The Walking Dead RPG

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- Why do good girls like bad guys -
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MessageSujet: Why do good girls like bad guys   Mer 25 Oct 2017 - 21:50
Ça faisait un peu plus d’une semaine et il n’en revenait toujours pas. Lui et Joann. C’était comme un cauchemar qui s’éternisait, calqué en filigrane sur le présent, à chaque instant, à chaque seconde. Avec un recul sobre, Swann ne savait pas si le pire était de ne pas s’en souvenir, la réaction de son aînée ou bien l’impression que Joy avait vendu la mèche à tout le monde. Chaque fois qu’il pointait le nez dehors, l’étudiant avait la sensation que les regards se tournaient vers lui et qu’on chuchotait sur son passage. Il n’était pas habitué à se soucier de ce qu’on pensait de sa personne – il n’était déjà pas populaire au lycée et doutait de faire partie des hommes les plus appréciés du camp – mais là… ça touchait un sujet qui le mettait mal à l’aise. Le jeune Blackmore se sentait nu, jugé, et la promesse qu’il avait fait à l’escort-girl l’empêchait d’aller en parler à la seule personne en laquelle il avait confiance : Stanley.

Parce que oui, même si elle avait eu l’air profondément dégoûté d’avoir couché avec lui et qu’elle lui avait clairement fait comprendre qu’ils n’auraient plus rien à faire ensemble, il ne pouvait se débarrasser de son obscure fascination. A défaut de pouvoir l’approcher pour lui parler, Swann l’avait parfois espionnée en cachette. Rien de bien méchant : juste prendre un détour en allant chercher des vivres pour la voir par sa fenêtre, la suivre du regard quand elle passait dans la rue, s’informer discrètement sur ses sorties du camp, …. Il se sentait presque comme un amoureux éconduit suite à un malentendu, un véritable gâchis. Tous les deux, ils pourraient être tellement… juste « tellement ». L’étudiant aimerait lui montrer, mais il ne savait pas comment. Alors il grattait des miettes de son obsession, faute de plus, faute d’avoir le droit de la posséder toute entière.

Parfois, il en venait à se dire que ce n’était pas si mal, que c’était juste dommage d’avoir oublié. Parfois, il lui en voulait presque à mort de l’avoir si violemment rejeté alors que ce n’était pas sa faute. Pour couronner le tout, sa sœur n’aidait en rien. A croire que voir son frangin dans le mal lui rendait sa joie de vivre, parce qu’elle était plus odieuse qu’elle ne l’avait pas été depuis longtemps. « Bah alors, tu resautes pas ta cougar », « tu t’étais trompé de trou ? », « T’as voulu prendre la voie de garage et t’es tombé dans la boue ? », « Elle cherche une loupe assez grosse pour voir ta bite ? », … les réparties étaient infinies. Ça devait être toutefois sa façon de montrer qu’elle était heureuse de pouvoir se réapproprier la seule famille qu’elle avait, parce qu’entre toutes ses insanités, Joy lui avait suggérer de voir quelqu’un d’autre, ça lui changerait les idées.

Voir quelqu’un d’autre. C’était sûrement ce qui l’avait poussé vers cette fille en l’apercevant sur la plage. Il se souvenait vaguement d’elle, car lorsqu’elle avait été trouvée, c’était la première fois qu’il participait à une expédition qui ramenait quelqu’un. Fragile, ingénue, c’était de ça qu’il de se souvenait, pas de son prénom. Ce ne fut qu’une fois à sa hauteur que Swann se remémora qu’il ne savait pas si prendre – outre le fait qu’il n’avait pas vraiment envie de la draguer. Ça s’était bien vu avec Casey ou Beatriz, il n’avait aucune dextérité avec la gente féminine. Aller… à défaut de finir dans son lit, elle l’occuperait bien un peu.

- Salut… Amandine, c’est ça ? Il fronça les sourcils, persuadé de ne pas être loin, comment… comment ça va ? T’es… toute seule.

… oui captain obvious. Décidément, il n’était sérieusement pas doué.
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Mer 25 Oct 2017 - 23:05


Why do good girls like bad guys
Ft Swann
Combien de fois y avait-elle pensé en réalité ? Dix, cinquante, cent... mille... ? Non, plutôt un millier voir carrément le million, cependant, rien ne l'avait jamais poussé à franchir le cap. Six mois qu'elle était sûr l'île, un semestre complet qu'elle l'avait rencontré mais, jusqu'ici, Evy était incapable d'imaginer ne serait qu'une phrase, allez... un mot, pour lui adresser la parole. Elle le voyait tous les jours, ou presque, et tous les jours elle imaginait amoindrir les pas qui la séparaient de lui pour engager la conversation. Dans son crâne, ça ressemblait à quelque chose de fluide, de très concis et même réfléchit, non pas à un bégaiement intempestif duquel elle peinait à se dépêtrer sans rougir.... Non, ces images - totalement fantasmées à toute heure du jour ou de la nuit lorsqu'elle n'avait guère l'esprit occupé ailleurs - ressemblaient davantage à une scène de film, un truc fleur bleue, peut-être trop chou... En sommes niais, mais capable de faire pulser son cœur sur des notes guillerettes et chaleureuses, tout autant que de faire voleter les ailes de papillons dans son ventre.

Cette journée là n'échappait guère aux règles qui régissaient son existence depuis qu'elle avait franchi les grilles du Fort. En réalité, Swann était toujours présent quelque part, physiquement ou non, et le simple fait de le savoir ici, au même endroit qu'elle, parvenait à la tempérer quant à ses désirs de lui parler. Après tout, le voir, lui sourire même sans qu'il la voit, lui suffisait peut-être non ? Le problème ? : La blondinette avait surtout une confiance en elle qui frôlait le zéro pointé, et se rassurait donc avec ce qu'elle pouvait, imaginant sans mal que, s'il ne savait rien, s'ils ne partageaient jamais rien, alors elle n'aurait jamais à souffrir d'un potentiel râteau. Oui, avec rien on ne pouvait être déçu pas vrai ? Néanmoins, avec rien, on restait bien souvent sur sa faim.

Ce fut donc gorgée d'incertitude, quant à la suite à donner à ses multiples rêveries, qu'elle quitta sa chambre en emportant un bouquin. Dehors, l'air plus frais saurait lui changer les idées et, dehors, elle avait peut-être l'espoir de le croiser. Cette idée, alors qu'elle replaçait une mèche derrière son oreille, l'invita à sourire. Le rose empourprait déjà ses joues d'ailleurs, mais ce n'était là qu'un fait qu'elle mit sur le compte des températures plus froides d'Octobre. La plage et la léchée de sable ne tardèrent plus à se présenter à elle et, comme d'accoutumé lorsqu'elle se rendait dans le coin, Collins retira ses chaussures et s'installa pour ensuite enfoncer les orteils dans les grains. Cette sensation lui rappelait à chaque fois la même chose, les vacances auprès de ses parents, ces instants qui, autrefois l’insupportaient copieusement et qui, en ce jour où son regard noisette fixait les vagues, lui manquaient plus que tout autre chose en ce monde.

Des regrets, elle en avait à la pelle, et le plus grave d'entre eux était sans doute le fait de ne leur avoir jamais répondu lorsque les choses dégénéraient, de ne plus se souvenir de sa mère autrement que pour la dernière dispute qu'elles avaient eu, d'oublier, peu à peu et au grès du temps, leurs timbres et intonations. Ainsi, peut-être que fixer l'étendue salée devant elle lui permettait d'imaginer qu'ils étaient encore bien en vie, et sans doute aussi mélancolique qu'elle l'était face à leur absence, qu'ils avaient peut-être l'espoir qu'elle n'avait plus vraiment... Soucieuse, ses sourcils se froncèrent tout comme une boule se forma dans sa gorge alors que ses doigts, pour palier à la sphère émotive qui l’enveloppait soudainement, se battaient avec les pages de l'ouvrage qu'elle tenait. Puis là, sans prévenir, sans qu'elle y ait songé durant les dernières secondes, sa voix retentit à l'en faire sursauter. Sur le coup, Collins rosit puis redressa les yeux vers lui, ne pouvant guère s'empêcher de sourire – assez niaisement – en opinant à la formulation d'un prénom qui n'était pourtant guère le sien.

Oui, Amandine, pourquoi pas... Puis ce n'était pas important non, mieux valait qu'il se goure de nom et lui adresse la parole plutôt que l'inverse. En plus, son cœur jouait déjà du tambourin dans sa poitrine, et alors que sur sa langue, glissaient les syllabes du prénom de son interlocuteur, elle jugea bon de faire semblant de ne pas le savoir et plissa le nez. Dans le genre superficielle, on ne faisait pas mieux, pas mieux au point qu'elle s'injuria intérieurement simplement car ça n'avait rien à voir, absolument rien, avec ce qu'elle avait mille fois répété devant son miroir.

- Euh... j'suis toute seule oui... Sa conscience lui fila une gifle mentale qui la poussa immédiatement à se reprendre en secouant la tête.

Bon dieu, devait elle radicalement lui crier un « J'suis désespérée, tellement que j'ai peu d'ami et que j'rêve de faire ta connaissance » ? Absolument pas, elle devait faire preuve d'un certain mystère, d'une certaine contenance. Après tout ce n'était pas car enfin, et après des mois à l'avoir rêvé, Swann Blackmore lui parlait, qu'elle devait tout lui déballer en bloc sur sa vie, ses désirs et ses aspirations les concernant.

- Enfin ouais... j'veux dire ça va. Voilà, la petite avait rattrapé le tir en rebondissant sur une autre des questions qu'il lui avait posé. Rassurée, Evelyn reprit donc sans même réfléchir à ce qui passait ses lèvres et qui, malgré la gentillesse y étant glissée, n'avait rien de semblable à la conversation posée, spirituelle et concise, qu'elle s'était imaginée. Et toi ? Clairement s'il était debout, face à elle, sur la plage, c'était sûrement qu'il pétait la forme non ? Question con, très con pensa-t-elle avant d'inspirer et de conclure sur une connerie monumentale qui la fit automatiquement rosir en recroquevillant les orteils dans le sable. Puis, c'est Evy, enfin Evelyn... pas Amandine... Mais ça fini pareil, enfin presque.






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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Jeu 26 Oct 2017 - 8:09
S’ils n’avaient pas l’air de deux empotées, Swann se demandait bien à quoi ils ressemblaient. Au moins, la jeune femme ne l’avait pas envoyé paître, ce qui était déjà un bon point ; et après ? Comment avait-il fait déjà avec Apple ? Tout lui avait paru si… naturelle. Facile. D’ailleurs, est-ce qu’elle n’était pas en train de lire aussi ? Est-ce que ce n’était pas ce qui l’avait attiré vers elle ? Le fait qu’elle soit jolie mais, pourtant, à part du reste du monde. Sans doute que son rang y était pour quelque chose, mais aussi son goût pour la discrétion et ses difficultés à se lier socialement. L’étudiant s’en voulut de penser ça maintenant, de se dire qu’en plus de chercher une façon de se distraire de Joann, il cherchait le reflet de sa petite-amie décédée il y a un an. C’était cruelle pour cette blonde dont il ne connaissait rien. En y regardant bien, elle aussi était jolie… et elle aussi restait à part. Le parallèle était irrésistible.

- Oh-euh… ok, pardon… ça va oui, merci… « Evelyn ».

Ça va, il n’était pas « si » loin… il y avait quoi, deux ou trois cents personnes dans ce camp maintenant ? Il n’était pas tenu de se souvenir des noms de tout le monde. C’était déjà bien qu’il se rappelle vaguement des consonnances. Dans un élan un peu guindé et maladroit, le cadet Blackmore se pencha pour tendre une main – trop – solennel à l’étudiante en lui adressant un :

- Swann. Enchanté, enfin… officiellement.

Qu’est-ce qu’il racontait. Ça n’avait pas de sens. Alors que ses doigts se refermait sur la main gracile d’Evelyn, il ne put s’empêcher de regardait autour d’eux. Dans son subconscient flottait cette ébauche d’espoir fou que Joann passerait par là, qu’elle le verrait et qu’elle serait jalouse. Elle s’approcherait vivement et lui demanderait – non : lui ordonnerait – d’arrêter de fréquenter des minettes pour la suivre et goûter à nouveau à une vraie femme. C’était ce qu’il attendait, mais rien ne vint, ni personne, alors ses yeux gris se reposèrent sur la blonde.

- Y’a du monde ici… on retient pas toujours les visages… enfin si, je me souvenais de ton visage, mais pas de ton prénom, et… euh…, il eut une moue embarrassé, ses joues rosirent, je passais par là, je me demandais ce que…, le jeune homme s’éclaircit la gorge pour reprendre un peu de contenance, ça fait plusieurs mois que tu es là et… tu es… toute seule sur la place alors qu’il fait froid…

Cette conversation tournait en rond, c’était effroyable. La vérité, c’était tout simplement qu’il ne savait pas quoi lui dire et maintenant qu’il avait sauté à pieds joints dans le plat, il ne pouvait plus faire marche arrière. Si seulement Joy était là, elle se roulerait dans le sable à rire comme une dinde et elle aurait parfaitement raison. Le vent de la côte chargé des embruns de l’océan se leva, ébouriffant les mèches brunes que Swann coupait de la même façon depuis des décennies. Il lui fallait de quoi se raccrocher aux branches, une raison d’être là, n’importe quoi… qu’elle ne le prenne pas, en plus, pour un simple idiot qui accostait les filles sur la plage.

- Tu as des problèmes avec quelqu’un ?

Va savoir pourquoi « ça » lui était venu. Comme si l’unique raison valable justifiant qu’une fille au joli minois ne soit pas blottie dans les bras d’un autre c’était parce qu’elle avait des ennuis. Le cadet Blackmore était tellement mal-à-l’aise qu’il était à deux doigts de faire demi-tour. C’était une idée de sa sœur après tout, comment il avait pu croire qu’elle serait bonne ?
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Jeu 26 Oct 2017 - 12:08


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 « Evelyn »... Son prénom, car c'était bien là le bon, sonnait-il étrangement bien entre les lèvres de son interlocuteur ? Ou était-ce simplement les sentiments ressentis à son égard qui parlaient pour elle ? Sûrement oui, après tout elle avait toujours détesté Evelyn, c'était vieux, démodé, ringard à souhait mais que pouvait-elle lui sortir ? « Evy c'est mieux » ? « Je suis tellement stupide que je déteste mon prénom... » Non clairement, mieux valait encore qu'il retienne cette horreur qu'il ne la prenne pour plus insignifiante qu'elle ne l'était déjà. Ne répliquant donc pas, la blondinette fixa la main qu'il lui tendait. Elle savait parfaitement son prénom, mais la comédie jouée plus tôt, afin de lui faire penser qu'elle ne se souciait pas du tout de lui, du moins pas au point d'en rêver de grosses parties de la journée, avait visiblement bien fonctionné. Un sourire étira alors ses pétales puis, sans hésiter, elle glissa les doigts entre les siens pour une poignée de main officielle. Pour un peu elle se serait cru dans les années quarante, clairement la scène n'avait rien à voir avec l'époque actuelle, ni même ne ressemblait à des présentations de jeunes de leur âge, c'était conventionnelle, maladroit, mais finalement, agréable car la douceur de sa peau l'invita à baisser les cils, l'espace d'un instant, contre leurs membres joints.

Séduite, elle termina pourtant à ôter ses phalanges pour mieux les ramener contre les autres, sur le bouquin, pour ensuite suivre le fil des mots qui passaient ses lèvres. De toute évidence, elle ne lui tenait guère rigueur de ne pas s'être souvenu de son prénom, tout ce qu'elle retint était qu'il avait, malgré les mois, gardé précieusement un cliché de son visage dans le creux de son esprit, enfin... un cliché suffisamment clair pour le pousser à l'aborder aujourd'hui sur la plage. C'était suffisant, d'ailleurs concernant Swann, Collins n'était évidement pas du tout objective, il aurait pu juste passer près d'elle sans la regarder, rien que pouvoir le voir et sentir son petit cœur battre lui aurait été agréable. Mais, c'était différent cette fois, il l'observait, regardait parfois aux alentours comme s'il s'attendait à être stoppé dans son élan par quelqu'un, mais il lui faisait face et l'interrogeait même quant à son habitude de venir ici, ce à quoi elle ne répondit pas de suite, préférant sourire, encore et encore, et décrire les traits de son visage, sans véritablement définir le sens véritable de sa question. Elle le trouvait charmant, peut-être plus encore, mais le scruter, voir se mouvoir ses lèvres sans qu'un son ne semble atteindre ses tympans, l'obligea à se reprendre pour ne pas paraître plus conne qu'elle ne l'était depuis l'instant où sa voix l'avait tiré de ses regrets.

- Il fait pas si froid... Lâcha-t-elle sans réfléchir.

En réalité si, le temps n'était plus aussi clément que lors du dernier été ayant réchauffé les grains sur lesquels elle pouvait passer des heures à lire, mais qu'aurait-elle pu lui sortir d'autre ? Rien, ou si... un truc encore plus débile. Enfin, là n'était déjà plus la question car, après un silence dont elle profita pour relever les nuances de son regard, le jeune homme reprit la parole à l'en faire plisser le nez. Des problèmes elle ? Des tas oui, elle n'avait pas confiance en elle, était plutôt superficielle, trop émotive... Des problèmes elle en avait donc pas mal mais, en ce qui concernait le fait d'être en mauvais terme avec quelqu'un du camp, pas vraiment... Ou si, mais étant donné que le minois qui lui passait par la tête était celui d'une amie de son interlocuteur, Evy jugea bon de la fermer quant à ce qu'elle ressentait à l'égard de Casey.

- Non... j'ai pas de souci majeur. Reprit-elle en pinçant les lèvres, paupières plissées vers le lointain comme pour réfléchir au sens profond de sa question qui, bien entendu, n'avait rien du tout de spirituel.

Puis là, un blanc s'étendant plus qu'elle ne l'aurait cru, Evelyn relâcha ses traits puis revint contempler le visage de son coup de cœur. Dès heures durant elle aurait pu rester là, silencieuse, à l'observer pour dénoter chaque détails qui faisait de lui ce qu'il était. C'était à la fois grisant et dérangeant, simplement car désormais, et après six mois à y avoir pensé sans répit, elle était certaine de ne plus pouvoir se détacher de l'admiration qu'elle avait pour lui. Certes elle ne le connaissait pas vraiment, elle savait simplement qu'il avait environ son âge, qu'il était studieux à l'époque où les études étaient encore d'actualité, qu'il était mignon... Mignon, cet adjectif, alors qu'elle croisait de nouveau ses yeux, la poussa à baisser le nez vers la couverture du livre qu'elle lisait. La chaleur lui montait aux joues, inutile qu'il s'en rende compte oui, mieux valait regarder ailleurs et, bêtement, replacer une mèche blonde derrière son oreille.

- J'aime bien venir ici... c'est uhm... Sa conscience roula copieusement des yeux face au débit peu fluide de ses mots. D'ailleurs, elle lui souffla même que Swann, bien qu'étant encore debout près d'elle, devait copieusement s'emmerder à l'écouter déblatérer sans être capable de construire une phrase que l'hésitation ne hachait pas. apaisant, enfin, je peux réfléchir et lire tranquille. Termina-t-elle, sous les applaudissements moqueurs de son elle intérieure, tout en secouant doucement le livre qu'elle avait apporté.

Nul autre qu'un Stephen King. Plusieurs nouvelles assez glauques dont une qu'elle lisait depuis quelques jours déjà et qui, malgré l'horreur qu'y subissait une écrivaine de polar, lui plaisait énormément. C'était sombre et là où elle n'aurait pris aucun plaisir à parcourir ce genre de lignes autrefois, n'ayant certainement d'yeux que pour les fictions à l'eau de rose et aux happy-end romancés, Evelyn appréciait. Peut-être car désormais, la vie ressemblait d'avantage à cet ouvrage qu'à ceux où Scarlett O'hara tombait dans les bras de Rhett Butler.

- Tu passes souvent dans l'coin ?

Évidement que non bon dieu – une nouvelle fois madame conscience soupira dans le creux de sa tête – sans quoi, après des heures passées ici, elle l'aurait vu bien plus souvent... Enfin, peu importait, elle était naze, terriblement ennuyeuse et – bien que son cœur se pinçait déjà à l'idée que ce soit possible – Swann n'allait plus tarder à se barrer pour trouver plus intéressant à faire que de lui parler.





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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Jeu 26 Oct 2017 - 20:25
Pas de soucis « majeur » ça voulait dire qu’elle en avait. C’était ce que confirmait ses lèvres pincées en tout cas. Le problème, c’était que Swann n’était pas sûr de vouloir creuser la question et même si c’était le cas, il ne souhaitait pas se heurter à un embarrassant « je ne veux pas en parler ». Après tout, ils venaient de commencer à se parler, c’était déjà étonnant qu’elle ne l’envoie pas balader… alors elle n’avait certainement pas l’intention de déballer ses petits soucis. Et puis, s’ils n’étaient pas « majeurs » alors ce n’était pas grave, n’est-ce pas ? Un blanc s’étira trop longuement. L’étudiant sentait les yeux de la jeune femme sur lui alors il regarda ailleurs. Pas suffisamment longtemps, car ses pupilles s’abaissèrent pour se heurter aux siennes. A son tour, Evelynn fuit son attention, avant d’essayer d’expliquer qu’elle aimait venir sur la plage pour être tranquille.

« Tranquille ». Ce mot résonna entre ses deux oreilles et le faisant ne pas se sentir à sa place. Ça devait être une manière de lui faire comprendre qu’il était de trop, que si elle venait là, c’était pour fuir tous les autres justement. Sa bouche s’entrouvrit, se referma, alors que son subconscient se cherchait déjà de bonnes raisons pour lâcher prise. Pourquoi s’obstiner de toute façon ? Elle avait l’air fragile, douce, gentille, faible. Autant d’adjectifs qui aurait dû la hisser au statut de potentielle amie mais qui ne faisaient que souligner comme elle était différente de Joann. Maintenant qu’il y pensait, Swann ne l’avait jamais vue sortir en expédition, ni même s’entraîner. Elle était… là, à perdre du temps sur la plage, à lire dans le froid – parce qu’il faisait froid, quoi qu’elle en dise. Un jour, elle mourrait, comme Apple, et il ne tenait pas à s'être attaché à elle à ce moment-là.

- Désolé, marmonna-t-il, je vais pa-

Elle l’interrompit avec sa question. S’il venait souvent ici ? Non. En vérité, il passait simplement dans le coin pour essayer de résister à son envie d’aller espionner l’escort-girl, il l’avait vue, et… bref, c’était tout bonnement inavouable. C’était déjà assez compliqué comme ça d’avoir la sensation que tout le monde savait ce qu’ils avaient fait. Le jeune Blackmore enfouit ses mains dans ses poches, se balançant légèrement d’avant en arrière, une boule de gêne dans la gorge. Il se la racla doucement avant d’essayer de tisser une réponse en improvisant :

- Je… oui, enfin… j’habitais ici déjà… « avant », il lui laissa quelques secondes pour assimiler qu’il faisait référence à l’époque d’avant l’épidémie, ma mère m’emmenait marcher sur le sable de temps en temps…

Mettre un peu de faux dans le vrai, voilà le parfait mensonge. Si Lilian Blackmore avait eu le temps de faire ne serait-ce que la moitié d’une promenade main dans la main avec son fils, celui-ci aurait peut-être un souvenir un peu différent de son enfance. L’idée c’était de noyer le poisson, de détourner l’intérêt de la question initiale. Swan ne voulait pas lui dire qu’il venait régulièrement car si c’était son cas, elle demanderait pourquoi elle ne l’avait jamais vu ; mais s’il disait que c’était une exception, il faudrait expliquer pourquoi aujourd’hui et maintenant.

- J’aimais bien Stephen King, relança-t-il de but en blanc en apercevant le titre que lisait Evelyn entre ses doigts, mais maintenant je… je trouve qu’il y a assez d’horreurs dehors pour… prendre plaisir à lire ses histoires, tu ne crois pas ?

Ce n’était même pas un reproche, c’était une simple question, posée de sa voix laconique. Au moins, il était sûr de ne plus la voir insister sur la fréquence de ses visites sur la plage mais aussi, ça lui permettrait de la jauger un peu plus. Il se sentait déjà un peu moins malvenu puisqu’elle ne l’avait pas laissé partir quand elle en avait l’occasion. Du coup, il voulait la connaître. Un peu. Savoir ce que cachait ce joli minois qu’il jugeait trop doux pour être encore en vie.
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Jeu 26 Oct 2017 - 21:38


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Il habitait donc l'île avant tout ça... Enfin, ce fut peut-être ce qu'elle retira de ses dires, tout autant qu'elle comprit ô combien il devait regretter ces instants passés auprès de la femme l'ayant mis au monde. A ces mots d'ailleurs, Evelyn déglutit en songeant à sa propre mère et au fait que, bien que n'ayant jamais souffert d'un manque cruel d'amour, plutôt de s'être bien souvent sentie étouffer sous les bras de cette maman poule et d'un père trop protecteur à son goût, elle n'avait jamais su apprécier à leur juste valeur les moments familiaux durant sa vie de jeune adulte. En témoignaient encore les dernières vacances qu'elle avait partagé en leur compagnie, elle y avait été insupportable, constamment absente du monde réel, le nez rivé en permanence sur son smartphone pour avoir des nouvelles des filles qu'elle mourrait d'envie de retrouver au plus vite. Alors, l'entendre lui parler de sa mère, en ce jour, et du fait qu'il appréciait passer un moment si simple que le fait de marcher sur la plage en sa compagnie, l'invitait à s'insulter davantage encore. Evelyn n'avait guère su profiter des instants basiques de la vie, désormais et alors qu'elle n'en jouirait plus jamais, elle les regrettait plus que tout autre chose.

Subitement, la gamine eut une terrible envie de pleurer mais, quand la voix de son interlocuteur résonna de nouveau, les larmes s'évaporèrent au cœur de ses prunelles qui, déjà, revenaient sonder les lueurs claires des siennes. Malheureusement, ce qu'elle apprenait sur son compte n'était certainement pas pour la mettre en valeur, pas du tout même... Et bien qu'appréciant sa lecture du moment, elle relâcha subtilement l'ouvrage pour le déposer près d'elle et reporter les mains contre ses jambes fléchies. Devait elle mentir, lui dire qu'elle non plus n'était pas trop fan des récits sombres de l'auteur ? Sa conscience décida pour elle tout autant que son côté superficiel qui reprit le dessus pour donner le change et, potentiellement, le faire s'intéresser à elle. Oui, un petit mensonge en passant n'était pas répréhensible, il n'en saurait jamais rien puis, si elle devait cesser de lire ce livre, pour éventuellement se retrouver sur la même longueur d'onde que lui, alors ce n'était pas un bien gros sacrifice...

Elle allait donc lui mentir, et ce ouvertement, mais uniquement car dans une petite partie de son crâne, la blondinette ignorait encore qu'il était aisé de la manipuler. Influençable, elle savait l'être oui, il suffisait de regarder son parcours en fac pour le comprendre d'ailleurs, mais, même si elle en était totalement consciente, Collins ignorait qu'elle l'était plus encore lorsqu'elle était attachée, de près ou de loin, à celui qui usait de ce stratagème pour s'obtenir ce qu'elle ne lui aurait cédé de plein grès. Là, pour un bouquin et un genre littéraire, l'étudiante n'imaginait pas une seconde qu'elle se faisait influencer, non... C'était simplement mentir pour mieux séduire... Enfin un truc du genre, pensa-t-elle en plissant le nez face à ses propres réflexions.

- J'ai toujours préféré les romans de toute manière... Voilà, là au moins ça lui parraissait claire et assez simple, elle n'irait pas brûler en enfer pour un truc si banale. Cependant, elle reprit assez vite pour préciser, enfin, ajouter quelques épices à sa connerie pour qu'elle paraisse plus réelle et envisageable. La... science fi.... Tout en découpant ce mot, avec hésitation, elle tenta de décrypter ce qu'en pensait Swann et bifurqua sur toute autre chose. Elle détestait la science fiction, puis en y réfléchissant bien, bien que le monde soit plongé dans l'horreur il avait aussi ce petit côté étrange qu'on retrouvait dans le genre de récit qu'elle venait d'exposer. Non, valait mieux la jouer fine. Enfin j'aime bien lire quoi, ça m'passe le temps... j'aime tout.

Menteuse lui cria madame Conscience en joignant les mains comme l'un des personnages phare des Simpson. Oui et alors ? Çà n'avait pas de valeur, ce n'était rien, et c'était bien mieux que de le voir la fuir car elle ne trouvait rien de terrible à lui dire. Tout était véritablement plus simple lorsqu'il s'agissait du miroir et non de lui, là, c'était un peu comme jouer à pile ou face sans connaître ses possibles réactions. Mais alors qu'elle était éprouvée par ce qui lui passait par la tête, Evy trouva alors le courage d'être plus éloquente et perspicace. Il appréciait lire non ? enfin c'était ce qu'elle avait cru déceler quand il lui avait dit avoir apprécié King en son temps, et des ouvrages, elle en avait à la pelle... Vivre seule durant des mois lui avait permis d'accumuler quelques bouquins puis, Lucas connaissant son goût pour la lecture, lui avait bien souvent rapporté d'autres ouvrages lors de ses sorties. Elle se redressa d'un bond alors, désormais sur ses pieds, et mit un certain temps à reprendre. Il était bien plus grand qu'elle... Ça ne la dérangeait pas mais, peut-être que rester assise lui aurait permis de ne pas avoir à trop redresser le nez pour fixer ses yeux.

- T'es.... vachement grand... Lâcha-t-elle sans s'en rendre compte et sans imaginer une minute que c'était surtout elle qui était petite. Pourtant, elle se reprit rapidement afin de ne pas l'inviter à croire qu'elle se souciait d'un truc si bête. Enfin...Si t'aime lire, j'ai pas mal de bouquin chez nous... Là, elle stoppa sa phrase puis reprit pour qu'il comprenne d'où venait ce « nous ». Il ne se rappelait pas de son prénom plus tôt, comment aurait-il pu savoir qu'elle partageait un logement avec Lucas ? oui, je vis avec Lucas... Richardson... Tu sais le... le.... Comment pouvait-elle le décrire ? Elle chercha mais termina par sourire lorsqu'il sembla savoir de qui elle parlait. Donc j'ai des livres, si... si tu veux m'en emprunter quelques uns ça me dérange pas.

Était-ce une invitation ? Sans doute oui, néanmoins il n'était pas forcé d'y répondre favorablement, ni maintenant, ni plus tard, il était libre. Cependant, une sorte d'espoir, capable de faire briller ses prunelles brunes, lui réchauffait le cœur à l'idée qu'il puisse accepter.





Drowned in hell...
Take another walk out of your fake world. You'll see that you can breath without not back up, so much stuff you got to understand. You see its not the wings that makes the angel, just have to move the bats out of your head.

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MessageSujet: Re: Why do good girls like bad guys   Jeu 26 Oct 2017 - 22:34
La blonde avait écarté son livre trop vite pour que ce soit naturel. Alors qu’elle paraissait absorbée avant son arrivée, voilà qu’elle prétextait que ce n’était pas trop son truc. Elle avorta même une réponse en voyait l’air sceptique de Swann, avant de se vautrer dans un « j’aime tout » censé la sauver du désastre. Au final, elle avait esquivé la vraie question. Enfin… elle avait dit tuer le temps en lisant. Le jeune Blackmore n’avait pas pu empêcher son nez de se plisser : elle sonnait aussi inutile qu’elle en avait l’air. Lui aussi était du genre à bouquiner tranquillement, loin des autres et des interactions sociales. Avant en tout cas. Depuis que les morts avaient envahi leur campement, depuis qu’il avait ouvert les yeux sur leur existence, c’était devenu plus compliqué. La détente lui paraissait creuse, l’oisiveté était coupable. Quelque part, chaque bouffée d’oxygène avait un prix inestimable, parce que cet endroit était un symbole. Combien de millions de gens étaient morts ? Combien d’autres les supplieraient de vivre dans des conditions similaires ? Ils étaient des élus et ce statut devait, aux yeux de l’étudiant, se mériter. Il lui avait alors juste rétorqué un hum-hum indéchiffrable avant qu’elle ne lève et ne fasse une remarque sur sa taille.

- Je fais un mètre soixante-dix-huit, rétorqua-t-il machinalement.

Ça ne lui paraissait pas si grand en plus, il était même plutôt habitué à être parmi les hommes les plus petits qu’il croisait. Swann mettrait plutôt sa main à couper que c’était elle qui n’était pas bien haute. Debout, elle semblait encore plus gracile. Une fois de plus, il constata qu’elle était jolie. Un peu comme une poupée de porcelaine qui avait bien plus sa place dans un écrin que dans un monde pareil. « Comment avait-elle survécu », telle était la question qui le taraudait. Il voulait savoir – il devait savoir. Patient, le cadet Blackmore l’écouta dérouler lentement ses paroles, évoquer ce… « type » qu’était Lucas Richardson. Ça pour le connaître… encore un autre des buffles gonflés aux testostérones de l’île. L’étudiant prendrait le pari qu’il ne savait pas écrire son nom sans faire une faute d’orthographe, y’avait trop de lettres et de syllabes.

- Oui, je vois qui… c’est, l’aida-t-il en masquer son apriori.

Est-ce que c’était une invitation ? En bonne et due forme ? Il ouvrit la bouche sans produire le moindre son. A vrai dire, c’était rapide, il n’en demandait pas tant ! La dernière fois qu’il s’était retrouvé dans une maison avec une autre fille que sa sœur, il avait bu à en oublier son prénom et avait jouer de sa « virilité ». Il ne pensait pas à ce qu’on l’y reprenne de sitôt, surtout dans la baraque qui avait été attribué à Lucas’ttardé. L’impression soudaine d’être pris dans une urgence fit balbutier Swann qui s’expliquait maladroitement :

- Oh-euh-non… euh… je dois… ma sœur m’attend pour… enfin… quelques travaux à f-faire et… euh.. bonne journée Aman-Evelyn.

Il s’était rattrapé in extremis, même s’il n’avait absolument pas percuté qu’elle préférait son surnom. Un peu crispé, le jeune homme fit demi-tour pour regagner les rues du camp. Il avait le cœur qui battait la chamade et des bouffées de chaleur. C’était parfaitement stupide : il sautait sur l’occasion pour suivre le conseil de Joy et quand ça se concrétisait… il détalait en cinquième vitesse. C’était plus fort que lui : le film s’était accéléré dans sa tête et quand il en arrivait à l’inévitable fantasme sexuel qui découlait du fait de la suivre, un visage se superposait à celui de la blonde : Joann.

***

Il n’avait pas beaucoup dormi la nuit passée. Quand il ne repensait pas à ce qui avait pu se passer avec la trentenaire dans les draps qui l’enveloppait, il revisitait sa discussion laborieuse avec Evy. Il réanalysait ses gestes, ses mots, ses paroles, avec un peu de recul. Une vision sans doute biaisée par le subconscient, mais ça lui paraissait moins terrifiant ainsi. Est-ce qu’elle n’avait pas l’air aussi intimidée que lui ? Est-ce que ses yeux n’avaient pas brillé tout particulièrement à l’idée qu’il vienne chez elle ? Swann avait envie de se dire oui, mais c’était trop beau. Une fille qui s’intéresserait à lui ? Après le fiasco désastreux de l’escort-girl, il ne voulait pas y croire. Il ne voulait pas, et pourtant… il avait la sensation qu’elle pourrait lui sortir Joann de la tête. Si ça fonctionnait, s’il y croyait assez fort, si…

Il n’était vraiment pas convaincu en frappant à sa porte. Ça n’avait pas été bien dur de savoir où elle habitait : depuis le temps qu’il était là, l’étudiant connaissait pas mal de personnes bien informées. Du genre de celles qui distribuait les maisons ou qui savaient où étaient installés les nouveaux. Il se sentit stupide sans rien dans les mains mais il avait soigné un peu son apparence : sous son pull, sa chemise, était parfaitement repassée, il portait un manteau civil en cachemire plutôt bourgeois et avait peigné ses cheveux. Quand – enfin – la jeune fille ouvrit, il réalisa qu’il ne savait même plus pourquoi il était là.

- Euh… bonjour Evelyn, il s’éclaircit la gorge tandis qu’un sourire nerveux le faisait rougir, tu… tu m’avais dit que je pouvais… voir tes livres ?
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