The Walking Dead RPG

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- Sometimes, happy memories hurt the most. -
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MessageSujet: Sometimes, happy memories hurt the most.   Dim 27 Aoû 2017 - 17:50

23 août 2017 – 23h36

Isaac avait toujours apprécié les belles nuits d’été. Et à défaut de pouvoir partir camper à cause du trop-plein de travail que lui demandait le ranch, il avait toujours eu pour habitude de planter une tente à côté de sa maison, avant. Papoter autour d’un feu de camp, faire griller des Marshmallows, dormir à la belle étoile, passer des heures à observer le ciel à la recherche d’étoiles filantes, avec le murmure des chevaux comme fond sonore… Autant de merveilleux souvenirs qu’ils avaient partagés en famille. Et même si ces dernières années, c’était surtout Joachim qui avait insisté pour qu’ils réinstallent leur tente, Nora préférant largement le confort de chez sa mère et la vie citadine… Mais la jeune femme avait tout de même accepté d’y participer quelques fois, pour faire plaisir à son père, et surtout à son petit frère…

C’était en jetant un œil vers le ciel illuminé que le cavalier avait subitement repensé à tout ça. Et forcément nostalgie et tristesse étaient venues le tourmenter. Lâchant un soupir en se remémorant tout cela, il se demanda durant un instant comment de si belles choses avaient pu tourner aussi mal. Mais comme d’habitude, il ne put trouver une réponse à cette question qu’il se posait souvent depuis le début de l’épidémie. Pourtant, malgré l’horreur que chacun ici avait pu vivre, l’homme ne semblait pas vouloir perdre espoir. Malgré la noirceur de ce nouveau monde, il y avait encore de belles choses pour venir l’illuminer, le rendre plus beau. Ils avaient trouvé Juliet, ils avaient trouvé un abri, Joachim allait mieux de jours en jours depuis qu’ils étaient ici. Et puis il y avait eu l’arrivée d’Eli durant les jours précédents, venu avec sa mère et un ami. Isaac avait accueilli la nouvelle avec joie, bien que volontairement dissimulée… Mais il était vraiment heureux pour Selene, qu’elle puisse retrouver le père du bébé qu’elle attendait. Après la disparition tragique de trois des leurs, cela ne pouvait qu’être une bouffée d’air frais pour eux… Enfin, c’était comme ça que l’homme le voyait…

Se dirigeant vers le hangar, Isaac avait quitté sa chambre où Joachim dormait profondément depuis un moment déjà. Lui aussi aurait pu profiter de ce moment pour dormir quelques heures, avant de prendre son tour de garde mais la fraîcheur de la nuit après une journée aussi chaude lui avait donné envie de se balader un peu. Il était donc allé jusqu’au bâtiment pour vérifier que les chevaux ne manquaient de rien. Puis il avait pris le chemin des grilles. C’était Andrea qui montait la garde en ce début de nuit, lui devait prendre la relève dans un peu plus d’une heure… Il était donc plutôt en avance, qu’importe.

« Bonsoir Andrea ! » Lâcha-t-il après qu’elle ait eu le temps de le voir arriver. Isaac s’approcha alors avant d’observer quelques instants la grille. Tout semblait calme, aucun mort ne se faisant entendre. « C’est agréable un peu de frais après une journée pareille ! » Reprit-il, tout en levant les yeux vers le ciel. Il aurait pu rester là durant des heures à contempler cette immense étendue au-dessus de lui mais son attrait pour la discussion fut plus forte et sa voix s’éleva à nouveau. « Je sais que je suis un peu tôt, mais je n’ai pas réussi à trouver le sommeil. Alors si ça ne te dérange pas de me supporter jusqu’à mon tour de garde… Discuter un peu nous fera passer le temps. » Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il attendait la réponse de la métisse. Peut-être pourraient-ils parler de cette histoire de chien ? Tellement souhaité par son neveu…







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MessageSujet: Re: Sometimes, happy memories hurt the most.   Dim 27 Aoû 2017 - 18:14
Il y en avait eu, du changement, ces derniers temps. Beaucoup à encaisser et à assimiler. Coinçant une cigarette entre ses lèvres, Andrea s’en voulait de laisser le stress prendre le dessus. Elle tira une bouffée avant de se rappeler pourquoi elle n’aimait pas fumer : l’impression de cendre dans la bouche, l’odeur caractéristique de la fumée. A Los Angeles, certain tournage l’angoissait tellement qu’elle se gavait de café et de cigarette pour ne pas s’endormir à craquer complètement. Ben lui avait permis de perdre cette vilaine habitude, lui faisant totalement décrocher de tout ça. Ce soir, tout était différent. Il n’y avait pas Ben pour la retenir, et quand elle était tombée sur le paquet, elle n’avait pu s’empêcher d’en prendre une pour voir si elle pourrait y résister, et si ça pouvait l’aider.

Ça n’était pas le cas. La métisse poussa un long soupir désapprobateur envers elle-même. Elle se jura de ne pas en reprendre, avant de laisser la longue tige se consumer entre ses doigts. Sans quitter des yeux la centre qui retombait sur le sol où elle était assise, elle regarda l’embout disparaitre progressivement, jusqu’à s’éteindre lorsqu’elle l’écrasa au sol. C’était tout ce qu’elle se permettait ce soir. D’autres fumeurs lui en voudraient probablement d’avoir gâché ça sans en profiter, mais il n’y avait aucun témoin de son gaspillage notoire. Elle relâcha le mégot, remonta les jambes à sa poitrine, et se reconcentra sur la pénombre environnante.

D’ici un quart d’heure, elle ferait le tour de la grille. Mais pour l’instant, elle pouvait se détendre tranquillement. Pas un bruit, seulement l’animation quotidienne que la nuit couvait. Le bruit des insectes, celui de la vie encore existante, qu’elle n’avait jamais pris le temps d’écouter dans la chaleur de Los Angeles. Pinçant les lèvres, une voix à côté d’elle la sortit de sa torpeur, alors qu’elle sursauta en portant déjà la main à son arme. Elle se stoppa dans son mouvement en reconnaissant Isaac, qui avait l’air si enjoué à l’idée de parler. Les sourcils froncés, elle ne put cacher une pointe de surprise sur l’instant, avant de se reprendre.

« Bonsoir Isaac, tu… » Elle se stoppa avant de reprendre : « Tu as encore une heure de sommeil, tu devrais en profiter… » Lui suggéra l’afro-américaine avec un sourire en coin.

Il la retrouva au sol, en lui expliquant les raisons de sa présence ici. Jetant un regard en arrière, elle crut presque que Joachim allait suivre le mouvement, mais il n’en fut rien. Ils étaient en tête à tête ce soir, et ça ne la dérangeait pas vraiment. En fait, la présence d’une autre personne lui permettait de ne pas piquer du nez. Sa présence ici assurerait qu’elle ne s’endorme pas :

« Non, bien sûr, on peut parler. » Fit-elle en gardant un sourire aimable. « Joachim n’est pas réveillé j’espère ? »

Elle eut un petit rire amusé. De toute façon, le fils d’Isaac était un peu comme son ombre, elle imaginait qu’il les aurait suivis si c’était le cas.

« Alors, tu t’habitues à la prison ? ça doit changer des grands espaces, mais au moins, on a des grilles pour nous protéger. » Commenta-t-elle alors que c’était évident. « Je me suis toujours posée la question d’ailleurs… » Fit-elle avant de tourner le regard vers l’homme : « Vous êtes d’ici, avec ton fils ? Ou vous avez fait de la route à cheval pour arriver là où on vous a trouvé ? Parce que Juliet, me semble qu’elle est du coin, non ? »




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MessageSujet: Re: Sometimes, happy memories hurt the most.   Sam 9 Sep 2017 - 12:41

« Oh non ! Ne t’en fais pas pour moi. Je n’ai pas réussi à trouver le sommeil et… Je ne suis pas tellement du genre à rester à rien faire. » Isaac se mit à rire doucement. Il n’avait jamais eu besoin de beaucoup d’heure de sommeil, sûrement à cause du rythme que lui imposait la gestion de son ranch. Il fallait se lever tôt nourrir les chevaux, passer des nuits blanches lors de l’arrivée des poulains… De toute sa vie il avait dû prendre quelques semaines de vacances seulement…  « Et puis, la nuit est tellement belle, ça serait dommage de ne pas en profiter. » Isaac avait toujours été du genre à s’émerveiller pour les choses simples, et une nuit étoilée suffisait à le rendre de bonne humeur. Souriant à Andrea, l’homme s’installa à ses côtés, ravi de pouvoir lui faire la conversation. Le cinquantenaire se mit à rire quand la jeune femme lui demanda si Joachim dormait. « Oui, il dort. Depuis un bon moment. Après tout le temps que nous avons passé sur les routes, cela lui fait du bien de pouvoir dormir sans crainte. » Bien sûr, le cavalier n’oubliait pas cette nuit de juin où il avait perdu trois des leurs. Mais ils avaient réussi à défendre leur refuge, et malgré le drame qu’il avait subi, la prison restait un endroit « sûr ». C’était toujours mieux qu’être dehors, à parcourir les routes, à errer sans but. Isaac avait discuté de l’incident avec Joachim, le jeune adolescent avait été particulièrement marqué par la mort de Breann, William et Arun. Durant les nuits qui avaient suivi, le sommeil du garçon avait été tourmenté par de nombreux cauchemars. Isaac avait alors veillé sur lui, et ils avaient longuement parlé de tout ça, l’homme faisait tout son possible pour rassurer son fils. Ils avaient reparlé de Nora, et même si cela avait été très compliqué pour Joachim, il était parvenu à vider un peu son sac… Expliquant à son père combien sa grande sœur lui manquait, et qu’il n’en voulait pas à son père pour ce qu’il avait été obligé de faire… Peu à peu, le p’tit gars trouvait la force de se relever, et ça, c’était en partie parce qu’il se sentait bien ici.

« Nous nous sentons vraiment bien ici. » Répondit l’homme tout en captant le regard de la métisse. « Mais c’est sûr que c’est toujours un peu frustrant de devoir être entouré de grilles… J’ai l’impression d’être en cage. » Avoua-t-il avec une once de plaisanterie dans sa voix. Lui qui avait toujours prôné le bien-être de ses bêtes, faisant tout son possible pour qu’elles se sentent un maximum en liberté. C’était franchement étrange de se retrouver enfermé de la sorte. Mais sans ça… Ils ne pouvaient pas survivre, il fallait donc faire quelques sacrifices. « Tout ce que je souhaitais avant de vous rencontrer, c’était de trouver un abri pour Joachim et Juliet. Je n’aurais pas pu trouver mieux. Et puis les chevaux sont bien installés, et c’était tout aussi important pour moi. »

Le silence qui régnait autour d’eux était apaisant, tout comme le fait de discuter tranquillement. Jetant un œil vers les grilles, il se tourna ensuite vers Andrea qui se demandait d’où il venait. Isaac se fit alors la réflexion qu’ils n’avaient jamais pris le temps de parler de leur passé respectif… Ou très peu… « Je suis originaire de l’Idaho. Ma famille y avait un élevage de chevaux depuis plusieurs générations. Mais quand mon ex-femme a trouvé du travail du côté de Redmond, j’ai tout vendu pour le reconstruire à Three Lakes, au Nord de Seattle. C’est de là-bas qu’on est parti. Le ranch a été envahi une nuit, nous avons dû fuir avec Joachim et Nora, ma fille. » Isaac ne se souvenait plus s’il avait parlé de sa fille à Andrea. Et même si c’était toujours difficile de parler d’elle, il ne pouvait pas faire comme si elle n’avait jamais existé. « Nous avons fait la route jusqu’à Redmond à cheval pour essayer de retrouver leur mère mais elle n’était plus là quand nous sommes arrivés chez elle. Alors on a continué, et puis on a rencontré d’autres personnes… C’est là que j’ai rencontré Juliet, nous sommes tombés sur la ferme où elle vivait avec ses grands-parents. Nous avons passé quelques mois ensemble avant d’être séparés, et on est reparti sur les routes avec Joachim et Juliet. C’était avant de vous trouver. » Voilà, il avait résumé tout leur parcours en quelques phrases… Sans parler de la disparition de Nora. Et si Andrea l’interrogeait là-dessus, il lui raconterait… Seulement si elle lui demandait. « Et toi et Ruben ? Vous êtes d’où ? »







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MessageSujet: Re: Sometimes, happy memories hurt the most.   Sam 9 Sep 2017 - 15:49
« Tant mieux… » Souffla-t-elle lorsqu’il lui répondit.

Il se sentait bien ainsi, malgré tous les défauts que ça pouvait avoir pour eux. Ça n’était pas le grand air qu’il avait connu, il n’y avait pas tout l’espace qu’il voulait, mais au moins ils étaient à l’abri et entouré. Certes, Isaac passait plus de temps avec les bêtes qu’avec les hommes depuis qu’il était là, mais il avait pleinement conscience de la sécurité des lieux. Esquissant un sourire, elle nota sa remarque sur la nuit, sans pour autant prêter le regard au voile étoilé qui les recouvrait. Trop concentrée sur les grilles pour s’y attarder.

« Je ne savais pas trop à quoi m’en tenir en arrivant ici. » Souffla-t-elle simplement pour expliquer comme elle pouvait comprendre si jamais il se sentait frustré. « Mais avec le temps, j’ai compris que Ruben était en sécurité. Tant qu’il va bien, je n’ai pas de raisons de partir. »

Andrea prêta l’oreille à l’histoire de l’homme à ses côtés. L’Idaho ? Elle ne voyait même pas où ça se trouvait : dès qu’elle avait fini l’école, elle avait sortie de sa tête ce genre de pensées. Ça l’encombrait plus qu’autre chose. Il sourit lorsqu’il évoqua le fait que dans sa famille, s’occuper des chevaux était visiblement une vocation. Il avait bien dû voir lorsqu’elle l’avait trouvé avec Duncan que la fois où elle était montée derrière Joachim sur son cheval était la première pour elle. Et elle n’était pas prête à retenter l’expérience.

Cependant, l’évocation de sa fille la fit tiquer brièvement. Elle savait que Juliet était comme une fille pour lui, elle n’avait jamais imaginé qu’il en avait eu une effectivement. Le mystère qui planait autour de son sort n’en était pas vraiment un : Nora n’était pas avec eux, et à cette époque, ça voulait absolument tout dire. Andrea se garda de faire tout commentaire à ce sujet : voir mourir son enfant, ça ne devait pas être facile. Il ne méritait pas qu’elle remue le couteau dans la plaie.

Il lui retourna la question et elle haussa les épaules :

« Oh… On est de la région. Je suis partie m’installer à Los Angeles à ma majorité, mais j’ai fini par revenir ici pour un tournage avant que tout ça n’arrive. » Expliqua-t-elle simplement : « On était avec ma grande sœur et ma mère, dans un campement, mais on a fini par en partir parce qu’ils n’étaient pas… Bons, avec nous. »

Son ton se fit plus ferme sans qu’elle ne le perçoive forcément. Elle essayait de parler avec un certain détachement, alors que l’évoquer l’agacer toujours autant. Sa mâchoire s’était sensiblement serrée, ses poings aussi, et elle se prostra en ramenant ses jambes à sa poitrine pour les entourer de ses bras :

« Ma mère est morte dans les jours qui ont suivi notre départ, et un an plus tard, ma sœur… » Fit-elle avec une certaine froideur. « C’est comme ça qu’on s’est retrouvé avec Ruben. Je ne sais pas si c’était la bonne décision aujourd’hui, peut-être que ça aurait été pire si on était restés, mais… » Sa mère disait bien qu’avec des si, on mettait New York en bouteille. Regretter aujourd’hui n’était pas possible, ça ne servait à rien. Et elle se refusait à perdre du temps avec ça. « Enfin… Tu as raison. Je n’avais pas remarqué, mais la nuit est belle. »

Son nez s’était redressé vers les étoiles. Depuis combien de temps ne les avait-elle pas contemplés comme ça ? Des années. Elle ne savait même plus à quand ça remontait. A une soirée avec Ben sur le balcon de leur appartement, alors qu’ils discutaient de leur mariage…

« A Los Angeles, on le voyait presque aussi bien. » Ajouta-t-elle sur le ton de l’anecdote. « Enfin… Pas en pleine ville. Avec les lumières de celle-ci, c’était impossible de voir autre chose que du noir. Mais un peu en dehors, elles apparaissaient. »




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MessageSujet: Re: Sometimes, happy memories hurt the most.   Lun 25 Sep 2017 - 21:29

Tous deux restaient ici pour la même raison. Isaac pour protéger son fils, Andrea pour garantir la sécurité de son neveu. Et visiblement, la jeune femme aussi avait eu les mêmes interrogations que le cavalier quant à la possibilité de se sentir bien ici. A la base, l’homme était venu jusqu’ici parce que Juliet y avait trouvé refuge. Il avait d’ailleurs suivi aveuglement Duncan et Andrea quand ils avaient débarqué dans le centre équestre où il avait trouvé refuge avec Joachim. Mais aujourd’hui, Isaac ne regrettait pas. Joachim se sentait bien dans cet endroit, les cheveux aussi apparemment, et c’était également le cas pour lui. Isaac n’était pas quelqu’un d’exigeant. Il faisait ce qu’on lui disait de faire, il aidait du mieux qu’il pouvait cette petite communauté, il donnait parfois quelques conseils quand on lui demandait… Et c’était très bien comme ça.

Isaac aimait cet endroit, tout comme les personnes qui y vivaient. Et s’il avait bien souvent discuté avec les autres, notamment Selene lors de ses leçons d’équitation, il devait avouer que c’était bien la première fois qu’il discutait ainsi avec Andrea. A vrai dire, ils n’avaient jamais réellement pris le temps de parler. Ce qui était assez étrange d’ailleurs quand on voyait le temps que Ruben passait dans le hangar à s’occuper des chevaux. Etaient-ce eux le problème ? Isaac avait bien évidemment remarqué que la jeune femme n’était pas très à l’aise avec eux, restant bien souvent à l’écart. Jamais il n’avait vu la jeune femme approcher les chevaux depuis leur arrivée ici, jamais elle n’était venue s’y intéresser ou interroger l’homme sur sa passion. Dire que le cavalier l’avait fait monter derrière Joachim le jour où il était arrivé ici…

Ecoutant Andy lui expliquer qu’ils étaient originaires de la région, Isaac fut intrigué de l’entendre parler d’une histoire de tournage. La jeune femme travaillait-elle pour la télévision ou le cinéma ? A vrai dire, l’homme ne s’était jamais vraiment intéressé à tout cela. S’il avait installé une télévision et une connexion internet au ranch, c’était surtout pour les enfants, notamment pour Nora. Une fois ses gamins partis chez leur mère, le cavalier n’allumait jamais la télé. Les nouvelles technologies, très peu pour lui…. Mais il n’eut pas le temps d’interroger Andrea là-dessus, la métisse ayant continué ses explications. Elle évoqua alors sa famille, sa mère et sa sœur, la mère de Ruben vraisemblablement. Lorsqu’elle avoua au cavalier qu’elles n’avaient pas survécu, l’homme sentit alors un léger pincement au cœur l’envahir. Tous ici avait malheureusement perdu de la famille, des personnes proches, des amis, des connaissances… Prenant grand soin de ne pas intervenir, il la laissa poursuivre. Elle disait ne pas savoir si elle avait bien fait de partir de ce camp ou non. Là encore, Isaac se reconnut dans les propos de la métisse. Il s’était souvent posé des questions similaires après la disparition de sa fille. Que ce serait-il passé s’il avait été plus vigilant ? S’il ne lui avait pas laissé monter la garde afin de dormir un peu…

La jeune femme reporta à son tour son attention sur le ciel étoilé, confirmant les dires du cinquantenaire. Là, elle lui raconta qu’elle avait déjà vu d’aussi belles nuits, même à Los Angeles. Isaac se mit alors à sourire, se demandant bien comment pouvait être la vie dans une aussi grande ville. « On campait souvent en famille avant tout ça, dans les prés de ma propriété, avec les chevaux. Je ne pouvais pas vraiment quitter mon travail pour prendre des vacances… Donc on faisait souvent ça l’été avec les enfants. On passait des heures allongés dans l’herbe à regarder le ciel. » La belle époque…

Laissant son regard parcourir durant quelques minutes le ciel étoilé, Isaac finit par rompre le silence de la nuit. « Je suis désolé pour ta famille. » Que pouvait-il dire de plus ? Il n’allait pas se mettre à lui demander comment cela s’était passé ? Ce qui était arrivé à sa mère et sa sœur… Affichant une mine navrée, le cavalier hésita un instant avant d’enfin se confier. « Comme je t’ai dit, nous avons fait pas mal de route pour tenter de retrouver la mère de Joachim… »

Isaac prit le temps de faire une pause, puis il reprit d’un ton relativement calme. « Deux semaines après avoir laissé mon ranch derrière nous, ma fille Nora est partie seule alors que je l’avais laissé monter la garde le temps de m’assoupir un peu. Elle a été mordue. C’était au début de l’épidémie… » Pas la peine d’en dire plus, il n’en avait pas la force de toute façon… « Il n’y a plus que Joachim et moi… C’est pour ça… On a du mal à se séparer parfois… »







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MessageSujet: Re: Sometimes, happy memories hurt the most.   Mar 26 Sep 2017 - 8:47
« Je suis désolée pour ta fille… » Souffla-t-elle à son tour et à mi-voix. « Et pour ta femme. »

Elle comprenait mieux désormais. Isaac venait de lui donner les éléments pour avoir une vue d’ensemble de sa vie d’avant. La séparation avec sa femme était cependant un peu nébuleuse. Il en parlait comme la mère de Joachim, signe qu’ils n’étaient probablement plus ensemble. Ça expliquait du même temps le fait qu’ils ne soient pas tous les deux au début du carnage. Esquissant un sourire en coin, sincèrement confuse pour lui, elle ne put s’empêcher de lâcher un petit rire amusé lorsqu’il témoigna du fait qu’ils avaient du mal à se séparer, avec son fils.

Bizarrement, elle trouvait un certain écho à sa propre situation. Il n’y avait plus que Ruben et elle, dans la famille West. Difficile de savoir ce qu’il était advenu de son père, ou alors de son fiancé. Du propre père de Ruben également. Il fallait dire qu’Andrea ne l’avait jamais connu, celui-là. Elle se rendit compte sur le moment que l’adolescent et elle avaient encore plus en commun qu’elle ne l’imaginait. Notamment l’absence forte d’une figure paternelle à leur côté durant leur enfance.

« Je comprends. » Murmura-t-elle en venant serrer ses jambes contre sa poitrine. « Je crois que je ressens la même chose à l’égard de Ruben. »

Annabelle lui avait confié la charge de son fils unique, de sa chaire, à sa mort. Elle lui avait fait la promesse de le garder en vie, qu’importait les coûts que ça engendrerait. Ça n’avait pas toujours été simple, mais Andrea se félicitait au moins de lui avoir trouvé, un peu par dépit, un endroit sourd. L’errance avait pris fin, et tous deux pouvaient désormais penser à tout ce qu’ils avaient raté sur la route. A l’absence de son aînée auprès d’eux, et au vide que ça laissait. Les négligences étaient légion, mais pire encore, c’était la culpabilité. Les « et si » qui refaisaient le monde.

« Quand on passe autant de temps comme ça, en duo, ça change beaucoup de choses. » Ajouta-t-elle en hochant la tête : « Je n’étais pas très proche de lui avant ça, ni de ma sœur en fait. Mais la fin du monde a changé la donne. Je ne sais pas ce que je ferais s’il devait… enfin… »

Elle n’osa même pas dire le mot qui la chagrinait. Non clairement, elle n’imaginait plus sa vie sans Ruben. Annabelle lui avait laissé ce qu’il y avait de meilleur en elle. Un souvenir vivant, auquel elle tenait plus encore qu’on ne pouvait le voir. Ruben était désormais son fils. Elle ne l’avait pas mis au monde, mais elle était prête à tout pour lui :

« C’est ma seule raison d’être désormais. » Admit-elle finalement, même s’il n’y avait pas vraiment besoin de ça pour en être persuadé. Andrea s’était comportée comme une lionne lorsqu’il s’agissait de le protéger, et de ne laisser personne avoir l’occasion de lui faire du mal. Les habitants de la prison étaient avertis de ce qu’il leur arriverait si jamais Ruben rentrait un jour avec la moindre écharde ou égratignure : « Alors, tu vois, je comprends. »

Viendrait forcément un moment ou Ruben aurait besoin d’air, d’espace, de prendre son indépendance. Ça commençait déjà, en fin de compte. Heureusement, il était plutôt un adolescent prévenant et doux, loin d’être aussi difficile que la nièce de Ben qu’elle avait rencontré en même temps que le reste de sa famille. Quatorze ans, et déjà un caractère de cochon boudeur.

« Il sait se défendre ? » Demanda-t-elle soudainement à propos de Joachim, en relevant ses yeux sombres vers Isaac. « Il est encore jeune, mais mieux vaut qu’il puisse s’en sortir si jamais quelque chose arrive. »

Ils n’étaient clairement pas à l’abri d’ennui ici. Ils avaient pu le voir avec la horde, et il lui avait semblé que son fils avait encore du mal avec tout ça. Rien d’anormal, il était jeune, avait besoin de s’endurcir davantage, de perdre son innocence. Même si Andrea ne lui souhaitait pas spécifiquement ça…. Joachim avait encore le temps d'être prude et naïf. Un peu, en tout cas...




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MessageSujet: Re: Sometimes, happy memories hurt the most.   Ven 6 Oct 2017 - 23:01

« Ils sont tout ce qu’il nous reste de nos vies d’avant… C’est normal de vouloir tout faire pour les protéger. Et… Ce n’est pas toujours simple. Tout ça… Ça les a fait sortir de l’enfance bien trop vite. J’aimerais pouvoir dire qu’une vie « normale » sera un jour possible pour eux, mais plus les jours passent et plus ça m’attriste de voir grandir Joachim au milieu de tout ça. » Il avait été privé de tellement de choses. L’horreur de ce nouveau monde lui avait volé son innocence, sans qu’il ne puisse réellement comprendre ce qu’il lui arrivait. Agé de seulement dix ans quand tout avait commencé, il avait été extrêmement complexe de lui faire entendre que tout cela était bien réel. Cela avait été un énorme traumatisme pour lui L’absence de sa mère, la mort de sa sœur sous ses yeux, les morts qu’il avait tués… « J’essaye de faire de mon mieux pour qu’il surmonte tout ce que nous avons vécu avant de venir ici. Mais l’avenir est devenu tellement incertain à présent, j’aimerais qu’il puisse apprendre à vivre dans ce nouveau monde… Parce que bon… Je ne serais pas là pour lui éternellement… » Isaac se mit à rire doucement, faisant bien comprendre à Andrea qu’il n’était plus tout jeune. Il viendrait bien un jour où Joachim devrait se débrouiller sans lui et il voulait être certain que son fils puisse le faire… « Je suis sûrement trop protecteur… Mais bon… S’il arrivait quelque chose à Joachim, je ne pourrais pas m’en remettre. » Isaac marqua une courte pause. Son fils était tout ce qu’il lui restait, et il comprenait vraiment ce qu’Andrea voulait dire en expliquant que son neveu était sa raison d’être…

« Perdre les personnes que l’on aime c’est tellement injuste. Souvent je me dis que c’est si injuste que Nora soit morte. Elle n’aurait jamais dû partir avant moi. J’avais imaginé tellement de choses pour elle, la voir finir le lycée, l’accompagner à sa remise de diplôme à l’université, l’aider pour son premier déménagement, devenir grand-père… » Isaac ne put s’empêcher de rire doucement à nouveau, c’était douloureux de parler de tout cela, mais au final penser à toutes ces belles choses ça rendait le mal bien plus supportable. « Nora était vraiment brillante. Elle avait énormément de projets. Tout ça c’est… Un véritable gâchis. Mais le pire ça a été d’en parler avec Joachim. Il s’est renfermé sur lui-même pendant très longtemps, ça s’améliore depuis que nous sommes ici. Joachim m’a souvent demandé pourquoi sa sœur était morte. A cet âge-là, c’est encore difficile à comprendre, à accepter… J’imagine que ça doit être pareil pour Ruben… » Cela avait fait du bien au jeune Greene de rencontrer d’autres jeunes de son âge. Parce que vivre constamment avec son père seulement n’avait pas été simple durant tout ce temps passé sur les routes. Et si Isaac avait tout fait pour être le meilleur des pères, il y avait parfois eu des moments difficiles entre eux. Notamment quand le jeune garçon s’était renfermé au point de ne plus rien dire…

« Il a déjà tué quelques rôdeurs. Mais ils l’effrayent encore beaucoup… Il fait en sorte de se montrer courageux, pour me montrer qu’il en est capable mais je vois bien qu’il n’est pas toujours sûr de ce qu’il fait. Enfin… Il a grandi avec un père qui condamnait toute forme de violence, je lui ai toujours répété que les mots valaient bien mieux que les coups. Mais c’est clairement impossible maintenant. Et ça a été un gros problème au début, quand je lui ai dit qu’on était obligé de tuer pour survivre… » Leurs débuts sur les routes avaient été compliqués. Isaac en parlait très rarement, parce que ça lui rappelait la mort de Nora… Mais aussi l’incompréhension et le visage remplit de peur de son fils face à un père qui était obligé de tuer des « gens ». « J’aimerais qu’il puisse apprendre à se défendre oui… Mais à vrai dire, moi-même, je ne sais pas vraiment comment faire. Peut-être que vous pourriez nous montrer toi et Ruben ? »







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