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 Family don't end with blood

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Lun 7 Nov 2016 - 9:09

Visiblement, Thalia avait eu le temps d’y réfléchir et plutôt deux fois qu’une, alors que pour lui, il avait l’impression que ça lui tomber sur le coin du nez sans vraiment s’y attendre. Il n’y avait jamais réfléchi, il était sans doute beaucoup trop naïf pour ça. Dans sa tête Evelynn n’était que la fille de Thalia et Morgan. Il n’avait jamais pensé une seule seconde que les choses auraient pu tourner de cette façon, c’était sans doute complètement idiot de ne pas y avoir pensé ne serait-ce qu’une seule seconde, mais la vie était ainsi faite. Il n’avait jamais été douer avec les relations humaines et une fois de plus ça se ressentait. Il était content que Thalia lui donne son point de vue parce qu’en réalité ça comptait beaucoup pour lui. Il n’aurait jamais pensé que la brune en attendait autant de lui.

- Je sais très bien que tu ne veux pas m’imposer ta vision des choses, mais j’ai besoin de savoir ce que toi tu penses pour pouvoir aller dans ton sens. Je veux dire, je sais bien que si tu me poses la question c’est que tu es prête à me confier ce rôle, mais je ne m’en sens simplement pas capable.

En même temps à ses yeux plus de quatre-vingts pour cent de sa vie se résumait à être un pur désastre, il avait enchainé les conneries en tout genre et n’était pas capable de se défendre seul. Heureusement, il pouvait compter sur cette femme pour l’aider à aller de l’avant et à s’améliorer, parce qu’il fallait bien l’avoue, elle avait bouleversé toute son existence comme personne ne l’avait fait auparavant. Elle avait pris de son temps pour l’aider à être capable de se défendre, elle s’était imposée en douceur révolutionnant sa façon d’être et de penser, il avait changé et il ne l’en remercierait jamais assez pour tout ce qu’elle avait fait. Ce n’était pas une corvée pour lui de s’imaginait s’occuper de la fille de Thalia, c’était simplement l’ordre des choses. Le dernier exemple qu’elle était en train de lui donner était simplement en train de lui fendre le cœur. Il pouvait comprendre que c’était typiquement le genre de chose qu’il l’inquiétait, savoir ce que deviendrait sa fille était une peur plus que rationnelle pour une maman.

- Je ne veux pas concevoir qu’il puisse t’arriver quelque chose. Je ne veux pas envisager cette hypothèse. Mais si par malheur il t’arrivait un truc, je m’occuperais d’elle. Je n’hésiterais pas une seconde.

Est-ce que ça, c’était une façon de dire qu’il était prêt à prendre en charge Evie ? Il ne s’était jamais posé la question, mais il n’avait pas eu besoin de réfléchir en répondant à Thalia. C’était comme un instant animal au fond de lui. Il n’y avait pas eu besoin d’aller plus loin dans le résonnement, il savait et c’était tout. Il n’avait même pas eu peur de le dire, il n’avait pas réfléchi lorsqu’il avait ouvert la bouche pour répondre à Thalia. Il n’avait pas envie d’imaginer sa vie sans elle, c’était simplement impossible à concevoir. Sans elle il serait de nouveau à la dérive et il aurait en plus de ça un enfant à charge, ce serait dur, mais il savait qu’il y arriverait, parce qu’il n’avait finalement jamais abandonné quoi que ce soit. Ce ne serait pas cette fois-là qu’il le ferait, même si l’envie serait sans doute assez forte pour faire abandonner n’importe qui.

- J’avoue que j’ai du mal à me faire à l’idée, pour moi quoi que tu dises et qu’il se passe, elle restera ta fille. Je peux en effet t’aider, accepter qu’elle m’appelle papa, être présent lorsqu’elle me demandera et même lorsqu’elle ne le voudra pas. Mais je ne suis pas son père et je crois bien que je ne le serais sans doute jamais. Enfin, ça restera ta fille avant tout.

L’urgentiste ne savait pas vraiment comment faire passer ses mots, il n’arrivait même pas à comprendre lui-même ou il voulait en venir avec son raisonnement. Ce n’était pas si facile que ça de s’exprimer. Il avait beau aimer les mots et avoir un vocabulaire développé, cela ne lui était simplement d’aucune utilité aujourd’hui. Il n’arrivait pas exprimer son approbation mesurée. Il pourrait prendre le rôle du papa aux yeux de la petite, mais il n’arrivait pas à concevoir qu’il aurait un mot à dire concernant les choix que Thalia pourrait faire. Avoir besoin de l’aide de quelqu’un c’était normal, mais il n’était pas doué pour ça. Il pourrait toujours demander de l’aide à Daniel qui semblait être si proche de ses propres enfants. L’idée était plus ou moins tentante, si son ange avait décidé de faire de lui le père à plein de sa fille, il allait lui aussi avoir besoin d’aide.

- Je comprends tous les enjeux de cette adoption même si les papiers sont un détail que nous ne pourrions pas remplir, cependant… J’ai peur…

Il avait aussi peur que le jour où il avait vu la femme faire un vol plané à cause du souffle d’une explosion et pourtant tout le monde était saint et sauf et il n’allait rien se passer de catastrophique. Reconnaitre cette peur était quelque chose qu’il n’avait jamais fait devant Thalia qui ne lui avait jamais agité des choses aussi importantes sous le nez. Il n’était pas doué pour prendre une décision et plus elles étaient grosses plus c’était pire. Cela impliquait un tas de responsabilités qu’il n’était pas vraiment prêt à prendre en réalité. De sa main qui ne tenait pas celle de son ange, il se gratta la joue d’un air pensif. Il n’avait pas pris la peine de se raser ce matin-là et ça se sentait. Il regarda Thalia avec un air perdu, ne sachant pas vraiment ce qu’il faisait à ce moment-là.

- J’aime ta fille, je t’aime et pour vous deux, je serais prêt à déplacer des montagnes. Je continue de croire que je ne serais pas bon pour ça et que tu aurais des hommes bien plus capables que moi, mais je suis prêt à accepter quand même.

Il fallait lire entre les lignes pour se rendre compte qu’il était heureux et fier par la proposition qu’il venait d’avoir et qu’il était vraiment touché. Sa voix avait sans doute un peu tremblé lorsqu’il avait accepté. Il n’arrivait pas vraiment à dissimuler toute l’émotion qui lui parcourait le corps à ce moment-là.



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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Mar 8 Nov 2016 - 0:26

Apparemment, le discours de Thalia avait fait mouche sur Ian. Elle pouvait le voir réfléchir à ce qu'elle avait dit, soupeser ses mots. Elle ne voulait pas qu'il se sente forcé, juste... qu'il sache ce qu'elle en pensait. Et après tout, il l'avait demandé lui-même. Comme prévu, l'urgentiste n'aima pas l'argument qu'elle avança, celui qui parlait de son éventuelle disparition. C'était une chose désagréable à laquelle il valait mieux éviter de penser... mais ce n'en était pas moins une réalité, un risque du quotidien. Un petit sourire s'invita peu à peu sur les lèvres de la jeune femme, alors qu'elle réalisait qu'il avait répondu d'instinct, sans réfléchir, et que la réponse qu'il donnait était la bonne... elle eut la conviction qu'elle ne s'était pas trompée. Que sur tous les plans, il était le bon. Que c'était lui, et personne d'autre.
Elle le laissa toutefois s'exprimer sans l'interrompre. Elle le voyait hésiter, chercher ses mots, peser le pour et le contre. C'était dans ces moments-là qu'elle réalisait à quel point elle commençait à le connaître. Si ce n'était pas par cœur, on s'en rapprochait... Les termes qu'il choisissaient étaient maladroits, et elle s'interrogea lorsqu'il lui dit qu'il n'était pas son père, et qu'il ne le serait jamais. Après tout, pour Evelynn, cela ne ferait aucune différence. L'identité de son père, ce serait avant tout une histoire de cœur, d'amour et de qui s'occuperait d'elle. Qu'il n'y ait pas de liens de sang importait peu. Finalement, son compagnon finit par lâcher à demi-mots ce qui ressemblait à un assentiment. Une question de papiers d'adoptions, où il confessa qu'il avait peur de tout ça. En réponse, elle lui sourit tendrement.

« C'est normal d'avoir peur... Tu sais, j'ai été terrifiée quand Evie est née. Et j'ai encore peur souvent en me levant le matin. De ne pas savoir m'y prendre, de mal faire quelque chose... de ne pas être capable de faire ce qu'il faut.

Ce n'était sans doute pas l'impression qu'elle pouvait donner vue de l'extérieur. Elle qui avait un tempérament affirmé, volontaire, du genre à ne pas ployer devant l'effort, à ne pas s'avouer vaincue. Mais la zoologiste n'avait aucune expérience en matière d'enfants, si ce n'est celle qu'elle avait pu avoir au contact de ses neveux et nièces. Elle n'avait pas eu d'autre enfant avant Evelynn, pas pouponné... Même en matière d'éducation, elle partait de presque rien. Les craintes, les angoisses, elle connaissait, mais elle tâchait de garder la tête haute parce qu'il le fallait. Et parce que même si le monde s'effondrait, elle avait une vie personnelle qui la comblait de bonheur, et pour laquelle elle remerciait le ciel chaque jour.
Lentement, elle s'approcha de Ian pour se coller tout contre lui, câline. Lorsqu'il finit par avouer ce qu'il ressentait, et ce même s'il ne se pensait pas le mieux placé pour cette tâche... un sourire radieux s'invita sur les lèvres de sa compagne. Il acceptait. Réellement. Thalia prenait cela pour ce que c'était, une merveilleuse preuve d'amour. Elle leva la tête pour le regarder, ayant remarqué son émotion au son de sa voix. Même si un éclat inquiet continuait à briller dans un coin de son regard, elle le trouvait curieusement rayonnant. Comme s'il était fier, touché... ce qui était probablement le cas. Elle passa doucement les bras autour du cou de son compagnon, toujours souriante.

- Tu vois... tu as déjà le discours d'un père tout ce qu'il y a de plus authentique.

Sur ces mots, elle vint déposer un tendre baiser sur ses lèvres. C'était vrai, après tout. Le simple fait de dire qu'il se sentait prêt à déplacer des montagnes pour sa fille ou elle-même, c'était déjà s'affirmer dans cette position qu'il occupait informellement depuis des semaines. Il fallait le temps que tout cela fasse son chemin dans son esprit, qu'il prenne ses marques, qu'il constate les choses par lui-même... La jeune femme savait comment il était, et il allait devoir y aller doucement, à son rythme. Mais comme pour tout, il apprendrait, et il y mettait toujours du cœur. Il n'y avait qu'à voir les progrès qu'il avait fait depuis qu'ils étaient ensemble.

- Je sais que ça ne va pas se faire du jour au lendemain... mais ça viendra de tout seul au fur et à mesure. Laisse-toi le temps.

La zoologiste se sentait soudain le cœur plus léger. Et même bien plus. Elle avait la sensation que si elle n'était pas accrochée à Ian, elle se serait retrouvée à flotter à quelques centimètres du plafond, sans rien pour la retenir. C'était... une libération. Elle ignorait si l'urgentiste avait conscience du poids qu'il retirait de son cœur, de ses épaules. Et elle savait également que, comme elle l'avait affirmé, Morgan aurait approuvé ce choix. Si à l'époque il avait tenu à ce que Ian s'occupe de l'accouchement de son épouse, c'était parce qu'il l'estimait. Elle n'en était que plus sûre d'elle encore, si cela était possible. Doucement, elle l'embrassa à nouveau, plus longuement.

- Merci... Pour Evie et pour moi. Tu n'imagines pas comme tu me rends heureuse... Et puis... je pense que tu as tort. Il n'y a personne de plus qualifié que toi. Sans compter que c'est avec toi que je partage ma vie, et que c'est toi, l'homme que j'aime.

Thalia pencha légèrement la tête sur le côté, comme pensive. Elle ne voyait pas trop comment il se serait représenté la chose. Est-ce qu'il la voyait vraiment aller demander à quelqu'un d'endosser le rôle de père adoptif d'Evelynn simplement parce qu'il avait les capacités, les épaules pour le faire ? Aurait-elle dû demander des CV's, organiser un casting ? Et si elle avait suivi une telle piste, de quoi leur vie aurait-elle eu l'air ? Ils auraient fonctionné comme des parents divorcés refaisant leur vie de l'autre côté, Evelynn écopant d'un père qui en plus de n'avoir aucun lien de sang avec elle aurait été un homme lambda avec qui elle n'avait pas d'affinité ? Décidément, Ian pouvait parfois avoir de drôles d'idées. Non, elle l'avait choisi lui, et personne d'autre, pour tous les aspects de sa vie. Pour former une nouvelle famille, un pilier dans ce monde. Pour partager son quotidien, pour être sa moitié. Pour devenir le père de sa fille, qui en était privée. Maintenant que la question était réglée, la jeune femme se sentait pousser des ailes, et elle en aurait presque sautillé partout.

- Tu ne crois pas qu'on devrait vraiment chercher ce doudou maintenant ? »

Elle n'avait pourtant pas encore décollé des bras de son compagnon. Le simple fait de les sentir autour d'elle la comblait de bonheur. Mais elle avait également raison. Il leur fallait retrouver le doudou perdu, sans quoi Evelynn allait sans doute passer de sales moments, à commencer par ses nuits. Pour un enfant en bas âge, le doudou avait une importance vitale. Et celui-ci ne devait pas être bien loin, même si le lycée représentait une sacrée surface à fouiller...


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Mar 8 Nov 2016 - 11:50

Il n’avait pas dit un oui franc, mais il n’en avait pas vraiment le courage, il avait fait les choses à sa façon. Son cœur avait envie de le crier, mais sa tête lui interdisait toujours, il avait toujours vécu dans le self contrôle et aujourd’hui cela lui interdisait de répondre oui, pour ne pas fondre devant tant d’amour. Parce que clairement, c’était le cas. Il aimait Thalia et il avait aussi appris à aimer Evelynn, peut-être pas encore comment un père le ferait quoiqu’il n’en savait trop rien en réalité. Il n’avait pas avec elle tous les problèmes qu’il avait avec Jared ce qui était déjà un énorme point positif. Il resta silencieux un moment, s’il ouvrait la bouche pour ajouter quelques choses, il se retrouverait submergé par l’émotion et il voulait garder sa contenance.

Le discours de Thalia était des plus perturbant étant donné qu’il n’aurait jamais pensé ça d’elle. Pour lui être maman était inné chez toutes les femmes. Il était persuadé qu’elles savaient toutes comment s’y prendre avec un enfant dès la naissance alors que visiblement ce n’était pas le cas. Il se rappelait sa mère qui avait toujours tant fait pour lui, et ce depuis toujours, il avait vraiment cru que c’était inné, elle avait toujours sur ce qu’il voulait sans vraiment qu’il soit besoin de parler. Ce n’était donc pas quelques choses que toutes les mamans savaient faire ? Il était un peu perturbé par cette histoire qui remettait en cause une bonne partie de son enfance, mais il ne dit rien non plus.

- Je comprends…

Dans ses conditions, il était prêt à l’aider, elle essayait de lui faire comprendre qu’en réalité rien ne changerait parce qu’il jouait déjà le rôle de père depuis pratiquement un mois sans vraiment s’en rendre compte jusqu’à maintenant. Si la petite l’avait assimilé en tant que papa c’est qu’il avait agi en tant que tel, il devait se mettre sans dans la tête ce qui simplifierait les choses pour tout le monde. Visiblement Thalia avait compris qu’il était en plein monologue intérieur puisqu’elle se colla à lui ce qui avait le don de le rassurer alors qu’il n’avait pas vraiment de réelle peur à ce moment-là, mais plutôt uniquement quelques inquiétudes.

Alors qu’elle l’embrassait, il avait l’impression qu’un grand parti d’entre elles ne finirent pas disparaitre. Si elle avait confiance en lui pourquoi n’était-il pas capable d’en faire de même ? Elle l’avait choisie lui et pas un autre, il devait se mettre ça dans la tête. Elle l’aimait et voulait passer le reste de sa vie avec lui, voulant même de lui pour être le père de son enfant. C’était une belle preuve d’amour qu’il n’arrivait pas du tout à gérer. Il avait toujours eu du mal à croire en l’amour, il avait eu l’impression que la mère de Jared lui avait brisé le cœur volontairement et que la vie l’avait séparé de Rosaleen un peu plus tôt que prévu. Cependant, avec Thalia c’était vraiment différent. Il avait pour la première fois vraiment l’impression de construire quelques choses et c’était justement ce qui lui plaisait, il se sentait vraiment quelqu’un.

Se laissait le temps était quelque chose qu’il ne savait pas vraiment faire après tout, il pourrait avoir un problème demain et ils ne se rêveraient jamais. C’était déjà le cas avant l’épidémie, mais c’était encore plus vrai aujourd’hui. Il regardait toujours Thalia avec ses grands yeux bleus pleins d’inquiétude. Elle avait raison, il s’en rendait bien compte il devait faire l’effort de se calmer de se rendre compte que ce n’était ni plus ni moins une adoption, même si elle n’avait pas son sang et qu’il avait connu son père, il pourrait être présent comme un père l’aurait été.

- Tu as raison une fois de plus. Il faut que j’arrête de réfléchir et que je laisse la vie faire les choses. Je suis sûr qu’on formera une belle famille tous ensemble.

Il rapprocha à nouveau son visage de celui de Thalia pour l’embrasser. Il en avait besoin que ce soit autant pour y puiser sa force, mais aussi comme pour sceller les paroles qu’il venait de dire. Une façon de lui promettre qu’il serait l’homme de la situation et qu’il ferait tout pour que tout aille pour le mieux. Il était toujours un peu inquiet, mais ça aller déjà mieux. Thalia finit par changer de sujet, ils n’allaient pas passer la soirée dans ce placard à balais surtout qu’ils devaient retrouver le doudou de la petite. Sans un mot de plus, il décrocha doucement les bras de Thalia qui était autour de son cou et ouvrir la porte qui mener vers l’extérieur. L’invitant à sortir pour pouvoir refermer derrière lui.

- J’aimerais beaucoup rester avec toi ici, mais plus vite on aura retrouvé le doudou plus vite on pourra reprendre ou nous en étions. Mon père va sans doute avoir du mal à la gérer maintenant qu’elle a remarqué l’absence de son doudou en plus.

Une partie de lui s’inquiétait pour Nans, mais l’autre savait qu’il saurait parfaitement comment gérer la question. Il serait capable d’inventer un doudou qui ne serait sans doute pas aussi bien que l’original, mais qui aurait le mérite de limiter les pots cassés jusqu’à ce qu’il soit retrouvé. Ian referma ensuite la porte derrière lui avant de glisser sa main dans celle de Thalia, la quête du doudou venait de reprendre et il espérait qu’ils ne mettraient pas trop de temps pour le retrouver. Il réalisait que s’il se séparait, il mettrait sans doute moins de temps pour le retrouver, mais il ne voulait pas être loin de Thalia, pas maintenant.



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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Mer 9 Nov 2016 - 23:36

Le couple mit quelques minutes supplémentaires avant de dénicher le doudou perdu, qui traînait dans un couloir, abandonné de tous. Il était contre un mur, sans doute perdu pendant un déplacement. Evelynn l'avait probablement lâché sans même s'en rendre compte. Au moins, les choses allaient rentrer dans l'ordre, et tout était pour le mieux. Si l'objet était resté perdu, cela aurait été compliqué jusqu'au moment où un autre aurait pris sa place. Toutefois, durant les recherches et ensuite alors qu'ils retournaient rejoindre Nans, Thalia ne pouvait s'empêcher de réfléchir à tout ce qui venait de se passer. Elle était heureuse du dénouement de l'affaire, mais cela continuait à la travailler. Elle savait comment était Ian, et elle devinait que tout cela lui trottait encore en tête, qu'il ruminait... et qu'il angoissait sans doute toujours. Cela lui passerait, mais en attendant, ils en reparleraient. Là, ils devaient tout de même être de retour avant que la petite ne mette à bout la résistance de Nans.
Tout se résolut lorsqu'ils purent enfin restituer le doudou à Evelynn, qui avait patienté plus ou moins calmement en manipulant la casquette de son chaperon. D'un coup, la petite recouvra tout son calme, et commença même à fatiguer. De toute évidence, elle n'avait pas beaucoup dormi, et cela commençait à la rattraper. Lorsque l'heure du repas fut venue, elle dormait déjà. Ils purent manger ensemble, après quoi la zoologiste s'éclipsa pour s'occuper de sa fille. Lorsque l'urgentiste la rejoignit dans la chambre qu'ils partageaient désormais, elle avait donné à manger à Evelynn, lui avait fait sa toilette et l'avait préparée pour la nuit. Elle-même était déjà lavée et prête, et elle venait de coucher la petite. En voyant son compagnon, elle se coula dans ses bras le temps de lui voler un baiser et de lui caresser doucement la joue.

« Ca va ?

Ce n'était bien entendu qu'une amorce, puisqu'elle entendait profiter de la soirée pour parler plus longuement avec lui. Tout cela s'était déroulé dans la précipitation, dans l'euphorie et l'urgence du moment. Elle ne doutait pas de la sincérité de l'homme qu'elle aimait. Mais elle voulait lui donner le temps d'y penser. Sans oublier qu'elle le connaissait presque par cœur, maintenant. Si elle ne lui tirait pas un tant soi peu les vers du nez, il allait se comporter comme si de rien n'était et garder ses réflexions pour lui. La jeune femme plongea un moment son regard dans le sien, y lisant ce à quoi elle s'attendait. Puis, elle se détourna pour aller endormir Evelynn. La petite avait déjà commencé sa nuit un peu plus tôt, mais elle était encore suffisamment fatiguée pour ne pas faire d'histoires. Bientôt, elle avait fermé les yeux et replongé au pays des songes.
Thalia alla s'asseoir sur le lit qu'elle partageait avec Ian, l'observant un instant sans rien dire. Son cœur se mit à battre un peu plus vite, un peu plus fort, simplement parce qu'elle le voyait, et qu'elle se rendait compte de la chance qu'elle avait de partager sa vie. C'était ce genre de réaction simple qui lui disait qu'elle avait fait le bon choix. Doucement, elle le prit par la main et l'attira sur le lit avec elle, s'installant sur ses genoux comme c'était le cas plus tôt lorsqu'ils s'étaient assis face à Nans. Blottie contre lui, elle resta un moment à câliner.

- Je suis tellement heureuse que tu aies accepté... Mais je sais que ça continue à te travailler. Tu peux me dire ce que tu as sur le cœur, tu sais.

Maintenant que c'était lancé, elle espérait qu'il allait se livrer à elle. La zoologiste ne voulait pas rester sur des non-dits. Elle avait parlé d'une voix douce, tendre, engageante. Du bout des doigts, elle caressait doucement la nuque de Ian, toujours câline. Elle savait qu'avec lui il fallait savoir s'y prendre, qu'il n'était pas du genre à cracher le morceau... Mais au-delà de ça, elle avait surtout besoin de ce contact. C'était leur moment à eux, une fois qu'ils étaient totalement à l'abri des regards indiscrets, qu'ils pouvaient profiter d'un moment de calme et de l'intimité de leur vie de couple.
Thalia déposa un léger baiser dans le creux de son cou, où elle avait calé sa tête. Elle se sentait calme et tranquille, bien plus que quelques heures plus tôt. Au bout d'un moment, elle repoussa tout doucement l'urgentiste en arrière jusqu'à ce qu'il se retrouve couché sur le lit, elle toujours blottie contre lui à le regarder.

- J'espère que tu n'as pas eu l'impression d'être forcé à le faire... »

La jeune femme avait hésité à lui faire part de ses impressions, pour ne pas aiguillonner son choix... et pourtant elle avait cédé et elle l'avait fait. Elle s'en voudrait, indéniablement, si elle avait une part dans sa décision. S'il l'avait fait à contrecoeur. D'un autre côté, elle avait bien senti qu'il avait été ému de ce qu'elle avait pu lui dire, et de ce qui s'était passé. Qu'il en avait tiré une certaine fierté. Peut-être liée au fait qu'il avait droit à une reconnaissance à laquelle il n'était pas habitué. Une reconnaissance différente de celle qu'il pouvait avoir en tant que médecin, pour ses capacités professionnelles.


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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Jeu 10 Nov 2016 - 10:43

Le malentendu avait rapidement été dissipé, mais il y avait encore une sensation étrange dans son corps et sa tête, il n’arrivait pas vraiment se faire à l’idée. Non pas qu’il la rejetait en bloque, la preuve il venait d’accepter sans vraiment y réfléchir. Il n’en revenait pas qu’une fois dans sa vie il avait été capable de faire un choix. Surtout aussi rapidement et sans passer deux ans à soulever le pour et le contre. Il savait que l’épidémie changeait les gens et pas forcément du bon côté de la balance, mais pour lui c’était bien différent. Il était devenu quelqu’un de bien mieux. Du moins, c’était l’impression qu’il avait de lui-même et puis faire mieux que ce qu’il était avant tout ça, ce n’était pas compliqué…

Il était totalement perdu dans ses pensées et suivait son ange d’un air distrait. Il était trop occupé à réfléchir que vraiment à chercher le doudou. Objet qui fut par ailleurs rapidement retrouvé dans le couloir. Personne ne devait avoir remarqué sa présence jusqu’à maintenant. Il aurait pu se réjouir de la trouvaille, mais en réalité, il n’avait même pas suivi l’histoire, il était aux abonnés absents de son propre corps. Ce qui était un concept des plus étrange. Il ne remarqua pas le temps passé jusqu’à ce que le soir frappa et qu’il se retrouvait dans la chambre qu’il partageait désormais avec Thalia. Il avait fini par adopter toute la famille de son aimé y compris les deux gros chiens qu’elle avait. Il avait eu du mal, mais au moins maintenant tout allait pour le mieux. Il lui arrivait par moment d’avoir encore un peu peur, mais ce n’était rien comparé au moment où il les avait affrontés la première fois.

- Oui je vais très bien.

Elle venait de le tirer de ses pensées en lui posant la question, il savait déjà qu’il avait répondu bien trop vite pour avoir ne serait-ce qu’un petit peu de crédibilité. Tant pis, de toute façon, il savait que ce n’était que la première question, d’autres allaient suivre assez rapidement. Une partie de lui avait envie d’esquiver les questions qui allaient arriver à la suite de celle-là, mais il savait qu’il n’aurait pas de repos tant qu’il ne répondrait pas à ce que Thalia lui demanderait. C’était inévitable, elle le connaissait déjà beaucoup trop bien et avis appris sa façon de fonctionner. Il ne savait pas si son père y était pour quelques choses ou si elle avait fini par apprendre toute seule à le manipuler. En tout cas, il finit par lui sourire tendrement, car ce n’était pas le plus important. Ce qui avait de l’importance pour lui, c’est qu’à ce moment présent, il était avec la femme qu’il aimait de tout son corps.

Il sentait que les questions allaient arriver dans quelques instants quand elle le tira à lui et vint s’installer sur ses genoux. Il n’avait pas besoin de plus pour se sentir bien. Il avait son menton posé sur l’épaule de Thalia et levait les yeux pour la regarder avec amour. Il pourrait passer toute sa vie à la regardait comme ça, il le savait au fond de lui. C’était la lumière qui éclairait sa vie, c’était l’ange qui veillait sur lui et qui lui permettait de surmonter ses limites. Chaque jour, il apprenait à se dépasser pour elle. Finalement, elle prit la parole pour lui dire de libérer son cœur de tout ce qu’il était en train de ruminer intérieurement depuis plus d’une heure.

- D’une certaine façon, j’ai l’impression d’être forcé, mais ce n’est pas vraiment de ta faute, c’est tous les évènements qui font ça. Ce qui n’est peut-être pas plus mal en réalité. Je suis simplement incapable de faire un choix. Je suis une parfaite illustration du paradoxe de l’âne de Buridan. Je suis capable de rester interdit devant un choix pendant des heures, voir même des jours.

Il se demandait comment il était capable de faire un choix lorsqu’il était dans un bloc opératoire. Il avait vraiment une drôle de personnalité. Le fait qu’il s’en rende compte était sans doute un bon début. Enfin, il se tue un instant, il savait qu’en disant ça, Thalia risquait sans doute de mal le prendre, il ne pouvait pas laisser la conversation comme ça.

- Tu sais, ça me fait plaisir vraiment, je ne sais que tu m’aimes, mais de là à vouloir me confier ta fille c’est vraiment un honneur. J’ai beau retourner la situation dans tous les sens, je n’ai même pas l’impression de le mériter.

Le raisonnement aurait pu aller plus loin, il n’avait même pas l’impression de mériter la femme qu’il avait dans sa vie depuis deux mois maintenant. Il en avait déjà parlé vaguement à son père qui lui avait collé une grande tape dans le dos en lui disant que la vie était ainsi faite et qu’il devait en profiter. Il savait que son père avait toujours eu le même ressenti avec sa propre femme, mais il était sans doute trop fier pour en parler à son fils. Il le savait simplement parce qu’un jour sa mère lui avait dit.



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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Ven 11 Nov 2016 - 18:02

Thalia avait légèrement défait quelques boutons du haut de la chemise de Ian, et elle était occupée à dessiner de petits cœurs sur son torse du bout de son index alors qu'il lui répondait. Elle ne s'offusqua pas de sa réponse, sachant qu'il pouvait se montrer vraiment maladroit avec ses mots, et qu'il ne parvenait pas toujours à traduire le fond de sa pensée. Son regard se releva vers lui pour croiser le sien, l'air serein. De toute façon, elle voulait qu'il puisse exprimer ce qu'il ressentait. Histoire qu'il ne soit pas à ruminer cette question dans tous les sens pendant des jours, jusqu'à l'avoir digérée tout seul dans son coin. Elle reprit sa série de dessins invisibles, son support se levant et s'abaissant doucement au rythme de la respiration de l'urgentiste. Sur sa dernière tirade, elle s'interrompit, le regardant à nouveau avant de prendre doucement la parole.

« Tu le mérites amplement. Ça, et tellement plus. J'ai même envie de dire que c'est moi qui ne mérites pas un homme comme toi. Après ce qui s'est passé avec Morgan... Tu sais, celui des deux qui a sauvé l'autre, c'est toi. Quand rien n'allait, tu m'as sortie du gouffre. Toi et les autres, bien entendu. Et maintenant... Tu me rends heureuse comme je n'aurais pas pensé ça possible. Alors, que tu acceptes de t'occuper d'Evelynn, de devenir un père pour elle alors que rien ne t'y oblige et que vous n'avez pas de lien de sang... C'est plutôt moi qui suis honorée.

La zoologiste se demanda ce qui pouvait bien passer dans la tête de son amant. Il s'imaginait toujours qu'il n'était pas assez bien pour ce qui arrivait dans leur vie de couple. Mais pourquoi ? En quoi la jeune femme était-elle trop bien pour lui ? Cela lui échappait largement. Que s'imaginait-il qui était à sa portée ? Une personne qui ne l'aimait pas ? Ou bien... quoi ? Elle avait renoncé à lui poser ses questions, sachant qu'il allait encore être embarrassé et ne pas savoir comment lui répondre, et qu'elle aurait la sensation de le regarder s'étaler en se prenant les pieds dans son pantalon. Métaphoriquement parlant, bien sûr. Un petit sourire s'invita sur ses lèvres lorsqu'elle vit les joues de Ian se colorer de rouge, lentement mais sûrement.

- Tu rougis encore, mon amour.

Se redressant légèrement, Thalia vint déposer un baiser sur ses lèvres, qu'elle fit durer un peu. Il allait avoir besoin de temps pour se faire à cette idée, à cette nouvelle réalité. À constater qu'il y avait désormais un nom sur ce qu'il faisait instinctivement depuis déjà un moment. Elle-même avait ressenti le besoin de lui dire ce qu'elle avait sur le cœur. Elle voulait lui faire comprendre à quel point elle lui était redevable. Bien sûr, dans cette affaire, ils s'étaient mutuellement beaucoup apporté, et c'était ça la beauté de leur couple. Mais Ian n'avait pas conscience de tout cela, et elle voulait réparer ce tort.

- Je crois que ton père se plaît dans le rôle du grand-père... Franchement, il fallait le voir avec Evie cet après-midi, tu ne trouves pas ?

Cette fois, la zoologiste déposa un baiser sur le torse de son compagnon, avant d'afficher un air amusé. Nans ne se posait pas de questions, ou en tout cas, il le cachait bien. Garder Evelynn lui faisait de toute évidence plaisir, et il s'y prenait avec l'habitude de quelqu'un qui a déjà eu à élever un enfant en bas âge. Heureusement, la petite n'était pas très contrariante, et même s'il lui arrivait d'avoir des crises de caractère, comme à n'importe quel enfant de son âge, elle était relativement sage la plupart du temps. Il n'y avait eu aucun problème au cours de l'après-midi, et les voir tous les deux ensemble avait été à la fois amusant et attendrissant. Il se passerait du temps avant qu'Evelynn puisse prononcer le nom de Nans... à moins que d'ici là il ne se fasse appeler papy. Qui pouvait le prévoir ?
Venant se caler un peu plus contre l'urgentiste, la jeune femme vint glisser sa main dans la sienne, nouant ses doigts aux siens. Son regard resta un moment fixé sur ce geste, alors qu'elle constatait une fois de plus l'absence de son alliance à son doigt. Depuis qu'elle fréquentait Ian, et même un peu avant, elle avait cessé de porter cette bague, pour des raisons évidentes. Avec celle de Morgan, elle était désormais rangée dans une petite boîte dans un tiroir. Elles iraient probablement à Evelynn, un jour. Effleurant le long de la mâchoire de son compagnon du bout des doigts, elle reprit d'une voix calme.

- Tu sais, tu n'as pas besoin de trop de prendre la tête avec tout ça. Ça va te venir naturellement. Morgan avait acheté et lu plein de bouquins sur le sujet... mais c'est une autre histoire. Ne pense même pas à ce que tu as pu vivre ou vis encore avec Jared. Il est déjà grand, il a eu une histoire avant de découvrir d'où il venait. Evie c'est le contraire, elle ne connaît que toi... Elle ne se posera pas la question. Et puis, elle est assez petite pour que tu puisses faire tes armes question autorité parentale. En faisant un peu la grosse voix, elle devrait être impressionnée. Au pire des cas, ton père pourra t'apprendre. »

Thalia avait ponctué sa dernière phrase d'un petit clin d'oeil taquin. Elle était persuadée que tout se passerait bien pour Ian. Qu'il prendrait pleinement et entièrement cette place avec facilité, sans même s'en rendre compte. Il fallait juste qu'il arrête de trop réfléchir, de trop s'angoisser, et qu'il laissait faire la vie. S'il ne rendait pas tout trop compliqué, cela passerait comme une lettre à la poste. Et dans un sens, cela valait pour bien des aspects de son quotidien...


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MessageSujet: Re: Family don't end with blood   Ven 11 Nov 2016 - 22:17

Ses joues étaient littéralement en train de prendre feu, il avait fait des efforts ses derniers temps pour ne pas rougir à la moindre occasion, mais clairement, il ne pouvait pas ne pas s’enflammer à la suite de sa dernière déclaration, c’était beau et plein d’amour. Il était fier et flatté, il n’aurait jamais pensé qu’elle lui retournerait le compliment. Il ne savait plus où se mettre voulant l’espace d’instant disparaitre pour aller se cacher dans un trou de souris. Peut-être qu’on ne le verrait plus rougir comme une tomate, sa réflexion sur le sujet ne fit qu’empirer un peu plus la sensation de malaise qu’il avait à ce moment, la. Il sentait qu’il était encore un peu plus rouge que l’instant précédent.

- Ne te moque pas de moi, je ne fais pas exprès.

Suite à ça, il avait envie d’aller se cacher dans les cheveux de son aimé pour disparaitre de sa vue. Elle choisit alors de l’embrasser, il ne pouvait évidemment pas se défiler et répondit avec plaisir à ce dernier, c’était bien aussi, elle fermait les yeux et par conséquent ne verrait plus les conséquences de ses paroles sur son visage. Alors qu’il lui rendait le baiser, il avait envie de lui faire parvenir toutes les émotions dont il était simplement impossible pour lui de mettre des mots. Il voulait qu’elle comprenne à quel point il en était touché et reconnaissant. C’était important pour lui, il était content de pouvoir la serrer dans ses bras et de pouvoir gouter ses lèvres une fois de plus. La journée avait été forte en émotion et ce contacte ne faisait que la remplir un peu plus. Il frémit alors qu’elle déposait un baisser sur le haut de son torse. Il avait beau être content de ce simple mouvement de complicité, les lèvres de Thalia avaient toujours un effet monstre quand elle touchait sa peau. C’est en passant une main dans les cheveux de son ange qu’il essayait de se concentrer un peu pour répondre.

- C’est une certitude, il est certainement bien plus conscient et ouvert sur le sujet que moi je suppose. Dire que si maman l’avait écouté, il n’aurait jamais eu d’enfant. Je suis vraiment content de le voir heureux, je crois que ça fait des années que je ne l’avais pas vu rayonner de la sorte. C’est un homme qui n’exprime pas facilement ce qu’il ressent, mais je pense que tu avais déjà remarqué.

Nans ne se donnait pas la peine de faire dans le chichi, son père n’avait jamais été comme ça et ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait changer. De toute façon, personne ne lui demandait de le faire ce qui de toute façon aurait été impossible. Il souriait un instant, parler de sa mère lui faisait étrange, c’était un sujet qu’il n’abordait en théorie jamais. Son père n’en parlait pas et le tabou s’était sans doute un peu répercuté sur lui. Il souriait doucement, il n’avait pas envie d’être triste dans un moment pareil. Finalement, elle se calla un peu contre lui et il pouvait sentir la chaleur de son corps contre le sien, il se sentait mieux, il chassa cette idée de sa tête alors qu’il parlait de son fils.

- Je sais que ce n’est pas vraiment comparable, par moment, je me dis que tout aurait été différent, mais pas forcément de la bonne façon si j’avais connue Jared plus tôt. Je devais avoir à peine 20 ans à l’époque où il est né. Je n’étais pas prêt pour ça de toute façon à l’époque. Je l’aime tout de même, c’est mon fils, j’essaye de faire mon mieux, mais je n’arrive ni à être son père ni à être son ami.

Elle lui avait demandé de vider son sac et clairement c’était ce qu’il était en train de faire. Il racontait toutes ses mésaventures. Il parlait de lui comme il ne l’avait sans doute jamais fait auparavant. Il avait sans doute un peu dérivé du sujet de basse, mais c’était important pour lui alors il continuait de parler, comme si cette histoire de paternité avait la force de délier toutes les langues, même les plus noués.

- Je crois que je pourrais faire ce que je veux, je ne serais jamais capable d’être impressionnant… Même des chihuahuas pourraient sans doute me battre sur le sujet. Je ne suis pas du genre à lever la voix alors je suis désolé, mais cela risque d’être compliqué de lui faire peur en lui disant va voir ton père.

Il ne serait pas quelqu’un d’autoritaire, il pourrait essayait, mais c’était à l’encontre de sa nature et par conséquent se serait sans doute parfaitement contreproductif. Il se rappelait de l’époque où il était gamin et redouté toujours que ses mots soient prononcés par sa mère. Nans était un père qui savait inspirer l’autorité, même sans avoir besoin d’ouvrir la bouche. Ian avait toujours réfléchi à ce qu’il pourrait dire pour que ses arguments soient imparables, il avait échoué à chaque fois. Il n’avait pas de mauvais souvenir quant à sa vie d’enfant et d’adolescent, au contraire, il était fier d’avoir appris des valeurs que peu de personne de sa génération n’avait. Il savait que son père l’aimait et qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait pour avoir un bon fils.

- D’ailleurs, tu peux être sûr qu’il me rira au nez si je lui demande des conseils et puis il s’est installé dans le rôle de papy gâteau, ce n’est pas pour me donner des leçons concernant l’autorité qu’il se fera un plaisir de défier quand Evie sera assez grande pour le comprendre.



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