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 Death Sentence

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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Death Sentence   Ven 15 Sep 2017 - 15:09

Fin août 2017

Pris au piège et emprisonné dans cette vieille baraque ! Oui, c’était difficile à croire mais, Duncan s’était fait capturer par ces cannibales comme un débutant. Qui plus est, il ne savait pas si ses compagnons étaient sains et saufs ? Mal en point, le viking chercha, toutefois,  à oublier ses sombres pensées. Puis, avec sa main valide, il essaya d’extraire le carreau planté dans sa cuisse droite. Il tenta avec plein d’entrain et même à plusieurs reprises. Mais, vainement. En fait, plus il tirait et plus le sang coulait. Qui plus est, à chaque fois, la douleur s’intensifiait de plus en plus. Alors, il stoppa net son effort car s’il continuait à s’acharner de cette manière, il finirait, sans doute, par tourner de l’œil ?

N’insistant pas plus longtemps, il chercha ensuite, tout autour de lui, ce qui pourrait bien lui servir d’arme pour se défendre. Le musicien scruta chaque recoin de la pièce avec son œil valide. Il souhaitait absolument trouver quelque chose qui lui permettrait de se sortir de ce bourbier. Mais, il n’y avait rien d’utile à part du mobilier. Ne détectant aucune potentielle arme, il se décida, finalement à récupérer son cran d’arrêt, planqué dans sa botte droite. Cette lame n’était certes pas bien longue mais, elle était toutefois assez tranchante pour se défendre. Et il était évident qu’elle lui serait utile, une fois de plus. Le viking retira donc l’arme de son emplacement puis, il la dissimula dans sa main droite. De cette manière, il serait prêt à l’utiliser au moment opportun.

Ensuite, le musicien dû prendre son mal en patience et attendre. Il attendit même de longues minutes, prêt à agir. Puis, au bout d’un moment, la porte se déverrouilla finalement. De l’autre côté, un homme seul et patibulaire ne tarda pas à débarquer. Celui-ci fouilla ensuite dans ses poches et en retira des colliers de serrage en plastique. De taille moyenne, l’inconnu était cependant assez trapu. Dans son état normal, et avec ses connaissances au combat au corps à corps, Duncan aurait certainement prit de haut son adversaire ? Mais là, non. Le magasinier était bien trop faible pour lutter contre cet homme. Alors, il resta immobile, feignant presque l’inconscience, mais en étant concentré et à l’affût.

L’étranger, en toute confiance, s’approcha pour effectuer sa sale besogne. Le musicien, quand à lui murmura des paroles incompréhensibles pour attirer l’homme auprès de lui. L’inconnu, intrigué se pencha et demanda : - « Quoi ? Qu’est ce que tu dis ? » La suite se déroula en une fraction de secondes. La main armée, se rapprocha de la gorge de son adversaire et la lame se planta directement dans sa carotide. Le sang coula à flot, quasiment instantanément, et l’homme s’écroula, immédiatement, au sol en se tenant la gorge. Sans s’en préoccuper, le barbu tenta alors de se relever. Puis, une fois sur ses jambes, il se hâta d’atteindre le couloir. Sa jambe lui faisait un mal de chien. Son bras, il ne le sentait presque plus. Mais, avec ténacité, il traversa le corridor désert pour atteindre la sortie.

Une fois arrivé au dehors il scruta aussitôt les alentours. Ne voyant aucune présence ennemie dans les parages, le magasinier longea donc les murs des bâtisses environnantes jusqu’à finalement arriver à une fenêtre. De l’intérieur, il pouvait y entendre des cris. Instinctivement mais avec prudence, il y jeta un coup d’œil. Ses amis étaient tous là. Prisonniers et aux mains de ces cannibales. Il ne savait pas qui venait de crier mais celui ou celle qui l’avait fait avait dû salement morfler ? La première réaction du musicien fut un frisson. C’était à la fois un sentiment de rage et de peur qui l’envahissait. Il savait ce qu’étaient capable de faire ces gens. En tout cas, il devait aller chercher de l’aide et tout de suite car, sinon Andrea, Sarah et Eli, termineraient leurs jours dans les estomacs de ses sales types.

Désarmé et impuissant face au nombre et face à la menace, Duncan se rua immédiatement en direction de l’endroit ou ils avaient laissé le véhicule. La douleur s’intensifia et empira encore plus mais, il se motiva et se crispa jusqu’à atteindre son objectif final. Une fois celui-ci atteint, il fouilla rapidement dans sa poche afin d’en retirer les clefs. Puis, il s’installa au volant en tentant d’oublier la souffrance que lui causait le carreau planté dans sa cuisse. Ensuite, il démarra en trombe en direction de la prison. Maintenant, seuls ses amis restés à leur domicile pouvaient l’aider.

En tout cas, le trajet retour lui parut interminable. Sa jambe le faisait terriblement souffrir et conduire d’un seul œil, n’était pas si évident. A plusieurs reprises, il risqua même de tomber dans les vapes et de se tromper de chemin. Mais finalement, sa détermination et son courage l’amena jusque devant les grilles de leur domicile. Complètement épuisé, il s’arrêta à quelques mètres de la porte grillagée et klaxonna longuement jusqu’à ce que quelqu’un pointe le bout de son nez. Son œil poché, l’empêcha de voir correctement lequel de ses amis était arrivé en premier à la portière. Mais, les voix familières se succédèrent et celles-ci lui demandèrent bientôt ce qui s’était passé.

Il était à bout de force, et avait grandement besoin de soins. Mais, il leur expliqua tout. Il leur montra tout d’abord le plan, qui était posé sur le siège passager, et l’endroit ou ils s’étaient rendus. Ensuite, il leur expliqua brièvement, aussi, comment il s’était fait, bêtement, piéger et surtout par qui. Il insista notamment sur le mot cannibale, quitte à leur donner des sueurs froides. Et puis, il les supplia presque de le maintenir conscient, afin qu’il puisse leur montrer l’endroit exact, ou le trio était retenu captif. Car maintenant, le temps jouait en faveur de leurs ennemis. Alors, ils devaient vraiment se dépêcher d’aller sauver leurs amis.



Aujourd'hui le sang et les balles sont l'unique loi. Si t'es une personne responsable tu comprendras que le recours à la violence est inévitable.
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Lisandro Sedillo
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Ven 15 Sep 2017 - 17:32

Cela faisait deux jours qu’ils étaient partis et deux jours que Lisandro se retrouvait avec deux femmes tournant comme des lionnes en cage dans la prison. Selene et Alma étaient restées à la prison à la demande d’Eli, et elles avaient écouté. A sa décharge, Lisandro pensait un jour lui demander comment il s’y était pris pour les faire entendre raison. Mais à regarder Selene s’énerver pour un rien, il se demandait si être ici plutôt que dehors avec Eli n’était pas meilleur pour l’enfant qu’elle portait en elle. Il avait essayé, de les détendre. Vraiment. Pour se faire incendier du regard et chasser à grands jurons espagnols de la pièce à vivre. Mais à dire vrai, il trouvait la compagnie de Juliet bien plus reposante que la leur. Il avait essayé, mais comme à son accoutumée, à la première occasion, il avait fui le front. Non, il n’entrait pas vaillamment sur ce genre de terrain miné. Puis lui aussi, s’inquiétait pour le garçon. Mais il se sentait illégitime à le dire. A le partager aux autres. Au lieu de ça, il passa sa journée dans l’infirmerie aux côtés de Juliet pour faire l’état des lieux, l’inventaire de ce qui leur restait.

Il était en train de corriger Juliet sur la prononciation de ‘Gilipollas’ (je vous laisserai chercher la signification) quand un bruit de klaxon retentit dehors. Lisandro sursauta, laissant tomber un bandage au sol.

« No puede ser verdad! C’est qui l’idiot qui veut alerter tous les morts qui rôdent ?! »

L’instant d’après, il était dans l’embrasure de la porte, avec Juliet à essayer de deviner ce qu’il se passait. C’est quand Alma lui cria qu’il s’agissait de Duncan que le chilien blêmit. Juste Duncan ? Et les autres ? Pourquoi autant de boucan pour annoncer leur arrive ? Son arrivée ? Le croque-mort se retourna vers Juliet, l’envoya chercher le nécessaire de premier secours qu’elle trouverait et de les rejoindre au plus vite. Lisandro arriva un peu après les autres, pendant que Duncan expliquait ce qu’il lui était arrivé. Il entendit vaguement parler d’Eli et des cannibales, mais le chilien s’occupait d’observer les blessures pour savoir comment procéder. Ian. Ian. Ian. Puta ! Comment aurait-il fait ? Il s’approcha de Duncan, sans l’interrompre pour regarder les deux carreaux plantés dans sa cuisse et dans son bras. Le visage de Lisandro se ferma.

« Cielos, puñado de idiotas, No os doy las gracias, pendejo de mierda! … »

Il continua de murmurer des insanités en espagnol, maudissant Eli, sa propre carrière de médecin avortée à cause du manque d’argent (putain de pauvreté), il se fit engueuler par Alma au passage, qui comprenait parfaitement, mais il n’en avait rien à faire. Juliet arrivait.

« Duncan, tu vas sur le siège arrière s’il te plait. »

Il n’autorisa le géant à reprendre son récit qu’une fois installé à l’arrière du véhicule. Méthodiquement, et avec l’aide de Juliet, il le débarrassa de son carreau au bras, bandant prestement la blessure le temps de pouvoir évaluer le reste. La cuisse était un peu plus touchée. Il avait dû couper dans son jeans pour mieux voir. Le carreau n’avait pas touché d’artères, mais n’en était pas loin. Il faudrait être délicat, minutieux. Mais la flèche avait déjà bougé une fois. Il leva les yeux vers le viking, avec un air de reproches.

« T’as essayé d’enlever la flèche toi-même, hein ? T’aurais pu y passer… Bouge pas. »

Ce n’était pas la faute de Duncan, non bien sûr. Mais le chilien était tendu. Il n’était pas Ian. Il n’avait ni sa patience, ni son bon caractère, ni son tact. Mais il priait très fort intérieurement pour qu’il lui vienne en aide. Juliet l’aida à faire un garrot autour de la jambe du colosse pendant alors qu’il s’adressait à Selene.

« Dis-moi si tu veux qu’il nous accompagne ou pas. J’te préviens que c’n’est pas une bonne idée de le garder dehors trop longtemps. Il a besoin de plus qu’un rafistolage en urgence. »
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Ven 15 Sep 2017 - 18:21

Ils n’étaient pas rentrés. Ça faisait deux jours maintenant et elle était là, à ronger son frein entre Isaac, Alma, Lisandro et les adolescents. L’angoisse l’empêchait de dormir, comme d’habitude, et si elle ne s’était pas encore jetée seule à leur secours, c’était bien pour faire honneurs aux injections d’Eli et Andrea de ne pas faire n’importe quoi avec son bébé. Mais putain ils n’étaient pas rentrés et jamais il n’avait été question d’une expédition aussi longue.

Selene savait que c’était les risques, qu’ils suffisaient d’une horde qui passait au mauvais endroit au mauvais moment pour devoir se cacher et retarder le retour, mais… ce n’était pas pareil. Pas quand elle n’était pas dehors, avec eux, pour s’assurer que tout fonctionnait. Ils étaient quatre et elle avait sincèrement confiance en les capacités de ses amis pour se débrouiller, mais… mais Abigail étaient morte, William était mort, Gabriel avait disparu, et eux aussi savaient réagir sur le terrain !

Les coups de klaxons la firent sursauter, la tirant par la même occasion de l’état second dans lequel elle se trouvait. Selene bondit de son lit et se précipita à l’extérieur, sous la chaleur froide de cette fin de mois d’août. La voiture était là, de l’autre côté de la grille, enfin ! Son cœur battait à tout rompre, ses doigts s’emmêlaient dans sa poche quand il fallut trouver les clefs qui déverrouillerait le cadenas. Un coup d’œil paniqué lui révéla qu’il n’y avait qu’une silhouette dans la Chevrolet – la plus massive de tout le camp – et son sang ne fit qu’un tour.

- Où sont les autres ?! s’écria-t-elle sans se soucier du bruit qu’ils faisaient, où sont Andrea, Sarah et Eli ?! DUNCAN ?!

Elle avait ouvert la portière sur son ami blessé et défiguré. Ça, ce n’était pas l’œuvre des rôdeurs ; elle survivait depuis suffisamment longtemps pour le savoir. Si le viking avait été mis dans cet état, cela signifiait que quelque chose s’était très – très – mal passé. Les membranes de sa raison, que l’ambulancier avait mis des mois à reconstituer avec elle, commençaient déjà à se fracturer lentement. Et s’ils étaient morts ? Heureusement que Lisandro était là pour aborder le souci des soins, parce que la jeune femme restait figée, blême de stupeur, l’écoutant débiter ses histoires de captures et de cannibales.

Des « cannibales ». Dans l’échelle des psychopathes qui pullulaient dans le nouveau monde, ceux-ci étaient certainement les pires et si le magasinier avait déjà parlé à Selene de ses rencontres avec Atticus par le passé, c’était resté très… anecdotique. Irréel. Surnaturel. Il était loin et ils avaient les grilles de la prison pour les tenir à l’abri. Là c’était… un cauchemar qui prenait subitement des proportions démentielles. Les autres étaient potentiellement encore vivants, mais pour combien de temps ?

- C’est à lui de décider s’il vient ou pas, avait-elle répondit d’une voix blanche au sujet de l’état de santé de Duncan.

Elle-même eut un vertige, s’appuya sur la portière de la voiture tandis que son autre main se posa sur son ventre arrondi. C’était une illusion, mais elle le sentait vibrer, fébrilement, comme si le fœtus aussi angoissait pour ce père qu’il n’avait pas encore pu connaître ; et pour sa tante Andrea, et pour Sarah la cousine grincheuse. Les yeux bleus de la musicienne se levèrent un instant, repérèrent le mordeur isolé qui se rapprochait lentement, attiré par leur vacarme.

- Il faut rentrer la voiture, faites ce que vous pouvez pour lui, elle s’adressait au médecin et son élève, on va y aller, au diable les recommandations, la prudence ou les bonnes paroles, on va les chercher chez ces cannibales, son regard s’était fait glacé, comme il l’était dans les moments qui n’indiquaient rien de bon, tout de suite, et elle les massacrerait. Tous.


« Dum spiro spero »
Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Isaac S. Greene
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 17 Sep 2017 - 0:41


Le bruit des klaxons l’avait fait sursauté. Alors qu’il était comme toujours à l’intérieur du hangar avec Joachim et Ruben, Isaac n’avait pas mis longtemps à sortir en courant. Etait-ce les autres qui rentraient ? Deux jours qu’ils étaient sans nouvelles d’Andrea, Sarah, Eli et Duncan, deux journées qui commençaient réellement à être interminables pour ceux rester ici. Qu’avait-il bien pu se passer pour qu’ils ne soient pas rentrés plus tôt ? Sûrement qu’ils leur donneraient des explications maintenant qu’ils étaient là. Mais… Si le père de famille avait cru durant un instant que tout le groupe était bel et bien revenu, le cavalier fut bien surpris de n’apercevoir que Duncan au volant du véhicule qui s’était arrêté près de la grille. Suivant alors Selene dehors, il l’accompagna jusqu’à la Chevrolet, talonné par Joachim et Ruben à qui il avait pourtant dit de rester à l’intérieur. Mais l’homme n’eut pas le temps de les rappeler à l’ordre, Selene se mettant déjà à hurler pour savoir où était les autres.

Lorsque la portière de la voiture s’ouvrit, Isaac pu remarquer le sale état dans lequel était leur ami. Duncan était salement amoché, à deux doigts de tomber dans les vapes, mais il lutta pour leur faire le récit de ce qu’il leur était arrivé. Isaac attrapa le plan que l’autre homme lui avait donné, écoutant attentivement l’endroit où était visiblement retenu les autres. C’était donc ça ? Ils avaient été attaqués… Par des cannibales ? Le sang du cinquantenaire s’était glacé en entendant le magasinier parler. Comment une telle chose était possible ? C’était complètement insensé. Isaac avait du mal à y croire, d’ailleurs il resta pantois jusqu’à l’arrivée de Lisandro et Juliet. Il fallait faire quelque chose, et vite. Duncan ne pouvait pas rester dans un état pareil. Aidant alors le blessé à se hisser à l’arrière comme le médecin l’avait demandé, il laissa le chilien s’occuper des blessures du mieux qu’il pouvait.

Il fallait aller les chercher. Oui. Mais Isaac n’était pas tellement d’avis à ce que Duncan y retourne vu son état. Et que dire de Selene ? C’était bien trop dangereux. Mais avaient-ils vraiment le choix ? Isaac se contenta d’échanger un regard avec la brune pour lui faire comprendre qu’elle devait rester ici… Pour autant, il la connaissait suffisamment bien à présent pour savoir qu’il ne servirait à rien de discuter avec elle. Le ton de sa voix ne faisait aucun doute, elle avait déjà fait son choix, elle irait les chercher, qu’importe ce que pourrait lui dire les autres. Ils n’avaient pas de temps à perdre, et Isaac ne tenta pas de l’en dissuader… Pourtant c’était risqué, terriblement risqué…

Ils ne pouvaient pas perdre l’un des leurs, pas encore. Isaac n’était cependant pas très rassuré par le fait de devoir partir au secours des autres. Et si Duncan disait vrai, ceux qui détenaient Andrea, Sarah et Eli, étaient dangereux. Le cavalier n’avait jamais eu recours à la violence avec des personnes bien vivantes, et cette situation ne l’enchantait guère. Et même s’il n’avait pas tellement envie d’y aller, il n’avait pas le choix. Les autres avaient besoin de lui. Isaac se retourna vers les deux adolescents qui ne semblaient pas quoi dire, le neveu d’Andrea visiblement à cran et prêt à partir également… Joachim, complètement perdu et dépassé par la situation. « D’accord. On va y aller. On prend ce dont on a besoin, et euh… On y va. » Dit-il d'un ton peu assuré. Et prendre quoi ? Isaac n’était jamais parti sur le front, jamais il n’avait attaqué qui que ce soit. Et le problème était bien là. Scrutant les autres, en attendant les ordres qu’on pourrait lui donner il s’avança vers Lisandro et Juliet avant de demander au chilien « Tu crois qu’il pourra venir avec nous dans cet état ? » Duncan était le seul à pouvoir leur indiquer le chemin, et même si ses indications avaient été claires, ils avaient besoin de lui… Le cavalier se demandait donc s’il pouvait faire quelque pour que le blessé puisse les suivre…







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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Dim 17 Sep 2017 - 17:23

C’est sans broncher, mais avec difficultés que le magasinier s’extirpa de l’avant du véhicule pour s’installer, avec l’aide de Lisandro et Isaac, sur la banquette arrière. Duncan ne voyait pas l’ampleur des dégâts mais, visiblement, ce n’était pas beau à voir ? En tout cas, le doc et son assistante allaient avoir un véritable premier client. Et au vu des blessures de celui-ci, ils allaient être drôlement servis.

Le musicien qui avait déjà pas mal morflé croyait être, toutefois, arrivé au terme de son supplice ? Ici, ils étaient entre de bonnes mains. Oui, mais, quand le chilien retira le carreau de son bras, Duncan ne put s’empêcher de pousser un terrible cri de douleur. La souffrance fut si intense, qu’il pensa même, qu’à cet instant, il allait s’évanouir ? Le monde bougea bien dans tous les sens mais, cela ne dura, heureusement pas longtemps. Après ces quelques secondes, désagréables, le barbu retrouva, finalement toutes ses sensations et ses douleurs aussi. Au moins, il avait ressentit quelque chose. Ça voulait dire que son bras n’était pas condamné.

Quoiqu’il en soit, le chilien faisait son travail méticuleusement. Et quand celui-ci inspecta la deuxième flèche, en demandant à Duncan, s’il avait bien tenté de l’enlever, celui-ci ne put s’empêcher de lui répondre : - « Bien sûr que j’ai essayé ! T’aurais fais quoi à ma place ? » Avoir un morceau de métal planté dans la chaire n’était pas spécialement agréable. En fait, n’importe qui, aurait fait la même chose à sa place. Par contre, c’est vrai qu’il aurait pu y passer ? Et sur ce coup, il devait admettre qu’il avait eu beaucoup de chance. Mais, c’était malheureusement et désormais les aléas de leur quotidien.

Le viking regarda ensuite, avec son oeil encore en état, le médecin œuvrer. Puis, il esquissa un petit sourire, à ses mots, en répliquant : - « Merci de prendre soin de moi mais, vous allez avoir besoin de moi. Je ne peux pas rester ici. Je connais l’emplacement exact ou ils étaient retenus. Tu veux revoir Eli ? Hein ? Alors t’as pas le choix ! Je m’en remettrais, j’en ai connu d’autre »  

Le barbu jouait au gros dur mais, en même temps, il savait très bien que le doc avait raison. Il était faible et ne pourrait certainement pas tenir le coup longtemps ? Mais, il en fallait plus pour le mettre à terre définitivement. Alors, il continua : - « rafistole-moi juste pour que je tienne le coup suffisamment longtemps. Après, on verra … »  

L’idée que Selene vienne avec eux ne l’enchantait guère. Surtout dans son état actuel. Mais, il connaissait bien la jeune femme. Jamais elle ne céderait. Qui plus est, ils n’avaient vraiment pas le temps de débattre du sujet. A l’heure actuelle, ils devaient se préparer au combat. Et surtout se préparer au pire. Car ces barbares étaient de véritables bouchers. Il fallait seulement espérer qu’ils n’arrivent pas trop tard pour sauver leurs compagnons ?



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Lisandro Sedillo
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Lun 18 Sep 2017 - 0:14

Bien sûr que j’ai essayé ! T’aurais fais quoi à ma place ? Un point pour lui. Mais Lisandro n’était pas d’humeur, il se retrouvait littéralement propulsé dans son rôle de médecin dans un temps record. Ils auraient quand même pu être un peu plus aimable et lui amener une cheville foulée comme premier patient. Au lieu de ça, il avait un Viking écharpé à l’arrière d’un véhicule qui lui ordonnait de le rafistoler pour le trajet. Nom de Dieu. Bordel de merde. Entre Duncan qui faisait le dur et Selene qui venait d’entrer en transe, il n’eut qu’à jeter un regard à Alma pour comprendre qu’elle voulait en être également. Soupire intérieur très profond.

« J’en serai aussi, ce serait pas mal si quelqu’un restait pour préparer l’infirmerie … Juliet, Alma ? »

Il ne prit pas la peine de regarder la mère d’Eli – trop lâche que pour se faire foudroyer sur place – mais ce qu’il demandait n’était pas non plus un non-sens. Les autres étaient captifs d’une bande de cannibales, il était peu probable qu’ils reviennent en meilleur état que ne l’était Duncan. Il fallait enlever le dernier carreau avec précaution, et vérifier qu’aucun morceau ne resterait dans la plaie. La flèche était revenue intacte dans son bras. La cuisse, il n’en savait encore trop rien. Il demanda à Juliet d’amener la voiture en lieu sûr, derrière les barrières alors que lui-même grimpait à l’arrière du véhicule, passant au-dessus de Duncan pour être du bon côté pour s’occuper du carreau. Ils le firent lentement parce que les vibrations de la voiture suffisaient à faire grimacer le géant.

« Selene ! »

Il l’appela une fois arrêté. Il attendit qu’elle arrive pour prendre la parole.

« On s’en va, dès que j’ai stabilisé sa jambe. J’ai enfilé la blouse de médecin en venant ici, pas l’autre. Alors, Duncan … » Il regarda le colosse avec sévérité. « Tu ne devras pas quitter la voiture une fois sur place, t’essaiera ? Non, bien sûr que non... Ca ne devrait pas prendre plus de cinq minutes, juste le temps pour vous de rassembler ce qu’il faut. »

Il laissa ensuite Selene gérer le reste des opérations. Pendant que hors de l’habitacle ils s’affairaient pour l’opération de sauvetage, Lisandro envoya Juliet lui préparer un sac avec du matériel de premiers soins pour le retour, laissant le Viking et le Chilien tout seul. Lisandro se pencha un peu sur la blessure cherchant le meilleur angle de sortie.

« Ca saigne pas mal, mais faut enlever pour voir les dégâts. Franchement, t’aurais pu faire un effort pour ma première affectation de Doc’, ça fout à peine la pression. »

Il disait ça avec tout le sérieux du monde, avant de faire un clin d’œil à Duncan. Oui, même tendu à max, le chilien cherchait encore à détendre l’atmosphère. Bien qu’il râlait vraiment comme du poisson pourri. Il se sentait un peu mal dans son rôle de médecin, pourtant quand il retira le carreau de ses chairs, ce fut dans un geste précis et rapide. Il agrippa la jambe du Viking pour la tenir en place le temps qu’il vérifiait la plaie, cherchant un écoulement de sang trop abondant, des morceaux de flèches. Mais excepté une plaie profonde qui mériterait quelques sutures bien faites, il n’avait rien. Il prit l’alcool qu’il avait pour en verser dans la plaie, tout en maintenant sa poigne sur son genou.

« T’étais pas loin de l’artère. T’as bousillé quelques vaisseaux sanguins en bougeant le carreau, et en marchant aussi. Rien de grave. Mais j’aurai préféré avoir le temps de m’occuper de ça. Je vais mettre une compresse, si jamais ça saigne de trop tu me préviens, d’accord ? »

Il n’y croyait pas trop en demandant ceci. Mais il prévenait. Cela pouvait devenir une blessure grave, ça ne l’était pas encore. Le temps que le reste du groupe finisse de préparer le matériel de l’expédition et que Juliet lui amène ce dont il aurait peut-être besoin sur place, Lisandro avait stabilisé la blessure de Duncan… Pour un temps.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Death Sentence   Lun 18 Sep 2017 - 9:14

Lisandro et Isaac avaient affirmé vouloir en être, mais si le premier avait dit être capable de se salir les mains pour sa famille, le deuxième semblait complètement dépassé par la situation. C’était vrai que le doyen n’avait encore jamais eu à se battre avec eux, ni jamais à affronter d’autres survivants à en croire son histoire. La musicienne poussa un soupir : ce n’était pas l’heure de faire du sentiment, elle ne modérerait pas son avis. D’une manière ou d’une autre, ils avaient tous signé pour ça en restant ici et s’ils ne voulaient pas se mouiller, alors ils n’avaient qu’à rester sur place.

Ce serait mentir de dire qu’elle n’avait pas peur. Selene était habituée aux conflits, elle se préparait à chaque bataille comme une louve qui défendait son territoire ; mais c’était la première fois qu’elle n’était pas seule. Son corps avait beau avoir été endurci par deux années de galère, il restait trop fragile, trop vulnérable. Aujourd’hui, il était un berceau, et elle avait une frousse bleue que ça tourne « vraiment » mal, de perdre sa nouvelle raison de vivre. La pianiste n’avait pas le choix pourtant… elle et le bébé, ils allaient tirer leurs amis d’affaire tant qu’il en était temps.

La voiture avait été rentrée, la barrière simplement refermée et Ruben se chargea de rageusement neutraliser le rôdeur qui colla son nez au grillage. Le docteur interpela la jeune femme qui revint vers lui, le visage fermé par la concentration. Elle se pinça les lèvres et hocha brièvement la tête, comprenant parfaitement d’où le chilien voulait en venir. L’une de ses mains se posa sur le cadran de la portière alors qu’elle se penchait vers Duncan, ratant complètement sa tentative de sourire.

- Quelqu’un va devoir rester à la voiture de toute façon. Une fois que tu nous as montré où c’est, on prend le relais, ordonna-t-elle sans laisser la moindre chance de répondre.

C’était de toute façon vraie. Que ce soit pour fuir en urgence ou être certain que personne ne venait saboter leur véhicule, mieux valait qu’il reste sous surveillance. Selene n’était pas ravie d’être spoliée de l’unique combattant qui n’avait pas été capturé, mais vu l’état dans lequel il se trouvait, c’était ça ou l’envoyer à une mort certaine. Laissant Lisandro prendre en main le reste des soins, elle fila dans l’armurerie pour préparer ce dont ils avaient besoin. Dans un grand sac, elle mit lampe-torche, poing américain, deux poignards, quatre des six glocks et plusieurs munitions de 9mm. Elle s’emparait d’un fusil à pompe quand une voix déclara fermement dans son dos :

- Je viens.

C’était Ruben, le visage tiraillé par une expression que la musicienne ne lui avait jamais vu. Elle le comprenait, elle était exactement comme ça à l’intérieur, mais ne pouvait pas accéder à sa demande. Andrea n’était pas venu ici pour que son neveu presque des risques aussi gros.

- …Non. Non, je ne peux pas te laisser venir, c’est trop dangereux.
- C’était pas une question. C’est ma tante et elle a besoin de moi, je viens.
- Et c’est ma meilleure amie ici, et elle a surtout besoin que tu restes en sécurité, elle reposa l’arme et s’approcha un peu de l’adolescent, si on s’en va, tu es le seul qui peut protéger la prison. Juliet, Joachim, Alma, ils ont besoin de toi. Je te ramène ta tante, c’est promis, et son cœur se serra, à l’idée de ne pas pouvoir tenir cette promesse.
- Non ! J’ai besoin d’être là, et elle aussi ! On a toujours été tous les deux – et putain, t’as entendu Duncan, non ? Tu as vu dans quel état il est revenu ? Il touchait un endroit sensible, mais Selene ne voulait pas céder, à ton avis, qu’est-ce qu’ils vont lui faire à elle ? Et à Sarah ? Ou Eli ?! Toi tu peux aller chercher le père de ton gamin, Duncan y retourne alors qu’il ne tient pas debout et moi je dois rester là ? Je peux pas, je dois venir !
- Oui, tu dois rester là, parce que tu n'as pas à voir ça ! Sa voix se brisa légèrement, la faute à l’émotion et à l’angoisse, tu ne sais... tu ne sais pas ce que c'est de se battre contre d'autres vivants. C'est... cent fois pire que les rôdeurs Ruben et tu ne peux pas revenir en arrière ! Andrea ne voudrait pas que tu te fasses tuer pour elle, et elle voudrait encore moins que tu tues quelqu'un pour elle, c’était à elle de faire ça, parce qu’elle n’était plus à quelques horreurs près.
- Alors ça c'est injuste ! Elle le voudrait pas mais elle sait de quoi je suis capable pour chacun d'entre vous et surtout pour elle ! Je suis pas un enfant Selene, c'est pas moi que tu dois protéger ! Tu peux pas m'empêcher, j'ai plus qu'elle, tu comprends ça ? J'ai plus qu'elle et si elle y reste pendant que je suis ici et que j'ai rien fait qu'est ce que je vais devenir hein ?

Et il marquait un point. Putain, il marquait un sacré point. Car elle aussi ne devrait pas y aller, autant pour sa santé mentale que pour celle de son bébé, mais si les autres partaient sans elle et qu’aucun ne revenait – qu’Eli ne revenait pas – qu’est-ce qu’elle ferait ? La culpabilité la tuerait, très certainement. L’étudiante poussa un profond soupir : elle n’avait ni temps ni énergie à consacrer dans une guérilla interne.

- Ok… Ok, mais si tu viens, tu fais exactement ce que je dis. Même si je te dis de te cacher, ou de courir et de nous laisser, tu le fais. Et tu ne tires sur rien du tout si ce n'est pas moi qui t'ai dit de le faire, ses consignes étaient fermes et sans appel.
- D'accord... d'accord, je t'ecouterai...
- Bien, son cœur s’emballait déjà, elle sentait que ce n’était pas une bonne idée, prends ça et suis moi.

Elle confia à l’adolescent l’une des armes de poing avec laquelle elle l’avait déjà entraîné et, dans le doute, ajouta à son paquetage un fusil à pompe et quelques cartouches de gros calibre. Le M4 en bandoulière, un couteau de chasse et un autre chargeur à sa ceinture, la pianiste était retournée voir les autres. Lisandro avait terminé de rafistoler le viking et Isaac semblait prêt à y aller, même sans vraiment savoir dans quoi il s’embarquait. Face à eux, sa longue chevelure soulevée par le vent tiède de fin d’été, Selene posa son sac sur le capot de la Chevrolet en le désignant :

- Y’a ce qu’il faut là-dedans, préparez-vous maintenant, le temps qu’ils se servent, elle entama un discours auquel elle savait que Duncan adhérait déjà, si vous venez, il faut être sûr de pouvoir faire ce qu’il faut. On aura pas le temps d’hésiter ou de reconsidérer nos intentions, ses yeux se firent plus durs qu’ils ne l’étaient déjà, on ne va pas « gentiment » leur demander de nous rendre nos amis. Si besoin, il faut être prêt à tuer.


« Dum spiro spero »
Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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