The Walking Dead RPG

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- Death Sentence -
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Ven 29 Sep 2017 - 22:04
Et bien sûr, Duncan n’était pas d’accord. La musicienne ouvrit la bouche, prête à couper court à ses protestations, mais le débit du magasinier ne lui en laissa pas l’occasion. Il voulait partir en solitaire ? Servir d’appât ? Et puis quoi après ? Qu’est-ce qu’il lui garantissait qu’il n’allait pas se faire abattre à vue ? A fortiori s’il avait mutilé leur chef, Selene n’arrivait pas à imaginer un scénario où il s’en sortait vivant. Non, il n’avait pas raison avait envie de rétorquer la jeune femme, sauf sur un point : se mettre en première ligne, c’était risquer la vie du bébé. C’était cet évidence qui, bien qu’elle la connût déjà, l’avait réduite au silence. Certes, mais si elle ne faisait rien, cet enfant n’aurait plus personne une fois venu au monde…

- Tu vas avec Lisandro, trancha-t-elle en lança un regard entendu au croquemort, il te couvrira. Si jamais il y a besoin de transporter les autres pour sortir d’ici, on verra ensuite.

Chaque problème en son temps et de toute façon, s’ils comptaient tuer tous ces « cannibales », alors ils auraient plus de latitude ensuite pour imaginer leur fuite. Les yeux bleus de la jeune femme s’attardèrent un instant sur le chilien. C’était une preuve de confiance de le laisser seconder Duncan, elle n’avait plus qu’à espérer qu’il soit à la hauteur. Elle sentait bien qu’elle ne pourrait pas raisonner son ami, elle le connaissait depuis suffisamment longtemps pour lire dans son ton et dans sa voix qu’il n’aspirait qu’à mener à bien son prochain sanglant. Alors elle était obligée de le laisser faire cette folie.

- C’est la condition pour qu’on suive ton plan, appuya-t-elle, et si ça te va pas, c’est moi qui te colle aux basques.

Elle se doutait que le magasinier refuserait en bloc et il devait savoir qu’elle était suffisamment têtue pour mettre sa menace à exécution. Son aîné allait donc devoir s’encombrer d’un chaperon et d’un signe de tête décidé, Selene leur indiqua la lisière des arbres qu’ils allaient devoir traverser. Avançant précautionneusement, pour éviter de faire craquer les branches tombées et asséchées par le soleil, elle guida les autres sur quelques mètres, jusqu’à ce que l’entrepôt soit visible. Cachée derrière un large buisson que les années sans entretien avaient étoffé, la jeune femme fit signe de s’arrêter : il y avait un homme, armé d’un vieux fusil, qui faisait le guet, sous un porche.

Elle échangea un regard avec le viking qui partit alors de son côté avec Lisandro, sans doute pour faire le tour et trouver l’issue secondaire par laquelle le magasinier avait pu s’échapper. En attendant, la tension était lourde. Pesante. Glaçante. La musicienne sentait que l’adolescent n’était pas indifférent à cette angoisse : malgré sa rage, malgré ses craintes. Aussi lentement que possible pour ne pas faire de bruit, la pianiste passa son M4 en mode « coup par coup ». Ses sens en alerte, le cœur affolé, les secondes lui parurent interminables jusqu’à ce que la déflagration promise par Duncan ne résonne jusqu’à leur cachette. Comme un diable sort de sa boîte, elle se redressa alors et mit en joue le garde. Ce dernier avait fait volte-face, surpris, cherchait à ouvrir la porte pour rejoindre l’intérieur, mais Selene l’avait déjà verrouillé dans son viseur.

Son index pressa la détente, sans trembler, et la balle de gros calibre frappa le cannibale entre les deux omoplates. Certes, ça n’avait pas été discret, mais ceux qui étaient à l’intérieur allaient sans doute avoir assez à faire avec les coups de feu qui provenaient d’entre leurs murs pour s’intéresser à une détonation à l’extérieur.

- On y va, commanda l’étudiante à ses deux acolytes.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 1 Oct 2017 - 11:33

Il n’était plus question de faire marche arrière. Scrutant le visage des autres membres du groupe, Isaac se contenta d’écouter les dernières directives. C’était Duncan qui avait pris la parole le premier, expliquant son intention de vouloir y aller seul afin d’attirer les hommes qui retenaient leurs amis. Une sorte « d’appât ». C’était de la folie pensa le cavalier qui encore une fois n’avait aucune idée de comment s’y prendre. Il aurait aimé pouvoir trouver un plan plus sûr, faire preuve de plus de prudence… Mais il devait bien admettre qu’il n’y avait pas tellement d’autres solutions. Néanmoins, le cinquantenaire n’était pas le seul à trouver l’idée du magasinier complètement folle. Lisandro fut le premier à lui faire comprendre qu’il n’était franchement pas en bon état pour faire le poids face aux hommes qui se trouvaient dans le bâtiment à quelques mètres de là. Ecoutant attentivement l’avis du chilien, Isaac finit par affirmer ses propos. « Lisandro a raison. Tu ne peux pas y aller seul. » Lui aussi était d’accord sur ce point. Et Selene ne tarda pas à approuver également l’idée, ne laissant pas le choix à Duncan.

Chacun savait à présent ce qu’il devait faire. Lisandro et Duncan iraient de leur côté pour faire diversion. Selene, Ruben et Isaac interviendraient ensuite rapidement pour tenter de faire sortir leurs amis de cette prison. « Bonne chance. » Déclara alors le cavalier à mi-voix à l’encontre du médecin. Il n’y avait plus qu’à espérer que leur plan fonctionne. Suivant le groupe guidé par Selene, ils s’arrêtèrent alors derrière une large haie. Cachés derrière l’épais arbuste, le cavalier aperçut l’homme qui montait la garde sous le porche du bâtiment. Il ne semblait pas les avoir remarqués.

Quand le moment de passer à l’action arriva, les deux hommes disparurent alors comme prévu, prenant le chemin d’une autre entrée connue de Duncan. Toujours planqués derrière l’épais buisson, Isaac ne quittait pas Ruben des yeux. Le silence autour d’eux était pesant, chacun restant en alerte, sur ses gardes. C’était sûrement trop dangereux pour un gamin de son âge. Il savait certes mieux se débrouiller et se défendre comparé à Joachim, mais l’homme ne pouvait que s’inquiéter pour lui. Ils ne savaient pas à quoi s’attendre là-bas. Et si pour l’un des leurs il était déjà trop tard ? C’était une éventualité à prendre en compte. Détournant le regard vers l’entrée du bâtiment, toujours protégée par un homme, Isaac patientait. Et si faire preuve de patience avait toujours été l’une de ses plus grandes qualités, il fallait avouer que l’attente fut interminable. Certes son impatience se voyait bien moi sur lui que sur Selene ou Ruben, mais cela n’en restait pas tout aussi éprouvant pour lui.

Puis brusquement une détonation provenant de l’entrepôt fendit l’air. C’était le signal. Selene tua le garde sans sourciller. Elle leur ordonna alors de la suivre, il était temps pour eux d’entrer en scène. Isaac sentit alors son cœur se mettre à battre violemment dans sa poitrine. Saisissant fermement son glock, il indiqua à l’adolescent de faire pareil, d’un signe de tête. Puis alors qu’ils quittaient leur position, avançant vers l’entrée à présent dégagée, Isaac souffla quelques mots à Ruben. « Sois prudent. Essaye de rester près de moi autant que possible. » Durant un court instant, Isaac repensa à Joachim et à leur dispute. Il avait bien fait de ne pas le laisser venir. Mais il fallait qu’il garde un œil sur le gamin, il fallait que rien ne lui arrive.







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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 1 Oct 2017 - 15:55
Selene fixa à son tour le magasinier tout en le foudroyant du regard. C’était comme si elle refusait à ce qu’on s’oppose à ses ordres ? Duncan s’attendit soudainement à prendre une soufflante de la part de son amie ? Mais, ce fut Lisandro qui rompit le silence et qui,  heureusement, l’en priva. Etonné de cette intervention spontanée, le musicien détourna, immédiatement, son regard vers le moustachu, et écouta alors avec attention ces propos.

A vrai dire, son idée de tireur embusqué n’était pas si mauvaise. De toute façon, cette fois-ci, Selene ne se priva pas de donner son opinion sur la question et ordonna même, plus ou moins, au magasinier de faire équipe avec le toubib. Et puisque Isaac était aussi du même avis, celui-ci ne répliqua pas. - « D’accord, on fait comme ça ! » Après tout, toute aide était bonne à prendre. Il espérait simplement que Lisandro sache réellement se servir d’une arme ?

Sans faire d’autres commentaires, le duo s’infiltra donc dans la demeure de ces cinglés. Le corridor par lequel le musicien s’était enfuit était, quand à lui, toujours désert. Etrange ? Ils avaient certainement dû constater que Duncan avait prit la tangente ? C’était peut être un traquenard ? Sans se poser beaucoup plus de questions, les deux hommes continuèrent, en silence, leur progression. Finalement, ils arrivèrent devant le lieu ou était retenu captif le viking. En chuchotant, Duncan déclara à Lisandro : - « C’est ici qu’il me retenait prisonnier » Le sol était effectivement  immaculé de sang. Par contre, il n’y avait aucune trace de l’homme qu’il avait poignardé.

- « J’en ai tué un ici. Ils ont dû emporter le cadavre ? Mais, ce qui me paraît bizarre, c’est qu’ils n’aient postés aucun gardes ? Ils ont bien dû remarquer que je m’étais sauvé ? » Sans attendre de réponses particulière à sa question, Duncan continua donc à avancer avec son acolyte. Le couloir arrivait bientôt à son terme. Dans quelques secondes, ils déboucheraient bientôt dans une immense cour et c’est là qu’ils devraient bientôt faire face à leurs ennemis.

Concentré sur sa mission, le musicien s’arrêta brusquement et faillit même se faire mordre par un macchabée déboulant de nulle part. - « Putain de merde ! » S’exclama aussitôt le viking. - « C’est le mec que j’ai buté juste avant de m’enfuir ! » L’homme venait subitement de sortir d’un coin sombre tout en étant accroché avec une courte chaîne. En fait, il était, maintenant, devenu une charogne. - « Ces mecs sont vraiment de gros tarés ! Leur pote vient de mourir et plutôt que de l’achever, ils s’en servent de chien de garde » Le viking détourna aussitôt son regard vers le médecin puis observa avec attention le lieu derrière le cadavre. Repérant un emplacement, qui lui semblait être le meilleur, il déclara alors à son ami : - « Là bas, ce serait certainement un endroit idéal pour pouvoir les descendre sans qu’il te vois ? »

Pendant ce temps la, la charogne tirait constamment sur sa chaîne et essayait d’attraper le viking. Celui-ci dirigea alors le canon de son flingue vers le front du cadavre et continua : - « Ça te paraît convenable ? Tu peux y arriver de cette distance ? » Il continua sans attendre : - «  Je pense que oui ? Je vais lui tirer dans le crâne, se sera le signal pour les autres. Toi, tu courres jusque là bas et tu te planques ? Ok ? Moi, je me positionnerais dans le milieu de la cour juste à côté de cet immense grill ! » Il lui montra l’énorme barbecue ou des membres humains semblaient rôtir ?

Puisque le médecin semblait en accord avec le musicien, Duncan appuya sur la détente. La suite se déroula à la vitesse de l’éclair. Le cadavre s’écroula lourdement sur le sol. Lisandro se dissimula, prêt à faire feu et le musicien se positionna prêt de l’immense barbecue. A proximité, de celui-ci, le barbu récupéra même ses armes et constata, avec horreur, que c’était effectivement bien, des membres humains qui rôtissaient sur le grill. Et Bientôt, trois hommes débarquèrent. Atticus était bien là, accompagné par deux de ses sbires. Des sales types, comme lui. En tout cas, le plan fonctionnait plus ou moins bien. D’autres devaient être encore auprès des captifs mais, il était persuadé que l’équipe menée par Selene viendrait à bout de ces lascars.

Atticus avait, quand à lui, les yeux rivés sur Duncan et quand le coup de feu, de l’équipe de Selene résonna, le barbare ne put s’empêcher de déclarer : - « T’as été cherché du renfort ! Tu m’épates ! T’es bien plus fort et bien plus malin que je le pensais ! » Pas effrayé du tout, il continua : - « Plus on est de fous et plus on rit ! » Puis, il montra, ensuite, au magasinier l’immense grill avec son index : - « Tu vois les membres qui cuisent juste à côté de toi, c’est des morceaux de tes amis, tu arrives trop tard ! J’ai même utilisé ta hache pour l’occasion ! » Le magasinier ne savait pas si ce taré lui disait la vérité mais, il n’en pouvait plus, il voulait que toute cette histoire se termine. Il voulait en finir avec ce mec alors il lui hurla à la face : - « J'espère pour toi que c'est faux ?! De toute façon, je vais te buter enfoiré ! »

- « Mais, je t’attends mon ami ! En tout cas, tes amis sont très à mon goût. Tu devrais essayer, tu ne sais pas ce que tu loupes ! » Déclara ensuite Atticus tout en rigolant à gorge déployée. Le viking était en rogne. Enervé et à bout de nerfs. Quoiqu’il en soit, suite à un ordre de leur chef, les deux acolytes d’Atticus se dirigèrent, ensuite, vers Duncan. Le moment était donc venu pour Lisandro d’entrer en action. Alors tout en serrant fortement le manche de sa hache, le viking s’écria : - « Lisandro ! A toi de jouer, vas-y, descends-moi ces deux pitres ! » Il fallait simplement espérer que le chilien soit un tireur hors pair ?


Code couleur:
 


Aujourd'hui le sang et les balles sont l'unique loi. Si t'es une personne responsable tu comprendras que le recours à la violence est inévitable.
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 1 Oct 2017 - 22:07
Sa proposition ne fut nullement discutée, au contraire, elle fut approuvée par tout le monde. A tel point que Duncan ne discuta pas et l’entraina à sa suite. Il n’eut qu’un instant pour échanger un mot avec Isaac qui lui souhaitait bonne chance. Il lui répondit d’un hochement de tête. En réalité, il regrettait déjà son offre un peu trop héroïque à son gout. Qu’est-ce qu’il lui avait pris, bon sang ? C’était une bonne idée, vraiment. Un tireur embusqué pour couvrir Duncan et sa mission suicide. C’est justement ça qui aurait dû le faire tiquer ; ‘mission suicide’. Embusqué ou non, il allait se mettre en danger, pour quelqu’un qu’il connaissait à peine. Et s’il se foirait, tout lui retomberait sur le dos parce qu’il s’était proposé, parce que c’était son idée. Il s’était foutu dans la merde tout seul et cette fois-ci blâmer quelqu’un d’autre ne lui servirait à rien. T’es dans la merde, Lis’.

Pourtant, il suivit le Viking sans jeter un seul regard en arrière. En silence, il avait déjà promis à Alma de revenir. Devant lui, il n’y avait plus que sa promesse de ramener Eli en vie à la prison. Ils entrèrent dans le bâtiment par la petite porte, Duncan lui indiqua le lieu où il avait été séquestré. Lisandro resta très silencieux, alors qu’une litanie espagnole de prière défilait dans son esprit. Duncan semblait surpris, prudent. Effectivement, les lieux n’étaient pas gardés jusqu’à ce qu’un mort surgisse, enchainé au mur. Un chien de garde. « Puta madre. » Ca échappa à Lisandro sous la surprise, pourtant, le viking pensait déjà à la suite. Il lui indiqua un point clé où il pourrait se cacher, et tirer – presque – en sécurité. Façon de parler…

« Oui, j’peux l’atteindre ça devrait être bon. Pas l’choix, tu m’diras. »

Duncan était d’accord sur l’idée. Pas le choix. Il indique son nouveau signal, avise le barbecue sur lequel grillait …. De la viande. Lisandro s’arrête à cette idée, sans oser formuler en pensée ce qu’il lui semblait véritablement être. De la viande. C’était bon comme ça. Le macchabé tente de s’en prendre Viking qui pointe son arme. Lisandro se prépare à sprinter jusqu’à sa cachette. Le géant vise, tire et la détonation sonne le début de la course. Le chilien arrive derrière deux bennes, se positionne alors que Duncan fanfaronne dans la cours. Il n’attend pas les premières paroles pour mettre en pratique ce qu’on lui avait appris au lycée. Visée, inspirer, expirer. Il était quasiment prêt quand l’homme en face désigna ces bouts de viandes pour ce qu’ils étaient. Des bouts de… Il frissonna. Puis se força à se concentrer sur sa respiration, se fermer à ce qui se disait à côté. Il en voyait trois. Il devinait que celui au centre était le Atticus que Duncan se réservait. Deux… Deux ça devait être faisable. Il était si concentré qu’il mit une seconde à réaliser que Duncan s’adressait à lui. Les trois hommes en face attendirent, mais rien ne vient. Lisandro visa le premier, et au moment pile où les trois malabars se mettaient à rire de Duncan et de son absence de renfort, une première balle vint se loger dans la gorge d’un des deux gardes. Un joli coup, même s’il visait le ventre. Jaden lui avait dit que s’il n’arrivait pas à viser la tête, il devait viser ailleurs, assez pour le ralentir. Pour le coup, il avait eu de la chance. Surpris par sa réussite, il hésita avant de réarmer. Cela permis à l’autre garde de sortir son arme et de tirer à son tour, dans sa direction. Les balles sifflaient au-dessus de sa tête, il avait de la chance que la benne à compostage derrière laquelle il se cachait le protégeait pour le moment. Il fallait qu’il tire à nouveau. Il n’aurait plus le temps de viser cette fois-ci. Il se prépara, passa l’ouverture et tira. Deux balles se perdirent quelque part. Une autre effleura l’épaule d’Atticus qui jura face à la brûlure de la balle, mais rien qu’une éraflure. Les deux autres balles touchèrent. Une dans la jambe, l’autre dans la poitrine. Et le dernier acolyte d’Atticus tomba. Et Lisandro tomba assis. Il n’avait pas été touché, pas vraiment. Une balle avait effleuré son visage, laissant une trace sanguinolente sur sa pommette. Ses mains tremblaient. Son cœur cherchait à sortir de sa poitrine. Il devait reprendre son souffle. Mais il n’avait pas visé la tête. Il faudrait achever l’homme qu’il avait abattu. Il se pencha, doucement, mais Atticus se rapprochait de Duncan. Lisandro eu tout le loisir d’armer, de viser et de tirer. Faisant exploser le crâne du garde. Ils ne se relèveraient pas. Lisandro recula un peu plus loin, adosser à la benne, il écouta la suite pour intervenir si Duncan en avait besoin. Il espérait que non. Mais l’autre tremblait de rage.

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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Lun 2 Oct 2017 - 8:13
Le garde n’était pas encore mort. Lorsque le trio arriva prudemment à sa hauteur, il essayait de se redresser, du sang ruisselant sur son menton à chaque expiration, la main tendue vers l’arme qui lui avait échappé. Selene le toisa, une expression glacée sur le visage, sans la moindre once de pitié pour le regard fou que lui jeta sa victime. Elle retira la bandoulière de son M4, le retourna entre ses mains et flanqua un violent coup de crosse sur le crâne de l’inconnu. Encore. Encore. Encore. Jusqu’à ce que les muscles de ses bras deviennent brûlant, qu’elle sente les os de la boîte crânienne se fendiller sous les chocs répétés comme la coquille d’un œuf, que le type soit secoué de spasmes incontrôlés indiquant qu’il n’en avait plus pour longtemps…

La musicienne en avait oublié la présence de Ruben et Isaac et lorsqu’elle cessa le massacre, ce fut un peu comme revenir à elle. L’espace d’une seconde, elle était partie. Habitée par la haine et la peur de ce que ces gens pourraient avoir fait à ses amis. Sans prononcer le moindre mot, elle s’engageant dans l’entrée que défendait le cadavre frais, précédée par le canon de son fusil. De nouvelles déflagrations résonnèrent, ailleurs dans le bâtiment, mais rien pour venir à leur rencontre.

Ça ressemblait à un grand – et vieil – entrepôt. La première pièce était un pseudo accueil, avec un comptoir de réception qui n’avaient pas été utilisé depuis un moment. Il devait sans doute y avoir des fauteuils, des tables basses, des magazines et des tas de posters publicitaires ici. Ne restait plus que, égarés sur les murs dénudés, une ou deux affiches automobiles sur une nouvelle marque de pneus.

Selene avait un ignoble pressentiment ici. Sa chair de poule s’hérissait, comme si l’air était tellement contaminé par des actes inhumains qu’il en devenait toxique. Elle pouvait contrôler sa respiration mais pas son rythme cardiaque qui tambourinait dans sa poitrine, sauvagement, encourageant ses sens qui lui hurlaient de s’en aller en courant. Ils entrèrent dans une première grande salle, éclairé par la lumière crue du jour qui passait à travers de grandes fenêtres. Les anciennes installations mécaniques semblaient ne pas avoir été utilisées depuis longtemps, mais il régnait une odeur… atroce.

Ce n’était pas exactement la mort, mais c’était… un condensé de viande à la limite de la fraîcheur, de sang, de sueur, de fluides indescriptibles. Il y avait deux grandes tables installées qui n’étaient pas d’origine, chacune munie de liens et tachée de sang plus ou moins séché. De nombreux outils étaient posés à côté, sur un grand meuble rectangulaire. On aurait pu croire à des installations archaïques de médecine pour des opérations, sauf que… il y avait surtout des haches, des scies, des couteaux de différents tailles. La pianiste était horrifiée, pétrifiée même par ce qu’elle découvrait.

- HEY ! IL Y EN A LA !

Elle était dans un tel état second qu’elle réagit trop lentement. Le contrôle de son corps ne lui revint que lorsqu’une balle lui siffla dangereusement à l’oreille. Selene avait sursauté, brandit son M4 dans un geste réflexe vers le cannibale qui les tenait en joue, mais elle était en retard. Trois détonations la prirent de court. L’homme se figea, ouvrit la bouche, baragouina quelques paroles incompréhensibles dans sa gorge qui se remplissait de sang, et s’effondra. La jeune femme tourna la tête : à côté d’elle, les yeux exorbités, le teint décoloré par tout ce qui se passait… c’était Ruben. Ruben avait tiré.


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MessageSujet: Re: Death Sentence   Mer 4 Oct 2017 - 21:54

Avançant prudemment, Isaac s’était mis à suivre Selene jusqu’à l’entrée du bâtiment. Là, le cavalier remarqua que l’homme qu’il avait pensé mortellement touché par la brune bougeait encore, il fit alors signe à Ruben de s’arrêter. Le cinquantenaire observa alors la jeune femme s’approcher du corps de ce pauvre gars qui tentait désespérément de se relever. Mais avant même qu’il ait réussi à se redresser de quelques centimètres, la crosse de Selene vint s’abattre sur son crâne, le repoussant brutalement contre le sol. Deux, trois, quatre coups tout aussi violents vinrent encore fragiliser un peu plus le crâne de l’homme, jusqu’à son dernier souffle. « Selene. C’est bon. Il est mort. » La voix calme du cavalier l’interpella alors, jamais il ne l’avait vu dans un état pareil. Néanmoins, il se retint de lui faire la moindre réflexion sachant pertinemment que cela ne servirait à rien. Elle avait bien trop de rage en elle pour réussir à la contenir. Ainsi, lorsqu’elle se retourna vers lui et Ruben, Isaac se contenta de lui faire un signe de tête pour lui faire comprendre qu’ils devaient continuer. Pas le temps d’en dire plus, de nouvelles détonations éclatèrent à l’intérieur du bâtiment.

Le trio s’engouffra alors dans l’entrepôt. Sur ses gardes, Isaac scruta la première pièce tout en suivant les autres. L’homme jeta un œil derrière son épaule pour vérifier que personne ne vienne les surprendre derrière eux. Leur avancée se fit sans encombre jusqu’à une salle de taille bien plus imposante. Là, la peur commença à prendre Isaac aux tripes. Et cela ne s’arrangea pas en découvrant une scène digne des pires films d’horreur. Deux grandes tables maculées de ce qui semblait être du sang, plus ou moins frais d’après ce qu’il voyait, de quoi lui donner des haut-le-cœur. Isaac détourna alors le regard avant de remarquer ensuite les nombreux outils tout aussi recouverts de traces d’hémoglobine, il se rappela alors le discours du Duncan avant leur départ. Ces types ne leur laisseraient aucune chance, il fallait qu’ils sortent leurs amis d’ici, qu’importe le prix.

Quelque peu chamboulé par ce qu’il avait devant les yeux, et l’odeur insupportable de la pièce, Isaac sursauta en entendant la voix d’un homme à quelques mètres de là. Ils étaient repérés, et le cavalier n’eut pas le temps de réagir. Trois coups de feu retentirent avant même qu’il ait eu le temps de lever son arme. Et lorsqu’il tourna la tête vers les deux autres, il remarqua tout aussi stupéfait que Selene que c’était Ruben qui avait tiré. L’homme était tombé lourdement au sol, mort. La jeune femme resta alors figer, visiblement troublée par ce qu’il venait de se passer. Mais ils ne devaient pas rester là. Des bruits de pas se firent entendre, d’autres arrivaient, alertés par les cris de l’homme qui gisait au sol. « On reste pas là ! » Clama alors Isaac alors que deux silhouettes venaient de faire leur entrée dans cette salle de torture. « Selene ! » L’homme appela la brune, toujours immobile. De nouvelles détonations éclatèrent, des balles vinrent fuser à quelques centimètres d’eux. « Ruben ! Derrière la voiture ! DERRIERE LA VOITURE ! » Isaac hurla, éprit de panique durant un instant. Agrippant Selene par le bras il la tira à son tour à couvert, rejoignant l’adolescent à l’abri d’une vieille fourgonnette qui n’avait apparemment pas bougé depuis des années. Le crépitement des balles contre la carrosserie retentit alors, ils s’étaient planqué juste à temps…







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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Ven 6 Oct 2017 - 21:07
Le médecin avait proposé son aide mais, une fois embarqué à l'intérieur de la bâtisse et devant le danger imminent qui ne tarderait pas à arriver, celui-ci n'avait vraiment pas l'air d'en mener bien large ? Duncan ne savait pas de quoi était capable ce type ? Il ne savait d'ailleurs même pas s'il savait utiliser une arme à feu. Mais, il espérait, au moins, que Lisandro ne se dégonfle pas devant la menace ennemie et ne le laisse pas en plan au beau milieu du combat ?

Et l'homme ne se défila pas. Aux paroles du musicien, il osa même prendre les choses en main et il canarda bientôt les cibles vivantes face à lui. Ses tirs n'étaient pas très précis mais, ils finirent, cependant, tous par toucher leurs cibles. Même Atticus avait faillit en prendre une.

D’ailleurs, celui-ci s’était réfugié derrière une énorme citerne métallique. Acculé, derrière celle-ci, il était maintenant pris au piège et ne pouvait plus du tout s’enfuir. Finalement, la position de force changeait de camp. Mais, la fusillade avait parue interminable et les détonations, quand à elles, avaient certainement dû être entendues à des kilomètres à la ronde ? Nul doute que dans peu de temps,  des cadavres ne tarderaient pas à pointer le bout de leurs nez ? Il était donc urgent de se dépêcher d'en finir avec ces sauvages et d’aller sauver leurs amis.

Le chef des barbares était désormais seul contre deux. Bloqué derrière cet amas de ferraille, il jeta bientôt son flingue avant de déclarer : - « Je suis désarmé ! Ne tirez pas ! » Le silence plana un instant sur la cour. Le musicien en profita pour jeter un rapide coup d’œil vers le médecin. Puis, il lui fit un signe de la main lui signifiant d’abaisser son arme. - «  Duncan, tu n’aurais pas envie d’un affrontement à l’ancienne ? » Questionna alors le sauvage.

L'homme avait beau être plus âgé que le magasinier et handicapé, il était toutefois costaud et vaillant. Qui plus est, il semblait n'avoir aucune crainte de se mesurer à lui ? Mais, Duncan voulait réellement « finir le travail ». Alors il s’écria : - « Oui, ça me tente bien de voir ce que tu as dans les tripes ! Vas y montre nous ta sale gueule ! »

L’homme aux cheveux grisâtres ne tarda pas à se montrer. Debout, il avança ensuite assurément vers Duncan tout en reprenant : - « J'attendais ça depuis longtemps ! Je vais te faire subir ce que tu m'as fais ! Tu m'entends ? Tu as perdu beaucoup de sang, tu es diminué. Du coup, on sera plus ou moins à égalité non ? » Il dégaina ensuite sa machette et regarda le toubib en lui criant : - « Je ne t'oublie pas toi là bas ! Ce n’est pas parce que tu te planques que je ne souviendrais pas de ton visage ! Toi aussi ton tour viendra ! Toi aussi tu finiras sur ce grill ! » Il cracha ensuite en direction du viking et attendit une réaction de sa part.

Et sa réaction fut instantanée. - « Tu peux aller aider les autres Lisandro ! Ou contempler le spectacle ? A toi de voir ? » Il continuait à fixer son ennemi mais réfléchissait à ses paroles. Dans le fond, Atticus n'avait pas tord, Duncan était véritablement affaibli. Les vertiges qu'il avait eu précédemment ne tarderaient sans doute pas à réapparaître ? Qui plus est il était handicapé par de nombreuses blessures ! Mais, ce n'était pas une raison pour renoncer. Non, alors le viking s'avança lui aussi vers son adversaire. D'une façon ou d'une autre, ce jour serait sans doute le dernier pour l'un d'entre eux ?


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Aujourd'hui le sang et les balles sont l'unique loi. Si t'es une personne responsable tu comprendras que le recours à la violence est inévitable.
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