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 Gib mir benzin !

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William Baker
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Mar 29 Nov 2016 - 21:36

Alors qu'elle éliminait le cadavre ambulant, William prit quelques instants pour ramener le câble de l'arbalète vers l'arrière. Il fit cette petite grimace distinctive du moment où l'on fait un effort plus important que prévu, toutefois il arriva à recharger l'arbalète avec beaucoup plus de facilité que la première fois. Il était ce genre de personne, à qui l'on enseignait une chose, puis la fois d'après, il la faisait mieux que vous. L'ambulancier avait des talents d'apprentissage plutôt hors norme, sauf pour ce qui était des domaines artistiques. Jamais il n'oserait même demander à la pianiste de lui enseigner quelques touches de piano, il ferait sans aucun doute un désastre, mais tiré à l'arbalète, il la surpasserait probablement un jour, enfin c'est ce qu'il espérait.

Il fut d'abord surpris par cette nouvelle attitude brusque de la musicienne, fronçant légèrement les sourcils à cette idée qu'elle puisse avoir réussi son premier tir et s'en vanter aussi ouvertement devant lui. Il n'en fit par contre aucun cas, écoutant simplement les directives à propos de la récupération des projectiles. La dernière chose qu'il voulait s'était d'endommager ceux-ci, déjà que les réutiliser aussi devait altérer grandement leur précision, il n'était pas nécessaire de les remettre dans une pire condition. Le carreau à nouveau dans ses mains, il le déposa à l'endroit prévu à cet effet pour le futur nouveau tir.

Selene s'autorisant à s’asseoir, il viendra déposer l'arme sur le bureau à ses côtés, reprenant possession de sa machette qu'il viendra mettre à sa portée. L'idée de tirer à l'arbalète était amusante, mais s'il fallait croiser plus de rôdeurs, il valait mieux que les deux personnages soient équipés de leurs armes de prédilection, l'ambulancier se pratiquerait dans un endroit plus "sûr" s'il en restait. Il prit donc lui-même ses aises, s'appuyant sur le bureau écolier qui se trouvait droit devant la direction de la chaise de la jeune femme, posant ses yeux sur elle pendant un instant. Visiblement, elle cherchait à retourner sur un sujet qu'ils avaient à demi clos, quelque chose devait encore la tracasser.

Will eut un sourire alors qu'elle semblait si bien l'avoir cerné. Effectivement, il souhaitait réparer les gens, c'était un peu dans sa nature, et il était borné à l'idée de le faire en plus. Quel bon ménage. Il prétendait avoir étudié en médecine pour sauver la vie des gens, mais était-ce aussi pour épargner la souffrance des autres de perdre un proche ? Les deux approches revenaient-elles au même en somme ? L'un était plus égoïste que l'autre d'une certaine façon.

- J'en ai fait mon travail en quelque sorte. J'en suis jamais sorti. fini t'il par avouer, légèrement amusé par les traits de caractère que Selene avait si facilement identifiés chez lui. C'est juste qu'à un moment, on doit admettre que l'on est impuissant face à ce qu'on peut faire pour sauver les autres d'eux-mêmes.

Il disait ses paroles, mais y croyait-il vraiment ? Aucunement. Jamais il ne pourrait abandonner l'idée d'essayer de sauver quelqu'un de lui-même, quitte à l'attacher et le forcer à se rendre à la raison. Le bourrer de médicament contre son gré s'il le fallait. Il aurait tant voulu sauver Aori, ou même retenir Harold afin de comprendre ce qui le poussait à vouloir quitter le groupe. Mais la situation, toujours la situation, faisait en sorte qu'il n'avait rien pu faire pour eux. D'une certaine façon, peut-être que c'est ce qui attirait réellement William vers ce groupe. Ils avaient besoin d'être réparés?

- C'est juste que... Toi... Abi... Vous êtes si jeune et vous avez déjà tant vécu. J'aimerais que votre humanité survive à tout ça. Si vous survivez, et que vous êtes morte ici... il pointait son cœur, puis repris. Je suis pas étranger à la mort, à la souffrance, aux maladies. Si je peux vous aider, je sens que j'ai le devoir de le faire.

Il ajoutait ses paroles un brin de mélancolie dans la voix, un soupir qui permettait de conclure sa phrase. Il avait quoi ? Quatorze ans de plus qu'elle, il avait eu le temps de la voir la vie. Bien sûr, il aurait aimé en profiter encore longtemps, trente, voir quarante ans encore. Avoir des enfants peut-être, se marier avec Charlie, découvrir le monde. Mais en somme, il avait eu la chance de vivre autre chose que l'école, il avait eu le temps de connaitre la vingtaine et de la vivre. Selene, Abigail, Brean, Hernando.... Arun... Ils n'auraient certainement jamais cette chance. Leur jeunesse leur avait été volée.



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Mer 30 Nov 2016 - 10:27

William sourit, elle avait vu juste. C’était vrai qu’il en avait fait son métier, sauver des gens. Avec un peu de recul, la jeune femme se demandait combien de personnes elle avait réellement sauvées. On pouvait supposer que chacun des membres de son groupe était plus fort ici que seul, ou qu’elle avait déjà tiré ses comparses d’une sale situation, mais après ? Ce n’était rien comparé au miracle d’un médecin qui faisait basculer le sort d’un condamné.

Alors que son aînée avançait qu’elle était trop jeune pour tout ce qu’elle avait vécu, Selene détourna légèrement les yeux. Ça ressemblait à quelque chose que Gabriel lui avait dit déjà ; quelque chose qu’elle ne savait que trop bien. Qu’avait-elle fait de son existence avant l’épidémie ? Aller en cours, donner des cheveux blancs à son père, décrocher sa bourse, trouver un travail pour se faire de l’argent de poche…. Elle n’avait même pas de petit ami avant que ça commence, même pas d’amie particulièrement proche – hormis Jessie ? –, il n’y avait que ses rêves. Eux, et ses ambitions de pianiste professionnelle qui ne s’accompliraient jamais.

Peut-être était-ce ce vide qui l’avait rendue aussi sauvage. La musicienne était suffisamment jeune pour se reconstruire, s’adapter, changer de peau. Mais son cœur était-il mort, comme le suggérait l’ambulancier ? Non… plus maintenant. Les premiers mois, elle avait été un animal craintif, froid, incapable de s’imaginer retrouver ses sensations d’antan. Puis il y avait eu l’instituteur. Il avait tout changé. Sans rien faire de particulier, il était parvenu à lui rendre une part d’humanité qu’elle avait perdu, et même plus que ça. Ce n’étaient que des délires pendant sa convalescence, alors Selene n’en avait jamais parlé, mais elle visualisait toujours leur maison à la campagne, leurs deux enfants, et leur routine simple… dans un monde où les horreurs cesseraient de dévorer les vivants.

- C’est gentil de ta part, répondit finalement la pianiste en calant une mèche de cheveux derrière ses oreilles, Je… je pense que tu n’es pas de trop, avec nous.

Un instant, elle hésita à lui parler de ses problèmes, de ses sensations de se déconnecter, de ne plus être elle-même, mais rattrapa ses aveux au bord de ses lèvres. Elle n’était pas prête. A la place, elle sourit timidement, tristement, juste assez pour que ses pommettes lui rendent ses airs d’enfants, faisant oublier qu’elle était désormais une guerrière dans l’âme. Comme pour rassurer William néanmoins, elle prit une grande inspiration pour lui confier :

- Mais je ne suis pas… morte, de l’intérieur. Je… j’ai envie de nouvelles choses, d’un « après » , la musicienne suspendit légèrement son discours en fronçant les sourcils avant de préciser à voix basse, tu vas trouver ça bête, mais…, elle rit brièvement avant de secouer la tête négativement, rien, oublie.

Finalement, elle n’arriverait pas à en discuter avec quelqu’un d’autre que Breann. Le fait qu’elle voulait être maman. Parce qu’au fond, elle était déjà lassée de porter les armes, mais qu’elle voulait croire qu’il y avait autre chose qu’un combat permanent pour sa survie. S’ils stagnaient à ce point là, à se battre sans relâche mais sans « oser » vivre, alors ils s’éteindraient, inévitablement. Tous leurs efforts n’auront servis à rien. Bien sûr, Selene ne savait pas si c’était le bon moment et n’osait pas en parler à Gabriel. Mais c’était sa façon de ne plus sombrer après ce qui lui était arrivé cet été – une réponse différente de la haine et la rancœur.

- Je n’en parlerai vraiment pas, précisa-t-elle avec un air taquin, désolé pour le suspens. Mais merci… ça fait plaisir de savoir que quelqu’un veille à notre bien-être.

Sur ces mots, elle se remit debout et attrapa son arbalète. Ils devaient encore finir de fouiller cet école avant de revenir au point de rendez-vous : le temps filait et un retard risquait de faire paniquer tout le monde, surtout si ça la concernait. Le souvenir de sa mort présumé devait hanter encore chacun des esprits dans la communauté, la musicienne ne voulait pas leur infliger ça encore une fois.


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William Baker
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Mer 30 Nov 2016 - 16:04

William semblait heureux de voir que l'étudiante pouvait sourire, et qu'elle pouvait sortir de cette attitude glaciale de femme combattante qui ne laissait approcher personne. Elle semblait toujours bel et bien hésitante à lui parler de tout ce qui la tracassait, mais pouvait-il vraiment la blâmer ? La force des choses du monde actuel les avait forcé à faire équipe, à devenir "amis", mais il ne pouvait tout de même pas lui tordre le bras pour qu'elle lui fasse confiance sur-le-champ. À une autre époque, elle n'aurait probablement été qu'une petite jeune patiente pour l'ambulancier. Il l'aurait amené en urgence à l'hôpital, discutant avec elle sur le chemin pour la rassurer, elle aurait probablement tout déballé en ce disant qu'elle ne le révérait jamais. Aujourd'hui, c'était autre chose, il ne pouvait plus "soigner" les gens en urgence. Il fallait prendre son temps, les approcher, gagner leur confiance, espérer qu'ils veulent bien parler. Il était tout de même satisfait et flatté à l'idée que Selene lui donne sa bénédiction. « Sa présence dans le groupe n'était pas de trop », il ne pouvait pas vraiment exiger un meilleur compliment de la part de la musicienne.

La nouvelle attitude de la belle fit tout de même ricaner Will de bon cœur, alors qu'il fit une moue déçue de ce suspens qu'elle venait d'installer. Il se redressait en la fixant, cherchant à voir si son regard indiquait qu'elle finirait par craquer et tout déballer. Si ça se trouve, c'était rien de bien grave, c'était peut-être même une sorte de rêve ou de but qu'elle avait. Était-ce rendu quelque chose de mal vu de rêver ? Dans un monde où l'univers semblait s'abattre sur chacun pour détruire l'ensemble des rêves que les humains avaient pu avoir.

- J'aurais pas trouvé ça bête. C'est vraiment cruel, tu sais ! Moi qui suis d'une curiosité intenable. il marqua une pause, sourire aux lèvres, il disait le tout sans aucune reproche. Puis, alors qu'elle lui indiquait qu'elle n'en parlait pas, qu'elle se saisissait de son arme, il fit de même. Je vais pas insister t'inquiète... Mais...

Il la taquina du regard, se préparant à reprendre le chemin de l'étage. Il n'ajouta rien au « mais », il prenait tout son sens de lui-même. C'était un « mais j'attends avec impatience que tu finisses par me le dire ». William reprit quelque peu son sérieux, ce dirigeant lentement vers l'escalier qui les mènerait à l'étage. Le rez-de-chaussée avait été presque une ballade de santé et il espérait que l'étage serait pareil. Une marche à la fois, l'ambulancier regardait vers le haut afin de s'assurer que rien ne descendrait vers eux, écoutant le moindre bruit indiquant la présence de rôdeurs.

Une fois à l'étage, il pointa sa lampe de poche sur l'environnement autour. La cafétéria était là, au bout des marches. Devant eux, une grande salle avec de grandes tables, dont plusieurs d'entre elles avaient été renversées, qui devait servir pour l'heure du repas, et derrière celle-ci se trouvait le comptoir de service qui entourait la cuisine. De chaque côté de cet espace se trouvait un couloir qui menait à d'autres salles de classe ou des bureaux administratifs. L'ambulancier regardait tout autour de lui, immobilisé dans le haut des marches à la recherche d'un mouvement, ou d'un bruit. Était-il vraiment chanceux à ce point ? Y avait-il réellement si peu de rôdeurs dans cet endroit ?



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Mer 30 Nov 2016 - 17:27

La musicienne souriait encore quand ils quittèrent la pièce. Elle l’aimait bien. C’était un constat qui lui venait, comme ça. Au début de leur recherche en binôme, Selene ne savait clairement pas quoi penser de l’ambulancier et de ses intentions. Peut-être qu’inconsciemment aussi, elle continuait de lui en vouloir pour la mort d’Aori. Mais désormais, c’était on ne peut plus clair : s’il y avait une personne qui aurait souhaité ne jamais croiser leur route au prix de la vie de quelqu’un d’autre, c’était William. Pourtant, il était là, il les appréciait, il voulait les aider, et… oui. La jeune femme le laisserait faire. Un jour, elle lui parlera de ses rêves, de ses envies d’être maman. En premier lieu parce qu’il était ce qu’il y avait de plus proche d’un gynécologue dans son entourage, et qu’elle ne comptait pas s’embarquer dans cette aventure à l’aveugle. La pianiste était jeune, instinctive, voire téméraire, mais pas suicidaire. Elle voulait être heureuse, que Gabriel soit heureux, alors il fallait que ça se passe bien.

Rien à signaler au rez-de-chaussée. Pas l’ombre d’un cadavre, ni de quoique ce soit d’intéressant à emporter. Précautionneusement, ils grimpèrent donc à l’étage, et Selene fut agréablement surprise de voir qu’ils débouchaient déjà sur la cantine. Dans un premier temps, elle aurait pensé la trouver dans le second bâtiment, mais soit. Ils pourront repartir plus tôt, il ne devait pas y avoir d’autres ressources primordiales dans une école primaire.

Alors qu’ils s’avançaient au milieu des tables renversées, un son commençait à s’élever. Tout en pivotant régulièrement pour éviter de laisser d’angle aveugle dans leur approche, l’étudiante fronçait les sourcils. De quoi s’agissait-il ? Un frottement ? Un raclement ? Un grincement ? Le duo avait atteint le comptoir de service quand elle l’identifia le bruit. C’était une sorte de choc répété, comme une fenêtre qui claquait, ou une porte qui buttait sur un objet. La musicienne ne dit pas un mot, mais elle désigna l’entrée des cuisines, entrouverte, le hublot qui perçait la porte taché de sang.

Doucement, ils durent contourner le comptoir pour se rendre dans la pièce. L’odeur qui régnait était tellement infecte que la pianiste jugea préférable de se mettre à respirer par la bouche. Une lumière sale illuminait les différents ustensiles, passant au travers une vitre blanchâtre et presque opaque. Les aérations étaient couverts de graisse et de toiles d’araignée, une tornade avait l’air d’avoir ravagé les lieux. Casseroles, verres, bouteilles, restes moisis, il y avait de tout sur le carrelage. Le bruit, lui, était bien plus distinct, et Selene ne mit pas longtemps à le trouver : c’était une porte, bloquée par une petite armoire métallique qui avait été poussée devant.

- Merde, avait mimé les lèvres de la jeune femme.

Il s’agissait de la réserve, là où, vraisemblablement, seraient entreposées toutes les ressources non périssables. Sans doute aussi des bouteilles d’eau, voire des suppléments type biscuits secs et chocolat. Prêtant l’oreille, on aurait dit qu’il n’y avait qu’un seul rôdeur à l’intérieur, poussant obstinément un obstacle qui n’était pas prêt de bouger. Est-ce qu’ils pouvaient tenter le coup ? Les yeux bleus de la musicienne évaluèrent leur environnement. C’était étroit, encombré et bordélique. S’ils devaient se battre ici, ce serait la galère à partir de deux mordeurs.

- Tu peux surveiller à la porte ? demanda-t-elle en murmurant, je vais essayer un truc.

Elle ne lui dit pas quoi, tout simplement pour ne pas qu’il essaye de l’en dissuader. C’était risqué, ça pourrait attirer d’autres charognes, mais derrière cette porte se tenait peut-être de quoi leur permettre de ne pas crever la dalle sur les routes. C’était un risque à prendre. Une fois que William se fut éloigné pour se mettre à son poste, Selene prit son inspiration et… flanqua un gros coup du plat du pied sur l’armoire métallique couchée en barrage. L’impact résonna étonnement puissamment, l’aluminium vibra, et presque aussitôt, un choc violent contre la porte fit faire un bond de retrait à l’étudiante.

Il n’y avait pas qu’un rôdeur emprisonné là-dedans, mais une bonne dizaine – sans doute – qui s’était jetée comme d’un seul corps sur l’issue obstruée. L’armoire avait été ébranlée, glissait légèrement sur le sol, mais tenait bon pour l’instant. La pianiste n’essaya même pas de compter les doigts putréfiés qui passaient par l’embrasure, il y en avait beaucoup trop.

- Désolé, dit-elle à son aîné en couvrant le boucan des morts-vivants, fallait que je vérifie… on y va ? On ne pourra pas ouvrir, c’est trop risqué.


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William Baker
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Mer 30 Nov 2016 - 19:12

Sa lampe de poche se dirigeait vers les couloirs, de part et d'autre de la cantine. S'il fallait qu'ils soient pris en sandwich une fois entré à l'intérieur, ils n'auraient surement plus d'option de sortie disponible. Ceux-ci, toutefois, étaient trop long et trop élargie pour permettre à la lumière d'atteindre tous les recoins, il était impossible de savoir si les salles de classe étaient propres et sans danger. Ayant trouvé ce qu'ils cherchaient, ils n'auraient nul besoin de les visiter, mais ils devaient garder en tête l'idée que des rôdeurs puissent arriver par là.

L'odeur à l'intérieur de la zone cuisine surpris William au point où il toussota, échappant un « pouah » distinctif des odeurs nauséabondes et appuyant rapidement son nez dans le creux de son coude, il éclairait le saccage qui avait été laissé au sol de la pièce. Il eut envie de signifier à Selene que l'odeur donnait envie de vomir, mais ça n'aurait servi à rien dans le moment actuel. Ils avancèrent plutôt vers le bruit distinctif et contant. Derrière cette porte se trouvait le Saint-Graal, et il était gardé par quelque chose, ou plusieurs choses. La porte frappait sans cesse contre l'obstacle qui la bloquait, et il lui semblait impossible de savoir à combien de rôdeurs ils auraient affaire s'ils s'aventuraient à débloquer celle-ci.

L'ambulancier fit une moue de déception. « Tout ça pour ça. » Qu'il se disait, et alors qu'il allait signifier à la musicienne qu'il valait mieux rebrousser chemin, elle lui demanda de surveiller la porte. Protester ne servirait surement à rien, puisqu'elle s'affairait déjà à préparer ce qu'elle avait envie « d'essayer ». Il prit alors le temps de reculer, pousser la porte à battant pour éclairer l'aire de salle à manger. Le bruit sourd produit par le coup de pied de la jeune femme dans l'étagère derrière lui le fit sursauter. Ça et les différents râlements et coups supplémentaires que décidèrent d'offrir les différents autres rôdeurs enfermés à l'intérieur. Il était loin de penser qu'elle procéderait de cette façon, et alors qu'il allait râler à cet égard, il aperçut quelques ombres circuler dans les couloirs.

- Oui... On est mieux de partir et vite. Je crois que tu n'as pas attiré que ceux à l'intérieur.

Will sortit rapidement de la pièce, retenant la porte de la cuisine en position ouverte pour qu'elle puisse le suivre sans encombre. Différents râlements provenaient non seulement de la pièce qu'ils abandonnaient, mais d'autres semblaient provenir des couloirs qui les prenaient de chaque côté. Il faudrait se rendre aux escaliers le plus rapidement possible et quitter ses lieux.

- Attention ! fit-il rapidement en assénant un coup de machette dans le crâne d'un rôdeur négligé derrière le comptoir. Celui-ci avait grimpé à leur droite et était sur le point de ce lancer sur l'étudiante. N'ayant aucune envie de passer plus de temps ici ou de détailler le rôdeur en question, William fit signe à Selene de se mettre à courir, emboîtant le pas derrière elle pour se rendre vers les escaliers. Une fois au rez-de-chaussée, ils n'auraient qu'à courir vers la sortie et enfermer ses monstres derrière eux. Dans l'action du moment, il n'oublia tout de même pas qu'ils avaient laissé des choses à côté d'une sortie et qu'il faudrait absolument les ramasser.

- Il faut surtout pas oublier l'équipement ajouta-t-il donc afin qu'elle entame sa course dans la bonne direction, et non pas vers une autre sortie de secours.



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Mer 30 Nov 2016 - 20:51

Selene n’aimait pas battre en retraite, mais il n’y avait pas le choix. Le risque était trop grand pour le résultat potentiel, et ils n’étaient pas assez de deux. Prenant les devants, passant par la porte gardée ouverte par son aîné, elle quitta la cuisine au pas de course, l’arbalète dressé et prête à l’emploi. Ils n’y avaient pas que les rôdeurs dans leur dos, mais aussi ceux qui étaient disséminés dans l’étage, attirés par le bruit et l’appel de leurs congénères. D’ailleurs, alors que son attention était retenue par une ombre mouvante dans un couloir, la musicienne ne vit le cadavre sur sa droite qui l’aurait certainement croqué sans la réactivité de l’ambulancier. Elle le remercia du regard alors qu’il lui faisait signe de courir et lui rappelait que leurs trouvailles du jour les attendaient au rez-de-chaussée.

La pianiste accéléra, voyant déjà que trois charognes entraient dans le réfectoire et risquaient de leur barrer la route. Pour gagner un peu de temps, elle renversa l’une des rares tables encore sur ses quatre pieds pour la mettre sur le chemin des putréfiés et se mit à courir sans regarder en arrière. Heureusement, ils avaient déjà visité le bas, alors la voie était clean. Même avec des mordeurs aux trousses, ils ne rencontrèrent aucun désagrément tandis qu’il traversait le grand couloir, les salles de classe vides, et même la dépouille de l’écolier. William récupérait déjà leurs affaires sous les manteaux oubliés quand les premiers morts foulèrent le même étage. Selene les regarda, les compta vaguement – cinq ou six – et quitta le bâtiment sans demander son reste.

A peine deux pas à l’extérieur qu’elle fut surprise par un macchabée sorti de nulle part. Par réflexe, elle asséna un violent coup avec le corps de son arbalète qui ébranla sa victime et délogea sa mâchoire putride. Laissant à l’ambulancier le soin de l’achever s’il jugeait cela nécessaire, elle fila vers la barrière qu’ils avaient empruntée à l’arrivée, encore ouverte. Dans la rue, la jeune femme logea adroitement un carreau dans le crâne d’un rôdeur qui ne faisait que passer dans le coin, et se retourna pour fermer le passage après que William l’eut rejointe.

Haletante, elle observa le petit groupe de zombies sortir de l’école, leur aspect décharné amplifié par la lumière du soleil qui approchait le zénith. Ils avançaient avec obstination, espéraient certainement pouvoir croquer un peu de leur chair fraîche, mais ils seraient entravés par les grillages qui délimitaient la cour. Finalement, ils n’avaient rien trouvé ici ; c’était décevant. Se détournant des mordeurs qui, pour l’instant, ne représentaient aucun danger, Selene récupéra sa flèche avant de regarder son aîné avec un air dépité.

- Bon… il ne doit pas être loin de midi, non ? Sans montre, estimer l’heure était devenue difficile, alors elle se référait à la course du soleil, tu veux qu’on rentre ou on pousse plus loin quelques minutes ?

Le temps avait filé à la vitesse éclair, elle s’en rendait seulement compte. Peut-être s’étaient-ils trop attardés dans le magasin de mécanique, nourrissant des espoirs bien trop grand compte tenu des résultats. Bon au final, ils avaient un peu d’essence, des pièces de rechange pour les voitures et de quoi boire. Après un an de mise en arrêt de leur civilisation, c’était déjà ça, d’autres n’avaient pas autant de chance. Du coup, la pianiste s’en remettait à l’ambulancier pour trancher. Peut-être avait-il vu assez de face putréfiée pour aujourd’hui, ou peut-être profiterait-il encore de sa compagnie.


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William Baker
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MessageSujet: Re: Gib mir benzin !   Jeu 1 Déc 2016 - 17:45

Au pas de course, l'ambulancier suivait la pianiste de près, s'assurant que les rôdeurs de l'étage ne se jetteraient pas par-dessus la rambarde pour s'écraser sur eux durant leur descente de l'escalier. Heureusement pour eux, ce ne fut pas le cas, mais ils avaient tout de même l'énergie et la voracité nécessaire pour les suivre pas à pas dans la marche, plusieurs déboulèrent l'escalier et se relevèrent pour continuer leur poursuite. Par chance, les deux comparses étaient assez rapides qu'une fois les cadavres arrivés au bas de l'escalier, ils étaient déjà à la porte de sortie. William attrapa son équipement et quitta le bâtiment en compagnie de Selene, faisant un pas de recul sous la surprise pendant qu'elle détruisait le visage d'un mordeur qui semblait penser pouvoir les prendre en embuscade. Les mains encombrées par le sac de sport et le réservoir d'essence portatif, l’aîné laissa le macchabée s'écraser au sol sous la violence du coup. Il aurait voulu pouvoir l'achever, mais l'heure était plus à la fuite qu'au respect des croyances.

Arrivé dans la rue, il souffla un coup, déposant ses affaires au sol le temps que son rythme cardiaque ralentisse. Le passage fermé derrière eux, et l'absence d'une autre horde à l'horizon leur donnèrent une sorte de sentiment de sécurité. William n'avait pas utilisé la course pour survivre depuis un petit moment, depuis sa rencontre avec les Messiah en fait. Il saisit tout de même l'occasion pour regarder sa montre, fonctionnant à l'énergie cinétique, elle n'avait jamais perdu l'heure depuis l'apocalypse, s'assurant de la garder en fonctionnement autant que possible, l'ambulancier avait gardé une certaine lubie à l'idée de connaître l'heure et le jour de la semaine. Garder le suivi du temps lui paraissait la meilleure manière de rester sain d'esprit, même si au fond, on ne pouvait plus vraiment accorder d'importance à cela. Quelle importance qu'on soit le 29 octobre 2016 dans un monde où on ne prenait plus vraiment de rendez-vous, ce n'est pas comme si nous allions réellement fêter l'Halloween dans deux jours.

- Ouais... Il est même, pas très loin de 13h, on ferait mieux de rentrer. Les autres vont s’inquiéter.

Il acquiesça de la tête en concluant sa phrase, comme pour se convaincre lui-même qu'il était plus raisonnable de reprendre la route, bien que leur viré de pillage n'avait pas été des plus concluante. Il souffla un dernier coup, ramassa bien son équipement puis repris la route en compagnie sur les talons de Selene. Elle s'occuperait de nettoyer les rôdeurs sur leur passage comme à leur arrivée au magasin de pièces automobiles.



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Gib mir benzin !

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