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 First things first... What are you wearing ?

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Ven 28 Oct 2016 - 2:28

La tempête était arrivée et il se l’était clairement pris de plein fouet. Il s’y était attendu, mais en même temps que pouvait-il faire, il c’était contenté de rentrer la tête dans ses épaules et attendre qu’elle ne se calme. Ce qu’il venait de faire à Thalia était tout simplement impardonnable, il le savait parfaitement. Mais c’était un médecin et il savait que quelqu’un avait besoin d’aide. Il était comme ça, toujours à penser aux autre avant lui-même et même Thalia passait au second plan tant qu’elle n’était pas en danger de mort. Certes, elle allait lui en vouloir pour ce qu’il venait de lui faire, mais elle finirait par lui pardonner et comprendre, du moins il l’espérait de tout son cœur.

- Je suis désolé…

Il avait couiné ses mots parce qu’il le pensait sérieusement, mais surtout parce que sur le coup il était absolument mort de trouille. Il n’avait jamais vu Thalia en colère et il espérait que cela n’arrivait plus jamais parce que c’était effrayant. Il avait sa tête des mauvais jours lorsqu’il se faisait poursuivre dans le couloir, ça lui fendait le cœur de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit. Il savait que la situation ne serait que plus compliquée ensuite, il ne se plaignait pas non plus quand il sentit sa chaussure lui heurter l’épaule. Il s’engouffra dans l’infirmerie avec le visage fermé.

Son premier réflexe fut de regarder partout autour de lui, il voulait s’assurer que son père aller bien. Bien que le ton de l’autre homme n’avait pas été trop inquiétant et malgré tout ce qu’il pouvait dire, il aimait sincèrement son père et serait chamboulé si ce dernier venait à rendre les armes. Il fut rassuré de le voir debout, toujours avec son éternelle casquette sur la tête. La visière était vraiment encore plus abimée que le matin même. Il ne s’est pas ce qui c’était passé dehors, mais visiblement ça n’avait pas l’air d’avoir été de tout repos. Il était bien content de rester à l’intérieur des murs d’enceinte le plus grand du temps.

Nans le regardait avec un regard interloqué et un sourire moqueur, en même temps l’urgentiste était en train de faire une entrée fracassante avec Thalia qui criait son nom dans le couloir. Il était certain que son père n’allait pas le laisser partir sans avoir un peu plus de détail concernant ce qui était en train de se passer. Ian savait qu’il allait en entendre parlait pendant très longtemps de ce qui était en train de se passer ce soir, mais que pouvait-il dire de plus. Il se contenta d’afficher sa mine fermée et d’ignorer copieusement le regard de son paternel. Il se tourna alors vers la seconde personne présente dans la pièce le patient. Il était encore conscient ce qui en soi était déjà une bonne nouvelle.

- Qu’est-ce qui s’est passé ? Il me faut un rapport complet de la situation.

Il était en train d’écouter lorsque Thalia qui le suivait fit irruption dans la pièce. Elle avait encore une chaussure dans la main et elle était à deux doigts de lui lancer dessus une fois de plus. Il lui jeta quelques regards fuyants pour faire un diagnostic de la situation, visiblement, il n’était vraiment pas très enchantant. Elle partit avec le peu dignité qu’il lui restait après avoir lancé une remarque assassine. Ian détourna un instant son attention vers les rires qu’il y avait de l’autre côté de la salle et c’est un Nans totalement hilare qu’il avait en face de lui. Génial, il devrait supporter les remarques désobligeant de son père pendant qu’il serait en train de gérer le blessé. Il fit mine de rien alors qu’il commençait à examiner le torse de l’homme couché sur le lit.

- Qui t’a élevé ? Où sont tes parents ? Je crois que j’ai deux mots à leur dire.

La voix de Nans l’avait tiré de sa torpeur alors qu’il essayait tant bien que mal de se concentrer sur ce qu’il était en train de faire. Il jeta un regard noir sur son père avant de reprendre sa besogne. Il ne lui fallut pas longtemps pour déterminer que l’homme n’était pas en danger et que les deux côtes fêler qu’il avait, allait le faire souffrir un long moment sans pour autant qu’il soit apte à le soigner. Quand Thalia saurait ça, elle aurait encore plus envie de le tuer. Il serra les dents et inspira profondément, visiblement son père se retenait toujours de rire et il pouffait dans son coin en se moquant de son fils.

- Je ne peux malheureusement rien faire, il va falloir beaucoup de repos. Je surveillerais tout de même l’évolution de la guérison, il faudra repasser régulièrement.

Il invitait déjà un des hommes présents à accompagner l’homme dans son lit, il y serait sans doute plus à l’aise qu’ici. Il récupéra ses chaussures qui étaient au milieu du couloir tout en gardant un œil sur les hommes qui partaient, tout le monde était parti se coucher sauf Nans qui était encore à côté de lui prêts à lui sortir une autre réplique cinglante. Ian se tourna alors vers lui. C’est un regard plein de tristesse mêlée à de l’amertume.

- Pas ce soir, je ne suis pas d’humeur à supporter ça. Si ça se trouve, je viens de mettre en l’air mon couple…
- Fallait s’envoyer en l’air jusqu’au bout.

Nans partis sur cette magnifique réplique en direction de sa chambre. C’est avec naïveté qu’il se rendait à sa chambre, il savait qu’elle ne serait pas là. Il attrapa la couverture de son lit et s’enroula dedans avant d’aller dans la chambre de Thalia. Il frappa doucement à la porte une fois devant. Visiblement, elle dormait déjà puisque personne ne lui répondit. Elle avait peut-être choisi de l’ignorer, ou peut-être même qu’elle était partie dormir ailleurs. Il n’en savait strictement rien, mais il n’avait pas l’intention de bouger pour autant, il s’adossa à la porte et il avait décidé de simplement attendre ici que le temps passe. Au bout d’un certain temps, à regarder le mur en face de lui, il finit par s’endormir dans cette position qui n’avait rien de confortable.



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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Ven 28 Oct 2016 - 15:08

Cela faisait désormais trois jours que Thalia n'avait pas adressé la parole à Ian. Suite à ce qui s'était passé cette fameuse nuit où il l'avait laissée en plan, elle avait choisi de lui faire sentir son mécontentement en lui faisant la tête. Une façon de le punir, en quelque sorte, et elle s'était sentie obligée de marquer le coup. Déjà, parce que sa frustration et sa colère ne s'étaient pas dissipés le premier matin à son réveil. Une fois qu'elle avait enfilé quelque chose et fait une toilette rapide, elle avait voulu sortir de sa chambre pour aller chercher Evelynn et faire sortir ses chiens. Quelle surprise cela fut que d'avoir Ian qui tomba comme une masse au sol lorsqu'elle ouvrit la porte ! Enveloppé dans une couverture, il avait visiblement passé toute la nuit adossé à la porte. Cela avait attisé la curiosité d'Amarok et Nakoma qui étaient venus l'entourer pour le flairer, visiblement intrigués. La zoologiste avait à peine croisé le regard de son amant avant de l'enjamber comme s'il s'était agi d'un tas de linge sale oublié par terre, ne faisant pas mine de le libérer des chiens jusqu'à ce qu'elle soit assez loin dans le couloir pour les siffler et les rappeler à elle. Voilà qui avait donné le ton.
Par la suite, elle avait passé son temps à vaquer à ses occupations en ignorant superbement l'urgentiste qui pourtant n'était jamais bien loin et tentait ce qu'il pouvait pour lui adresser la parole. Mais rien à faire, quand elle avait décidé de faire sa tête de mule, elle s'y tenait. Cela ne fut pas très compliqué au départ, un rien de rancoeur aidant. Elle s'était occupée de sa fille durant la journée, avait passé un bon moment à discuter avec Nans... tout en lui racontant ce qui s'était passée sans se gêner le moins du monde. Elle en avait profité pour lui offrir la nouvelle casquette qu'elle lui avait ramenée, qui remplacerait l'autre abîmée dans le ravitaillement. La première journée avait passé, et elle s'était tenue à sa décision. Cependant, cela ne l'avait pas empêchée de sentir comme un vide lorsque l'heure de se coucher était venue. Après avoir endormi Evelynn, elle s'était allongée dans son lit, seule, le trouvant naturellement bien plus froid et moins attrayant que celui qu'elle partageait avec Ian. Et c'est sur un soupir qu'elle s'était endormie.

Le deuxième jour, le manège avait repris. Un espèce de jeu de chat et de la souris dans lequel elle se plaisait à esquiver tout en ignorant celui qu'elle aimait. En cours de journée, après avoir trouvé un chaperon pour sa fille, elle s'était même jointe à un groupe de sortie histoire de se changer les idées, et de ne pas avoir la sensation de voir l'urgentiste traîner partout comme une âme en peine, qu'il était d'ailleurs. Plus cela allait, et plus elle se sentait encline à tout oublier et à simplement revenir se couler dans ses bras, savourer un simple baiser... Quand elle le voyait si malheureux, son cœur se serrait, d'autant qu'elle était pleinement consciente de lui infliger ça sciemment. Mais si elle voulait qu'il retienne la leçon... Heureusement qu'elle était têtue. Dans tous les cas, elle avait conscience de se punir autant que lui en mettant une distance entre eux.
Elle était rentrée à nouveau trempée de cette expédition en ville, mais au moins la fatigue et l'effort lui avaient vidé l'esprit. Et elle n'était pas non plus revenue les mains vides, mais ça elle le gardait pour un autre jour. Après une bonne douche et une soirée tranquille, elle s'était à nouveau retirée dans sa chambre et avait passé une nuit semblable à la précédente. Amarok et Nakoma lui tenaient compagnie, sans réussir à lui changer totalement les idées.

Et ce fameux troisième jour était arrivé. Comme les précédents, elle était partie du bon pied avec un petit déjeuner pris en commun, puis elle avait accompli un certain nombre de tâches pour le camp. À midi, elle avait mangé en compagnie de Nans, qui lui avait demandé des nouvelles. Elle s'était fait un plaisir de les lui donner. Par ailleurs, Evelynn avait été ravie de côtoyer le vieil homme, et c'était vraiment amusant de voir à quel point ces deux-là s'entendaient bien. La petite était sans doute un peu à l'image de sa mère... Ils eurent même le droit à un moment en compagnie de Jared, qui les avait rejoints. Le fait était assez rare pour être salué. En revanche, Thalia s'était éclipsée dès qu'elle avait vu Ian faire mine de s'approcher. Et mieux valait qu'elle le fasse rapidement sans lui accorder un regard, car elle sentait de plus en plus sa volonté flancher.
Les choses tournèrent court une fois le soir venu. Après avoir mangé, la zoologiste était retournée dans sa chambre s'occuper de sa fille qui devait bientôt être couchée, comme d'habitude. Puis, elle avait décidé de faire encore un petit tour dehors avec les chiens, ce qui impliquait de laisser un peu Evelynn seule. Ce ne serait pas un souci, et lui permettrait de commencer à s'endormir dans son petit lit. Au moment où elle ouvrit la porte, elle se retrouva toutefois nez à nez avec Ian, qui lui adressa sa plus belle mine déconfite. La jeune femme croisa son regard sans rien dire, sentant son cœur s'emballer et sa volonté fondre comme neige au soleil. Comment résister à cette irrésistible envie de se jeter dans ses bras et de l'embrasser jusqu'à ce que le sourire lui revienne ? Mais non, elle se contenta de le toiser avec une moue revêche, silencieuse. Au moment où il ouvrit la bouche, elle leva la main pour l'interrompre.

« Je sais. Tu es désolé et tu veux te racheter. Tu sais quoi ? Dans ce cas, va faire un tour avec Nakoma et Amarok. Ca vous fera du bien à tous les trois. »

D'un même geste, elle accrocha un collier autour du cou de chacun des chiens-loups, puis elle mit leurs laisses dans les mains de son amant, avec un regard absolument convainquant. Au moment où elle le vit partir, résigné, elle fut pour le moins surprise. Elle avait cru qu'il déclinerait, vu sa peur des chiens... Autant dire qu'il faisait de gros efforts. Lorsqu'il ne fut plus en vue, elle alla trouver en catastrophe quelqu'un chez qui sa fille pourrait passer la nuit, compte tenu du fait qu'elle allait enfin avoir quelques explications avec Ian. Et puisque cela pouvait partir sur des haussements de ton, mieux valait qu'Evelynn ne soit pas présente, pour qu'elle puisse passer une nuit tranquille. Lorsqu'elle se retrouva seule dans sa chambre à attendre, Thalia se morigéna malgré tout. Quelque part, elle se sentait coupable d'en avoir fait baver à l'urgentiste... Mais cette situation allait très vite être clarifiée. Dès qu'il serait de retour. En un seul morceau, avec de la chance...


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Sam 29 Oct 2016 - 12:05

En temps normal, il avait le sommeil léger et se réveillait au moindre bruit, ce jour-là tout avait été différent, il était véritablement bouleversé à cause de ce qui venait de lui arriver. Il avait l’espoir que tout ne serait qu’un mauvais rêve, mais il avait fait l’idiot et il était maintenant temps pour lui de payer. Il fut réveillé en sursaut quand la porte s’ouvrit derrière lui. Son regard était alors fixé sur Thalia qui était passée par-dessus lui sans même daigner le voir. Il avait eu l’impression de se faire poignarder en plein cœur devant cette absence de considération, heureusement, il était trop endormi pour comprendre que les deux chiens étaient en train de le sniffer de toute part. Il resta un moment interdit et incapable de bouger jusqu’à ce qu’elle finit par les appeler d’un simple sifflement.

Il resta un instant encore ici, il avait n’avait pas l’intention de se laisser abattre. Enfin, pas totalement bien que son corps tout entier avait envie d’aller se rouler en boule dans un coin en se tapant la tête contre un meuble en répétant méchant Ian. Il aurait pu trouver cette scène ridicule s’il avait vu les différents Harry Potter, mais comme ce n’était pas le cas, il se contenta de ruminer du noir dans son coin. Il était finalement parti se changer et finir de se réveiller. Il n’avait ni chaussette ni caleçon et sa chemise était toujours attaché n’importe comment, il savait que tout le lycée devait être au courant de ce qui s’était passé, mais il devait garder la tête haute et réprimait son envie de partir en courant à chaque fois que quelqu’un venait lui en parler.

Le premier jour où Thalia l’ignorait avait été dur, mais il pouvait comprendre. Il avait essayé toute la journée de venir lui parler, mais il n’avait à aucun moment réussi. Il avait fini par se coucher en espérant que demain serait un autre jour, l’espoir fait vivre comme on dit, mais une fois les illusions effacer, il détruit. Ce jour-là ne changea pas du précédent, elle l’évita toujours autant que la veille et parti même dehors pour ne pas le voir. Parce que clairement, il y avait du sous-texte dans sa décision et celui-ci devait y figurer. Il avait passé sa journée à l’infirmerie dans l’espoir que personne ne viendrait l’y déranger. Ce fut le cas si on imaginait le passage de Nans. Il était venu pour voir l’état de son fils. La veille, il avait passé un peu de temps avec Thalia qui lui avait expliqué son point de vue.

Il ne fallut pas longtemps à Ian pour repérer la nouvelle casquette que son père arborait fièrement. Elle lui allait bien, il devait le reconnaitre, mais à la vue de cette dernière son cœur se sera un peu plus. Thalia passait du temps avec son père, mais pas avec lui. Il y avait de quoi souffrir à cette idée. Il préféra ne rien dire, faire semblant que tout allait bien. Il ne s’était jamais confié à son père et ce n’est pas aujourd’hui que cela allait commencer. Il n’avait pas envie de connaitre ça et il savait au fond de lui que son père non plus. Il devait bien avoir compris certaines choses, puisque c’est avec un regard mi-moqueur, mi-compatissant qu’il avait fini par repartir après avoir lancé quelques paroles d’encouragement.

L’homme était à deux doigts de perdre espoir quand elle l’évitait encore le troisième jour, même si c’était fini entre eux, il aurait au moins aimé avoir des explications. Il n’avait le droit à rien si ce n’est que de la voir en compagnie de Nans et Jared, comme si elle c’était approprié sa famille en laissant de côté, il avait l’impression d’être un linge sale qu’on abandonne sur la route. Il n’avait pratiquement pas mangé ses derniers jours et c’était sous les ordres de Ayden qu’il avait fini par le faire. Il aurait sans doute préféré ne pas y aller pour ne pas voir cette scène qui lui avait simplement brisé le cœur. Quand finalement, il s’était approché, elle s’était une nouvelle fois évaporée. Il n’avait alors eu qu’une envie, partir en courant, mais Nans l’avait attrapé par le bras pour qu’il reste avec lui.

Marchait dans les couloirs du lycée sans but aucun lui faisait du bien. Il se fatiguait un peu physiquement, son cerveau tourner trop dans tous les sens pour pouvoir trouver dignement le sommeil. Il était pratiquement déconnecté de la réalité. Il fixait ses pieds comme si ces derniers avaient la réponse à son problème. Il ne réalisa pas tout de suite l’endroit où il se rendait, du moins pas avant de tomber nez à nez avec Thalia. Son regard se dirigea dans sa direction, il était totalement abattu et il s’attendait simplement à la voir passer son chemin, ce qu’elle ne fit pas immédiatement, alors il eut un soubresaut d’espoir, il tenta d’ouvrir la bouche, mais il fut rapidement coupé.

Il ne s’attendait pas du tout à ça, mais si ça pouvait lui permettre de se réconcilier avec Thalia, il serait prêt à beaucoup de choses. Il n’avait pas vraiment promené de chien dans sa vie et ne savait même pas vraiment ce qu’il devait faire en dehors de faire un tour dehors. Il savait également qu’en temps normal Thalia les laissait gambader sans collier, mais il n’arriverait jamais à les rattraper ensuite. Il avait la forte impression de se faire promener par les chiens plus que de les promener, mais il réalisait qu’à ce moment-là, ils n’en avaient strictement rien à faire de lui. Peut-être n’étaient-ils pas si mauvais que ça dans le fond. Bien que leurs yeux jaunes et leurs crocs acérés leur donnaient un air particulièrement effrayant.

Finalement après un petit moment, il retourna dans la chambre de Thalia et frappa à la porte. Il avait fait ce qu’elle lui avait demandé, mais il savait que ce ne serait pas assez pour vraiment se faire pardonner. Une fois la porte ouverte, il mit les laisses dans les mains de la femme et avait répété avec une voix cassée qu’il était totalement désolé et commença à faire demi-tour, il avait déjà trop souffert et n’avait pas envie de devoir une fois de plus être victime de son ignorance.



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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Sam 29 Oct 2016 - 16:37

Thalia alla ouvrir lorsqu'elle entendit frapper à la porte. C'était Ian, en compagnie de Nakoma et Amarok. Il était entier et bien portant, si on exceptait l'expression de souffrance qu'il portait jusqu'au fond du regard. En lui donnant les laisses, il lui répéta qu'il était désolé, se détournant pour partir avec un air résigné. Apparemment, il n'avait pas compris qu'elle avait tendu une perche pour une discussion et une réconciliation. Un instant, elle fut tentée de tout rendre plus simple en lui sautant au cou et en l'embrassant jusqu'à en perdre le souffle. Sans oublier au passage de le traiter de crétin, de lui faire promettre de ne plus jamais refaire ça, et de lui assurer qu'elle l'aimait. Dans le fond, cela aurait sans doute suffi. Mais elle ressentait le besoin d'en parler, histoire de crever l'abcès et de faire disparaître une fois pour toute la frustration qu'elle avait ressentie. Alors, elle l'attrapa par le bras pour le retenir.

« Attends. Allez, entre.

La zoologiste s'effaça du cadre de la porte pour laisser son compagnon entrer, puis elle ferma derrière eux. À clé. Elle se pencha ensuite pour retirer leurs colliers aux chiens-loups, qui allèrent vaquer à leurs occupations sans même aller embêter l'urgentiste. Comme quoi, il s'en était vraiment fait pour rien... La jeune femme saisit la main de Ian pour l'entraîner à sa suite, ne pouvant résister à la presser doucement l'espace d'un instant, avec une tendresse palpable. Elle le fit ensuite asseoir sur son lit avant qu'elle n'y prenne place elle-même, le regardant bien en face. En croisant son regard, elle sentit encore une fois son cœur se serrer et se mettre paradoxalement à battre plus vite. Elle prit ensuite une inspiration avant de se lancer.

- Je n'ai pas l'intention de te quitter, Ian. Pas pour quelque chose d'aussi... Et puis entre nous, je ne pense pas que je sois capable de me passer de toi. Sincèrement. Par contre... J'avais besoin de me calmer.

Déjà un point sur lequel il pouvait être rassuré. À force, Thalia commençait à le connaître par cœur, et elle se doutait qu'il avait craint que ce ne soit le signe de la fin de leur couple. Nans le lui avait confirmé lorsqu'ils avaient discuté. Non pas que Ian soit du genre défaitiste... Dans un sens, il pouvait se rassurer. Elle voulait simplement avoir une discussion avec lui. Mis à part la frustration et la colère qu'elle avait pu ressentir, il y avait aussi eu... autre chose. Quelque part, elle s'était sentie blessée qu'il ne prenne même pas la peine de lui adresser la moindre parole. D'un côté, elle pensait que c'était idiot de lui en vouloir pour ça, mais d'un autre... Dans tous les cas, c'était fait, et il lui fallait tourner la page. Elle n'avait nullement l'intention de prolonger cette situation, et il avait largement compris la leçon que son orgueil avait voulu lui faire assimiler.

- Tu te rends compte que tu as tout laissé en plan sans une explication ? Je crois que tu sais parfaitement dans quel état tu m'as laissée, pas besoin que je te fasse un dessin. Et tout ça pour quoi ? Pour un type avec deux côtes à peine cassées qui aurait bien pu attendre cinq minutes de plus ? Je comprends bien que tu as des responsabilités, que ton travail est important mais... Bon sang Ian, je pensais que je comptais un peu plus à tes yeux que ça.

La zoologiste se tut. Elle aurait pu pousser l'analogie plus loin, faire des comparaisons assez peu valorisantes... Mais elle savait que son compagnon n'aurait jamais pensé à elle de manière rabaissante. Elle savait qu'il l'aimait, et elle ne mettait pas cela en doute. En revanche, elle considérait qu'il aurait été on ne peut plus normal de lui donner quelques explications, quelques excuses... et pas de se contenter de vaguement articuler quelque chose alors qu'elle le poursuivait avec une folle envie de l'étrangler. Par ailleurs, elle avait bien compris qu'il avait craint à ce moment-là pour la vie de son père, mais ça, c'était à cause de sa manière de tout dramatiser. Si elle avait fait preuve d'un tant soi peut d'objectivité sur le sujet, elle se serait rendu compte qu'elle aurait sans doute agi de manière similaire si les rôles avaient été inversés, si elle s'était retrouvée à attendre Ian parti en ville sans nouvelles de lui... Après tout, n'avait-elle pas fait le serment de protéger ceux qui lui étaient chers, de ne plus jamais être un fardeau pour eux ? Que se passerait-il si elle échouait ? S'il arrivait quelque chose à l'urgentiste ? C'était une chose à ne pas envisager. Elle en perdrait sans doute la raison. Le regardant à nouveau dans les yeux, elle poursuivit.

- Si ça avait été quelque chose à propos de ton père, ils auraient annoncé la nouvelle autrement, et ça aurait été plus pressant. Dans tous les cas, tu aurais au moins pu m'adresser au moins un mot, je pense que j'y avais droit. Au lieu juste... de me planter là sans un regard en arrière. Pour rester polie, c'était... indélicat. »

Bon, et après les excuses en bonne et due forme et la promesse que cela ne se reproduirait plus, on pourrait passer à autre chose... Le simple fait d'avoir cette discussion n'était pas facile pour elle non plus. Dans un sens, elle trouvait que le contexte se prêtait peu aux prises de tête stériles. Baissant les yeux, sa main vint à nouveau se glisser dans celle de Ian. Parce que malgré tout, elle mettait fin au conflit, elle voulait se réconcilier, rassurer son compagnon... mais aussi parler de ce moment pour que cela ne reste pas un sujet sensible à l'avenir. Une fois la question réglée, ce serait une bonne chose de faite.


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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Dim 30 Oct 2016 - 0:54

Le visage de Ian s’illumina plein d’un espoir qu’il n’avait pas vu depuis de longs jours maintenant. Il ne s’y était pas attendu, mais il était content de sentir la main de Thalia le forcer à rester là. Il allait enfin pouvoir avoir une discussion. Celle qu’il redoutait tant depuis qu’il l’avait laissé en plan. Il avait réfléchi de longues heures à cette histoire sans jamais trouver quelques choses de valables à lui dire. Il savait que même en réfléchissant un peu plus, il ne trouverait pas de solution pour autant. Il n’avait plus qu’à voir ce qu’elle allait lui annoncer. Il avait peur et il aurait pu trembler comme une feuille s’il n’y avait pas autant d’adrénaline qui montait en lui et son cœur qui s’était mis à battre de façon totalement incontrôlée.

- Merci.

Il n’avait rien trouvé d’autre à dire lorsqu’elle l’avait laissé entrer dans sa chambre. Il n’avait jamais vraiment passé beaucoup de temps ici. Jusqu’à présent il refusait catégoriquement la présence de ses gros deux chiens, mais il avait fait un effort surhumain pour aller les promener et visiblement, ils n’en avaient à présent plus rien à faire de lui. Il entendit qu’elle fermait la porte à clé et il ne savait pas vraiment pourquoi elle avait fait ça. Il préféra ne rien dire et ne pas bouger, il se contentait de la regarder avec son air d’animal effrayé. Il se laissa faire lorsqu’elle attrapa sa main avant de le faire s’assoir sur le lit. Il donnait sans doute l’impression d’être une poupée de chiffon qu’on pouvait bouger à sa guise.

- Je comprends ton ressenti. Je sais que je n’ai pas été correcte avec toi. J’aurais préféré ne pas avoir à le faire. Je suppose que si tu acceptes de me parler maintenant c’est que tu es calmé.

Merci Captain Obvious. Une fois de plus il enfonçait des portes ouvertes. Il aimait beaucoup dire des vérités évidentes tout haut. Il faut dire aussi qu’il ne savait pas du tout quoi dire. Il regardait toujours Thalia avec ce même regard effrayé. Oui, elle venait de dire qu’elle n’avait pas l’intention de le quitter, mais les discours et les remises à niveau sonnaient souvent comme des engueulades à ses oreilles. La moindre petite remarque lui faisait comprendre qu’il n’avait pas fait les choses bien et rien que pour ça, il se sentait bien souvent fautif. Il était pire qu’un adolescent qui ne comprenait rien à l’amour. Nans avait essayé de lui expliquer les notions qui lui manquait cruellement sans vraiment être sûr d’avoir réussi. L’avenir le dirait sans doute, l’urgentiste avait une mémoire incroyable alors il se rappelait de la conversation, mais réussira-t-il à l’appliquer ? C’est une histoire bien différente.

- Je sais tout ça, je n’ai vraiment pas été correcte avec toi et je m’en veux terriblement. J’avais simplement peur, une peur irrationnelle qui m’a enveloppé sans que je n’arrivais à gérer. Tu comptes pour moi, vraiment. Je suis prêt à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour toi. Vraiment…

Il avait un air encore plus peiné sur les visages. Il était si impuissant vis-à-vis de ça. Oui, il était parti sans regarder en arrière, sans s’excuser. Mais, jusqu’à maintenant, il n’avait eu que lui à gérer et sa vie n’avait été rythmée que par une chose, son travail. Sans ce dernier, il n’était rien. Il devait se faire rentrer dans la tête que Thalia avait un cœur et qu’il devait faire graviter sa vie plus autour d’elle que sur les hypothétiques problèmes des autres. Il détourna son regard du visage de Thalia pour regarder sa main posée sur son genou. Il ne savait pas quoi dire de plus. Il n’avait aucune idée des mots qu’il pourrait dire pour lui prouver qu’il l’aimait vraiment et sincèrement.

- Si ma vie sentimentale était un échec par le passé, c’est principalement parce que ma vie ne tourner autour que d’une seule chose. J’en ai oublié plus d’une fois de manger, dormir et même respirer…

Oui, son métier avait été beaucoup pour lui. Il était véridique lorsqu’il lui disait d’avoir oublié des choses aussi vitales et que c’était à force de dépasser les limites acceptables de son corps qu’il avait fini par devenir ce qu’il était. Il ne demandait pas à Thalia d’en faire de même, bien au contraire, il savait qu’il finirait par payer ses excès plus tard. Un jour quand il aura l’âge de son père sans doute, mais il ne regrettait pas un second tout ça. Il finit par tourner de nouveau son regard vers Thalia et lui attrapa son autre main avant de la regarder dans les yeux.

- Je suis impardonnable pour ce que j’ai fait. Je m’en suis rendu compte, ils ont été nombreux à me le faire remarquer. J’ai bien l’intention de me rattraper et de faire tout ce que je peux pour arranger ça.

Il avait toujours un air triste, elle avait déjà plus ou moins dit que c’était oublié, mais il avait besoin de répéter encore et encore qu’il était désolé, parce que dans le fond, il ne se pardonnait pas pour ce qu’il venait de lui faire. C’était sans doute lui le plus mauvais juge de la situation. Se faire pardonner par Thalia était une chose, mais accepter son erreur en était une autre. Il avait besoin de temps pour pouvoir accepter le fait d’avoir fait souffrir celle qu’il portait dans son corps depuis près de deux mois maintenant.



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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Dim 30 Oct 2016 - 22:45

Thalia connaissait suffisamment son compagnon pour savoir qu'il allait se sentir coupable, et qu'il ne chercherait absolument pas à se disculper. Il était plutôt du genre à s'enfoncer encore en faisant son mea culpa. Et puisqu'elle commençait à savoir précisément de quelle manière il fonctionnait, elle savait également que ce n'était pas la peine de partir sur certains sujets. Il aurait un peu de mal avec le second degré ou l'humour noir et cynique qu'elle manipulait parfois. Autant dire qu'elle aurait bien voulu lancer un « il n'était même pas mourant ! » ou quelque chose dans ce genre là, mais elle savait que cela ne ferait pas forcément mouche. Au lieu de ça, elle s'était donc contentée du strict minimum, d'expliquer les choses... Et elle se retrouvait donc avec un Ian qui lui faisait son regard de chien battu. Le genre qui lui donnait précisément envie de l'attirer dans ses bras et de le noyer sous les baisers. Dieu, que la chair était faible... et visiblement, l'esprit n'était guère mieux.

« Impardonnable... Je n'irais pas jusque là. Je t'ai pardonné, moi. Maintenant, essaie de ne pas t'en vouloir plus que nécessaire, d'accord ?

La zoologiste lui adressa un petit sourire. Elle espérait qu'il allait abandonner cette mine de chien battu qui le rendait malgré tout absolument craquant. Par moments, elle avait l'impression de faire face à un labrador. Impossible de lui en vouloir plus de cinq minutes, qui parvenait toujours à vous faire craquer avec son innocence... et où il fallait se faire violence pour tenir un comportement s'il fallait lui faire comprendre une leçon. Oui, elle venait de comparer son amant à un animal de compagnie. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
La jeune femme poussa un petit soupir avant de lever le bras pour venir doucement caresser la joue de l'urgentiste, avec une tendresse palpable. Elle lui fit un petit sourire, décidée à le dérider et à jouer franc-jeu avec lui. De toute façon, elle n'avait pas envie de lui mentir sur le sujet. Elle avait juste envie de passer à autre chose, ayant bien conscience qu'il avait retenu la leçon.

- Ca n'a pas été facile de t'en vouloir, tu sais... D'un côté j'étais furieuse, et de l'autre je voulais juste laisser tomber. Alors bon... Je ne suis pas capable de me passer de toi, ni de te résister.

Elle leva brièvement les yeux au ciel, sachant que c'était là la stricte vérité. Elle avait passé trois jours à tâcher de ne pas croiser son regard, afin de ne pas flancher, et ça avait été une véritable torture. Il aurait tellement pu en jouer contre elle s'il avait été un tant soi peu manipulateur... Au lieu de quoi, il le faisait sans même s'en rendre compte. Thalia passa doucement le bout des doigts sur les lèvres de Ian, laissant passer un moment avec une expression songeuse, avant de finalement les retirer pour s'approcher de lui et l'embrasser. Le baiser du pardon, et si là il ne comprenait pas le message, alors elle ne pourrait plus rien faire pour lui.

- Tes excuses me suffisent. Et puisque tu parles d'arranger les choses... fais juste en sorte que cela ne se reproduise plus à l'avenir. Et puis... on n'en parle plus. Tu m'as manqué, pendant trois jours.

Elle lui offrit un sourire franc, pressant doucement sa main dans la sienne. Au fond d'elle, elle se sentait soulagée. Parce que même si elle avait été en proie à la colère et à la frustration, elle avait aussi senti son cœur se serrer à intervalles réguliers, et elle s'était sentie coupable pour ce qu'elle faisait. Cela n'avait rien eu de simple. Au moins, c'était terminé. Après un instant de silence, elle se souvint de quelque chose, et un petit air mutin se peignit sur son visage. Cette fois, la zoologiste offrit à son amant une expression amusée. Elle avait quelque chose derrière la tête, et c'était on ne peut plus visible. Observant Ian avec cette mine, elle attendit un tout petit peu, tapotant son torse du bout des doigts comme si elle réfléchissait à quelque chose.

- Au fait... J'ai ramené quelque chose hier. Qui pourrait sans doute nous être utile.

Pour être plus précise, elle savait exactement pourquoi elle avait ramené ce « quelque chose ». La jeune femme se leva, abandonnant son compagnon sur son lit pour aller fouiller dans ses affaires. La sortie qu'elle avait effectuée la veille était uniquement prévue pour qu'elle puisse se vider la tête et se rendre utile. Toutefois, comme il s'agissait de trouver certaines denrées, elle avait proposé de faire un crochet par un hôtel. Ce n'était pas ce qui manquait dans Seattle. Et dans un hôtel, il y avait un petit objet qu'elle avait très envie de ramener avec elle au lycée, et qui saurait se montrer utile...
Elle n'eut pas à fouiller longtemps dans son armoire avant d'en retirer sa trouvaille. Elle referma ensuite les portes derrière elle avant de se retourner vers Ian et de le rejoindre sur le lit, en prenant soin de cacher l'objet derrière son dos. Elle ne le laissa mariner dans sa curiosité que très peu de temps. Elle mit fin au suspense en exhibant finalement une petite pancarte colorée en plastique, de celles qui étaient accrochées aux poignées des portes des chambres d'hôtel. Un côté était de couleur bleue et portait plus ou moins un message de bienvenue accompagnée d'une petite chouette éveillée. L'autre en revanche, celui qui l'intéressait, était rouge, et portait le message « Do not disturb » bien visible au dessus de deux chouettes endormies. Son petit sourire en coin satisfait éclairait la lanterne de son amant sur la raison qui l'avait poussée à récupérer un tel objet, qui pouvait avoir l'air des plus insignifiants.

- Je crois que dorénavant, on va accrocher ça sur la poignée de la porte pour avoir droit à un peu d'intimité, peu importe ce qu'on compte faire... Qu'est-ce que tu en penses ? »

Thalia haussa les sourcils avec un curieux mélange d'air innocent et mutin, faisant tourner la pancarte dans sa main. Au fond, elle se moquait totalement de crier à la face du monde qu'elle allait s'envoyer en l'air et que le prochain qui s'aviserait de les déranger se trouverait face à... de gros ennuis. S'il le fallait, elle se ferait une caisse de projectiles divers à lancer à un importun. Et à Ian, s'il s'avisait de lui refaire le coup une autre fois. Encore que, elle était à peu près sûre qu'il ne tenterait pas le coup. Posant un doigt sur son torse, elle le repoussa doucement en arrière jusqu'à ce qu'il se retrouve allongé sur son lit, et qu'elle puisse se mettre sur lui pour mieux l'embrasser. Un petit frisson vint hérisser le long de sa colonne vertébrale. Dieu, que c'était bon de se retrouver. Et dire qu'elle ne s'était retrouvée séparée de lui que trois jours... et qu'elle ne l'avait mal vécu que les deux derniers.


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MessageSujet: Re: First things first... What are you wearing ?   Lun 31 Oct 2016 - 14:20

C’était un sentiment de soulagement qui était en train de l’envahir. Il y a encore quelques minutes, il était persuadé qu’il allait de nouveau être célibataire, aujourd’hui. Mais finalement c’était un heureux dénouement pour lui. Il n’était plus question de séparation, mais plutôt d’excuse. Il c’était excusé et ceux plutôt deux fois qu’une. Il était comme ça toujours à faire tout une histoire de pas grand-chose. Elle essayait de lui faire comprendre que ce n’était pas si grave et qu’il fallait surtout qu’ils en parlent pour que cela ne se reproduise pas. Ian n’était pas très à l’aise mais il pouvait comprendre que c’était important de le faire. Il hocha la tête lorsque Thalia lui fit comprendre qu’elle ne devait pas s’en vouloir. Il ne savait pas vraiment comment il pourrait réussir à arrêter d’être aussi négatif, mais pour Thalia, il le ferait parce qu’elle lui avait déjà permis de grandir un peu et d’évoluer dans le sens positif du terme.

- Je vais essayer.

Le faire serait sans doute compliqué, mais essayer était parfaitement dans ses cordes. Il était capable de faire beaucoup d’effort pour changer bien qu’il n’y arriverait pas toujours. Par moment, il se sentait parfaitement ridicule, ça aurait pu être le cas à l’heure actuel si Thalia n’était pas en train de faire tout son possible pour le rassurer. Le sourire qu’elle lui adressa avait don de lui faire pousser des ailes. Un sourire timide s’étira alors sur son visage alors qu’elle lui caressait la joue. Il était content de sentir sa peau contre la sienne. Il avait envie de la serrer fort dans ses bras, mais l’instant n’était pas bien choisi. Il avait l’impression qu’il ne le serait jamais, il n’arrivait pas passer outre ce qui c’était passé, mais il savait que sa finirait pas passer. Du moins, il en avait de l’espoir.

Il regarde le doigt de Thalia se posait sur ses lèvres, il devait alors donner l’impression de loucher. Il aurait pu dire quelques choses mais il ne trouverait rien à dire, il était devenu un peu plus rouge à cause de tout ce qu’elle était en train de dire. Elle finit par retirer son doigt pour l’embrasser et c’était un peu tout ce qu’il attendait. Il avait passé trois jours sans pouvoir gouter ses lèvres et il avait l’impression qu’une éternité c’était écouler depuis la dernière fois qu’elle l’avait touché. Il aurait voulu qu’il dure encore plus longtemps, mais son ange y mis un terme pour pouvoir lui parler. Il souriait encore un peu plus fort avant de lui répondre.

- Tu m’a manqué aussi mon ange. J’ai vraiment cru que je t’avais perdu. Je n’ai pas envie d’imaginer ce que je serais sans toi.

Il s’approcha un peu plus pour pouvoir la sentir prêt de lui. Se baiser avait été bien trop cours à son gout, il en voulait encore un autre et puis même plein d’autre en réalité. Il fut arrêté dans son élan par sa douce qui été en train de lui affirmer qu’elle avait récupéré quelques choses d’utile lors de sa dernière sortie, il pencha légèrement la tête sur le côté intrigué parce ce que cela devait bien être.

- Ah bon ? Quoi donc ?

Il était vraiment intrigué, mais il savait qu’elle lui montrerait bien assez tôt. Il la regardait alors avec un intérêt de plus en plus grand. Il ne savait pas à quoi s’attendre de sa part, il appréhendait un peu le résultat. Et lorsqu’enfin, il eut entre les mains l’objet qu’elle avait récupéré, il était simplement incapable de dire ou faire quoi que ce soit. Oui c’était une bonne idée en soit, même s’il ne voulait pas que tout le monde soit au courant lorsqu’il passait du temps en compagnie de Thalia. Il regarda la brune alors qu’il était en train de rougir encore un peu plus

- Je… Je pense que…

L’idée était bonne, il devait quand même l’admettre, mais il était incapable d’en dire plus alors il était bien content que Thalia le pousse contre le lit. S’il pouvait arrêter de réfléchir sa serait tout aussi bien. Il se laissa simplement faire, pas question de se prendre la tête plus longtemps. Il aurait pu lui dire que c’était une bonne idée, mais il en était incapable. Il succombait littéralement sous les assauts de la brune. Il était heureux tout simplement, il ne lui fallait pas beaucoup plus pour être dans monde qui lui semblait parfait.

- Je suppose que c’est une bonne idée.

Il avait fini par prononcer ses mots dans un souffle. Parce qu’il était évident qu’elle attendait une réponse de sa part alors il avait fait le choix de lui donner. Il n’était pas vraiment enchanté d’avoir dit ça, parce que c’était sans doute un peu égoïste de croire que c’était une bonne chose. Il n’avait pas envie d’y penser plus longtemps, il voulait simplement profiter de ses retrouvailles avec Thalia.



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