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 Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto

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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Ven 30 Juin 2017 - 15:08

Mi-juin 2017

Lentement, mais sûrement, les deux amis continuèrent à avancer en laissant de côté la fatigue. Leur but était simple ; rejoindre Seattle coûte que coûte avant même de s’accorder quelques jours de repos. A force de ne pas vouloir se poser plus qu’une nuit, l’un et l’autre commençaient à manquer de lucidité par moment, la dernière fois, cela remonté à l’avant-veille où il s’en fallut d’un poil de cul pour que Mike ne se fasse choper par un apestoso. Alors, ils se promirent de trouver un coin tranquille en arrivant au sud de Seattle. Et ils le firent.

Il leur fallut trois semaines pour y parvenir depuis Tacoma, un laps de temps incommensurablement long, la faute aux routes barrées les obligeant à faire par moment de grands détours, mais également à cause de leur pick-up, car si en étant dedans Hernando ne se sentait plus pisser, il devait bien admettre que celui-ci était incroyablement gourmand en carburant. Autant dire que par les temps qui couraient, cela représentait un sacré désavantage, un handicap même. Il arrivait aux deux amis de planquer le véhicule et de se balader dans un périmètre de quelques kilomètres pour faire le plein de tout ; nourriture, boisson, équipement, outillage, carburant et… Papier-toilette. Si l’essence devenait l’équivalent de l’or, le pq, lui, était une mine de diamant.

Si le Ford avait ses inconvénients, il avait en revanche de sacrés atouts pour les compenser. La puissance, leur permettant de décamper à toute vitesse si besoin, sa robustesse, sa facilité de conduite et le stockage. Mieux qu’une caravane ou qu’un camping-car ! Ils pouvaient sans souci dormir sur la banquette arrière sans avoir le dos cassé tandis que l’autre conduisait ou prenait son tour de garde.

Chose promise, chose due. A peine arrivés sur Seattle via Renton, ils décidèrent de s’installer non loin du Lakeridge Playfield dans un coin tranquille donc, comme convenu. Ils choisirent la dernière maison de la 68th Avenue South pour son emplacement et son grand garage, idéal pour le pick-up. Ils restèrent ainsi enfermés dans cette habitation en sortant pour simplement faire tous les jours un tour et effacer toute potentielle menace ou pour consolider les défenses. Le rez-de-chaussée était quasiment inutilisable, ils le transformèrent en un sas de sécurité et piégé leur assurant une certaine tranquillité à l’étage.

Plusieurs jours s’écoulèrent et, avec eux, leurs maigres réserves. Il leur fallait à présent reprendre la route, mais hors de question d’abandonner leur nouveau chez eux, pas pour l’instant. Ils avaient bien mérité de s’accorder du temps, de toute façon, ce n’était pas comme si Rafael et son frère s’était donné rendez-vous plus d’un an et demi plus tôt. Grâce à une carte de la ville, ils repérèrent une zone commerciale à première vue intéressante, et en plus pour s’y rendre c’était des plus simples : tout droit, encore tout droit et encore tout droit. Il y avait juste au bout de la rue à tourner à gauche.

Bien décidé à s’y rendre, les deux amis décidèrent de faire le trajet à pied pour deux raisons. La première afin d’économiser le carburant et la seconde pour rester discret. En arrivant au niveau du McDonald’s, Mike s’abaissa et fit signe à son ami d’en faire de même. Qu’avait-il vu ? Un homme barbu, les cheveux longs et à priori seul, mais ça, il fallait encore s’en assurer avant de se réjouir de le voir comme une proie.



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Clive Myers
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Sam 1 Juil 2017 - 9:53

Pourquoi s’était-il porté volontaire ? Clive ne saurait pas vraiment dire, peut-être parce que pour aller de l’avant il devait affronter sa peur, la surmonter en traversant le paysage désolé de Seattle depuis l’épidémie. Le brun avait décidé qu’il était temps de participer plus activement, sa dernière sortie, l’une des rares, en compagnie de Roza et Alex s’était plutôt bien déroulée alors pourquoi cela se passerait-il mal cette fois ? Et puis il n’était pas seul, il y avait Simons, donc un militaire entrainé et lourdement armé pour l’aider. Il lui avait même confié une arme à feu, Clive était paré, prêt à affronter le danger, armé d’un Glock et de son couteau. Leur objectif était un petit centre commercial au sud de Beacon Hill, et ils avaient la chance d’avoir des véhicules pour se déplacer, c’était déjà un minimum rassurant pour l’ancien bibliothécaire qui resta parfaitement silencieux pendant tout le trajet. Simons ne savait pas dans quoi il s’était engagé en amenant le brun avec lui.

Mais plus les minutes avançaient, plus ils s’enfonçaient dans le cœur de ces quartiers laissés aux morts, plus Clive regrettait amèrement son choix. Il n’était pas dans son élément et malgré les remarques se voulant rassurantes de Simons, le brun n’était pas à l’aise. Mais il fallait qu’il participe activement, qu’il fasse sa part comme l’avait toujours encouragé à le faire Alisa quand elle était encore là.

Lorsque les deux arrivèrent à destination, tout se passa pour le mieux malgré quelques morts qui lui flanquaient une frousse hors du commun, mais pas d’autres survivants en vue. Simons lui demanda d’aller jeter un coup d’œil dans la petite épicerie toute proche pendant que lui s’occupait d’une pharmacie.
« D-d’accord » acquiesça le brun, inspirant un grand coup avant de se rendre dans l’épicerie. Retirant la sécurité de son arme à feu qu’il maîtrisait suffisamment pour se défendre, Clive entra dans l’épicerie, fort heureusement vide. Et malheureusement vidée. Il soupira avant de s’appuyer sur le mur derrière lui, mais ce mur n’était pas un mur, ce mur était une porte. Une porte qui céda sous son poids, le laissant chuter lourdement aux pieds d’un petit groupe de rôdeurs. Toutes les insultes les plus fleuries lui passèrent à l’esprit alors qu’il se relevait, souhaitant vite rejoindre Simons et ses armes lourdes qui le sauveraient sans doute. Seulement Clive n’avait pas étudié le terrain, il n’avait pas le plan en tête, il ne pouvait pas revenir par l’entrée où il était passé initialement.

Coincé sur un parking, l’ancien bibliothécaire tituba entre plusieurs véhicules, sursautant à chaque fois qu’une mâchoire se mettait à claquer derrière les vitres poussiéreuses des véhicules. Il chercha à fuir tant et si bien qu’en quelques minutes il s’était complètement perdu, ne voyant plus le véhicule avec lequel ils étaient venus, ni même cette épicerie où il était entré quelques minutes auparavant. Perdu, il était complètement perdu avec un Glock et pas de munitions supplémentaires, et simplement son couteau. « Fabuleux » souffla-t-il en trouvant un peu de calme dans une voiture ouverte. Simons était sans doute en train de le rechercher, alors Clive pouvait attendre ici. Sauf que Simons ne savait pas dans quelle direction il était parti. Tout naturellement, et parce qu’il était temps qu’il se débrouille par lui-même, c’était tout de même l’objectif de cette sortie, Clive se décida à quitter son maigre abri, avançant dans les rues. Il ne partait pas du tout dans la bonne direction, il s’en rendrait sans doute compte au prochain panneau qu’il croiserait mais pour l’heure il avançait, évitant autant que possible les morts, pressant le pas pour les semer. Finalement il s’en sortirait peut-être tout seul, même si pour l’instant il n’y avait pas la moindre trace de Simons ou du lycée, pensa-t-il étonné.

Après une grosse heure de déambulation, Clive réalisa qu’il était parti dans la mauvaise direction. « Bien joué Clive … » se sermonna-t-il en remarquant un petit centre commercial comme celui qu’ils étaient supposés explorer plus tôt. Au moins il pourrait ramener des vivres ou du matériel, pensa-t-il en se disant qu’il aurait l’air moins idiot de revenir de sa course perdu mais avec des vivres pour le camp. Prenant son courage à deux mains, Clive avança à travers un nouveau parking, décidément les parkings, les voitures et les supermarchés étaient au programme de sa journée. Serrant son couteau dans sa main, peu sûr de lui, il avança vers l’entrée de ce magasin qui avait l’air bien plus grand que le précédent. A peine se fut-il approché de la porte vitrée barricadée qu’un monstre mangeur de chair vint frapper contre la surface vitrée, le faisant sursauter. Non, décidément il n’y arriverait pas. Il était perdu, seul. Incapable de revenir au lycée et encore moins avec des vivres. Avisant le véhicule le plus proche, Clive vérifia qu’il était bien vide de tout occupant et s’y engouffra, priant intérieurement pour que quelqu’un passe et lui vienne en aide.


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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Mar 4 Juil 2017 - 9:46

L’homme semblait isolé et surtout, il ne dégageait pas une confiance énorme, pour ne pas dire proche de zéro. Il suffisait aux deux amis de regarder la manière dont il déambulait sur le parking. L’étranger semblait perdu, ne sachant trop quoi faire et encore moins la manière d’agir. Offrant un petit coup de coude à Mike, l’hispanique désigna l’homme d’un mouvement de tête en affichant un sourire satisfait et un brin sadique.

Oui, Hernando avait bien envie d’en faire sa prochaine victime, mais il était préférable pour les deux hommes de rester prudents. Pourquoi ? Tout simplement parce que les personnes peu sûres d’elles pouvaient être au final plus dangereuses car imprévisibles, surtout avec la panique ou le stress, il était bien plus délicat d’anticiper les mouvements et réactions contrairement aux autres qui, eux, avaient certaines habitudes, même de manière involontaire comme les deux amis qui opéraient en général de la même manière dès qu’ils fouillaient une habitation ou n’importe quel autre bâtiment ; d’abord faire le tour en regardant dès que cela était possible à l’intérieur, évaluer les risques, trouver des cachettes et sorties etc. avant d’y pénétrer.

Lentement, le duo se rapprocha en longeant les murs et en faisant preuve de discrétion. Discrétion qui, à peu de choses près, manqua de s’envoler lorsqu’ils le virent sursauter devant une porte puisqu’ils eurent un mal fou à ne pas éclater de rire face à cette scène. Heureusement que le brun ne poussa pas un cri strident de surprise sinon ça en était fini d’eux. Echangeant des regards, Mike et Hernando communiquaient également par des gestes. Au fil du temps, ils développèrent leur propre langage silencieux, ce qui représentait un sacré atout. Ils se mirent alors d’accord sur le scénario à jouer, parce que oui, scénario il y aurait, mais pour se faire, ils devaient se positionner ailleurs.

Une fois l’arrière du commerce atteint, l’hispanique dit exagérément à haute-voix « Ils arrivent, merde ! » d’un air apeuré afin que le blanc l’entende. Effaçant toute expression pouvant trahir leurs rôles, ils laissèrent place à de véritables visages effrayés avant de se mettre à courir presque innocemment vers l’homme. Tombant nez-à-nez de manière incroyablement hasardeuse, théoriquement, les deux amis s’arrêtèrent nets, essoufflés. « T’es taré d’rester là mec, faut bouger et vite ! » lança l’afro-américain avant d’agripper le bras du barbu avant de se remettre à courir de plus belle vers une autre entrée, et plus précisément celle d’un Starbucks.

Hernando ouvrait la marche et regarda rapidement derrière la porte et au niveau des fenêtres avant de faire signe qu’ils pouvaient entrer. Son ami, lui lâcha l’avant-bras du blanc pour sortir son couteau, tandis que le latino se munissait de sa chère et tendre batte. « T’es prêt ? » demanda-t-il à l’étranger d’un air toujours aussi apeuré. A peine le temps pour l’intéressé de répondre que Mike s’engagea en premier dans le commerce pendant que Hernando montait la garde afin de contrôler que la horde imaginaire n’allait pas se pointer. Ça, forcément le barbu n’en avait pas la moindre idée et c’était bien le but de la manœuvre. « Vas-y, j’vous couvre ! » somma-t-il en fixant l’homme qui à son tour entra alors que l’éducateur fixa dans la direction opposée afin de laisser sa joie s’exprimer par un large sourire.



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Clive Myers
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Sam 8 Juil 2017 - 9:46

Clive était en train de se mettre à l’abri dans un véhicule lorsqu’il entendit une voix, encore éloignée. Cela aurait pu le rassurer si cette voix n’avait pas eu l’air aussi inquiète que lui-même pouvait l’être. Bien rapidement c’est une première silhouette et puis une deuxième qui firent leur apparition. Deux hommes d’apparence plutôt jeunes qui semblaient fuir quelque chose. Pas besoin d’être un as pour savoir qu’ils essayaient sans doute d’échapper aux morts. L’un des deux hommes, un afro-américain interpela Clive lorsqu’ils tombèrent nez à nez. Sans trop savoir ce qu’il se passait et décidé à ne pas se faire croquer de suite, le bibliothécaire suivit se laissa entrainer, pressant le pas pour aller se mettre à l’abri. Les trois s’arrêtèrent devant l’entrée d’un Starbucks mais pas le temps cette fois de se rappeler avec émotion le café préféré d’Alisa, ils étaient poursuivis.

« P-prêt » souffla-t-il peu assuré en récupérant son couteau, laissant l’afro-américain prendre la tête de cette expédition de fortune pendant que le deuxième homme, plutôt typé latino, restait en retrait pour s’assurer que rien ni personne ne les suivrait. « Ils étaient nombreux ? » demanda Clive d’une voix basse et tremblante. L’intérieur du café était aussi dévasté qu’on pouvait l’imaginer, tables et chaises renversées, placards, frigos, tous laissés ouverts par les précédents visiteurs qui au fil des semaines et des mois avaient dévalisés ce qu’il restait de vivres.

Tentant de faire preuve d’un peu d’initiative, le brun laissa le dernier homme du convoi entrer dans le bâtiment avant de suggérer sans toutefois l’assurance qu’il aurait espéré avoir.
« Il faudrait peut-être barricader la porte avec ceci » en désignant quelques banquettes plus imposantes que de simples chaises. Un grognement derrière lui le fit sursauter, remarquant juste à temps le rôdeur qui avançait dans sa direction. Cette pauvre âme portait encore son uniforme, son badge toujours accroché à sa chemise. Eddie. Le brun grimaça en le repoussant mollement avant de prendre son couteau plus fermement pour le planter dans l’œil du rôdeur en s’excusant presque. Alex aurait été fière de lui si elle avait pu le voir à ce moment-là.

Le calme semblant être revenu, Clive souffla un instant avant de poser son regard sur les deux individus. Il était loin de leur faire confiance mais sa naïveté le poussait à les croire bons, après tout ils venaient de lui éviter de finir en snack pour morts vivants, ces deux-là ne pouvaient donc pas être mauvais. Et puis ils avaient peut-être une famille qui les attendait quelque part. Trop naïf, trop confiant, Clive le savait mais il ne voulait pas croire que tout le monde était aussi pourri que les chairs putrides qui erraient dans les rues de Seattle.
« M-merci … » souffla-t-il en posant son regard clair sur eux, tantôt l’un tantôt l’autre.


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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Mer 12 Juil 2017 - 10:50

Le plan était en marche depuis quelques secondes uniquement, trop peu pour se réjouir tout de suite ou même savoir s’il faisait effet, mais en tout cas, grâce au coup des apestosos, le blanc n’avait pas le temps de mettre en doute les propos des deux amis. « Pouah, difficile à dire, j’ai pas pris l’temps d’les compter hein, mais j’dirais une dizaine ouais. » répondit Hernando dans un souffle haletant pour accentuer ses propos et la fausse peur avant de pénétrer à son tour dans le commerce. Si au premier abord annoncer cette estimation pouvait être due au hasard, en réalité, elle ne l’était pas tant que ça. Ce chiffre lui paraissait être un bon compromis, ni trop faible, ni trop élevé.

Gardant un instant la tête tournée vers l’extérieur pour surveiller la progression inexistante des créatures, il se tourna ensuite vers le barbu suite à sa remarque. D’un air faussement surpris, il lui dit alors « Oh putain ouais ! Pas con ça ! » Mais l’instant d’après, face à la démonstration de force faite par l’inconnu, Mike et Hernando échangèrent un brief regard en manquant d’éclater de rire tant elle était ridicule. Tout ça à cause d’un simple rôdeur qui n’était pas des plus menaçants. Les deux amis aussi furent surpris d’entendre ce râle, mais pas de là à sursauter.

Quant à la mollesse dont fit preuve le blanc, le seul qualificatif qui vint à l’esprit de l’hispanique était pathétique. Même l’action de la lame qu’il planta dans l’œil, et donc le crâne, de ce truc donnait l’impression que c’était la première fois que ça lui arrivait. Par quel miracle cet homme était encore en vie aujourd’hui ? C’était tellement irréaliste… L’étranger réussissait pourtant à surprendre les deux autres hommes, négativement bien entendu. Le regard qui leur adressa habillait parfaitement leur ressenti et constat ; il était faible, digne d’un chihuahua apeuré. Evidemment, Mike et Hernando ne laissait rien paraître de tout cela, ils restèrent dans leurs rôles.

« De rien mec. » répondit simplement l’afro-américain en esquissant un léger sourire avant de tendre la main à l’homme « Moi c’est Jay et lui Miguel. » annonça-t-il avant de refermer sa poignée de main. Hernando, ou nouvellement appelé Miguel, ne broncha pas sur le choix des prénoms bien que celui de Mike le fit intérieurement rire car il savait que derrière il y avait une référence à Jay-Z. En revanche, il ne resta pas de marbre pour autre chose. Faire les présentations et jouer les mecs sympas était peut-être marrant, mais encore fallait-il ne pas se faire prendre à son propre jeu. Alors, le latino relança les hostilités afin de les faire réagir sur les rôdeurs « Bon, c’pas qu’j’veux pas, mais faudrait sérieusement penser à bloquer cette foutue porte. » lança-t-il en regardant à l’extérieur. Tous les trois se mirent alors à la tâche et portèrent une première banquette et, mine de rien, ce n’était pas si léger que ça ce truc !



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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Dim 23 Juil 2017 - 18:36

Une dizaine. Clive tenta de garder un air sûr de lui, autant que possible, mais trois rôdeurs c’était déjà trop pour lui, alors dix, il en venait presque à se voir mort devenu l’un d’entre eux. Fort heureusement ils avaient pu trouver un semblant d’abri dans un Starbucks aussi abandonné et désolé que le reste du paysage, son regard clair s’attardant un instant malgré lui sur les affiches au-dessus du comptoir, le dernier café à la mode, la dernière pâtisserie qui faisait craquer tous les accro des régimes. Tout cela semblait tellement dérisoire désormais, comme une vie tellement éloignée et pourtant cela ne faisait que deux ans que tout avait commencé.

Clive, tentant toujours de montrer qu’il n’était pas totalement perdu et qu’il pouvait lui aussi apporter son aide, suggéra de barricader les portes avec ce qu’ils trouveraient sur place, chaises, tables, banquettes. L’instant d’après, le bibliothécaire se débarrassa à sa manière d’un rôdeur enfermé dans le café, soufflant lorsqu’il fut neutralisé, juste assez pour remercier ses deux sauveurs. Rien que d’imaginer qu’il en restait une dizaine à l’extérieur, Clive frissonna, il détestait ces choses. C’est l’afro-américain qui les présenta, Jay et Miguel, des prénoms que le brun nota directement dans un coin de sa mémoire. Le brun serra la main des deux individus, esquissant un nouveau sourire de remerciements.
« Je m’appelle Clive » ajouta-t-il finalement, concluant ainsi les présentations.

C’est Miguel qui les rappela à l’ordre, il fallait encore déplacer les banquettes pour bloquer la porte. Clive retroussa littéralement ses manches pour aider les deux hommes à déplacer la banquette devant la porte. Une deuxième suivit et quelques chaises entassées par-dessus. L’édifice n’était certes pas esthétique, mais il aurait le mérite de ralentir l’avancée des morts, peut-être même de les faire renoncer. Il fallait garder espoir, et s’ils étaient silencieux, les morts partiraient et chacun pourrait reprendre sa route. Simons devait se demander où il était passé, était-il rentré au lycée sans l’attendre ? Clive n’en savait rien, il ne pouvait qu’espérer que son camarade l’ait attendu, ils n’étaient pas amis, mais ils vivaient tout de même dans le même camp.

Soufflant un instant après ce travail de manutention, le brun reposa son regard sur les deux hommes qui l’avaient sauvé d’une mauvaise passe.
« Ça a l’air plutôt calme à l’extérieur … » souffla-t-il finalement, ne sentant nullement le piège, simplement rassuré qu’il n’y ait pas une micro horde à ses trousse. Voyageaient-ils seuls ? C’était un mode de vie qu’il ne pouvait imaginer, lui bien à l’abri dans son lycée, derrière ses barricades. Clive n’était pas fait pour vivre sur les routes, il avait de suite trouvé la sécurité du lycée nettement plus importante que tout le reste. « Vous ne voyagez que tous les deux ? » se hasarda-t-il finalement à demander. Qui sait, peut-être que ces deux hommes étaient à la recherche d’un endroit où se poser, peut-être qu’il pourrait leur proposer de rejoindre le lycée. Il se frappa mentalement, naïf il l’était vraiment trop, s’il ramenait de parfaits inconnus on l’enverrait sans doute promener. Il devait en savoir plus sur eux avant de proposer quoique ce soit.


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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: Cuando mis neuronas correnhasta yo mismo me asusto   Mar 1 Aoû 2017 - 16:02

Voilà les trois hommes à présent enfermés dans le Starbucks, du moins en théorie, car il était évident qu'une issue se trouvait à l'arrière, mais ça, Mike et Hernando se gardaient bien de le dire. Après tout, peut-être que ce Clive n'y pensait même pas, ce qui les arrangerait fortement. Mais le blanc ne donnait pas l'impression d'être si crédule qu'à première vue en soulevant le calme régnant à l'extérieur de ces murs. « Hm, c'est pas faux ouais. » répliqua simplement le latino en hochant la tête avant que Jay tenta une explication afin d'écarter du mieux possible tout soupçon « Ils se sont p'tet arrêtés ou ont trouvé une autre proie, mais j'pense qu'c'est quand même mieux d'rester là pour l'instant pour notre sécurité tu vois. » dit-il sans poser son regard sur le barbu préférant regardait derrière les vitres d'un air apeuré.

Pourtant, l'homme dégageait un manque de confiance flagrant, et plutôt que d'attaquer tout de suite, les deux amis par un bref regard convinrent qu'il leur serait préférable de prendre leur temps. En réalité, c'était une chose qu'il faisait neuf fois sur dix ; observer et ne pas se fier aux apparences. Il serait totalement idiot de croire qu'eux seuls avaient cette idée incroyablement et ô combien novatrice de masquer leurs réelles intentions. Si en général ils jouaient la carte des mecs sympas, ils savaient très bien qu'incarner la faiblesse pouvait provoquer chez l'adversaire une baisse de vigilance pouvant s'avérer fatale. Alors, ils restèrent sur leurs gardes.

« Ouais depuis quasiment l'début on est qu'à deux. Oh on a bien fait parti d'un groupe, mais on a du prendre la fuite rapidement quand on s'est rendu compte qu'il ne s'agissait pas d'gens bien. - commença à expliquer l'hispanique avant de hausser les épaules comme pour ponctuer sa phrase et d'ajouter – Mais bon, c'est comme ça ! » avec un petit sourire. Hernando se dirigea ensuite au niveau du comptoir où par le passé le personnel préparait les commandes des clients, puis il reprit « Et toi Clive ? T'as pas l'air de vraiment vivre seul ou alors d'puis peu nan ? » lui demanda-t-il l'air de rien en ouvrant un premier tiroir rempli de couverts.

L'ancien éducateur aimait citer le prénom des personnes lorsqu'il s'adressait à elles, il savait que cela attirait davantage l'attention des intéressés et que cela pouvait même pour certain les rassurer. C'était une chose pourtant anodine, voire idiote, et pourtant, cela fonctionnait plutôt bien. Peut-être que ça faisait plus intimiste ou que ça brisait une distance involontaire qui s'instaurait à chaque rencontre ou peut-être aussi qu'il se faisait simplement des films, mais quoi qu'il en soit, Hernando n'en démordait pas et continuait à agir de la sorte.

Quant à Mike, il feintait toujours son inquiétude pour en réalité surveillait le plus âgé des trois et se tenait prêt à passer à l'attaque au moindre geste qu'il jugerait menaçant. Il marchait dans le bâtiment en enjambant les différents obstacles jonchant le sol tel les chaises, des tasses cassés et leurs amis les rôdeurs fraîchement abattus. « Mec, par contre, faut vraiment éviter d'sortir tout d'suite. J'suis chiant j'sais bien, mais j'ai pas envie de m'faire bouffer par ces trucs, mieux vaut rester prudent. » surenchérit-il pour laisser le danger présent dans l'esprit de Clive.



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