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 Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto

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Clive Myers
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Ven 11 Aoû 2017 - 20:14

L’extérieur était calme, mais Clive n’était pas rassuré pour autant, il essayait juste de se donner un minimum de contenance pour ne pas aller se planquer encore plus loin dans l’ancien café à la mode. Sans compter que l’explication de Jay tenait la route, ils n’étaient pas les seuls vivants dans le coin et quelqu’un avait pu attirer l’attention de la horde avant de se faire dévorer, mieux valait jouer la carte de la prudence. « Tu as sans doute raison … » souffla-t-il en soufflant doucement, prenant enfin le temps de se détendre un minimum avant de finalement se montrer curieux à propos de ses deux sauveurs.

C’est Miguel qui apporta la réponse à sa question, ils étaient tous les deux depuis le début visiblement. C’était une chance que Clive n’avait plus, ayant perdu les personnes les plus proches de lui lorsque tout avait commencé, mais il avait néanmoins quelques solides appuis au lycée, des amis fidèles et en qui il avait toute confiance. L’ancien bibliothécaire hocha la tête au récit du latino, comprenant parfaitement pour quelles raisons ils avaient décidé de partir. Des gens mauvais il en avait croisé au lycée, il avait aidé à les chasser tant bien que mal. En revanche quand le latino lui retourna la question, l’ancien bibliothécaire marqua une courte pause.

Pouvait-il réellement dire qu’il vivait dans un lycée avec un groupe assez conséquent de survivants ? Il ne savait rien de ces deux-là si ce n’est leurs noms, qu’ils avaient fui des individus mauvais et qu’ils l’avaient sauvé d’une mauvaise passe.
« Non je … je ne vis pas seul, enfin tout est relatif, nous sommes tous plus ou moins seuls désormais … » Il était seul dans le sens où ses proches étaient morts ou disparus, mais il n’était pas seul au lycée. « J’ai perdu mon camarade plus tôt, avant de tomber sur vous. J’espère qu’il va bien … » Simons devait bien être quelque part, était-il reparti vers le lycée sans lui pour revenir le chercher plus tard ? C’était un militaire, entrainé à la survie, il allait sans doute bien.

« Ce groupe que vous avez quitté … ils … avaient commis de mauvaises actions ? » Par cette question ô combien intelligente, Clive cherchait surtout à savoir ce qui entrait dans la catégorie des personnes mal intentionnées pour les deux survivants. L’on pouvait faire de bonnes choses pour les mauvaises raisons, de mauvaises choses pour les bonnes raisons, ou être simplement devenu un monstre avec la fin du monde. Tout était possible et l’ancien bibliothécaire ne doutait plus de rien depuis les événements survenus au lycée un peu plus d’un an auparavant. « Vous vous rendez quelque part en particulier ? Je veux dire, vous cherchez quelqu’un, vos proches ? »


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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Ven 22 Sep 2017 - 18:44

Ah si seulement Clive connaissait la véritable nature des intentions des deux plus jeunes, il prendrait ses jambes à son cou… Bon, il finirait par se faire arrêter que ce soit par une balle ou un coup, mais en tout cas l’espoir de s’en sortir aurait été présent tandis que là, il tombera de haut. Mais c’était justement le type de chute qui faisait vibrer le puertoricain. De toute manière ce petite jeu n’allait pas s’éterniser, à un moment ou à un autre, les masques tomberont et sans doute plus tôt que prévu puisque ce cher Clive n’était pas seul durant sa petite sortie. Cette information ne fit que confirmer ce que les deux amis pensaient ; il n’avait pas l’air de savoir réellement se débrouiller seul, en tout cas, pas sur du long terme.

En ne le prenant pas en compte, il restait donc son ami. Ça restait du deux contre un, donc jouable en théorie. Hernando ne doutait pas que le blanc était accompagné d’une seule personne tout simplement parce que mentir pour tenter d’équilibrer de façon bancale la balance ne changerait rien à sa situation. Si mensonge il y avait, dans ce cas il lui aurait bien plus aisé de dire « des amis. » sans préciser un quelconque nombre. Quant à la supériorité de Mike et de l’hispanique, elle restait théorique. L’ami de Clive pouvait très bien avoir un gros calibre et savoir le manier. Après tout, nous sommes aux Etats-Unis, alors rien d’étonnant de se retrouver face à de bons tireurs.

« Espérons oui… Si tu veux on t’aidera à l’retrouver. » lança Hernando d’un regard appuyer envers l’intéressé. Evidemment, ils n’en feraient rien, ils finiront par laisser ce type pour mort, ou mort tout court. Pour son ami… A moins de le croiser par pure chance et de sentir qu’ils aient le dessus, les deux jeunes hommes préféreraient rapidement quitter les lieux de leur méfait à l’évidence. A quoi bon rester sur place de toute manière.

Laissant un petit rire s’échapper, l’ancien éducateur se remémora les mauvaises actions que Mike et lui avaient pu commettre… Et mine de rien, la liste commençait à bien se remplir entre les basiques vols, les faits de violence, le viol… Oh il n’en tirait aucune fierté, il s’agissait pour lui de son mode de survie en un sens. « Pardon, c’est juste qu’avec le recul ça m’semble tellement fou et irréel. – commença-t-il à répondre avec une voix un brin nostalgique – J’pense que d’façon générale, on a tous fait des choses qui nous s’raient jamais v’nues en tête avant nan ? » demanda-t-il en appuyant ces propos d’un mouvement de tête en direction de Clive.

Mais sans attendre une réponse concrète de sa part, l’hispanique reprît « Disons qu’eux s’contentaient pas de fouiller dans des magasins ou d’voler sur des cadavres nan. Ils… – Hernando marqua une pause pour marquer un moment d’émotion et se pinça les lèvres – C’était des sauvages mec, t’as pas idées…. Genre là ils t’croisent, ils t’emmènent avec eux pour te bouffer… T’imagines l’délire sérieux ?! » Enervé, le jeune homme se tourna et commença à frapper contre un mur jusqu’à ce que Mike n’arrive pour l’arrêter. L’énervement paraissait incroyablement vrai, des larmes de rages perlaient sur ses joues et pourtant, il n’y avait que des mensonges et il se foutait pas mal que des personnes se mettent au cannibalisme, il n’en avait rien à carrer. Ce n’était pas du tout son truc en revanche, soyons clairs, jamais cela ne lui a traversé l’esprit, cela faisait partie des choses qu’il se refusait de faire.

L’afro-américain reprit le relais après avoir aidé son ami à s’asseoir sur une chaise, le laissant reprendre ses esprits… Soi-disant évidemment. « Désolé, faut nous comprendre, c’pas évident d’voir ça tu sais… Et pour t’répondre, on cherche son frère. » répondit naturellement Mike avant de se rendre compte d’une chose essentielle ; ils ne pouvaient en aucun cas évoquer Rafael, en tout cas, pas avec son vrai prénom puisqu’eux en avaient donné des faux à Clive les concernant. « Il s’appelle Manuel, la même tête que Miguel mais avec une barbe aux dernières nouvelles. Ca t’dit quelque chose ? » Autant mentir complètement après toi. De toute manière pour maintenant ça ne servirait à rien de faire machine arrière « T’as pas croisé d’Mexicains, Puertoricains ou autre ? » demanda Mike juste avant que la voix de Hernando ne refasse surface « Laisse, t’façon si ça date de plus d’un mois c’est mort…. – pesta-t-il – Et toi, tu r’cherches quelqu’un ? »



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Clive Myers
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Dim 24 Sep 2017 - 11:06

Miguel lui proposait leur aide pour retrouver Simons, quelque chose lui soufflait que le militaire se moquerait de lui ou l’engueulerait d’avoir révélé des informations sur le groupe. Clive était de ces personnes qui faisaient confiance trop facilement et ce alors même qu’il avait perdu confiance en l’être humain. « M-merci » bafouilla-t-il avec un mince sourire. Il se sentait moins nerveux, sur ses gardes, mais capable de respirer sans avoir l’impression qu’une marée de morts vivants allait lui rouler dessus et l’envoyer rejoindre son créateur, si toutefois il existait.

« Tout semble totalement surréaliste de nos jours … » Son commentaire soufflé à voix basse, Clive attendit malgré tout une réponse à sa question. L’ancien bibliothécaire ne cautionnait pas le meurtre, même quand il s’agissait de personnes mauvaises. S’il avait participé au soulèvement du lycée, il s’était contenté d’aider ses camarades, il n’avait tué aucun vivant. C’était à peine s’il était capable de tuer les morts. Quel piètre survivant il faisait. « C’est le moins que l’on puisse dire … » répondit-il à Miguel. Mais il n’était pour le coup pas rassuré, ces deux individus l’avaient sauvé, certes. Mais à l’instant présent, il ne savait pas s’ils étaient parmi les bons ou les mauvais, les justes ou les cruels.

L’hispanique apporta finalement un complément à sa réponse et à nouveau le brun se laissa bercer par ce récit. Il y croyait, il était forcé d’y croire car personne n’irait inventer une histoire pareille, parce que la cruauté de l’être humain n’était plus à démontrer. Clive y croyait parce qu’il savait combien l’Homme pouvait devenir mauvais, et visiblement ces deux-là en avaient fait les frais ou en avaient au moins été les témoins. Le brun esquissa un sourire empli de compassion même s’il ignorait tout du parcours de ces deux hommes en réalité. C’était son humanité et sa naïveté qui le poussaient à y croire.

Jay apporta la réponse supplémentaire aux questions de Clive. Les deux recherchaient bien quelqu’un, le frère de l’hispanique apparemment. Secouant la tête avec une mine triste, Clive reprit la parole.
« Non, je ne crois pas mais il faut garder espoir. » Il connaissait bien un latino, mais il s’appelait Eli, donc ce n’était clairement pas la même personne. Un sourire qui se voulait rassurant se dessina sur le visage de l’ancien bibliothécaire avant de disparaître lorsque la question lui fut retournée. Cherchait-il quelqu’un ? Pas activement, il espérait retrouver son frère, sa sœur, ses parents, mais il ne faisait rien pour si ce n’est attendre, survivre en espérant les retrouver vivants par le plus grand des hasards. « Je ne cherche pas mais … j’espère qu’un jour le destin me remettra sur la route de certains membres de ma famille. J’ai moi-même un frère, plus jeune, et une sœur. »

Pourquoi ne pas leur demander s’ils les avaient croisés ? Celia était à New-York au moment où l’épidémie s’était déclarée, il y avait une infime chance qu’elle soit revenue sur Seattle depuis le début des événements et Clive préférait l’imaginer en sécurité dans un appartement perché en haut d’une tour de Manhattan. Quant à son frère, Clive ne doutait pas que Dave ait survécu, mais si l’un devait trouver l’autre, ce serait bien Dave qui trouverait son aîné, question de compétences. « Vous pensez que la zone est plus sûre ? » demanda finalement l’ancien bibliothécaire. Il n’avait pas envie de rester enfermé dans ce Starbucks plus longtemps que nécessaire, il devait rentrer chez lui, retrouver ses proches.


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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Dim 8 Oct 2017 - 19:54

Franchement, ce petit jeu pouvait durer des heures et des heures tellement le type aux cheveux longs gobait absolument tout, il n'émettait aucun doute aux différents propos des deux amis, peut-être en avait-il au fond de lui, en tout cas, il ne laissait rien paraître. Ça en était un peu frustrant en fait, Hernando aimait lorsqu'il y avait un minimum de répondant, pas trop non plus, il ne faut déconner, du moins en général. Là, au moins Clive se rendait utile comme cobaye, le temps de réussir à se refaire la main depuis le temps. Pourtant, au bout de quelques minutes, la lassitude le gagnait déjà et la suite dépendrait surtout de Mike en fait. S'il s'amusait, alors ils continueraient à prendre l'autre pour un con.

Un échange de regards discret plus tard, ils en vinrent à la même conclusion. Clive devenait chiant. Trop fragile, trop crédule, bref, le jouet était cassé. Les deux amis étaient comme deux gosses à Noël. Heureux d'avoir découvert un joujou désiré depuis des semaines ou des mois pour finalement se rendre compte au bout d'un petit temps qu'il n'était en rien marrant. Clive était donc ce fameux jouet devenu inutile. A présent, deux options s'offraient à eux. La première et la plus civilisée consistait à simplement partir et de le laisser se démerder pour retrouver son ami, car évidemment leur soit disant aide n'était que mensonge, ils n'en avaient aucunement l'intention. Il suffirait à Mike et Hernando de laisser l'autre s'avancer un peu seul et pendant ce temps ils partiraient de l'autre côté.

Qui dit première option dit au moins une seconde. Ce qui était bel et bien le cas, une deuxième et dernière. Un retour dans le passé avant de tomber sur Carmen et Kaidan puis de recroiser Brean et de faire la connaissance de Selene et des autres. Le craignait-il ? Non, pas vraiment. L'un et l'autre restait convaincu qu'il s'agissait de simples pulsions ayant ce besoin d'être comblées sans pour autant signifier qu'ils resteraient coincés dans ce type de rôle. Ils avaient réussi à mettre ce côté sombre d'eux de côté, alors pourquoi n'y parviendraient-ils pas plus tard lorsqu'ils le décideraient ? Car oui, ils en avaient assez et choisissaient cette option. Encore une fois, nullement besoin de communiquer avec des mots, ils se comprenaient à la perfection depuis ces années passées ensemble.

Cependant, ils ne se jetteraient pas dessus pour simplement le frapper, non, bien trop basique, ça ne leur ressemblait de toute manière pas. « Ah le destin, Dieu, la chance, peu importe le nom qu'on lui donne, on aime continuer à garder cet espoir. C'est c'qui nous aide à rester d'bout. » dit le latino en se relevant justement pour attraper fermement sa batte. La porte était bloquée pour faire face à ces rôdeurs inexistants, Clive était leur prisonnier sans même le savoir. Alors oui, il pourrait sauter par l'une des fenêtres, et après ? Les deux amis le poursuivraient et le résultat serait identique sauf que l'autre se serait déjà fait mal tout seul. Il serait capable de se déboîter l'épaule en loupant sa réception à coup sûr.

« La zone ? Oh ouais, ouais, ça craint rien, ça n'a jamais craint en fait amigo. T'es juste trop con pour t'en rendre compte. » lança sèchement Hernando en étant plus qu'à deux petits mètres de l'homme. « Bah ouais, rien, pas de créatures, pas de danger, enfin si... Nous. » lança-t-il avec un énorme sourire en agrippant des deux mains sa batte et de la lever avant de l'abattre violemment dans le genou gauche de leur ancien jouet. « Oups, elle m'a glissé des mains c'est fou ça. » dit-il en haussant les épaules en gardant ce sourire sadique. « Attends, c'est vraiment étrange t'as vu mec ? » demanda-t-il amusé par la situation. « Ouais c'est chelou c'truc... Réessaye pour voir. » répondit alors Mike. Pas un pour rattraper l'autre, ça, c'est sûr.

« Ouais, t'as raison, ce s'rait con qu'elle glisse encore. » rétorqua l'ancien éducateur en si dandinant comme pour s'échauffer avant de lever ce bout de bois le plus au possible pour le faire tomber comme une masse sur l'épaule gauche de Clive qui avait posé son genou blessé au sol. « Oh bah merde alors, c'pas d'chance sérieux ! » puis un fou rire entre les deux amis se fit entendre dans le magasin.



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Clive Myers
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Ven 13 Oct 2017 - 18:47

Trop naïf qu’il était, Clive crut presque aveuglément toutes les histoires que lui racontaient l’hispanique et son ami. L’ancien bibliothécaire compatissait même en écoutant leur récit, il comprenait leur peine, leur colère. Il était ainsi fait, il était trop bon, trop humain, trop simple. Et tout cela lui faisait penser à ses proches au lycée, ses proches qu’il devait partir retrouver rapidement pour leur dire qu’il allait bien et qu’étonnamment il avait survécu à une journée de plus. Malheureusement, le brun comprit qu’il avait peut-être commis une erreur. Quelque chose dans le geste de Miguel qui récupérait sa batte de baseball tira une sonnette d’alarme dans l’esprit de Clive mais entre la peur et la naïveté, son cœur balançait vraiment trop facilement. S’il avait peur, il se disait aussi que cet homme lui avait sauvé la vie, que pouvait-il y avoir à le voir ainsi récupérer son arme ?

Ce furent ses mots qui le confortèrent dans cette idée ; Clive avait pris une mauvaise décision en les suivant, en leur faisant confiance, trop facilement, encore.
« Comment ça ? » souffla-t-il en pâlissant aux mots du latino. Lorsque la batte heurta son genou gauche, le forçant à se plier sous la surprise et la douleur, Clive ne manqua cette étincelle mauvaise dans le regard de son ancien sauveur. Son regard clair médusé resta rivé sur eux, trop abasourdi par la surprise et cloué au sol par la douleur. « Arrêtez » souffla-t-il vainement en les entendant parler avant qu’une douleur vive ne lui prenne l’épaule gauche lorsque la batte s’abattit encore sur lui. Des fous, à cet instant il en avait la certitude, il était tombé sur des fous.

Pestant intérieurement, se maudissant de sa propre naïveté, Clive profita néanmoins de leur fou rire qui portait terriblement bien son nom pour se relever difficilement, trainant la patte jusqu’à l’arrière-boutique encore accessible. D’une main tremblante il attrapa son revolver, sachant pertinemment qu’il ne parviendrait pas à s’en servir, pas comme ça, pas sur des vivants, pas avec la peur au ventre. Poussant la porte d’une réserve, Clive se faufila à l’intérieur avec l’espoir d’y trouver une fenêtre, une porte, une issue quelconque parce qu’à ce moment-là, les rôdeurs à l’extérieur étaient moins effrayants que ses deux agresseurs. Rien.

La douleur dans son épaule, dans son genou le lançait. L’ancien bibliothécaire avait du mal à se concentrer pour ne serait-ce que parvenir à enlever la sécurité de son arme en se plaquant contre le mur à côté de la porte, espérant que les deux autres partiraient. Pourquoi le tuer ? Pourquoi s’amuser à le faire souffrir ? Quel intérêt y avait-il pour eux car de toute manière, il n’avait rien à leur offrir. Clive se raccrocha à cet espoir qu’ils lui ficheraient la paix, même si une part infime de son être savait que c’était faux et qu’ils seraient sans doute bientôt tout proche. Il était fait comme un rat dans sa réserve. Il avait peur, il avait mal et il regrettait amèrement d’avoir quitté le lycée ce jour-là. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, il avait l'impression de le sentir battre également dans son genou, dans son épaule, dans sa main droite tremblante qui tenait pourtant fermement son arme.


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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Sam 28 Oct 2017 - 18:27

Hernando ne se détachait plus de son sourire qu'il arborait avec un plaisir ô combien immense. Son ami n'était pas en reste, il affichait la même expression, mais les coups ne viendraient pas de lui car s'il prenait plaisir à voir Clive ou un autre souffrir, il en était rarement un acteur bien que cela lui arrivait par moment, ce qui ne dérangeait guère le Puertoricain qui pouvait ainsi se laisser totalement aller. Pourtant, ce jour-là, la victime pouvait s'estimer heureuse car il n'était pas d'humeur à se montrer extrêmement sadique ou à faire durer les choses durant de très longues minutes. Oh cela s'était déjà produit plus d'une fois de faire mumuse, c'était d'ailleurs plus souvent le cas que l'inverse. Mais ça, évidemment l'homme au sol ne risquait pas d'en avoir conscience.

En attendant, il ne comprenait probablement pas pourquoi la situation avait pris une telle tournure, ni pourquoi lui, pourtant, le latino lui annonça la raison une première fois à sa façon ; la crédulité. Ni lui, ni Mike ne se montreraient assez fous pour s'attaquer à une personne potentiellement dangereuse, ça non. Ils ciblaient généralement des personnes isolées dégageant une certaine fébrilité. Dans tous les cas, ils tâtaient le terrain pour confirmer leur première impression, et si ce n'était pas le cas, ils faisaient machine arrière tout simplement.

Quoi qu'il en soit, pour l'heure, toute réflexion était bien loin d'être présente dans les esprits des deux amis, surtout dans celui de Hernando. Mais leur excès de confiance leur joua des tours puisque Clive se releva avant de se faufiler jusqu'à la réserve en pointant une arme sur eux. Autant dire que les sourires avaient disparu et que la crainte de voir le voir faire feu les calma dans la seconde car même s'il ne savait éventuellement pas s'en servir, un coup pouvait rapidement partir et la balle se loger entre les deux yeux. Un énorme coup de malchance, certes, mais le risque zéro n'existait pas après tout.

Une fois l'homme de l'autre côté, ils changèrent d'option quant aux armes à utiliser. Ils attrapèrent l'un et l'autre un pistolet et avancèrent calmement en les pointant devant eux. La plaisanterie était terminée, ça oui. Ils ne s'étaient pas imaginés un instant qu'une telle chose se produirait, ça leur apprendrait à faire les malins. Ils patientèrent quelques secondes en tendant l'oreille afin de détecter le moindre bruit, mais à priori, Clive se trouvait toujours de l'autre côté « Ok, t'as assuré, j'peux pas l'nier mec, franchement t'as des cojones d'avoir fait ça, j'te tire mon chapeau. - commença à dire Hernando en toute sincérité – Mais t'as conscience qu't'es pris au piège là ? » ajouta-t-il en se forçant à sourire puisque celui-ci s'entendait.

Pourtant, il n'emmenait pas large, leur soit disant victime aurait pu faire feu et les toucher, peut-être même mortellement ou en tout cas les blesser gravement. Alors, ils ne prendraient plus aucun risque avec lui, mais hors de question pour autant de le laisser avoir le dernier mot. Si cela devait se terminer, ce serait uniquement parce qu'eux l'aurait décidé. Hernando frappa un premier coup à la porte comme au bon vieux temps où l'on toquait pour s'annoncer. Aucune réponse. Deuxième tentative « Allez ouvre cette porte bordel ! » pesta-t-il sans effet. « Ok, tu veux jouer ? Alors jouons. » lança-t-il avec une idée bien précise derrière la tête. S'approchant de l'afro-américain, il lui murmura une chose à l'oreille qui les fit de nouveaux rire.

« Bon, d'toute façon t'as rien pour nous à part tes fringues, mais j'en veux pas tu r'ssembles à rien et ton péteux... Ouais bon, ok, ça par contre c'toujours bien d'en avoir même trop, mais j'vais être royal en t'le laissant mec ! » s'amusa-t-il à dire avant de hocher la tête en guise de top départ en direction de Mike. Les deux amis se mirent à tirer sur la porte et le mur à quatre reprises chacun. Un gâchis de munitions ? Non, pas vraiment car ils s'en servaient rarement et en avaient en réserve. Ils n'allaient pas non plus être à vide juste pour lui. Ils ne s'attardèrent pas plus longtemps sur place, ils tirèrent une dernière fois sur l'une des vitres avant d'y balancer un siège pour la briser totalement et s'enfuir plus rapidement sans se soucier le moindre du monde du bruit qu'ils pouvaient faire. Dans dix secondes, ils seront déjà bien loin, tandis que Clive, s'il fut chanceux de ne pas être touché, devrait vite déguerpir avant que ce vacarme n'ait attiré des rôdeurs.



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Clive Myers
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Dim 5 Nov 2017 - 10:33

Trop bon, trop con. Clive n’avait jamais aussi bien illustré ce dicton. Sa naïveté le perdrait, lui qui voulait toujours voir le bon chez les autres et croire que l’espèce humaine n’était pas vouée à s’entre déchirer tombait de haut. Son épaule et son genou le faisaient souffrir et il devait bien se rendre à l’évidence que ces discours sur l’adrénaline qui permettait de faire des miracles étaient vrais. L’ancien bibliothécaire avait réussi à s’éloigner, trouvant refuge dans une réserve, seulement armé de ce revolver qu’il ne maîtrisait que moyennement malgré les divers entrainements. Il n’aurait pas dû se séparer de Simons, il s’en rendait compte maintenant.

La voix de son agresseur lui glaça le sang. Clive devait pourtant admettre qu’il avait raison, il était pris au piège. Il aurait dû tenter de fuir par la rue, mais non, il avait fallu qu’il aille s’enfermer dans une pièce que les deux n’auraient sans doute aucune difficulté à atteindre. Le brun restait interdit, muet, il n’entendait que la voix de Miguel si c’était seulement son vrai nom, et son cœur qui battait fort dans ses tempes. Sa main tremblait trop pour qu’il puisse espérer les toucher en faisant feu, au mieux il aurait de la chance, au pire il se ferait toucher lui et le bruit attirerait en plus des rôdeurs s’il y en avait aux alentours. La journée prenait vraiment une tournure qui n’était pas de son goût.

Le coup sur la porte le fit sursauter mais il resta toujours silencieux, peut-être que s’il faisait le mort les deux finiraient par partir. Puis le silence se fit quelques instants. Clive n’osa pas bouger, pas tant qu’il n’avait pas la certitude qu’ils étaient partis. Puis la voix du latino se fit de nouveau entendre. Ils n’étaient pas encore partis mais ses paroles laissaient entendre qu’ils allaient le laisser là. Ils le laissaient partir, comme ça ?

Non, cela aurait été trop simple. Au premier coup de feu, Clive sursauta. Au deuxième, il se jeta au sol. Des éclats de bois de la porte volaient, de la poussière des murs, la pièce n’était pas faite pour subir des balles tirées à bout portant et offrait une maigre protection. Cela ne dura en définitive pas longtemps mais l’ancien bibliothécaire eut l’impression que cet assaut dura des heures. Il était retombé sur son épaule en se jetant au sol, la douleur était horrible, ou alors c’était qu’il était trop douillet. Quand finalement le bruit des balles s’arrêta, un bruit de verre brisé le sortit de sa torpeur.

Clive resta au sol, roulé en boule pendant quelques instants. Est-ce qu’il était encore vivant ? Il respirait, il avait peur, c’était plutôt bon signe. Le brun se releva difficilement avant de pousser la porte. Ils étaient partis mais pour autant, il n’était pas tiré d’affaire. Clive devait retrouver Simons, s’il était encore dans le coin. Trainant la patte, sa main tenant fébrilement son arme à feu, Clive emprunta la même sortie que ses agresseurs, ils devaient de toute manière être déjà loin. Histoire d’en rajouter, il s’entailla la main sur du verre brisé en prenant appui pour sortir.

Clive n’était pas un héros, Alisa avait eu tort, il n’avait rien d’un homme fort, capable de faire le nécessaire pour survivre. C’était un faible, incapable de se défendre, tout juste bon à fuir. Ce dernier constat accablant suffit à le faire chuter contre un véhicule sur le parking. La douleur, la peur, la honte d’être aussi inutile. L’ancien bibliothécaire finit par perdre connaissance, si des rôdeurs le trouvaient, alors tant pis. Il avait déjà volé plus de temps que nécessaire à ce sacré coup du sort, il allait retrouver Alisa. Finalement ce n’était peut-être pas plus mal. Mais une voix lui parvint dans le lointain. Simons. La chance encore une fois serait celle qui lui sauverait la mise, pour cette fois du moins.
« Désolé … » s’entendit-il souffler alors que le militaire l’aidait à se relever pour le ramener au lycée.  


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