see that you can breath without not back up, so much stuff you got to understand. You see its not the wings that makes the angel, just have to move the bats out of your head.

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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Mar 31 Oct 2017 - 19:35

Un frisson l’électrisa. Quelque chose d’impalpable était en train de se passer entre eux, une impression qui échappait même à son contrôle. Son visage n’avait fait que tiquer aux condoléances de la blonde. L’étudiant s’en fichait un peu : qu’elle soit désolée ne ramènerait ni sa mère, ni sa petite-amie. Toutes les deux étaient mortes, mais il avait dépassé ça depuis longtemps. Il avait trouvé sa raison de poursuivre, sa conviction, son objectif. Lorsqu’Evelyn s’était levée, le jeune Blackmore avait presque eu un mouvement de recul. En l’espace d’une demi-seconde, elle avait presque l’air transformée. L’intensité de ses yeux noisette était stupéfiante, il ne l’avait jamais vue ainsi. Swann la pensait lisse et sans aspérité, aussi blanche qu’un océan lacté, mais il apercevait maintenant… que les germes étaient en elle. Celles qui l’amènerait à le comprendre – à fusionner avec ses songes.

Il la regarda parler sans ciller, presque sans respirer. Etait-ce vraiment la même personne que celle qui pleurait quelques minutes auparavant ? Celle qui avait l’air si fragile, si maladroite, si docile. Peu à peu, un sourire s’étirait sur les lèvres du garçon. Large, carnassier, galvanisé. Ce fut à son tour de, lentement, lever une main et effleurer la joue de son hôte, écarter une mèche de ses cheveux et la recaler derrière son oreille. Ainsi, elle n’était plus seulement « jolie » elle était… « intriguante » ; « inspirante » même. Le genre de caractéristique qui plaisait énormément au fils de trader.

- Je suis ravi de t’entendre dire ça, souffla-t-il à mi-voix, d’un ton monocorde et intense à la fois, on préservera cet endroit, confirma-t-il, et on le développera, on le fera grandir, jusqu’à ce qu’on soit la nouvelle Rome. Et un jour… ça n’aurait plus aucune importance qu’ils nous aient menti au départ, parce qu’on aurait tous été les pionniers de la nouvelle civilisation, la commissure de ses lèvres frémit d’excitation alors qu’il ajouta : on sauve le monde. On est le monde.

Swann se tut, reprit son inspiration, mais ses orbes pâles ne quittaient pas Evelyn. Il frémissait de cette proximité mais n’en avait soudainement plus peur ; il en oubliait même qu’elle était censée se contenter de remplacer Joann. Elle pourrait être sa muse et son œuvre à la fois, si seulement il lui donnait sa chance. Ses mâchoires se crispèrent brièvement, préparant la suite des mots qu’il devrait articuler. C’était le moment de savoir : avant qu’ils n’aillent plus loin, qu’ils ne commencent l’entraînement, qu’ils ne se lancent dans une spirale impossible à arrêter.

- Est-ce que… que tu sais comment on fonctionne ? Les… sacrifices, que ça peut demander de représenter notre civilisation ? Son sourire était retombé, il la regardait avec un sérieux appuyé, les gens qui s’opposent à notre monde, à la « vie »… on est obligés de…, il lui fallait une meilleure phrase que simplement « les tuer », on ne peut pas laisser la sauvagerie se propager. Sinon, il ne restera plus de gens comme toi, moi, ou les habitants de cette île…

Et l’étudiant n’avait ni envie ni besoin de connaître l’histoire des gens qu’ils rencontraient dehors et refusaient de rejoindre leur camp. Ils étaient les terroristes des temps modernes et on ne négociait pas avec les terroristes ni ne les laissait impunis. Ils cessaient leurs activités et rentraient dans le rang ou ils mourraient. Le monde était bien plus clair s’il n’y avait pas d’autre alternative. Son esprit était bien plus clair. Pressant un peu sa réponse, car il avait envie de l’entendre de sa bouche, Swann demanda :

- Tu comprends ?


We are monsters

You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
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Why do good girls like bad guys
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