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 Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.

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Neil Berry
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MessageSujet: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Mer 2 Nov 2016 - 18:01


Quitte à avoir une jument, Neil s’était mis en quête d’explorer.
Déjà ça lui évitait d’avoir à marcher, et puis le poney avait besoin de courir pour ne pas s’encrouter. De bon matin il s’était motivé, prenant juste un grand sac, sa carte et sa pelle. La bouffe faisait défaut au chalet, s'il n'avait pas de quoi en emporter, il comptait surtout en ramener. Il restait un chemin, pas si loin de sa planque, qu’il n’avait jusque-là pas eu la foi de parcourir.
Comme les alentours étaient calmes, et il n’eut pas de mal à le rejoindre, ni monter sur Roxanne. A défaut de Rome, la route devait bien mener quelque part.

Quelques heures passaient tranquillement sans qu’il trouve grand-chose à ramasser, probablement que d’autres avaient longé la terre battue et pillé ce qu’ils pouvaient.
Trois morts leur avaient emboités le pas depuis qu’ils suivaient le chemin, et comme les feuillages s’éclaircissaient, Neil décida d’accélérer un peu le pas. Les grognements ne l’emmerdaient pas plus que ça, mais sa compagne d’aventure stressait. Le trot n’étant pas une option, sans selle, il talonnait la jument pour obtenir un galop tranquille. Peu de morts dans les bois clairsemés, même à son allure il n’avait pas de mal à discerner les formes. Vint un pont sur sa route, qui leur évitait un dénivelé dans la rivière, toujours enclin à suivre sa route, il s’y engageait sans ralentir.

Et là c’est le drame.

Pas vraiment le temps de comprendre, il faisait un vol plané.
Le choc était rude, pour son épaule déjà, qui amortissait pour le reste du corps, puis le dos contre la rambarde de bois. Le cheval avait stoppé net et faute de quoi que ce soit pour le retenir, le poids plume s’était envolé sans grand succès. S’il grognait lourdement, la jument s’affolait d’avoir une patte coincée.

Le temps de se redresser, il constatait la merde que c’était.
Le bois avait cédé sous les sabots. A présent, la jument déséquilibrée par sa patte dans le vide ou presque, tordue en avant,  se débattait, se blessant plus qu’autre chose à se frotter contre les échardes. Revenant vers elle, il essayait déjà de la calmer, l’empêcher de s’abîmer d’avantage en paniquant. La pelle était encore à portée, il pourrait peut-être faire levier et finir de casser la planche apparemment rongée. Câlinant les naseaux et lui soufflant de s’apaiser, il vérifiait au passage qu’il ne s’était rien déplacé. Plus sonné que cassé, il jetait un œil derrière la jument, les morts de tout à l’heure commençaient à pointer entre les arbres. Ils étaient plus de trois à présent, ça n’avait rien pour le rassurer.
Reprenant sa pelle, il repoussait son propre check-up à plus tard. S’il voulait sauver la jument, il fallait accélérer le mouvement, maintenant. Deux coups sur la planche, un hennissement affolé lui relevait la tête. Comme si ça ne suffisait pas, deux autres déterrés se pointaient à l’opposé. « Putain mais dégagez. » Encore un coup sur la planche, elle ne céderait pas si facilement.
Avant de se faire surprendre dans le dos, il préférait avancer vers le premier mort à poser un pied sur le pont. Les autres étaient encore assez loin pour ne pas être un danger, mais celui-là et sa gueule grande ouverte lui collait déjà des sueurs froides. « Non mais sérieux… » Il n’avait pas envie de se battre à coups de pelle, se battre tout court non plus.

Il aurait vraiment dû emmener Fawn avec lui.

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MessageSujet: Re: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Mer 2 Nov 2016 - 22:42

Marcus et Jake avaient stoppé leur véhicule aux abords de la rivière, cela faisait plusieurs heures qu'ils longeaient le cours d'eau à la recherche d'un éventuel camp improvisé car Marcus le savait bien: là où il y a de l'eau, il y de la vie et forcement des personnes avaient pu entreprendre de construire un camp de fortune dans les environs.
Il y avait de nombreux bords de la rivières qui pouvaient y accueillir des rescapés, suffisamment de bois pour faire une petite barricade et des défenses contre les morts, et pas mal de petits animaux pouvant être piégés, c'était un endroits plutôt calme et relativement idéal compte tenu de la situation dans les grandes villes.

Marcus fini de prendre un gorgée d'eau fraîche, et reboucha sa gourde, cela ne valait pas un bon whisky irlandais mais ça avait au moins le mérite de tarir sa soif pendant un bref instant. Pendant ce temps Jake vérifiait le moteur du petit hummer ainsi que l'état général du véhicule, il ne s'agissait pas de tomber en rade en pleine forêt, il avait encore de quoi tenir un moment en essence et les niveau était satisfaisant, ils étaient prêt à repartir.

Marcus avait empoigné la portière de la voiture quand un macchabée pointa le bout de  son nez, enfin s'il en eut un avant d'être totalement défiguré, il s'approchait des deux vivants avec un pas décousu mais déterminé à venir goûter de la chair fraîche. Marcus sorti son couteau, il était inutile d'user d'arme à feu, afin de ne pas attirer d'autres rôdeurs, un seul de ces monstres ne représentait pas un réel danger tandis qu'un meute voir une horde était beaucoup plus problématique, il vint à la rencontre du mort-vivant afin de le délivrer de son mal...

(hennissement de cheval)

Alors qu'il allait "retuer" le mort, Marcus entendit un cheval hennir au loin, cela faisait une éternité qu'il n'avait pas vu un de ces merveilleux animaux, et il était fort probable que la bête s’accompagnerait d'une personne vivante et même si ce n'était pas le cas l'animal semblait en détresse, aucune hésitation, il fallait y aller pour se rendre compte car un cheval pouvait s'avérer très utile quand l'essence commençait à se faire rare.

Dans un mouvement rapide il assena le coup fatal sur la tête du rôdeur qui s'écroula à ses pieds, mais déjà Marcus se ruait vers le véhicule que Jake avait déjà démarré, prêt à partir. Après quelques dizaines de mètres, les deux comparses aperçurent un pont qui enjambé la rivière, et effectivement il commençait à distingué l'animal qui était figé sur le pont, des morts semblait être en train de l'encercler, mais soudain il virent aussi une silhouette fluette sortir de derrière l'animal et commençait à agiter une pelle en direction des rôdeurs. Le pauvre bougre paraissait dans de sales draps car plusieurs de ces monstres se rapprochaient dangereusement, un était déjà sur lui tandis que d'autre arrivait derrière, ils étaient à quelques mètres du cheval qui ne bougeait toujours pas du pont, il semblait apparemment coincé.

La voiture dérapa sur la terre battu à l'entrée du pont, Marcus et Jake sortirent prestement de la voiture et piquèrent un sprint en direction de ce qui apparaissait être un jeune homme de type afro-américain. Les deux sauveteurs arrivait à hauteur du jeune homme, mais Marcus le dépassa sans lui jetais un seul regard, faisant totalement confiance à Jake pour aider le petiot... car il y avait urgence : un rôdeur était à présent à un bon mètre du cheval qui était voué à mourir ici, mais Marcus ne le permettrait pas...

BANG !

Un coup de feu retenti, et résonna dans l'immensité de la forêt, faisant s’envoler un nuée d'oiseaux qui hurlèrent à l’unisson pendant de longues secondes tandis que le corps du rôdeur tombait lourdement à terre après avoir pris une balle dans la caboche. Les autres morts ambulants étaient toujours en approche, et le tir avait surement était perçu à plusieurs kilomètres au alentour, ce qui allait forcement rameuter les rôdeurs présent dans les parages.
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Neil Berry
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MessageSujet: Re: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Jeu 3 Nov 2016 - 10:54


Pas le choix.
Son arme puait la merde, l’odeur de décomposition lui attaquait le nez, mais il n’avait pas le luxe de reculer. Coup de pelle dans la tronche du mort, il dégageait contre la rambarde. Moins d’une seconde après, il tendait déjà un bras vers lui. Revers de pelle, il partait au moins en arrière. L’autre allait arriver, il n’était qu’à quelques mètres, et celui sur le dos commençait déjà à essayer de se relever. Plus paniqué que soudainement martial, il lui aplatissait le crâne dans l’espoir d’au moins l’assommer. « Mais reste-au-sol-en-cu-lé. »

Une voiture dérape juste à côté.
Le temps de lever les yeux sur le humvee, s’en était fini de tout espoir. Déjà les morts, maintenant les vivants, probablement que c’était encore pire.  Aussi désespéré que dépité de sa future cause de décès, la tranche de la pelle traversait ce qui avait un jour servi de visage au cadavre.
Frôlé par le type, Neil faisait un pas de côté. Il n’avait même pas eu le temps de voir sa tronche dans l’urgence, se tournant vers l’autre qui achevait l’autre corps, il avait tout juste le temps de l’embrasser des pieds à la tête avant de se tétaniser.

Bien sûr qu’ils avaient des armes à feu. Tous les timbrés en paramilitaire avaient des armes à feu. Bande de dingues.
Le second rejoignait le premier, Neil délogeait son outil dégueulasse pour revenir à sa jument. Elle appréciait autant que lui ce genre d’armes et était déjà en train de se tordre pour regarder en arrière d’un œil révulsé. « Hey. » Il reprenait les rênes au plus près du mors pour lui coller les nasaux sous son épaule. Un bras contre sa joue chaude et la main sur le toupet, de l’autre il tentait de caler la tranche de la pelle dans la fissure.
A force de panique frénétique, il y était. Lâchant l’animal un instant, pour tenir le manche à deux mains, il foutait des coups de lattes dans le métal pourri de chair pour le faire pivoter. Plus par adrénaline que par force, le bois finissait de se fracturer. Il n’en fallait pas plus à la bête pour s’esquinter un peu plus, carrément déséquilibrée, et libérer enfin sa patte. Elle oubliait même de boiter sur trois pas tant il lui tardait de rejoindre la terre ferme.
Suivant ces bons conseils, Neil la suivait sans demander son reste.

C’était moche, ça saignait, le pelage doré avait été arraché par endroit et Neil avait toutes les difficultés du monde à la tenir en place. Maintenant elle cabrait pour le faire reculer.
Pas de taille à lutter contre la centaine de kilos de muscles, il pliait. Une forme ou deux se détachaient dans les arbres, attirées par le carnage. Il espérait que ce soit tout, que le coup de feu ait fait écho entre les montagnes. Peut-être qu’il avait trop d’espoir. Il fallait s’éloigner de la zone au plus vite. Roxanne tressaillait plus qu’elle ne bougeait, il pouvait reprendre les rênes et l’attirer en aval de la rivière, à cet endroit la pente semblait trop escarpée pour un cadavre, avec de la chance.
Elle boitait salement, les nasaux dilatés, il câlinait le chanfrein pour les rassurer tous les deux. Un autre mort se pointait à portée, il n’était plus d’humeur. Grand coup dans la tempe, du plat de pelle, il tombait. Grand coup de la tranche dans la gorge, deux même, et la tête était sectionné. Ça avait beau geindre encore, au moins ce n’était plus un danger.

Les deux autres se ramenaient, et merde.
Neil revenait se coller à sa jument, franchement pas rassuré par l'équipement de ses sauveteurs, d'autant que son épaule était en vrac. L'adrénaline c'était bien, mais une fois consumée, le mal revenait, et faire le con avec sa pelle n'avait pas aidé. Se refusant à les fixer, il embrassait le front de la jument, lui collant le nez à son torse pour essayer de s’y planquer.
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MessageSujet: Re: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Ven 4 Nov 2016 - 1:09

Marcus et Jake venaient d'éliminer les quelques rôdeurs sans trop de difficulté, les armes blanches étant plus de mise contre des ennemis qui venait de front et dont les déplacement pouvait être anticipé du fait de la distance : il planta son couteau dans la chair putride du crane d'un premier qui était arrivé sur lui, Jake éclata le crane d'un autre à coup de cross, et un dernier connu le même sort que le premier, le couteau étant très radical dans l'exécution des rôdeur. Mais Marcus se doutait bien que d'autres allaient rappliquer après le coup de feu qu'il venait de tirer, le bruit attire très souvent de nouveau rôdeurs, et se retrouver encerclé par tout un groupe était pas une perspective réjouissante, d'autant plus que leur munition commençait à être limitée et le couteau ne seiras pour le coup pas utile contre un grand nombre, cependant il n'avait pas eu le choix pour sauver le cheval d'une mort certaine que de tirer ce seul et unique coup de feu.
A présent le jeune homme avait réussit à extirper la patte coincé de l'animal, et sans demander son reste avait commencé à s'éloigner, comme s'il cherchait à fuir pas seulement pas les morts mais aussi les vivants, la panique, la peur mais une aussi une forme de courage pouvait se lire sur son visage tandis qu'il était aux prises avec un autres de ces monstres, il le frappait sans relâche afin de sauver son cheval sans vraiment se soucier de sa propre sécurité... combien aurait fuit sans ce préoccuper de l'animal, mais pas lui...
Marcus et Jake avancèrent en direction du jeune afro-américain et son destrier, le jeune homme baissa rapidement la tête en les voyant approcher, Marcus regarda Jake en lui faisant signe de rester en retrait pour ne pas le paniquer d'avantage et pour surveiller les quelques ombres qui commençaient à rugir dans les feuillages épais de l’orée de la forêt.

Marcus s'approcha de l'animal, il commença à l'observer attentivement, c'était une superbe jument, sa robe était magnifique et on voyait bien qu'elle était choyée et extrêmement bien entretenue, nourrie et soignée, à l'inverse du jeune homme qui semblait souffrir de pas mal de manque alimentaire. La jument était toujours effrayée malgré tous les efforts du jeune homme pour la calmer, ce dernier avait toujours la tête baissé et semblait vraiment mal à l'aise vis à vis de ses compagnons du présent, alors Marcus approcha sa main de de la jument qui commença à devenir un peu plus remuante, mais très vite les doigts de Marcus commencèrent à caresser le haut des nasaux de l'animal qui se laissa faire sans trop de résistance, peut être l'épuisement commençait à la gagner après cet épisode qui l'avait sûrement traumatisé et mis en état de choc. Après quelques secondes la jument se calma et Marcus sorti de son silence :

« C'est une bien belle jument que tu as là, l'ami. »

Il ne regarda pas tout de suite le jeune homme s'occupant d'avantage de la jument, arborant un large sourire, il était heureux de pouvoir toucher un si bel animal, cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de caresser le pelage si particulier d'un cheval, de ressentir la puissante musculature de l'animal et la douceur de ses nasaux poilus. Mais la bête était assez sérieusement touchée et il allait être difficile de pouvoir lui faire reprendre le chemin dans cet état, Marcus avait quelques notion sur ces animaux ayant lui même eu un cheval dans sa jeunesse sur l'île de wight. Il se souvint d'un jour où il faisait une balade avec son cheval, un magnifique Pur-sang qu'il avait sauvé d'un abattoir, c'était un cheval de course qui avait eu une blessure suite à une chute pendant une course et qui ne pouvait plus concourir . Ce jour là il se baladait sur la côté escarpé de l'île pas très loin des Needles, et son cheval avait glissé sur les rocher humidifié par les embruns de la houle qui frappaient si souvent le littoral, et il s'était ouvert la patte sur un rocher en chutant...
Marcus se leva, enjoignant le jeune homme de ne pas bouger, il couru jusqu'au humvee et revint après quelques secondes avec une grande bande et une bouteille de désinfectant.
Mais il fallait faire vite car les non-morts commençaient à apparaître très nettement au travers des arbres et ils étaient bien plus nombreux que tout à l'heure.

« Bon gamin je m'appelle Marcus... Marcus Miles, maintenant que je me suis présenté il va falloir que tu fasse un bandage à ton cheval, afin que tu puisse te mettre rapidement à l'abri, en as tu déjà fait un ? »

Marcus attendit une réaction du jeune homme, le danger devenait de plus en plus présent, mais il ne voulais pas le stresser ce qui aurait eu pour effet immédiat de stresser sa jument également et c'est bien la dernière chose à espérer en ce moment même...
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Neil Berry
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MessageSujet: Re: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Ven 4 Nov 2016 - 3:00


L’un restait en retrait, l’autre venait directement vers lui.
S’écartant d’un pas dès qu’il approchait, Neil faisait son possible pour ne pas avoir l’air de trop s’effaroucher. Sa technique consistait principalement à regarder ailleurs, rien en particulier, mais ailleurs. Pas que ça le rendait moins nerveux de l’avoir dans le dos plutôt qu’en face, mais il craignait que ce soit trop évident autrement. A vrai dire il se chiait dessus. Il pouvait bien rester droit, avoir presque l’air de surveiller ce qui se passait du côté du pont, au moindre craquement de brindille il était prêt à se barrer. A toutes jambes, sans dignité ni honneur.

Le commentaire ne le rassurait qu’à moitié. Peut-être qu’il voulait juste la jument. S’il pouvait s’en tirer à si bon compte, le couard n’essaierait pas de gratter plus. Il lui jetait un regard par-dessus l’épaule pour toute réponse, bien vite reporté en amont de la rivière. Des silhouettes semblaient se détacher plus loin, ils ne pouvaient pas s’éterniser ici. Revenant de trois quarts vers le type, il le suivait des yeux quand il le voyait courir. Son regard était surtout accroché par ce qui semblait maintenant plus grouiller que trainer entre les arbres. Le plus jeune des deux semblait à peu près maitriser pour l’instant, mais d’ici peu ils seraient encerclés. Le plus vieux revenait avec de quoi soigner la patte, au moins éviter que ça s’empire, et un besoin urgent de communiquer.
« Okay.. » Pas franchement en état de refuser Neil revenait près de la tête de la jument, passant ses doigts sous la muserolle pour câliner le nez. Il récupérait la bouteille et se posait un genou au sol pour nettoyer la blessure. A vrai dire il faisait plus couler le liquide dessus qu'autre chose, de peur de lui faire mal.  
« C'est trop loin. » Certes, il avait bien un abri, confortable, bien fermé et tout ce qu’il faut pour se planquer, mais ça demandait quelques heures de route. La jument ne pourrait pas et même si, ils n’avaient aucune chance. Déjà qu’il ne comptait pas exposer son point de chute au tout venant armé, si c’était en prime pour crever sur le chemin, autant se prendre une balle maintenant.

Il ne voyait qu’une option envisageable en l'état.
« Faut rejoindre les montagnes. » Pas qu’elles étaient proches, un peu moins d’une heure à travers les arbres, mais les pentes avaient tendance à dissuader le revenant moyen. Probablement qu’ils y étaient moins entassés que dans les bois. Ce n’était pas le plan idéal, mais ça avait au moins le mérite d’être faisable, tentable, du moins.
Vérifiant que le gros des saletés était parti, il tendait le bras pour chopper la bande. La calant un peu au dessus du genou, il enroulait ça au plus vite, quitte à ce que ce soit moche. Ils n'avaient pas franchement de quoi prendre leur temps, un regard sur le coté et un mort sortait de la forêt pour s'écrouler lamentablement dans la flotte. Il essayait de maintenir la bande serrée à peu près équitablement, repassant une deuxième couche avant de la coincer grossièrement. Ça devrait tenir, au moins un moment. Quitte à le refaire plus tard il se redressait, les lieux commençaient à se peupler.
« Go. »  Rendant la bouteille et reprenant les rênes et sa pelle, il commençait à bouger. Ils n'avaient pas le luxe de s'éterniser ici.
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MessageSujet: Re: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Sam 5 Nov 2016 - 22:53

Le jeune homme semblait toujours autant timide et n'avais même pas daigner se présenter à son tour, peut être était-il encore en état de choc, ceci expliquerai la maladresse avec laquelle il bandait la patte du cheval, cependant c'était sa jument et lui seul pouvait pratiquer les premiers soins sans que cette dernière ne prenne peur et n’aggrave une situation déjà très tendue.
Un premier mot était quand même sorti de sa bouche, presque inaudible, sûrement par timidité, lorsqu'il acquiesça d'un petit « okay » l'aide de Marcus, c 'était un bon début, mais il allait falloir batailler sur pour gagner la confiance du gamin.

Alors que le jeune homme continuait les soins du cheval, il marmonna quelques chose, il semblait se parlait à lui même, ignorant Marcus ou alors tentant de communiquer à sa façon avec lui, quoi qu'il en soit il était bien effrayé par les deux hommes qui venaient de lui prêter main fortes. Marcus avait tout de même réussi à entendre une bride de mots : « C'est trop loin... », intrigué par cette phrase, il ne pu s'empêcher de questionner le gamin pour en savoir plus, bien que se doutant que ce dernier ne se confirait pas comme ça.

« Excuse moi de te poser la question mais qu'est ce qui est si loin ? »

Mais à cet instant, des grognement se mirent à résonner de plus en plus fort, les morts venaient de passer le dernier rideau d'arbres et pointaient à présent leur trognes décharnées, par chance ils se trouvaient de l'autre côté de la rivière qui constituaient un sacré obstacle pour les rôdeurs. Un premier commença à s'aventurer dans l'eau, et à peine son pas pied posé qu'il dérapa, tomba dans un grand plouf, et disparu dans le courant, un second l'imita quelques instants plus tard, mais un troisième, plus lourd et ventru semblait être mieux lesté pour affronter le courant de la rivière. Il avançaient tout doucement d'un pas lent mais très déterminé à rejoindre le dîner qui s'offrait à lui. Derrière s'était la débandade car  le courant, bien que pas phénoménale, était suffisant pour faire chuter les plus faibles des rôdeurs.

Marcus savait que si les morts étaient apparus de ce côté ci de la rivière, d'autres allaient forcement arriver de leur côté alors il ne fallait pas traîner ici  plus longtemps, mais à peine avait-il eu cette pensée que le jeune homme levait les yeux en direction des sommets et lança un hésitant :

« Il faut rejoindre les montagnes »

Un abri peut-être se dit Marcus, cela devait être de cela que le jeune parlait tout à leur en évoquant la distance lointaine, probable quoi qu'il en soit le cheval allait pouvoir repartir, certes difficilement mais au moins il gagnait la chance de vivre encore un peu plus longtemps et de se battre pour rejoindre un lieu plus propice à un rétablissement.
A cet instant, le jeune homme se redressa, empoignant les rênes du cheval, saisi sa pelle et dans un « GO » déterminé il commença à prendre la direction voulu, ignorant totalement le vieillard et son acolyte !

Marcus regarda Jake et Jake regarda Marcus, tous deux étaient très perplexe quand à l'attitude du jeune homme, et se demandait au final si leur présence n'était pas de trop ? Possible mais bon dans l'état actuel des choses et après l'avoir vu se démener contre un rôdeur, il était certain que le gamin pouvait  tout à fait se défendre mais aussi paniquer complètement bref cette instabilité était à son désavantage, indéniablement.
Alors que le jeune homme s'éloignait de plus en plus, Marcus remarqua qu'il avait l'épaule gauche plus basse que la droite, signe évident d'une blessure ou d'un choc pendant la bataille, peut être était-elle démise ? Non, il l'avait vu la mouvoir à plusieurs reprise, il devait juste souffrir d'un hématome ou d'une petite luxation... bref un handicape de plus qui n'avait rien d'arrangeant pour la suite des événements.

A ce moment, Marcus pris une décision, il revint vers Jake et lui parla à l'oreille, puis parti en direction de la voiture pour y prendre un sac à dos au contenant encore mystérieux, puis laissant Jake reprendre le volant, il couru vers le jeune homme. Pendant ce temps Jake avait démarré le moteur et puis la direction opposée, Marcus, quant à lui, n’eut aucun mal à rattraper le gamin et se posta devant lui en le fixant droit dans les yeux :

« Bon écoute moi bien petit, va falloir que tu me fasse confiance car dans ton état je ne te donne pas l'once d'une chance, je suis sur que tu connais bien les parages mais dis toi que les morts, eux, connaissent bien ton odeurs et ils vont très vite te retrouver, crois en mon expérience. Alors tu peux m'ignorer si tu veux, c'est ton choix, mais moi j'ai fais le choix de sauver cette pauvre bête et apparemment elle a l'air de pas mal t’apprécier alors bon je vais t'aider aussi je pense... »

Il affichait un grand rictus, et sa main venait de se tendre vers le jeune homme, paume ouverte...
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Neil Berry
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MessageSujet: Re: Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.   Dim 6 Nov 2016 - 0:26


Neil n’était pas en état de se lancer dans des explications.
C’était pas le moment, et sur le coup aucune formulation ne lui venait. Hors de question qu’il laisse entendre à deux inconnus qu’il avait un endroit habitable. Il en avait déjà croisé des mecs franchement sympathiques au premier regard, et vu comme ça avait fini, il se refusait de retenter sa chance. Qu’il le comprenne ou non, au fond il s’en battait les couilles. Il avait plus pressant pour le moment, comme éviter que son cheval ne se fasse bouffer.

Il ne comptait pas les attendre.
Déjà que leur simple présence lui foutait les boules, les morts qu’ils avaient rameutés n’allaient pas patienter le temps qu’ils taillent le bout de gras. S’ils voulaient le suivre ils pouvaient, mais ils étaient suffisamment équipés pour survivre entre eux. A vrai dire il espérait qu’ils continuent à attirer l’attention de tous les morts à la ronde, sur leur propre route, très loin d’ici. Le sauveur filait vers sa caisse et ce n’était pas pour déplaire au Neil. Avec de la chance quelques cadavres tenteraient de suivre le véhicule, ça lui donnerait une petite avance sur eux.
La jument, bien que stressée, trainait à avancer. Ca l’aurait arrangé qu’elle accélère, même un peu, même juste un moment. Ils allaient devoir s’enfoncer dans les arbres, c’était déjà assez compliqué à gérer sans qu’elle boîte. Scrutant leur destination prochaine, il voyait déjà des ombres se mouvoir, ils ne s’en sortiraient jamais, pas tous les deux.

Carrément surpris, d’autant qu’il avait entendu le moteur démarrer, le gamin stoppait net quand l’homme refaisait irruption. Si c’était un arrêt cardiaque qu’il cherchait à lui donner, il était en bonne voie. Stoppé par la masse qui devait faire le double de la sienne, le gamin plantait pour une fois un regard assassin sur celui trop limpide de son vis-à-vis.  C’est fou ce qu’il pouvait parler, surtout quand le temps était compté. Il n’avait pas tort, et ça foutait Neil dans d’encore pires dispositions.
Posant les yeux sur la main tendue, il hallucinait presque définitivement. C’était quoi ça ? Peut-être une tradition de vieux qui voulait que même dans la pire merde on prenne le temps pour ce genre de civilités ? Il relevait les yeux sur lui, lui gueulait presque dessus parce qu’il ne pouvait plus rester une seconde en place sans imploser.
« Tu veux m’aider ? Ou le poney ? Bouge. Je surveille la gauche, toi la droite et on s’arrête plus jusqu’aux montagnes. » Il avait l’épaule en vrac, un cheval en vrac, le cerveau probablement dans le même état et ce con voulait le faire socialiser. Le comble du cauchemar pour un ermite et le pire, c’est qu’il n’avait pas le choix.
Il tirait la jument un peu plus brutalement pour se remettre en marche, la lâchait dès qu’elle suivait le mouvement. Il préférait tenir sa pelle à deux mains, marchant deux pas devant. Il savait qu’elle le suivrait, ne serait-ce parce qu’elle n’avait pas de meilleure solution.

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Là où il y a de l'eau, y a de la vie. Là où il y a de la vie, y a des morts.
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