The Walking Dead RPG

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- Cruelty got us closer -
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Mar 24 Oct 2017 - 21:24


Cruelty got us closer 
Ft Swann
Des larmes, elle en avait versé dans son existence certes, et généralement elles étaient toujours le fruit d'une rage intense, cependant, les perles qu'elle virait encore en quelques gestes secs d'un poing serré, étaient sans doute celles qui lui causeraient le plus de tort... Swann venait de la voir se mettre dans un état lamentable et, tout ça pour quoi, une partie de jambes en l'air dont elle n'avait pas même un insignifiant petit souvenir... ? Ce n'était pourtant pas vraiment cela qui la dérangeait à proprement parler, car au delà de leur différence d'âge, la honte et tout ce qu'elle semblait ressentir en bloc, autrefois la chose l'aurait sûrement fait rire simplement car elle ne l'aurait plus jamais côtoyé et, surtout, qu'à l'époque, elle avait encore un implant dans le bras pour s'éviter ce à quoi, sans pouvoir le maîtriser, son esprit songeait depuis déjà cinq bonnes minutes.

Puis, relâchant subitement le drap, qu'elle jeta négligemment sur le ring de leurs ébats, Joann entreprit d'enfiler son jeans en grimaçant lorsque Swann vida le contenu de son estomac à même l'unique corbeille présente. Il était mal, elle se sentit fautive subitement mais secoua rapidement la tête – et ce malgré la migraine – pour virer tout sentiment de culpabilité de ses pensées. Il était tout aussi responsable qu'elle, si ce n'était plus... Non, à dire vrai chacun avait le même taux de responsabilité dans l'histoire mais celle qui finirait par accumuler les emmerdes, si toutefois une putain de graine s'était plantée dans son utérus, c'était elle et pas lui. Tâchant donc de se rhabiller, la boutonnière de son jeans resta néanmoins grande ouverte quand elle l'entendit, entre deux hoquets nauséeux, lui certifier que le prochain test serait négatif.

- Comment ça j'peux pas être enceinte ? Répliqua-t-elle plus fort qu'elle n'imaginait le faire. Son regard le gelait sur place, deux billes noires en pleine domination sur un océan de grisaille tumultueux. Tu vis sur quelle planète Swann? Reprit-elle en un rictus aussi mauvais que nerveux. T'es pas stérile que j'sache ? T'as vingt trois ans bordel, et moi.... Moi je suis encore capable de m'faire engrosser.

Les mots employés étaient crus mais ils ne reflétaient que l'horreur qui la tenait en haleine au sujet d'une possible grossesse. Il fallait qu'il ait raison cependant, quoi qu'il puisse advenir, le test devrait être négatif. Elle mère ? Sûrement pas, elle détestait les mioches et avait l’instinct maternel au ras des pâquerettes. Quant à lui, alors qu'elle l'observait lui parler de prendre une douche si elle le désirait, Joann estimait qu'il était encore trop immature pour jouer un rôle qu'elle l'obligerait à tenir, seul, si toutefois elle devait pondre le fruit de leur unique nuit de débauche. Secouant la tête, un sourire étrange aux pétales, elle fixa l'entreprise de ses propres mains sur son jeans, puis sa ceinture qu'elle termina par boucler, avant d'avancer dans sa direction pour coller le doigt sur son torse.

- Non, j'veux plus rien qui vienne de toi... Jamais ! Siffla-t-elle, assez acerbe pour se convaincre elle même qu'il valait mieux mettre une certaine distance entre eux. Elle l'appréciait oui, mais ce genre de choses ne devait jamais plus voir le jour, mieux valait cesser là avant que tout ne devienne plus grave du moins, si ce ne l'était guère déjà. Joe était dure oui, mais ses yeux encore humides lui permettaient de donner le change quant au mal de chien qu'elle eut à lui balancer le reste de sa phrase à la figure simplement car, connement, elle avait cru pouvoir se rapprocher de lui et le ranger dans la case proche de ses relations. J'veux plus qu'tu m'parles, que tu m'cherches... J'veux plus rien de toi Swann et la dernière fois qu'on se verra se sera pour constater l'étendu des dégâts !

Sur cette conclusion, elle renfila son top, passa négligemment ses rangers, empoigna sa veste et baissa les yeux, pour ne pas potentiellement succomber à son regard effaré, avant de passer le seuil et de dévaler les marches afin de retrouver, aussi rapidement qu'elle le put, la fraîcheur de l'air extérieur...





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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Lun 30 Oct 2017 - 20:01
Combien de temps avait-il passé là, figé comme un idiot, alors que Joann était déjà partie en claquant la porte ? La honte, l’incompréhension, la frustration, tout ça se mêlait dans un cocktail visqueux que la gueule de bois n’arrangeait pas. Est-ce que c’était sa faute ? Est-ce qu’il l’avait ? … ses yeux bougèrent enfin, survolèrent les vestiges de leur cuite et les draps défaits. Non. Il se connaissait : même s’il ne tenait pas l’alcool, il n’aurait jamais violenté la trentenaire d’aucune manière que ce soir, il l’admirait trop pour ça. S’il avait osé l’embrasser, c’était uniquement parce qu’elle lui envoyait des signaux qui… enfin… Swann ne savait plus trop.

Dans ses bras, la poubelle exhalait une odeur écœurante qui risquait de le faire vomir à nouveau. Son cerveau voulait bouger mais ses jambes restaient ancrées dans le sol, flageolantes, fébriles. Il n’avait pas envie de croiser Joy, de supporter ses piques, de lui expliquer, de la voir rire comme une dinde…. Sa sœur n’était pas qu’une connasse : après avoir déchargé quelques cartouches de moquerie, elle lui administrerait une tape dans le dos, fera son possible pour qu’il se remette de son malaise et insultera copieusement l’escort-girl. Malheureusement, il fallait d’abord qu’elle se montre mauvaise avant de faire preuve de sympathie, c’était invariable.

- Hey Swann ! Tu t’es fait plaqué ? Résonna une voix depuis le rez-de-chaussée, elle s’est barrée vite ta biat-
- LA FERME JOY !! Explosa-t-il brusquement, une bombe qu’il retenait depuis plusieurs minutes, LA-FERME ! MERDE !!

Et dans sa rage soudaine, il avait balancé la poubelle au travers la pièce… son contenu avait, bien évidemment, giclé un peu partout et notamment sur son bureau et le paquet de lettres écrites par Apple. Le jeune Blackmore avait alors poussé un rugissement animal et son pied avait cogné si fort dans la porte qu’on avait dû l’entendre claquer jusque chez les Chambers. Putain-de-merde.

***

Ça faisait deux semaines – ou environ – depuis l’incident. La chambre de Swann ne sentait plus ni l’alcool, ni les réjections, et il s’était résigné à jeter le courrier échangé avec Apple. Jusqu’à présent, il le gardait pour se rappeler pourquoi il ne devait pas flancher et après réflexion, aujourd’hui, il avait d’autres repères. Sa sœur, bien sûr, Joann, malgré tout, et son nouveau centre d’intérêt… Evelyn. Pour elle, il avait accepté de ne conserver de la rouquine de ses souvenirs imprimés dans ses sens. L’odeur de son parfum, la douceur de sa peau, le goût de ses lèvres, l’intensité de ses yeux. Le cœur de l’étudiant lui appartiendrait toujours, quelque part, mais en ayant simplement voulu la manipuler et l’utiliser comme passe-temps… il se pourrait bien qu’il s’attache peu à peu à la blonde qui partageait un pavillon avec Lucas-tastrophe.

- Quoi ?! Attaqua-t-il sèchement alors que Joy venait le déranger dans sa chambre.
- Parle-moi meilleur Swanny, rétorqua son aînée du tac-o-tac, y’a ta grognasse à la porte.
- Evelyn ? Demanda-t-il naturellement avec un air surpris, qu’est-ce qu’elle fai-
- Aaaaaah, l’interrompit la blonde, donc tu te tapes Evy-la-nœud-nœud aussi ? Qui aurait cru qu’mon frère deviendrait un putain d’tombeur, taquina-t-elle.
- Joy, qui c’e-
- C’est Joann, lâcha-t-elle finalement avec une grimace en s’éloignant, après avoir repousser le battant de la porte pour qu’il comprenne qu’il devrait se bouger.

L’appréhension lui noua immédiatement la gorge et l’estomac. Swann referma le livre que lui avait prêté sa nouvelle amie sans penser à mettre le marque-page, prit une grande inspiration, et… se mit debout. Comme un automate, il se dirigea vers l’étage inférieur, jusqu’à ce que la présence de la trentenaire dans l’encablure de la porte ne le freeze comme un animal apeuré. Il n’était plus sûr de savoir ce qu’elle avait à lui dire…
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Mar 31 Oct 2017 - 10:29


Cruelty got us closer 
Ft Swann
Négatif, c'était ce que le test avait révélé devant ses prunelles brunes, et bien que rassurée, voyant désormais les choses sous un angle plus serein, Joann devait encore affronter l'étudiant. Durant des jours, elle avait cherché quoi lui dire, quoi lui exposer, pour possiblement renouer le lien ayant éclaté par sa faute. Car oui, après l'avoir rabroué comme un parasite inutile, Joann savait à présent qu'il n'était en rien fautif. Elle l'était, elle en était persuadée car, à l'origine, ce qui ne devait être qu'un baiser sans suite, c'était mué – de part l'abus d'alcool – en coucherie sans souvenir. La brune avait imposé ses règles, l'avait forcé à boire plus qu'il ne pouvait le supporter et tout ça pour quoi ? Pour l'entendre lui dire qu'il était hypothétiquement fou d'elle. Ce n'était qu'un jeu malsain, un but stupide qu'elle poursuivait depuis l'instant où son regard s'était posé sur ce garçon innocent duquel elle était certaine pouvoir obtenir tout et n'importe quoi. Cain l'avait manipulé tout ce temps, s'était servie de lui comme s'il n'était qu'une marionnette, un peu comme s'il n'était guère important pour elle alors qu'indéniablement, et bien malgré elle, Swann avait acquis un certain statu dans le cœur – en apparence froid – de la Canadienne.

D'ordinaire, elle n'aurait guère donné suite, d'ordinaire, elle n'aurait pas eu à être confrontée à ses erreurs mais, désormais, là où l'amitié l'avait enlacé avec fièvre, Joann savait qu'elle devait rattraper le coup. Stanley, Casey même, lui avaient certifié que ce qu'elle entrevoyait comme la pire connerie de sa vie, n'était qu'une petite erreur, que personne ne lui en tiendrait rigueur au point de la pousser à se voir comme la garce qu'elle était depuis bien longtemps. Certes elle détestait les faibles et pleurnichards mais Swann, aussi jeune était-il, n'avait rien de ces gens capables de lui inspirer une profonde haine. Il était simplement là, au mauvais endroit et au mauvais moment, lorsqu'elle avait encore besoin de faire perdurer son pouvoir. Aujourd'hui, de nouvelles sensations la saisissaient. C'était aussi effrayant qu'étrange mais ça prouvait aussi qu'au delà de la fille dénuée de considération qu'elle était autrefois, était encore capable d'apprendre et de ressentir des choses qu'elle n'imaginait guère ne serait-ce que frôler des doigts.


Aujourd'hui, devant la porte de la demeure Blackmore, Joann pinçait encore les lèvres en réfléchissant à la manière de lui parler, de l'apaiser pour mieux alléger cette conscience qu'elle s'était découvert. Ce ne serait peut-être pas simple, ce serait sans doute plus dur que ce à quoi elle s'attendait, néanmoins si elle désirait que Swann reprenne place dans son existence, elle se devait d'être claire avec lui. Alors, malgré l'hésitation, l'escort termina par toquer au battant puis sentit un frisson désagréable lui dévorer le corps dès l'instant que des pas s'approchèrent de l'autre côté. Sans surprise, ce fut Joy qui lui ouvrit et, sans surprise, l'asperge blonde la toisa de pieds en cape pour – sans l'inviter à entrer – rejoindre l'étage vers lequel, sans bouger du seuil, la Canadienne redressa les cils. Les secondes s'égrainaient, un temps considérable durant lequel, mal à l'aise et peu sûre d'elle – pour l'une des rares fois de sa vie – Joann déposa les doigts à la poche de son cuir, là où se trouvait le fameux test récupéré par Casey. Pourquoi l'avait elle amené d'ailleurs ? Sa parole ne suffisait-elle pas pour affirmer au jeune homme qu'il pouvait à nouveau respirer ? Non, pour une fois, elle désirait lui prouver, véritablement lui prouver, qu'elle était capable de faire des efforts sans avoir à se servir de « l'emprise » qu'elle avait sur lui.

Puis Swann apparut et la tira de ses songes. C'était étrange, déstabilisant. Elle l'observait mais aucun sourire n'étirait ses lèvres, c'était comme si, d'une minute à l'autre, Joann s'attendait à se faire claquer la porte au nez si ce n'était pas pour se manger une soufflante d'ailleurs. Rien que le revoir, surpris de constater sa présence, lui déchirait l'âme au delà du cœur qui se serrait à la simple idée que rien ne serait plus jamais comme autrefois. La brune n'avait guère l'habitude, ce n'était guère normal mais, en croisant son regard clair, et bien que sa fierté en prenne un sacré coup, ses lèvres s'étirèrent avec sincérité.

- Sa...lut. Souffla-t-elle.

C'était la première fois qu'elle hésitait, qu'elle mesurait ses mots au point de les entrecouper comme lui le faisait habituellement. Son timbre était neutre, presque éteint mais, malgré tout, elle se racla la gorge et continua sur sa lancée avant d'être emportée par son entêtement et son étique qui la pousseraient à rebrousser chemin.

- Tu veux bien venir avec moi ? A la base, elle pensait être capable de faire fie de la présence féminine des lieux mais non. Ça ne regardait qu'eux, personne d'autre, alors autant lui proposer de la suivre pour trouver un endroit calme et vide ou aucun des membres du Fort ne laisserait traîner ses oreilles. Sans encore l'avoir entendu répondre, Joann mordit sa lèvre inférieure puis reprit. Écoutes Swann, tu peux dire non, tu en as le droit et je comprendrai parfaitement mais... Il faut vraiment que je te parle, Glissa-t-elle pour le convaincre. J'sais qu'j'ai dit que je n'voulais plus t'voir ni te parler mais... c'est nécessaire, et c'que j'ai à te dire ne regarde personne d'autre que toi alors, En jetant un œil vers Joy qui passait dans le dos du jeune homme, la Canadienne espérait que son interlocuteur comprenne mais termina par lui murmurer des mots qu'il n'avait sans doute jamais entendu quitter ses lèvres. s'il te plaît.





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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Mar 31 Oct 2017 - 20:10
- Salut, avait-il répété dans un souffle.

Sa poitrine s’écrasait sur elle-même, son corps s’affolait, ses jambes avaient envie de céder. C’était la première fois qu’il voyait Joann si hésitante, si vulnérable, si… « humaine » en un sens. Ça ne changeait pourtant rien à l’estime qu’il avait pour elle ni à la pression que lui imposait sa présence. Il se souvenait assez bien de ses mots, de la façon avec lesquels elle les lui avait crachés à la figure. La gueule de bois n’avait malheureusement pas jugé bon de lui effacer la mémoire en se dissipant.

La question le surprit. Le jeune Blackmore souleva légèrement les sourcils en signe d’interrogation, comme s’il avait mal entendu ce que lui avait dit son aînée. Elle voulait qu’il… la suive ? Où ça ? Ça ne lui disait sincèrement rien qui vaille. C’était finalement devenu beaucoup plus facile de l’éviter, de l’espionner en cachette, de s’amouracher sans qu’elle ne le sache. Ses sentiments pour l’escort-girl, aussi tordus et malsains soient-ils, lui lacéraient si violemment la chair qu’ils l’aidaient à se sentir vivant. Etrange paradoxe. Comme si après ces mois à absorber une idéologie, à épouser la mort, à accepter le meurtre, à imaginer des sévices… Swann en perdait sa faculté normale à ressentir des émotions.

Bizarrement, il se mit à penser à Evelyn. Qu’est-ce ce qu’elle pensait si elle passait par là et le voyait avec Joann ? C’était bête, elle n’était pas sa copine. S’il devait choisir entre les deux, il bafouerait certainement les prémices de ce qui l’unissait avec la blonde pour se jeter entre les griffes de la brune. Ses lèvres brassèrent un peu d’air, pour rien, avant qu’il ne parvienne à articuler :

- O-ok. J’arrive.

Elle l’avait convaincue. Son « s’il te plait » qui l’avait frappé en plein cœur pour raviver des images de leur duo. Rien de sensuel pourtant. Simplement des bribes de complicité qui, aux yeux de Swann, représentaient beaucoup. Il fila mettre ses chaussures, attrapa son manteau en cachemire et sortit en refermant la porte derrière lui. Il faisait étonnement froid, les températures avaient dégringolé en l’espace d’une poignée de jours. Un nuage blanchâtre s’échappait de la bouche de l’étudiant à chacune de ses expirations. Des tas de question lui passaient par la tête, à toute vitesse, le suspens de la trentenaire n’arrangeait rien. Il se racla la gorge, espérant ne pas paraître trop déboussolé, trop… « gamin ». C’était déjà assez humiliant de s’être fait aboyer dessus après avoir vomi dans sa poubelle pour, en plus, passer pour un véritable gosse.

- Co-comment tu… vas ? J’ai… j’ai cru comprendre que tu avais eu quelques… ennuis, en expédition, avec Stan?  

Les informations circulaient et il avait un peu les oreilles partout, alors…. Toutefois, le cadet Blackmore avait beau essayer de noyer le poisson, il ne pouvait s’ôter de la tête que Joann ne voulait lui parler « qu’à lui ». Est-ce que ça voulait dire que… enfin… qu’elle était… enceinte ? Il en devint blanc comme une craie, rien qu’à cette idée. Lui, papa ? Joy, tante ? C’était presque aussi improbable que Lucas ou Clayton qui résolvait un problème de maths niveau middle school.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Mar 31 Oct 2017 - 22:31


Cruelty got us closer 
Ft Swann
Lorsqu'il lui certifia qu'il allait la suivre, Joann attendit qu'il lui tourne le dos pour soupirer. Ça la soulageait oui, car au delà des horreurs qu'il devait garder dans la tête à son sujet, Swann n'était pas réfractaire à la discussion ou, alors, il désirait simplement savoir si, oui ou non, elle était enceinte. C'était probable en soit, même si cette idée la séduisait bien moins que d'imaginer qu'il tenait encore suffisamment à elle pour l'écouter, après tout elle lui avait bien hurlé que la dernière fois qu'ils se verraient ce serait pour constater « les dégâts ». Néanmoins, la Canadienne se raccrochait à sa première idées et croisait les doigts pour que les morceaux puissent être recoller, bien scellés ensemble, pour que leur relation devienne plus simple et naturelle que ce qu'elle était jusqu'au « drame ».

Bientôt d'ailleurs, elle le vit arriver, manteau sur le dos, puis dévala les marches du perron tandis qu'il refermait le battant sur son passage. Et un lourd silence ne tarda plus à s'imposer, laissant donc le temps à la brune de réfléchir à la manière d'évoquer les choses, sans être acerbe ou froide, afin qu'il les assimile et puisse y méditer. Certes elle ne s'attendait pas à ce qu'il passe l'éponge d'une seconde à l'autre une fois les choses mises à plat, s'il lui fallait du temps mais que la réflexion pouvait pencher en sa faveur, alors elle l'accepterait sans rechigner tout comme – même si l'idée la blessait – elle accepterait qu'il puisse ne jamais lui pardonner cependant, Blackmore mit fin à ses cogitations tandis qu'il marchait à quelques pas d'elle.

-Ca va... Répondit-elle sans fioriture aucune. Et oui, une nuit séquestré dans un bureau, mais c'était pas si horrible que ça.

En glissant cette dernière phrase elle l'observa du coin de l’œil. Il était blanc comme un linge, hésitant comme d'accoutumé, et étant donné la vapeur d'eau qui se formait devant ses lèvres, Joann estima qu'il valait peut-être mieux l'inviter chez elle plutôt que de discuter dehors, comme elle l'avait imaginé en voyant l'air suffisant de Joy. Sans mot dire, Cain continua à avancer dans les ruelles, jetant des regards aux autres qui pouvaient les toiser avec insistances. Ils savaient peut-être mais si l'un d'eux se hasardaient à lui siffler quelque chose, ou même à insulter le jeune homme à son flanc, elle lui sauterait à la gueule sans ménagement aucun. Personne n'avait droit de rabrouer l'étudiant, pas même elle, désormais c'était claire comme de l'eau de roche à son regard et elle l'avait parfaitement assimilé comme le tas de révélations - cadeau de Stan et Casey - qui avait envahie son crâne puis son cœur de pierre. Après quelques mètres, elle s'engagea sur l'allée qui menait à son porche, déverrouilla la porte, puis se retourna, septique en le voyant marquer un temps d'arrêt.

- Tu vas chopper la crève dehors, puis ici ta frangine n'pourra pas jouer les fouines. L'informa-t-elle pour enfin le faire entrer et l'inviter à la rejoindre dans le salon.

Sa veste la quitta, tout comme l'écharpe qu'elle portait, et rejoignit le canapé qui jouxtait le sofa où elle le convia à s’asseoir. Puis Cain disparut dans la cuisine afin de lui préparer un chocolat chaud qu'elle lui déposa – une fois prêt – sur la table basse avant de s'installer à ses côtés.

- Respires Swann, fais le car je suis pas enceinte. Lâcha-t-elle enfin pour le pousser à se détendre. Son minois se baissait à hauteur de son profil dans le but du capturer son regard clair, ces billes capables de lui dire tout ce qui n'osait guère quitter sa bouche. J'suis désolée... j'ai été immonde, tout comme j'étais responsable de ce qui est possiblement arrivé. Je t'ai fait boire, tu as suivi parce que... j'sais pas mais j'ai une sale emprise sur toi ou un truc du genre.

Un soupir quitta ses lèvres puis elle passa une main dans ses cheveux tandis que son cœur lui semblait lourd et difficile à contrôler.

- J'veux pas que tu sois mon pantin, pourtant c'est c'que je désirai quand je t'ai rencontré et je t'ai manipulé sans scrupule... Pourtant, j'avais pas conscience de ce qui allait arriver, que ça te pousserait à m'embrasser et à imaginer des trucs qui ne pourront jamais se produire entre toi et moi. En capturant ses yeux, elle déglutit, certaine de lui faire mal sans le désirer une minute. [color=cadetblue]Je tiens à toi, c'est soudain, ça m'a même remué et c'est pour ça que ce qu'on a fait m'a terrorisé, parce que j'suis incapable d'aimer comme ça, que coucher avec un ami ne m'a jamais traversé l'esprit et que ça gâchait tout, c'est comme si je t'avais exploité comme si... Je t'avais détruit. Je m'excuse d'avoir été conne et intéressée à c'point, j'voulais simplement savoir ce que ça me ferait de t'entendre m'avouer ce que tu ressentais à mon égard et c'était puérile et stupide, parce que ça te blessait. Ça t'a fait mal et je me dégoûte d'être à l'origine d'un truc pareil parce que je n'veux plus jouer, j'veux simplement que tu sois zen avec moi, libre et surtout que tu cesses de m'voir comme tu peux m'voir actuellement.

La Canadienne agrippa ses doigts et les serra pour qu'il comprenne, qu'il sache que ça n'avait rien d'un nouvel exercice visant à tester sa résistance au autre. Elle esquissa un sourire, un véritable sourire, puis ne cessa de fixer son regard pour qu'il soit certain qu'elle était entière et totalement sincère.

- J'ai rien d'une icône ou Dieu sait ce que tu peux penser, j'ai pas besoin de piédestal j'ai juste besoin de toi.... Que tu ne bafouilles plus, que tu restes tel que tu es, que tu sois toi sans fausseté, parce que je t'apprécie tel que tu es. Reprit-elle avant de marquer une pause. Jamais elle n'avait fait ça et jamais elle ne pensait le faire les semaines précédentes et déjà, à ce qui conclurait ses aveux, Joann émit un rictus qui prouvait ô combien elle n'était guère la femme qu'il idéalisait sans doute. J'ai pas eu énormément d'ami dans mon existence avant tout ça, même aucun si je veux être totalement honnête, mais aujourd'hui j'en ai trois et tu es l'un d'eux du moins si tu veux bien tenir ce rôle?

L'espoir la léchait, elle n'attendait que ses réponses, ses dires, comme jamais elle n'avait autant désiré entendre sa voix. Il était désormais le seul à détenir un pouvoir sur elle, celui que d'apaiser sa conscience pour l'avoir outrageusement fait souffrir.





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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Mer 1 Nov 2017 - 12:26
Il hocha la tête en apprenant que sa mésaventure n’avait pas été si grave. Bien sûr, il ne sut occulter une part de jalousie à l’idée que son mentor et son aînée aient été séquestrés ensemble. Chaque moment solitaire avec Joann était un instant privilégié, aussi critique qu’était la situation, alors forcément… l’étudiant aurait aimé être de la partie. Peu à peu, il reconnaissait le chemin que lui faisait prendre la trentenaire, notamment parce qu’il l’avait remonté régulièrement ces derniers jours, à force de venir l’espionner en cachette. Son rythme cardiaque s’intensifiait : est-ce qu’elle était au courant ? Est-ce qu’elle l’emmener chez elle pour le « punir » ? Il la connaissait après tout et ne doutait pas qu’elle soit capable d’être très persuasive lorsqu’il était question de dissuader un admirateur de la suivre. Marquant un temps d’arrêt sur le porche, il déglutit, et ne fut qu’à moitié convaincu par les paroles de son hôte.

Même à l’intérieur, il frissonnait autant pour la température que par appréhension. Par mimétisme, le jeune homme ôta son manteau, son écharpe, sa respiration bloquée quelque part en route. Presque sur la pointe des pieds, le cadet avait rejoint le salon, s’était assis, attendant patiemment que Joann revienne avec un chocolat chaud. Quitte à boire un truc dilué dans de l’eau – puisque le lait n’était plus comestible depuis un moment – il aurait préféré un thé ou un café, mais il n’allait pas faire le difficile. De toute façon, il n’avait pas vraiment soif, sa gorge était si serré que rien ne pourrait descendre.

- Ah…, fit-il simplement quand elle annonça qu’elle n’était pas enceinte.

C’était si… inattendu comme timing qu’il ne savait pas quoi dire d’autre ni ne parvenait à y croire. Swann ne se rendit même pas compte qu’effectivement, il expira profondément avant d’inspirer, débarrassé d’un poids atroce. Pas de bébé, pas de complication. Ce n’était qu’un mauvais souvenir. Ses traits se détendirent légèrement, il attrapa même sa tasse pour la porter à ses lèvres, mais fut arrêté en chemin par le mea-culpa de son aînée. C’était même plus que ça, c’était des aveux complets. Depuis ce qui l’avait motivé à interagir avec lui jusqu’à leur soirée ratée. L’étudiant en posa finalement son récipient, par peur que le tournis ne le lui fasse lâcher. Les doigts de Joann se refermèrent sur les siens, un agréable électrochoc le traversa de la racine des cheveux au bout des orteils.

Son pouls s’alourdissait, ses sens s’aiguisaient tellement qu’il avait la sensation de sentir son sang palpiter dans ses veines. C’était un instant d’une rare intensité. Il n’osait même plus faire un geste, pas même frémir du bout du nez, de peur de faire voler ce moment en éclat. La trentenaire n’était pas une sentimentaliste, ce n’était pas dans ses habitudes d’ouvrir son cœur de la sorte, il le savait ; et lui… il était pareil. Même avec Apple, le jeune Blackmore ne se souvenait pas avoir eu d’échange aussi sincère, aussi à fleur de peau, aussi dangereux. L’un comme l’autre était des animaux de sang-froid, des prédateurs venimeux. Ôter son armure, même pour une poignée de minute, c’était risquer que l’autre n’en profite pour porter un coup en traitre.

- Hum…, il ne savait pas vraiment par où commencer mais en se connectant aux yeux de son interlocutrice, il trouva un semblant d’accroche, tu n’as pas à… à… à t’en vouloir. Pour m’avoir manipulé comme tu dis, ses sourcils se froncèrent légèrement, ses doigts se glissèrent entre ceux de la brune, je ne peux pas dire que je le savais mais… au fond… je crois que c’est ce que je voulais, il retint sa respiration : est-ce qu’elle était aussi prête à entendre la vérité qu’à l’avouer ? Je devais me dire que…à force d’être « à toi », je finirai par te faire être « à moi »… , il avait fait le saut, impossible de revenir en arrière, ça me… ça me plaisait pas de te voir perdre du temps avec des mecs comme Elias, Clayton, ou Jason, il avait vraiment craché ce dernier prénom, parce que tu vaux dix fois plus que tous ces mecs réunis et je pensais que… que… que moi je te méritais.

Il s’agrippait à sa main, parce qu’il ne voulait pas qu’elle parte, qu’elle avorte ce contact, qu’elle le fuit. Même si c’était tabou, Swann était soulagé de vider son sac, de lui dire ce qui lui passait par la tête et par le cœur. Dût-elle ensuite lui en vouloir ou l’éviter à vie ? Ainsi soit-il. Au moins, il saurait que la dernière image qu’elle aurait eu de lui n’aurait pas été celle d’un gamin régurgitant de la tequila comme un lycéen à sa première cuite.

- C’est pas une question d’être une déesse ou quoi, il n’était peut-être plus objectif là-dessus, mais juste… tu es la femme la plus charismatique et magnétique que j’ai jamais rencontré, le cadet Blackmore cessa de respirer une seconde après ce compliment, et je… je… je crois que j’ai des sentiments pour toi, voilà, c’était dit, largué comme une véritable bombe dont il ne pouvait fuir la déflagration, maintenant tu sais. Et… ce n’est pas quelque chose que je dis à la légère, parce que je n’étais pas non plus du genre… « populaire » avant, il avait enfin lâché sa main pour faire un geste nonchalant et se redresser dans le canapé, mais je comprends. Ce n’est pas possible, c’est mieux comme ça, et… je serai ravi d’être ton ami… si tu veux bien, Swann attrapait finalement sa tasse avec naturel, comme s’ils ne faisaient en fait que du beau temps et de l’actualité, tu peux compter sur moi pour ne pas te trahir, il retint son geste de boire à quelques millimètres de sa bouche pour glisser avec soudain accès de fébrilité, moi aussi, j’ai besoin de toi.

Et peut-être qu’un jour, elle se souviendrait d’un jeune homme prêt à tout plaquer pour elle. Certes il y avait Evelyn, même ce ne serait jamais comme Joann. Elle, il l’avait dans la peau, incrustée profondément dans son subconscient. Ses aveux n’étaient rien à côté de ce dont il était véritablement capable pour elle. Mais ça… ça resterait son secret.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Cruelty got us closer   Mer 1 Nov 2017 - 16:22


Cruelty got us closer 
Ft Swann
Son premier mot n'en était pas vraiment un. Plutôt une sorte d’onomatopée d'ailleurs et ça n'était en rien pour la rassurer, au contraire, déjà Joann se disait qu'elle avait avoué trop tard, ouvert son cœur au plus mauvais moment et que, dès lors, Swann ne désirait plus que la rayer de son existence comme elle, deux semaines plus tôt, lui avait certifié le faire. Sa main serrait encore la sienne et elle la sentait se refroidir, blanchir presque, à l'idée que plus rien ne pouvait être réparé. La Canadienne voyait déjà ce lien, indescriptible tant il était unique pour elle, s’effilocher, jusqu'à se briser, de la pire des manières qui soit. Mais, fort heureusement, le jeune homme reprit la parole au point qu'elle ancra les yeux aux siens.

Ne pas s'en vouloir, comment pouvait-il lui dire ça alors qu'elle n'avait fait que le manipuler depuis le début, qu'elle n'avait espéré que briller dans ses prunelles sans rien lui offrir en retour ? C'était elle l'égoïste du lot, pas lui, et en ce qui concernait cette histoire de sexe et d'alcool, une fois encore il n'avait fait que ce à quoi elle s'attendait, mais quand il lui certifia désirer qu'elle soit son marionnettiste, Joann fronça les sourcils sans être bien certaine de comprendre. En somme, il se contentait du peu qu'elle lui « offrait » quitte à ne plus vire et simplement exister à travers son regard, puis sa considération, dans l'espoir qu'un jour, peut-être, l'escort se découvrirait une passion débordante à son égard. Depuis tout ce temps, Swann l'adulait et, une fois encore, il la portait au nu sans même avoir une dent contre elle. La brune n'avait jamais fait face à pareille dévotion, pareille alchimie ni même pareille adoration. Certes autrefois elle invitait certains hommes à fantasmer mais, pour autant, jamais personne ne l'avait tant apprécié au point de s'effacer pour la laisser capturer toute la lumière présente.

Si ça la gênait ? Oui, mais pas qu'il puisse l'aimer de la sorte, simplement parce qu'elle n'avait pas le droit d'être si dure avec lui, si garce, alors qu'il lui offrait, sur un plateau d'argent, tout ce qu'elle avait désiré obtenir. L'amitié, l'adoration, la considération et tout ce qu'elle n'avait jamais frôlé du bout des doigts. S'il avait été plus vieux, si elle avait été certaine de ne jamais le blesser et d'être plus franche en ce qui concernait les brides d'émotions présentes dans son cœur de pierre, alors elle se serait laissée aller. Mais là, face à elle, dans les grands yeux gris de son interlocuteur, Cain ne voyait non pas un ami, peut-être un petite frère, mais bien plus un protégé à qui elle désirait que rien n'arrive jamais. Alors, quand quelques compliments fusèrent, la brune ne put s'empêcher de réprimer un rictus amusé. Malgré son caractère sombre et fragile à la fois, Swann se fourvoyait la concernant, ce qu'il voyait d'elle, ce qu'il connaissait d'elle, n'était qu'un vernis qui, depuis son séjour dans un bureau avec Stanley, tentait à s'effriter à quelques endroits. Il disait avoir des sentiments pour elle et Joann était désormais certaine d'en avoir pour lui mais ils ne se rejoignaient pas vraiment. Lui désirait plus, elle simplement ce qu'il pourrait ou saurait lui offrir en se contentant de la considérer comme une amie, au plus une confidente, et la personne sur laquelle, quoi qu'il arrive, il pourrait aveuglément compter. Ses aveux la touchaient, vraiment et comme elle n'aurait pu l'imaginer si on le lui avait certifié dès leur première rencontre aussi, quand il eut vidé son sac, Joann relâcha ses doigts et l'attira contre elle. Ses lèvres s’apposèrent contre sa tempe et bientôt son menton heurta délicatement son épaule.

- J'suis quelqu'un d'ordinaire, s'il y a quelqu'un d'extra ici c'est bien toi... Lui murmura-t-elle avant de reculer pour baisser les yeux à hauteur des siens. Sans quoi pourquoi est-ce que j'me serai excusée ou, pourquoi t'aurai-je dit tout ça Uhm ? Un sourire, plus amusé que d'ordinaire, fila ses lèvres. Je serai là Swann, n'importe où, n'importe quand et dès que tu auras besoin de moi. On veillera l'un sur l'autre, puis avoue que j'suis bien plus cool que ta véritable frangine. Termina-t-elle par plaisanter en logeant le poing – sans lui faire mal – contre son menton. J'suis soulagée, pas d'avoir oublié, ça non c'est même peut-être con au final, on n'saura jamais mais, je suis soulagée qu'on ait pu discuter et mettre les choses à plat. On repart sur de bonnes bases, sans manipulation et calcul... Juste la vérité. C'est bien mieux comme ça et je remercie de m'avoir écouté et parlé, j'en avais besoin... Vraiment.

Souriante, elle observa sa veste qui, en sa poche intérieure, dissimulait le test puis inspira avant de revenir considérer son regard.

- Puis, on aurait fait de très mauvais parents, j'suis égoïste, toi t'es assez sombre, le mioche aurait été plus que cinglé.

Sur cette plaisanterie, les choses s'apaisaient enfin. Alors oui, parfois, il fallait savoir mettre sa fierté de côté pour ne pas perdre au change et préserver quelque chose d'unique et de précieux...





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