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 I love to fly, I love my job

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MessageSujet: I love to fly, I love my job   Jeu 29 Déc 2016 - 22:01

Le grand repas servi à Noel était passé et il sera bientôt de passer à celui de la nouvelle année qui espérons le commencera d'une meilleure manière que le précédent. Cette journée gravée à jamais dans sa mémoire, le 10 janvier. Elle avait en réalité bien plus perdu là-haut qu'elle ne le pensait, parmi eux il y avait ceux qui devaient être ses passagers, tous des gens bien. Heureusement certains d'entre eux ont décidé de lever le camp peu avant le désastre, mais la majorité a tout de même disparu dans le stade.

Edith, sa collègue de bord, qu'elle a déjà rencontrée auparavant lors d'un autre vol. Elle était d'un bon caractère et de ce qu'Anya se souvient, son seul défaut était d'être légèrement gauche mais ce n'est pas des plus graves. Personne ne l'a revu depuis, la dernière fois c'était quand Anya l'a vue essayer de sauver Bénédicte, la doyenne du quatuor qu'avait formé le personnel. Celle-ci aussi, malgré sa force de caractère manquait à notre cadette. Jimmy avait eu la bonne idée de partir, puisse t-il survivre longtemps et un jour trouver refuge au chalet. Et enfin, Natalia, la mère des jumeaux. Elle a laissé une place vide dans le cœur de ses enfants, cette même place qu'Anya prit très rapidement, ayant été une des rares personnes à pouvoir parfaitement bien leur parler et la seule à les prendre sous son aile.

Mais évidemment, elle n'avait pas que perdu ça avec cette apocalypse, les pertes étaient tellement immenses. Heureusement elle n'a jamais été attirée par l'amour ou toutes choses y ressemblant, ça devrait être horrible de le voir, ou même de le savoir mort. Dire que certains ont vécus ces épreuves. Bien que ne pas le savoir en fin de comptes est encore pire. Est ce qu'à Vorkouta les gens s'en sont sortis ? Là est bien la question, ils sont un peu isolés tout de même et peut-être qu'en raison du faible taux d'habitants et de fréquentations la maladie ne s'est pas tellement propagée et qu'ils ont pu être épargnés. Mais évidemment il n'y avait aucun moyen de vérifier cela si ça se trouve tout le monde est déjà mort aussi, ses frères et sa sœur... C'est bientôt l'anniversaire à son frère le plus âgé, Anton, qu'a t-il bien pu devenir lui, c'est un battant il ne serait pas mort stupidement ou sans se battre, alors que diable lui est il arrivé ? Et ses autres frères, et Julia ....

Anya était au bord des larmes en y repensant, le reste de sa famille ne devait pas se porter mieux non plus, ses tantes et oncles, cousins et cousines, amis proches et anciens collègues... Elle se souvient encore de sa meilleure amie dont le père était pilote. Elle pleurait quand celui-ci partait, et il arriva un jour où il partit sans revenir. Une faute humaine, la sienne, était responsable de ce drame, mais l'erreur n'est jamais impossible, personne ne l'a jamais blâmé pour ça.

C'est en se remémorant ces douloureux souvenirs qu'Anya rangeait sa chambre pour s'occuper. Aujourd'hui ce n'était même pas une question de peur d'aller dehors ou pas d'envie de sociabiliser, c'était plutôt un sentiment de lassitude, de toujours faire la même chose. Du coup elle se fit plaisir en vidant tous les tiroirs, jetant tout ce qu'elle possédait par terre afin de pouvoir le ranger. Tandis qu'elle était vers la moitié de son rangement quelqu'un toqua à la porte. Ca ne pouvait qu'être les jumeaux, personne d'autre ne viendrait la voir, sinon pourquoi ? Elle répondit alors plusieurs phrases en russe, n'ouvrant pas la porte. Néanmoins, la personne retoqua. Les jumeaux n'étaient pas idiots, elle venait de leur demander d'attendre un peu avant qu'elle sorte, d'habitude ils écoutaient et faisaient ce qu'elle leur demandait car ils avaient chacun confiance en l'autre. Elle se décida alors de rapidement finir son travail moins d'une minute, ce n'était évidemment par pharamineux, mais c'était déjà mieux que rien. Elle alla alors ouvrir la porte et constata avec surprise qu'il s'agissait de Christina :

"- Oh, bonjour Christina. Désolé, je ne m'attendais pas à voir quelqu'un, entre je t'en prie."
Suite à cela, Christina entra et la salua, avant qu'Anya n'enchaîna :
"Tu voulais me demander quelque chose ?"
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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Ven 30 Déc 2016 - 13:57

Ils avaient fêté Noël la veille. La soirée avait été presque légère et au réveil, Christina avait ressenti une pointe de culpabilité. Celle de réussir à se réjouir quelques instants, malgré le poids de la peine qu’elle portait sur ses épaules. Celle de l’absence de ses deux fils : James perdu quelque part dans les environs de San Francisco et celle de Sven, mort et re-mort à Olympia, à seulement quelques miles de là… La femme avait gardé sur elle une photo de famille qui les présentait tous les quatre, avec Alan bien sûr, à une époque pas si lointaine, où ils étaient encore tous ensemble. Qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour une seule seconde d’insouciance de cette époque-là !

Mais fatiguée de se torturer le cerveau et l’âme, l’ancienne hôtesse de l’air évitait de rester statique à ressasser tout ça. Elle préférait bouger, s’activer pour le camp ou simplement se distraire de la compagnie des autres. Elle faisait alors des efforts surhumains pour ne rien laisser paraitre de son mal être intérieur. Ce fut pour cette raison qu’elle alla toquer à la porte de chez Anya. Elle avait vu les garçons jouer en bas avec Victoria et elle devinait la jeune femme seule dans sa chambre.

- C’est moi, Anya ! Je repasse si tu es occupée… répondit la femme en toquant une deuxième fois alors que la russe avait répondu d’abord dans sa langue natale. Il n’était pas difficile de deviner qu’elle l’avait prise pour les jumeaux.

Finalement Anya ouvrit.

- Je ne te dérange pas ? Je venais juste papoter un peu. Et comme il commence à faire un froid de canard dans les chambres, je me suis dit que tu serai peut-être intéressée par une infusion. Christy brandit deux tasses fumantes. Ils avaient amassé des plantes aromatiques pendant l’été et les avait fait séchées. Cela ne remplirait pas leur estomac mais ça les réchaufferait pendant l’hiver. Tu t’es remise de la soirée d’hier ? Demanda-t-elle alors dans un sourire taquin.

La veillée de Noël n’avait pas été vraiment olé olé, mais elle sortait toutefois de leurs habitudes. C’était une bonne initiative que Tam avait eu là. Malgré une certaine nostalgie ambiante – l’anniversaire de la chute du stade approchait et l’épidémie durait depuis plus d’un an déjà ! – ils s’étaient tout de même amusés.

- Je ne te l’ai pas dit, mais tu étais toute belle dans ta tenue hier. Christina lui offrit un sourire. Elle se souvenait de ses jeunes années d’hôtesse de l’air aussi. A l’époque où la profession était encore jeune et que les hôtesses étaient toutes des minettes ! C’était toujours le cas par la suite, mais les minettes de jadis, comme Christy, avait quand même bien vieillies !
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Ven 30 Déc 2016 - 14:51

Christina entra dans la chambre suite à la proposition d'Anya et lui tendit une tasse de thé chaude, que notre hôtesse, cadette car il en avait maintenant deux, prit alors esquissant un beau sourire avant de remercier sa doyenne et d'ajouter qu'elle ne la dérangeait nullement, au contraire même elle voulait un peu casser le naturel aujourd'hui.

Elle était venue pour papoter, c'est comme ça que les tantes d'Anya se présentaient à l'entrée de la maison pour finalement y rester toute la journée, comme dans les assemblées politiques dont on parle si souvent, chacune de son côté et à discuter haut et fort des heures et des heures durant.  Notre petite russe était souvent ennuyée quand elle était enfant et qu'elle les entendait débattre, mais qu'est ce qu'elle donnerait aujourd'hui rien que pour pouvoir y assister encore une fois.

En y repensant, Anya n'était pas totalement différente de sa mère, toutes les deux étaient des moulins à paroles, du moins avant l'apocalypse pour Anya, ce n'est pas pour rien qu'elle avait choisi ce métier, elle aimait discuter avec les gens, le contact humain; tout comme sa mère qui travaillait dans le supermarché de Vorkouta, la plupart des gens venant faire leurs courses prenaient leur temps et discutaient de longs moments avec le personnel. Notre russe a toujours été très heureuse d'être née dans ce genre de milieu reposant, agréable et social, pas comme dans les grandes villes où tout le monde est stressé, se presse, avec des pics de pollutions, des sans-abris à chaque coin de rue ou bien d'autres choses.

Anya s'assit alors sur son lit dont le matelas était plutôt dur, bien que notre cadette ne s'en soit jamais plaint, elle a déjà dormi dans des lieux bien pires auparavant. Christina s'assit donc à côté d'elle et demanda à notre soviétique si celle-ci s'était remise du festin de Noel, ce à quoi Anya répondit d'un sourire léger :

"Oui, mais je crois que maintenant je peux vraiment faire un grand régime !" avant de légèrement rire. "C'était très bon, et tout le monde a bien participé à ça, chaque personne ayant apporté son aide était d'une bonté inouïe et faisait de son mieux... J'ai rarement vu ça, elle laissa un blanc quelques secondes avant de reprendre amusée, sauf quand les gens se rassemblent pour protester contre les vols annulés, ahaha."

L'hôtesse de l'air américaine complimenta alors l'uniforme qu'avait décidée de mettre Anya la veille. Notre russe ne pouvait s'en cacher le fait qu'elle adorait par-dessus tout son uniforme, c'était une des autres choses qu'elle adorait dans son métier. Elle sourit à Christina et posa sa tasse de thé sur le guéridon après en avoir bu une gorgée et se dirigea vers sa commode d'où elle sortit la tenue en question. Elle en prenait très soin et l'avait plié soigneusement parmi ses affaires, et elle posa donc l'uniforme à côté de son aînée si l'on puis dire cela comme ça.

"Merci beaucoup, tu étais très belle aussi ! L'apparence est une des choses essentielles du métier de toutes manières. Tu travaillais dans quelle compagnie encore, ou plutôt, vers quelles destinations ? Et, tu as toujours ton uniforme ? " demanda t-elle sans vouloir paraître trop indiscrète.
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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Sam 31 Déc 2016 - 11:09

Christina esquissa un nouveau sourire quand Anya évoqua de devoir faire un régime. S'il y avait bien une chose dont nos survivants étaient tranquilles, c'était bien la prise de poids intempestive ! Certes, hier, ils avaient pu se régaler avec du cerf, mais les sorties de chasse revenaient de plus en plus souvent bredouille et ils ignoraient quand ils pourraient même remanger un peu de viande. Les semaines prochaines s'annonçaient difficile d'un point de vue alimentaire. Mais Christy était trop détachée de tout en ce moment pour véritablement s'inquiéter de ça...

- Quelque chose me dit qu'on va même tous y participer ! Rétorqua-t-elle pourtant. Oui ça faisait plaisir de travailler tous ensemble pour autre chose que notre survie.

A la remarque suivante de la plus âgée, Anya alla chercher son uniforme d'une commode. La tenue était sobre, dans les gris et blanc, avec des petites tâches de couleur verte. Et le nom de la compagnie Aeroflot, affiché sur le badge que la jeune femme n'avait pas retiré. Christina comprenait qu'elle ait cherché à garder cet uniforme. Tous les hôtesses avaient un lien spécial avec leurs tenues. Elles créaient leur prestige et les femmes les portaient avec une fierté indéniable. C'était un des atouts du métier : se faire belle, être belle.

- Ça rappelle des souvenirs, dit-elle. Presque 30 ans de services pour sa part ! Plus de la moitié de son existence, et tellement, tellement d'heures passées dans le ciel et aux quatre coins du pays ou du monde. Oui j'aimais bien cet aspect. Celui d'être jolie et apprêtée. Je crois que c'est un peu pour ça que j'ai fait ce métier ! En plus du plaisir de voler ! Et l'aspect social aussi, au service des passagers.

Depuis les longs mois qu'elles se connaissaient, ce n'était bien sûr pas a première fois qu'Anya et Christy discutaient de ça. Mais étonnamment le sujet ne venait pas dans la conversation à chaque fois. Elles en avaient parlé peu après leur rencontre, pendant leur installation à Evergreen Ridge, et alors qu'elles avaient réalisé leur point commun, mais pas franchement depuis. Rien d'étonnant alors que la jeune russe ne se souvienne pas de tout ce qu'elles avaient pu échangé ce jour là.

- J'étais chez United. Je faisais principalement des vols domestiques, Californie, Illinois, Caroline du Sud. J'ai demandé à changer à la naissance de Sven. Évoquer le prénom de son fils défunt la stoppa une seconde. Travailler sur des longs courriers, avec des enfants, c'est tellement compliqué. Je le faisais avant, quand Jimmy était petit, mais partir plusieurs jours sans le voir... je ne voulais pas continuer. C'est bien quand on est jeune et libre, mais quand on a une famille, on est content de pouvoir rentrer chez soi tous les soirs.

C'était à l'époque où la femme faisait encore des trajets transatlantiques qu'elle avait justement rencontré Alan. Lors d'une escale à Stockholm, alors que ses parents gardaient son premier bébé. Son mec de l'époque était pilote, et ils ne se croisaient pas si souvent...

- Je travaillais pour l'American avant. Dans le milieu, personne ne donnait les noms entiers des compagnies. Les mots Airlines sautaient systématiquement. Quand je faisais des voyages plus par chez toi ! Elle lui fit un sourire. Tu aimais voler vers quelles destinations toi ?
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Sam 31 Déc 2016 - 15:28

La bonne humeur apparente de Christina réchauffait le cœur de notre soviétique. Est ce que son amie hôtesse de l'air avait réussi à passer le deuil de ses enfants ? Plutôt son enfant pour être exact, mais malheureusement vu le monde dans lequel ils vivaient maintenant il y avait peu de chance que son aîné n'ait survécu. La seule chose qu'Anya pouvait espérer pour l'américaine était que celle-ci réussisse à passer ce cap qu'est le deuil et de reprendre en main sa vie ainsi que sa relation avec son mari, Alan.

En y pensant notre russe se rendit compte qu'elle n'avait pas eu à vivre cela, la mort de personne si proche, qui pourtant étaient si loin. Elle n'avait assisté à la mort d'aucun des membres de sa famille ou de ses fils récemment adoptés pour de bon. Bien qu'elle ait en contrepartie perdu beaucoup d'amis, en fait des passagers qu'elle a rencontré ce fameux jour, il ne restait qu'elle, Igor et Mikhaïl.

Anya écouta alors la réponse de son amie tout en déplaçant une chaise pour la mettre face à son amie, permettant de mieux l'observer et mieux entendre ce qu'elle disait, ainsi que pour se mettre à l'aise.  C'est en entendant Christina exprimer sa nostalgie par rapport au métier et la raison pour laquelle elle avait choisit ce métier qu'Anya y pensa à son tour. En fin de compte, pourquoi avait elle choisit ça ? C'était plus une fatalité que vraiment un choix en fin de compte, sa seule porte. L'unique métier où elle pouvait partir, voyager, quitter la petite ville dont elle venait pour aspirer à une meilleure vie.

Pour Christina c'était plus le côté de l'apparence, de l'image qu'elle renvoyait de la compagnie, ce charme que la tenue nous donnait et qui donnait des idées plutôt osées à certains passagers. Elle se souvient toujours de ce brésilien qui l'a abordé durant un vol long courrier et qui lui a fait une proposition qu'elle a évidemment refusé, quel toupet que de lui proposer pareille chose. Enfin, revenons à nos moutons. Christina adorait aussi voler, ce qu'Anya partageait comme passion, elle adorait être dans les airs et regarder par le hublot le monde qui semblait minuscule en-dessous de tous ces nuages.

En y pensant Christina et Anya n'ont jamais vraiment beaucoup partagé ensemble leur expérience, leurs impressions par rapport au métier, ou alors c'était dès qu'ils s'étaient rencontrés. Il est temps de rattraper tout ce temps, surtout que notre européenne de l'est supposait que son amie venait pour discuter et sortir un peu de la bulle de survie que tout le monde s'était crée à sa façon.

La doyenne PNC expliqua donc qu'elle voyageait uniquement sur des vols domestiques et qu'elle changea à la naissance de son deuxième enfant, il y eut un léger blanc qui fit frissonner Anya et elle baissa légèrement les yeux exprimant sa peine pour le destin de la famille de son amie, mais cette dernière reprit rapidement évoquant que le travail d'hôtesse de m'air quand on a des enfants, des proches sur qui veiller ce n'est pas évident d'être longtemps loin de la maison familiale, loin d'eux. Puis elle mentionna une autre compagnie et le fait qu'elle faisait des voyages vers le grand Est ce qui fit afficher à Anya un sourire. Elle répondit donc à la question que son interlocutrice lui posa :

" J'adorais aller jusqu'en Amérique ! Les vols long courriers on toujours été mes préférés vu qu'on passait plus de temps dans l'avion. Les plus longs sont les meilleurs. Au début j'avais commencé dans une compagnie locale pour pas trop m'éloigner de la maison, aussi à cause des enfants, j'étais la seule avec grand-mère à pouvoir m'occuper 'eux, mes parents travaillaient beaucoup et très durement. Mais ensuite quand les plus jeunes étaient en âge et que je pouvais faire pleinement confiance au plus âgé j'ai commencé l'international dans cette nouvelle compagnie. Je suis souvent allé en Amérique d'ailleurs, ce n'est pas la première fois que je viens à Seattle. Tu es déjà allé à Francfort ? Leur aéroport est super, divin, une merveille de l'architecture d'après moi. Tu es déjà venue en Russie ? Peut-être à Vorkouta ?
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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Lun 2 Jan 2017 - 11:33

Voilà typiquement un sujet de discussion qui sortaient les deux femmes de leur quotidien morose. Evoquer le passé, pour mieux oublier le présent. A demi-mot, Anya évoqua sa famille, notamment ses frères et sœurs restés en Russie. Il était évident que la blonde avait eu une enfance plus difficile que sa consœur. Dans un cliché purement guerre froide, communisme and co, Christina n’en était pas vraiment surprise. Dans sa jeunesse, son pays avait diabolisé l’URSS et tout ce qu’elle avait alors pu entendre avait fini par s’imprimer dans son cerveau. Les deux hôtesses n’avaient alors pu qu’avoir des aspirations différentes. Et pourtant, elles avaient emprunté la même voie, qui les avait toutes les deux conduites ici.

- Oui, je suis déjà passé par Francfort, mais c’était il y a plus de 20 ans. L’aéroport a du bien changer ! Je n’en ai aucun souvenir, je dois dire. Elle fit un rapide sourire, tout en approchant la tasse encore fumante de ses lèvres. Finalement, pour le personnel naviguant, tous les aéroports se ressemblaient beaucoup. La différence se faisait alors sur la façon dont ils étaient pris en charge, et surtout les hôtels qu’ils fréquentaient ! Moi j’aimais voyager sur Paris. Quand on avait quelques heures, on allait dans le centre pour voir la tour Eiffel et les Champs Elysées. J’aimais Rome aussi, mais je n’y suis allée qu’une seule fois. Après je crois que je ne suis jamais allée dans un meilleur hôtel que celui où on logeait à Tokyo. Pendant une année, je faisais des vols réguliers là-bas… fiou tu n’imagines même pas ! Enfin c’était façon de parler, puisqu’Anya évoluait dans le même milieu et avait donc du gouter le même genre de luxe. Surtout qu’en 20 ans, les prestations avaient encore du s’améliorer ! Mais ce n’était peut-être pas le cas de la qualité du service.

Cette époque correspondait à la jeunesse de la quinquagénaire. Avant la naissance de James, elle avait adoré cet emploi du temps fouillis où elle disparaissait plusieurs jours. C’était sur ces vols vers Tokyo qu’elle avait rencontré Doug, le père de son premier fils. Ils volaient alors souvent ensemble. Elle gardait de bons souvenirs de ce temps-là, mais n’affichait aucun regret. Doug n’était pas l’homme de sa vie. Alan l’était. Lui et lui seul.

Christy hocha la tête.

- La Russie oui, mais Vorkou…ta jamais. Elle devait même l’admettre, elle aurait été bien incapable de situer la ville natale d’Anya sur une carte. Elle avait d’ailleurs toujours du mal à en retenir – voire même simplement répété ! – son nom ! Je suis allée plusieurs fois sur Moscou et St Pétersbourg. C’était l’époque où j’allais aussi sur Stockholm et le nord de l’Europe. A savoir l’époque Alan ! C’était exotique aussi !

Elle commença à sourire puis se ravisa. Elle se doutait que parler de la Russie faisait du bien à sa copine, mais avec modération tout de même. Tous ses proches laissés là-bas… Elle pouvait pleurer sur son sort mais celui des autres survivants du chalet n’était pas rose pour autant. Ils avaient tous perdu plus qu’il n’était possible de l’exprimer. Des parents, des amis. Un pays. C’était pour ça que Christy ne voulait pas se plaindre, en évoquant Sven à tout bout de champ. Elle se mordit alors la lèvre et osa demander :

- Je ne crois pas que je t’ai déjà demandé… mais tu avais un petit ami là-bas ? Où dans chacun de tes ports ? Elle fit une moue complice et amusée. Les hôtesses n’étaient comme les marins, à conter fleurette lors de leurs escales. Les parties de jambes en l’air avait plus souvent lieu avec les collègues. Mais tout était possible… et Christina était bien placée pour le savoir !
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MessageSujet: Re: I love to fly, I love my job   Lun 2 Jan 2017 - 19:51



Écoutant les dires de sa partenaire Anya but de nouveau une gorgée de son thé, observant attentivement Christina. C'était une belle femme il n'y avait pas de doutes, elle devait être tellement sublime dans son uniforme, maquillée comme il faut avec son petit chignon. C'était dingue pour Anya de se dire que si ça se trouvait elles s'étaient déjà croisées dans un aéroport, après tout elle en avait vu des tas, même discuté avec certains et certaines lorsqu'elle était perdue dans les aéroports avec l'équipage et qu'il y avait un remue-ménage tel que le personnel de l'aéroport ne pouvait pas s'occuper d'eux. Au bout d'une fois en général, les stewards et hôtesses connaissaient alors le chemin pour se rendre aux portes d'embarquements mais ce n'était pas toujours aussi simple.

Son interlocutrice confirma quelle fut déjà à Francfort mais malheureusement elle n'y resta pas fort longtemps et ne s'en souvenait pas du tout. Pourtant c'était tout le contraire de la soviétique qui elle était restée coincée à l'aéroport de Francfort suite à une annulation au dernier moment, et elle avait décidé d'aller manger dans un des restaurants de l'aéroport, devant rester dans le périmètre. Manger en équipe, c'était une chose qu'Anya avait adoré, le pilote, le copilote et les autres membres du personnel naviguant étaient présents avec elle.
Madame Karlson exprima donc son ressentit par rapport aux aéroports l'ayant le plus marqué, notamment Tokyo où le service était formidablement accompli, ceci Anya ne put que l'approuver. Il lui semblait être déjà allée dans la ville en question mais il y a fort longtemps, elle préférait l'Europe ou l'Amérique. Anya fit donc part de son avis :

Personnellement, voyager à travers toute la Russie était déjà pas mal, il n'y avait jamais aucun soucis et on était très bien traités, en partie car on était tous d'une compagnie locale, enfin tu me comprends. Ensuite quand je voyageais plus loin j'ai beaucoup aimé Paris moi aussi, c'est vrai que la Tour Eiffel est magnifique ! Je partais plus souvent vers New York ou Francfort d'ailleurs.

La jeune soviétique adorant son pays ne fut pas surprise que son amie ne soit jamais allée à Vorkouta, encore moins surprise quelle ait fait des vols vers la Russie notamment Moscou et St Petersburg. Le fait que Christina était déjà venue en Russie fit sourire notre mi-brune mi-blond. Ce fut alors que LA question clichée tomba, à laquelle Anya commença à rire de bon cœur suite à la plaisanterie de l'américaine, elle savait bien que c'était une blague on lui l'avait déjà faite un tas de fois, surtout entre le personnel. Elle en avait d'ailleurs parlé lorsqu'elle effectua son dernier vol, qui finalement n'eut pas lieu, ayant tous été emmenés au stade. Bénédicte avait un pilote, Edith ne le faisait pas avec ses collègues tandis que Jimmy lui était loin d'être à sa première expérience et l'a déjà fais avec beaucoup d'autres membres du personnel, même des hommes, quand Anya apprit ça en attendant le décollage, quelle ne fut pas sa réaction. Anya se décida à répondre honnêtement :

Niet, je ne suis pas de ce genre de cliché là, ahahaha ! Non, pour tout te dire, je n'ai jamais vraiment... aimé en amour qui que ce soit. Et, je ne l'ai jamais fait, je le ferais plutôt après le mariage je pense, je suis pas très ... branchée dans ces choses là.   dit elle rougissant.

Et toi, raconte moi toute ton histoire, ne lésine pas sur les détails ... charmants ! dit elle d'un ton plutôt coquin.


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