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 A million mile from home, I'm walking ahead

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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Mar 10 Jan 2017 - 19:09

Il avait fallu un moment pour qu’April ne daigne finalement baisser son arme, mais son regard ne quitta pas l’inconnue. « Lex » qu’elle disait s’appeler, et ce n’était pas seulement pour sa petite pique que la blonde partait avec un a priori négatif. Si ça n’était pas pour Rosaleen, elle aurait déjà proposé à son protégé qu’ils s’en aillent de leur côté. Celui-ci était d’ailleurs toujours hypnotisé par sa meilleure amie, à croire qu’il n’avait jamais vu une rousse au teint blafard de toute sa vie.

- On doit y aller Rowen…

Malgré la proposition qu’ils poursuivent la discussion « ailleurs », ce qui signifiait bien qu’ils ne se quitteraient pas – ou pas définitivement – la chargée de communication n’avait rien précisé de plus. La brune avait évoqué un point pour lequel il n’y aurait pas de controverse : d’autres possédés pouvaient être en approche. D’ailleurs, le râle de l’un d’eux venait de résonner suffisamment prêt pour manifester sa présence. April et l’illustrateur devait principalement leur survie à leur principe du risque 0, ou au moins, de ne pas en prendre inutilement.

- Merde…

Le mordeur était déjà en vue, arborant une robe de soirée qui devait être particulièrement élégante avant d’appartenir au cadavre décharné d’une jeune femme charnue. Tandis que la doyenne s’écartait pour neutraliser la charogne, la soigneuse mettait le doigt sur un élément évident : il n’y avait pas de place suffisante sur la moto. Bien sûr. Tout cela aurait été trop beau. Les yeux de Rowen allaient de son amie à Lex, comme si l’une d’elle allait soudainement proposer une solution miracle. Mais non, ce genre de chose n’existaient pas. A la place, une autre question. April était revenue à temps pour attraper la main de son complice, souhaitant lui suggérer d’être discret, mais il répondit du tac-o-tac :

- Il n’y a que nous deux. Depuis, euh…, il croisa le regard de son aînée, que nous deux, depuis longtemps.

Il se doutait que la veuve Hamilton aurait préféré conserver le mystère, pour plus de prudence – une couverture illusoire – mais l’artiste ne pouvait pas mentir à Rosaleen. Il venait à peine de la retrouver, peut-être qu’il ne la reverrait plus jamais, alors… il ne tenait pas à ce que les seules choses qu’il lui ait dite soient fausses. Néanmoins, il avait la sensation que quand la brunette avait parlé d’un « abri », elle avait en tête un endroit précis. A bien les regarder, les deux comparses étaient peut-être fatiguées, pâles, amaigries, mais… pourtant pas aussi miséreux que l’illustrateur et sa mère. Était-ce possible qu’ils vivent quelque part ? Un camp ? Une fois encore, il consulta les yeux d’April et une fois encore, il ignora son froncement de sourcil méfiant pour demander :

- Vous… vous avez un endroit ? Vous acceptez de nouvelles personnes ? finalement, il ne fixait plus que la rouquine et il crut lire ses pupilles un signe positif, on est… euh… dehors depuis… depuis le début en fait. On cherche juste à survivre, on ne pose de problème à personne. Alors s’il y a une possibilité qu’on…, zut, c’était dur de trouver les bons mots pour se vendre. Il avait juste envie de leur dire comme tout était atroce, on ferait ce qu’il faut, garantit-il finalement.
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Alex K. Adams
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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Mer 11 Jan 2017 - 18:03


Qu'est-ce qu'elle avait bien pu foutre dans une autre vie pour se taper deux boulets au même endroit, au même moment, qui semblaient persuadés d'être dans une petite forêt tranquille alors qu'ils étaient en plein milieu d'une zone susceptible de devenir un buffet à volonté dans les minutes qui suivraient en fonction du nombre de tête de con qui avaient pu entendre le coup de feu ?
Et au moins, maman poule était d'accord avec elle. Ils devaient se barrer de là, surtout quand un premier rôdeur se pointa à la surprise party. Lex s'était contenté de soupirer bruyamment pour bien faire témoigner son impatience, alors que d'un coup, Rowen et Rosaleen se trouvaient un nouveau délire de merde.

Entre la rousse qui demandait naïvement comment ils allaient pouvoir partir à 4 sur une seule moto, et Rowen qui commençait à un peu trop prendre la confiance, il allait bien falloir qu'elle réagisse en urgence là. C'était quoi encore ces conneries ? Si elle avait su, elle aurait laissé Rosaleen se démerder toute seule comme une grande fille et basta. Même si ça incluat qu'un rôdeur la morde. Mais au moins ça lui aurait évité de sympathiser avec l'aytre frigide et le gamin à tête d'intello...

Wooh, temps mort ! Lâcha t-elle sèchement en relevant les mains, observant tour à tour les deux amis. C'pas inclut dans mon plan de la journée de ramener des gens que je connais pas quelque part.

Rosaleen avait pété les plombs, voilà tout. Son cerveau avait dû lui couler par l'oreille pour s'en aller ailleurs, la rendant tellement naïve et candide qu'elle aurait adoré lui collé une baffe pour lui remettre les idées en place. Tu veux pas non plus leur passer le téléphone du standard et les codes de bombe nucléaire ouais ? Il se passe quoi dans ta tête ? Gronda t-elle sèchement à la rouquine en collant sa paume à son front pour s'assurer que le soleil ne lui tapait pas trop sur la tête. T'aurai fais la même pour tes supers potes qui t'ont confondus avec Natacha Kampush ? On serait pas dans la merde tiens.

Nan mais sérieux quoi. Elle avait une tête à chaperonner tous les pécores du coin ? Pas vraiment non. Ecoutez, reprit-elle en s'adressant à la blonde et Rowen. J'doute pas que ça doit être super compliqué la survie dans ce genre de bled, mais moi je suis pas le big boss. Je ramène personne, ou que ce soit.

Et puis quoi encore. C'était Jaden le leader, pas elle. Si quelqu'un devait prendre la décision de les accepter, ce ne serait certainement pas elle qui le ferait. Fusillant Rosaleen du regard pour l'inciter à se taire avant qu'elle ne l'assomme et la ramène tel quel à Emerald, elle reprit tout de même la parole. Des gars qui survivent en extérieur comme vous, j'ai eu l'occasion d'en croiser. Et la plupart du temps, ça les à changé ce genre d'expérience. Lâcha t-elle sombrement en repensant au type qui l'avait agressé à la résidence universitaire. Et je ne vous connais pas assez pour prendre la responsabilité de vous ramener sans vous connaître, désolée. Si vous cherchez un coin ou dormir, vous pouvez toujours essayer la vieille station essence à l'entrée de l'autoroute, elle est safe et je peux vous y conduire.

Bon. Elle et Fitzerald s'étaient rapidement chargé de la vider lors du dernier ravitaillement, mais au moins la zone était-elle nettoyée, ce qui était mieux que rien. A défaut de les ramener au camp, elle pouvait leur offrir un toit pour la soirée, c'était toujours mieux que rien...


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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Jeu 12 Jan 2017 - 15:35


''A million mile from home, I'm walking ahead''
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Quand Rowen donna sa réponse, affirmant qu'ils n'étaient que tous les deux, la rouquine fut partagée entre un sentiment de soulagement et une certaine peine. Bien sûr, le fait qu'ils soit seuls éviterait qu'elle ait à se méfier d'inconnus, mais cela signifiait également qu'ils n'avaient plus de proches avec eux et, par extension, qu'April n'avait plus sa famille. L'Américain raconta alors qu'ils avaient été dehors depuis le début et, même si Rosaleen ne parvenait pas encore à voir l'intégralité des petits détails qui faisaient du dehors un enfer, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir peinée pour eux. Et si elle avait attendue à sa boutique qu'il revienne ? S'ils avaient pu aller au lycée dès le départ, tous ensemble ?

Elle tourna la tête vers Alex quand le brun promit qu'ils étaient prêts à faire ce qu'il fallait. Elle percevait bien au son de sa voix qu'il ne mentait pas, mais bien sûr elle ne pouvait pas décider seule, alors la jeune femme attendait l'avis de la maître chien. Avis qui ne tarda pas à tomber, avec une voix des plus froide et tranchante. Le regard qu'elle adressa à la Galloise lui glaça le sang, tous comme ses mots qui la laissèrent complètement bouche bée. Depuis qu'elle avait revu Rowen, elle en avait presque oublié ce qui était arrivé, le mal dont pouvaient être pris les Hommes et même si elle était persuadée que son meilleur ami n'était pas devenu un monstre, les souvenirs de sa dernière sortie lui revinrent en pleine face relativement violemment.

La rousse ferma par automatisme les yeux quand son aînée vint déposer sa main sur son front. Elle arrêta d'écouter et se réfugia une nouvelle fois dans le mutisme duquel elle avait eu le plus grand mal à se détacher. Elle aurait pu en vouloir à Alex, elle aurait dû, pour ses allusions à peine masquée et sa voix tranchante, mais au lieu de cela elle se sentait surtout triste et blessée que son amie en vienne à de tels propos. Probablement qu'elle voulait la faire réagir, lui faire comprendre une nouvelle fois que le monde n'était plus celui qu'elle avait connu, ni les gens. Bien. Elle avait compris.

Baissant la tête en sentant les larmes monter, la rouquine serra les dents, n'osant plus croiser les regards de Rowen et d'April. Que se passera-t-il quand il apprendrait ce qui était arrivé ? S'il avait survécu jusque là, il devait être suffisamment fort psychologiquement, après toutes les horreurs qu'il avait dû voir, alors probablement qu'il la trouverait franchement idiote, faible.

Peut-être même qu'il ne l'apprendrait jamais. Qu'ils continueraient la route chacun de leur côté. C'était en tous cas ce que sous-entendaient les mots de la brune ; quelques bribes de mots étaient arrivées aux oreilles de Rosaleen qui ne réagissait toujours pas plus. Elle n'en n'avait pas la force, pas la force de batailler, d'avancer, de légitimer quoi que ce soit. Légèrement tremblante, la rouquine ne quittait toujours pas le sol des yeux, les yeux grands ouverts mais tellement vides.

Elle savait. Elle savait que si elle rentrait au lycée sans eux, plus rien ne serait pareil, que le peu de sens qu'elle essayait encore de donner à sa vie n'en n'aurait définitivement plus. Et elle ne pouvait pas l'accepter. Déglutissant difficilement, elle ne releva toujours pas la tête, parlant d'une petite voix sans émotion.

« On demandera à Jaden, je me porte garante d'eux. Et s'il ne veut pas... alors je resterais dehors. »

L'idée de quitter le petit confort relatif qu'ils avaient au lycée l'angoissait au plus haut point. La jeune femme n'était indéniablement pas prête du tout pour le dehors, peut-être même qu'elle ne le serait jamais. Mais elle était encore moins prête de continuer à vivre en sachant désormais que Rowen était vivant, quelque part dans l'immensité du monde, trop loin d'elle.

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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Jeu 12 Jan 2017 - 22:44

Si Rowen se contenta surtout de voir la réaction de Lex d’un air interloqué, April eut surtout envie de lui coller sa main dans la figure. Pour qui elle se prenait exactement ? Parce qu’elle avait un abri et des vêtements propres, elle pouvait se permettre de les mépriser comme s’ils n’étaient pas des êtres humains ? Décidément, les gens restaient les mêmes au fond. Un poil de privilège, et ils se sentaient immédiatement péter plus haut que leur cul. Sans compter que si l’illustrateur n’avait pas percuté à la remarque sur Natacha Kampush, la chargée de communication avait compris la référence. L’actualité, les faits divers, ça faisait partie de son travail, avant. Ses yeux bleus fixaient son homologue brune avec un éclat glacé, alors que l’artiste encaissait, bouche bée.

Il ne savait pas quoi dire en fait : il ne s’était pas attendu à ça. Certes, il savait que les vivants pouvaient être dangereux, ils en avaient croisé pendant leur périple. Mais… c’était « eux ». Est-ce qu’ils avaient l’air de criminels ? Bon. April avait déjà tué des gens, oui, mais c’était de la légitime défense ! Rowen ne concevait simplement pas que cette « Lex », si elle avait une once de compassion, puisse se rendre compte que Rosaleen revoyait deux de ses connaissances, et proposait qu’ils aillent se faire voir dans une station essence. Il n’avait pas les mots, pas encore, mais son aînée craqua à ce moment :

- Alors quoi ? Vous croyez que parce que vous avez un… camp, ou je ne sais quoi, vous pouvez décider de qui doit vivre ou pas ? Parce que vous savez très bien ce qui va se passer si-

Elle fut interrompue par l’illustrateur qui l’avait tirée en arrière alors qu’elle s’avançait dangereusement pour défier la motard. Dans le fond, elle avait raison : ils finiraient par mourir s’ils continuaient à errer comme ça, c’était la forme qui n’était pas adaptée. Il ne lui en voulait pas pourtant, il se sentait touché même. Car il savait très bien que de la même façon qu’une mère devenait une harpie pour défendre son enfant, c’était pour lui qu’elle se battrait bec et ongle pour qu’ils aient « mieux » si c’était possible. Un peu plus tôt, elle ne voulait même pas approcher les silhouettes aperçues sur la route mais ça, c’était avant d’en savoir plus.

Ce fut alors la soigneuse qui prit la parole pour poser un ultimatum. Cette fois, l’illustrateur fut bouleversé au-delà de ce qu’il pouvait décrire. Son amie, qui venait à peine de le retrouver, était prête à abandonner son confort – et les gens qu’elle côtoyait – pour lui ? Non. Il ne l’accepterait jamais. Même s’ils n’avaient pas la possibilité de rejoindre leur refuge, Rowen préfèrerait largement la savoir loin mais en sécurité qu’avec lui mais menacée à chaque seconde.

- ’Leen…, murmura-t-il, tu ne peux pas faire ça…

Il essaya de lui transmettre un sourire rassurant, l’air de dire « ça va aller, ne t’en fais pas », mais elle ne levait pas les yeux. L’artiste regarda alors sa protectrice qui semblait ronger son frein. Elle ne disait plus rien, mais il sentait qu’elle n’en pensait pas moins. Bon. C’était visiblement à son tour d’essayer de convaincre Lex, dans le bref laps de temps qui leur était accordé. Il la comprenait, il ne lui en voulait même pas.

- Hum… c’est normal que vous vous méfiez, je ferai pareil à votre place, il marqua une pause ; quels arguments utiliser sur une personne qui ne voulait pas changer d’avis ? on ne vous demande pas la charité, ni d’aller à l’encontre de vos principes. On voudrait juste une chance… de rester en vie, en fait, un peu plus dignement, si possible, il lâcha le poignet d’April pour glisser sa main dans la sienne, on pourra s’occuper de notre propre nourriture pour ne pas entamer vos réserves, et… même dormir par terre, tant qu’il y a des murs. Hum…, il baissa brièvement les yeux, intimidé par le regard de Lex, laissez-nous juste une chance de rencontrer ce Jaden. On lui racontera qui on est, on n’a rien à cacher. Et s’il décide qu’on n’a rien à faire chez vous, on partira sans faire d’histoire.    

Fin. Tout leur avenir reposait là-dessus. Sur « oui » ou « non », la plus endurcie des deux femmes accéderait à son discours. Ça ne résolvait pas le problème de la moto, mais c’était un détail. Pour peu qu’ils aient l’emplacement, Rowen et April seraient capable de trouver leur Eden. Surtout si Rosaleen s’y trouvait. Ils avaient vu pire.
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Alex K. Adams
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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Jeu 12 Jan 2017 - 23:45


Ok, la blondasse commençait sérieusement à lui courir là. Elle pensait sérieusement qu'il y avait écrit mère Teresa sur son front ? Oui, elle savait être loyale et humaine, envers son groupe surtout. Pas pour le premier pécore sorti du coin sous prétexte qu'il offrait un sourire niais à Rosaleen. Regardant froidement April en tournant le regard vers elle, Lex s'était avancée à sa hauteur, croisant les bras contre sa poitrine, relevant son regard noisette vers elle en lui faisant face.

Alors, je ne suis pas le boss. Je ne décide de rien, j'ai un leader pour ça qui connaît parfaitement son job. Je préserve la sécurité de mon camp, voilà tout. Que ça te plaise ou pas, c'est pas mon problème. Gronda t-elle lentement sans la quitter des yeux, restant immobile alors que Rowen tirait la vieille aigrie en arrière.

Elle n'avait pas dit qu'elle les laisserait crever après tout, ce n'était pas dans ses principes. Mais tant que Jaden ne donnerait pas son aval, elle ne prendrait pas le risque de divulguer l'endroit de Garfield pour le bon plaisir de l'autre là. Et Rosaleen qui la ramenait encore... Soufflant d'exaspération en écoutant son discours de femme forte et indépendante, elle coupa rapidement la rouquine. Tu n'as pas réussi à tuer un rôdeur, et tu pense survivre longtemps dehors ? Sérieusement ? Elle aurait donné cher pour voir ça, tiens. Son corps se tendit en voyant Rowen s'approcher un peu trop près d'elle, le regardant de haut en bas pour juger si elle devait le cogner maintenant ou attendre un peu. Non, il n'avait pas l'air agressif avec Rosaleen. C'était déjà ça. Son regard croisa celui d'April, à qui elle offrit son plus beau sourire arrogant. Elle défendait son fils adoptif ? Grand bien lui fasse, elle se contentait de faire de même avec Rosaleen.
Le discours de Rowen la toucha, même si elle n'en montra rien, se contentant de l'observer froidement.

Ah ouais, tu comprends ? Explique là à ta copine alors...

Peut-être qu'April avait subi récemment un choc à la tête qui l'empêchait de réfléchir convenablement sur le fait que des survivants pouvaient s'avérer prudents par les temps qui courraient.

[color]Pourquoi tu crois que je vous emmène à la station, hein ? Déjà parce qu'elle est accessible à pied, et qu'elle est vide de rôdeurs. Vous verrez notre patron, ouais. Mais certainement pas le lieu ou on crèche. [/color]

Il pouvait bien lui dire ce qu'il voulait. Qu'il était seul avec April alors qu'en réalité, une dizaine de pillard attendait sagement le lieu de rendez vous. Jouer du fait qu'il connaissait Rosaleen pour paraître inoffensif. Elle ne prendrait pas le risque de mettre les autres en danger. Il y avait des hommes, certes, mais aussi des gosses. Elle ne prendrait pas le risque d'avoir leur vie entre ses mains, elle laissait ça aux autres. A l'attention de Rosaleen, elle rajouta encore. Je peux demander à Fitzgerald et Jay de nous rejoindre à la station une fois qu'ils y seront installé en expliquant la situation, à moins qu'on ne trouve une voiture en état de marche. On les arrêtera un peu avant, et on continuera à pied. Mais tu viens avec moi, je préfère te prévenir. Vos retrouvailles ça se fera en sécurité derrière des murs, pas en plein milieu d'une route...

D'ailleurs, elle ne se gêna pas pour entraîner Rosaleen à l'écart du duo, avant de reprendre la parole une fois qu'elle fût sûre que les autres ne l'entendaient pas. A quoi tu joue bordel ? Au lieu de vouloir passer pour la Rosa Parks des temps modernes, réfléchis à ce que tu dis. Ce type, tu l'as pas vu depuis unan, et il peut s'en passer des choses. Tu crois que tes agresseurs ont toujours été comme ça ? Raté. Les gens changent, et une épidémie peut faire passer ton facteur pour un véritable psychopathe dès l'instant ou il vit des choses insoutenables. Alors, au lieu de jouer l'effarouchée, mets toi à ma place une seconde. Je ne prendrais pas le risque de te mettre en danger. Est-ce que j'ai été assez claire ?


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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Dim 15 Jan 2017 - 13:43


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Les mots d'April n'avaient de cesse de tourner dans l'esprit de la Galloise. Décider de qui doit vivre ou pas ? Ce qui allait se passer s'ils restaient encore tous les deux dehors ? Alors le dehors était si atroce que cela ? Bien sûr, la jeune femme en avait déjà eu un aperçut, mais malgré ce qui était arrivé elle n'avait que peu été dehors. Les mots de la plus âgée rendaient ses propres craintes encore plus réelles, mais elle n'avait pas posé son ''ultimatum'' à la légère, si elle devait finir sa vie dehors, elle le ferait.

Rowen s'était alors adressé à elle, essayant de la dissuader de quitter le confort de leur camp, mais elle n'avait pas relevé la tête pour autant, complètement perdue dans ses pensées. Les mots d'April, ceux tranchants d'Alex qui se foutait presque d'elle en reparlant de ce malade qu'elle n'avait même pas été capable de tuer... Et comme à chaque fois, elle se réfugiait dans ce néant qui l'habitait et avait, pour le coup, presque un côté rassurant.

Le bun avait alors essayé d'énoncer ses arguments à la maître chien, mais une nouvelle fois, la rouquine n'écoutait qu'à moitié. Qu'importe la discussion, ce serait la finalité qui compterait, ce serait la décision terminale qui déciderait de l'avenir de Rosaleen. Elle avait peur, bien trop peur pour se rendre à l'évidence que peut-être tout était perdu d'avance. Que si elle devait rester au lycée dans lui elle se laisserait mourir à petit feu, mais aussi que si elle sortait au dehors, elle n'aurait assurément pas les épaules pour affronter toute cette réalité.

Lex repris à nouveau la parole. Rosaleen n'était pas certaine qu'elle s'adressait aux deux autres ou à elle mais elle avait hoché la tête. Au moins, si elle acceptait que Fitzgerald et Jaden les rencontre, peut-être qu'il y avait une chance, même infime, que Rowen et April n'aient pas à continuer leur errance au dehors. Elle lui lança au même temps qu'elle n'avait pas le choix : elle devait la suivre, hors de question de la laisser seule avec eux.

« Oui. »

Son mot avait à peine été audible. Elle aurait donné n'importe quoi pour pouvoir signer plutôt que d'avoir à faire cet effort de parler alors qu'une tempête destructrice s'agitait à nouveau en elle. Mais la jeune femme était pertinemment consciente que si elle s'engageait sur le terrain des signes, son amie risquait de réellement sortir de ses gonds. Elle sursauta d'ailleurs quand cette dernière lui agrippa le bras pour l'entraîner un peu plus loin, la suivant en manquant de trébucher sur une pierre au sol.

Encore une fois, Alex lui lança des mots durs, difficiles à entendre, réveillant encore et encore les souvenirs de cet été. Comment pouvait-elle d'ailleurs se permettre de douter de Rowen et April ? Les gens changeaient, certes, mais pas eux, pas lui. Relevant la tête pour planter dans le sien son regard où se mêlaient un mélange de colère sourde et de peine profonde, elle hocha la tête à la fin de ses mots. Oui, elle avait été suffisamment claire. Rosaleen comprenait parfaitement qu'Alex faisait cela pour elle, pour le groupe, mais elle ne pouvait s'empêcher de craindre de ne plus jamais revoir son meilleur ami.

Alors voilà la situation, ils allaient tous se rendre à la station service, les laisser là-bas, et revenir plus tard avec l'un de leurs dirigeants pour aviser. Et pendant tout ce temps, Rosaleen n'aurait qu'à espérer que rien de grave n'arrive, qu'ils ne reviennent pas trop tard. Et surtout qu'ils pourraient venir avec eux au lycée. Elle n'allait pas s'y opposer parce-que d'une certaine manière, elle comprenait que le monde était devenu trop dangereux pour accepter ''n'importe qui'' dans le groupe ; elle resta donc silencieuse, attendant qu'ils se mettent en route.

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MessageSujet: Re: A million mile from home, I'm walking ahead   Lun 16 Jan 2017 - 22:44

Il avait réussi. Tout n’était pas acquis bien sûr, mais Rowen leur avait décroché un rendez-vous avec celui qui dirigeait l’endroit où vivait Rosaleen. Sans trop s’avancer, il était plutôt confiant, car il était sincère quand il disait qu’ils n’avaient rien à se reprocher. Dehors, ils n’avaient fait que ce qui était nécessaire pour survivre. Ils avaient vu l’horreur, mais conservaient encore leur tête et leur humanité. « Merci » avait-il murmuré, non sans pouvoir s’empêcher de sourire. Pour le reste, il acceptait de suivre les directives de Lex. A ses côtés, April restait impassible et muette, et elle avait ses raisons. Et s’il s’agissait d’un piège ? Et si les filles les laissaient à la station pour ne jamais revenir ; ou pire : si elles revenaient avec du renfort pour les dépouiller ? La méfiance devait aller dans les deux sens. Au fond, rien ne garantissait que la soigneuse avait rejoint un campement honnête.

- Tu vas voir, ça va aller, certifia l’illustrateur avec l’optimisme à la limite de la naïveté qui le caractérisait.

La brunette avait entraîné sa meilleure amie à l’écart et s’il était incapable d’entendre ce qui se disait, il ne pouvait détacher ses yeux d’elle. Certains auraient appelé à ça un miracle, lui, il y voyait un signe. L’influence des énergies positives qui cherchaient à lui montrer qu’il était protégé, et que les Dieux lui montraient le bon chemin. Retrouver Rosaleen, ce n’était pas seulement retrouver quelqu’un de cher. C’était renouer avec sa propre vie.

***

Le chemin jusqu’à la station avait été silencieux. En partie à cause des regards appuyés de Lex, l’artiste n’osait pas trop s’imposer auprès de la rouquine pour l’assommer de question. Il avait aussi compris qu’elle n’était pas en mesure d’y répondre, puisque dans un premier temps, il ne pourrait demander autre chose que : « tu vis où ? » « Comment ça se passe ? » « Ça a été depuis le début ? » « Vous avez des murs et à manger ? » « Vous êtes nombreux ? ». Montrer patte blanche faisait partie du jeu. Si jamais il était bien acceptés là où vivaient les deux femmes, il aurait tout le temps qu’il faudrait pour reprendre le dialogue avec la galloise.

Leur destination était belle et bien « nettoyée ». Hormis un possédé qui devait s’être récemment égaré dans le coin – et dont la blonde se chargea bien vite – il n’y avait rien d’autres que des pompes hors service et un silence pesant. En vrai, c’était un peu glauque quand même. Rowen n’était absolument pas ravi à l’idée d’attendre ici, mais ça faisait partie du marché, pas vrai ? « Plus que quelques heures » se disait-il. Peut-être que le lendemain matin, ils se réveilleraient avec un toit au-dessus de leur tête. Alors qu’April ne pouvait s’empêcher de faire un tour complet du propriétaire, l’illustrateur s’approcha de Lex. Il voulait lui parler pendant que son aînée ne l’entendait pas :

- Je voulais encore vous remercier de ce que vous faites pour nous, il tourna les yeux vers sa mère adoptive avant de poursuivre, elle est un peu… brusque des fois, mais je vous assure que c’est quelqu’un de bien. Elle ne posera pas de problème.

Il n’avait pu s’empêcher d’essayer d’excuser le comportement de l’ancienne chargée de communication envers leur potentielle sauveuse. Pas tant pour gagner des points supplémentaires, mais surtout pour s’assurer que la rencontre avec le dénommé Jaden supposait bien deux possibles tickets d’entrée. Elle l’avait sauvé tellement de fois, c’était à lui de gérer pour elle cette fois. De toute façon, ils étaient un package indissociable : même pour l’amour de Rosaleen, Rowen n’abandonnerait pas la seule famille qui lui restait dans la rue.
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