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  You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 12:40


EMELIE C. WANN
32 ANS • RUSSE • DÉTECTIVE PRIVÉE• TRAVELERS

i've got a war in my mind

 « Foutu employeur.
Décrivez vos qualités qu'ils disent. Je vais leur en donner de la princesse ninja si c'est ça qu'ils veulent. Puis, ils s'attendent à quoi ? Ils savent très bien qu'ils vont recevoir des dizaines de "je suis discret et intelligent, le détective privé de rêve, embauchez moi, je fais le ménage et des cookies." Moi déjà je fais pas le ménage. Et pas de cookies non plus. Faut pas pousser ! Et non, je ne suis pas de mauvaise humeur. De mauvaise foi, à la limite, d'accord.
Bon et puis merde, ils précisent que l'originalité de notre présentation influencera leurs décisions. Princesse ninja parfaite aux incalculables qualités, tu vas finir au fond d'un trou. En plus, si je lance des qualités bidons et aucun de mes défauts, ils vont en attendre trop de moi.
Et si ça se trouve ils me liront même pas. Je suis pas pessimiste, mais j'y crois quand même pas. Allez.
»

Elle secoue la tête, glisse sa main dans ses cheveux, croise les jambes. Elle sait qu'elle a besoin de ce travail, mais en attendant la graine d'idée de devenir détective privée indépendante germe de plus en plus dans son esprit. Alors ni une, ni deux, elle ré-essaie. Marre de venter des qualités comme tous les autres postulants, elle veut tenter le tout pour le tout et se décrire comme elle est. Au pire, elle ré-utilisera le tout pour un site de rencontre. Quoi que, faudrait déjà qu'elle s'y mette, à chercher quelqu'un.
Nom. (Wann) Prénom. (Emelie C.) Âge. (23 ans lors de ce CV) Sexe. (Oui, souvent. Euh, féminin, pardon.) Ville. (Seattle) Bref, après les quelques lignes de présentation officielle, elle commence la description de son caractère de cochon.



« Soyons Honnête !
Déjà, honnête, je le suis. Vraiment beaucoup. Peut-être même trop d'après mes proches. Je manque aussi de tact. Notez tout de même que cela peut être utile dans ce métier parce que ça ne me dérangera pas de bloquer un mari infidèle pour lui demander le prénom de sa chère maitresse. Plutôt que de passer par 4 chemins. De toute façon, je n'ai pas de patience, alors user de "s'il vous plait, il est possible que par le plus fou des hasards, sur un malentendu, peut-être qu'il n'est pas impossible que..." Non.

Il faut savoir que je suis facilement agressive. De toute façon si j'essaie de vous le cacher, c'est mon ancien patron qui vous le dira. Alors voilà, faute avouée est au moins annoncée disons. Mais pour ma défense, je suis assez raisonnable pour ne casser de dents seulement quand c'est mérité ! Vous pouvez aussi noter que je suis intelligente, la preuve, je vous préviens des potentiels plaintes que vous pourriez avoir par rapport à mon comportement ! Mais les clients qui m'emploient reviennent très souvent satisfaits. Je suis très très très persévérante, donc si on me lance sur une tâche, je ne lâcherai pas l'affaire avant d'avoir trouvé suffisamment de preuve.

C'est peut-être parce que financièrement, c'est tendu et que je ne refuse aucun travail. Mon côté débrouillarde et imaginative m'embarque parfois dans des situations qui vous vaudront elles-aussi des plaintes de voisins, mais c'est pour la bonne cause je vous assure.

J'admets que mon côté fataliste y est potentiellement pour quelque chose. Quand une femme me dit que son mari la trompe ? Évidemment, comment peut-elle douter du contraire ! Quand un père me dit que sa belle fille n'est intéressée que par l'argent de son fils ? Je secoue la tête. Pour quoi d'autre pourrait-elle l'aimer ? Dis comme ça, ça fait un peu dark gothique qui déteste le monde d'accord... Mais notons que dans ce métier, c'est utile de toujours imaginer le pire ! Au mieux, je ramène des preuves du contraire et me plante, au pire, j'avais raison et dans tous les cas je suis payée.
»

Elle secoue la tête, rature une faute au dernier mot, et s'énerve sur sa feuille. Sur le bas de la page, elle griffonne un dessin comme elle le fait si souvent. On peut reconnaitre une jeune femme qui lui ressemble devant un stand avec des photos de son visage et criant "Détective privée, dééééétectiiiiive privééééée, qui veut embaucher quiiiiii ?" tout en distribuant un CV. Depuis qu'elle est arrivée en Amérique, elle se tâte parfois à retourner en Russie, mais sa famille étant maintenant sur ce continent, elle s'imagine mal partir. Et de toute façon, elle sait très bien qu'elle ne l'enverra jamais cette page gribouillée. Oui, même s'il y a deux minutes, elle était sûre d'elle et persuadée que sa technique était géniale, là, actuellement, elle se dit qu'elle n'y arrivera jamais et qu'elle ferait mieux d'aller postuler comme femme de ménage ou comme coiffeuse de jouet là où travail Anatoly, son meilleur ami d'enfance. Donc vous l'aurez compris, Mademoiselle est lunatique au possible.
De toute façon, il y a trop de détails de son caractère qu'elle ne doit même pas connaître ou admettre. Impossible pour elle d'écrire à quelqu'un certains de ses défauts. Déjà que son côté émotif, elle le cache autant que possible, alors le coucher sur du papier, les cadavres se relèveront pour danser avant que ça n'arrive.

Faut savoir aussi qu'elle est très égocentrique. Dans sa tête, le monde tourne autour de sa bulle. Ou plutôt à côté de sa bulle en fait. Sa bulle, c'est son univers a elle. Ce sont ses dessins, ses personnages habituels, un peu sa musique aussi, énormément son grand père et son frère, beaucoup Anatoly aussi. En dehors de ça, le monde peut bien partir en vrille, elle pourrait ne pas changer ses habitudes tant que sa bulle n'est pas secouée. Elle n'est pas inhumaine, mais sa sensibilité a ses limites. Elle peut donner sa vie pour quelques "humains d'exceptions" comme elle les appels, mais pour autant elle est capable de casser 8 dents à une femme qui refuse de la payer. C'est un peu son soucis, ce côté "tout feu tout flamme", elle essaie de le contrôler mais c'est plutôt dur.
D'ailleurs pour ses "humains d'exceptions", Emelie est quelqu'un de rassurante, fidèle et prête à tout. Elle fera passer leurs besoins avant les siens.

Ah. Et. Dernière petite chose à savoir.
La dépersonnalisation. Emelie en fait des crises. Lors d'angoisses violentes, de paniques, d'énervement... Elle a l'impression d'être à côté de son corps et de voir les choses comme si un film se déroulait devant ses yeux. C'est pas gênant pour le monde extérieur, ça surprend ses proches et elle ça la perturbe beaucoup. Comme elle aime bien avoir le contrôle sur les choses qui l'entoure, perdre le contrôle d'elle même, je vous laisse imaginer l'apocalypse dans sa tête. Les médecins lui ont dit que c'était une façon de se protéger que développe certaines personnes, que ce n'était pas grave, et que potentiellement ça partirai lorsque son stress diminuerait. Sauf qu'avec les évènements à venir, son stress, il ne diminue pas vraiment.



and blood on my hands

« — Au suivant... » lance le toubib de la médecine du travail en calculant pour la énième fois le nombre de minutes (333 exactement.) qui lui restent avant de rentrer chez lui. Puis, arrivé chez lui, il comptera les minutes qui lui restent avant de reprendre le boulot. Le cercle vicieux repartira encore et encore.
Il attend. Il se gratte l'oreille maladroitement avec l'auriculaire. Il observe ses trouvailles, silencieux. La porte claque, il voit entrer une jeune femme qui lui annonce nonchalamment que sa secrétaire est stupide, inutile et bonne à rien d'autre que de se faire jeter des trucs au visage. Le toubib fronce un sourcil et hausse les épaules, si déjà il arrivait à retenir le prénom de cette secrétaire qu'il croise tous les jours ce serai bien, alors vous dire si elle est, oui ou non, chiante... (329...)

« — Hmf, prenez place. » Sans prendre la peine de répondre à ce qu'elle lance.

Dossier sous les yeux, il parcourt les lettres qui s'alignent devant ses lunettes. Emilie Swan. Non merde, Emelie C. Wann, faudra qu'il pense à lui demander son deuxième prénom. Mécaniquement, il tapote son bureau avec les fesses de son stylo avant d'adresser un geste à la jeune femme tout en continuant de parcourir les informations du dossier...

« — Déshabillez vous s'il vous plaît » Il ordonne ça sans écouter sa réponse, elle râle. Et puis elle parle beaucoup. Il est pas psy, ça sert à rien de lui parler à lui. Et en plus, 325.

Il attend quelques secondes, fini le dossier et relève les yeux vers la demoiselle. Bras croisés, mine boudeuse, Emelie affiche un air complètement hostile et de mauvaise humeur. Ses doigts martèlent ses coudes comme pour lui demander d'accélérer le pas. Est-elle toujours aussi pressée ? Le toubib, lui, compte les minutes sans pour autant se dépêcher, de toute façon le temps passe toujours trop doucement de son point de vu.

Le doc complète des informations sur son dossier, à chaque question, il relève la tête et détaille un peu plus la jeune femme.

« — Taille ? » Il note 1m75 et observe la pâleur de sa peau. C'est vrai qu'elle semble assez grande d'ailleurs. De longues jambes fines, un grand buste, des doigts très fins.

« — Corpulence ? » Il inscrit 50kg et remarque qu'effectivement, elle n'est pas bien en chair. Ses clavicules sont très visibles, son ventre est plat, ses cuisses semblent musclées mais pas exagérément. Le toubib remarque des tatouages à différents endroits de son corps. Hanche gauche, poignet droit, avant bras gauche, clavicule droite, sous son sein gauche, main droite...

« — Allergies ? » Il barre la case et distingue les traits de son visage. Un visage de poupée avec des défauts comme un bout du nez un petit peu trop rond. Comme une cicatrice sur l'os de sa mâchoire, discrète tout de même. Comme des sourcils trop froncés qui dessinent des ridules d'expressions autour de son regard et lui donnent un air sombre. En dehors de ça, son visage est fin. Ses pommettes sont légèrement visibles et ses grands yeux noirs lui donnent un regard d'enfant perdu quand elle n'y fait pas attention. Ses lèvres sont très sombres, maquillées, ainsi que ses paupières d'ailleurs.

« — Problèmes de santé ? » Il griffonne les quelques phrases qu'elle lui explique et lève les yeux plusieurs fois. Une longue cicatrice rosée dans son dos qu'elle s'empresse de cacher en se retournant pour faire face au docteur. Emelie explique son suivi pour son trouble léger de la dépersonnalisation et le toubib zieute sa chevelure rebelle. Noire, sombre, un peu en désordre mais pas devant son visage.

Il enchaîne encore quelques questions et laisse tomber son stylo. 315, il ne pensait pas avoir gagné ou perdu autant de temps sur ces quelques informations rapides. Plus qu'un petit contrôle de routine rapide sur sa vue, ses mouvements et son ouïe et il la laissera repartir.

300, pas de champagne mais un très léger sourire sur le visage du toubib qui laisse sa patiente se rhabiller rapidement. Il remplit le dossier avec ce qu'il vient de voir et lorsqu'il relève la tête, Emelie est déjà entièrement couverte. Un jean troué, des baskets, une veste en cuir un peu style aviateur, des mitaines et une très grosse écharpe. Sans un geste de la main (mains qu'elle a déjà glissé dans ses poches de toute façon.), elle quitte la pièce en lançant un sarcastique merci et au revoir.

Dans sa tête, Emelie cherche déjà l'itinéraire pour rejoindre la boutique dans laquelle elle doit passer. Une paie est tombée récemment, elle peut enfin ajouter à sa petite collection, un nouveau couteau. C'est son dada discret à elle, couteau papillon ou cran d'arrêt, tant que c'est bien aiguisé c'est parfait. À côté de ça, elle a évidemment passé son permis port d'armes il y a un moment, c'est toujours rassurant d'être armée dans les quartiers qu'elle fréquente à des heures tardives...

a storm is coming

Emelie est allongée sur le canapé, cigarette dans une main, télécommande dans l'autre. Elle gère de là où elle est la playlist qui défile plus ou moins aléatoirement et se rappelle. Les photos punaisées au mur se joignent à ce moment nostalgie.

https://www.youtube.com/watch?v=jU6iP0WLsU8
♫ Garçons et filles de tout âges ♪
♪ Ne voudriez-vous pas voir quelque chose d'étrange ? ♫

31 octobre 1984, 20h. Petite ville perdue dans la grande Russie.
Le soleil est déjà couché depuis longtemps et l'épais brouillard habituel à cette période est quant à lui déjà levé depuis un moment. L'atmosphère est digne de cette fête. Halloween, les gens errent, déguisés, on entend des rires, des cris et encore des rires. Mais ce sont sûrement les cris de l'appartement de la famille Wann qui sont les plus stridents. Ne criez pas au meurtre ou au viol. Tout de suite des idées noires je vous vois venir ! Raté ! Juste une future maman qui a choisi de mettre au monde sa fille dans le cocon familiale. Entourée d'une sage femme, du père, et des deux grands frères, il est 23h quand la petite Emelie remplit ses poumons pour la première fois.
Laissons la mère se reposer. La sage femme en tenue d'infirmière, une amie de la famille, s'occupe du petit bébé qui gigote déjà beaucoup pendant que le papa gère les jumeaux qui courent partout. Deux petits squelettes qui font perdre la tête à un vampire.
Ne bougez plus, souriez, l'instant se fige, la photo est le seul souvenir qu'a Emelie de ce moment, évidemment.


https://www.youtube.com/watch?v=j5-yKhDd64s
Je n’ai pas peur de prendre position
Vous tous, venez prendre ma main
Nous parcourrons cette route ensemble, à travers la
tempête
Peu importe le temps, froid ou chaud
Juste vous faire savoir que vous n’êtes pas seuls
Criez si vous sentez que vous avez été sur la même route

Avril 1990, À chemin entre la Russie et l'Amérique.
Valises à la main, sacs sur le dos, peluche contre le coeur, main dans la main, Emelie avance dans un énorme aéroport. Elle tient la main de son frère, elle a 6 ans et est déjà toute remplie de sommeil, les yeux clignant de plus en plus souvent. Ils sont en route depuis tôt ce matin, pour économiser, ils ont choisi de faire plusieurs arrêts, de changer, un coup ils se déplaceront en train, un coup en avion, même une petite partie en bus. Les adultes sont sur les nerfs, Papa, Maman, une paire de grand parent et les jumeaux sont de la partie.
Emelie ne voulait pas déménager.
Elle aimait bien la Russie elle. Elle aimait bien la neige. Mais on lui a dit qu'il y en aurai aussi là bas et que là bas, il y aurai plus de jouets. Alors à 6 ans, il en faut pas beaucoup plus pour la convaincre. Surtout que c'était pas trop une question.
Emelie fixe la photo accrochée au mur, endormie sur le dos de son frère de 11 ans qui ressemble à une tortue dont la carapace serai bien remplie. Elle sourit.

https://www.youtube.com/watch?v=NCtzkaL2t_Y
♫ Don't let me down
Don't let me down ♫
♫ Don't let me down...

24 décembre 1994, Seattle.

Emelie a récemment eut 10 ans et un baladeur avec lequel elle écoute la musique qu'elle aime. Depuis son arrivée il y a 4 ans, tout se passe bien, elle apprécie se nouveau pays même si sa Russie lui manque parfois. Elle a rencontré un garçon un peu étrange comme elle, différent comme elle. Anatoly, lui non plus n'est pas d'ici alors ils font la paire. Ils se sont rencontrés sur les bancs de l'école où justement ils avaient du mal avec les bases de l'américain et baragouinaient comme ils pouvaient pour faire leurs exercices. Le prof était indulgent, il les laissait s'aider et était toujours surpris du résultat. Ça arrivait souvent qu'en cours de langue, certains mots russes et italiens se retrouvent dans les copies. Mais ils étaient jeunes et apprenaient vite.
Noël, elle reçoit un carnet de dessin de sa maman, des crayons des jumeaux qui viennent d'avoir 15 ans. Son père lui offre une robe rose, il est ailleurs, il semble avoir acheté le cadeau un peu rapidement. C'est d'ailleurs le seul cadeau qu'il a acheté ce Noël là, il est sur les nerfs.
À ce moment là, la petite fille ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait. Aujourd'hui, elle ne comprend pas beaucoup plus et lui en veut toujours. 10 jours après cette photo de famille prise à Noël, son père craquait et bouclait ses valises. Pas de mélodrame, l'ambiance était désagréable depuis un moment, c'est presque un soulagement.
Le père de famille fait son annonce avant un repas qui restera froid sur la table de la cuisine. La mère se contente d'observer la scène, Emelie ne se souvient plus de sa réaction. L'homme explique aux mômes que dans la vie il faut faire des choix pour être heureux et qu'à 10 et 15 ans, on est assez grand pour choisir.

« — Vous voulez vivre avec Papa ou chez Maman ? »

Là, c'est un peu la crise de nerf. Emelie se fige. Elle observe la scène comme si elle regardait un film ou s'imaginait le chapitre d'un livre. C'est sa première crise de dépersonnalisation, elle ne réagit pas, elle attend que cela se passe. Son coeur s'accélère, elle voit Alek, l'un des jumeaux, se diriger vers leur chambre pour préparer des affaires. Elle n'a rien suivit mais elle comprend que son choix est fait. Mikhail quant à lui vient prendre la petite fille dans ses bras et la serre fort. Emelie se sent comme aspirer à nouveau dans son corps et craque, elle pleure beaucoup, se serre fort contre lui.

Ce soir là, Mikhail a dormi avec Emelie. Ils ont dessiné ensemble jusqu'à très tard dans la nuit. La chanson des Beatles raisonne dans leurs oreilles, ils avaient construit une cabane au dessus du lit de leur frère et s'y serraient. Dans la pièce à côté, la mère de famille faisait du rangement, criait par moment sur un autre homme que la petite fille ne connaissait pas. Tant pis, Mikhail était là pour la rassurer. Ils dessinent, ils écoutent de la musique et demain ils iront chez Papé, leur grand père. Ils iront aussi souvent que possible pour se changer les idées. En plus, lui aussi dessine beaucoup et bien.

https://www.youtube.com/watch?v=yFTvbcNhEgc
♫ Je vais te retenir, ♪
♪ Je vais t'embrasser dans mes bras, ♫
♫ Je vais t'emmener ♪
♪ Loin de la douleur ♫

24 décembre 2001...

Noël a 3, chez Papé, avec Mikhail. Emelie a 17 ans. Elle ne revoit presque plus Alek et encore moins son père. Mikhail a quitté l'appartement familial et Emelie y fait plus acte de présence qu'elle n'y vit vraiment. Sinon, le soir quand elle ne se perd pas dans une soirée, elle dort chez son Papé. Ou parfois sur le canapé de Mikhail, mais c'est plus compliqué.
Depuis le départ de leur père, leur mère a commencé a cumulé les hommes de passages. Certains s'accrochaient plus d'un an pour les plus courageux. D'autres laissaient des souvenirs. Des souvenirs sur pattes et braillards en plus. Du coup, la famille s'agrandissait en même temps qu'elle se rétrécissait vu comme les membres s'éloignaient les uns des autres. Emelie était 6 fois grande soeur maintenant et pourtant, le seul lien affectif qu'elle avait vraiment, c'était avec son grand frère.

Ce soir, on ne pense pas à tout ça. Ils agrandissent la traditionnelle cabane et s'y réfugie à 3. Emelie lance une musique en boucle, Big Jet Plan. Papé, Mikhail et le petit bout de femme causent ensemble, grignotent un peu, dessinent beaucoup.
Ce n'est pas une photo qu'Emelie garde de cette soirée, mais des dessins. Elle sourit et tire sur sa cigarette pour lancer un nuage de fumée devant ses yeux qui s'assombrissent. Cette période lui manque, évidemment. Le lendemain de Noël, elle trainait souvent (plutôt de force d'ailleurs) Anatoly à la maison pour ne pas le laisser dans son coin. Alors elle le faisait participer aux activités, à ses dessins, elle lui demandait des idées qu'elle griffonnait. De bons sourires.. De bons souvenirs.

https://www.youtube.com/watch?v=q0HElo91a4s
♪  Égrénant le tic-tac comme une bombe, buvant jusqu'a ce que la nuit soit terminée
Celui qui me fera oter mes pattes de ce verre, et bien il peut bien aller se faire foutre ♪
♪  Ouaiiiiiis, aucune chaine, aucun cadenas, et ce train de vie ne s'arrêtera jamais
Nous n'avons pas d'ami, pas problème

2007.

Emelie a 23 ans. Sortie du lycée avec une mention, elle ne sait pas vers quoi s'orienter. Elle s'est essayé dans la vente c'est pas pour elle. Elle enchaine les sorties, les soirées, l'alcool, les clopes et tout ce qui lui tombe sous la main. Passant d'une nuit à un concert bruyant à une soirée posée dans un appart autour de quelques potes, les jours deviennent des semaines, les semaines des mois, et les mois des années. Elle enchaine les petits boulots, son grand père l'embauche même dans son bar. Le thème lui plait bien, l'endroit est fréquenté par des motards surtout. La décoration est sombre, du bois, des motos, des vielles publicités. Les cocktails ne sont pas compliqués et ridicules, ici c'est droit au but. Et puis surtout, pas de jupes exigées, pas de talons et pas de décolleté demandé. Elle en avait marre d'avoir l'impression de faire la greluche tout ça pour apporter à manger sur un plateau. Travailler ne la dérangeait pas, elle n'a jamais été flemmarde, mais s'exhiber n'est pas son truc.
Alors elle passe de plus en plus de temps avec son grand père. Le vieil homme est toujours en service, toujours a surveiller fièrement la pièce du haut d'un tabouret.
C'est même grâce à lui qu'elle s'est lancée dans la carrière de détective. Aux heures creuses de son service, Emelie s'asseyait aux côtés du vieil homme et ils parlaient de tout et de rien.
Un jeune couple revenait souvent dans leur conversation. Un homme et une femme d'environ 30 ans se retrouvaient régulièrement dans ce bar, ils arrivaient séparément, repartaient séparément aussi. Papé pariait sur un couple d'amant dont l'un des deux était déjà engagé. Emelie pensait simplement que c'était un simple jeune couple.

50$ en jeu motivait Emelie a mener sa petite enquête. Lundi, elle avait fait une heure supplémentaire pour partir en même temps que la jeune femme. Après quelques minutes de filatures, elle s'était retrouvé face a un petit appartement. Mardi, le lendemain, elle sonnait avec une excuse bidon. Si c'était un couple d'amant, ça ne venait pas d'elle. Jeudi, elle recommençait l'opération en suivant l'homme.
Vendredi, elle revenait au bar avec 51$ dollars qu'elle glissait sur la table de son patron. Alors qu'elle lui racontait comment elle avait procédé, un peu de mauvaise foi, un habitué ne perdait pas une miette du récit.
Le dimanche, Emelie est assise à l'avant d'une voiture et attend pour suivre la femme de l'habitué du bar.

C'est bêtement, comme ça, sur un pari de 50$, qu'Emelie a trouvé ce qu'elle voulait faire de sa vie. Et c'est également comme ça qu'elle a arrêté les sorties alcool et abus. La semaine suivante, elle s'inscrivait dans une école pour obtenir un diplôme et entamait les formations requises pour faire le métier qui lui plaisait.
Pour fêter ses réussites, son frère et son grand père lui offrent son premier pistolet. Discrètes, des initiales sont gravées sur l'arme. D'années en années, Emelie va agrandir sa petite collection. Elle ajoute un fusil, elle passe son permis de chasser.
Emelie a d'ailleurs un petit péché mignon pour les couteaux. Cran d'arrêt, papillon, n'importe, tant que c'est une lame et que c'est aiguisé, elle se débrouille. Elle prend des cours pour apprendre à se battre. À se défendre, à neutraliser l'agresseur, à utiliser le poids et la force de l'autre à son propre avantage. Emelie est au début très maladroite puis apprend vite.

https://www.youtube.com/watch?v=hPD-a1FjUtU
♫ Bois avec moi maintenant ♪
Et oublie la pression des jours ♫
♫ Fais ce que je te dis et je te ferais te sentir bien ♪
Et je les chasserai ♫
♫ Les images coincées dans ta tête ♪

Avril 2015

Le début de la fin commence ici pour Emelie.
Pendant 8 ans, Samuel, ou Papé pour les intimes, la retrouvait 6 jours sur 7 au bar pendant la première années, puis de moins en moins à cause du nombre de client qui augmentait rapidement. Emelie se fit connaître dans le monde des détectives privées et les histoires s'accumulait. Des infidèles, des dettes d'argents, des recherches de parents ou d'enfants... Ce métier ne se ressemblait jamais deux jours de suite. La jeune fille s'épanouissait dans ce monde étrange. À toujours chercher les vices des humains, à toujours vouloir prouver qu'ils faisaient des fautes et blessaient leurs proches, elle avait un peu perdu foi en l'humanité et se renfermait dans sa bulle. Mais dans sa bulle, elle avait son oxygène des personnes qu'elle aimait sincèrement. Peu, mais assez. Samuel, Mikhail et Anatoly. C'est assez pour respirer et avancer.
Mais c'est le cataclysme, l'apocalypse, le déluge. La fin, simplement.
Début Avril 2015, Papé fête ses 85 ans entouré de quelques proches. Emelie gardera toujours avec elle une photo réunissant les 3 hommes de sa vie autour d'elle prise ce jour là.
Fin Avril 2015, Papé s'endort et ne se réveille pas. Une belle mort, comme les gens diront. C'était l'âge, comme les gens diront. C'est dans l'ordre des choses, on s'habitue, la douleur passera avec le temps qu'ils diront aussi.

Emelie ne garde pas la tête hors de l'eau et coule. Elle enchaine plusieurs mois seule, son frangin et son meilleur ami passent la soutenir comme ils peuvent, un ne comprend pas cet isolement, l'autre le comprend mieux que personne.
Elle continue le travail, les affaires n'attendent pas, le nom d'un détective est si vite oublié dans cette grande ville. Elle s'acharne au travail pour s'occuper l'esprit.

Emelie quitte son studio sous les combles pourris pour rejoindre un appartement plus correct. Dans le même immeuble que l'appartement de son grand père d'ailleurs. Elle a le coeur qui se serre à chaque fois qu'elle rentre dans l'immeuble et qu'elle s'arrête au deuxième étage plutôt qu'au troisième, mais elle s'habitue. L'appartement de Papé n'est toujours pas loué alors ça va, elle gère encore, elle a peur du jour où elle entendra des rires derrière cette porte.

https://www.youtube.com/watch?v=9jK-NcRmVcw
♪ Les choses redeviendront-elles ce qu'elle étaient à nouveau ?
C'est le compte à rebours final... ♪

Emelie ne sait pas trop quoi penser de l'Apocalypse. Elle n'est pas trop du genre à rester des heures pendues à la télé alors ce qu'elle entend, c'est plus ce qu'elle lit rapidement dans des journaux quand elle se planque pour une affaire. C'est aussi les discussions qu'elle entend autour d'elle. "Vous avez vu aux infos ? On dit que l'on ne sait plus gérer les blessés à l'hôpital... On parle de morts qui se relèvent" entend-elle même un jour.
Elle en parle avec Anatoly, appelle son frère, essaie de se faire son avis. Elle ne sait vraiment pas quoi penser, mais par réflexe ou par superstition, quand elle fait ses courses au supermarché elle se dirige exclusivement vers des conserves et des choses dont la date de péremption n'approche pas. Ah, et vers du chocolat aussi, parce que c'est important le chocolat. Au lait, s'il vous plait.


on the highway to hell


Inquiète pour ses proches plus que pour elle en fait, elle a trainé Anatoly à son appartement les jours où tout partait vraiment en vrille, Mikhail est parti rejoindre sa copine et son fils à l'autre bout de la ville.
Le temps file, elle rejoint un moment un camp de survivant dont la radio n'arrête pas de parler, mais ce n'est pas pour elle. Emelie revient très vite à Seattle pour rejoindre son appartement. Tant pis, elle se débrouillera comme elle peut.
De jours en jours, les gens désertaient la ville, Emelie ne s'imaginait pas quitter l'endroit où elle avait grandit. Elle se débrouillera pour barricader les entrées de l'immeuble, pour créer des issus de secours. Elle aura le réflexe de cumuler de la nourriture dans une pièce, des vivres, des médicaments...

Les premières semaines, c'est compliqué. Les habitants de l'immeuble, peu nombreux, refusent de suivre les idées de la jeune femme, considérant ses intrusions dans les appartements désertés comme du vol et un délit. Certains menacent même de la dénoncer à la police comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire actuellement.
" Allo Police ? Oui, je sais, des morts reviennent à la vie, des gens se font tuer à coup de morsures et de griffures, mais ma voisine s'introduit chez mon voisin qui est parti pour piquer de la nourriture..."

Arrêtez tout, prévenez la NASA, Emelie repart avec 10 conserves et des médicaments.

Au fil des semaines, les appartement se vident, chaque matin, septique, elle visite les pièces voisines pour si ce n'est éviter les squatteurs, au moins savoir qui il y a et combien ils sont. Ça ne la dérange pas qu'une famille se pose dans un appartement quelque temps et reparte, elle veut juste savoir qui et combien. C'est déjà arrivé qu'un groupe de trois personnes viennent habiter l'appartement du premier étage et à grand coup de suicide collectif, elle avait du faire face à 3 morts vivants près à mordre Anatoly et elle. Parce qu'évidemment, ces trois crétins ne s'étaient pas tiré une balle dans la tête, ils se sont finis aux médicaments. Merci quoi. Parce que d'après les légendes qu'elle a entendu dans les rues, pour en venir à bout, le cerveau c'est bingo.

Bon il a quand même fallut un moment à Emelie pour en arriver à cette déduction, faut dire qu'elle s'attarde pas à faire des observations pour voir si dans le coeur ça ne marcherai pas par hasard. C'est seulement quand ils ne bougent plus du tout qu'elle se persuade que c'est bon, elle n'est plus en danger.

Alors avec Anatoly, ils font de la récupération. Même si elle est toujours inquiète de le laisser seule, comme une mère poule, elle essaie de contrôler ses peurs, elle sait qu'il n'est pas stupide, qu'il est débrouillard et qu'il est armé. Elle a du un peu insisté au début, mais depuis le réveil par les 3 morts un soir, il semble d'accord avec elle. Petit à petit, ils ont barricadé les fenêtres des premiers étages. Ils ont condamné, après avoir vidé, les appartements dont ils n'ont pas trouvé la clef. Pour les autres, ils se contentent de les laisser fermés.
Par chance, le quartier pourri dans lequel ils vivaient n'a jamais attiré foule, alors ils sont souvent épargnés des hordes. Et sinon, ils se cachent silencieusement au fond d'un appartement, dans une petite pièce sans fenêtre.
C'était l'idée d'Anatoly, d'aménager le dernier étage en une sorte de labyrinthe. Sachant qu'il y a une sortie qui mène au toit, ils ont barricadé les escaliers qui montent au 7ème et la seule façon de rejoindre l'appartement du dernier est en se glissant sous des meubles, en en escaladant certains, en en poussant d'autres. Bref, ça a pris plusieurs mois à construire et à monter, parce que monter des meubles du premier au dernier étage, silencieusement, c'est pas le truc le plus simple à faire.

Emelie a aussi eut l'idée de cacher des couteaux, des haches, des armes dans certains coins. De faire des sorties de secours en utilisant des draps, des échelles.

L'immeuble tourne le dos à un parc, l'immeuble a côté était une maison de retraite assez vide même avant l'apocalypse (qui aurait envie de caser son grand père dans un quartier comme le leur ?) et un super marché n'est pas loin même si toujours spécialement habité par les rôdeurs.

Bref. Depuis 1 an et demi, Emelie survit comme elle peut. Anatoly est toujours là. Certains vivants se greffe parfois à leur petit groupe mais ils prennent rapidement la route, sachant que rester ici n'est pas une solution à long terme. Mais Emelie n'est pas de cet avis. En se débrouillant logiquement, il y a moyen de tenir assez longtemps. Au moins assez pour que son frère se pointe. Après, ils aviseront. En attendant, elle veut rester ici.
Alors elle se déplace silencieusement quand ils manquent de quelque chose. Elle développe des techniques parfois maladroites, parfois intelligentes pour survivre et satisfaire leur besoin...    

time to meet the devil

• pseudo › sur internet, Emelie !
• âge › 19 ans

• comment as-tu découvert le forum ? › En cherchant un forum de survivants je crois !  
• et tu le trouves comment ? › Joli, assez sombre comparé à mes anciennes aventures mais j'aime bien, je m'y habitue !
• présence ›  euh ? oui ! ?   

• code du règlement › Ok - Lex
• crédit › de la bannière et du gif, écrire ici
passeport :
 

fiche (c) elephant song.
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Reese B. Maddox
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 12:42

Bienvenuuuuue !

Hate de voir le personnage que tu vas faire



Don't let me down
I think I'm losing my mind now. It's in my head, darling I hope that you'll be here, when I need you the most, so don't let me down ©alas.
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Invité
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MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 12:43

Meeeerci !

J'adore ton avatar !
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Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
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Age IRL : 26

MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 13:21

Bienvenue chère sans visage ! Bon courage pour créer ton personnage Smile n'hésite pas si tu as des questions.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Ian F. Lennon
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Messages : 855
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 13:41

Bienvenue ici et bon courage pour ta fiche o/



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

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Fawn L. Müller
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MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 14:00

Bienvenue à toi ! Bon courage pour ta fiche :MisterGreen:


Make the right choice
A few times in my life I’ve had moments of absolute clarity, when for a few brief seconds the silence drowns out the noise and I can feel rather than think. @marclévy ≈ › © alaska.  

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Wade Lockharts
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MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Ven 28 Oct 2016 - 14:44

Bienvenue, bonne rédaction et bonne recherche de visage ! Je suis curieux de voir ce que tu vas nous faire



The solid ground begins to crack. I pulled her down and down and down. I lost my breath I thought I'd drown. White Knuckles. MM.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.   Aujourd'hui à 17:29

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You will be alone, Alone with all your secrets and regrets.

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