The Walking Dead RPG

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- Death Sentence -
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Mar 10 Oct 2017 - 20:06
Wow, les... événements s’enchaînent trop rapidement pour que je n'arrive à les intégrer, une nouvelle détonation, la serrure éclate, Selene se précipite vers moi, suivie de près par Isaac et Ruben, et bientôt le déferlement de questions ne trouvent comme réponse qu'un murmure interdit, "Je... j'sais pas où elles sont... j'sais pas... si elles sont..." merde. Je rends à la pianiste son regard écarquillé, choqué, sens à peine le contact de ses doigts, et pourtant je les vois, et ça devrait être rassurant, non ? Ils sont là, ça veut dire que je vais sortir, mais... j'suis trop décalé, putain.

J'déglutis, n'vois pas venir la lame qui fonce dans la salle et se brise sur le mur dans mon dos. Juste la fine mèche de Selene qui vole, le tissu tranché, et... Bordel, elle se fait cogner, j'me relève, elle le plante, se fait repousser, et je fonds sur lui, dans un élan partagé avec Ruben. J'distingue, à quelques mètres à peine, d'autres mouvements de lutte. C'est Isaac, aux prises avec l'un des leurs.

Sans les mains, difficile de lui tenir tête, alors il m'éjecte en premier, j'me heurte au cadre de la porte et le plus jeune évite de justesse le coup de crosse de Selene qui s'éclate sur le crâne du fou furieux. Un second coup lui brise la mâchoire dans un écho terrifiant, tandis qu'il tombe au sol.

C'est bon. Ça suffit, non ? On peut aller chercher les autres.
Sous mes yeux et le mutisme partagé par ses alliés, la brune décide qu'il n'en a pas eu assez.

Je n'trouve plus le courage de bouger, ni même de parler. Je me contente de scruter, dans un voyeurisme subi, le châtiment qu'elle lui impose. La machette lui ouvre le torse et une première giclée de sang s'écrase sur mes vêtements. Je cille à peine ; le second me postillonne de la mort jusque sur le visage ; c'est... poisseux et chaud. Ça se vaporise en gouttelettes rouges, et plus elle s'acharne, moins le coeur de l'homme parvient à pulser de la vie. Elle n'est pas juste en train de le tuer, elle... le massacre. "Selene..." Je murmure tout bas, incapable d'articuler correctement quoi que ce soit. C'est juste l’apothéose de ces horreurs ; ses amies sont probablement mortes, violées, découpées. Je n'ai rien pu faire sauf rester enfermé et... j'assiste à présent, au rang d'honneur, au déchaînement de sa colère. C'est ignoble, noir, ça.. bouge encore.
Et puis ça ne bouge plus.

Je n'ai jamais rien vu d'aussi sanglant, et il faut que ce soit de sa main.

"Il est.. mort, Selene." Elle n'entend rien, et probablement qu'elle ne voit rien. Que la bouillie humaine qu'elle surplombe, le chef-d'oeuvre de sa folie.

Ça prend du temps - j'ai besoin de la détonation du flingue d'Isaac pour me secouer les neurones - mais j'arrive à me décoller de la paroi en béton pour me baisser face à elle, poser un genoux près du cadavre, intercepter l'un de ses mouvements verticaux, l'avant-bras sous le sien, la machette au dessus de ma tête. Je dois forcer. "Arrête, putain." Vraiment forcer. A en décoller les tendons de ma seule épaule valide, fatiguée. Les yeux plantés dans les siens ne trouvent plus rien de familier. Je n'lui connaissais pas une telle brutalité, ni une telle robustesse. C'est l'adrénaline, sans doute, et il faut bien deux longues secondes à la fixer, résister pour n'pas me faire ouvrir le crâne, avant que la pression n'se relâche.

C'est la voix de Lisandro, qui vient mettre fin à cet affrontement silencieux. J'me redresse, étourdi, et m'écarte en trébuchant. Qu'elle ne m'approche pas, bordel. "'Faut... lui mettre une balle dans la tête." Il est mort, bien sûr. Autant qu'il le reste. J'sors de la pièce, refusant tout contact avec qui que ce soit. Ça me colle à la peau, bordel... "Lisandro..." Je n'le regarde pas dans les yeux, mais c'est bien avec lui que j'ai envie de connecter. "Mi madre se quedó en la cárcel ?" Je suppose que j'ai déjà la réponse. J'me penche sur le cadavre d'Isaac, en arrache un épais trousseau de clés d'une main, et le balance au chilien. L'air grave, je poursuis, intentionnellement dans un langage qui nous isolerait. "Ya no puede tomar decisiones." J'reviens à ses côtés, et ajoute faiblement, "Sólo confío en ti aquí."


Pour Lisandro & les tricheurs:
 
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Mer 11 Oct 2017 - 10:00

Passé le seizième coup, elle avait perdu le compte. Ses muscles étaient en feu, ses tendons vrillaient de douleur à chaque nouvelle impulsion, mais l’information ne parvenait pas jusqu’à son cerveau. Ce dernier était noyé par la folie, coupaient toutes les connexions logiques de ses synapses, pour ne conserver que la brutalité de son geste. Lever. Abattre. Broyer les chairs sans discontinuer, poursuivant les mutilations barbares par-delà la mort de sa victime. La voix d’Eli ne la ramena pas dans le présent, ni la détonation du revolver. Une main l’entrava, son corps mécanique lutta pendant de longues secondes, féroce et dément, avant de capituler. Ses yeux rencontrèrent ceux du graffeur sans le voir : son regard le traversait, passait au travers son crâne, et tout ce qu’il y avait derrière lui. Sa conscience était éteinte, elle avait cédé sous la peur et les atrocités.

Ses bras retombèrent mollement, la machette lui échappa et chuta sur le sol dans un bruit assourdi. Selene était couverte de sang, de la tête au pied. Le liquide chaud et poisseux imprégnait ses vêtements, collait à ses cheveux, coulait le long de ses joues. Seuls ses orbes bleus étaient visibles sous ce voile rouge. Le type sur lequel elle avait passé sa rage était littéralement éventré : son torse était enfoncé, ouvert sur des poumons charcutés et un cœur empalé par des débris d’os ; ses boyaux avaient été tirés hors de leur antre par les aller-venus de la lame, ils pendaient misérablement hors de la dépouille, gouttant encore régulièrement un fluide sombre.

La pianiste était secouée de tremblements, le souffle lourd, les pas lent. Complètement déconnectée de ses alliés, elle se pencha pour ramasser son M4 et eut tout le mal du monde à le repasser en bandoulière avec ses bras en coton. Sa crosse aussi était visqueuse, mais elle n’en fit pas cas. Le fusil paraissait dix fois plus lourd que d’habitude, son index peinait à trouver l’emplacement du pontet. En suivant les autres, le présent recommença à affluer. L’entrepôt, les cannibales, ses amis, et…

- Eli ? Sa voix était rauque, comme si elle en avait perdu l’usage, Eli ? Appela-t-elle encore.

Pourquoi ne la regardait-il pas ? Pourquoi s’éloignait-il avec Lisandro sans lui accorder d’attention ? Elle venait de le retrouver, elle avait craint de ne jamais le revoir, pourquoi cette distance ? Il fallait qu’il l’étreigne, qu’il la serre dans ses bras, jusqu’à l’étouffer s’il fallait ! La jeune femme en suffoquerait presque, la gorge étranglée par l’incompréhension, mais un râle la fit se retourner lorsqu’elle quitta la pièce. Trois rôdeurs, sans doute de l’extérieur, attirés par le bruit des déflagrations et entrés par la porte qu’ils avaient emprunté. D’autres viendraient, ce n’étaient que le début. Ses traits masqués crispés par l’effort, Selene dressa le canon de son arme mais ne put pas faire dans le détail. Tout le reste de son chargeur y passa, la salve de balle cribla les cadavres des genoux aux bustes, jusqu’à ce qu’enfin, leur crâne explose sous les tirs du M4.

- ELI ! Insista-t-elle presque férocement, les oreilles sifflantes.

Balança le fusil dans son dos, elle l’attrapa par le bras – heureusement celui qui était valide – pour le forcer à se retourner et à la regarder. Qu’il la regarde putain ! Elle était venue ici pour lui – et les autres. Et il y avait cette sensation, qui lui serrait trop fort le cœur : elle lui avait dit, avant qu’ils partent, qu’elle aurait à venir les tirer d’affaire… jamais la musicienne n’aurait vraiment imaginé que ce soit « si » vrai.


« Dum spiro spero »
Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Sam 14 Oct 2017 - 23:48

Le souffle coupé, Isaac mit un certain temps à se remettre de ce corps à corps musclé. Ses oreilles bourdonnaient désagréablement, sûrement à cause du choc. Le cavalier souffla bruyamment, jusqu’à tousser une nouvelle fois. Puis ce furent les voix des autres qui le tirèrent de son état second. La voix d’Eli, des cris… Mais je suis incapable de me relever pour aller voir ce qu’il se passe dans la pièce où se trouvait le jeune homme. Venant poser doucement ses doigts sur son œil, il put sentir qu’il était gonflé et douloureux. Son regard se posa alors sur le cadavre du type qu’il venait de tuer. Le cinquantenaire déglutit difficilement. Il avait bien cru qu’il allait y passer. Il n’avait pas eu le choix. L’homme ressentait une sensation étrange, il n’arrivait pas à quitter ce corps inerte des yeux.

Isaac ne revint à lui que lorsqu’il remarqua une silhouette passer devant lui. Eli venait de récupérer un trousseau de clés sur la dépouille étendue à côté de lui. Il releva alors la tête vers le mexicain qui était en train de parler à Lisandro. Les avait-il rejoints depuis longtemps ? Isaac n’en avait pas la moindre idée. Les deux hommes causaient apparemment en espagnol, langue qu’il ne comprenait pas. Le cavalier se releva, son corps entier endolori par la douleur.

Quelque peu perdu, il finit par rejoindre les autres. « Vous ne les avez pas trouvées ? » Par vous, il voulait dire Duncan et Lisandro. Echangeant un regard avec le chilien, Isaac eut la réponse à sa question. Andrea et Sarah étaient toujours introuvables. Ils devaient se dépêcher de les retrouver. Et alors qu’il s’était mis à suivre Eli et Lisandro, les cris de Selene retentirent derrière eux. Le cavalier jeta alors un œil dans son dos, la jeune femme était méconnaissable. Mais il n’eut pas le temps de s’y intéresser plus longtemps, des silhouettes chancelantes venaient de faire leur entrée dans le couloir. « Il faut qu’on se dépêche ! » Des tirs se firent entendre à leur tour, l’écho des détonations résonnant contre les murs. Selene s’en était chargée, jusqu’à vider complètement ses chargeurs. A ce moment, Isaac se retourna vers Lisandro et Ruben, alors que la future maman venait de retenir Eli. « On fouille toutes les pièces, elles doivent bien être dans l’une d’entre elles. » Malgré la douleur, il ne comptait pas les abandonner. Avançant aussi vite qu’il pût, il se dirigea vers l’une des portes du couloir. Il s’empressa d’appuyer sur la poignée avant de pousser la porte. C’était ouvert. A l’intérieur, il ne trouva qu’un tas de bricoles entassées les unes sur les autres, une sorte de débarras. Elles n’étaient pas là.

« Rien ici ! » L’homme cria avant de ressortir de la pièce, puis ce fut une autre voix qui s’éleva un peu plus loin. Ruben tentait d’ouvrir une nouvelle porte, en vain. L’adolescent hurla aux autres de venir. Puis avant même qu’Isaac ait eu le temps de rejoindre l’adolescent, le jeune West tendit son arme vers la serrure de la porte et il tira jusqu’à ce que le verrou cède. Puis il repoussa la porte de toutes ses forces, suivit par Isaac. Et là, malgré l’obscurité de la pièce, l’homme remarqua deux silhouettes dans un coin de la pièce. « Elles sont là ! ELLES SONT LA ! » Il avait crié aussi fort qu’il avait pu. Il fallait les sortir de là et partir de cette endroit au plus vite…







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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 15 Oct 2017 - 14:42
Sarah s’agita un peu à côté d’elle, en la prévenant qu’il se passait autre chose. Andrea n’entendit rien pourtant, et parvint encore moins à articuler quelque chose. La fièvre la faisait trembler, elle se sentait congelé de l’intérieur, et incapable de refaire surface. C’était en elle qu’elle se noyait, dans ce qu’il lui restait de corps, et qui n’était pas mutilé par ces monstres. Depuis combien de temps étaient-elles enfermées là-dedans ? Elle n’avait pas vu passer les heures, ou les jours. Andrea n’avait ressenti que le froid qui l’oppressait, et cette brûlure qui lui donnait la nausée à son bras absent.

Pourtant, elle perçut le bruit sourd à la porte, puis la lumière aveuglante quand celle-ci s’ouvrit pour dévoiler deux silhouettes figées dans l’entrebâillement. Son premier réflexe fut de penser « pas encore eux… » Pas encore, parce qu’elle ne voulait plus souffrir davantage. Elle voulait en finir tout de suite, avec la douleur, la peur, la fatigue. Elle voulait vraiment que ça s’arrête. Elle ne se rendit pas vraiment compte qu’il s’agissait des siens, qu’ils étaient venus pour les sauver. Qu’un miracle s’était produit.

Elle ne vit pas ça comme un miracle. Elle n’avait de toute façon pas la possibilité d’y croire.

« Andrea ! » Appela Ruben en se précipitant à l’intérieur.

Il glissa presque jusqu’à elle. S’il avait pu se téléporter, il l’aurait probablement fait. L’afro-américaine se sentit secouer brièvement, et fixa son neveu d’un regard d’abord vide, qui trouva un maigre éclat en le reconnaissant. Puis, l’inquiétude prit le pas sur le reste : il ne pouvait pas être ici. Pas lui… Il devait partir.

« Non… Non… Il faut que tu te sauves… Ruben… » Supplia-t-elle d’une petite voix, venant s’emparer du bras de l’adolescent qui découvrait avec horreur l’absence de l’autre.
« Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ! » Chancela-t-il alors que son timbre se troublait d’horreur.

Il secoua la tête, comme pour essayer de nier ce qu’il voyait. Il ne parvenait pas à en croire ses yeux, c’était trop dur à encaisser. Mais que pouvait-elle lui dire ? Elle aurait voulu lui jurer que ça allait, que ça ne faisait pas si mal. Sauf que c’était faux, et Andrea ne pouvait pas lui mentir. Elle n’avait déjà plus la force de parler. Murmurer semblait au-dessus de ses possibilités. Son souffle se perdit, ses mots s’étouffèrent. Si elle baragouina une phrase incompréhensible, rongée par la fièvre, ce fut tout le bout du monde.

« Faut… Faut la sortir de là… Faut que tu m’aides… » Fit-il en se tournant vers Isaac, qui l’avait retrouvé.

L’idée devint obsédante pour l’adolescent. Il fallait absolument que sa tante quitte cet endroit et n’y remette plus jamais les pieds. Ici, elle y avait trop perdu, trop souffert. Et en même temps, une colère sourde prit le pas sur sa surprise. Passé le coup, qu’il n’avait pas vraiment assimilé, Ruben sentit une boule nerveuse grossir. Ses larmes furent ravalées, sa stupeur remisée au fond de lui. Il n’y avait plus qu’une rage incroyable qui lui permit de se concentrer :

« Elle peut pas rester ici… Elle peut pas ! » Il tenta de la saisir par les épaules, se plaça derrière elle pour la redresser, et invita Isaac à l’attraper pour la porter. Lui n’y parviendrait pas, il le savait.




La médiocrité commence là où les passions meurent. C'est bête mais j'ai besoin de cette merde pour sentir battre mon cœur.
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Sarah Miller
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Ven 20 Oct 2017 - 9:11
Les hurlements qu'elle avait poussé au départ, et qui ne faisait que bien trop écho à l'horreur de la situation actuelle s'étaient arrêtés. Pour être succédé par de maladroites tentatives d'essayer de réconforter Andrea. La jeune femme se confondait en excuses, lui disait que tout allait bien, et qu'elle veillerait sur elle désormais, que tout n'était pas encore perdu... Mais de qui se moquait-t-elle ? Elle même ne croyait même pas à ce qu'elle disait.

Et depuis déjà bien trop longtemps, elles étaient toutes deux retournées au silence. Sarah étouffant ses regrets et ses pleurs dans un mutisme coupable. Son esprit tout doucement s'en allait penser à des endroits plus paisibles, n'importe où plutôt qu'ici. Avec un avenir peut-être incertain, mais pas dont la finalité semblait si proche, autant dans le temps que dans les faits. Elle regrettait d'avoir eu l'idée de cette expédition, alors qu'ils ne connaissaient pas le terrain où ils s'étaient rendus, et puis, ils s'étaient séparés en deux groupes et … Est-ce qu'elle aurait pu prévoir quoi que ce soit de tous ces malheureux événements ? Probablement pas, et puis, qu'est-ce qui avait encore une importance à ce moment précis ?

Si ils parvenaient à s'en sortir... Est-ce qu'elle l'envisageait encore ? Ce serait un miracle, un foutu miracle. Elle s'appliquerait certainement à faire les choses différemment, à ce que les prochaines expéditions se fassent de manière plus organisée, afin de prévenir tous risques. Bien qu'elle se voyait difficilement pouvoir les envisager à nouveau comme elle en était habituée. Elle ne serait plus jamais la même, mais elle ne voulait pas mourir, pas maintenant, pas comme ça. Avec encore tant de choses à faire, à vivre et à dire...

Il semblait avoir un peu d'agitation à l'extérieur, ce qui mit tout à coup tous ses sens en alerte " Il y a du mouvement dehors... " confia-t-elle à Andrea sans pour autant attendre de réponses. Est-ce que c'était le moment où elles allaient passer de vie à dîner ? Des bruits, des cris, des coups de feu qui la firent sursauter et puis... Plus rien, retour au silence pendant de longues minutes. Jusqu'à ce que la porte s'ouvre à la volée sur deux personnes qu'elle ne tarda pas à identifier... Isaac et Ruben, ils étaient là !

" Isaac ! Ruben ! … Oh mon dieu... " ce qu'elle était heureuse ! Si le neveu de l'afro-américaine se dirigea d'emblée vers cette dernière afin de la libérer, le père de famille vint à son secours, se servant de son couteau pour l'aider à se libérer de ces liens. Alors qu'elle retrouvait l'usage de ses membres, se relevant du sol, elle attrapa Isaac par le bras " Vous êtes venus seuls ? Est-ce que vous avez retrouvé Eli ? Et Duncan ? " ses questions insistantes traduisaient autant son inquiétude que la situation trouve un dénouement heureux, et son impatience de quitter ces lieux, alors que ses yeux se baissèrent, quand elle pensa à la souffrance de la jeune femme à ses côtés. " Andrea elle... "

Sarah fut alors coupée par Ruben qui leur demanda de l'aide. L'éleveur de cheveux et l'actrice se précipitèrent alors pour l'aider à se relever, la soutenant chacun d'un côté en la soulevant par l'épaule pour l'emmener en dehors de cette pièce. " On s'en occupe, Ruben... Montre nous le chemin. " conseilla-t-elle à l'adolescent qui ouvrit alors la route, dans le dédale. Leur calvaire prenait désormais fin, elle n'en était que de plus en plus convaincue quand elle vit les corps qui jonchaient le sol, reconnaissant certains des visages de ses ravisseurs, les traits désormais figés dans la rigidité de la mort. La blonde soutenait du mieux qu'elle pouvait Andrea, à travers les portes et couloirs qu'ils traversaient, jusqu'à ce que son attention soit retenue par un corps, affreusement mutilé... Était-ce l’œuvre d'un de ses amis ? Ils auraient sans doute fait n'importe quoi pour leur venir en aide à tous, mais est-ce que cela justifiait d'agir de la sorte ? Probablement, puisqu'elles étaient désormais sauvées.

Au bout d'un moment, elle crut apercevoir la silhouette de Selene et Eli, un peu plus loin. Si ils étaient tous venus ici, c'est que Duncan avait probablement réussi à s'enfuir et à retourner les prévenir du mauvais pas dans lequel ils s'étaient fourrés... Donc tout le monde allait bien ? Si elle regrettait ce qui était arrivé à Andrea, et que leur leader, enceinte de surcroît se soit précipitée au delà de tels dangers, Sarah s'estimait toutefois heureuse que tout semblait parti pour bien aller désormais. Malgré les coups et mauvais traitements subis, son gilet en lambeaux qu'elle retenait avec difficulté, la migraine, faim, la fatigue, le froid... " On est là ! " s'exclama-t-elle à ceux qui voudraient bien l'entendre. Peu avant la sortie, Miller manqua de trébucher et d'entraîner Isaac et Andrea avec elle, mais elle se rattrapa in-extremis contre le mur, en riant nerveusement. Toute cette pression qu'elle pouvait relâcher désormais,
et puis, ils étaient en vie, et ça, ça n'avait pas de prix.



Sarah Miller
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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Sam 21 Oct 2017 - 17:21
Sa vision était floue. Floue et complètement emplit de buée. Son crâne, quand à lui, continuait à tambouriner à tout va. Et pour couronner le tout, la fièvre le faisait délirer. A un moment, Duncan crut entendre ses amis ? D'ailleurs, il les appela, pour qu'ils lui viennent en aide. Et puis, à un autre moment, juste après avoir fermé les yeux quelques secondes, il entendit sa défunte épouse lui parler et lui dire : « Viens Duncan ! Viens nous rejoindre ! Viens voir ton enfant ! » A cet instant, son cœur sembla s'arrêter. Il ne pouvait croire que sa femme était bien vivante ? Mais, il la voyait, elle était là ! Alessa, sa femme enceinte était juste à quelques centimètres de lui, il pouvait presque la toucher, et puis … il se réveilla.

Le réveil fut rude et terrible. Terrible car Alessa avait disparue et qu'à sa place, il y avait le corps d'Atticus, qui lui continuait de gémir. C'est à ce moment, que le musicien réalisa, brusquement, qu'il avait perdu connaissance quelques instants. Pourtant, elle avait l'air si réelle … ? Tout avait l’air si réel ? Ses yeux scrutèrent, cependant, aussitôt les alentours. Il savait que c’était son imagination qui lui jouait des tours mais pourtant …

Toujours est il que soudainement, alors qu’il fixait le cadavre d'Atticus, une énorme bouffée de chaleur lui donna immédiatement l'impression d'étouffer. Le viking tenta alors, d'écarter son tee-shirt afin d'avoir un peu plus d'oxygène. Mais, c’était peine perdue car l'instant d'après, il avait l'impression d'être frigorifié. Duncan était mal en point. Tous ces signes étaient, en effet, annonciateurs du pire. Mais, tout à coup, il remarqua que le médecin était encore bien présent et même à quelques pas de lui. D’ailleurs, celui-ci explosa la tête de ce crétin d'Atticus. Puis, il sembla jurer, tout un tas de mots, sourds et incompréhensibles, à l’oreille du magasinier ? Sans doute parlait il dans sa langue natale ? Par contre, il entendit clairement Lisandro qui le sermonnait en lui reprochant, notamment, de ne pas avoir tiré dans la tête du cannibale.

Alors, Duncan répliqua aussitôt : - « C'était bien plus drôle comme ça non ?! » Ce qui lui déclencha, ensuite, une quinte de toux. Le médecin ne comprendrait certainement jamais pourquoi le viking avait agit de la sorte ? Mais, là n’était pas l’important. Et puis, de toute façon, sa réflexion fut coupée quand le doc lui brûla la plaie de son bras gauche, avec son couteau. Le musicien était peut être à moitié amorphe mais, la douleur lui rappela, soudainement, qu’il était encore en vie. A cet instant, il hurla, souhaita se débattre et même traiter Lisandro de tous les noms. Mais, il était trop faible et trop épuisé pour le faire. Alors, il se contenta de marmonner des mots incompréhensibles que lui seul pouvait comprendre.

Qui plus est, l'odeur de sa chaire brûlée, lui remonta soudainement jusqu'aux narines et risqua, même, de lui faire vomir ses tripes. Il tenta, alors, une énième fois de bouger mais, cette fois-ci c'était vraiment de trop. Alors, il décida de rester adossé à la poutre métallique,  quelques instants. Juste le temps de reprendre quelques forces. Et puis, quand enfin, ce fut chose faite, Duncan se releva péniblement, grâce à sa hache, et commença alors à arpenter la grande courre tout en déambulant et en traînant la jambe.

Ses forces étaient limitées mais, il voulait, à tout prix, retrouver Sarah. Il voulait sauver ses amis et surtout ne pas rester inactif. Alors, malgré les douleurs, la fièvre et les vertiges, il continua son chemin jusqu’à enfin débarquer à l’ouverture menant vers l’endroit qui le mènerait vers les siens.


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Aujourd'hui le sang et les balles sont l'unique loi. Si t'es une personne responsable tu comprendras que le recours à la violence est inévitable.
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 22 Oct 2017 - 21:37
Ce qui se passa ensuite se serait bien passé de mots. Selene émergeait doucement de sa folie furieuse et Eli lui, s’enferma dans une bulle que seul Lisandro pouvait comprendre. Il mit un moment à réaliser que le garçon utilisait l’espagnol pour s’adresser à lui, la langue était si naturelle pour le chilien qu’il hocha la tête sans sourciller. Il lui balance un trousseau de clés, et c’est ce qui le fait réagir. Eli se déconnecte des autres, repose sa confiance sur ses épaules.

« Creí que tu madre iba a fusilarme en el mismo lugar cuando dije a otros que se llevaba voluntario para quedarse en la prisión »

La réponse était mécanique, alors que le chilien comprenait ce qu’il se passait en ces murs. Selene se réveillait, revenait sur terre, revint droit vers eux, vers Eli. Lisandro assista impuissant à ses supplications et le regard presque terrorisé d’Eli qui ne semblait pas vouloir reconnaitre la femme qu’il aimait. Elle n’est plus capable de prendre de décision, disait-il. Je ne fais confiance qu'à toi, ici. Quand Selene attrapa Eli par l’épaule, Lisandro réagit à son tour, posant la main sur celle de Selene, dans un geste de protection vis-à-vis d’Eli. Il regarda la jeune femme avec un air véritablement désolé. Il avait besoin de temps, il passerait au-dessus.

« Pas maintenant, Selene. » Ce fut au tour d’Isaac de se mettre à hurler, il avait trouvé les filles. « Va chercher Andrea et Sarah, il faut qu’on ramène Duncan en sécurité, Eli va m’aider… On arrive »

Un moyen pour garder Eli loin d’elle, quelques instants. L’ambiance promettait entre eux deux. Mais à voir l’air sinistre qu’affichait le garçon, il était nécessaire qu’Eli prenne ses distances. Laissant Selene là, il posa une main protectrice sur l’épaule du garçon et l’entraina au-dehors. Il entendait Ruben crier, appeler à l’aide. Tout le monde se précipita vers la source du bruit, il n’y avait plus personne dans l’établissement, mais les rôdeurs ne tarderaient pas. Il jeta un coup d’œil à Eli.

« Más rápidamente lo devolvemos, más rápidamente podemos ayudar a otros »

Il ne préférait pas lui parle de Selene pour le moment. Chaque chose en son temps, mais ils devraient en parler. Ils étaient dehors quand ils tombèrent sur un Duncan salement amoché, mais debout. Un court instant, son cœur se glaça à l’idée qu’il puisse ne plus être vivant. Mais quand son regard accrocha celui des deux hispaniques, les reconnaissant, il se remit à respirer. Tout de suite, Lisandro rejoignit le colosse pour venir le soutenir en passant son bras autour de son épaule, invitant Eli à faire pareil. Le chilien se remit à jurer sur l’inconscience du viking.

« Faut vraiment que t’en fasses qu’à ta tête hein ?! On allait venir te chercher... » Il lui lança un regard noir, tout en avançant vers l’entrée de la bâtisse. « Isaac et Ruben les a trouvé, évite de trainer la patte pour la peine. »

La suite se déroula avec précipitation. Lisandro, Eli et Duncan arrivèrent presqu’au pas de course à l’intérieur du bâtiment. Les deux filles étaient sorties, Sarah la première, sur ses deux jambes. Mais ce fut l’agitation de Ruben qui attira l’attention du chilien, il laissa Duncan se débrouiller avec Eli et ses retrouvailles avec Sarah pour se précipiter vers Andrea. Lisandro jura, blême.

« Puta Madre. » Il mit quelques secondes à réagir devant le moignon de la jeune femme. « Ruben, Isaac, faut que je vois ça avant qu’on s’en aille, vous voulez bien rester près d’elle… au cas où ? Selene, tu peux venir ? »

Le regard éteint de la brune ne lui disait rien qui vaille. Entre Andrea et Lisandro la confiance ne régnait pas encore. Il espérait pouvoir lui prodiguer les premiers soins sans résistance, mais il ne pouvait pas le prévoir. C’est pour ça qu’il attendit que les deux hommes encadrent bien la jeune femme et que Selene les rejoigne pour s’accroupir en face d’Andrea. Il chercha son regard, chercha quelque chose, un assentiment peut-être ? Quelque chose qu’il ne trouva pas. Mais prenant le risque, il se pencha pour examiner le moignon pour vérifier que la coupure était bien nette.

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