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 Si on devait mourir demain

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Stanley Maverick
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MessageSujet: Si on devait mourir demain   Ven 13 Oct 2017 - 9:40

Certaines expéditions ne se déroulaient pas exactement comme espéré…

- ON SE REPLIT ! La voix puissante de Ray essaya de passer à travers la pluie torrentielle qui s’abattait sur eux.

Ils étaient partis à cinq du côté de Kingston, au nord de Brainbridge Island. La bourgade aurait dû être tranquille, mais elle ne l’était pas. En moins de trois minutes, le groupe s’était retrouvé éparpillé, assailli de toute part par une horde de rôdeurs, sur le parking du Village Green Park. Plusieurs dizaines. Peut-être même bien davantage. Stanley avait commencé à se défendre à l’arme blanche. Il fendit le crâne d’une des créatures, alors qu’une autre approchait déjà. Il l’acheva, tout en reculant de plusieurs pas. Le pick-up avec lequel ils étaient venus était à une dizaine de mètres de lui, sur West Kingston Road. Il l’avisa d’un regard, tout en voyant John se défendre de son côté, avant de courir et se hisser à l’arrière de la voiture.

- Stan ! Il entendit vaguement son ami l’appeler. Son regard parcourut la zone. Il y en avait partout, pas de doute : ils devaient fuir ! Il fit de nouveau quelques pas, puis aperçut la silhouette gracile de Joann à plusieurs mètres de là. Une vague de morts s’apprêtait à lui barrer le chemin vers la bagnole. Sans réfléchir davantage, le jeune homme se précipita vers elle, s’éloignant du véhicule. STAN ! Beugla de nouveau John, au loin, avant de pester. Il était à deux doigts de sortir du coffre, mais la poigne de Ray l’en empêcha, alors que l’engin démarrait, échappant de peu aux griffures mortelles des macchabés.

Il ne put que regarder impuissant et désespéré la masse des corps masquer les formes de ses compagnons, alors que des coups de feu retentissaient sous l’averse. De son côté, Stanley s’était glissé entre les morts-vivants pour s’approcher de son amie. Il dut tuer quelques créatures avant de pouvoir la rejoindre et se décida finalement à utiliser son Beretta pour achever trois monstres bien trop près et dangereux. BAM BAM BAM. Et la voiture s’éloignait.

- Par-là ! Cria-t-il à la jeune femme, pour l’inviter à prendre la fuite. Le pick-up n’était plus une option, clairement, mais rester là ne l’était pas davantage ! Il entraina Joann vers le nord, escalant la carrosserie d’une vieille berline. La voie était libre pour se taper un sacré sprint. Le garçon tira deux nouveaux coups de feu en se retournant. Ils moururent sans éliminer un seul ennemi. Le geste, amplifié par la pluie, était trop imprécis. Hélas, quelques mètres plus loin, ils se retrouvèrent de nouveau pris au piège, par la présence de rôdeurs. Bordel, ils sortent d’où ?

Faute de parvenir à s’échapper, ils devaient se trouver un perchoir ou un abri. Et vite !
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Ven 13 Oct 2017 - 22:28



Si on devait mourir demain
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Des rôdeurs à la pelle, voilà ce qu'elle avait devant les yeux. Habituellement Joe s'en sortait bien, mais, d'ordinaire, les macchabées n'étaient pas si nombreux... A croire qu'ils les avaient flairé bien avant qu'ils n'arrivent sur le parking, qu'ils les attendaient comme des grévistes attendaient l'arrivée de leur PDG. Peu importait les raisons, à l'instant ne subsistait que la survie. Jusqu'ici, elle la préservait grâce à la lame qui ne la quittait plus, elle y était parvenue, mais la horde ne faisant que s'agrandir, elle n'était plus sûre de pouvoir témoigner de pareil moment à l'avenir. La peur se mêlait au sang, aux chairs putréfiées, le tout formant un immonde bordel duquel il aurait été judicieux de se tirer.

Puis elle entendit l'un des leurs entre deux râles de morts vivants. Se replier certes, mais n'était-ce pas aussi difficile que de mettre à mort les dizaines d'assaillants ? La bagnole n'était pas loin mais les morts encore moins, c'était peine perdue... Joann ne baissait jamais les bras, mais en jetant un coup d’œil à ses comparses, aux blattes qui grouillaient autour d'eux en espérant les déchiqueter, tout lui semblait subitement insurmontable. Un faible se serait laissé crever pour permettre aux autres de s'en sortir, et l'idée lui traversa brièvement l'esprit à peine eut-elle croisé la silhouette de Stan à quelques bons mètres d'elle. Le pick-up était trop éloigné, les cadavres trop proches, elle n'y parviendrait pas et pour la première fois depuis qu'elle survivait dans cette vie, Joann imagina que les choses se terminaient pour elle. Ce n'était rien, elle n'avait rien à regretter, ou si... Mais une fois encore et même face à la faucheuse, elle refusait de se l'avouer... Inerte quelques secondes, suffisantes pour la rapprocher des rôdeurs, subitement les choses changèrent en s'accélérant. Maverick apparaissait tandis que son prénom résonnait sur la place, forçant quelques soldats putrides à suivre le mouvement de la bagnole qui s'éloignait. Joe reprit alors conscience et enfonça la lame de son couteau dans le premier crâne qui se rapprochait d'elle tandis que trois coups de feu retentissaient sous la pluie battante puis, en un clignement d'yeux, son ami était là à lui intimer de fuir.

Pourquoi avait-elle bugué subitement ? Elle n'en avait aucune idée mais ce n'était clairement pas le moment d'y penser. Reprenant ses esprits, elle força sur les muscles de ses jambes et suivit Stanley jusqu'au premier toit d'une bagnole puis l'asphalte qui se présenta derrière celle-ci. Ses poumons brûlèrent, sa trachée se comprima et ce même après avoir du freiner leur course. Face à eux, les choses ne s'arrangeaient guère, les cadavres sortaient de nul part, leurs râlent constituant le chant morbide qu'ils entendaient envahir les ruelles alentours. La question de Stan ne nécessitait aucune réponse, d'ailleurs, même si elle désirait éclairer sa lanterne, Cain en était bien incapable, mais les détonations précédentes l'avaient au moins revigoré au point que, dans sa tête, les éléments alentours devinrent clairs comme ils l'étaient à l'origine. Joe redressa alors les yeux, en virant les mèches humides collées à ses traits, et fixa la fenêtre plus haut.

- Fais moi la courte... Lui intima-t-elle, logeant sa semelle aux creux des mains de son partenaire une fois qu'il eut percuté. Joann se hissa sans mal contre l'appuie et, en déviant le visage pour ne pas prendre de verre en pleine poire, colla le coude couvert de cuir dans le vitrail puis se tourna vers Stan pour lui tendre les bras. Un homme pesait lourd, quoi qu'on en dise, mais l'adrénaline était bien utile. Elle tenait à lui, c'était sans doute ce qui lui permettait de le hisser, ça et la force qu'il mit dans ses bras pour se redresser et la rejoindre sur son perchoir. On a pas le choix, on rentre là dedans... faudra sans doute rejoindre les toits et s'éloigner mais ça sera plus sûr qu'en bas.

Quelques monstres se rapprochaient déjà, raclant les briques de la paroi en tendant leurs griffes sanglantes dans leur direction. Pour l'instant elle ne pensait pas encore aux autres, sans le vouloir ils les avaient abandonné, mais à leur place sans doute en aurait elle fait de même non ? Personne ne pouvait savoir, l'important était simplement de fuir les macchabées.





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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Lun 16 Oct 2017 - 14:36

Sous ses airs stoïques, Stan sentit la panique l’envahir. Il ne contrôlait plus la situation, elle lui échappait même totalement ! Merde merde merde ! Son regard chercha tout autour de lui une échappatoire, alors que son cœur s’était mis en branle. Il tambourinait comme un malade dans sa cage thoracique, cherchant à irriguer son cerveau pour qu’il leur offre une solution miraculeuse. Mais l’afflux de rôdeurs se refermait progressivement sur eux et l’empêchait d’y voir clair. Le jeune homme tira une nouvelle fois dans une créature à l’apparence immonde, et enchaina trois autres tirs, plus ou moins aguerris, dans la foulée.

Ils s’étaient coincés contre un bâtiment et Stan ne médita pas longtemps pour presser ses doigts les uns contre les autres et propulser le corps de Joann en hauteur pour qu’elle rejoigne la fenêtre de l’étage. BAM BAM. Il continuait de tirer, quand la jeune femme lui tendit un bras pour qu’il échappe à son tour à ce piège mortel. Il dut repousser – non sans mal – un mordeur, sa cheville évitant de peu la poigne du macchabé, mais parvint finalement à bonne hauteur. Le souffle court. Il hocha la tête.

- Yep, ce sera toujours mieux qu’ici, répondit-il alors qu’ils se mettaient immédiatement en action. Joann ouvrit la fenêtre et ils se jetèrent tous deux à l’abri. En une fraction de seconde, la pluie cessa ainsi de leur marteler le crâne, et le bruit se fit moins assourdissant. Ils retinrent leur respiration un instant, en évaluant les lieux autour d’eux. Ils étaient dans une petite bibliothèque. La pièce était grande et les allées aérées. Une odeur de renfermé primait. A première vue, elle paraissait déserte. Figée dans le temps. Aucun monstre ne leur surgit dessus en dépit du boucan qui grondait depuis l’extérieur. D’un mouvement de la main, le militaire s’essuya le visage, en profitant pour essayer de retrouver ses esprits. C’était pas passé loin ! Il échangea un regard avec son amie. On fait le tour, c’est trop à découvert…

Il ne se sentait pas encore apaisé. L’absence de la voiture, ainsi que des renforts, continuaient à imposer un sentiment d’urgence. Sans parler des morts qui grouillaient dehors et allaient irrémédiablement chercher à entrer dans le bâtiment. Ils devaient impérativement chercher un lieu réellement sûr. Ou une issue, pour fuir loin de ce traquenard, ou un bastion, qu’ils pourraient espérer défendre. Aussi se déplacèrent-ils avec prudence dans les locaux. La première option fut rapidement abandonnée. Chaque fenêtre ne leur montrait que la même marée de morts-vivants.

- On est cerné, observa-t-il donc en jetant un coup d’œil par une nouvelle ouverture. Faut se cloisonner quelque part… et prier pour qu’ils finissent par se disperser, ou qu’on nous vienne en aide… Il déglutit avec l’envie d’y croire. Son regard était sombre.

Il avait confiance en John. Il savait que même si les apparences ne lui donnaient que peu de chance de survie, son ami ne les abandonnerait pas. Il l’imaginait sans mal avoir demandé à arrêter la voiture à bonne distance, dans l’espoir qu’ils verraient ses deux compagnons les rejoindre en courant. Seulement, ça ne se produirait pas…

- Ici ? Ajouta-t-il, en pénétrant dans une nouvelle pièce. Cette dernière avait le mérite d’avoir une ouverture vers la rue et ils pouvaient déplacer le mobilier pour barricader l’entrée.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Mer 18 Oct 2017 - 20:21



Si on devait mourir demain
Ft Stan
En un rien de temps l'averse ne fut plus qu'un bruit sourd mêlé aux râles des rôdeurs. Figée une minute, mesurant ses inspirations saccadées dans l'éventualité d'une prochaine mauvaise rencontre, Joann soupira un grand coup lorsque rien, ni personne, ne leur tomba dessus. Ses yeux furetèrent alors vers de grandes étagères poussiéreuses, des bouquins rangés en ligne pour la plupart, quelques autres étalés, ouverts, sur un parquet qui n'avait plus vu la couleur d'un pot de cire depuis des lustres. Une bibliothèque, le genre d'endroit qu'aucun survivant n'avait pris d'assaut à contrario des supermarchés. Bien, ils étaient à l'abri, du moins elle s'en assurerait, tout comme Stan qui proposait déjà de faire le tour afin d'être sûr que rien ne menaçait de les étriper.

En silence, usant simplement de gestes et de regards à l'égard de son partenaire, Joann avança dans les allées, l'arme au poing désormais, prête à tirer si quoi que ce soit se présentait à elle. Rien, c'était plutôt bienvenue d'ailleurs, elle sentait encore son palpitant jouer les tambours Africains dans sa poitrine, un peu de calme et de répit n'était pas de refus après le sprint et l'escalade précédente. En revanche, au dehors, les morts s'amassaient... A défaut d'être doté d'une intelligence quelconque, ces abrutis de parasites entendaient et semblaient parfaitement y voir, pas étonnant donc qu'ils se soient agglutinés aux pieds de la bâtisse où leur menu du jour s'était réfugié. Stan et elle abandonnèrent donc l'option fenêtre et reprirent l'investigation jusqu'à pousser la porte d'une pièce plongée dans la pénombre.

Maverick avait raison, mieux valait rester dans le coin, histoire que les choses se tassent et que les autres puissent les retrouver d'ici peu, du moins... Quand les macchabées auraient quitté les lieux. A sa question donc, elle se contenta d'opiner après avoir allumé sa torche. Le faisceau balayait déjà les murs de bois. La poussière et quelques toiles d'araignées avaient pris possession de la déco, néanmoins, elle n'eut aucun mal à discerner un large bureau de chaîne sur lequel trônait encore quelques crayons et dossiers. Pas de sang, pas de trace de lutte, le directeur des lieux – après tout une telle pièce ne devait être que pour lui – avait du tout abandonner pour fuir... En espérant qu'il ne soit pas resté enfermer quelque part dans le bâtiment, avec des dizaines d'employés, pour se changer en crevure cannibale cela dit.

- Ici oui... on est pas loin d'une sortie. Approuva-t-elle enfin tout en virant le sac de ses épaules pour lui faire rejoindre un vieux sofa de velours. Il fallait bloquer l'accès, le bureau ferait l'affaire, visiblement, d'après ce qu'elle observait grâce au tube de lumière entre ses mains, les étagères qui couvraient les parois étaient scellées. On colle le bureau contre la porte.

Elle n'eut guère à attendre, Stan lui donnait déjà le coup de main nécessaire pour faire bouger ce meuble. Il était lourd, pesait son poids, c'était parfait pour barricader leur domaine. Certes ils ne le déplacèrent pas sans mal, ni sans sentir le sang leur monter au visage, mais une fois fait, c'était tout bonnement l'idéal. Chose faite, Joann se redressa et reprit son souffle avant d'appuyer les deux mains, bras tendus, contre leur barricade improvisée en observant le jeune homme qui se remettait à son tour. Sans lui, sans le coup de main précédent, sans doute aurait elle fini par se changer en l'une des saloperies de l'extérieur. Un rictus fila alors ses lèvres puis elle ouvrit la bouche sans honte aucune. Il s'agissait de Stanley, pas de Smallville ou du premier connard venu.

- T'étais pas obligé, Lâcha-t-elle en se hissant pour s'asseoir à même la surface de bois contre le battant. de faire marche arrière, mon heure était peut-être venue... Mais avant que son interlocuteur ouvre la bouche à son tour, elle lui offrit un sourire sincère. J'te remercie. Les effusions de sentiments n'étaient clairement pas son truc, mais Stan la connaissait, il ne s'étalerait donc pas sur pareil sujet. Tu crois qu'ça va tenir ? Reprit-elle en observant le meuble sur lequel elle venait de s'installer, les doigts ramassant déjà la couche de poussière qui s'égrainait entre son pouce et son index.

Les autres avaient simplement du s'éloigner, ils reviendraient non ? Peu certaine de cela, malgré tout, elle se garda bien d'en faire part à son partenaire. Il avait confiance en eux, sans doute bien plus qu'elle, et elle avait confiance en lui... c'était suffisant pour le moment.





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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Jeu 19 Oct 2017 - 9:06

L’averse était tellement virulente au dehors que la luminosité était minimale. Cela donnait une ambiance de début de soirée et Joann alluma même sa lampe torche. Cela leur permit de voir autre chose que les simples formes des meubles qui trônaient dans la pièce. Sans attendre une seconde, les deux compères s’activèrent pour déplacer le bureau, massif, qui devrait leur faire un rempart suffisant. Le geste, fait dans la précipitation, leur coupa le souffle une nouvelle fois, mais lorsqu’il fut en place, ils purent enfin respirer. Stanley leva la tête vers le plafond en posant ses deux mains sur son crâne.

- Putain, souffla-t-il tout bas. Sa main rejoignit sa bouche, alors qu’il essayait toujours de réfléchir sur ce qui allait maintenant leur arriver. Ce fut ce moment-là que choisit Joann pour le remercier d’être resté avec elle. A vrai dire, il aurait été bien incapable d’expliquer ce qui l’avait amené à partir à sa rescousse. C’était l’instinct qui le guidait dans ces moments-là. Il posa ses yeux acier dans les siens et fit un hochement de tête. On n’est pas encore tiré d’affaire… déclara-t-il dans une moue fataliste, avant d’ajouter : y a intérêt… en réponse à sa question. Il avait la mine sombre.

Dans un bruit de chaussures mouillées, il se dirigea vers la fenêtre et jeta un coup d’œil vers le sol, malgré le rideau de pluie qui se déversait toujours. Combien de temps avant que les rôdeurs réussissent à pénétrer dans le bâtiment ? Il déglutit.

- On fait l’état des lieux, conseilla-t-il à son amie, en l’invitant à se relever, tout en sortant dans un clic le chargeur de son arme de poing. Munitions, bouffe, eau. T’as quoi ?

Il lui restait pour sa part huit balles dans celui-là, plus un autre chargeur de quinze. Pour le reste, il était quasiment à poils. Il ne sortait quasiment jamais avec un sac à dos. C’était une prise souvent trop facile pour les macchabées, aussi s’en dispensait-il quand ce n’était pas nécessaire. Il avait une pâte de fruits dans une poche et… c’était tout. Joann énuméra ses possessions à son tour, et Stan hocha la tête, résigné. Il jeta un coup d’œil sur sa montre.

- Il est bientôt 16h, le soleil se couche dans deux grosses heures. Il se mordit l’intérieur de la joue. La nuit tombait très tôt dans la région, dès cette période de l’année. Il regarda de nouveau la jeune femme. Il n’avait pas besoin de le dire à haute voix, elle pouvait deviner ce qui ça signifiait : ils devaient se préparer à passer la nuit ici. Au mieux.

Pour tout dire, le jeune homme sentait l’adrénaline s’évaporer de ses veines et son tempérament parfois négatif tendait à refaire surface. Il n’était finalement plus si sûr que leurs compagnons reviendraient les chercher. Ils devaient les croire morts. Ils ne gaspilleraient pas de l’essence et ne risqueraient pas leurs vies pour chercher deux cadavres. Il serra les dents et fut saisi d’un frisson. Il était trempé jusqu’aux os et réalisa seulement qu’il avait froid.

- T’es pas congelée ? Demanda-t-il à sa compagne, tout en enlevant sa veste Academi. Il l’accrocha sur un porte manteau. Il retira aussi son gilet par balle, ne gardant sur lui que son T-shirt, humide lui aussi, de transpiration notamment. Y a rien pour se couvrir ? Il chercha un tissu quelconque, sec, qui pourrait les sauver. Mais dans un bureau, fallait pas trop rêver. Il tâta alors son pantalon tout aussi trempé. Allez tant pis, il commença à retirer ses godasses pour enlever aussi son futal.
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Jeu 19 Oct 2017 - 21:29



Si on devait mourir demain
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L'adrénaline quittait peu à peu ses veines et ce qui devait être apaisant ne le fut pas vraiment. Le stress, l'angoisse, vous gardaient au chaud et, sans eux, il était difficile de ne pas sentir la fraîcheur des lieux s'insinuer sous vos vêtements humides. Joann ne dérogea pas à cet effet, en peu de temps, sa peau brûlante s'était recouverte de frissons qu'elle tentait de faire disparaître en remuant les épaules. Inutile de se plaindre, il y avait pire dans la vie même si, désormais, chopper la crève n'était pas ce qu'il y avait de plus bénin. Les yeux fixés sur Stan, dont les traits se tendaient à mesure du temps, la brune entreprit de fouiller son sac lorsqu'il lui quémanda de faire un état des choses. Un chargeur plein dans le flingue, un autre dans le sac... Une bouteille d'eau et deux pauvres barres vitaminées. Ils ne tiendraient jamais un siège ici bas, quant à imaginer plomber du rôdeurs, le peu de bastos en leur possession ferait rapidement tourner vinaigre la situation.

- Un duo de chargeurs, dont celui dans le flingue... Un peu de flotte et deux barres de céréales. Lui répondit-elle en un rictus dépité. Elle n'allait pas souffler ou gueuler, il s'agissait de Stanley, il était déjà bien trop préoccupé pour avoir à subir quelques sarcasmes de sa part. Joann se racla donc la gorge puis entreprit de jeter un coup d’œil aux bouquins sur les étagères. Au moins ils avaient de la lecture, pensa-t-elle en un piteux sourire, puis Maverick lui annonça l'heure avant de croiser son regard. Soirée pyjama. Souffla-t-elle en prenant conscience des paroles silencieuses découlant de l’œillade de son partenaire.

Le duo se comprenait facilement, quelques regards ou gestes suffisaient, ce n'était pas la première fois qu'elle paraissait lire dans ses pensées d'ailleurs. Ce n'était pas la mort, mieux valait rester ici que de retourner à l'extérieur pour affronter l'averse et les blattes qui ne lâcheraient pas l'affaire, puis, en toute franchise, passer la nuit dans un bureau avec lui était bien moins impensable que lorsque l'idée de devoir pioncer auprès de Rogers l'avait saisi, quelques jours plus tôt, dans cette église de malheur. Une grimace de dégoût lui déforma les lèvres en y songeant d'ailleurs, puis un frisson attira sans doute l'attention de son compagnon qui, en ôtant sa veste, reprit la parole. Elle était gélée oui, trempée et gelée, mais pour l'instant, elle se contentait de l'observer se dévêtir, plus amusée qu'autre chose, et s'activer dans la pièce à la recherche d'une couverture ou d'un plaid qu'il ne trouverait jamais.

- Dommage que le proprio ait pas abandonné sa p'tite laine. Reprit-elle, toujours assise contre le bureau - genoux fléchis et coudes sur ces derniers -  les deux paumes soutenant son menton. Malgré les frissons qui lui grignotaient la peau, Joe le regarda faire et virer son froc avant d'incliner légèrement le minois comme pour mieux le détailler. C'était la première fois qu'elle le voyait dans cette tenue, c'était à la fois risible et sympa, après tout son ami n'avait pas à avoir honte de son corps... T'es bien foutu. Sourit-elle en croisant son regard pour enfin rire. Pas de ça entre eux, elle n'avait jamais désiré le séduire, ne le ferait jamais, sans doute car au delà d'être un mentor, un ami, Stanley était un peu le frère qu'elle aurait adorer avoir. Quoi ? Tu m'fais un stip gratos, j'vais quand même pas m'coller les mains sur les yeux si ?

Tâchant de détendre l'atmosphère, autant qu'elle espérait le voir se dérider un peu quant à l'idée qu'ils puissent croupir ici des jours durant, Joe se redressa puis s'effeuilla à son tour. Sa veste de cuir rejoignit l'endroit où le gilet avait pris place, elle tordit ensuite son tee shirt blanc, qui par transparence révélait la noirceur de son soutif, vira ses boots, dégrafa sa ceinture puis abandonna son jeans afin d'être sur un pied d'égalité avec lui. Elle pelait davantage dans cette tenue, mais dans quelques heures, des vêtements secs ne seraient pas négligeables. Choses faites, la brune détacha sa queue de cheval puis tordit ses mèches pour ensuite jeter un dernier regard au delà des voilages de la fenêtre.

- T'en fais pas. Reprit-elle avant de lui offrir un sourire sincère et plus rassurant que ceux qu'elle tendait à la plupart des gens. Dans le pire des cas les parasites trouveront bien autre chose à faire, ils foutront le camps et on pourra sortir, on s'trouvera une bagnole... Elle doutait que les autres reviennent, Stan aussi même s'il n'en disait rien, mieux valait garder la tête froide et penser aux opportunités qui s’offriraient à eux si, toutefois, personne ne venait les chercher. Puis, si j'dois crever d'faim ou d'soif, au moins, Lança-t-elle en se hissant à nouveau sur le bureau. j'me serai rincée l’œil une dernière fois. Plaisanta-t-elle sans pudeur aucune.





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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Si on devait mourir demain   Ven 20 Oct 2017 - 9:23

Stan sauta à cloche pied comme un abruti pour se défaire de son pantalon mouillé qui semblait lui coller comme une seconde peau. Il manqua d’ailleurs de se crouter, et jeta un regard en biais à son amie, alors qu’il se tenait maintenant dans la pièce en chaussettes, boxer et T-shirt. Il ne put retenir un ricanement lorsqu’elle complimenta avec amusement son corps.

- Attention, j’te vois venir Joe, répondit-il railleur, en pointant son index vers elle, oubliant une seconde leur situation précaire. Ouais, c’est ça, et après tu vas me dire : oh Stan, c’est peut-être notre dernière nuit sur Terre, viens réchauffons nous ! Il la charriait bien entendu. Parce qu’elle avait raison : leur relation n’avait toujours été que purement amicale. C’était chimique, malgré les atouts évidents de la brune, ils ne se plaisaient pas comme ça. Voilà tout.

Pour être très honnête, dans tous les cas, le jeune homme était à des kilomètres d’être dans cet état d’esprit. Le danger rôdait toujours, la pression des morts dehors contre l’entrée s’intensifiait. Si bien qu’il se rinça à peine l’œil à son tour quand Joann décida de l’imiter pour finir en petite tenue. Il venait effectivement de lorgner vers le sofa, et le tissu qui le recouvrait. Il s’en approcha, enleva les coussins qui faisaient office de dossiers et d’assises et contourna ce qui restait de la carcasse du canapé. Il releva seulement ses yeux vers sa copine alors qu’elle tentait de le rassurer. Soyons honnête, son regard ne se posa pas en premier sur son visage.

- hum… Voilà qui résumait bien le fond de sa pensée. Il avait beau évoluer régulièrement dehors depuis bientôt deux ans, il n’avait jamais réellement côtoyé ces monstres assez longtemps pour définir précisément leurs motivations. Dans le cas présent, il redoutait qu’aucun son ne les attire au loin et que, bien que calmés, tous ces macchabées restent errer dans les parages. Auquel cas, sortir d’ici ne les replongerait que dans la même situation que celle à laquelle ils venaient d’échapper. Ouais… j’espère. Faudra juste être patients sûrement. Ils pourraient aussi bien tenter de se recouvrir de leur odeur pestilentielle pour essayer de passer pour les leurs. Mais pour cela, il leur fallait un premier spécimen et cette entreprise pourrait également se montrer compliquée. Commençons par survivre à la nuit. Voire aux quelques heures qui allaient suivre. Je t’en prie, fais toi plaisir, ajouta-t-il, en allant récupérer son couteau et en lui présentant son postérieur moulé dans un boxer gris.

Retournant près du sofa, il s’employa à découper le tissu qui le recouvrait. Il fit une première découpe, qu’il donna à Joann « en guise de paréo » lui dit-il. Puis se découpa pour lui-même un pagne. C’était loin d’être une bonne couverture - ce dont ils auraient bien eu besoin - mais ça avait au moins le mérite d’exister. Ils discutèrent un peu dans cette étape, discussion se résumant à la jeune femme moquant les talents de couturière de son pote.

Avant de se figer tous les deux.

Un bruit fort, comme un choc, se fit entendre depuis le rez-de-chaussée. Stanley sentit les battements de son cœur accélérer soudainement. Il tendit l’oreille, mais il n’y avait pas de doute possible : la porte en bas venait de céder. Le grondement des râles se fit plus fort et il put imaginer les rôdeurs s’engouffrer les uns à la suite des autres dans le bâtiment. Les yeux écarquillés, il fit un mouvement de main vers Joann pour qu’elle descende de son perchoir. Être dos à la porte, ce n’était pas une bonne idée. Il l’invita à s’assoir dans un coin de pièce et lui donna les coussins du canapé. Il attrapa ensuite son Beretta et vint s’asseoir contre elle. Le tout le plus silencieusement possible. Ils rapprochèrent les coussins contre eux, pour se réchauffer. Leurs épaules, leurs cuisses se touchaient.

Maintenant ils n’avaient plus qu’à attendre. Un peu. Longtemps. Pour ne pas attirer ces créatures vers le premier étage et leur cachette.
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