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 It started with a bike

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April E. Hamilton
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MessageSujet: It started with a bike   Ven 1 Sep 2017 - 22:55


Une idée. Une illumination. Après quelques jours en compagnie de Noam Artemis, la quadragénaire avait pris la direction du sud et quitté la métropole. Le jeune homme lui avait arraché la promesse de revenir, de ne pas s’enfermer dans la solitude amère de sa quête. April avait accepté, mais il fallait qu’elle vérifie : de mémoire, la mère de Rowen habitait à Normandy Park, proche de la mer. C’était un peu fou, mais peut-être l’illustrateur avait cherché à aller là-bas ? Ça lui aurait ressemblé en tout cas : mettre Rosaleen en sécurité dans un lieu symbolique. C’était son truc. Elle n’avait pas l’adresse exacte en tête mais… elle allait se débrouiller ! Chaque kilomètre qui la rapprochait de sa destination accentuait ses battements de cœur. L’appréhension. La peur de le retrouver changé… mort.

Globalement une semaine qu’elle voyageait à vélo. C’était une excellente façon de forcer la rééducation de sa cuisse convalescente et puisqu’elle ne savait pas faire démarrer une voiture, c’était le meilleur compromis. Tant qu’elle ne s’isolait pas dans les rues étroites, elle avait l’agilité nécessaire pour passer entre les obstacles et distancer les rôdeurs. Dans son sac à dos, quelques vêtements de rechange récupérés avant son départ, deux gourdes remplies d’eau de pluie et plus qu’une conserve cabossée. Elle avait fendu les kilomètres, le vent soulevant ses cheveux blonds et glissant sur son visage fatigué.

Depuis la veille, elle était à SeaTac. Comme toutes les autres agglomérations, celle-ci n’avait pas été épargnée. April avait pris l’habitude de ce paysage désolé et pourtant, elle n’était jamais sortie de Seattle depuis le début. S’il subsistait le moindre espoir inavoué que la situation soit mieux loin de la métropole, c’était raté. Les mêmes carcasses se traînaient sur le bitume, la même odeur de puanteur alourdissait la brise d’été, les mêmes dépouilles se décomposaient à l’air libre. Elle descendait la military road south depuis un moment lorsqu’elle roula malencontreusement sur des débris qu’elle n’avait pas vu, masqués par un sachet plastique.

- Shit, grogna-t-elle en freinant d’un coup.

Sa roue avant était déjà à plat, déchirée par des clous rouillés. Pour l’inspecter, elle quitta son siège pour retourner le vélo et le verdict fut sans appel : la chambre à air était morte. Les mains sur les hanches, dépitée, elle observa un moment le désastre avant de pousser un profond soupir en secouant la tête. Elle ne pouvait pas le laissa comme ça : il l’avait emmené jusque-là et il devrait encore la conduire à Normandy Park, puis à Madison Park ! La quarantenaire remit sa monture sur ses roues et entreprit de le faire rouler à ses côtés, le cliquetis des rayons l’accompagnant paresseusement. Elle avait les jambes courbaturées d’avoir trop pédalé ces derniers jours, une douleur qui noyait celle de son muscle déchiré par une balle cinq semaines auparavant. April arrivait au croisement avec le boulevard Turwila International quand elle crut voir une silhouette se mettre à l’abri. Enfin… si, elle l’avait vue ! Elle n’allait pas se mettre à douter de ses yeux.

- Je vous ai vu, ce n’est pas la peine de vous cacher, argua-t-elle sèchement.

Son cœur battait et instinctivement, sa main droite se posa sur le manche de son couteau à sa ceinture. On ne savait jamais qui elle pouvait rencontrer…


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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: It started with a bike   Lun 4 Sep 2017 - 15:58

It started with a bike × ft. April & Kerwan

La fin de l'été approchait à grand pas. Les jours se ressemblaient et surtout, ils commençaient à se raccourcir. La température n'était plus aussi chaude qu'elle l'était, mais les moustiques étaient malheureusement toujours là. D'ailleurs, Kerwan avait la peau marqué de pas mal de petits points rouges dû aux boutons de moustique. Mais là n'était point le plus important. Ainsi, vu que l'automne allait très vite arriver, le grand brun avait décidé qu'il serait temps pour lui de remonter dans le nord, en direction de Seattle. Il a passé une grande partie de l'été à errer en quête de ressources diverses, afin de pouvoir passer la fin de l'année avec toutes les choses nécessaires à la survie, et surtout pour affronter ce grand froid qui allait s'installer. Puis qu'il était un gars qui venait du sud, il avait beaucoup de mal à s'habituer aux températures d'ici. Alors il avait réussi à récolter quelques vêtements assez chaud, mais c'était pas encore assez. Il voulait davantage de vêtements chauds. Alors il s'était décidé à remonter dans le nord, là où il n'avait pas encore été, en espérant trouver son petit bonheur à temps.

Au volant de sa voiture, il n'avait cessé de rouler depuis plusieurs jours, s'arrêtant dans tous les petits villages du coin mais il n'y trouvait pas grand chose. Par moment, il en profitait pour refaire le plein d'essence; et il en profitait car il n'y avait pas trop de rôdeurs dans les environs. Sa vie était devenue monotone en quelques sortes. Car même si ce n'était plus le fameux "métro, boulot, dodo", c'était "route, pillage, massacre (de rôdeurs), dodo". La survie était sacrément difficile, et surtout en étant seul. Lorsqu'il ne croisait personne, il ne parlait plus, même plus à lui-même. Il n'était plus tout à fait lui-même. Ses traits étaient plus durs maintenant, plus froids, plus sérieux. Son moral était bien bas, malgré le beau temps qui donnait pourtant envie de sortir prendre l'air et de se sentir bien.
Le jeune homme arrivait maintenant vers SeaTac. Il avait déjà fait un tour à Tacoma, alors il n'avait pas besoin d'y retourner à nouveau. Comme SeaTac était presque à la porte de Seattle, il avait décidé de garer sa voiturer à l'entrée et de se déplacer à pied. Il aurait beaucoup plus de mouvements et pourrait être bien plus silencieux.

Le jeune homme avait commencé à fouiller les diverses maisons présentes dans les quartiers les plus proches, ainsi que les pharmacies et autres commerces de proximités. Il n'avait pas un sens de l'orientation hors du commun, tout en sachant qu'il ne connaissait absolument pas les lieux, mais il arrivait à se débrouiller plutôt bien, se dirigeant ensuite vers l'axe principal de SeaTac; la Military Road South. Il restait caché le long des immeubles afin qu'il ne se fasse pas remarquer. Il marchait d'une allure rapide, vive, sa hache ensanglantée à la main. Il n'avait fait qu'éviter les infectés depuis son entrée dans SeaTac; car il ne désirait user de ses forces pour rien. Il trainait sous un grand immeuble, regardant les diverses boutiques et autres grands magasins. Et, alors qu'il allait s'infiltrer dans l'un d'entre eux, il entendit une voix s'élever dans les airs. Il fit un bon monumental, tant il fut surpris. Il se tourna alors et s'arrêta en direction de la voix. C'était une jeune femme, située en plein milieu de la rue, aux côtés d'un vélo. Tout en restant dans l'ombre, il éleva à son tour sa voix.

- C'est même pas vrai, je ne me cache pas. Je cherche des vêtements et de la nourriture, tout en restant à l'abri des rôdeurs. Je ne vous avais même pas remarqué.

Et c'était la stricte vérité.
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April E. Hamilton
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MessageSujet: Re: It started with a bike   Lun 4 Sep 2017 - 17:15

« Pas vrai » ? Il se foutait d’elle en plus. Ça remontait à loin, mais cette rencontre lui rappelait celle d’Elsa qui « comme par hasard », s’avéra tomber sur elle et Rowen au moment le plus opportun. April s’était promis de ne plus se laisser berner de la sorte et il était bien sûr hors de question qu’elle s’accommode d’un homme caché sans demander plus d’explication. Peut-être faisait-il partie d’un groupe qui l’encerclait en ce moment même ?! Ses yeux bleus balayèrent le carrefour sans rien déceler – bien sûr. Dire que son arme était déchargée...

- Ah oui ? Bah je ne vous crois pas, rétorqua-t-elle sèchement, est-ce que vous pourriez vous montrer déjà ?

Les doigts de sa main droite se serrèrent sur le manche de son couteau. Elle n’aurait absolument pas l’allonge pour l’atteindre ici s’il avait un revolver, mais ça serait mieux que rien. Un homme sortit de l’ombre, grand, brun, les traits graves. Rien d’étonnant : il avait dû être, comme elle, soumis aux aléas de cette nouvelle vie, peut-être vieilli de quelques années aussi. La blonde lui donnerait 33 ou 34 ans, environ, mais ce n’était pas vraiment la question. Pour le dissuader de s’approcher plus que de raison, elle tira son couteau de son étui et la tendit devant elle. L’acier était aussi fatigué que sa propriétaire, du sang séché encore incrusté à la base de la lame.

- Stop. Vous êtes seul ?

Question de routine et pourtant si futile. S’il ne l’était pas mais voulait la piéger, il mentirait ; mais s’il disait la vérité, elle ne le croirait pas. Ce n’était pas les mots qui intéressaient la quarantenaire, mais ses gestes, ses expressions. Un petit coup d’œil qui pourrait trahir un camarade, une brève hésitation qui révélerait une histoire bidon. Pour l’instant : rien de tout ça. Il n’avait pas l’air accompagné et même si c’était vrai… mince, que faisait-on désormais quand on croisait un autre survivant ? On le congédiait en lui souhaitant bonne chance ? April pinça légèrement ses lèvres avant de baisser légèrement son arme :

- Alors, on va pouvoir dire que vous ne m’avez pas vue, elle fit un pas pour s’éloigner, boitant légèrement, avant d’ajouter, en faisant… quoi que vous étiez en train de faire en vous cachant, elle n’en démordait pas, vous n’auriez pas vu une boutique pour vélos ? Elle désigna le VTT qu’elle faisait rouler à ses côtés, la roue avant est bousillée. Faut que je la change.

Aller, elle s’en tiendrait là. Des informations : oui/non-aurevoir. Pas besoin de plus, ni de développer, ni de s’attacher. Elle n’avait pas le temps de toute façon : Rowen l’attendait… chaque seconde qu’elle perdait était peut-être celle qui la fera le manquer, ou pire, celle qui l’empêchera de le sauver.


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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: It started with a bike   Mar 5 Sep 2017 - 18:43

It started with a bike × ft. April & Kerwan

Le jeune homme restait à l'abri, caché sous l'immeuble. On ne le voyait qu'à peine; sans doute uniquement sa silhouette et sa hache qui prolongeait son bras. Il était encore à la recherche de vivres qu'il n'avait pas encore réussi à trouver, et voila qu'une femme l'arrêta en pensant sans doute qu'il l'observait. Il n'avait pas que ça à foutre de ses journées ! Puis elle semblait plus âgé que lui; les couguars ne l'intéressaient pas vraiment, à dire vrai. Et voila qu'elle continuait son charabia, à ne pas croire Kerwan. Et il avait que ça à faire de lui mentir, en plus ! Il soupira alors et, pour ne pas se chercher davantage d'histoire, il sorti de sa pseudo cachette. La lumière du jour vint le frapper en plein visage et il cligna plusieurs fois des yeux le temps de s'accommoder à toute cette lumière. Il restait tout de même loin de la femme, sa hache en main et son fusil à pompe sur le dos. Il semblait bien plus chargé qu'elle en tout cas. Elle tendit un couteau devant elle et Kerwan pencha légèrement la tête, presque amusé de voir que la femme semblait "terrorisée" de voir un homme en face d'elle. Bon, armé comme il était, c'était plutôt compréhensible. Mais il restait immobile, ne montrant aucun signe de future offensive.

- Bah oui, je suis seul. Vous voyez peut-être d'autres gens ici, vous ? Mais vous avez quoi, tous, à me demander tout le temps si je suis seul, bordel !

Cette question commençait vraiment à lui taper sur le système. Mais bien sûr qu'il était seul ! Depuis qu'il était arrivé dans la région il n'avait fait route avec aucun autre survivant. Alors il vivait son petit bonhomme de chemin, dans son coin. Mais ces temps-ci il se voulait davantage discret. Il soupira fortement tout en haussant ses épaules.
Elle recula, et Kerwan put remarquer qu'il y avait un souci dans sa démarche, elle semblait être blessée. Alors que faisait une femme ici, seule, et surtout avec un "handicap" ? Ce n'étaient pas ses affaires de toute façon. Lui, voulait juste repartir faire ses courses tant qu'il était encore temps.

Et l'interpela à nouveau et, alors qu'elle sembla enfin comprendre qu'il ne se cachait pas -pour finalement se contredire à nouveau, pour le désarroi et la tristesse du grand brun-, elle lui demanda s'il n'avait pas vu une boutique de vélo. Mais qu'est-ce qu'il en savait, lui ? Il n'avait pas de vélo, alors il n'allait pas s'amuser à retenir toutes ces foutues boutiques de vélos qui traînaient dans le coin ! Il haussa les épaules avant de secouer la tête.

- Je ne suis pas du coin, donc je ne sais pas du tout s'il y a une boutique de vélos par ici. Vous savez changer une roue, peut-être ?

C'était peut-être un peu dénigrant et misogyne de sa part, mais elle n'avait pas la tête à savoir changer une roue de vélo.
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April E. Hamilton
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MessageSujet: Re: It started with a bike   Mar 5 Sep 2017 - 20:17

April écarquilla les yeux et toisa le jeune homme comme s’il venait de l’insulter. Quel était son problème à ce bellâtre ? Déjà il l’espionnait pour une mystérieuse raison – elle n’en démordrait pas – et en plus il se permettait une remarque aussi dénigrante. C’était sacrément moche, surtout par des temps pareils, et finalement, son opinion de lui chuta de « danger potentiel » à « machiste ambulant ». La main qui ne tenait pas le guidon sur la hanche, la quadragénaire le défiait du regard comme s’il n’était qu’un gosse.

- Bien sûr que oui, rétorqua-t-elle du tac-o-tac, bien que ce soit faux, et vous ?!

L’inconnu avait mis le doigt sur une évidence à laquelle son aînée n’avait pas encore songé, mais la provocation était trop belle pour ne pas la tenter. Il se prenait pour qui ce mec ? Elle avait bien appris à se défendre seule, à trépaner les cadavres et à utiliser une arme à feu, alors ce n’était pas la réparation d’un vélo qui allait la faire sécher. C’était absolument dingue que des énergumènes pareils traînent encore dans les rues, à croire que la stupidité était un exemple parfait que l’infini existait.

April était prête à repartir puisqu’il ne lui serait visiblement d’aucune utilité, mais les éclats de leurs voix avaient alerté une demi-douzaine de putrides. Ils se traînaient, les membres ballants, déformés, ensanglantés. Les blessures qui avaient déchiré leurs fripes étaient trop anciennes pour être identifiées, tout comme leurs traits méconnaissables. Ils venaient du boulevard, obligeant les survivants à repartir sur la Military road, à moins qu’ils n’aient envie d’en découdre. Deux contre six, ça restait un pari risqué pour pas grand-chose.

- Vous êtes content de vous ? Lança la quarantenaire en faisait pivoter son vélo pour revenir sur ces pas, dès qu’on peut se séparer, on se sépare.

Car ils étaient – malheureusement – pour l’instant obligés de partager la même rue ; et qu’il reste bien à une distance raisonnable ! Elle n’eut pas le temps de faire plus de cinq pas que d’autres rôdeurs se manifestèrent cette fois au croisement avec la 152è, prenant les deux protagonistes en sandwich. Ils étaient peu, seulement trois pour l’instant, mais c’était déjà suffisamment pour être gênant. Entre la peste et le choléra, April admit qu’elle n’aurait pas d’autre choix que de se salir les mains pour poursuivre sa route. Laissant retomber son moyen de locomotion pour être libre de ses mouvements, elle argua l’homme tout en se tenant prête :

- Si vous voulez vous rendre utile en jouant le mâle, c’est maintenant !

Non mais. P’tit con.


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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: It started with a bike   Mer 6 Sep 2017 - 19:11

It started with a bike × ft. April & Kerwan

Il avait finalement osé se montrer à la jeune femme. Il n'avait pas envie de s'attirer un quelconque ennui ou d'histoire; il n'avait pas que ça à faire. Alors il restait loin d'elle, regardant par moment autour de lui afin de ne pas se faire surprendre bêtement par un rôdeur. La lumière et la chaleur du soleil tapait sur son visage barbu et sur son corps amaigri. Il restait droit et immobile telle une pierre, il restait d'un silence de marbre. Il essayait, en effet, d'analyser la situation. Bien sûr, en toute indiscrétion, il lui demanda si elle savait changer une roue. Il répondit que oui, à la grande surprise du grand brun. Peut-être avait-elle été une cycliste auparavant ? Sans doute. Mais elle n'en avait pas le physique, ou du moins ne l'avait plus. Par contre lui, répondit à nouveau en toute honnêteté.

- Je sais changer une roue de voiture, alors une roue de vélo, ça doit pas être bien compliqué.

Il haussa les épaules. Le vélo n'était pas son fort, il préférait aller au boulot en voiture. Et, alors qu'il commençait à se plonger dans ses pensées diverses et variées, des rôdeurs commencèrent à surgir de la rue principale. Kerwan fut surpris de les voir arriver, et alors qu'il cherchait à s'en aller par le côté où il était déjà arrivé. Néanmoins, d'autres arrivaient, bien moins nombreux, d'un des angles de la rue principale. Ils se retrouvaient ainsi encerclés, et les rôdeurs, qu'ils rampent ou marchent, avançaient progressivement vers les deux jeunes gens. De forts grognements et râlent émanaient d'eux, si bien que Kerwan avait un peu peur qu'ils n'en ramènent encore d'autres.

- Parfaitement content.

Il soupira alors, et ne put s'empêcher de lâcher un petit râle de mécontentement suite aux autres dires de la femme. Mais qu'est-ce qu'elle avait à faire que parler, celle-là ? Le grand brun soupira encore une fois et haussa les épaules, avant de venir se poster devant la jeune femme. Il se tourna vers elle et lui tendit sa hache. Son maigre couteau n'allait pas vraiment les aider.

- Prenez ça au lieu de raconter n'importe quoi.

Il ouvrit son sac et sorti ses paquets de cartouches de fusil à pompe. Il remplit son arme avec une vitesse incroyable, et commença d'abord à s'occuper de tirer sur les quelques rôdeurs qui étaient plus loin, et surtout moins nombreux. Il rechargeait vite, et tirait de sang froid. Il restait tout près de la femme, et décida ensuite de s'occuper des autres rôdeurs. Son chargeur se vidait petit à petit, et il était obligé de remplir encore d'autres fois son arme de munitions. En effet, malgré qu'il soit plutôt bon tireur, il lui arrivait de ne pas abattre les rôdeurs du premier coup. Les crânes explosaient en milles morceaux dans les airs, et les rôdeurs finissaient par s'écrouler petit à petit, laissant place à un silence progressif et surtout, une sacrée marre de sang. Alors, en voyant d'autres rôdeurs au loin arriver; car il avait fait pas mal de bruit avec son arme, il décida instinctivement d'empoigner le cadre du vélo de la jeune femme sans son autorisation.

- Aller, on se tire d'ici. Je porte le vélo, vous gardez ma hache. Si vraiment ça ne va pas, dites le.

Il commença donc à marcher en direction de là où il venait. Il espérait au moins qu'elle réussisse à tenir une cadence assez rapide.
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April E. Hamilton
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MessageSujet: Re: It started with a bike   Jeu 7 Sep 2017 - 8:53

Elle ne s’était pas attendue à une telle réaction. A vrai dire, elle le voyait bien se faufiler sur l’un des parkings qui les jouxtaient et s’en aller en douce pendant qu’elle devait se dépatouiller avec son vélo abîmé. Ses yeux s’écarquillèrent encore une fois lorsqu’il lui tendit sa hache et elle l’attrapa plus par réflexe que par véritable intention de changer d’armement. Qu’est-ce qu’il avait contre son couteau ?! Il lui avait été bien utile ces dernières semaines et avait au moins le mérite d’être plus discret que son fusil à pompe.

- Mais oui, rameutons tout le quartier, grinça April après les premiers tirs habiles de l’inconnu.

Les mecs… toujours besoin de montrer qu’ils avaient la plus grosse, hein ?! Elle ne pouvait néanmoins pas nier qu’il était sacrément efficace et pour éviter de passer pour une pauvre femme sans défense, elle s’élança vers l’un des mordeurs qui n’avait pas encore le crâne explosé. Ses gestes s’arrêtèrent net quand l’acier lui fendit le front. La blonde le repoussa d’un pied dans l’abdomen, laissant la dépouille retomber lourdement. Non loin d’elle, une gerbe de chairs putréfiées lui indiqua que le macho venait de faire un nouveau carton, tandis qu’elle balançait son arme dans la pommette d’un autre mort. Il était tellement ramolli que la partie supérieure de son visage se désolidarisa du reste comme un fruit trop mûr.

Elle trépanait tout juste un troisième cadavre que le fusil à pompe avait nettoyé le reste du paysage, mais ça n’était bien évidemment pas fini. April comptait rendre sa hache – dont elle n’aimait pas le maniement – à son propriétaire pour s’éclipser de son côté, mais voilà qu’il se décidait à empoigner son vélo. Non, vraiment ?! Il y avait marqué jouvencelle en détresse sur son front ou quoi ?!

- Non, mais j’ai pas besoin de…

Elle avait commencé à protester mais le trentenaire l’avait déjà distancé en deux longues enjambées et si elle voulait économiser son souffle, elle râlerait plus tard. Déjà qu’elle avait forcé sur son bras droit, toujours convalescent, devoir suivre à un rythme soutenu était un peu compliqué. Pas tant à cause de sa vieille blessure, mais aussi en raison des courbatures qui raidissaient les muscles de ses cuisses. Hors de question de se plaindre pourtant – ou de réclamer un répit – alors elle suivit jusqu’à ce que son cadet estime qu’ils étaient en sécurité. Temporairement du moins. Essoufflée, la quadragénaire lui plaqua sa hache contre le torse pour qu’il la reprenne.

- Vous pouviez vous contenter d’en tuer deux ou trois, pour qu’on puisse chacun partir de notre côté mais il a valu que vous jouiez au héros en stand de tir…

Ça devait être la peur, la frustration aussi, et la rage latente après le lycée, qui la rendaient si vindicative. Rowen avait toujours su mettre de l’eau dans son vin, apaiser les tensions, essayer de la raisonner. Sans lui, elle n’était qu’une femme sur le déclin trop aveuglée par l’amertume pour distinguer le bon du mauvais. Ses yeux bleus croisèrent un instant ceux de l’homme pour qu’elle lâche finalement, presque à contrecœur :

- … merci. Je n’avais sans doute pas besoin de ça, mais merci.

Son corps parlait toutefois pour contredire sa mauvaise foi : son bras droit qui tremblait, trop faible encore pour un tel effort ; sa jambe gauche qui peinait à la garder debout. Elle aurait bien envie de s’asseoir un moment, mais captain testostérone allait la prendre pour une vieille qui ne savait pas courir deux-cents mètres ; alors que ça n’avait rien à voir. Néanmoins, ce fut sans doute son sentiment général de ne pas être suffisamment en forme pour se débrouiller seule qui la poussa à supposer :

- Vous pouvez m’aider pour le vélo finalement ? Son ton était encore trop aigre pour être doux, mais y’avait du mieux, comment vous vous appelez ? Avant que je vous donne un surnom.

Elle en avait pourtant quelque uns en réserve mais ce n’était pas sûr qu’il les apprécie. Du bout des doigts, elle écarta de son visage quelques mèches blondes décidées à jouer solo. Un peu un de ces réflexes de l’ancien monde : vouloir soudainement être plus présentable quand on faisait connaissance. Difficile d’effacer quarante années d’éducation en deux ans de catastrophes…


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