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 Well, That's The Bad News.

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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Well, That's The Bad News.   Ven 2 Juin 2017 - 12:01

Mai 2016
Les merdes ont les avaient vécus et pas qu’un peu. C’était toujours comme ça tu me diras, je ne saurais pas vraiment depuis combien de temps on était sur les routes ni pour combien de temps on devrait encore avancer à l’aveuglette. Pour ma part, tant que j’avais Cash et que je pouvais être avec mon frère, je ne demandais rien de plus. Je souriais doucement en flattant l’encolure de mon cheval. Le plus souvent comme à présent nous étions simplement au pas. Il n’était pas question de faire courir nos amis tout le temps. Ce n’était pas comme si nous étions pressés au final, le principal c’est que comme ça on allait toujours plus vite qu’à pied.

- Tu crois qu’on va voyager combien de temps au final ? Un mois ? Peut-être plus ?

Je le regardais à côté de moi, laissant comme souvent Cash suivre le chemin. Nos bêtes, on les aimait c’était certain et elles savaient comment nous le rende à la perfection. Je savais que même si je le ne le contraignait pas à suivre la bonne voie, il le ferait parce que c’était ainsi. Je jetais fréquemment des regards en arrière pour vérifier que le deuxième cheval suivait bien la cadence. Nous étions en fin d’après-midi au milieu de nulle part à priori. Je commençais à avoir faim. Je ne savais pas trop ce qu’il en était du côté de mon bro, mais il était certain que nous devrions bientôt faire une pause que ce soit pour manger ou simplement pour pisser. Oui, il faudrait s’arrêtait bientôt c’était une certitude, il y avait un patelin paumé à quelques kilomètres si on en croyait le panneau que j’avais remarqué un peu avant. Je ne lisais sans doute pas le plus rapidement du monde, mais je n’étais pas non plus totalement illettré, il ne faut pas croire.

- Hey, tu en penses quoi de s’arrêter dans le prochain bled? On pourrait trouver un endroit ou se poser le temps de manger.

Avec un peu de chance trouver un jardin assez grand et à l’abandon pour offrir de quoi manger aux chevaux et même un endroit ou boire. Enfin, l’idée semblait plutôt intéressante au final. De toute façon, nous étions obligés de passer par cette ville alors autant nous y intéresser un peu… Ce n’était pas comme si on avait peur de quelques connards ici et là. Des monstres, il y en aurait, c’était certain, il y en avait toujours un peu. Pas assez pour nous faire peur, mais largement suffisant pour nous emmerder et faire en sorte qu'on doive se méfier. C’était un mot que je ne connaissais même pas il y a quelques mois, alors oui, je n’en avais un peu rien à foutre de mourir, mais je tenais à nos chevaux et je voulais pas qu’ils leurs arrivent une merde.

En arrivant dans le bled, j’étais descendu de cheval, j’avais comme d’habitude porter une main à mon chapeau et marcher d’un pas lent et mesurer le temps d’observer les alentours. Il y avait peut-être une vingtaine de maisons dans le coin et elle semblait toute plus ou moins inhabitée. Bref, pas la peine de s’inquiéter dans le coin, on était tranquille. J’avais un petit sourire sur les lèvres cachées par l’épaisse barbe qui poussaient sur mes joues depuis le début de cette merde. Ma pilosité faciale avait toujours été plus ou moins aléatoire et ce n’était pas aujourd’hui que les choses allaient changer. Je n’avais jamais pris pour habitude de me raser fréquemment, et maintenant, c’était tellement pas important, du moins tant que ça ne m’empêchait pas de bouffer correctement.

- Bon quelle maison d’inspire le plus ? J’ai l’impression que celle-là à un grand jardin, ça pourrait être cool.

Du doigt, je désignais la plus grande maison du coin, vu qu’on était seul au monde, autant en profiter un peu. On n’avait jamais vécu dans le luxe et alors autant profité un peu de la richesse des autres. Ce n’était pas mon délire, celui de Jason non plus, mais c’était toujours marrant d’aller dans les maisons de riche, bouffer dedans et tout saccager en partant. C’était sans doute un peu débile vu de l’extérieur, mais moi j’aimais bien et je crois que Jason aussi.


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Jason J. Rogers
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MessageSujet: Re: Well, That's The Bad News.   Dim 4 Juin 2017 - 15:25

Cela faisait déjà des semaines qu'ils étaient sur les routes. D'autres auraient déjà perdu courage à cause des douleurs aux fesses qu'imposait le fait de rester en selle aussi longtemps. Mais pas les deux frères, qui montaient à cheval au quotidien pendant des heures depuis leur plus jeune âge. Jason aurait été incapable de dire où ils se trouvaient exactement. L'important, c'était qu'ils devaient sans aucun doute se rapprocher de leur objectif. Avec leur aisance, ils auraient même pu voyager de nuit, mais c'était bien trop risqué, non seulement avec les rôdeurs mais également pour les chevaux qui pourraient se blesser avec les terrains inégaux. Pourtant, ce ne serait pas la première fois de sa vie où il dormait en selle, se laissant guider par sa monture. Le jeune homme lâcha un soupir nostalgique, repensant à cette vie paisible auprès de leurs troupeaux qu'il avait été contraint d'abandonner par la force du destin.
Il se pencha sur sa selle, enfouissant son visage dans les crins blancs et noirs de Harley. Il emplit ses poumons de sa bonne odeur de cheval, passant les bras autour de son encolure. L'étalon se laissa faire, conservant son allure tranquille, semblant même plutôt heureux du contact. En entendant son frère lui parler, le blond se redressa pour l'observer.

« J'en sais rien. Ça fait déjà deux bons mois qu'on chevauche, et on voit toujours pas la foutue côte. Faut juste continuer et on verra bien.

Il haussa les épaules dans un mouvement indifférent. C'était sans doute le meilleur plan à avoir, continuer. En plus, le beau temps les accompagnait, ce qui rendait les chevauchées faciles et agréables, et permettait aux chevaux de trouver facilement de quoi manger tout au long du chemin. D'ailleurs, en parlant de repas, Merl proposa de faire une halte dans le village suivant, histoire de se reposer un peu et de casser la croûte.

- Entre le bled ou le bord de route, chais pas trop. L'un ou l'autre ira bien.

Jason n'aimait pas trop le fait d'aller en ville à cheval, même s'il s'agissait de minuscules villages perdus. D'un autre côté, cela leur permettait de mettre la main sur des choses utiles, et notamment de la nourriture. Alors qu'ils continuaient à cheminer, il se retourna sur la croupe de Harley pour jeter un œil à leurs deux chevaux supplémentaires. Il y avait Kansas, un paint horse pie palomino, et Merl avait derrière lui la jument de sa fille, June, une quarter horse alezan crins lavés. Les montures étaient toutes en bonne santé et relativement fraîches, les deux frères y veillaient. Elles étaient prêtes pour un petit galop si nécessaire, et même de manière prolongée. Les chevaux de ranch avaient une endurance hors du commun.
En pénétrant dans le village, ils le trouvèrent désert. Il n'y avait pas âme qui vive, tout au plus un couple de corbeaux salua-t-il leur arrivée en décollant d'un arbre en poussant des cris stridents. Contrairement à son aîné qui posa pied à terre pour mener les chevaux par la bride, lui-même préféra rester en selle, d'où il avait une meilleure vue, et pouvait partir plus rapidement. Harley observait les alentours avec les oreilles pointées en avant, relativement mobiles. Il ne semblait pas y avoir de danger immédiat. Il leur fallut alors choisir leur arrêt, et Merl désigna une grande propriété.

- Ouais. En plus le jardin est clôturé, ça laissera les chevaux en sécurité.

Ils menèrent leurs montures jusqu'à la maison désignée, les laissant brouter tranquillement, toujours attachés deux par deux. Jason prit le temps de desserrer un peu les sangles des selles, histoire qu'ils soient plus à l'aise pendant la pause. Après quoi, il s'essuya le front d'un revers de main, puis observa son frère avant de jeter un œil à la bâtisse.

- Bon, on jette un œil à l'intérieur ? J'ai bien envie de manger dehors ensuite, ça me plaît pas de laisser les chevaux sans surveillance longtemps, hors de question qu'il leur arrive un truc. »

Sans autre forme de procès, il récupéra sa carabine jusque là attachée dans son dos, et s'assura qu'elle était chargée. Le jeune homme n'était pas du genre à laisser les choses au hasard, et se promener toujours armé était une règle d'or. Un petit sourire flottait sur ses lèvres, alors qu'il se demandait ce qu'ils allaient bien pouvoir trouver dans cette maison de richards.


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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Re: Well, That's The Bad News.   Lun 5 Juin 2017 - 10:35

La notion du temps, je l’avais totalement perdue. Il faut dire que par le passé, je n’avais jamais été doué avec tout ça. Il avait toujours été compliqué pour moi de savoir quel jour on était, alors maintenant, c’était encore plus compliqué. J’étais tout simplement incapable de savoir ce qu’il en était. Enfin, ce n’était clairement pas le plus important aujourd’hui. J’écoutais mon frère me répondre, il avait raison de toute façon, à part continuer tout droit et attendre, il n’y avait rien d’autre à faire. C’est vrai que ça ne me faisait pas non plus plaisir d’aller me mouiller dans un blaid, mais on avait besoin de trouver de la bouffe et c’était une certitude qu’on ne pourrait pas s’en passer si on voulait continuer à avancer. La vie sur les routes était agréable d’une certaine façon, en dehors des connards présents autour de nous et nous empêchant même de suivre certains itinéraires, cette vie d’errance ne me déplaisait pas vraiment.

Finalement, le choix fut pris et nous avions par la même occasion posé notre dévolu sur une maison du patelin. Je regardais toujours autour de moi, incapable de me sentir rassuré, j’avais vraiment l’impression que quelque chose allait nous tomber sur le coin du nez. Je tâchais de me répéter que je n’étais qu’un mauvais pressentiment et que je me faisais un film, mais il y avait un truc qui m’empêchait d’être serein. Il y avait comme une légère pression dans l’air qui me donnait des frissons est que Jason avait ressenti la même chose que moi ? Visiblement un peu puisqu’il était question de manger dehors, de toute façon, je ne me serais pas vu rester à l’intérieur. La maison était peut-être grande, mais ma vie, enfin notre vie était dehors avec les animaux et cela n’avait jamais changé. J’aurais pu sortir mon fusil, mais je préférais plutôt mon arme de poing, c’était bien plus utile pour l’exploration en intérieur. Je regardais mon bro se préparer.

- De toute façon, je ne me vois pas vraiment bouffer sur une table en marbre et des chaises en cuir hors de prix.

Est-ce que ça se faisait des tables en marbre ? Je n’en savais rien, mais ce n’était pas vraiment important. J’avais hâte d’explorer la maison en tout cas. J’enfonçais un peu plus mon chapeau sur la tête avant de me dirigeait vers l’entrée. Visiblement, c’était moi qui allais gérer l’exploration, enfin pour l’instant. Après tout c’était mon idée donc c’était largement compréhensible. La porte ne voulait pas vraiment s’ouvrir au début, mais ce n’était jamais ça qui nous avait arrêtés jusqu’à présent. J’aurais pu tirer sur la serrure et l’exploser, mais je savais que le bruit aurait été trop important, je me suis donc contenté de me jeter dessus de tout mon poids. J’étais peut-être plus petit, mais j’étais aussi lourd que ce dernier. Finalement un crac se fit entendre et le porte fini par céder.

- La porte est ouverte, que l’exploration commence.

Un sourire en coin sur le visage, j’étais prêt à en découdre, j’étais prêt à foutre le bordel et surtout, j’avais hâte de me trouver de quoi manger. Mon regard s’illuminait déjà en voyant de la bouffe dans la pièce secondaire. On venait de tomber sur un coin relativement intéressant visiblement. Je mettais un coup de coude dans les côtes de Jason à côté de moi pour lui montrer ce qu’on venait de trouver. Visiblement, il regardait la même chose que moi et semblait tout aussi choqué. C’était beau de voir de la nourriture au milieu d’un endroit comme si elle avait été entreposée ici volontaire. Elle n’attendait plus que nous pour qu’on se serve. Je souriais, on avait fait une bonne pioche. Peut-être que j’aurais dû me douter qu’il y avait anguille sous roche, mais non. Je pensais surtout à mon estomac qui se contractait actuellement sous la faim.

- Je connais deux mecs qui vont s’exploser le bide ce midi.

J’avais prononcé ses mots et j’avais commencé à rire. C’était le genre de rire bien débile qui transpirait ma fierté d’une certaine façon. On allait pouvoir remplir nos sacs et être tranquille pendant quelques jours, peut-être une semaine bien large. J’étais content, ça voulait dire ne plus s’arrêter dans des bleds comme ça pendant quelques jours. Cependant, c’est une voix qui me sortait de mon petit nuage et malheureusement, ce n’était pas celle de mon frère.

- Parce que tu crois vraiment qu’on va vous laisser faire ?

J’entendais le bruit d’une arme qu’on charge sans pour autant oser faire volte-face d’un simple bond. La voix était visiblement masculine et j’étais prêt à parier qu’il n’était pas seul. Il n’aurait jamais osé nous menacer sinon. J’entendais alors les chevaux hennirent dehors sans pouvoir faire quoi que ce soit.


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Jason J. Rogers
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MessageSujet: Re: Well, That's The Bad News.   Mar 6 Juin 2017 - 19:22

Jason fit quelques dernières vérifications avec les chevaux pendant que son frère s'affairait sur la porte d'entrée. Le craquement signala avant la phrase de Merl qu'ils pouvaient entrer. Ayant tout ce qu'il fallait sur lui, il rejoignit son aîné, carabine à la main. Il était temps pour eux de mettre la main sur de quoi manger. Il commençait à avoir faim, et espérait faire comme les chevaux qui s'étaient mis à se remplir la panse sans attendre. Les lieux qu'ils investirent étaient plutôt cossus, comme ils s'y étaient attendus. Puisqu'ils avaient un but particulier, il n'était pas question de flâner, il fallait avant tout mettre la main sur quelque chose de comestible.
Les deux frères auraient sans doute dû s'assurer avant toute chose qu'il n'y avait aucun occupant dans ces lieux, mort ou vif. Malheureusement, ils avaient tendance à oublier ce genre de chose lorsqu'ils étaient trop concentrés sur un sujet, et notamment lorsqu'il était question de manger. Comme deux limiers, ils trouvèrent sans mal et très rapidement le cellier, où étaient entreposés tout un tas de chose. C'était à croire que quelqu'un avait tout planté sur place... ou laissé ces choses à leur attention. Le jeune homme laissa échapper un grognement sous le coup de coude de son aîné, mais il était tout aussi satisfait que lui de la trouvaille. Il tendit la main vers une boîte de conserve bleue, sur laquelle figuraient un indien pareil aux clichés et un bison, portant l'inscription « buffalo meat ».

« 'Tain, ils ont du bison en conserve. Tu le crois ça ? Du bison.

Ils venaient d'un endroit où les troupeaux de bisons étaient en nombre important, par rapport au reste des États-Unis. Autant dire que c'était le genre de chose qui leur parlait. Même s'ils avaient principalement consommé la viande issue de leur élevage, il leur était également arrivé de goûter à ce genre d'extras. Leur liesse fut néanmoins de courte durée, puisqu'une voix étrangère se fit entendre, suivie par le bruit d'une arme que l'on chargeait. Jason fut pris d'une irrépressible envie de plonger ses mains dans ses poches pour se saisir de ses poings américains. Il pourrait se servir de son arme à feu même en les portant, il ne serait pas gêné. Il s'abstint toutefois, juste le temps de se tourner pour voir à qui il avait affaire.
Un homme les tenait en joue à quelques mètres de là, pointant un fusil dans leur direction. S'il avait fallu le décrire, Jason aurait certainement choisi les termes de « sale gueule ». Juste histoire de faire une économie de mots. Le type avait apparemment morflé, une partie de son visage présentant des traces de brûlures graves et anciennes. Et par ailleurs, il n'avait vraiment pas l'air aimable. Fait encore renforcé par le canon de son arme pointé vers eux. Ce fut finalement le hennissement inquiet des chevaux à l'extérieur qui fut le déclencheur. Le jeune homme se crispa, vrillant son regard bleu sur l'ennemi.

- Si toi ou un de tes petits copains posez une seule de vos sales pattes sur nos chevaux, je t'assure que je vais vous couper les mains. Toutes.

Après tout, il n'était pas si bête que ça. Si les chevaux réagissaient, c'est qu'il y avait quelque chose. Et il voulait savoir quoi. D'ailleurs, les solitaires invétérés, c'était plutôt rare. Les gens, c'était devenu comme les coyotes, ça se réunissait en meutes. En couple, dans le pire des cas. Finalement, Jason décida qu'il n'avait aucune envie de passer un temps inutile à négocier. D'un geste du bras, il arma son coup... et jeta la lourde boîte de conserve en plein dans la tête de son ennemi. Celui-ci poussa un cri en tombant en arrière, et le coup de feu partit en allant se perdre au plafond. Le blond n'avait même pas envisagé que cela puisse l'atteindre, ou toucher son frère. Il tira celui-ci par le bras pour l'attirer dehors et voir ce qui se passait, les chevaux devenant sa priorité. Au passage, il ramassa la boîte de conserve légèrement teintée de rouge, ne prenant pas la peine de jauger les dégâts. Et sans ralentir l'allure, il adressa un rapide sourire satisfait à Merl.

- Putain, j'espère que je lui ai décoré l'autre moitié de la gueule. Histoire que ça équilibre un peu. »

Est-ce que Jason était fier de lui ? Plutôt, il fallait bien l'avouer. Ils parvinrent tous deux au-dehors l'instant d'après, et le jeune homme s'était saisi de sa carabine, juste histoire de régler directement son compte à ce qui causait du souci à leurs bêtes. Peu lui importait qu'il s'agisse de rôdeurs ou de survivants, il serait intraitable dans les deux cas. Et il lui était totalement égal de connaître le nombre potentiel de ses ennemis. Ce n'était pas la première fois qu'il s'engagerait dans un affrontement en étant inférieur en nombre.


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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Re: Well, That's The Bad News.   Mer 7 Juin 2017 - 9:28

Je regardais la bouffe comme Jason venait de me le signaler, il y avait de la bonne c’était une certitude et j’étais vraiment content de voir tout ça, c’était avoir de la bonne bouffe dans le ventre quand on aurait le temps de manger. Je regardais ce qui était en train de nous ouvrir les bras et d’un coup j’avais encore plus faim. Malheureusement, nous ne pourrions pas manger tout de suite et c’était vraiment triste. J’avais envie de m’éclater le bide avec la nourriture devant mois, sauf qu’il y avait ce con, con qui n’était pas seul puisque les cheveux dehors n’étaient pas content. Je n’aimais pas quand on touchait à nos montures, mais il y avait pire que moi, il y avait mon frère.

Je n’avais pas vu le coup se faire, j’étais occupé à regarder le canon devant et à répéter silencieusement que c’était peut-être la fin de ma bataille. L’adrénaline de la mort m’avait enivré un bon moment. J’avais un petit sourire en coin alors que je le fixais un air de défis sur le visage. J’avais marmonné quelques mots bibliques avant que mon frère lui balance la boite de conserve dans la gueule et que le coup ne parte. Instinctivement, je vérifiais que tous les morceaux de mon corps étaient toujours bien présents. Tout en hurlant avec fierté à l’intention de mon frère.

- Strike !

Je lui collais même une tape dans le dos avant qu’il ne parte en direction de l’extérieur. J’attrapais l’arme de l’homme qui était sonné ou mort avant de prendre sa suite. Il était hors de question de laisser un homme armé derrière nous, même s’il était mort. Ça fera toujours des balles à gaspiller en plus des miennes. Dans le fond, je me disais fréquemment que les armes comme ça, je pouvais les gaspiller sans avoir peur de me retrouver à court de munitions. Lorsque j’entendais mon frère faire une remarque concernant le mec qu’on venait de laisser derrière nous, mon sourire s’agrandit encore plus.

- Je n’ai pas regardé, j’étais trop occupé à vérifier que la balle m’avait pas troué. Si elle avait abimé mon chapeau, je t’aurais défoncé.

Mon stetson, je l’aimais d’amour. C’était peut-être un des objets auquel je tenais le plus, c’était une partie de moi, c’était mon humanité, sans lui je n’étais plus moi et déjà que moi ce n’était pas grand-chose. Ce simple chapeau représentait donc vraiment beaucoup, pas autant la bible que j’avais dans la poche c’était certain, mais beaucoup quand même. Alors oui, j’en serais peut-être venue aux mains avec mon frère, mais ça n’aurait été qu’une raison de plus parmi toutes les autres que j’avais déjà oubliées au fils des années. Il y avait toujours une raison valable pour se taper dessus c’était une certitude.

C’est avec l’arme armée que j’avais passé la porte derrière Jason, autour de nos quatre chevaux, il y avait autant d’hommes et je n’aimais pas ça, genre vraiment pas. Ils avaient visiblement l’air contents d’avoir l’avantage sur nous, mais il serait bête de croire que nos montures ne seraient pas de notre côté. Ils étaient dociles parce qu’ils nous connaissaient, mais ils n’avaient pas la moindre idée qu’est-ce qu’était c’est gens et nous non plus pour le coup. Je regardais Jason qui semblait à deux doigts de foncer tête baissée avant de tirer un coup en l’air pour récupérer l’attention de tout le monde. Oui, il y aurait sans doute des rôdeurs qui viendrait nous faire coucou, mais pour le coup, je n’en avais strictement rien à foutre.

- Alors maintenant, les gonzesses, il va falloir laisser nos chevaux en paix si vous ne voulez pas qu’on vous plombe.

J’avais parlé d’une voix forte en faisant un effort certain pour bien articuler chaque mot. J’avais conscience que mon frère avait tendance à me comprendre parce qu’on avait été élevé ensemble, mais que dès qu’il était question de parler avec des gens dits normaux, ça pouvait devenir plus compliqué. Mon regard passait entre les quatre personnes. J’attendais, le faux pas. J’attendais de voir ce qu’il ferait et y en a un qui c’était décaler de Kansas, il était juste en face de moi, juste dans une situation où en tirant personne d’autre que lui ne se prendrait la balle. Un petit sourire carnassier apparu alors sur mon visage alors que je lui tirais une balle en plein dans son cœur. Je haussais ensuite les épaules avant de dire d’un air coupable.

- Oups, je crois que le coup est parti tout seul.

Il était évident que ce n’était pas du tout crédible et que la guerre venait d’être lancé avec les trois autres hommes encore debout, mais je n’avais pas peur et sans doute que Jason non plus. J’évitais simplement de tirer parce que je ne voulais pas blesser une de nos bêtes. Il fallait trouver un autre plan d’action et je savais qu’on trouverait. On n’était pas vraiment en sous-nombre et peut être qu’un coup de sabot bien placé pourrait en sonner un ou deux.


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Jason J. Rogers
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MessageSujet: Re: Well, That's The Bad News.   Sam 10 Juin 2017 - 11:17

La bêtise était visiblement une caractéristique familiale. Si Jason n'avait pas fait attention au risque de se faire trouer la peau en jetant sa boîte de conserve sur le premier gars, son frère n'avait pas davantage vérifié que les quatre hommes qui entouraient leurs chevaux n'avaient pas d'arme à feu prête à l'emploi. Heureusement, lorsque le premier type s'écroula après un tir de Merl qui fit broncher les chevaux avec nervosité, il s'avéra que les autres n'avaient pas encore pris le temps de dégainer. S'ils vivaient dans cette maison, ils avaient certainement préféré aller voir ce que pouvaient leur apporter les bêtes, peut-être en revenant d'un petit tour à l'extérieur. Il n'y avait pas l'air d'y avoir beaucoup de rôdeurs dans le coin, c'était un endroit un peu perdu, éloigné des grands axes.
Le blond afficha un grand sourire en voyant leur premier adversaire s'écrouler, et il émit un petit éclat de rire à la remarque de son frère. Entre temps, il avait posé son butin dans l'herbe à ses pieds, et passé ses doigts dans les poings américains dans ses poches. Ainsi équipé, il pouvait toujours se saisir de sa carabine et la manier, ce dont il ne se priva pas. Un des gars avait attrapé une batte de baseball cloutée, sans doute de confection personnelle. Une arme cruelle qui devait être efficace, surtout à en croire les petits bouts de chair encore accrochés dessus. Les deux autres avaient des flingues, ce qui laissait donc croire qu'ils allaient vers un règlement de comptes façon far west.

« Alors les filles, on règle ça comme des hommes ou on se troue la peau à l'ancienne ?

Le jeune homme promena son regard sur les trois autres, semblant évaluer comment pourrait dégénérer l'affrontement. Sa spécialité, c'était les bagarres de bar. Il avait déjà eu à gérer des adversaires qui maniaient une arme de fortune qui augmentait leur allonge. Sauf qu'en règle générale, on était davantage sur un tabouret de bar, un pied de chaise ou une barre en métal que sur une batte de baseball cloutée apte à arracher la moitié du visage en un coup. Il allait falloir se méfier de celui-là.
Derrière le trio qui ne faisait absolument plus attention aux bêtes, celles-ci commençaient vraiment à s'agiter, probablement en réaction à l'hostilité ambiante. Les chevaux trépignaient, Harley avait les oreilles plaquées en arrière tout en roulant des yeux, tête levée. Des signaux d'alarme pour quiconque s'y connaissait un tant soit peu. Le coup partit lorsque l'un des types se déplaça. Il valait mieux éviter de passer derrière un cheval, surtout lorsque celui-ci était nerveux. Jason vit son cheval prendre un air mauvais avant de décocher une ruade dans les reins de l'homme. Celui-ci fut projeté un peu plus loin, perdant son arme à feu au passage. D'un seul coup, le chaos s'empara des lieux. Les deux autres hommes ne savaient plus vers quoi se tourner, alors que les chevaux les bousculaient en cherchant à s'écarter malgré leurs entraves. C'était le moment ou jamais.

Le blond laissa Merl gérer l'autre type avec un pistolet. Lui-même allait plutôt jeter son dévolu sur l'homme à la batte. N'ayant ni sa machette ni sa hache à disposition, il choisit de se servir de la crosse de sa carabine pour compenser le manque d'allonge de ses mains nues. Heureusement qu'il avait choisi de faire cela : le premier coup que son adversaire voulut lui asséné aurait sans doute pu lui ouvrir le crâne d'un seul coup s'il n'avait pas levé sa carabine tenue des deux mains au bon moment. La force du coup, asséné verticalement et profitant de l'attraction terrestre, lui fit tout de même fléchir légèrement les bras. Son regard bleu loucha sur des clous qui s'étaient arrêtés très près de son front, avant de se poser sur le visage haineux de son ennemi.

- C'est pas très gentil ça, ma poule.

Il avait appris une chose dans les bagarres d'ivrognes : tous les coups étaient permis. Même les plus bas. Lorsqu'il se battait avec son frère, ils avaient toujours été plutôt réglos, entre eux. Ils se frappaient certes à coups de poings, mais jamais de manière malhonnête. Dans ces conditions différentes, Jason avait vite assimilé qu'il fallait mettre toutes ses chances de son côté, surtout dans les situations les plus critiques. Les coups bas avaient de quoi sauver la vie, et c'était pour cette raison qu'il n'hésita pas un instant avant d'en employer un. Il balança un coup de pied bien senti dans l'entrejambe du type avant qu'il l'ait le temps de reculer. Celui-ci poussa un cri particulièrement comique qui tenait partiellement du couinement, avant de lâcher d'une main sa batte pour la porter à ses parties meurtries, tombant à genoux dans l'herbe. Le blond se redressa avant de balancer un nouveau coup de pied dans la batte cette fois, l'envoyant rouler un peu plus loin.

- Leçon numéro un : toujours protéger ses bijoux de famille. Maintenant, on va pouvoir discuter. »

Jason adressa un grand sourire à son ennemi avant de passer sa carabine dans son dos. Il leva les poings, plaçant un pied devant l'autre, en position pour attendre que l'homme se relève. Maintenant, il allait pouvoir faire parler les poings sans risquer de se faire ouvrir le crâne. Son univers s'était rétréci à cet affrontement, et il ne songeait même plus à la possibilité de voir des adversaires débarquer dans leur dos depuis la maison. Peut-être même que l'homme à qui il avait jeté sa conserve serait de la partie...


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MessageSujet: Re: Well, That's The Bad News.   Dim 11 Juin 2017 - 1:28

Alors oui, il y avait le danger, la chance de mourir, mais il fallait une fois de plus se battre pour sa vie, enfin pour sa survie et j’étais prêt à le faire. Beaucoup se contentait de dire que tout bon-chrétien ne devait pas tuer, mais des meurtres au nom de la religion, il y en avait toujours eu. Certain était par ailleurs bien plus moche que d’autre. J’avais un petit sourire en coin alors que j’avais vu le corps s’effondrer et les chevaux s’énerver. J’étais dans mon droit, c’était une certitude, le coup de feu avait fait changer les choses, je voyais bien que d’un coup, on était un peu plus légitime aux yeux des mecs qu’on avait en face et j’étais parfaitement à l’aise dans mes pompes. Comme l’avais si bien dit Samuel dans sa première lettre, chapitre 15, verset 18 : « Va, et dévoue par interdit ces pécheurs, et fais-leur la guerre jusqu’à ce que tu les aies exterminés. » Si je devais les exterminer eux, ça ne me faisait simplement pas peur.

Alors que nous pouvions dire merci aux chevaux pour le coup de main, il était alors évident que c’était notre porte d’entrée dans la bataille. J’avais bien vu le regard en coin que Jason lançait à celui qui avait la batte de baseball et je savais par la même occasion qu’il était prêt à en faire son quatre heures. Qu’il en soit ainsi, je m’occuperais de l’autre. Le mien avait une arme à feu ce qui le rendait bien plus dangereux, mais il était bien trop déboussolé pour s’en sortir, le coup que le cheval avait mis à son pote avait l’air de l’avoir bien inquiété, je l’avais vu blêmir à ce moment-là. Est-ce que le type avait un lien de parenté avec lui ? Je n’en avais pas la moindre idée et j’avais envie de dire que je n’avais pas spécialement envie de le savoir.

J’avais foncé tête baissée en direction du mec, je crois que j’avais passé beaucoup trop de temps à regarder le catch avec papa le lundi soir et le jeudi et le dimanche aussi des fois… Enfin, tout ça pour dire que je lui avais fait un magnifique placage digne de plus grand. J’avais malheureusement perdu mon chapeau dans la manœuvre qui était partie un peu plus loin. Il ne semblait pas abimé plus que ça, donc je n’allais pas m’en plaindre. C’est à main nue, mais avec force que j’avais commencé à faire pleuvoir les coups sur l’homme au sol. Est-ce que j’avais une fierté ? Absolument aucune lorsqu’il était question de protéger mes biens et ma famille. Je continuais de taper avec force.

- Celui-là, c’est pour, t’en pries, à nos chevaux, celui-là c’est parce que tu t’es cru plus malin avec ton flingue, celui-là, c’est pour…

Ma phrase était restée en suspens un instant, ne sachant absolument pas quoi lui trouver comme raison ce qui était en soi légèrement triste. Je regardais autour de moi avant de frapper, essayant de trouver une idée, je remarquais alors que l’autre homme qui c’était pris un coup par une de nos montures était en train de recherche son arme à feu, je ne pouvais décemment pas le laisser faire, cela nous mettrait tous en danger. J’assénais un coup plus violent à l’homme en dessous de moi pour être sûr qu’il parte dans un sommeil profond avant de me lever d’un bon et m’occuper de son cas. Il était à quatre pattes dans l’herbe et pour le coup un coup de pied dans les côtes lui avait coupé le souffle et appris une partie de la vie.

- Les vrais hommes n’ont pas besoin d’arme à feu pour se défendre.

Sourire fier sur mon visage, je savais qu’il n’allait pas apprécier cette provocation. Je l’attendais s’il voulait se battre, j’étais là à deux cents pour cent. Je n’avais pas l’expérience de mon frère dans la bataille, mais il était évident que j’étais toujours plus doué que beaucoup parce qu’il m’avait appris deux trois truc dans le domaine. Ma force n’était pas les attaques frontales ce qui bien souvent me rendait légèrement triste, j’aimerais tellement par moment avoir la musculature de mon bro’ et pouvoir me concentrer un peu plus sur l’attaque, je basais un peu plus mon jeu sur l’esquive et les attaques de mouvement, mais j’avais déjà fait mes preuves à nombreuse reprise.  Alors que je ne m’y attendais pas après quelques échanges de poing avec l’autre, il finit par sortir un couteau et m’entailler le haut du bras. La douleur me fit grimacer, cet homme venait définitivement d’entamer ma patience. Je lui attrapais son poignet avec force avant de le tordre et de me le planter lui-même dans le torse. Il avait voulu jouer au plus malin avec moi, il avait perdu.

- Tu m’as pris pour un con maintenant, assumes.

Je lui avais glissé ses quelques mots à l’oreille, le regardant agoniser avec un léger sourire sur mon visage. Je devais retourner me concentrer sur le premier que j’avais laissé assommer et m’assurer qu’il ne ferait pas chier. Étant donné que je ne voulais pas vraiment le tuer, je choisis de l’attacher à la clôture. On verrait ce qu’on en fera lorsqu’il se réveillera, en attendant, il fallait qu’on règle cette histoire et qu’on mange. J’avais fait et je savais qu’il y avait énormément de bouffe dans cette baraque. J’espérais qu’il aurait fini son combat quand je retournerais dans sa direction. Une chose était certaine, je n’interviendrais pas, pas par respect par son adversaire, mais plutôt parce que je n’avais pas envie de me prendre des coups de la part de mon frère et je n’avais pas non plus envie qu’il m’en veuille derrière. Je déplaçais les deux cadavres du côté du mec que j’avais attaché à la barrière. Je n’avais pas envie qu’ils nous gâchent la vue quand on s’installera pour manger.


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