The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez | 
- Si on devait mourir demain -
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1230
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Lun 30 Oct 2017 - 15:37


Si on devait mourir demain
Ft Stan
L'absence de réponse la poussa presque à jeter un œil vers lui, à la fenêtre, entrain d'arroser les gueules putrides du dehors. Cette image la fit sourire d'ailleurs mais dès lors qu'un grattement lui parvint, de l'autre côté de la porte - toujours barricadée par le bureau -, suivi d'un coup sec, Joann se redressa immédiatement. L'arme au poing, elle avança lentement jusqu'au meuble, suffisamment lourd pour eux deux certes mais qu'en était-il concernant une claque de monstres affamés ? Septique, Cain jeta un regard vers Stanley qui, bien que pressé par l'envie le tenant, n'avait plus tardé à fixer le battant. Saloperies de créatures, malgré leurs gestes lents et malhabiles, ils avaient encore une ouïe parfaitement développée. Sur le coup, Joe observa le décor alentour et s'arrêta net sur les bouquins parfaitement rangés sur leurs étagères respectives... L'idée d'en balancer quelques uns par delà l'unique ouverture leur offrant encore d'yeux sur l'extérieur, l'effleura mais, lorsque les griffes s'éloignèrent, tout comme les pas traînants des parasites, un long soupir souleva sa poitrine tandis que Maverick s'excusait... Pour le boucan, ou son envie de pisser ?

Peu importait, elle ne lui en tenait pas rigueur, après tout il était difficile de contrôler ses besoins humains, pire encore lorsqu'on était forcé de rester enfermer dans un endroit où rien ne vous permettait de les assouvir. Un peu comme lorsqu'on savait parfaitement qu'en deux gorgées une bouteille serait vide et que, malgré le fait de ne pas avoir ressenti la soif jusqu'à lors, subitement vous aviez la gorge sèche et ne rêviez plus que de l'hydrater... Une simple cause à effet.

Les morts s'éloignaient, c'était le principale à son regard, et le tenir pour responsable de leur agglutinement près de la porte ne changerait pas grand chose, d'ailleurs, le militaire revenait déjà à sa hauteur pour la pousser à se rasseoir. Chose faite, ils gardèrent le silence un temps, écoutant le bruit de fond et la balade de leurs compagnons dans le domaine, fort heureusement, une fois encore, ils avaient échappé à l'assaut. Encore un peu, avec un chouilla plus de pression et de membres décharnés pour l'exercer, le bureau - bien que pesant - n'aurait plus tardé à grincer contre le parquet puis la porte à céder pour leur permettre d'entrer. Ils auraient du fuir, abandonnant leurs fringues et ce toit de fortune, pour escalader la façade et se faire saucer. En aurait résulté une bonne crève. Enfin, tout cela n'était que le pur produit de son imagination travaillée par les échos qui lui parvenaient depuis les couloirs... C'était envisageable certes, ne pas s'y préparer aurait été très imprudent mais, pour le moment, ils échappaient encore à cet hypothétique merdier et pouvaient reprendre, plus doucement encore, leurs conversations.

Stanley fut le premier à rouvrir la bouche pour répondre à sa dernière question. C'était une bonne idée, attendre ne mènerait à rien sinon à la victoire de Bolderiz du moins, Joann y songeait sans imaginer que dans quelques temps cette histoire avec le Bridé ne serait plus qu'un point sombre dans le sillage de Casey. Stan prendrait donc le taureau par les cornes, c'était tout à son honneur puis, pour être honnête, il s'était déjà longuement voilé la face au sujet de la blondinette alors, ne rien lui dire et laisser l'eau couler sous les ponts, ne ferait sans doute que l'éloigner davantage de lui.

- Tout à ton honneur. Répondit-elle avant de froncer les sourcils lorsque, aussi soudainement qu'elle lui avait lâché le nom de Swann précédemment, son ami l'interrogeait quant à ses goûts au sujet de la gente masculine. De sûre, pas ceux qui m'sortent qu'ils doivent pisser et l'font à à peine deux mètres de moi. Lâcha-t-elle en un sourire entendu qu'il ne manquerait pas de prendre aussi légèrement que la manière dont elle le lui affirmait. Puis, Cain se prit à réfléchir, vraiment réfléchir.

Les types qu'elle appréciait, au point d'imaginer aller un peu plus loin en leur compagnie – même si ça n'avait rien à voir avec « l'amour » décrit par son compagnon d'infortune – se ressemblaient tous un peu. Clayton était brun, bien foutu, du moins le concernant lui c'était sans doute le physique qui l'avait poussé à s’intéresser à son cas puis, ensuite, était venue la conversation qui était plutôt agréable... Pour Jason, même topo, la spiritualité en moins cela dit... Mais rien qui puisse la rendre vulnérable quant au fait de penser à faire sa vie à deux. Cependant, un petit quelque chose lui traversa l'esprit, un truc qui ne lui était jamais arrivé et qui, au delà de l'aspect d'un type – du moins s'il avait encore ce qu'il fallait dans le crâne – pourrait la faire l'entrevoir d'une manière différente et unique.

- J'ai jamais apprécié les blonds. Enfin mon ex l'était c'est peut-être pour ça que mes goûts ont changé. Déclara-t-elle en un demi sourire. Mais, j'pense qu'au delà du physique, j'pourrai vraiment apprécier un type capable de soulever des montagnes pour moi. Personne ne l'avait jamais fait pour elle, personne ne s'était assez longuement attardé sur son cas pour autre chose que s'obtenir un droit concernant sa silhouette. J'ai pas la prétention d'être irrésistible mais, un mec avec lequel rien serait facile, pourtant capable de faire des choses désintéressées pour mes beaux yeux, pourrait sans doute me plaire... Là, elle arqua un sourcil et émit un rictus. C'est complètement con je sais bien, tu vas m'dire pourquoi courir après un mec qui ne s'interesse pas à toi, ni ne veut vraiment d'toi, si ce n'est pour se sentir frustrer ? Mais j'sais pas c'est comme un truc irréel, un truc qui n'arrivera jamais et qui m'assure que j'me poserai sûrement pas, enfin que j'me poserai certainement plus car je l'ai déjà fait et les résultats n'ont pas été très.... Un frémissement, au rappel des coups et blessures qu'elle avait mangé, graina la peau nue de son bras sur laquelle elle passa les doigts. jolis. D'un air étrange, quasiment nostalgique à la pensée que jamais elle ne ressentirait ce qui brûlaient Casey, ou même son voisin, Joann haussa les épaules. J'suis peut-être pas faite pour vivre un truc pareil, mais c'est pas très grave, l'ayant jamais vraiment connu je peux pas en manquer pas vrai ? On peut pas être en manque d'un truc jamais vécu, enfin j'imagine.





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes:
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 01/07/2014
Messages : 2185
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Lun 30 Oct 2017 - 18:44
Stanley était d’accord : ils n’avaient pas tous la même aptitude à ressentir le sentiment amoureux. Pour certains, c’était une explosion dévastatrice, pour d’autres, juste une allégresse. Le garçon connaissait sa chance d’y être aussi réceptif. Il faisait partie de ces gars capables de soulever des montagnes pour quelqu’un. Capables surtout d’accepter des situations potentiellement merdiques, en se contentant de l’assurance que l’autre pensait sincèrement à lui. Ça avait été une partie de sa vie avec Sherry.

- Puis il y a plein d’autres façons de vivre ce genre de choses, souffla-t-il à son intention. Les belles amitiés aussi ça compte. Il passa son bras autour de ses épaules. Dans le froid de ce bureau, il voulait aussi que la brune le sache : elle comptait. Il reviendrait dix fois en arrière pour mourir avec elle s’il le devait !

Ils discutèrent encore un peu, puis s’assoupirent à tour de rôles, reparlèrent encore et ainsi de suite, priant pour le retour rapide de l’aube. Car la nuit fut agitée. Glacée. La pluie cessa enfin vers 2h du matin, et le bruit des monstres autour d’eux leur parut s’amplifier. Il pesait en tout cas comme une menace dangereuse autour d’eux, brisant toute possibilité de s’endormir paisiblement. Stan ne dormit pas plus d’une heure et demie. Le reste du temps, il guettait, comme un animal à l’affut. Puis parfois ses pensées s’en allaient vers le Fort et ses habitants. Vers les mèches blondes de Casey et les milles possibilités de leur avenir.

Finalement, à 5h30 du matin, les deux copains étaient tous les deux parfaitement éveillés. La nuit ne s’était pas encore levée, mais progressivement, le jour apparaitrait. Ils avaient tenu jusqu’ici, c’était le moment de faire un état des lieux. Pour définir comment ils allaient procéder. Les râles leur parvenaient toujours de derrière la porte et du rez-de-chaussée. Stan se leva pour jeter un coup d’œil par la fenêtre. Le parc autour de leur bibliothèque présentait encore quelques cadavres errants, mais rien d’insurmontable. Il s’approcha de leurs vêtements qui séchaient. Sans surprise, la nuit les avait gardés humides. Il murmura à Joann.

- Les fringues sont toujours aussi mouillées. Ce ne serait pas une partie de plaisir à enfiler. Ils se partagèrent le peu de nourriture qu’ils avaient. Leurs ventres étaient vides et ils avaient fait le choix de ne rien manger avant de passer à l’action. Stan coupa sa pâte de fruits en deux et laissa le sucre le requinquer un peu. Tu vois quoi, toi ? Tu te sens de passer par la fenêtre ? Elle est un peu haute. Ils l’avaient déjà fait quelques semaines plus tôt dans l’hosto. Mais Merl avait alors une corde qui les avait bien dépannés. Sinon, je passe moi et j’essaie d’attirer ceux à l’intérieur au dehors, pour que tu sortes.

Il était en mesure de piquer un sprint pour éloigner les macchabées plus loin. Le tout serait alors de faire en sorte de se retrouver…


Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1230
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Mar 31 Oct 2017 - 13:17


Si on devait mourir demain
Ft Stan
Joann ne se souvenait pas avoir vécu pareille chose, ou si c'était le cas – en ce qui concernait son mari – alors elle avait été plus qu'aveugle et ça n'avait donc rien à voir... Néanmoins, alors qu'elle réfléchissait à ce qu'aurait été sa vie de couple si les choses avaient été différentes pour elle, Stanley enroula le bras autour de ses épaules au point d'attirer son regard dans le sien. Il avait raison, même l'amitié pouvait vous faire ressentir des tas de choses, des trucs étranges, qui deux ans plus tôt ne l'auraient guère intéressé, capables de lui faire envisager l'avenir sous un angle différent du chemin qu'elle avait parcouru jusqu'à présent. Un sourire sincère étira alors la commissure de ses lèvres et elle ne rajouta rien, préférant sans doute savourer le fait d'être, ne serait-ce, qu'appréciée malgré son caractère bien trempé. Peut-être qu'elle n'aurait jamais l'amour avec un grand A, elle en était même persuadée, mais elle avait au moins la loyauté et l'assurance que Stan et Casey ne lui feraient jamais de tort.... Cependant, un autre prénom jaillit dans son crâne alors qu'elle déposait la tempe sur l'épaule de son partenaire : Swann. Et bien que certaine d'avoir réagi de la meilleure manière qui fut, uniquement pour que jamais plus elle ne puisse lui faire de mal, la Canadienne regrettait n'avoir su surmonter ce problème pour envisager de le voir comme un véritable ami.

La nuit s'installa alors, tout comme la fatigue qui poussait leurs paupières à papillonner. Après maintes discussions, le duo trouva le sommeil tour à tour. Quand l'un s'assoupissait, l'autre tentait de s'occuper l'esprit en sondant les bruits alentours, les yeux rivés sur l'unique battant les protégeant encore de l'assaut des macchabées. La fraîcheur des lieux les maintenait parfois en éveil, quant à la pluie, elle ne fut bientôt plus qu'un souvenir de la veille. Les morts, eux, continuaient leur marche funèbre, râlant parfois au point d'attirer les prunelles de la brune vers la porte. Tout du long, Joe garda précieusement le flingue à ses côtés, uniquement dans le cas où une créature, plus maligne que les autres, jugerait bon de continuer à gratter, encore et encore, pour finir par creuser le bois et les apercevoir tapis dans l'ombre. Joann songeait parfois à Blackmore, à ce qu'ils avaient pu faire, puis fermait les yeux pour chasser les images fictives de son esprit. Puis, à l'aube, le jour n'étant encore fièrement levé, ils prirent le décision de se secouer. Personne n'était venu, ils n'allaient tout bonnement pas rester ici puis, si ce n'était pas les rôdeurs, vu le manque de vivre et d'eau, ils finiraient par se dessécher pour enfin crever.

Debout, étirant ses membres pour préparer ses muscles au possible fait de devoir piquer un sprint, Joann observa Maverick qui ne tarda plus à donner de la voix concernant leurs fringues. Tant pis, il faudrait s'y faire puis mieux valait des frusques humides que rien sur le dos pour déambuler à l'extérieur non ? La fenêtre était la seule issue, c'était haut certes, mais Cain n'avait guère le vertige puis, de ce qu'elle vit, en le rejoignant près du vitrage, la corniche lui permettrait sans doute de longer la façade pour, peu à peu, rejoindre les carreaux plus bas. Avalant un morceau de ce qu'ils avaient entamer pour recouvrer un minimum de forces, Joann jeta un dernier coup d’œil à la hauteur et, aux dernières paroles de son ami, arqua un sourcil.

- Qui d'nous deux à moins à perdre ? Cain ne désirait pas de véritable réponse, après tout elle le savait déjà, mais il fallait que Stan comprenne qu'elle s'y collerait pour lui permettre de ne pas s'exposer plus qu'il ne le devait. J'ai pas d'mec, j'dois pas faire de grandes révélations à quelqu'un, par conséquent j'me dévoue.

S'éloignant des vitres, elle agrippa son jeans, qu'elle peina à enfiler, boucla sa ceinture, glissa le haut contre son buste et le recouvrit de son cuir, pour ensuite attacher ses cheveux en un chignon fouillis, avant de baisser les bras lorsque son regard captura – une nouvelle fois – les tranches des bouquins étalés sur leurs étagères.

- Mais, personne n'est peut-être forcé de jouer les Spiderman, y a peut-être moyen d'attirer ces merdes hors du bâtiment. Stanley ne tarderait plus à piger, il lui suffisait pour ça de fixer l'endroit que ses yeux pointaient avec grand intérêt. Un livre, quand il se ramasse, ça fait déjà du bruit à hauteur d'homme alors... a plus de trois mètres, ça doit faire un sacré boucan, surtout dans une rue où le moindre bruit fait écho.... On peut toujours essayé, à moins que j'enjambe la fenêtre, descende et attire les connards plus loin... C'est toi qui voit Stan, mais hors de question que tu le fasses, t'en as déjà assez fait. Déclara-t-elle, sérieuse, en évoquant le fait qu'il était revenu la chercher au point d'être piégé avec elle dans ce bureau.

Il avait donc le choix, l'un ou l'autre lui allait, après tout, rien ne garantissait à Cain que balancer des livres serait suffisamment bruyant pour attirer les morts vers l'extérieur.





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes:
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 01/07/2014
Messages : 2185
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Mer 1 Nov 2017 - 10:25
Stan plissa le front, surpris. Voilà que Joann lui servait le chapitre du prince charmant qui devait aller retrouver sa princesse. Il ne l'aurait pas imaginé dans ce rôle, mais visiblement, la jeune femme avait été sincèrement touchée par les histoires à l'eau de rose du garçon. Il fit un sourire en coin. Sans joie, car leur situation était quand même bien délicate.

- Joe, hey Joe ! On n'est pas dans le sacrifice, ok ? Il planta ses yeux dans ceux de son amie, tout en lui attrapant les bras. On va rentrer tous les deux, sans se faire croquer. Et c'était non négociable. Ma question, c'est est-ce que tu te sens de sauter par cette fenêtre ? Parce que si c'est le cas, on s'emmerde pas, on y va tous les deux. Tous les rôdeurs qui restent là-dedans, ce sera toujours ça de moins à affronter dehors.

Ils avaient finalement deux choix : prendre le risque de se faire mal en sautant par la fenêtre ou prendre le risque de se faire bouffer pour arriver jusqu'à la porte d'entrée. Très franchement, Stanley n'hésitait pas très longtemps.

- On fait alors ? Ok ?

Ils se mirent donc d'accord. Le jeune homme laissa sa copine étudier plus en détails où ils devaient essayer de sauter pour limiter l'impact, tandis que lui enfilait dans une grimace son pantalon trempé, puis ses différentes couches. Son blouson paraissait nettement plus lourd que d'ordinaire. Il positionna son arme et son chargeur dans les poches et finit par lacer ses chaussures.

- Je passe d'abord - gentleman oblige - le mieux c'est de rejoindre le parc là-bas. On fera un détour pour rejoindre ensuite la route principale. Celle qu'ils pourraient essayer de suivre pour rejoindre leur campement, quelques 20 miles plus loin ! Il désigna une zone. Il comptait une vingtaine de macchabées dans son champ de vision. Il y en avait certainement davantage dans les alentours, et ces derniers ne tarderaient pas à les repérer. Ils devaient donc être rapides. Prête ? Il jeta un coup d’œil vers la femme et fit un hochement de tête entendu. Go !

Avec agilité, le garçon se hissa sur le rebord de la fenêtre. Il ne resta pas hésiter 107 ans, et agrippa la corniche, comme le lui avait conseillé son amie, et cala ses pieds sur le rebord de la fenêtre du rez-de-chaussée. Elle avait raison : ça passait. Il sauta donc ensuite et se réceptionna sans mal sur le sol. Deux secondes plus tard, il dégainait son couteau, car un premier infecté s'approchait. D'un geste sûr, il accrocha le vêtement du rôdeur et planta son arme dans sa tempe. Il laissa choir le corps à ses pieds, alors que d'autres de ses copains captaient sa présence. Le palpitant à son maximum, le jeune homme jeta un coup d’œil vers Joann, à son tour en pleine séance d'équilibriste.


Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1230
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Mer 1 Nov 2017 - 18:01


Si on devait mourir demain
Ft Stan
La pression soudaine sur son bras l'invita à considérer le regard sérieux de son partenaire. Stanley ne désirait pas de sacrifice certes mais n'avait-il pas proposé de tenter le tout pour le tout précédemment ? Il était bien évidemment hors de question pour la Canadienne de le laisser risquer sa vie – une fois encore – pour elle et s'ils pouvaient, comme il le lui certifiait, rester ensemble, alors les choses lui semblaient désormais plus envisageables. Oui, elle se sentait d'escalader la façade puis, de toute manière, avaient-ils le choix ? C'était ça ou pourrir ici sans être sûr que quelqu'un les retrouverait avant qu'ils ne se soient desséchés ou, pire, métamorphosés en rôdeurs. Du fait, la trentenaire opina brièvement puis observa en contrebas. La corniche servirait, ça pas de doute à avoir la dessus, quant au reste, il suffisait de faire de l'alpinisme inversé non ? Longer le rebord, atteindre les fenêtres des étages inférieures puis atterrir – espérons le – sans dommage sur l'asphalte humide et se barrer de là avant que leurs invités de l'intérieur se joignent à eux.

- Okay, faut pas se foirer. Lâcha-t-elle en lui pointant l'endroit qui lui semblait praticable. Fais simplement gaffe à pas glisser, c'est humide, y a pas mal de mousse et de saloperies.

Joann affirmait à ses propres mots simplement pour leur donner du corps et y croire. Maverick allait donc tester le premier et déjà son cœur battait la chamade. Il fallait qu'il réussisse et surtout que les cadavres ne s'agglutinent pas en bas, sans quoi remonter ne serait guère une partie de plaisir. Légèrement stressée, Joann vérifia une dernière fois la présence de ses chargeurs puis, une fois le militaire de nouveau vêtu, lui offrit un dernier regard pour lui certifier – le flingue déjà en main – qu'elle le couvrirait d'ici si les choses ne se passaient guère comme ils venaient de les envisager. Peu importait les macchabées dans le couloir, ils pourraient bien forcer la porte dans leur dos, si son ami avait besoin d'elle, s'il fallait trouer le front de quelques uns pour lui permettre de toucher terre sans craindre l'atterrissage, alors elle le ferait et tiendrait jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le faire et soit forcée de filer à son tour.

Intérieurement, pendant que Stanley amorçait sa descente, la brune se remémorait l'endroit où qu'ils devaient rejoindre après tout, jusqu'ici, rien ne lui garantissait qu'ils ne seraient guère forcés de se séparer. Elle espérait que non, qu'ils puissent rester l'un auprès de l'autre mais dans cet univers, où l'imprévu avait bien plus de place que dans la vie précédente, rien n'était moins sûr. Les yeux rivés sur son parcours, Cain inspira profondément lorsqu'enfin les semelles de Maverick épousèrent les pavés de la ruelle. C'était à elle désormais et bien que sûre de ses capacités, la jeune femme déglutit une seconde après avoir enjambé le cadre. Ses boots glissaient déjà sur la corniche, bien évidement, les choses paraissaient simples en les évoquant, même en voyant faire son partenaire mais, une fois à sa place, Cain trouva les choses bien moins aisées. Malgré tout, elle se concentra suffisamment pour longer le mur, en équilibre sur la corniche, et se rattrapa de justesse à une moulure lorsqu'un morceau de lichen humide se détacha de son perchoir en emportant son pied.

- Merde....merde... merde. Siffla-t-elle pour tenter de calmer ses nerfs et éviter de trembler alors qu'elle se stabilisait de nouveau puis, par la force des choses, atteignait lentement l'étage inférieur. Déjà les râles lui parvenaient, ça ne serait pas si facile non... Pourtant, en redressant les prunelles sur son comparse, en le voyant surveiller la porte qu'avait défoncé les morts la veille et qui ne tarderait plus à grouiller de monde –  les dépouilles fraîches autour de Stan en témoignaient déjà -, Joann n'attendit pas plus et se laissa retomber sur la voie. On s'tire ! Souffla-t-elle en croisant ses prunelles.

Il avait dit le parc, peu importait désormais, ne comptait plus que cet endroit. Elle était gelée, toujours aussi trempée, mais l'adrénaline revenait combler ses veines. En peu de temps, et tandis qu'ils avançaient rapidement vers l'extrémité de l'avenue, Joann estima le nombre de morts qui leur emboîtait le pas. Ils étaient nombreux, les semer ne serait pas une mince affaire mais si, toutefois, ils avaient la chance de ne pas en attirer d'autres, ce serait déjà un bon point. En pleine course, les poumons brûlants, la jeune femme n'eut subitement que le temps de se figer, interdite, en plaçant le bras en barrage devant Stanley, pour l'inviter à évaluer la zone. Des Morts, encore des morts et toujours des morts... Ces abrutis faisaient le pied de grue près des grilles du parc, devant l'entrée cadenassée...

- Putain je hais l'escalade. Reprit-elle en soupirant. Il faudrait passer les grilles, pas le choix, déjà la masse de créature dans leur dos tentaient d'amoindrir les mètres qu'ils avaient mis entre eux en courant.





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes:
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 01/07/2014
Messages : 2185
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Jeu 2 Nov 2017 - 20:19
Stan s'était approché de trois rôdeurs supplémentaires pour les éliminer, avant que Joann ne le rejoigne sur la terre ferme. Il croisa son regard et acquiesça à sa remarque et ne traina pas une seconde pour décamper. Le duo se dirigea donc vers l'extrémité du parc dont ils avaient parlé. Leurs pas étaient précipités et ils durent quelques fois planter la lame de leurs couteaux dans les crânes de créatures répugnantes. Le jeune homme ne pensait pas non plus à son pantalon humide et glacé qui collait ses jambes, comme une deuxième peau. Ni à son blouson qui pesait 32 kilos. Son cerveau n'était pas programmé pour gérer trop de choses à la fois. Surtout quand il était comme maintenant dans la zone rouge. Celle qui lui hurlait « sors-de-là ».

Il se figea derrière Joann, quand ils aperçurent leur but. Les battements de son cœur qui résonnaient dans ses tempes lui brouillait une partie de ses sens. Il lâcha une injure, qui n'avait rien de catholique. Comme son amie, il avisa les rôdeurs qui s'approchaient d'eux par l'arrière. Puis de nouveau ceux qui leur barraient le passage devant.

- On n'a pas l'choix, grogna-t-il. On peut tenter par le mur, ajouta-t-il en montrant un endroit à peu près dégagé à quelques mètres de la grille. Déjà il entrainait la jeune femme avec lui dans cette direction. Il était tout aussi haut, moins facile à escalader, mais moins de morts les attendaient devant. Ils gagnaient du temps. Puis il n'aimait pas ces pics en haut de la grille. On sort les flingues, affirma-t-il ensuite en troquant son couteau par son cher et tendre Beretta. Ils devaient être honnêtes : ils ne seraient pas assez rapides pour dégommer tous ces monstres à l'arme blanche. Déjà que leur sort n'était pas assuré...

Ils tirèrent ainsi plusieurs fois devant eux pour nettoyer un peu leur chemin. Stanley arriva ainsi en courant près du mur, et força Joann à grimper la première. Il dut pour cela quasiment l'engueuler, car l'ancienne escort était fière. Le barrage faisait bien trois mètres de haut, si bien qu'il lui fit la courte échelle, puis l'aida à se hausser ensuite en la poussant sur les fesses. La pudeur n'était plus de mise ! Car déjà, six mordeurs s'approchaient de lui. Stan se retrouva en prise avec l'un d'eux et il ne dut son salut qu'à la précision d'un tir de son amie. Il en dégomma deux autres. Clairement, il ne pourrait pas monter comme ça, il lui fallait de l'élan. Il vida la fin de son chargeur pour s'éloigner de plusieurs mètres. Quand il n'entendit que le clic sous son doigt, il donna un coup de crosse dans la gueule d'un rôdeur, cala l'arme à sa ceinture, puis courut aussi vite que possible vers le mur. Il s'éleva alors assez haut pour récupérer la main de Joann qui l'attendait à califourchon en haut. Il galèra toutefois à se hisser réellement de l'autre côté, mais y parvint dans l'effort. Son visage était blême.


Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1230
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Sam 4 Nov 2017 - 20:38


Si on devait mourir demain
Ft Stan
Cet endroit était un véritable cimetière à ciel ouvert, où qu'elle regardait Joann apercevait des cadavres et encore des cadavres. Quant aux grilles, qu'elle imaginait déjà devoir escalader, ces dernières étaient surmontées de flèches qui pourraient tout aussi bien les amocher. Fort heureusement, elle pouvait compter sur Stan et ses analyses du terrain en situation de crise et, sans attendre alors, elle se précipita en sa compagnie vers le mur désigné tandis qu'il conseillait déjà d'abandonner l'idée de se débarrasser des créatures à la lame. La Canadienne ne se fit pas prier, replaça le couteau à sa cuisse et dégaina son 9mm pour nettoyer la zone.

Les tirs faisaient échos, ils ne tarderaient plus à attirer les morts alentour, mais – l'espérait-elle – dès lors que ces parasites se ramèneraient dans l'espoir de se repaître de chair fraîche, le duo aurait déjà franchi la paroi et s'élancerait à travers le parc afin de rejoindre la voie principale. Son doigt pressa donc la gâchette à plusieurs reprises, et lorsque le mur fut libre d'accès, Stanley joignit les mains pour lui permettre d'y déposer la semelle. Clairement, Cain était à bout de souffle et de nerfs. Ses fringues pesaient lourds, son cœur battait bien trop fort et la sueur n'arrangeait rien à la fraîcheur désagréable qui lui saisissait l'épiderme.

- J'en ai plein l'cul Stan... Lâcha-t-elle avant d'abdiquer à sa requête silencieuse. Cependant, alors qu'elle l'observait d'un air bien moins sympathique que la veille, jouant quelque peu sa bourrique, le ton de son partenaire monta d'un cran à l'en faire soupirer, déposer les doigts à ses épaules, et ancrer la boots au creux de ses paumes jointes. Son compagnon la projeta suffisament fort pour qu'enfin en élançant ses bras vers le sommet, ses phalanges atteignent le rebord auquel elle s'agrippa sans malgré tout parvenir au but. J'pèse trois tonnes putain d'merde.... saloperies de fringues ! Ragea-t-elle avant de jeter un œil au geste inattendu du mentor.

Deux mains aux fesses la poussaient sans pudeur aucune pour lui permettre, enfin, de se hisser et s'installer à califourchon. Les râles se rapprochaient déjà d'ailleurs, et à peine eut-elle le temps de reprendre une inspiration qu'elle braqua l'une des gueules putrides ayant trouvé judicieux d'agripper le jeune homme en contrebas. La bastos fit mouche et plusieurs autres tirs firent retomber les quelques blattes agglutinaient autour de lui.

- Magnes toi !!! Reprit-elle avant de le voir s'éloigner, en quelques autres coups de feu, puis foncer droit vers le mur contre lequel elle lui agrippa les mains pour, en un effort de dingue, le hisser en comptant sur l'appuie qu'auraient ses jambes. Mâchoires sérrées, paupières plissées sous l'effort, enfin la brune reprit son souffle dès lors qu'il enjamba le rebord. Tu m'as peloté ! Le réprimanda-t-elle avant de sourire pour marquer la plaisanterie.

Là haut, ils étaient en sécurité, cependant rire fut de courte durée car, déjà, la horde qui les suivait s'approchait au pied de leur perchoir. Cain offrit donc un simple regard à son partenaire, fouilla rapidement son sac pour lui balancer un chargeur, puis colla le second qu'elle possédait dans la poche de son cuir pour y avoir accès plus rapidement lorsque l'autre serait vide. Leur promontoire mesurait pas moins de deux mètres trente de haut, ils avaient donc le choix entre se laisser tomber, et espérer ne pas se péter une cheville ou... A dire vrai rien ne lui vint au point qu'elle fixa le contrebas – côté parc – puis se laissa lentement retomber en un soupir de soulagement. Pas de casse, pas de foulure, simplement des arbres, des chemins caillouteux et de l'herbe à perte de vue les séparant désormais de la route qu'ils désiraient rejoindre.

- Tout va bien ? L'interrogea-t-elle lorsqu'il la rejoignit. Ça à l'air plus calme ici... Plus qu'à rejoindre l'asphalte... Avec un peu de chance on tombera peut-être sur une caisse encore en état avec suffisamment d'essence pour creuser l'écart entre ces merdes et nous... On a fait le plus dur non ?

Elle le priait d'approuver. Il était rare qu'elle se ressente aussi éprouvée, cependant habituellement elle n'avait guère à dormir par intermittence ni à crever de froid dans une vieille bibliothèque remplie de macchabées. Joann ne désirait plus que rentrer, s'étaler sans son sofa et envisager de prendre une douche par la suite, néanmoins, alors qu'elle avançait plus lentement - même si des cadavres rôdaient dans le coin ils n'étaient guère nombreux et seraient plus faciles à distancer -, elle fronça les sourcils et le pointa du doigt.

- Tu m'devras une bière... Me peloter c'est pas gratos Maverick. Plaisanta-t-elle une dernière fois.





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   
Revenir en haut Aller en bas  
- Si on devait mourir demain -
Page 4 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Si on devait mourir demain...
» Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours
» HELP IL DOIT MOURIR DEMAIN YORK 14 ANS 1/2 FOURRIERE
» [Intrigue 1 ] Un bonjour de la part de nos ennemis... [PV]
» 2x07 : "Servir ou mourir"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: