Partagez | 
 

 Two hearts, one soul

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Invité
Invité
MessageSujet: Two hearts, one soul   Dim 1 Jan 2017 - 22:06

Ils ne devaient pas être loin de noël... ou alors était-ce déjà passé ? Gabriel n'avait pas vraiment tenu les comptes et le regrettait bien à présent. Mais après tout, qu'importe. Ce qui comptait, ce n'était pas la date en soi, mais bien ce qu'elle représentait. Alors dans la mesure où personne ne pouvait dire avec exactitude quel jours ils étaient, pourquoi ne pas se dire que c'était noël ?

Et en cette occasion, Gabriel avait prévu de bien grandes choses. Depuis quelques temps, il se sentait sombrer dans le mutisme et la solitude, ne s'ouvrant plus guère aux autres et se contentant des contacts minimums. Il faisait sa part de corvée, voire plus encore pour ne pas avoir à trop penser lorsque Selene était absente, et le reste du temps, il le passait avec la jeune femme. Il lui était alors venu à l'esprit, sans pour autant en faire part à Selene, qu'il ne connaissait pas sa date d'anniversaire et que, même s'il venait à l'apprendre, puisqu'ils ne tenaient pas de calendrier, il aurait du mal à le lui souhaiter. Alors, désireux de faire naître un peu de festivité et de joie dans le cœur de la musicienne, il avait eu l'idée de lui organiser un pseudo noël avec tout ce que cela impliquait ; le repas, l'ambiance et le cadeau. Pour cela, il y en avait un dont il était certain que la jeune femme le prendrait en riant. Pour l'autre... il était beaucoup moins sûr de lui et commençait à se demander s'il ne ferait pas mieux de tout laisser tomber avant de tout gâcher.

Selene était tout pour lui. Si les choses se passaient mal... Non. Il ne voulait même pas l'envisager. Il ne pouvait pas l'envisager car s'il le faisait, jamais il n'aurait le courage d'aller jusqu'au bout de son idée. Alors, tout en regardant Selene qui s'affairait de son côté, il croisa les doigts de ses deux mains comme pour se donner un peu de chance et imagina sa sœur en train de l'encourager. Car si elle avait été là, ç'aurait certainement été ce qu'elle aurait fait.
Il se dirigea alors vers la chambre qu'il partageait avec Selene, certain de ne pas être dérangé en plein préparatif puisqu'il avait le soutiens de Breann qui s'occuperait de distraire la musicienne de sorte qu'elle ne s'approche pas de la zone avant le moment opportun. Il n'avait donc pas à s'en faire de ce côté là.
Un bref instant, il se sentit presque coupable de ne pas faire profiter tout le groupe de cette idée d'un noël surprise, mais il ne voulait pas partager cet instant. Il voulait que ce moment leur appartienne à tous les deux et à personne d'autre.

Une fois dans la chambre, il s'employa à suspendre aux quatre murs des bandes de tissus colorés qu'il avait déniché avec Breann et qui s’apparenteraient à des guirlandes. Il y en avait des rouges, des pourpres, des bleus et des vertes. Il n'était pas un as de la décoration, mais il finit par arriver à un résultat correct. Il s'employa ensuite à y suspendre des flocons découpés dans de simples feuilles blanches. Il adorait faire ça quand il était plus petit et il en avait même profité pour montrer à Arun comment faire. Le gamin avait prit l'exercice très au sérieux et cela lui avait permis d'oublier pour un temps la rudesse de leur nouveau monde.
Satisfait du résultat obtenu, il plaça sur la petite commode le faux sapin d'à peine trente centimètre qu'il avait déniché lors de la sortie dédiée au cadeau numéro deux. C'était le seul qu'il avait put dissimuler dans son sac à dos pour éviter que Selene ou qui que ce soit d'autre ne tombe dessus.
Il s'employa à l'emberlificoter dans des bandes de tissus qu'il lui restait, l'agrémentant de flocons en papier plus petits que ceux accrochés aux guirlandes de fortune. Il plaça ensuite deux bougies de part et d'autre du faux conifère.

Une fois le décor planté, il lui fallait l'ambiance. Pour cela, il sortit de son sac le vieux radio-cassette à pile qu'il avait dégoté. Les piles étaient presque mortes et il y avait bien peu de chance qu'elles durent assez longtemps pour jouer toute la cassette, mais ce serait toujours ça. Il déplaça ensuite le petit bureau qu'il plaça de telle sorte à pouvoir placer les deux chaises de la pièces de chaque côté de celui-ci de telle sorte qu'il seraient face à face. Il y disposa ensuite un tissu clair qui ferait office de nappe. Il avait également déniché des bougies qu'il plaça sur le bureau sans les allumer immédiatement. Il plaça les couverts, les verres et deux canettes de sodas qu'il avait réussi à planquer pour l'occasion ! Quel luxe...  Il espérait que Selene aimerait ça. Dans le cas contraire, il avait prévu de l'eau, même si ce serait un peu moins festif.

Il lui semblait qu'il manquait quelque chose... Mais quoi ?
Il fouilla dans son sac et fut rassuré de constater que son cadeau le plus risqué était bien là. Fébrile, il sortit l'écrin du sac et le plaça dans la poche de son pantalon. Il fallait qu'il se calme un peu ou il risquait de se trahir avant l'heure...
Se passant rapidement les mains sur le visage pour reprendre contenance, il repoussa le sac du pied pour le placer sous le lit double improvisé puis il quitta la pièce.
Le plus dur restait à faire.  

Le soleil était déjà bien loin sous la ligne d'horizon et seule la lune prodiguait sa douce clarté sur le paysage environnant. L'air à l'extérieur était froid et humide. Il risquait de bientôt neiger. Dommage que ce ne soit pas déjà le cas en y pensant. Gabriel surprit Selene à inspecter le grillage à l'aide d'une lampe torche, marchant seule le long de celui-ci, sans doute pour s'aérer un peu l'esprit avant de se remplir un peu le ventre. Il se dirigea vers elle, un sourire de filou sur le visage. Lorsqu'il fut suffisamment proche pour pouvoir lui parler sans hurler, il s'adressa à elle :
« Tu crains que la belle au bois dormant ne cherche à s’échapper à son réveil ? » Il faisait bien sûr allusion à la rescapée que Selene et William avaient ramenée afin de la soigner. Drôle d’initiative à son avis mais il n'avait émit aucun commentaire à ce sujet. Selene n'avait pas vraiment l'air à l'origine de cet élan de charité et Gabriel soupçonnait que William et son cœur d'or l'avaient emporté sur la décision finale.

Souriant toujours comme un gosse sur le point de faire une terrible bêtise, une fois qu'il fut assez proche il se pencha vers elle et lui glissa dans le creux de l'oreille :
« J'ai une petite surprise pour toi ! »
Il lui fit alors un clin d’œil plein de malice et ajouta tout en la prenant par la main, marchant à reculons pour rester face à elle :
« À ta place je m'attendrais au pire ! »
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
avatar
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 2427
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   Lun 2 Jan 2017 - 0:39

Sa tête était trop pleine. Les pensées fusaient dans tous les sens, les émotions aussi, chaotiques. Il y avait sa thérapie bien sûr, et les questions qui ne cessaient de la tarauder quand elle quittait William – devait-elle en parler à Gabriel ? Est-ce qu’elle faisait de réels progrès ? Est-ce qu’il y avait vraiment une chance qu’elle guérisse ? Mais ce soir là, c’était leur captive qui la préoccupait. Même si elle ne pouvait évidemment pas s’échapper du bâtiment dont elle conservait la clef, Selene n’avait pas pu se sentir tranquille avant de sortir pour inspecter le grillage.

Elle avait oublié son bonnet. Pas grave. Le froid lui donnait l’impression de faire baisser la température de ses songes, alors qu’elle commença son petit tour. Duncan devait certainement l’avoir fait il y avait peu, mais c’était bien plus pour s’occuper l’esprit que pour réellement détecter une brèche. Sa lampe torche balayait l’acier, tandis qu’elle ne pouvait plus s’empêcher de divaguer par la pensée. Désormais, la musicienne imaginait son petit-ami. Il n’avait rien dit quand ils avaient ramené l’autre fille, mais qu’en pensait-il ? Elle n’avait pas eu le temps de lui demander, accaparée par l’ambulancier, au sujet de la prisonnière, puis par Breann.

Est-ce qu’elle sortait trop ? La veille, elle se le demandait déjà, dans la voiture avec les deux doyens du groupe, et là, ça revenait. Avec Mike, Hernando, Duncan, William et Abigail, ils avaient suffisamment de personnes habiles sur le terrain pour qu’elle ait besoin d’y prendre part si souvent. La pianiste le sentait : elle devrait s’accorder une pause, pour sa santé ; physique et mentale. Certes, sa convalescence estivale l’avait forcée à ne pas bouger pendant plusieurs mois, mais elle avait comme compensé cette inactivité par une boulimie du ravitaillement. Après les trois semaines difficiles sur les routes, elle se surmenait pour que la prison tienne ses promesses, et elle était bien trop jeune pour tenir le coup.  

Etrangement, elle avait la sensation de se couper un peu des autres ; plus qu’avant, en tout cas. L’ambulancier disait que ça pouvait être un symptôme de sa maladie, de perdre le contact. Selene ne savait pas trop, elle avait toujours eu l’habitude d’être secrète. Seuls l’instituteur et l’irlandaise pouvaient prétendre avoir percé sa bulle, et d’ailleurs, ils ne connaissaient même pas les mêmes choses d’elle. Pas vraiment.

Le soupir qu’elle poussa exhala une volute de buée qui s’évanouit dans la nuit. Ça l’emmerdait littéralement, cette fille qu’ils avaient ramenée de la ville. Elle n’avait pas envie de la garder, mais la faire repartir, c’était larguer dans la nature quelqu’un qui savait où ils habitaient. Ils n’avaient pas encore pu l’interroger pour savoir si elle appartenait à un groupe, mais ce n’était même pas la question. Il y avait des tas de cas de figure, pouvant aboutir sur le fait que leur lieu de résidence soit divulgué, et alors… non. La musicienne ne voulait pas revivre ce qui s’était passé au chalet. Devrait-elle tuer cette femme ? L’exécuter, juste par précaution ? Alors pourquoi s’occuper d’elle ?

La voix de Gabriel la tira de ses réflexions. Elle tourna vers lui ses yeux cernés, mais le sourire ravi qu’elle afficha en le voyant fit un peu oublier ses traits tirés. Les mois filaient, les galères s’enchaînaient, mais il avait toujours le don pour cette transmettre son amusement. Selene se mit à rire comme une enfant, alors que son aîné n’avait encore rien expliqué, et eut un air de bonne surprise quand il justifia sa venue :

- Je ne sais honnêtement plus qu'est-ce que serait "le pire", rétorqua-t-elle en se laissant entraîner.  

Il ne lui en fallait pas plus pour abandonner sa garde superflue. C’était peut-être aussi pour ça qu’elle réussissait encore à brûler la corde par les deux bouts : parce que l’instituteur était là pour lui transmettre un peu de sa malice. Une joie de vivre que lui-même semblait avoir perdu d’ailleurs, se renfermant à l’égard des autres, mais elle ne saurait pas le blâmer. Ces pensées lui insufflant une soudaine envie de témoigner son affection, la pianiste retint Gabriel juste avant qu’il ne rentre dans leur refuge et l’attira à elle pour l’embrasser tendrement. Malgré son épais manteau, il pourrait sentir qu’elle avait – encore – maigri, et que son corps, bien que forgé par cette nouvelle vie, semblait plus gracile.

- Je viens d’y penser : ne me dis pas que tu as trouvé un costume de mère Noël. Je serai capable de le mettre.

Pour lui ? Oui. Elle ferait pas mal de clownerie. Épousant encore une fois les lèvres de son petit ami, le visage fendu d’un grand sourire amusé, elle le libéra. Il avait une surprise après tout, et elle voulait vraiment savoir ce que c’était !


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   Lun 2 Jan 2017 - 20:24

Même s'il parvenait parfaitement à le cacher, il était en panique totale ! Il avait manigancé ce plan depuis un moment déjà, assemblant jour après jour les détails qui le constitueraient. Et à présent qu'il s'agissait de passer à la phase finale... il avait un trac monstrueux ! Et alors qu'il aurait cru que de sentir dans sa paume celle de Selene l'aurait calmé, rasséréné, c'était tout à fait le contraire qui se produisait. Il se sentait tel un collégien sur le point de demander à la fille de ses rêves si elle voulait bien sortir avec lui... S'ils n'avaient pas été dans une obscurité que bien peu de lumière venait percer, Selene aurait put se rendre compte du rouge qui lui montait petit à petit aux joues.

Bientôt ils furent sur le pas de la porte de leur chambre. Il allait falloir qu'il se reprenne, sinon il risquait de tout gâcher avant même d'avoir commencé. Comme un miracle survenu au moment opportun, Selene le retint avec douceur alors qu'il avait presque la main sur la clenche, et il reçut avec délice le baiser qu'elle lui offrit. L'espace d'un instant, le nœud qui s'était lentement formé au creux de son estomac se volatilisa et il savoura ce court instant de bonheur simple et merveilleux.
Posant une main sur la joue froide, pour ne pas dire glaciale, de la jeune femme, il l'attira un peu plus vers elle de son autre main apposée dans son dos.

La réflexion de Selene une fois leur étreinte achevée dessina un nouveau sourire malicieux sur le visage de l'instituteur. Il n'y avait pas vraiment pensé mais à présent que l'idée était lancée, ça aurait put être quelque chose d’intéressant.
« Une mère Noël rien que pour moi ! Quelle chance ! Mais est-ce que tu serais une mère Noël ou une mère fouettard ? Parce que je crois savoir où dégoter un fouet si tu veux. »

Pour toute réponse il reçu avec plaisir un nouveau baiser qui termina de le détendre suffisamment pour qu'il retrouve toute sa contenance. Le rouge de ses joues envolé, sinon celui causé par le froid de l'extérieur, il apposa sa main sur la poignée de la porte et, avec une lenteur exagérée, il imita un grincement sinistre avant d'ajouter :
« Mademoiselle, bienvenue.... à votre soirée privée de noël. »

Ouvrant enfin la porte en grand, il laissa Selene entrer dans la pièce où elle put découvrir tout ce que Gabriel avait mit en place. Près du sapin miniature, les deux bougies dispensaient une douce lumière tremblotantes qui venait s'ajouter à celle diffusée par les deux bougies de la table. Cette luminosité tamisée était largement suffisante pour profiter pleinement des décorations qui recouvraient chaque mur, leur ajoutant même un petit côté mystérieux et magique.

« Si mademoiselle veut bien se donner la peine... » fit-il tout en ôtant le manteau des épaules de la jeune femme en pleine contemplation des lieux.
Il alla placer le manteau dans un coin de la pièce, rapidement suivit par le sien. Puis il retourna auprès de Selene et, tout en lui tirant la chaise qui lui était destinée, il l'invita d'un geste gracieux à venir s'y asseoir.

« Ce soir, au menu, nous aurons de la bisque de homard et une truffade de pommes rissolées accompagnées de leur bœuf cuit à point dans une noisette de beurre tendre. » Tout en disant cela, il avait prit une voix monocorde, telle celle d'un serveur débitant son speech à une cliente. Toujours sur le même ton sérieux il ajouta, portant sa main à son oreille comme à une oreillette invisible :
« Ah ! On m'annonce en cuisine que nous sommes en rupture de homard, de bœuf et de pommes rissolées... ah et aussi de beurre... j'ai bien peur mademoiselle qu'il vous faille vous contenter de votre homme pour ce soir. »

Ravi de sa plaisanterie, il prit place en face d'elle et, comme si de rien n'était, il demanda :
« Du coup, l'aile ou la cuisse ? »
Son hochement de sourcil ne laissait aucun doute quant au sous-entendu.
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
avatar
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 2427
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   Mar 3 Jan 2017 - 9:23

Selene avait ri au pseudo-grincement émit par son petit ami, ne s'attendant qu'à découvrir leur chambre. En deux mois, ils avaient un peu aménagé la pièce, qu'elle ne soit plus aussi impersonnelle. Elle ne s'attendait absolument pas à ce que Gabriel avait concocté : le sapin, les bougies, les guirlandes, la table. Émerveillée, Selene resta sans voix, une main devant sa bouche en "O", les yeux étincelants. Ces 15 derniers mois, elle avait vu beaucoup de choses, des choses très moches ; tant qu'elle n'était plus habituée à tant de... magie. Noël, les fêtes, les illuminations, les rencards, ça lui était complètement sorti de la tête. L'instituteur venait de rallumer une impression qu'elle pensait éteinte à jamais : celle que le monde ne se limitait pas à naviguer entre les cadavres pour revenir avec trois conserves.

- C'est juste... magnifique, Gabriel...

L'étudiante tremblait d'émotion pendant qu'il retirait son manteau. Dire qu'il avait eu cette attention... ce n'était pas facile de s'accoutumer à cette vie dans la prison, quand ils n'avaiet même plus l'eau courante ou la vue pour se changer les idées ; et son petit-ami trouvait le temps – et l'envie – de lui faire des surprises. Sa copine était une meneuse débutante, fragilisée et malade, mais il lui préparait un diner au chandelle. Incapable de trouver d'autres mots, elle s'était assise timidement, ses pupilles pétillantes toujours.

La pianiste se sentit un peu déplacée quand même, sale et mal habillée. Débarbouillée à l'eau glacée qu'ils recueillaient de la pluie et de la neige fondue, habillée de fripes complètement usées qu'elle mettait pour les tâches ingrates... même pas coiffée, encore moins maquillée. Oui, pour l'occasion, elle aurait bien sauté dans une bonne douche, une robe et des talons, histoire de marquer le coup.

Au lieu de ça, elle n'avait que son rire, quand Gabriel imita un serveur pour lui annoncer un repas haut-de-gamme. Au moins, ça redonnait des couleurs à son visage frigorifié. Est-ce qu'il avait vraiment pu trouver tout ça ? Le connaissant, il aurait bien été du genre à se dégoter des merveilles à partager en couple mais... oui, évidemment, c'était une plaisanterie. Ils n'avaient pas de quoi faire cuir une tranche de bœuf, ça aurait dû lui mettre la puce à l'oreille.

Selene arborait toujours un grand sourire, "son" sourire, quand son aîné s'assit face à elle. Ses yeux bleus brillaient alors qu'elle le dévisageait, ils envoyaient un message très clair : elle était amoureuse. Elle avait faim aussi, maintenant que l'instituteur avait eu l'excellente idée de lui mettre l'eau à la bouche. Alors qu'elle tentait de discipliner ses longs cheveux, les rassemblant d'un côté de son visage pour les démêler avec ses doigts, elle arborait un air malicieux. Elle fit même osciller sa tête de droite à gauche, prétendant hésiter, avant d'affirmer :

- Je dirai l'aile et la cuisse maintenant. Tu m'as donné faim, je vais bien devoir manger quelque chose.

Il la connaissait maintenant, plutôt bien, alors impossible qu'il manque le sous-entendu, ni l'étincelle lascive qui traversa son regard. Mais ce n'était sans doute pas le but ; pas tout de suite. Gabriel n'avait pas besoin de tant de mise en scène s'il n'était question que d'une soirée de plaisir, et c'était ce qui la touchait le plus. C'était une preuve qu'il l'aimait, qu'il tenait à elle, et l'étudiante avait sans doute plus besoin que jamais de sentir qu'avant une survivante, elle était une femme.

- Tu ne m'autoriserais pas à me changer par hasard ? Je suis sûre de trouver une tenue plus adaptée dans mes affaires. Ça me fait sérieusement de la peine de gâcher ton tableau qui est..., il n'y avait pas de mots pour décrire comme c'était simple et parfait à la fois, alors elle conclut sincèrement : merci.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   Mar 3 Jan 2017 - 11:29

La remarque de Selene le fit sourire. Le sous-entendu était encore plus flagrant dans sa bouche. Mais ils pourraient en arriver là si les choses se passaient bien, pourquoi pas... C'était une perspective plus que délicieuse et Gabriel se mordilla légèrement la lèvre inférieur à cette idée.
« Gourmande. » Déclara-t-il simplement, comme si lui-même n'aurait pas le moins du monde été tenté par quoi que ce soit de charnel.

Elle manifesta alors le désir de se changer, comme si elle avait, quelque part dans sa garde robe, quelque chose comme une tenue de soirée spécialement conçue pour l'occasion. Le mieux qu'ils pouvaient faire, l'un comme l'autre, c'était d'enfiler des vêtements propres. Il n'avait pas songé à cette éventualité et se sentit un peu bête. Dans la mesure où ils ne faisaient pas vraiment attention à leur apparence depuis que le monde avait sombré, cela ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Mais Selene, en femme qui se respecte, semblait presque gênée d'être ainsi attablée accoutrée comme une sauvage tout droit sortie des bois.

« Une tenue plus adaptée ? Pourquoi pas, j'adorerais te voir manger toute nue... »
Il sourit de toutes ses dents, persuadé de ne jamais réussir à manger quoi que ce soit si Selene se tenait nue devant lui sous la lumière dansante des bougies.
« Plus sérieusement, je ne vois pas comment tu pourrais gâcher quoi que ce soit. Je te trouve parfaite ainsi. Mais si ça peut te conforter, ne te gène pas. »
D'autant que c'était l'occasion de profiter d'un spectacle bien plus délectable encore que le repas prévu.

Il regarda la musicienne se lever avec la grâce dont seules les femmes étaient capables et il leva les bras, joignant ses mains derrière sa tête tout en observant Selene farfouiller dans ses affaires à la recherche désespérée d'une tenue plus 'adaptée'. Comme s'il existait une tenue qui soit adaptée à un noël improvisé avec une micro sapin, des guirlandes en lambeaux de tissus et des flocons découpés dans du papier. N'oublions pas les bougies, seule lumière possible, et un repas à venir qui n'aurait rien de bien exceptionnel face à ce qui aurait put se faire en des temps moins troublés.

Lorsque la jeune femme trouva enfin son bonheur, elle semblait bien plus rayonnante. Était-elle donc gênée à ce point de se sentir si peu présentable ?
« Ne comptes pas sur moi pour me retourner ou pour fermer les yeux... » argua-t-il, les mains toujours derrière la tête, bien calé sur sa chaise tel un spectateur en pleine contemplation du plus beau de tous les tableaux. Il aurait aimé avoir un appareil photo pour immortaliser cet instant.
Les courbes graciles de Selene s'exposèrent bientôt devant lui sans aucune barrière, les flammes des bougies faisant danser des ombres sur sa peau, la faisant paraître plus lisse et plus douce que du satin. Il ne se lasserait jamais de contempler une telle merveille de la nature.

Alors que Selene recouvrait enfin sa peau d'un tissu propre et lui semblant plus approprié, il se leva discrètement de sa chaise alors qu'elle s'était retournée. S'approchant d'elle, il l'attrapa doucement par la taille et lui déposa un baiser dans le cou. Se serrant tout contre elle, c'était lui, à présent, qui se sentait déplacé.
« De quoi j'ai l'air moi maintenant ? »

Certes, il avait des vêtements propres du matin et il n'avait rien fait de vraiment salissant dans la journée. Il n'avait pas eu à se débarrasser de cadavres ni même à crapahuter dans la boue. Mais à présent que Selene s'était changée, il se demanda s'il ne devrait pas en faire autant.
Ou pas... Non, il n'en ferait rien.

Embrassant une nouvelle fois Selene dans le cou, il passa un bras devant elle puis, lui attrapant la main, il la fit se retourner et lui vola un nouveau baiser.
« À table ? » demanda-t-il alors.
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
avatar
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 2427
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   Mar 3 Jan 2017 - 18:28

Selene leva malicieusement les yeux au ciel quand Gabriel rétorqua qu'il ne voyait aucun inconvénient à la voir diner nue. Elle aussi le connaissait maintenant, et elle avait senti venir cette réplique de très loin. Avec ce petit air mutin qui lui était si significatif, l'étudiante se leva avec souplesse. Au fond, même dans sa vie d'avant, elle n'avait jamais été une grande coquette, mais elle tenait à marquer le coup. Son petit ami avait fait la décoration, elle y mettra sa petite touche ; rien que faire l’effort de ne pas ressembler à une souillon. Pour le plaisir de s’apprêter aussi, depuis combien de temps ne s’était-elle pas inquiéter de ce qu’elle portait ? Retrouver des préoccupations futiles, ça avait du bon.

Dans le bac en plastique où étaient rangées ses affaires, la pianiste chercha activement en retournant ses fringues sans ménagement. Parfois, elle soulevait un haut, ou un pantalon, à la hauteur de ses yeux pour l’étudier, avant de le rejeter avec un air dépité. Elle n’ignorait pas que l’instituteur la regardait, mais elle se doutait aussi qu’il ne s’impatientait pas. De toute façon, elle aimait ce regard. Celui qui disait qu’il l’aimait pour ce qu’elle était, qu’il la désirait, qu’il ne l’abandonnerait pas. Ces derniers temps, elle avait surtout l’impression d’être épiée, ou de surprendre des lueurs d’inquiétudes compatissantes. A croire que la nouvelle de sa malade s’était répandue…

- Finalement, Abigail a eu raison de me dire d’emporter ça…, lâcha-t-elle avec un sourire.

Ce qu’elle avait trouvé ? Rien de transcendant pourtant. Un short grunge en jean, avec les bords qui s’effilochaient comme si on l’avait coupé aux ciseaux, des collants en laine noire, un pull dos nu qu’elle n’aurait sans doute jamais mis à une autre occasion. Son cou gracile resterait nu, il l’était depuis qu’elle avait rendu son collier à Bobby de toute façon.

- Pervers, avait-elle rétorqué à Gabriel en lui tirant la langue quand il affirma qu’il ne bougerait pas.

Elle ne se cacha pas pourtant. Avec des gestes insolents, Selene fit tomber à ses pieds ses vêtements usés et sales. De son regard à la façon dont elle faisait glisser les tissus sur le sol, tout était provocation. Dans les pupilles de son petit ami, elle lisait qu’elle faisait mouche, et ça l’excitait. Oui. C’était sans doute la plus grande de ses chances d’ailleurs : que son corps qui avait déjà tellement souffert puisse frissonner à l’idée des caresses de son amant. Quelques secondes, elle s’était retournée, essayant de relever ses cheveux pour les maintenir avec une broche qu’elle avait trouvé, mais c’était peine perdue. Sa crinière était trop longue, trop lourde.

Qu’importe, l’instituteur venait de la rejoindre et elle sourit en sentant ses lèvres sur sa nuque, la peau hérissée de chair de poule. De quoi avait-il l’air ? Hum… la musicienne hésita un peu, entre un compliment ou une boutade. Finalement, elle opta pour quelque chose qui pouvait être les deux, selon l’angle avec lequel on le voyait :

- Tu ressembles à l’homme qu’il me faut.

Et il n’avait pas intérêt à le démentir. L’étudiante se laissant guider pour faire volte face, embrassa son petit-ami, et suivit son invitation à se mettre à table. Il avait donc véritablement prévu un dîner ! Mais après plus d’un an d’épidémie, considérant que Gabriel n’était pas chasseur pour un sou, elle devrait faire une croix sur la viande fraîche et cuite. Zut. Elle rêvait d’une bonne assiette de dinde à la Thanksgiving maintenant.

- A table, fit-elle en s’asseyant, sauf si tu as l’intention de me regarder mourir de faim.

Il avait véritablement réveillé son appétit, alors qu’elle n’avait envie de rien dix minutes auparavant. La tête trop pleine ; mais à ce moment, elle avait oublié l’inconnue dans l’un de leurs box. Elle en aurait même voulu à sa meilleure amie si elle frappait à leur porte pour interrompre ce moment. C’était elle et lui, et c’était Noël.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   Mar 3 Jan 2017 - 22:46


Il s'était vraiment donné beaucoup de mal pour que ce repas soit absolument parfait. À tel point qu'il s'était surprit lui-même. Alors que Selene reprenait place sur sa chaise, qu'il lui avait tiré auparavant, il lui déposa un dernier baiser dans le creux du cou. Puis, espérant que les odeurs de nourriture n'attireraient pas un curieux jusque dans leur chambre, il tira le réchaud de sous le lit. Celui-ci n'avait plus énormément de gaz et il l'avait réquisitionné, le planquant pour ce jour spécial. Il n'avait d'autre choix que de faire sa petite cuisine ici car, au vu de ce qu'il avait prévu, et de la quantité ridicule, il aurait été mal venu de faire ça à la vu de tous.

Déposant le réchaud sur le rebord de la fenêtre, le plaçant de telle sorte qu'il pourrait tout de même ouvrir pour aérer si besoin, il sortit alors le reste des ingrédients.

« J'espère que mademoiselle a aussi faim qu'elle le prétend parce que ce soir, c'est repas gastronomique ! »
Sur le rebord de la fenêtre il posa une petite poêle, une casserole, une bouteille d'huile même pas encore entamée, une conserve sans étiquette, une petite bouteille de vin blanc en format 25cl et deux boites en plastiques opaques contenant ses précieux mets.  
« Bon. J'ai de supers ingrédients mais je dois t'avouer un truc... J'ai jamais été un cordon bleu. Alors il y a toutes les chances pour que je fasse absolument tout brûler ! »
Le pire dans tout ça c'était que c'était la pure vérité. Mais pour ce jour si spécial, il ferait attention... à condition de ne pas être trop distrait...

Affichant un sourire tendre à Selene, il se mit au travail.
« Si tu veux voir un homme en action c'est le moment ou jamais ! »
Allumant le réchaud, il y plaça la petite poêle. Rapidement, il put y mettre un peu d'huile. Puis, une fois qu'elle fut assez chaude, il ouvrit l'une des deux boites et en sortit quarte fins morceaux de viande. C'était du lapin. Duncan avait réussi, Dieu seul savait comment, à attraper cette saloperie de bestiole pas plus épaisse qu'une gerbille. Plus ou moins au courant des plans de Gabriel, il lui avait gracieusement cédé la bête. Il n'en avait pas tiré grand chose mais à présent, l'instituteur fit revenir les quatre tranches assez peu épaisses dans l'huile chaude. Il ne savait pas si ça se cuisinait ainsi mais ça ne pourrait pas être mauvais. Enfin il l'espérait.
Par contre, là où il allait avoir un problème (auquel il n'avait pas vraiment prit le temps de réfléchir) c'était qu'il aurait eu besoin de deux moyens de cuisson. Il allait lui falloir alterner... ça allait être folklorique...
Alors que le lapin commençait à cuire doucement, il versa l'intégralité de la bouteille d'huile dans la casserole. Sentant le regard de Selene dans son dos, il lui lança :
« Tu peux allumer le radio-cassette si tu veux. J'ai trouvé un petit truc de circonstance. Et également nous servir le soda si ça te dit. »
Sans se retourner, histoire de rester concentré sur sa tache, il entendit la jeune femme s’exécuter. Bientôt, des chants de noël s'élevèrent de l'appareil, rendant tout cette petite mise en scène légitime.

Il eu alors une petite idée pour son manque de plaque de cuisson. Ôtant la poêle du feu, il y plaça la casserole et … plaça la poêle sur la casserole.
« Bon c'est pas très conventionnel mais on va faire avec... et espérer que tout n'explose pas. »
Se retournant et faisant alors dos au plan de travail improvisé, il fit une grimace burlesque à cette idée. Croisant les bras, il observa un instant la jeune femme qui lui faisait face. Bon sang ce qu'elle était belle. Ce n'était pas une beauté purement physique. C'était un tout. La forme de son visage, l'expression de son regard, la légère courbe de sa bouche en un mince sourire taquin, ses longs cheveux qui formaient une crinière aussi rebelle qu'elle. Il pouvait passer des heures à la regarder, il lui arrivait d'ailleurs de le faire lorsqu'elle dormait et que la lumière du soleil entrait suffisamment dans la chambre pour l'illuminer. Comme pour imprimer dans son esprit les traits de son visage de porcelaine, il la couvait tendrement du regard jusqu'à ce qu'elle s'éveille et feignait alors de s'éveiller à son tour.
Elle lui tendit un verre qu'il accepta avec joie et qu'il sirota avec délice. Il y avait un moment qu'il n'avait rien bu de pétillant.

Dans son dos, l'huile dans la poêle et celle dans la casserole, commençait à emmètre de délicieux grésillements. Quittant à regret le visage de Selene du regard et reposant le verre encore bien rempli sur la table, il souleva la poêle pour regarder où en était l’ébullition de l'huile. Ça y était presque.
La viande semblait bien partie alors il reposa la poêle sur la casserole et s'employa à ouvrir la boite de conserve. Il en vida le liquide de conservation dans la boite vide qui avait abrité la viande puis il déversa les petits champignons avec le lapin. Il remua un peu puis il ajouta le vin blanc. En temps normal il fallait ajouter d'autres ingrédients, telles des herbes aromatiques ou des morceaux d'oignon, mais ils devraient faire sans.
Alors que les chants de noël emplissaient l'air, il put enfin ouvrir sa deuxième boite en plastique. Se plaçant bien devant de sorte que Selene ne voit rien, il plongea rapidement le contenu dans l'huile bouillante et reposa la poêle dessus.
« Un minimum de surprise ! Tout de même ! » se justifia-t-il bien qu'il se douta qu'elle avait certainement dû deviner.
« Ça sera vite prêt. »

Il remua encore un peu le lapin et les champignons qui baignaient littéralement dans le vin blanc. Il se demanda s'il avait bien fait de vider les 25cl...
Après encore quelques minutes de patience, la viande fut prête et le reste aussi sauf que…
« Merde ! J'ai rien prévu pour vider l'huile ! »
Légèrement paniqué à l'idée que son repas ne se retrouve gâché à cause d'un oubli aussi bête, il tourna la tête en tout sens à la recherche d'une solution. N'en voyant aucune, poêle à la main, il se tourna désespérément vers Selene.
« Je ne comptais pas te demander de l'aide ce soir mais... tu veux bien me tenir ça ? »

Il lui tendit la poêle au manche protégé et sortit en trombe de la pièce à la recherche d'une solution. Il fini par trouver sans croiser personne et revint avec un autre récipient en métal ainsi qu'une sorte de passoire également en métal. Dans la chambre, Selene en avait profité pour tricher et découvrir les frites dorées et croustillantes dans la friteuse improvisée. Elle avait également disposé le lapin dans deux assiettes qu’elle avait mises sur la table.
« Sauvés ! » déclara-t-il en entrant.

Il put ainsi sortir les frites et les ajouter à leurs assiettes. Ils avaient encore quelques pommes de terres qu'il leur restait du chalet mais ils ne les avaient encore jamais faites en frites. Mais au vu de l'huile que ça demandait, il n'y avait rien d'étonnant à cela.

Enfin assis face à face, leur repas fumant sous les yeux, il purent attaquer.
« Joyeux noël Selene. »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Two hearts, one soul   

Revenir en haut Aller en bas
 
Two hearts, one soul
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Forum RP] Kingdom Hearts Heaven !
» Un triste départ ... pour toute la communauté du forum RPG Soul Eater
» Mathis ♠ « I'm the master of my fate, I'm the captain of my soul. »
» Le soul Gardien, le vaisseaux des rebelles démoniaque
» !! ..: Poor Soul :.. !!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: