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 Si on devait mourir demain

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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Ven 20 Oct 2017 - 22:36



Si on devait mourir demain
Ft Stan
Croyait-elle vraiment à ce qu'elle venait de lui sortir ? Pas vraiment, ou peut-être, elle même n'en savait rien... Après tout, la merde vous faisait bien souvent discourir comme un connard alors que vous n'étiez guère doté d'un quelconque don de voyance. Combien d’abrutis, prêts à crever, entendait-on sortir à leurs comparses que tout allait bien se passer, qu'ils resteraient en vie ? Combien de crétins assuraient à leur compagne, déjà à moitié claquée, qu'elle n'allait pas mourir. Des centaines, des milliers sans doute, pour autant aucun d'eux n'avait la science infuse concernant leur devenir. Ce n'était qu'un tas d'inepties, montées de toutes pièces, visant à empêcher votre voisin de hurler ou, pire, chialer comme un mioche capricieux dans le rayon jouets d'un grand magasin à l'approche de Noël. Concernant Joann, même si elle avait balancé ça dans le but de dérider son compagnon, elle était persuadée qu'il ne se mettrait pas à pleurer comme un bébé, Stanley était bien au dessus ça, néanmoins, qu'elle ait pu croire une seconde en ses propres mots profondément cons – évidement, pourquoi les macchabées se lasseraient en sachant pertinemment que de la viande fraîche était dans le bâtiment ? -, l'invita à plisser le nez d'un air dégoûté. Voilà qu'elle réagissait comme le premier débile venu, comme les héros chiants à mourir d'un film d'action...

Perplexe une seconde, elle reporta rapidement son attention sur le jeune homme face à elle qui venait d'éventrer les coussins du sofa. En un rien de temps, et sous un regard amusé de sa part, Stanley constitua un paréo, qu'il lui refila, et un pagne qui l'invita à mourir de rire contre ses genoux tandis qu'il l'enfilait. Un vrai créateur, certes cette mode était dépassée depuis des lustres mais pour un peu, l'escort se serait cru en compagnie de Robinson Crusoé. Hilare, alors qu'elle se foutait déjà de sa gueule en ce qui concernait sa manière de jouer les couturières, Joann réprima subitement ses esclaffes sans encore s'être enroulée les hanches dans le morceau de velours. Un bruit suspect l'invita à faire volte face contre le battant clos auquel son dos était apposé. Les morts venaient de rentrer, et même si elle en était certaine, elle n'avait guère l'intention de vérifier. Déjà ses inspirations devenaient plus lentes, plus mesurées, tandis que son ouïe s'attardait aux râles morbides qu'elle entendait s'agglutiner au rez de chaussée. Alors, suite au geste de Stan, elle quitta son assise de fortune et préféra un coin de la pièce. Avant cela, elle agrippa chargeurs et flingue puis s'adossa au mur opposé à l'entrée de leur cache. Maverick la rejoignit, désormais leurs souffles constituaient l'unique mélodie des lieux et, en fond sonore, le chant des cadavres s'élevait.

Ils ne graviraient peut-être pas les marches, s'ils restaient silencieux, peut-être avaient-ils une chance de ne pas les attirer. Les yeux rivés sur la porte, l'escort termina par observer leurs membres  - quasiment scellés - puis termina par caler l'un des coussins contre son buste. Il s'agissait de Stanley, pas de Swann... pas de Swann se répéta-t-elle mentalement au point de finir par mordiller l'intérieur de sa joue suite à ce qui lui traversait la tête. Merde, cette proximité lui rappelait la dernière fois qu'elle avait vu le gosse, et la sensation qui la saisissait la dérangeait plus que n'importe quoi d'autre. Blackmore avait collé les lèvres contre les siennes, certes elle n'avait pas donné suite mais, d'après le reste de la soirée, rien n'était moins sûr... Fermant les yeux une minute, pour chasser quelques brides alcoolisée de cette nuit là, il lui sembla réentendre le timbre nasillard de l'asperge qui servait de frangine au mioche. Son rire paraissait encore résonner dans son crâne et, même si Joann était certaine que Swann fermerait sa gueule, elle n'était sûre de rien concernant cette langue de vipère de Joy...

Reprenant une goulée d'air, après qu'un frisson désagréable lui ait rongé l'échine au point de rouler des épaules, Cain déporta le regard sur le profil de Maverick. Elle pouvait lui dire, elle pouvait lui parler, il pourrait peut-être la rassurer non ? Non, elle ne pouvait pas, sans quoi il se payerait sa gueule et il aurait raison de le faire, après tout s'il lui racontait pareille histoire elle ne se priverait pas pour éclater de rire. Silencieuse, persuadée qu'en parler ne changerait rien, la brune ouvrit néanmoins les lèvres pour évoquer le sujet sans pour autant lui mettre la puce à l'oreille.

- Vu qu'on est là, coincés comme deux rats dans leur trou... Elle murmurait de sorte à ne pas alerter les blattes du bas. T'as déjà pris une murge si terrible, mais terrible au point d'avoir couché avec quelqu'un sans plus t'en souvenir ensuite ?

Voilà, c'était dit, et si jamais il lui demandait qui, la réponse était toute trouvée : C'était y a des lustres... Certes un gros mensonge mais elle n'était certaine de rien concernant cette fameuse soirée chez les Blackmore. En attendant sa réponse, elle déglutit puis reprit sa contemplation du battant, s'il vibrait, si le bureau finissait par bouger, ils n'auraient d'autre choix que de faire feu et, pire encore, d'envisager de se barrer en petites tenues sous une monstrueuse averse.





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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Sam 21 Oct 2017 - 19:01

La situation avait un côté un peu grotesque. Les deux amis se tenaient l'un contre l'autre, en petites tenues, entourés de coussins, alors qu'une marée de rôdeurs déferlaient dans le bâtiment où ils se cachaient. Nul doute qu'ils en riraient sûrement un jour. Tout du moins, si pour eux le jour se relevait demain ! Car pour le moment, rien n'était assuré. Stanley fixait d'ailleurs la porte de la pièce avec intensité, malgré la pénombre qui augmentait. Le bruit de la pluie les empêchait de percevoir précisément l'avancée des morts, et si quelques uns d'entre eux s'amusaient à monter l'escalier. Sa respiration était concentrée, comme toute sa personne, si bien qu'il était parfaitement incapable de penser à autre chose que l'instant présent. Et la peur sourde qui s'y associait. Ainsi lorsque sa voisine prit la parole en chuchotant, il se retourna vers elle avec des yeux ronds.

- C'est à ça que te fait penser cette situation ? Demanda-t-il, tout aussi bas, sincèrement sidéré. Bordel, pas étonnant qu'il ne pige rien aux nanas de temps en temps ! Il la dévisagea de très près. Est-ce que c'était un jeu ? Son air ne le laissait pas paraître, si bien qu'il fronça les sourcils. C'était un truc de meufs certainement. A savoir que cette chose, là tout de suite, pour une raison parfaitement inexplicable, la préoccupait ! J'ai déjà pris ce genre de cuite, mais j'ai jamais eu l'occasion d'en tirer un tel profit, répondit-il ainsi après un temps. Déçu de ce constat ? Pas vraiment. Physiquement im-pos-si-ble, précisa-t-il tout en illustrant son message d'un mouvement de poignet vers le bas.

Oui, l'acool à haute concentration avait un effet plutôt néfaste sur sa virilité. Alors il avait certes occasionnellement rouler des patins à des inconnues, c'était du moins ce que lui avait relayé ses potes à l'époque, mais ça s'était toujours arrêté là. A noter que ces occasions étaient restées rares, car le jeune homme ne brillait pas de séduction quand il en avait une bonne dans le nez ! Et c'était bien peu dire ! Il fit un sourire, amusé par sa propre allusion. Jusqu'à ce que l'idée de ne plus jamais bander le saisisse. Oh non, pitié ! Rien que pour ça, ils ne devaient pas mourir ce soir !

- Pourquoi t'y penses maintenant ? Demanda-t-il, bien content que cette averse puisse couvrir leurs voix. Il retourna néanmoins la tête vers la porte, essayant de se reconcentrer sur leurs tracas immédiats. Persuadé du caractère parfaitement inintéressant de la réponse qui allait suivre. Pourtant celle-ci fut si peu convaincante qu'il pivota de nouveau son visage vers Joann, les sourcils cette fois arqués. Avec qui t'as couché ? Enchaina-t-il donc de but en blanc, sur un ton qui aurait pu être suspicieux si sa voix avait été plus élevée. Inutile, dans tous les cas, son air parlait pour lui.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Sam 21 Oct 2017 - 21:45



Si on devait mourir demain
Ft Stan
Tout en fixant le bois devant eux, Joann ne put réprimer un battement de cils surprit lorsque Stanley répondit à sa question. Immédiatement, une grimace éloquente figea les traits qu'elle tournait dans sa direction. Non, bon sang non, elle n'envisageait rien avec lui, qu'allait-il imaginer là ? D'une ils étaient amis, de deux... Il n'y avait pas la moindre trace d'alcool dans le coin... Cependant, le ton qu'il avait employé n'était guère gorgé de reproches, ce qui lui ficha le doute concernant ce qui avait bien pu passer par la tête de son compagnon. Après tout, en songeant à la soirée en compagnie de Swann, elle perdait ses moyens, alors décoder la nature d'une phrase, aussi simple était-elle, n'était pas aussi aisé que d'accoutumé mais quand il poursuivit sur sa lancée, Cain fut simplement soulagée. Ils étaient toujours sur la même longueur d'onde, et bien que leur situation puisse prêter à confusion, ou même à rire, Maverick ne prenait pas sa question pour lui. D'après lui d'ailleurs, il lui était impossible de s'adonner à pareille effusion lorsqu'il avait quelques verres dans le nez, une simple question de physique d'après ce qu'elle dénotait du dernier geste de sa paume.

Ça aurait du la rassurer non ? Après tout, Blackmore avait bu lui aussi, bien trop pour son gabarit, comment diable aurait-il pu être capable de quoi que ce soit ensuite ? Clairement, les mots de son ami lui ôtèrent un poids des épaules du moins, avant qu'elle ne songe au reste. Il y avait un fossé entre Stanley et Swann, certes peu d'années les séparaient, mais d'après ce qu'elle savait d'eux, Maverick avait accumulé les nanas à contrario de Blackmore. Stan était un homme à ce niveau, quant au gosse, son manque d'expérience sautait aux yeux, par conséquent, rien n'était moins sûr concernant le fait qu'il eut été capable d'assouvir ses désirs malgré l'ivresse. Un jeune homme, travaillé par ses hormones, et les idées lubriques qui lui passaient par la tête, capable de l'embrasser, était sans doute tout aussi capable d'assouvir ses désirs et ce même s'il avait plus d'alcool que de sang dans l'organisme. Merde...

Cette sombre réflexion l'invita à glisser les doigts à ses tempes pour y tirer quelques mèches, les paupières closes, tandis qu'un soupir accablé filait ses lèvres. Oui, jusqu'à preuve du contraire, elle avait couché avec Swann Blackmore... Bourrée, sans plus aucun contrôle d'elle même, Joann s'était envoyée en l'air avec... un môme. Stanley du se rendre compte du malaise soudain qui la possédait car il ne tarda plus à revenir à la charge de la manière qu'elle redoutait. Se contentant d'un simple « pour rien... », elle était pourtant persuadée que son comparse ne s'en contenterait pas. Et, ça ne loupa guère, la question fatidique, à laquelle elle s'était jurée répondre en mentant effrontément, retentit. Un tas de phrases toutes faites lui passèrent par la tête alors qu'elle redressait les cils pour fixer son profil. Stanley était un ami, un véritable ami, pas de ceux avec lesquels elle passait le temps pour obtenir une certaine contrepartie. Même Lawrence, à l'époque, Joann l'avait légèrement manipulé, du moins, elle avait accepté sa proposition dans l'unique but de s'offrir une assurance vie, désormais entre eux les choses avaient évolué certes mais, concernant Stanley, lui, elle l'avait apprécié dès les premiers instants sans jamais rien désirer de sa part.

Un silence de mort s'étira alors, silence durant lequel les gouttes de pluie, ainsi que les râles étouffés par l'averse, lui embrouillèrent l'esprit. Si elle ne répondait pas, à coup sûr il lui débiterait des noms pour ensuite doser ses réactions et, forcément, lui arracherait une réponse physique. Parfaitement consciente de ce fait, Joe soupira un grand coup en butant plusieurs fois la nuque contre le mur dans son dos. Et puis merde, si elle ne pouvait pas avoir confiance en lui, à qui pourrait-elle se fier ?

- J'te préviens... Lâcha-t-elle en l'observant, attendant même que son regard passe de la porte au sien, pour qu'il comprenne la valeur de ses prochaines paroles. si t'as ne serait-ce que l'idée de rire... Elle était certaine qu'il rirait, elle le connaissait, l'info serait si unique à son regard, tout autant qu’inattendue, qu'il mourrait de rire quitte à étouffer ses esclaffes contre l'un des coussins qui leur tenaient chaud. Qu'il puisse se marrer passait encore, mais, pour le reste, elle était totalement sérieuse. si tu vas lui en toucher un mot ou qu'tu l'ébruites, j'te haïrai jusqu'à la mort Stan ! Ces derniers mots l'invitèrent à hausser les épaules. Remarque, c'est peut-être pour ce soir, et c'est peut-être pour ça que j'me mets à table, pour pas potentiellement claquer avec ça sur la conscience. Reprit-elle avant de poursuivre sur sa lancée. mais putain... j'te jure, ferme la et estime toi heureux d'être toi sans quoi on aurait jamais eu cette conversation.

Jaugeant son regard qui, désormais, ne quémandait plus qu'un nom, Joann mordit sa joue puis fixa la porte afin de ne pas soutenir ses prunelles, ni son air qui, d'ici peu, finiraient par être déformés par des rires non contrôlés. Stressée, tout autant qu'elle avait honte pour l'une des rares fois de sa vie, après tout Swann était aussi proche de Stanley qu'elle, Joann inspira un grand coup avant de lâcher le morceau.

- Swann. Voilà, la bombe était lancée et elle n'attendait plus qu'une chose, qu'elle lui pète à la gueule d'une seconde à l'autre.





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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Dim 22 Oct 2017 - 12:00

De toute évidence, l'information était difficile à lâcher. La jeune femme ne répondit pas tout de suite, ce qui attisa encore davantage la curiosité de son copain. Aucun doute : il devait connaître personnellement l'heureux élu ! Et visiblement, Joann n'était pas fière de son coup. Ce qui rendit Stan encore plus perplexe. Parce que dans son genre, elle n'était pas exactement une enfant de cœur et elle avait du en voir et faire pas mal ! Marié, vieillard, il imagina quelques hypothèses, se détournant complètement de la menace au rez-de-chaussée.

- Allez balance, renchérit-il dans un souffle avant qu'elle ne craque. Elle avait raison, si ce n'était pas dans ces instants-là qu'elle se confiait, alors que la mort grondait littéralement sous leurs pieds, elle ne le ferait jamais. Puis ils étaient amis. Ils avaient déjà partagé bien des choses dans les conversations qu'ils avaient eues ensemble. Sur leurs enfances, leurs conquêtes, leurs sentiments plus globalement. J'dirai rien, affirma-t-il, sans savoir pourtant s'il s'y tiendrait. Ni même s'il en aurait la chance.

Et finalement elle murmura le prénom de Swann. Stan ne put masquer sa surprise, dans un haussement franc des sourcils, alors qu'il lui offrait de grands yeux. Mais il ne rit pas. Enfin pas tout de suite, car si le fait que l'ancienne escort fricote avec l'ancien étudiant pouvait finalement se tenir – le garçon savait en tout cas à quel point ce dernier en rêvait secrètement – il se rappela la mention de la cuite associée, et il ne put retenir longtemps un ricanement sourd. Il se crut obliger de répéter ce qu'elle venait de lui révéler.

- T'as couché avec Swann, torchée, et tu t'en rappelles pas... C'était « après » ? Après leur expédition, après la blessure du garçon. En y réfléchissant, il avait remarqué une certaine alchimie entre les deux lors de leur sortie à l’hôpital. Joann avait longuement veillé sur le plus jeune, blessé. Leurs comportements sur le terrain aussi étaient proches. Agressif. Presque méchant. Le fruit de la formation qu'il leur avait prodigué lui ? Et il sait ça ? Il s'en souvient lui ? C'était finalement la vraie question. Il imagina alors sans mal le malaise. Car il connaissait effectivement le jeune homme depuis autant de temps que sa voisine et Swann était bien plus... complexe. T'es sûr qu'il l'a pas fait exprès ? Ajouta-t-il dans un murmure mystérieux, avant d'afficher un sourire.

Nombreux étaient ceux qui se montraient distants avec l'ancien résident de l'île. C'était à cause de ses manières et de cet air supérieur qu'il se donnait mais pas seulement. Il dégageait une part d'ombre. De belles conneries, si vous vouliez l'avis de Stan, qui n'y voyait que des convictions puissantes. Mais cela le fit marrer de mettre le doute à son amie. Il lui donna toutefois un léger coup d'épaule, pour lui montrer qu'il la charriait.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Lun 23 Oct 2017 - 15:28



Si on devait mourir demain
Ft Stan
Aucune réaction sur le coup, et Joe n'eut aucun désir de vérifier la tête qu'il tirait. Non, un silence voulait tout dire, déjà l'information voguait dans le crâne de Stanley. Fixer la porte était donc une très bonne idée, on ne pouvait décemment pas réagir à ce qu'on ne voyait ni n'entendait non ? Néanmoins, quand elle jugea bon de reprendre la parole, histoire de bifurquer sur un tout autre sujet, elle l'entendit glousser puis, pire, répéter ce qu'elle venait de sous entendre comme s'il comprenait subitement combien elle était ridicule. La brune ne put donc s'empêcher de rouler des yeux et de se cacher là où elle le pouvait : nulles autres que ses mains où, en quelques murmures étouffés, elle lui pria de se taire. Oui c'était bien ça, elle était persuadée avoir couché avec Swann, d'ailleurs ni lui, ni elle, ni même sa putain de frangine, n'avait levé le voile ni même assuré que c'était tout bonnement impossible. Alors certes les éléments auraient pu la rassurer, elle n'était pas complètement nue ce matin là, ni Blackmore d'ailleurs, cependant quand on se livrait à une telle pulsion, sous l'effet de l'alcool qui plus était, de simples sous vêtements ne constituaient aucune véritable barrière. Autrefois, il n'était d'ailleurs pas rare qu'elle garde quelques éléments de sa tenue pour s'envoyer en l'air, il suffisait de contourner « le problème » pour parvenir à un résultat plus ou moins sympa... Alors, finalement, cette idée, lui ayant traversé l'esprit à l'instant même où elle s'était réveillée, vautrée près de Swann, ne l'avait pas rassurée bien longtemps...  

Stanley, quant à lui, reprit la parole en l'en faire virer le minois de ses paumes. Etait-il sérieux ? Swann pouvait-il l'avoir intentionnellement poussé à boire pour s'obtenir des faveurs qu'elle ne lui aurait guère offert totalement sobre ? Non, elle aurait juré qu'il était plein lui aussi, d'ailleurs, sa peau le matin même, au delà de constituer l'oreiller agréable sur lequel elle pensait s'être endormie, était aussi parfumée que la sienne. Il avait donc bu, autant qu'elle voir peut-être plus, et des premiers verres dont elle se souvenait, avant que s'installe le voile opaque sur le reste de la nuit, elle l'avait clairement vu s'enfiler des shots... Maverick lui foutait le doute, après tout elle avait commencé à se murger avant le gamin, qui lui disait que ces dernières images, le concernant, n'étaient pas le pure produit des premières vapeurs de Tequila ? Le coup de coude de son partenaire n'y changea rien d'ailleurs, au lieu de la rassurer, il se marrait et la charriait, certes ils n'étaient que tous les deux mais n'empêche que l'histoire avait don de l'égayer un peu contrairement aux conneries qu'elle avait débité plus tôt.

- C'était après l'hosto... et il était plein comme une huître. Lâcha-t-elle, faussement dédaigneuse et peu sûre d'elle désormais, avant de hausser les épaules. Sérieux il serait pas vile au point d'me proposer un verre, d'attendre que je sois bien, pour ensuite faire semblant d'suivre ?

Comme pour le pousser à affirmer dans son sens, la brune secoua la tête de manière négative. Non, jamais Blackmore ne ferait ça, elle le tenait dans sa paume, jusqu'ici il avait été un parfait petit pantin prêt à assouvir le moindre de ses désirs, alors pourquoi subitement se serait-il découvert une étique, un désir de la berner elle ? Joann répondait silencieusement à des questions tout aussi muettes, mais en songeant à ce qu'elle se remémorait de ce soir là, elle n'était plus certaine d'être si maîtresse des faits et gestes du jeune homme. Ne s'était il pas enflammé durant leur discussion ? Ne s'était-il pas montré plus capable subitement, ne lui avait-il d'ailleurs pas intimé qu'il aurait pu être le Leader d'une cause ? Qu'il aurait pu soulever des montagnes pour donner vie à ses ambitions ?... Puis, n'avait-il pas osé, contre toute attente, coller ses lèvres aux siennes ? Là, en repensant à ce baiser, qu'elle lui avait intimé de briser en plantant les ongles dans sa cuisse, Cain soupira profondément. Rien que ça, rien qu'un rapprochement buccale, signait définitivement le fait qu'elle n'avait peut-être plus la main sur Blackmore. Elle avait été trop loin avec lui, uniquement car savoir lui plaire, lui inspirer des choses plus ou moins sensuelles, l'avait rendu plus fier, plus dur, au point qu'il se démette de ses ficelles pour agir de son propre chef. Cette révélation la poussa à faire dévaler une main contre son visage pour mieux tourner les yeux vers ceux de son comparse actuel.

- Il m'a juré se souvenir de rien, par contre sa sœur n'a rien démentit bien au contraire... Siffla-t-elle d'un regard noir porté à l'intention de cette asperge de malheur. d'après elle c'était agité et bruyant... Putain Stan,

Là, désespérée, elle déposa la tempe contre l'épaule de son partenaire qui, intérieurement, devait se marrer. Joann ne lui en voulait pas, elle se serait marrée aussi, c'était risible quand on y songeait, mais ce qui la faisait copieusement chier était sans doute le fait de réaliser que « l'élève avait dépassé le maître ». Swann, le vilain petit Swann de l’hôpital qui avait fait briller ses mirettes, s'était découvert la capacité de reprendre l'avantage et de s'attirer une véritable considération – pour elle dérangeante – de la part de la Canadienne. C'était ça le pire, de savoir que désormais plus rien ne serait pareil, elle ne pourrait plus le manipuler, ni calculer ses coups à l'avance non... parce que, merde, elle appréciait le gamin plus qu'elle n'aurait cru en être capable des mois plus tôt. Pas de là à envisager une relation avec lui, non... Elle n'était pas non plus conne, mais de là à espérer qu'il ne lui arrive jamais rien de grave.

- j'ai honte.... et sa possible frustration à ce sujet, qui me ferait sourire habituellement, me tire même pas un rictus. J'ai eu envie de crever en me réveillant c'jour là, putain c'est un môme. Lâcha-t-elle en une moue grimaçante et déçue. Mais l'pire de tout, Reprit-elle en un rictus en imaginant combien la chose devait amuser son partenaire du jour. c'est qu'si ça était arrivé à quelqu'un d'autre, j'serai entrain de glousser comme une dinde... J'suis horrible. Couguar lui était passé par la tête, mais la situation était suffisamment humiliante pour qu'elle se dépeigne comme l'une des vieilles morues qui s'envoyaient des petits jeunes. J'suis horrible car avant ça, Swann avait au moins le mérite que j'le considère un peu plus, pas comme potentiel gars... Si c'est c'que tu penses tu peux le virer de ton crâne fissa, mais comme un proche. Maintenant c'est mort, j'peux plus le regarder en face, j'ai l'impression qu'en un seul regard il scanne tous mes fringues pour m'revoir en soutif.

En parler lui faisait du bien, peut-être car Stanley ne la jugerait pas, mais jamais elle n'aurait imaginé que confier un secret de ce genre la soulagerait d'un poids... Puis, elle n'avait pas de réponse concernant la manière de faire face à tout ça, lui en aurait peut-être ? N'était-ce pas le côté bénéfiques des liens solides ? Se confier, entendre l'autre se confier, l'écouter et l'aiguiller sans pour autant le forcer à quoi qu'ce soit ? Derrière les murs, elle entendait toujours les cadavres, cependant eux ne les entendaient pas, alors à quoi bon garder le silence ? Ils étaient suffisamment discrets pour passer le temps en conversant, d'ailleurs, ils n'avaient que ça à faire : tuer le temps en espérant que d'ici au lendemain, dans le pire des cas, ils pourraient quitter le bureau et tenter de rejoindre le Fort si jamais les autres ne revenaient pas.





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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Lun 23 Oct 2017 - 16:49

Stanley n’avait pas imaginé faire autant mouche avec sa remarque. En effet, Joann envisageait clairement la possibilité que Swann l’ait manipulée. Elle déraillait. Certes le garçon savait faire preuve d’une assurance parfois excessive, mais sur certains sujets uniquement. Sur les autres, il se montrait davantage fébrile. C’était le cas quand il était question de parler de nanas par exemple, il l’avait bien vu lors de leurs moments entre mâles. Puis l’étudiant avait cette façon de montrer son respect à certaines personnes, allant jusqu’à frôler la vénération. Ça ne pouvait être du cinéma. Il le faisait avec Stan notamment. Mais avec Joann aussi, dans un autre registre.

- Mais non ! S’exclama le jeune homme, presque un peu fort. Il se tut subitement, en collant son dos contre le mur, pour évaluer les bruits autour d’eux. Il n’y eut rien de suspicieux. Ouf il n’avait pas bêtement attiré l’attention des rôdeurs sur eux. Mais il devait défendre son poulain ! C’était qu’au fond il l’aimait bien, et il ne voulait pas qu’elle puisse réellement croire ça. Non, je déconnais, répéta-t-il dans un murmure à peine audible. Tu vois comment il est avec toi, un peu hésitant tout ça.

Il n’était pas manipulateur, loin de là. Il avait du boire également pour se donner de la prestance, du courage. Stan visualisait bien davantage tout ça. Il n’était pas intime avec Swann, mais ils avaient passé du temps ensemble et il avait le sentiment de l’avoir plutôt bien cerné. Joann avait du l’aguicher sans même le remarquer. Puis de fil en aiguille, enivrée par l’alcool, elle avait aimé ce regard fasciné sur elle et s’était laissé aller. C’était tout bête en fait. Et clairement pas si dramatique ! Il tapota sur sa tête, alors qu’elle venait de poser son épaule sur la sienne.

- C’est pas si grave, se sentit-il obliger de dire. Car c’était vrai. Il ne rigolait plus, mais afficha un sourire nostalgique. Un môme ? Y a pas d’mal, je t’assure… je t’ai déjà dit que ma première fois c'était à 16 ans avec une femme plus vieille que toi ? Il savait qu’il ne le lui avait jamais dit. Parce que seul Mason avait réellement entendu parler de Sherry. Et c’était pas une vieille vicieuse dégueulasse, je t’assure. J’croiserai pas d’femme plus classe, je le sais.

Sans en dire plus, on devinait à travers ses mots le souvenir puissant, indélébile, de cette dernière. Elle lui avait appris l’amour sous toutes ses formes et était la raison pour laquelle il se retrouvait là aujourd’hui. Elle aussi avait du flipper à l’époque de se laisser séduire par un gamin comme lui… Mais certaines choses ne se contrôlaient pas. Son esprit partit vers la blonde quadragénaire un instant, où qu’elle soit aujourd’hui.

- T’en fais pas. Si aucun de vous s’en souvient, c’est comme si ça n’avait pas eu lieu, pas vrai ? T’es pas enceinte, si ? Ceci dit, c’est con que tu t’en rappelles pas… j’suis sûr que c’est un excellent coup, Swann. S’il y met autant de cœur qu’en entrainement ou à l’extérieur. Il jeta un coup d’œil vers son amie pour guetter sa réaction et fit un nouveau sourire en coin. Il se montrait moqueur, mais cette discussion lui faisait du bien. Il oubliait un instant qu’ils se terraient dans la gueule du loup. J’déconne pas ! Se défendit-il cette fois.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Lun 23 Oct 2017 - 17:35



Si on devait mourir demain
Ft Stan
Le fait qu'il tapota sur sa caboche ne la fit pas vraiment réagir autrement qu'en un grommellement renfrogné. Pour elle si, c'était grave, la pire connerie qu'elle ait jamais faite, du moins si on retirait l'amour, quasi redevable, qu'elle avait voué à son connard de mari, mais quand Stan passa au stade des révélations, elle fronça les sourcils une minute pour ensuite mieux capturer son profil. Lui !, lui avait donc été à la place de Blackmore il fut un temps, la beuverie en moins visiblement, mais lui aussi s'était laissé aller auprès d'une femme de quelques années son aînée ? De la manière dont il en parlait, d'ailleurs, elle dénotait ça comme un acte naturel, désiré au plus profond des veines d'un adolescent et de sa partenaire, qui n'avait rien de l'étiquette « erreur » qu'elle collait sur sa soirée avec l’Étudiant. Entre ses lèvres, la chose paraissait même... belle. Oui c'était ça, au delà de la conclusion qu'il en fit, en parlant de classe qu'il ne reverrait jamais plus, et qui l'invita à sourire de coin quant à la réplique qu'elle aurait aimé lui sortir, Joann voyait ce souvenir, cette confidence, comme un cliché agréable, mémorable et savoureux.

Un instant, et tandis qu'il semblait replonger dans son passé, Joan ramena les genoux contre elle, les entoura de ses bras, puis songea de manière plus positive. Blackmore n'était pas moche au contraire, il était mignon dans son genre, oui... Swann l'appréciait et elle avec... soit... Cependant elle n'avait pas eu ce profond désir que de lui appartenir ne serait-ce qu'une seconde. C'était donc différent pour elle, sans doute pour cette raison qu'elle voyait ça comme une erreur qui, sérieusement, l'empêcherait d'à nouveau converser avec le jeune homme comme si de rien n'était. Puis, son ami reprit la parole en lui certifiant que, si ni l'un ni l'autre n'en avait de souvenir, alors c'était comme si rien ne s'était passé. Exactement ce qu'elle venait de pointer du bout du doigt sans pour autant avoir réfléchi de la même manière. Après tout, le simple fait d'y croire, le simple fait de n'avoir su se maîtriser, l'empêchait d'effacer ce... Ce quoi d'ailleurs, qu'avait-elle a gommer de son esprit puisqu'elle n'en avait aucune souvenance ? Juste un doute, un putain de doute gros comme une montage qui, soudainement, lui paraissait infranchissable.

Jamais elle n'avait réagi de la sorte, jamais elle ne s'en était profondément voulu d'avoir agi de telle ou telle façon, c'était la première fois et elle, qui habituellement se rattrapait avant de tomber, devait avouer que chuter, et se rétamer copieusement, était déstabilisant. N'était-ce pas plutôt le fait d'avoir « perdu » qui la turlupinait ? Ça plutôt que l'idée d'avoir passé un moment avec Blackmore ? En pleine réflexion, l'une des questions de Stan l'invita à le regarder en deux billes rondes. Non, bon sang non, heureusement qu'elle n'était pas enceinte, il n'aurait plus manqué que ça... Quant au reste, et bien oui, si Swann était aussi doué que pour le reste, alors en un sens, Stan avait raison. C'était con de ne pas s'en souvenir... Au moins, et malgré ce qui la taraudait à ce sujet, Maverick avait le don de voir les choses sous un autre angle et de la tirer de l'unique idée qu'elle se faisait de cette hypothétique coucherie d'ivresse. Malgré tout, avant de prendre la parole, elle lui servit un regard suspicieux, peu convaincu, qu'il balaya en lui assurant qu'il ne racontait pas de conneries, puis elle se redressa pour le toiser en un sourire à mi chemin du soulagement. Certes elle ne serait jamais totalement sereine par rapport à ça, mais quelques phrases de son cadet venaient de lui faire entrevoir les choses d'une façon bien plus « agréable ».

- S'il est aussi doué pour ça qu'pour achever un type qui lui fout la rage, Elle opina. Alors ouais, j'ai raté un truc... Enfin je l'ai vécu mais j'm'en rappelle pas, alors j'sais pas ce qui est le pire. Reprit-elle en un rire nerveux. Avoir honte de m'être tapé Swann sans plus m'en souvenir, ou justement pas m'souvenir alors que c'était peut-être le meilleur coup d'ma vie.

Cette fois, à la prononciation de cette dernière phrase et aux images fictives qui lui passaient par la tête, Joann colla un coussin contre ses traits pour rire autant que pour masquer la roseur de ses joues. Stan avait le don de dédramatiser la chose, cette fois elle riait d'elle même, et même si elle n'était pas certaine de pouvoir refaire face au môme en agissant comme d'ordinaire, au moins elle en aurait rit l'espace d'un instant. Réprimant néanmoins ses esclaffes, elle reprit une longue inspiration puis revint considérer les yeux de son comparse.

- Lui dis jamais ça, sérieux... Si tu me considères comme ton amie, lui raconte jamais que j'ai dit que je regrettais d'pas m'souvenir de l'effet qu'ça m'a potentiellement fait. Elle était plus sérieuse d'un coup, plus sérieuse mais pas incapable de revenir sur ce qu'il lui avait confié plus tôt. Alors, les paupières plissées, Cain se tourna doucement, de telle sorte à ce que son épaule seule s'appuie au mur et qu'elle puisse ainsi lui faire face pour observer ses réactions. N'empêche, plus jamais tu reverras une telle classe, j'te remercie, j'suis quoi moi, c'que t'as énuméré plus tôt ? Plaisanta-t-elle, sans rire, avant de faire l'éloge, plutôt risible, de ses qualités. J'jure comme un charretier, je fume, je bois.... J'suis hyper classe merde. Rieuse, la jeune femme soupira, puis vint déposer la tête sur le bois où reposait son épaule, avant de pincer sa lèvre inférieure entre ses dents. Elle t'manque... t'aurais aimé aller plus loin, plus loin que dans un lit, j'v'eux dire... Avoir un vrai truc avec elle ?

Elle désirait savoir oui, c'était la première fois qu'il lui en parlait, et bien que lui soumettre son problème l'ait soulagé, Joann l'appréciait suffisamment pour l'écouter à son tour. Tout le monde ne pouvait pas se targuer d'avoir cette chance la concernant. Puis, entendre un gars parler ainsi d'une femme, l'invitait à rêvasser car oui, bien que jolie et fière, Joann n'avait jamais entendu quiconque employer pareil vocabulaire pour la qualifier, pas même celui à qui elle était encore mariée malgré ce qu'elle espérait lui être arrivé.





Showing no mercy
You so fresh to death and sick as cancer, but you fit me better than my favorite sweater and I know that love is mean, and luv hurts. Love you more than those bitches before.

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