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 I love to fly, I love my job

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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Mar 3 Jan 2017 - 9:40

Christina haussa un sourcil un quart de seconde à la révélation de la belle Anya. Aussi était-elle encore pure ? Puis elle lui fit un sourire. La société tendait à vous faire croire que tout le monde devait perdre sa virginité avant ses 18 ans, mais c’était un mensonge. Et bien des gens patientaient beaucoup plus longtemps ! D’autant que la jeune femme était peut-être de confession religieuse puissante et que les mœurs n’encourageaient pas toujours le « sexe libre ».

- Il n’y a aucune obligation, c’est sûr, répondit la brune en posant sur elle un regard bienfaiteur. Il faut en avoir envie et rencontrer la bonne personne, surtout.

Les paroles de la russe étaient attendrissantes. Malgré le monde chaotique qui les entourait, elle voulait croire encore au mariage. Il fallait bien s’accrocher à quelque chose ! Et quand on observait le cortège de couples et de mères pondeuses qui étaient présentent au chalet, personne ne pouvait la blâmer. Ça donnait envie de croire ! Même si tous avaient conscience que les multiples naissances à venir leur réservaient leur lot de difficultés et de surprises. Potentiellement mauvaises…

- Oh moi ? Christy laissa échapper un rapide rire. Pour sûr c’était une autre histoire ! La femme avait été plutôt précoce dans son genre ! Un pur produit de mai 68 ! J’ai eu quelques aventures avec des collègues, je dois dire. Elle afficha une moue amusée. C’était juste après avoir commencé à travailler. Elle faisait alors le deuil de son amour de lycée et avait besoin de réconfort, qui pouvait la blâmer ? Mais je suis une grande sentimentale. C’est toute la limite de mon indépendance, j’ai toujours eu besoin d’un homme. Et il y avait ce pilote… Elle prit un ton mystérieux, jouant de son récit. J’avais 21 ans, il approchait la trentaine, grand, des yeux magnifiques, la moustache ! Elle rigola. Sans blague ! Ce n’était déjà même plus la mode à l’époque, mais ça me faisait craquer ! Bref… on est resté 7 ans ensemble. On a eu James. Mais tu sais comment c’est... avec le petit, on travaillait séparément, moi l’Europe, lui l’Asie, on se voyait rarement… et bon…

Fallait-il y ajouter quelque chose ? Leur relation s’était essoufflée comme ça et Christina avait ouvert la porte à un autre. Elle ne racontait jamais les détails de sa rencontre avec Alan. Notamment sa double vie de quelques mois, pendant lesquels elle avait menti aux deux hommes qu’elle fréquentait parallèlement. Elle n’en était pas vraiment fière, pour tout dire.

- En rencontrant Alan, je n’ai pas voulu faire les mêmes erreurs.

Et elle avait pleinement réussi. Leur relation n’avait jamais connu de tempêtes massives. A peine de brefs orages. Tout du moins, jusqu’à aujourd’hui… Le visage de la femme se rembrunit. Elle s’était rêvé vieillir grand-mère, au bras de son homme, entourée de sa progéniture et de leurs descendances. Que restait-il de ça ? Anya pouvait rêver de mariage et d’enfants. Elle pouvait y croire malgré des statistiques défavorables probablement. Mais Christy n’avait plus d’espoir. Aucun.

- Enfin, c’était une autre époque ! Elle se redressa sur sa chaise, se forçant à chasser ses idées sombres. Mais c’était plus fort qu’elle… elle détourna alors la conversation de son cas. Comment vont les jumeaux ? Demanda-t-elle ainsi.

Par rapport à tout ça : Noël oui, mais aussi surtout l’approche de l’anniversaire de la chute du stade et tous les souvenirs que cela pouvait réveiller en eux.
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Mar 3 Jan 2017 - 21:48

Il  était évident pour notre russe que sa virginité à son âge pouvait encore étonner surtout avec sa profession qui comme Christina l'a sous-entendu amenait à aller au 7ème ciel, notamment car les hôtesses de l'air ont toujours été sources de fantasmes pour de nombreux hommes. Mais bon, l'une des rares choses qu'elle respectait était l'abstention de tout rapport intimes avec qui que ce soit. De toutes manières elle savait qu'elle n'était pas attiré particulièrement par quel genre que ce soit, elle avait pu lire sur un site internet une fois "asexuelle" mais ce nom était un peu abrupt et elle préférait juste ignorer cela.

Christina prit la parole de sa charmante voix qu'Anya avait toujours considérée pleine de sagesse et de savoir, elle idolait madame Karlson d'autant plus qu'elle avait plus d'expérience que notre soviétique et était donc comme la doyenne. Celle-ci défendu alors le fait qu'il faut le faire par envie, par désir et non juste pour le faire et s'en vanter. C'était un choix personnel à faire et chacun était libre de ce même choix. Fut alors le tous pour l'américaine de s'exprimer sur ses aventures. Dès le départ Christina commença à rire, ce qui laissait présager un parcours haut en couleur ! Elle l'avait donc fait avec quelques collègues et sa sentimentalité l'a amenée chez un pilote qu'elle décrivit.

Mais elle ne resta pas si longtemps avec lui, surtout à cause du travail, l'un d'un côté du monde tandis que l'autre était à l'opposé. Il n'en était pas moins sûr de plus que des petites aventures aient pu avoir lieu sur un vol ou un autre, c'était un point dont Anya ne voulait pas se mêler de toutes façons si l'amour s'estompait tellement et qu'ils se trompaient il était toujours mieux d'arrêter là et de partir chacun de son côté. Ce fut après la mention d'Alan dans la conversation que l'américaine sembla se renfermer, il est vrai qu'une telle situation devait être pesante et mettre mal à l'aise à sa mention.

Il n'en fallu pas plus pour que notre russe exprime son soutien, posant doucement sa main sur celle de son amie et elle lui fit un léger sourire mélancolique, cherchant à lui transmettre son soutien. La doyenne changea donc de sujet et demanda comment allaient les jumeaux.

"Ma foi, ils vivent encore plutôt bien la situation, je m'attendais à pire. Ils sont très courageux tu sais, après tout ça, ils surmontent les événements. Heureusement ils ne sont pas seuls avec Victoria et, Norman je crois. Ils sont contents de m'avoir, et je ne peux qu'en dire autant.  Tu sais, s'ils n'étaient plus là, aujourd'hui, je ne pense pas que je m'en remettrais. J'ai personne d'autre."

S'en suivit un léger blanc suite au quel Anya enchaîna :
" Tu sais, ils parlent même pas un très bon anglais et pourtant ... Pourtant ils se débrouillent encore... J'aimerais tellement pouvoir les impressionner, trouver du courage, me lancer dans les expéditions pour aider les autres mais...le combat tout ça, je ne ... S'il devait m'arriver quelque chose; tu pourrais... me rendre ce service qui serait de s'occuper d'eux ?" Elle s'en voulait un peu de dériver vers ce sujet, mais à vrai dire elle ne savait pas vraiment de quoi parler elle même.
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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Mer 4 Jan 2017 - 11:22

Les deux garçons dont s’occupait Anya était effectivement un bel exemple que la vie pouvait reprendre son cours malgré les horreurs qu’elle traversait. Ils étaient jeunes, avaient encore tant à découvrir et voir. La nature leur offrait avec l’oubli une deuxième chance. Sans les derniers évènements, Christina aurait également pu croire à ce renouveau. Toutes ces futures naissances, ces rires d’enfants. Pouvaient-ils toutefois faire abstraction de la menace qui se trouvait seulement à leur porte ? De la faim qui creusait irrémédiablement leurs ventres ?

- Ils s’améliorent en anglais tout de même ! C’est épatant. La femme avait surtout vu la différence en rentrant de ses trois mois d’absence. Les deux garçons s’ouvraient alors davantage aux autres. Et oui, la présence des autres enfants n’y était certainement pas étrangère effectivement. Elle fit une moue, posant à son tour une main rassurante sur le bras de la jeune femme. Tu n’es pas seule, nous sommes tous là.

Elle força un sourire, bien consciente pourtant du creux de sa remarque. Il était vrai qu’ils formaient tous maintenant un groupe. Une grande famille, comme l’avait répété Tamara ou encore Arthur lors de leur réveillon la veille. Mais ils ne devaient pas se leurrer. Leurs liens avaient beau être forts et sincères, les gens qui avaient partagé leurs vies « d’avant » avaient une place différente dans leurs cœurs. Et d’autant plus si ces gens étaient réellement de la famille. Un époux, une sœur, tout ça. Et pour Anya, les jumeaux étaient visiblement de cette catégorie-là. Ils donnaient en quelque sorte un sens à son existence.

- Préserve toi du monde extérieur, tant que tu peux, confia la brune à sa jeune amie, quand cette dernière évoqua son manque de courage et sa peur du dehors. Personne ne te tient rigueur de ne pas aller en ravitaillement ou de quitter la station. Tu aides déjà beaucoup, comme tout le monde, dans le chalet. Ça passe davantage inaperçu : le ménage, les lessives, purifier l’eau… mais tout ça compte autant ! Le quotidien, c’est ça aussi ! On se répartit les tâches comme on peut. Tout n’est pas que… combat.

Ils étaient suffisamment nombreux en tout cas pour se permettre d’envoyer au casse-pipe les plus vaillants. Ceux et celles qui restaient au camp participaient tout autant au bien-être de leur communauté. Leurs actions étaient certes moins héroïques, mais n’en était pas moins indispensables pour autant ! D’ailleurs Anya souleva un sujet, qui crispa légèrement l’ancienne mère de famille. Elle la regarda un court instant sans rien dire. Elle comprenait la question, elle voulait y répondre par l’affirmative, mais…

- Je… je ne peux pas te promettre ça… Sa réponse pouvait paraitre brutale. Déplacée même. Mais elle ne voulait pas servir un mensonge à la jeune femme. Elle affichait un visage désolée. Sincèrement. Avec ce qui est arrivé à Sven… je… je ne crois pas que je pourrais encore… Elle baissa les yeux. M’occuper d’un enfant. Repartir de zéro pour… rien…

Elle pinça les lèvres et se tut un instant, détournant son regard vers l’extérieur. Elle devait changer de sujet, rebondir. Parler de la pluie et du beau temps ? Elle reporta ses yeux noisette vers la blonde.

Excuse-moi, c’est encore un peu difficile en ce moment. Ça finira par aller mieux sûrement. Mais rien ne t’arrivera d’ici là, allez ! Rien n’était moins sûr, mais elle avait besoin de le dire. Son regard lui lança un « s’il te plait » silencieux. Elle avala une nouvelle rasade de tisane. Parle-moi plutôt de chez toi - Vorkoula ? - de tes frères et sœurs. De tes parents. Ils étaient contents de ta réussite j’imagine !
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Mer 4 Jan 2017 - 17:47

L'amie hôtesse de l'air complimenta tout d'abord les progrès d'anglais que les jumeaux avaient fait, rejoignant alors ce qu'Anya avait énoncé, avant de rebondir sur ce qu'elle avait ajouté la réconfortant presque en lui disant qu'elle n'était pas seule. Que tout le monde était là. Elle souriait alors mais Anya sentait comme une aura légèrement plus lugubre et étrangement sombre, elle fit un léger sourire forcé comme quand un de ses passagers lui parlait de quelque chose de particulièrement gênant.

Ce fut alors que Christina dit quelque chose à laquelle Anya ne s'attendait : l'américaine la confortait dans son idée de rester dans le chalet et de ne pas sortir, qu'elle ne devait en aucun cas être forcée ou harcelée pour ça. Et que personne ne lui en voulait pour ça, et c'est sur ces mots que notre soviétique douta légèrement.  Au contraire elle avait plutôt l'impression que les gens la regardaient  de travers en raison de son refus de sortir faire des expéditions ou autres chose avec un danger équivalent.

Quand elle y pensait elle n'a jamais été confrontée à un rôdeur en face, certes au stade elle en avait vu mais relativement loin, autrement elle n'a pas spécialement été en contact avec ceux-ci. De toutes manières voir un cadavre ne lui parlait pas plus que ça. Puis vint un blanc, l'américaine semblait mal à l'aise, ou qu'un mal être la rongeait lorsqu'elle répondit à Anya quelle n'aurait juste plus la force de s'occuper un jour à nouveau d'enfants. Anya s'empressa de s'excuser d'avoir abordée le sujet car elle se doutait que c'était un sujet sensible pour la doyenne.

Sven, le fils des Karlson était plus jeune qu'Anya et elle se souvenait avoir eu de rares discussions avec lui, ne se résumant pas à grand chose d'autres que de parler de la pluie et du beau temps, de savoir comment il allait puis de retourner à leurs occupations. Il était à l'écoute et la russe en gardait bon souvenir des quelques fois où ils s'étaient abordés. Cependant son tragique destin fit éprouver des frissons à la jeune européenne lors de l'annonce de cette mort soudaine. Enfin, presque soudaine. Elle s'inquiétait d'autant plus à propos des jumeaux.
C'est sur les mots d'encouragement que lança son amie que toutes deux burent une gorgée de leur thé qu'Anya avait désormais vidé, elle ne pourrait pas boire éternellement de toutes façons se dit elle en plaisantant. Christina questionna alors Anya sur sa famille et son histoire, un peu plus en détail, de lui parler de Vorkouta qu'elle avait appelé Vorkoula ce qui fit déclencher un léger rire de la part de notre brune.

"Vorkouta, oui. Ne t'inquiète pas, beaucoup de personnes ne connaissent même pas l'existence de la ville."


Madame Karlson voulait entendre sa vie, celle de ses frères et sa sœur, de ses parents et comment il avaient réagis à son succès, son travail. Anya prit un léger temps pour rapidement réfléchir : Concernant ses parents, elle se souvient bien de leur réaction qui ne fut pas des plus positives; car elle était la seule à pouvoir et devoir s'occuper de ses frères et sa soeur, mais ayant trouvé une alternative et surtout s'étant arrangée avec Anton, son frère le plus âgé des autres, ses parents l'avaient alors laissé prendre son envol, au sens littéral du terme même.  Quand à ses frères et sa soeur, pas tellement de choses à dire en fin de compte, mais elle le fit quand même pour faire plaisir et surtout sortir un peu du sujet traité précédemment.

"Oh, tu sais, je ne sais même pas par quoi commencer. Mes parents avaient d'abord plutôt mal pris mon envie de m'évader au début, mais ils ont finalement accepté et sont effectivement contents que j'ai pu me sortir de, elle dit quelques mots russes, hum, c'est un peu comme vous dites, un cul de sac ? Je crois que c'est le mot, da. Bref, se sortir de Vorkouta comme j'ai fais est pas mal pour des personnes n'ayant pas faits une tonne d'études...

Enfin, si tu veux en savoir plus sur mes frères, il y a Anton, c'est le plus âgés de tous mes frères et il a six ans de moins que moi, c'est le portrait craché de mes parents, le côté doux et attentionné de ma mère et en même temps le mauvais caractère de mon père, ça m'a toujours fais rire. J'avais des frères jumeaux aussi, pour sûr que ce fut une sacré coïncidence avec Igor et Mikhaïl, mais il n'est pas rare de trouver des jumeaux en fin de compte j'ai déjà vu ça lors de beaucoup de vols, pas toi ? Et il y a ma sœur, je ne la connait pas autant que les autres mais elle est plus comme moi.

Et toi ? Tu as des frères, des sœurs ? Comme j'ai déjà  dis, parle moi de toi, ça m'intéresse beaucoup."
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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Ven 6 Jan 2017 - 15:46

Il n’était pas surprenant que selon les interlocuteurs, Anya récoltait des conseils opposés. Ils avaient tous leurs expériences. Abel avait raison sur un point : tôt ou tard, la jeune femme serait confrontée à l’horreur qui avait pris possession du monde. Elle devait être prête ce jour-là. Et en ce sens, Christina était d’accord. Elle voulait juste préserver une part de l’innocence de sa jeune amie. Il y avait la vie et la survie. Et entre les deux, un gouffre qu’on ne passait qu’une fois…

Mais pour changer l’atmosphère lourde qu’avait créé les deux femmes - l’une en faisant une proposition qu’elle pouvait juger malhabile, l’autre en la refusant nettement – ces dernières évoquèrent de nouveaux souvenirs lointains. Ceux de leurs familles. Christy acquiesça à la traduction du « cul de sac », comprenant ce que la blonde voulait dire.

- Ce n’est pas donné à tout le monde de réussir à casser les codes familiaux pour s’en aller ! Etudes ou non, il en fallait dans le pantalon. Comment tu as entendu parler des hôtesses de l’air ? Il n’y avait pas de formation dans ta ville, si ? Puis ces dernières pouvaient couter un peu d’argent !

Mais Anya mentionna ensuite ses frères et sa sœur. Encore des jumeaux ? Christy haussa une épaule. Elle en avait croisé par mal dans son existence aussi.

- J’avais… j’ai, se reprit-elle, refusant de parler au passé de ceux dont elle n’aurait plus de nouvelles - elle devrait alors en faire de même avec son fils James, et c’était juste trop pour elle - un frère ainé : Simon, il a trois ans de plus que moi. Quand on était enfant, c’était… on se disputait tout le temps. Qu’est-ce qu’il m’agaçait ! On n’a jamais été très très proches. On s’appelait jamais, je n’avais de ses nouvelles que par ma mère, où pendant les fêtes, quand on les passait en famille. A la même saison au final… Mais sa femme était gentille… Zut elle avait employé le passé de nouveau. Bref !

Même si elle se focalisait beaucoup sur ses enfants, Christy songeait souvent aux autres membres de sa famille ou même à ses amis de la région. Comme Sally ou Wade. Ils étaient partis avec William et Reese se réfugier à la Garfield High school quand les évènements avaient dégénérés. Avec Alan, ils avaient songé à essayer de rejoindre le lycée pendant leur périple en ville au printemps. Mais après le sort de Centurylink Field, cela ne leur avait pas semblé raisonnable…

- Cette saison de fête nous amène forcément à se remémorer le passé, je ne sais pas si c’est une bonne chose. Est-ce qu’elle préfèrerait oublier ? Jamais. Les images de la chute du stade lui revinrent en mémoire, tout comme la veillée de Noël qu’ils avaient fait là-bas seulement quelques jours plus tard. Un léger rire secoua Christina. Tu étais allée à la veillée de Noël au stade l’année dernière ? Tu sais que je me suis retrouvée à gifler une gamine ce soir-là ?! Enfin gamine… une fille qui devait avoir à peu près ton âge. Mais tellement, tellement à côté de la plaque ! Imaginer la quinquagénaire en coller une à Michaela ne manquait effectivement pas de panache ! Je ne sais même plus exactement ce qu’elle avait fait. Insulter un enfant ? Ou quelque chose comme ça, complètement déplacé ! J’ai voulu la remettre à sa place, mais elle est sortie de ses gonds. BAM, le coup est parti ! Pour le coup, ça lui a rabattu le caquet !

La quinquagénaire affichait un sourire amusé en souvenir de la tête de cette pauvre Michaela. Unique !
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Sam 7 Jan 2017 - 16:33

Christina semblait à la fois surprise et à la fois heureuse pour la soviétique, que cette dernière ait pu échapper à un triste destin  faire un métier qui ne l'attirait nullement dans une petite ville qui n'était pratiquement pas connue, même par beaucoup russes eux-mêmes. Hormis l'aspect historique de la commune il n'y avait absolument rien d'autre d'intéressant à parcourir, et même ce n'est pas comme si l'accès à l'ancien goulag était libre.

Lorsque l'américaine demanda alors comment elle a connut le métier et quel était globalement son parcours professionnel pour pouvoir prendre son envol ; bien évidemment Anya lui répondit de sa voix calme et un brin de nostalgie fusait :

"Il y a un aéroport à Vorkouta, on allait parfois jouer là-haut quand on était plus jeunes. Enfin, dans les halls surtout, les employés étaient aussi de la ville et ils nous laissaient en général, peu de personne prenait des correspondances depuis ce point, car la population chez nous est beaucoup moins haute qu'au Sud, Sud-Ouest. Bref, c'est très tôt que j'ai envisagée la possibilité de m'envoler et j'ai suivi la formation à Moscou à ma majorité."

En effet, ses parents et le reste de la famille s'étaient tous mis ensemble pour lui payer tout ce dont elle avait besoin pour faire sa formation, elle n'avait qu'une unique chance et elle l'a prise en main. A bien y réfléchir, doit elle ici aussi faire pareil ? Une opportunité est souvent unique et le choix qu'on fait est d'une grande importance, à chaque fois.

Ce fut suite au sujet qu'avait démarrer Anya à propos de la famille de l'américaine que cette dernière commença à de nouveau avoir une mine peu gaie. Elle parla de Simon son grand frère qu'elle n'aimait pas plus que ça. Notre jeune hôtesse ne comprenait pas cela, elle-même n'avait jamais eu de vrais problèmes avec ses frères ni même sa sœur alors que pourtant leurs conditions de vie était pire que celle de l'ensemble des américains. Combien de fois tous avaient été solidaire pour aider leur fratrie ? Notre brune savait qu'un vrai esprit d'équipe animait les enfants entre eux dans chaque famille de son patelin.

La doyenne déclara que le passé était de mis durant les périodes festives, pour Anya c'était plutôt une bonne chose, se souvenir de tout ça lui donnait du baume au cœur et l'espoir qu'un jour ça puisse arriver à nouveau. Si seulement.  Ce fut surprenant d'ailleurs que Christina ne commence à rire toute seule, ce qui provoqua un léger embarras pour Anya qui n'avait pas vu ou entendu ce qui faisait rire son amie.

Ce fut alors que celle-ci expliqua qu'elle se souvenait de comment elle avait giflé une sale peste qui apparemment devait l'avoir mérité au point que la doyenne lui en foute une. Ceci fit alors également rire la russe qui malheureusement n'avait aucun détail amusant semblable, étant longtemps restée en retrait et très passive. Néanmoins elle avait elle aussi une anecdote amusante qui lui revint en tête.

"Hmm, niet, je n'y ais pas assisté, désolé...
Je me souviens qu'à un vol dont le départ était à Porto pour retourner à Moscou, et hum, parmi les passagers il y avait vraiment beaucoup de monde. Et vers le milieu du trajet, il y a eu l'alarme d'incendie qui a retentit en plein pendant le service et donc les deux stewards se sont dépêchés de ranger les chariots, l'une des deux a même trébuchée et est tombée sur un passager ! Et donc on a prit les extincteur et on est allé là où le détecteur avait sonné, donc aux toilettes. On a enfoncé la porte avec un autre chariot car elle était bloquée et on a directement envoyé le jet.
Je ne te dis pas la tête du mec assis sur les toilettes à moitié nu en train de fumer une clope pendant que la femme d'un autre se rhabillait. C'était tout simplement magique !"
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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Mer 11 Jan 2017 - 15:46

Christina était surprise qu’Anya n’ait pas participé à la veillée de Noël au stade l’an dernier. Les bougies qui avaient éclairées tous les gradins, ça ne passait pas inaperçu ! Peut-être disait-elle simplement qu’elle n’avait pas participé au « mur des souvenirs » où ils étaient nombreux à avoir déposé des photos de leurs proches disparus. Une sorte d’autel pour se recueillir. Malgré sa mésaventure avec Michaela, Christy était d’humeur inquiète ce soir-là. Nerveuse aussi, et c’était probablement pour cette raison qu’elle avait réagi si vivement. Tout cela semblait si loin pourtant…

Anya embraya sur des mésaventures de vol. Les histoires de coucheries dans les toilettes revenaient plus régulièrement qu’on pouvait le croire ! Malgré l’étroitesse des lieux, ça restait un fantasme pour beaucoup. Christina sourit à la remarque de son amie, n’ayant jamais eu à défoncer de portes en plein vol.

- Je ne sais pas si les gens sont fous, ou simplement stupides ! Répondit-elle avec amusement. Il m’est arrivé une fois de… Et là voilà partit à parler à son tour.

Et maintenant qu’elles étaient parties sur des anecdotes de leurs anciens métiers, pas grand-chose ne pourrait les arrêter ! C’était tout le charme de ces professions où on rencontre du monde. Il y a toujours des choses à en dire ! C’était un sujet divertissant qui revenait régulièrement chez les Karlson au diner. D’autant que les hôtesses étaient souvent amenées à « dépanner » des voyageurs ! Et les requêtes qu’elles avaient pu avoir étaient parfois des plus insolites ! Entre propositions indécentes et questions farfelues.

Elles changèrent ensuite de sujet pour évoquer les vrais problèmes qu’elles avaient affrontés en plein vol : crise cardiaque malheureuse, accouchement prématuré, sans parler des incidents d’avion qui étaient coutumiers : trous d’air et j’en passe. C’était les risques du métier, et honnêtement, Christy n’avait jamais eu peur. Le seul accident de travail enregistré à son nom était une fracture de l’orteil… qu’elle s’était faite avec le charriot à repas !

Les minutes s’écoulèrent ainsi, le temps que les deux femmes terminent leurs tisanes et viennent à bout de leur conversation. Elles auraient pu parler encore, quand elles se firent la réflexion qu’elles feraient probablement mieux de se rendre un peu utiles. Elles rejoignirent alors Kassandra et Tam dans les cuisines, pour préparer le prochain repas.

- FIN -
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