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 At the wrong time, at the right place

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Dean L. Parker
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MessageSujet: At the wrong time, at the right place   Jeu 1 Juin 2017 - 18:33


At the wrong time, at the right place


Ft Gin

Il s'en souvenait comme si c'était hier, d'ailleurs, pour être honnête envers lui même, Dean devait avouer que chaque souvenirs d'antan, aussi importants qu'était le fait d'être encore de ce monde, semblaient être aussi récents que s'ils s'étaient passés la veille. Sa rencontre avec Sarah, leur emménagement, l'instant où elle lui avait appris pour sa grossesse, la naissance de son fils... Ces images avaient le don de lui arracher de maigres sourires, et les mauvaises, comme la tromperie, la taule, le divorce et les droits de visite, ainsi que l'ignorance la plus totale au sujet de Diego, les effaçaient immédiatement pour ne laisser que cette noirceur désagréable dans laquelle il s'était réfugié. Aujourd'hui, alors que des trombes d'eau lui rinçaient les traits, là au centre d'une cour hospitalière, que le soleil avait tiré sa révérence au profit d'un ciel marine, un tout autre cliché revenait saisir sa mémoire et, celui-ci, bien que datant de quatre longs mois, était encore vivace comme sa présence auprès de lui. Il l'observait du coin de l’œil depuis sa position, la voyait batailler avec la porte qu'elle avait choisi de forcer dans le but d'aller piller ce qui restait de médoc dans le coin, ou de vivres, à dire vrai, peu importait à cette fille concernant ce que la vie avait encore à leur offrir, pour elle, tout était bon à prendre et aurait son utilité à l'avenir.

Gin était particulière, et s'il devait ajouter un mot derrière cet adjectif pour mieux la qualifier encore, il aurait opté pour un « chieuse »... Particulièrement chieuse oui, cette description lui collait bien à la peau, autant que le portrait qu'il se faisait d'elle au grès des jours. Casse burnes, égoïste, opportuniste, en sommes le genre de fille sur laquelle il ne se serait jamais retourné lorsque l'existence était encore paisible, le type même de donzelle qu'il n'aurait pas pris la peine de connaître mais qui, aujourd'hui, et par le peu de qualités qu'il avait pu entrevoir chez elle, l'amusait et l'intriguait plus qu'il ne l'avouait ou se l'avouait. Il préférait voir en elle une distraction, une compagnie plus ou moins agréable, une allier non négligeable, et espérait n'être guère aussi attaché qu'autrefois il l'était auprès de son ex. C'était faux évidement, mais pour l'instant il l'ignorait, après tout personne n'était encore venu les faire chier au point de titiller les traits sombres de son caractère, quant à l'unique présence chaleureuse qu'il comptait auprès d'eux, cette dernière n'était autre que le chien l'ayant poussé à lui faire confiance et, malgré ses tares, Dean n'était pas encore dingue au point de voir en ce clebs une menace pour la gamine qui ne cessait de grommeler au sujet de ce dernier.

A l'instant d'ailleurs, alors qu'il dégageait le trop plein de flotte de ses mèches puis de ses traits, les deux mains contre le faciès afin de se rafraîchir au mieux qu'il pouvait, Giny pestait contre ce pauvre Jedi, visiblement « toujours dans ses jambes », alors qu'elle nécessitait de concentration pour pouvoir ouvrir cette foutue porte. Un rictus quitta les lèvres du trentenaire vers lequel elle se retourna. Il savait exactement ce qu'elle voulait, mais quitte à se faire emmerder dix fois sur douze par la belle dont le caractère était parfois ingérable, autant lui rendre la pareille quand les événements tournaient en sa faveur. Jedi n'obéissait qu'à lui, du moins il l'écoutait elle aussi, mais sans doute car elle l'emmerdait autant que le maître qu'il s'était choisit, l'animal appréciait la faire tourner en bourrique à ses heures perdues, comme ici d'ailleurs. Là, tout ce que la blondinette désirait, était qu'il invite ce « bâtardé » à quitter ses jambes pour rejoindre les siennes et même si elle n'avait encore prononcé le moindre mot, son regard assassin suffisait pour lui souffler ce qui lui trottait dans le crâne.

- Sois sympa avec lui, il est sensible tu sais... Lâcha-t-il plus pour la faire suer qu'autre chose, après tout, les chiens réagissaient d'avantage aux ordres qu'à quelques mots trop mielleux. L'air qu'elle afficha l'invita à lui offrir un sourire cynique puis à s'approcher lentement pour lui empoigner l'ustensile, servant à crocheter les serrures, tout en restant dans son dos. Faussement prisonnière entre son poitrail, ses bras et le battant, Gin n'eut d'autres choix que d'observer ce qu'il faisait tandis que le menton de son partenaire frôlait ses cheveux. T'es une chieuse, une chieuse impatiente, et l'impatience ça mène à kedal Gin... En quelques mouvements dans la serrure, le cliquetis se fit entendre puis, il profita qu'elle tournait les traits dans sa direction, avec cet air bougon prêt à mordre, pour rapidement, aussi vite qu'on clignait des yeux, lui arracher un baiser. Dis toi qu'ça t'donnera une raison de plus pour râler... C'est ouvert Blondie. Changeant de sujet subitement pour évoquer la porte, il arqua les sourcils puis lui servit un rictus un brin sarcastique. Qu'est-ce que t'attends ?
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Guinevere Weaver
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MessageSujet: Re: At the wrong time, at the right place   Ven 2 Juin 2017 - 0:08

at the wrong time, at the right place
Dean et Guinevere

Il pleut. L’eau dégouline jusque dans son col, traçant des sillons de glace dans son dos. Il fait froid, bordel. Cette porte ne veut pas s’ouvrir, et PUTAIN, ce chien traine encore dans ses pattes. Le bâtard a même le culot de lui grogner dessus alors qu’elle lui marche sur la patte par inadvertance. Nom de Dieu. Elle jure, la blonde. Si bas qu’on n’entend que des sons indistincts que l’on pouvait associer à des grognements. Elle n’avait pas la patience-là. Ce chien la mettait mal à l’aise. Ce n’est pas comme si sa première rencontre avec l’animal lui avait laissé de bons souvenirs. Que du contraire. On dit que la première impression est souvent la bonne. Ce chien lui a toujours semblé antipathique. Avec elle. Uniquement avec elle. Jedi. Elle s’était moquée de Dean quand il avait décidé de l’appeler ainsi. Bâtard, ça lui ressemblait bien mieux. Ouais. Elle exagérait un peu. Ce chien n’était pas un monstre. Mais elle n’avait jamais aimé les chiens, c’était comme ça depuis toujours et ce n’était pas prêt de changer. Bien sûr que Dean avait raison. C’était ringard de le dire, mais sans ce chien, ils ne se seraient pas rencontrés. Elle n’était pas sûre que cette éventualité avait la même signification pour elle que pour lui. Ça sonnait presque comme une belle histoire chez lui. Une heureuse rencontre. En réalité, cette rencontre venait de la providence même. Elle était fatiguée de survivre seule. Fatiguée de se forcer à intégrer un groupe, et faire plus d’efforts encore pour partir en un seul morceau, les poches remplies. Elle était restée avec lui parce qu’à deux, c’était plus facile de survivre. Et qu’il la supportait. Malgré son caractère de merde. Elle ne savait pas comment il faisait. Alors de temps en temps, elle pensait à la patience qu’il avait pour elle, et – de temps en temps – elle cherchait à être gentille. Ça entretenait leur relation. Peut-être. Il y avait plus de bénéfices à cet arrangement qu’il n’y paraissait.

La jeune femme continue de s’énerver sur la porte. La serrure lui résistait. C’n’était pas sorcier pourtant, on lui avait déjà montré. Et Dean le lui avait déjà expliqué. Plusieurs fois. Mais elle n’y était pas. La pluie, le froid, la fatigue, et ce chien ! L’animal tournait autour de ses jambes en sachant qu’il la mettait mal à l’aise. « Bouge de là, putain ! » Peine perdue. Ce chien n’a qu’un maitre, et ce n’était clairement pas elle. Elle lançait des regards assassins au chien quand elle l’entendit rire derrière elle. Furieuse et vexée, elle lui retourna son regard noir et excédé. Il ne faisait rien pour arranger les choses. Pire, il semblait trouver la scène très amusante. Elle soupire, lève les yeux au ciel et lui demande sans un mot de faire quelque chose. Sois sympa avec lui, il est sensible tu sais... A son tour de ricaner. « Sensible tu parles… » Le chien avait cessé de tourner, assis à côté d’elle, presque sur ses pieds. Elle se retourna vers la porte, décidée à l’avoir. Mais Dean s’était rapproché, lui prenant les outils de ses mains, l’enfermant dans l’étau de ses bras pour s’occuper lui-même de la serrure récalcitrante. C’est plus fort qu’elle, Guinevere claque la langue, excédée. « J’allais y arriver » Grogne-t-elle. Peut-être oui, dans trois heures. Il avait raison, avec un peu de patience, l’exercice était facile. Mais elle était fatiguée et glacée, elle n’avait pas la place pour la patience.

Elle tourne la tête pour lui faire comprendre son énervement, mais il la coupe d’un baiser. Sa tension redescend d’un cran. […]C'est ouvert Blondie. Elle lève les yeux vers lui, l’agacement faisant son grand retour. « C’que j’attends ? Tu devrais envoyer le chien faire le tour du propriétaire. Comme ça si une merde nous attend, c’est lui qui prend. » C’est sec, de mauvaise foi. Pour soulager la tension dans sa nuque, à le regarder de cette manière, elle se retourne dans ses bras. Elle le regarde et fait l’effort de chercher à se calmer. Elle prend une grande inspiration et souffle doucement. Guinevere se rapproche un peu, remontant ses mains peu à peu vers lui. « Sérieux, j’ai froid, j’suis trempée et fatiguée. Mais pas assez pour oublier de vérifier les lieux. » Elle a un petit sourire malicieux. Ses mains sur les hanches de l’homme face à elle, elle a vite fait de glisser ses mains glacées jusqu’à sa peau nue au niveau des côtes. Sa peau à lui est brûlante, elle le retient pour ne pas qu’il se recule, par réflexe. A côté, le chien grogne. Elle lui jette un regard noir : « Couché, toi ! » Ou comment parler dans le vent. Elle se retourne vers Dean. Lui vole un baiser. « Tu vois, j’ai froid et j’ai vraiment pas envie de trainer sous la pluie… S’il te plait. » Elle n’irait pas vérifier seule. Il était là pour ça, pour la protéger. Puis il était plus attentif qu’elle. Plus alerte. De meilleure humeur. Bref, c’était à lui de le faire. Pas à elle.

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Dean L. Parker
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MessageSujet: Re: At the wrong time, at the right place   Ven 2 Juin 2017 - 21:28


At the wrong time, at the right place


Ft Gin

Jedi avait le bon dos avec elle, et Dean se demandait parfois si Gin avait un cœur ou s'il ne s'agissait que d'un bloc de glace dans lequel planter un piolet ne ferait aucun dégât. Un soupir quitta donc ses lèvres. Elle le connaissait parfaitement pour savoir qu'il ne laisserait guère l'animal se jeter dans une potentielle gueule de loup, et même si la bête était protectrice auprès d'eux, capable de se mettre en danger pour épargner leur existence, Parker se refusait à utiliser la confiance du canidé pour obtenir quoi que ce fut en retour. C'était peut-être con, du moins, la blondinette face à lui devait le penser, après tout, et pour elle, il ne s'agissait que d'un sac à puces à quatre pattes faisant office d'alarme au danger, rien de plus, rien de moins. Roulant des yeux, il fronça les sourcils, prêt à empoigner la clinche pour pénétrer les lieux et s'assurer que rien d'horrible ne les attendait dans les couloirs de cette vieille clinique mais, quand il la sentit remuer entre ses bras, ses doigts se replièrent en poing et son regard glissa contre son visage rond. Il savait à quoi s'attendre, surtout quand elle lui servait ce genre de regard, cette tendresse rare et précieuse qu'il n'avait guère touché qu'auprès de celle l'ayant trahis. Gin savait le toucher à sa manière, et même s'il était certain de n'obtenir jamais rien de sérieux de la part de ces deux puits azurs, il n'était guère le genre de type à envoyer chier pareille gamine.

Durant quelques secondes il l'observa sans parler, frôlant du bout des cils chaque parcelle de ses traits mutins, plongeant même au creux du lagon qu'était son regard, sur ses gardes mais certain de ne plus l'être durant les minutes qui suivraient. Elle ne manqua pas de le faire d'ailleurs, lui faire baisser les armes était sans doute l'un de ses passes temps favoris et, même s'il en avait pleinement conscience, il demeurait un homme avec ses parts de faiblesses. Quand ses doigts étreignirent ses hanches, Dean inclina le menton dans leur direction puis vers ce sourire qui lui arracha autant de frissons que les paumes glacées qu'elle termina par glisser sous les fibres qui lui couvraient le torse. Désormais, même les grognements de son fidèle compagnon furent incapables de leur ramener à terre, ne subsistait plus qu'elle, lui et le baiser qu'elle lui faucha sans la moindre hésitation. Les yeux clos sur le fait, Parker les rouvrit puis recula lentement les traits afin de capturer la lueur particulièrement douce qui filait les prunelles face aux siennes.

- Tu vois, j’ai froid et j’ai vraiment pas envie de traîner sous la pluie… S’il te plaît. Reprit-elle plus délicatement.

Elle était gelée, frigorifiée même, et elle n'avait guère besoin d'ajouter ces mots pour le lui faire comprendre. Contre ses cottes, il sentait jouer ses doigts humides et trop frais pour parvenir à quelconque ouvrage méticuleux, puis cette fausse complainte dans le timbre qu'elle venait de lui offrir, le rappela à l'ordre. Il baissait sa garde une fois de plus, conscient, sans vouloir se l'avouer, que l'une de ses pires faiblesses était celle là même qui se tenait face à lui.

- Tu permets ? Reprit-il en ravalant la langueur qu'elle cherchait à ramener à elle.

Ses mains saisirent les poignets sous les pans de son tee shirt puis les invitèrent à quitter ses flancs pour à nouveau rejoindre les courbes de leur propriétaire. Légèrement poussée sur le côté, Gin lui laissa enfin le champ libre pour investir les lieux. Sans attendre, le trentenaire saisit son flingue, et sa lampe torche, peu certain du nombre de décharnés rôdant hypothétiquement dans le coin, puis franchit le seuil en intimant, d'un simple regard, à l'animal encore près d'elle, de garder l’œil sur la gamine qui le détestait. Hormis un tas de bordel innommable, quelques brancards dont les draps n'étaient plus de première fraîcheur, les seules traces de lutte qu'il trouva dataient de plusieurs semaines, voir mois... Cet endroit, d'après les panneaux rouillés qu'ils avaient aperçut en chemin, avait servit de refuge aux prémices de l'infection, désormais cette clinique n'était plus que l'ombre d'elle même, un désert étrangement glauque dans lequel personne n'avait du s'aventurer depuis des lustres. RAS dans le premier corridor, quant aux quelques doubles portes menant vers les chambres, cuisines et autres salles de cantines, ces dernières étaient cadenassées. Le faisceau de sa lampe pointa l'un de ces verrous qu'il empoigna pour observer brièvement le mécanisme au point d'en sourire de coin. Un souvenir lointain lui revint en tête, celui la même où il avait appris quelque chose qui, aujourd'hui, lui servait plus qu'à son tour mais quand ses yeux capturèrent une ombre s'étendant vers le portail clôt face à lui, ses sourcils se froncèrent.

- Je t'ai appelé ? Interrogea-t-il sur un ton sarcastique ne nécessitant guère de réponse. L'danger tu t'en tamponnes, comme de ce que j'te demande en gros... Sa réponse concernant le désert des lieux le poussa à se redresser pour planter les yeux dans les siens. Pense avec des « si », toujours.... On sait jamais sur quoi on peut tomber. Mêmes si ces sacs de chair putride sont pas des exemples d'intelligence, ils sont assez cons pour se loger là où on les attend pas. Lentement, il pointa de nouveau la lampe vers une porte non cadenassée et esquissa un sourire. Si y a une chaîne c'est qu'il vaut mieux pas passer par là, mais plutôt par ici.... A toi de voir si on continue où si ce premier couloir est assez confortable pour tes jolies petites fesses de princesse.
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Guinevere Weaver
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MessageSujet: Re: At the wrong time, at the right place   Dim 11 Juin 2017 - 22:55

at the wrong time, at the right place
Dean et Guinevere

Il avait chaud, lui. Elle garderait bien ses mains là, pour se réchauffer. Puis il avait l’air d’apprécier, le bougre. Elle le voyait dans ses yeux. Elle voulait juste qu’il comprenne qu’elle était gelée, lui, il y voyait une invitation. « Les hommes » pense-t-elle. Elle n’avait pas besoin de faire tant d’efforts que ça avec lui. Il était réceptif à son charme, à ses formes et ses mimiques. Et putain ce qu’il était capable de supporter ses humeurs, rien que pour ça, Guinevere commençait à bien l’aimer. Plus que nécessaire en fait. Peut-être que l’homme était un peu maso’ ou alors n’avait-il plus fréquenté d’êtres humains depuis longtemps avant de tomber sur elle. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle avait beaucoup de chance d’être tombée sur lui. Du coup, le sourire qu’elle lui sert est plutôt sincère, et il baisse la garde, encore une fois, pour se perdre dans son regard. Il se laisse aller quelques instants, puis reprend son aplomb, délogeant ses mains de leur bouillote humaine. Il la dégage un peu, la pousse à se mettre sur le côté et elle est trop heureuse de s’exécuter.

Sans plus un mot pour elle, Dean l’écarte et enfile sa cape de super-héros pour aller inspecter l’intérieur. Un instant, le chien se relève, mais un ordre de son maitre le pousse à s’assoir. Le chien jette un coup d’œil à la blonde, avant de fixer l’ouverture de la porte d’un œil inquiet. Ce clebs, il ne lui manque que la parole. C’n’est pas pour elle qu’il s’inquiète, l’animal. C’est pour Dean. Elle soupire. Mais le truc, c’est qu’elle a froid, et attendre dehors, c’n’est pas vraiment son truc. Elle fait un pas en avant, Jedi grogne un avertissement. Elle siffle, vipère.

« C’est ça, essaye de m’en empêcher pour voir ! »

Et elle entre dans la maison, le chien sur les talons. Suivant les ordres de son maitre, et parce qu’elle agit comme une enfant capricieuse, dangereuse pour elle-même et les autres. Mais elle s’en fiche un peu. Elle est gelée et puis elle n’est pas toute seule. Il y a le chien. Et Dean est quelque part devant. Elle avance, la main sur son couteau de pêche à sa ceinture – au cas où. Elle cherche son Chevalier Blanc, suivant l’instinct du chien qui avance en suivant sa trace. Bientôt elle le retrouve en train de scruter une porte cadenassée. Elle s’avance en regardant autour, d’un pas nonchalant. Je t'ai appelé ? Elle a un léger rictus.

« J’allais pas rester dehors indéfiniment, l’chien non plus. »

Mais déjà, il se redresse, plantant son regard dans le sien. Elle relève le menton, soutenant son regard avec un air de défi. Cela dit, ce qu’il lui sert comme discours n’est pas vraiment faux. Elle pince les lèvres, mécontente d’être dans l’erreur. Bien sûr qu’il a raison. Mais elle faisait attention.

« J’me baladais pas dans les couloirs. J’ai fait attention. Tu sais, je survivais bien aussi avant de te rencontrer, j’sais un peu comment me débrouiller. Puis j’avais l’chien avec moi. »

Mais il avait raison. Et il le savait autant qu’elle. Elle n’avait pas besoin de le dire. Puis il devait savoir que ça ne servait à rien de parlementer avec elle. Elle ne la fermait pas quand elle avait raison, mais c’était pire quand elle avait tort. Mais il avait déjà compris, quatre mois et il commençait déjà à comprendre comment elle fonctionnait. Mais c’était ça, de vivre les uns sur les autres. Ils n’y avaient plus qu’eux deux. Difficile de ne pas apprendre à connaitre le fonctionnement de l’autre. Et bien qu’ils parvenaient à se surprendre de jour en jour, peu à peu, elle remarquait des constances. Des choses qui marchaient sur lui et d’autres non. Et inversement. Lui aussi commençait à savoir comment s’y prendre avec elle. Déjà, il embraye sur un autre sujet, le nœud du problème qui l’occupait au moment où elle était arrivée dans le couloir. Il se demandait s’il fallait ouvrir cette porte ou non, continuer plus loin ou non. Gin’ pose ses mains sur ses hanches, observant le couloir qui s’étendait un peu plus loin, la porte scellée.

« Demande à ton chien s’il sent quelque chose à travers cette porte… Ou toque, si y’a des morts dedans t’entendra gronder et on saura qu’il ne faut pas rentrer. Sinon, nan j’n’veux pas rester ici. J’n’ai pas envie de choper la crève en restant dans ce courant d’air. Y’a sûrement bien une pièce où on peut squatter. Avec de la chance, il restera peut-être un fauteuil, un brancard ou quoi, pour se reposer vraiment. T’es d’accord ? »

Elle avait beau être une vraie Reine des Caprices, elle savait un minimum réfléchir. Bien plus qu’il ne pouvait le croire, visiblement.


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Dean L. Parker
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MessageSujet: Re: At the wrong time, at the right place   Mer 14 Juin 2017 - 9:14


At the wrong time, at the right place


Ft Gin

Le chien, encore le chien et toujours le chien. Cette réponse, assez « évidente » était elle pour elle, lui soutira un soupir. Quant à la suite de sa phrase, cette dernière eut le mérite de lui arracher un petit sourire. Nullement moqueur, ça non, plutôt conquis à dire vrai. Gin était loin d'être stupide, bien au contraire, cette jeune blondinette avait les bonnes cases nécessaires à une survie qu'on aurait pu qualifier d'optimale. Après tout, jusqu'ici, et sans lui avant qu'ils se rencontrent, elle avait survécu, de quoi l'inviter à la considérer comme une personne réfléchie et intuitive. Toquer à la porte n'était donc pas une mauvaise idée en soi, mais si des décérébrés campaient à quelques mètres derrière, rien ne garantissait au trentenaire que les chaînes seraient assez solides pour retenir les coups qu'ils porteraient contre les battants. Dean observait et analysait énormément les choses, jadis ses interlocuteurs le trouvaient long à réagir, prêt à peser le pour et le contre pour n'importe quelle futilité que ce fut, mais aujourd'hui, ces abrutis trop impulsifs bouffaient sans doute les pissenlits par la racine quand lui foulait encore la terre ferme. A cette pensée, un rictus fila ses pétales tandis qu'il scrutait l'air qu'affichait sa partenaire.

Elle n'avait guère envie de passer le temps derrière l'accueil, plutôt le désir de se trouver un lieu confortable où le mobilier serait non négligeable. Une chose était certaine, s'il trouvait son bonheur, Dean ne profiterait guère du cuir moelleux d'un sofa contrairement à celle dont le caractère, bien que parfois difficile à gérer, lui correspondait davantage que si elle avait été docile et sans mordant.

- Dans ce cas... Lâcha-t-il en détournant les yeux de sa silhouette pour déambuler dans le corridor à la recherche des portes n'étant pas condamnées par quelques cadenas.

La majorité d'entre elles l'étaient néanmoins, ce qui rendaient les choses bien moins faciles, par ailleurs, la présence des maillons leur rappelait qu'il ne fallait jamais sous estimer l'univers actuel, que les rôdeurs, même si un silence morbide régnait sur les lieux, pouvaient être là où on ne les entendait pas. Jedi ne grognait pas, pas comme lorsqu'il sentait le danger venir, Dean se fiait simplement à l'instinct de l'animal dont les sens étaient bien plus développés que les siens, passant devant chaque possible entrée en observant la réaction du chien jusqu'à sourire lorsque ce dernier, face à un battant que son maître lui présentait, redressa le nez vers lui. La voie était donc libre, cependant restait encore le verrou à faire sauter. Les gens ayant survécu ici avaient peut être l'intention de revenir un jour, bloquant donc les accès à tous ceux capables de leur voler des vivres, du matériel ou toutes autres choses nécessaires à une vie en extérieur d'où la présence de chaînons là où, semblait-il, aucun danger ne planait.

- Seul j'aurai ouvert celle où y avait pas de verrous.... Indiqua-t-il à sa compagne. heureusement, et quoi qu't'en penses, on a un atout non négligeable.

Un sourire narquois aux lèvres, Parker flatta l'oreille de l'animal prenant place assise à quelques pas de lui qui s'accroupissait face au cadenas. Sans plus en dire, il ôta quelques ustensiles de sa besace, le verrous entre les doigts sous son regard attentif. C'était rouillé, friable, une assez forte pression le ferait céder sans problème, alors, le trentenaire agrippa son marteau américain pour faire le travail. En quelques mouvements, silencieux et précis, le jeune homme termina par faire céder le cadenas tandis que Gin, attentive à ce qu'il faisait et consciente qu'il fallait la jouer discret lorsqu'on ne savait guère à quoi s'attendre, rattrapa la chaîne qui glissait entre les poignées de porte. Naturellement, il lui offrit un clin d’œil complice en se redressant de toute sa hauteur. Même si parfois ils s'engueulaient, ruminaient, se détestaient presque, Dean se rendait bien compte que leur duo, bien qu’atypique, fonctionnait à merveille. Lentement, il poussa le battant puis reprit son investigation, arme et lampe de poche au poing, afin de s'assurer que rien ne surgirait de ce qui ressemblait à un vieux sanatorium. Au grès de ses pas, Parker jeta un œil par les hublots des chambrées. C'était capitonné, silencieux, lugubre aussi lorsqu'on observait les quelques camisoles qui traînaient, les sangles accrochées à de vieux fauteuils roulants... Visiblement, et d'après la poussière, l'endroit n'avait plus été visité depuis des lustres, peut être pas même lorsque le refuge était encore sur pieds, après tout ce genre de lieu pouvait foutre les jetons à n'importe qui. Dans le fond du couloir, se trouvait un bureau, et le fameux vieux fauteuil dont rêvait la petite blonde dans son dos vers laquelle il tourna les traits.

- T'es exaucée princesse. Sourit-il en pointant le faisceau de lumière vers le siège derrière les vitres de l'office. J'vais aller vérifier jusqu'où va la sécurité du couloir. La laissant passer devant lui, Parker lui agrippa délicatement le menton afin d'avoir toute son attention. Sept minutes... tu connais le fonctionnement maintenant.

Ces mots n'étaient guère anodins, Dean et elle avaient l'habitude de se donner un temps imparti lorsqu'ils se séparaient, ainsi, à la fin du compte à rebours, si l'autre n'était guère revenu c'était que la merde leur pendait au nez, et le dernier restant avait pour consigne de se barrer pour sauver sa peau.
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Guinevere Weaver
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MessageSujet: Re: At the wrong time, at the right place   Ven 16 Juin 2017 - 20:16

at the wrong time, at the right place
Dean et Guinevere

Il avait déjà baissé la garde alors que son sermon se terminait. Par moment, elle se disait que Dean était un homme facile à distraire. Puis elle se rappelait qu’il n’y avait qu’elle qui lui faisait cet effet. L’homme était plutôt du genre consciencieux. Il prenait le temps d’analyser les choses, il jouait la sécurité avant toutes choses. S’il baissait sa garde en ce moment, c’était parce que leur instinct, mêlé à celui du chien leur disait qu’il n’y avait pas trop à craindre cet endroit. Les rôdeurs, ils passaient plus de temps à errer dans les rues à la recherche de chaires fraîches que dans les espaces clôt, comme ce bâtiment. Peut-être l’un ou l’autre aurait pu s’égarer au détour des couloirs, mais toute une horde ? Peu probable. Elle aussi, sentait qu’il n’y avait pas trop à craindre. Elle n’avait qu’une hâte, pouvoir enfin se poser… et peut-être profiter d’un de ces instants de répits pour se réchauffer d’une différente manière.

Ecoutant son avis, Dean reprend la marche à la recherche d’une porte à ouvrir, Jedi sur les talons. Fermant la marche, Gin’ se fait attentive et à l’affut. L’absence de rôdeur ne signifiait pas que le bâtiment était abandonné. D’autres survivants avaient peut-être eu la même idée qu’eux. Sortant son couteau de pêche de sa ceinture, elle suivait Dean de près, scrutant les alentours. Elle savait faire attention. Elle savait écouter son instinct qui ne la trompait que rarement. Elle avait appris à assurer sa survie. Si elle n’était pas des plus délicates, elle était au moins efficace. C’était le plus important. Elle était déterminée à survire, et prête à tout pour cela. Quitte à s’encombrer d’un compagnon de route, en dardant son regard sur son fessier, elle se dit qu’elle aurait pu tomber sur bien pire que lui. Il se retourne pile alors que son regard était légèrement distrait par ses avantages non négligeables. Elle ne cacha pas sa petite faiblesse. Jusqu’ici, les lieux étaient sauvent. Et Dean félicita le chien pour cela. Elle eut un soupire agacé.

« Ouais, bien sûr. Vive le chien. »

Il avait choisi une porte, sorti ses outils et entreprit de déverrouiller la porte. C’était lugubre comme lieu. Ça n’inspirait pas grand-chose. C’était lugubre. Difficile de dire si les lieux avaient été abandonnés avant ou après l’épidémie. Dans le fond, elle s’en fichait bien. Ce qui l’intéressait, c’était le bureau au fond du couloir et le mobilier encore présent. Le fauteuil, notamment. Un sourire naquit sur ses lèvres. Un peu de confort ne ferait pas de mal. Elle posait ses mains sur les hanches et s’apprêtait à faire un commentaire quand il reprit la parole, sur un ton beaucoup plus sérieux. J'vais aller vérifier jusqu'où va la sécurité du couloir. Délicatement, il lui prend le menton pour fondre dans son regard. Elle sait ce qu’il va dire et son sourire disparait. C’est très concentrée et déterminée qu’elle lui lance un regard d’avertissement.

« Sept minutes. T’as intérêt à revenir. »

Elle n’aimait pas ces moments-là, elle était forcée de l’admettre. Il y avait toujours une chance sur deux pour qu’il ne revienne pas. Pour qu’elle se retrouve à nouveau toute seule. Quand c’était elle qui s’éloignait, l’inquiétude restait la même. Plus ces deux-là passaient du temps ensemble, plus Gin’ avait du mal à gérer cette inquiétude de la séparation. Elle dégagea son menton pour se détourner de lui. L’instant d’après, il sortait, le chien sur les talons pour l’accompagner pendant qu’elle, elle restait là à compter les secondes jusqu’à son retour.

Gin’ prit assise sur le bureau, cherchant une attitude faussement détendue. Mais le moindre bruit la faisait lever les yeux vers la porte. Elle regardait autour d’elle, il y avait une fenêtre – non barrée – et une porte close. Sept minutes. Elle descendit du bureau pour ouvrir cette porte. Utilisa les épingles qu’elle avait pour forcer la serrure. Les mains réchauffées, elle put mettre en pratique les conseils de Dean et se débarrasser de ce foutu verrou en moins de trente secondes. Ce n’était qu’un placard, presque vide. Quelques feuilles traînaient là, un stylo, une compresse. Rien de bien précieux en soi, c’était à se demander pourquoi ils avaient pris la peine de verrouiller la porte. Elle soupire. Un bruit la fait regarder vers l’entrée, mais toujours pas de Dean. Sept minutes, qu’il a dit. C’est long. C’est long à attendre. Elle rongeait son frein. Elle prend appui sur le bureau, continue de compter. Il prend son temps, elle n’aime pas ça. Les sept minutes s’écoulent presque. Elle quitte son perchoir se dirige vers la porte. Au même moment, Dean entre et elle le percute.

« Put… Merde ! »

Elle relève le visage vers lui, le foudroie du regard. Partagée entre la colère et le soulagement de le revoir.

« T’es en retard, j’allais filer. »

Faux. Elle mentait et cela se voyait. Elle était soulagée qu’il soit là. Peu importe ce qu’il avait pu trouver.  

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Dean L. Parker
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MessageSujet: Re: At the wrong time, at the right place   Lun 19 Juin 2017 - 10:31


At the wrong time, at the right place


Ft Gin

C'était court sept minutes, surtout si on tombait sur une saloperie récalcitrante, cependant il fallait bien se coller à l'investigation du reste de la zone et préparait son partenaire à toutes éventualités.  Dean ne pouvait pas dire qu'il appréciait ces moments de séparations, mais quel homme aurait-il été s'il avait forcé sa compagne à l'attendre plus que de raison ? Tout ce qu'il voulait était qu'elle survive le plus longtemps possible, comme elle l'avait fait jusqu'à présent et sans lui jadis, patienter plus de temps qu'il n'en fallait, alors qu'il y avait quelques chances pour qu'il ne revienne jamais, n'était clairement pas ce qu'il désirait pour elle. Quand il fut forcé de la relâcher, il fit signe au chien de lui emboîter le pas pour continuer leur ascension dans le reste des services leur étant accessible. Pour unique source de lumière, le faisceau de sa torche et, pour unique assurance vie, son instinct et celui de l'animal qui le suivait comme son ombre.

Le trentenaire ouvrit une première porte, quittant le corridor où il avait laissé la belle pour un autre où, la première chose que la torche pointa, furent les traînées de sang séché contre les sols et murs. Ce n'était pas rassurant, pas le moins du monde, néanmoins, aucun chant d'outre tombe ne lui arrivait aux oreilles... Dean continua donc, les sens en alerte, les muscles tendus par l'ignorance de ce qu'il pouvait trouver ici, même si, de toute évidence, les tâches et marques de doigts tracées à l'hémoglobine, lui certifiaient que les gens de cet endroit n'avaient certainement pas fuis de leur plein gré. On les y avait forcé, il s'agissait possiblement d'autres gens peu scrupuleux, ou encore, de morts ayant fait le ménage en n'épargnant personne. En silence il s'enfonça plus profondément dans les lieux jusqu'à trouver une réserve tant convoitée. Elle n'était pas vide comme les autres endroits dans lesquels ils avaient fait une halte, il y avait de quoi panser des plaies, de quoi en suturer d'autres. Des compresses et quelques poches de sérum salin dont on se servait autrefois afin de perfuser les patients. Naturellement, il glissa dans son sac quelques uns de ces trésors, on ne savait jamais de quoi demain serait fait et il valait mieux prévenir que guérir. Chose faite, subitement son regard fut attiré par une double porte close, cette dernière disposant de hublots, dont le nom qui la décrivait lui fit froid dans le dos... « Morgue ».

Il y jeta un coup d’œil sans se risquer à illuminer la zone et l'horreur se peignit sur ses traits. L'endroit était jonché de corps pourrissants, amassés ça et là sans qu'on ait trouvé juste de les recouvrir de draps. L'odeur qui en émanait était atroce, prenant les poumons d'assaut pour vous arracher des quintes de toux quasiment nauséeuses... Immédiatement, il recula et fixa l'attitude de son fidèle compagnon. S'ils avaient été une menace, la bête aurait montré les crocs, ce qui n'était pas du tout le cas présentement. De quoi le rassurer en un sens même si, le fait d'imaginer qu'on ait pu parquer des défunts, pour la plupart déjà rongés par le virus, ne lui disait rien qui vaille quant à la neutralité des lieux. On avait peut-être sécurisé la zone pour y subsister, un groupe avait peut-être élu domicile ici et temporairement déserté les lieux dans le but de rechercher autre chose à l’extérieur. Un juron quitta ses lèvres puis, il revint rapidement sur ses pas, conscient que le temps imparti ne tarderait plus à s'écouler. A pas rapides, le cœur en vrac que d'imaginer que de potentiels ennemis fussent tombés sur Gin, Parker rouvrit brusquement le premier battant passé et s'encastra de plein fouet dans la silhouette de celle qu'il fut soulagé de revoir saine et sauve. Il ne souriait pas, étant parfaitement conscient de son retard mais, malgré tout, sa découverte lui laissait un arrière goût amer en bouche.

- Alors qu'est-ce que tu fous encore ici ? Lui rétorqua-t-il quant au fait qu'elle allait probablement se tirer. Il était assez sec dans sa manière de parler, plutôt froid et distant même, ce qui ne présageait souvent rien de bon. Sans attendre, il rejoignit le reste du corridor foulé plus tôt puis s'invita dans l'une des cellules psychiatrique afin d'ôter une sangle de cuir d'un brancard. Il ne lui avait encore rien dit, et parce qu'il sentait son regard interrogateur peser contre lui tandis qu'il rejoignait la porte à emprunter pour rejoindre la morgue, Dean se mit à table. Y a un tas de morts en décomposition de l'autre coté, et pas que des gens ordinaires si tu vois c'que j'veux dire.... Lâcha-t-il en entourant les poignées du battant, face à lui, à l'aide de la sangle qu'il serra au maximum afin d'assurer leur protection. J'sais pas si c'est récent on non, tout c'que j'sais c'est que les Décharnés sont pas des amateurs de suicide collectif. Quelqu'un, un groupe sûrement, a nettoyé la zone, vaut mieux pas tenter l'diable. Terminant de sangler les clinches, il redressa les yeux dans les siens afin de savoir ce qu'elle désirait faire. Gin avait froid, était claquée, elle avait besoin de quelques heures de sommeil pour être en pleine possession de ses moyens, elle était donc la seule à pouvoir décider. Si quelqu'un essaie d'entrer je l'entendrai bien avant, au choix on reste et tu t'reposes un peu, et on s'tire dès que t'as ouvert les yeux, ou on déserte immédiatement sans certitude de trouver un autre endroit sec d'ici la fin d'la nuit. Choisis Princesse.
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At the wrong time, at the right place
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