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 Marcus Miles

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MessageSujet: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 14:01


Marcus MILES
59 • Britanique • Photographe/Reporter • Travelers

i've got a war in my mind



Si l'on devait adjectiver le caractère de Marcus Miles cela donnerai Marcus le « sympathique », il fait effectivement parti des « vrais »gentils, ceux qui sont toujours là pour les autres tant bien que l'altruisme fait intégralement partie de son être et de sa façon de se comporter naturellement.
L’éducation et l'amour de ses parents, en particulier de sa mère, l'ont amené très jeune à développer chez lui une forme d'instinct protecteur envers les plus faibles et les personnes en détresse, de ce fait il est toujours à l'écoute et cherche sans cesse à apporter un peu de joie et de bonheur autour de lui, ce qui est plus qu'un luxe à présent dans ce monde si horrifique et injuste.
De part son métier de reporter en zone de guerre et de conflits, il eut de nombreuses opportunités de mettre sa générosité en évidence en venant en aide aux populations prises en otage par la barbarie et les massacres, et d'en rapporter toute l'horreur en proclamant, par l'image, l'immondicité de la nature humaine lorsqu'elle s'adonne à faire le mal. De se fait lorsque Marcus aime il le fait sans concession, que ce soit par amitié ou par amour il est entier et ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu'il ressent avec sincérité et honnêteté. De tout ceci découle un calme que Marcus arbore dans de nombreuses situations de conflits ou de stresse afin de prendre la ou les meilleurs décisions au juste moment, son âge et son expérience y aidant dans les jours sombres qui se présente maintenant.
Comme dans tout métier dangereux, avec une part de risque, où la mort peut surgir à n'importe qu'elle moment, Marcus Miles n'a eu d'autre choix que de devenir une personne prudente et méfiante: prudente car la moindre petite hésitation du quotidien peut en zone de guerre avoir des conséquences tragiques voir funestes ; quand à la méfiance, il sait d'expérience que l'être humain n'est que peu fiable et mérite une certaine méfiance en tant de crise, son vécu sur le terrain lui a déjà prouvé que l'ami d'aujourd'hui peut devenir l'ennemi de demain... ce qui peut apparaître comme une qualité au premier abord peut très vite devenir un défauts quand il est poussé à l’extrême, Marcus ce fait souvent un jugement dès les premières impressions et ce n'est pas toujours bon de juger ainsi.
Ce passé professionnel a beaucoup affecté Marcus, qui en garde de nombreuses séquelles autant physiques que psychologiques: si la méfiance évoquée semble des plus logique, son anxiété fait écho car tout comme les soldats qui reviennent du front, un reporter voit et assimile des images qui le hantent toute sa vie et le laissent meurtri pour le restant de ses jours.
Sur un plan plus personnel, Marcus est une personne relativement susceptible et rancunière, détestant l'injustice, il fait tout de suite front lorsqu'il pense avoir raison mais laisse toujours une place à la diplomatie avant de monter au créneau cependant lorsqu'une personne perd sa confiance et sa considération, il est difficile de regagner un jugement positive.
Marcus Miles est un homme, et comme beaucoup d'homme il aime son petit « bordel », il se retrouve parfaitement dans ce qu'il a coutume de nommer son « bordel organisé », le fait de vivre au jour le jour sur le terrain, d'être toujours en mouvement lui a sûrement déservi dans ce soucis de stabilité organisationnelle, et il était très fréquent qu'il perde des affaires et en oubli d'autres aux quatre coins du globe.
Finalement, suite au décès de sa femme Marcus a développé une forme d'alcoolisme qu'il combat au quotidien, même si maintenant l'alcool se fait de plus en plus rare, il est fréquent qu'il ressente une sorte de manque lorsque la situation devient trop conflictuelle.

Marcus Miles, dans toute sa simple complexité....


and blood on my hands



Malgré ses 59 printemps, Marcus ne fait pas son age, de carrure plutôt imposante (1m86 pour 93kg), il a toujours su entretenir son corps afin d'être performant, que ce soit sur le terrain mais aussi dans la vie de tous les jours. S’entraînant ainsi une à deux heures par jours quand la situation le lui permet, il arbore une musculature peu commune pour les hommes de sa génération sans pour autant tomber dans l'exagération. Dans sa jeunesse il a fait tatouer différents symboles sur plusieurs parties de son corps (que je dévoilerai durant les rp), et il possède deux cicatrices visibles dont une près du cœur, et une autre à une jambe ce qui lui provoque de temps à autre un boitillement qui peut l'handicapé durant un certain moment.
Même si ce quasi sexagénaire ne paraît pas son age, les ravages du temps ne peuvent se cacher indéfiniment et le trahissent tout de même, avec ses cheveux grisonnant, qu'il tente parfois de masquer avec une teinture châtain; mais l'on lui dit souvent que ce vieillissement fait parti de son charme et il porte toujours une grande importance a bien se coiffer, et être présentable en toute circonstance. Idem en ce qui concerne les rides qui creusent son visage, preuves d'un vécu riche en aventure mais surtout du soleil qui a harcelé sa peau pendant de longues années passées en Afrique et autres pays à la météo abondamment chaude et aride, dont il a gardé une peau marqué, mais étonnement un teint que très peu halé, héritage « so british » oblige.
On parle souvent de l’œil du photographe, en l’occurrence, Marcus l'a, et ce que l'on remarque tout de suite est que ces deux grand yeux bleu ne manque pas d’envoûter ses modèles afin de capter le meilleur de ses photos quelque soit la situation, ne dit-on pas que le regard est le miroir de l'âme ???

Niveau vestimentaire, c'est simple, un seul mot d'ordre: adaptation. Un vêtement va avec une situation tout simplement, ainsi, Marcus est toujours en train de changer de vêtement, tantôt un jean et des baskets, tantôt un treillis militaire et des rangers, ou encore un smoking avec des petits mocassins bien cirés... mais c'était avant les événements, car maintenant il n'y a qu'une seule et unique situation: la survie... alors Marcus essai de se fondre dans ce nouveau monde afin d'échapper à la folie humaine, à la mort elle même n'ayant pas d'autre choix que de fouiller les maisons, les valises abandonnées, afin de dénicher des habits de rechange, cependant il conserve une tenue qu'il affectionne particulièrement, vestige de son passé: une casquette militaire marron délavée, un keffieh blanc et noire que lui avait donné un habitant d'Alep en Syrie, un gilet pare-balles noir orné d'un logo « Press », en dessous une chemise grisâtre bien que l'on devine qu'elle fut blanche autrefois, un vieux pantalon marron avec de grande poche sur le côté, si pratique pour y mettre son matériel photo durant ses missions reportage et pour finir une paire de rangers très usé mais « indestructibles » comme on savait les fabriquer à l'époque.
Mais que serait un photographe sans son appareil photo ? Marcus en possède trois différents : un argentique « à l'ancienne » avec quelques pellicules en réserve qu'il garde pour des occasions spéciales (sachant qu'il n'a aucun moyen de les développer par la suite), un petit numérique qui garde en toute circonstance dans une poche de son gilet, et un gros reflex numérique avec différents objectifs pour faire du grand angle, de la macro et du fisheye, ainsi qu'un pied photo, plusieurs batterie et un petit chargeur solaire, le tout dans un grand sac à bandoulière si usé qu'il semble à la limite de la rupture et un sac à dos dans un état quasi similaire.
Cependant la photo n'a jamais tué un zombie, et Marcus a très vite compris qu'une arme lui serait nécessaire afin de survivre dans ce monde impitoyable, c'est en vain qu'il chercha une arme à feu, les armurerie ayant déjà toutes étaient pillées, mais par chance il trouva un simple couteau de survie planté dans le crane d'un macchabée. Il a par la suite acquit un Gloc 9 pour partir à la recherche de son fils.
Il possède dans son sac photo le strict minimum d'une pseudo trousse de secours, avec une bande, un petit flacon de désinfectant, quelques pansements, un fil et un petit crochet, de quoi subvenir au petit pépins de la vie en zone hostile
C'est ainsi que Marcus se présente généralement, cette tenue lui rappel un passé révolu et des souvenirs, bien que pas toujours des plus plaisants, qui lui permet de ne jamais décrocher de son humanité et conserver son regard bienveillant sur les personnes qui gagne sa confiance et son affection.

a storm is coming



Israël, 6 Juin 1988,

Chère Maman,

Je sais à quel point tu attend impatiemment mes lettres et à quel point tu te fais un sang d'encre pour moi, alors permets moi de te rassurer, je vais parfaitement bien.
Nous sommes aujourd'hui le 6 juin et je sais que tu me voudrais à tes côtés pour m'embrasser pour mon anniversaire mais rien que de savoir que tu pense à moi me réchauffe le cœur... bien qu'ici la température monte vite au dessus des 30° à l'ombre. Je profite d'un petit moment de répit pour t'écrire ces quelques lignes car nous devons bouger en permanence, les affrontements semblent si proche et nous savons pertinemment qu'à n'importe quel moment, nous pouvons avoir à partir sur le champs pour notre sécurité. Heureusement que les autorités, bien que frileuses vis à vis des journalistes occidentaux, semblent avoir conscience de se que représenterai un incident diplomatique dû à la non protection de nos petites personnes... mais bon passons, je ne souhaites pas t'inquiéter d'avantages que tu ne l'es déjà alors je te le redis: tout va bien.
Aujourd'hui j'ai 31 ans, et ce que l'on dit à propos d'une certaines nostalgie arrivé à cet age là est vrai, je repense à pas mal de choses en ce moment et surtout à Papa... tu sais à quel point il me manque et je sais à quel point il te manque également mais aujourd'hui j'ai envie de me souvenir de son histoire, de sa mémoire et de son existence dans nos vie. Quel ironie du sort quand on y pense que je sois née un 6 Juin, le même jour que le D-Day, un jour qui à marqué nos vie à tous, il avait à peine dix-neuf ans quand il a débarqué sur Sword près de Ouistreham, je n'imagine pas la peur en lui mais aussi la fierté , le connaissant, mais je demande encore pourquoi lui, pourquoi il fut un des seul rescapé de sa compagnie, certes c'était une petite unité mais le destin est parfois si étrange, et puis que dire sur votre rencontre, suite d’événement totalement du au hasard, ce qui en fait une si belle rencontre.
Tu m'en as parlé tant de fois que j'ai toujours eu l'impression d'avoir vécu cette période à vos côtés, ce jeune soldat, James Miles, un jeune homme enrôlé malgré lui dans une guerre qu'il avait du mal à comprendre mais dont il savait que ce jour serait un tournant de l'histoire et qui après avoir passé de longs jours à conquérir centimètres par centimètres de la côte Normande, arriva dans ce petit hôpital après avoir reçu un éclat d'obus dans la jambe et démobilisé pour se faire soigner, et cette toute jeune infirmière Annabeth Hudson, volontaire et dévoué, qui avait quitté sa petite bourgeoisie anglaise afin de porter secours et réconfort aux soldats sur le front. Deux êtres pures et simples dans le tourment de la guerre et dans toute son horreur, et pourtant un seul regard vous a suffit pour vous aimer, peut être le contexte eu décuplé vos sentiments mais vous étiez fait pour vous rencontrer.
Aujourd'hui est un bon jour pour me souvenir de mes anniversaires d'enfants dans notre si jolie maison près de Newport, décidément quand je parle à mes compagnons d'infortune de ma magnifique « Isle of Wight » personne ne la connaît, mais surtout personne n'ose imaginer un havre de paix comme celui que je leur décris, surtout quand nous sommes sur une zone meurtrie par la guerre. Je me souviens de cette petite maison aux volets marron et de son toit de chaume qui sentait si bon l'hiver lorsque le feu crépitait dans la cheminée, je me posais sur une grosse couverture pendant que tu me lisais une histoire, et moi je pensais à papa, je lui envoyais tellement de pensées positives qu'il devait forcement en recevoir quelques unes malgré la distance. Et puis que dire de mes chers « Needles », qu'elle me manque ces grandes falaises abruptes si majestueuses faisant front à la mer, je me souviens que papa me disait souvent: « Affronte la vie comme les Needles affronte la tempête », il avait tellement raison quand j'y repense maintenant.
Mais si je devais garder un souvenir de lui, je pense aussitôt à notre voyage en France, juste avant son départ pour son ultime reportage, je me rappel ne jamais l'avoir vu aussi fragile et fort à la fois lorsque nous avons foulé, lui et moi, cette plage, là même où il a libéré le monde avec ses camarades, je l'ai laissé avancer face à la mer, seul et je voyais un héro, mon héro, c'est ce que n'importe quel garçon devrait voir en son père. Il est temps pour moi je clore ce petit chapitre de ma vie, cela m'a fait du bien d'écrire ces quelques lignes, et j'espère que tu aura autant de plaisir à les lire ma petite maman. Il ne me reste plus qu'à t'embrasser tendrement, nous ne devrions pas rester très longtemps, je serais bientôt de retour au pays.

Affectueusement,
Ton fils qui t'aime.


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Sarajevo, 24 décembre 1992

Chère Maman,

Je te souhaite un joyeux noël, et j'espère que cette lettre sera le meilleur cadeau que je puisse t'offrir. Nous nous préparons à fêter noël comme nous le pouvons car ici les conditions ne sont pas des plus adéquates, la plupart du réseaux d'eau potable de la ville est en rade et les pannes d'électricité se font de plus en plus fréquentes cependant les bombardements semblent s'être calmés depuis quelques jours, peut être une intervention divine à l'approche des fêtes saintes de noël... Quoi qu'il en soit je vais bien mais je me pose de plus en plus de question sur le pourquoi de ma présence ici, et en règle générale sur les zones de conflits à travers le monde. Je sais bien que tu t'inquiète à chacun de mes déplacements, et que tu ne souhaites pas revivre la même tragédie qu'avec la disparition de papa lors d'un de ses reportage et cela me pèse de plus en plus. Certes j'ai vécu des moments extraordinaires avec les populations lors de mes voyages, j'ai pu connaître, observer, et même aider de nombreuses personnes qui réclamaient mon attention, et pour cela tu peux être fière de moi : je me souviens de mon dernier déplacement en Afrique Subsaharienne, j'avais passé plusieurs jours avec mon guide dissimulé dans une caravane de bédouin, à l'abri des milices armées locales, et lorsque nous sommes arrivé au point de chute, un petit village au bord d'un magnifique oasis, j'avais été accueilli par le chef du village, aidé aux tâches quotidiennes, et même assisté le berger à mettre à bas une de ses chèvre. Mais ceci représente le bon côté de mon métier, le mauvais n'est fait que d'horreur dont je ne pourrais t'en dire d'avantage mais dont les images restent imprégnées dans mon esprit... et ce n'est pas à l'heure où je t'écris que les choses changent car ici c'est pire que tout ! La guerre est totale, à la fois politique, religieuse, ethnique, tout est bon pour tuer celui qui se trouve ne face de vous et je prend conscience que même moi je suis indésirable au yeux de la population. Il y a tellement de danger dehors que mon équipe, et les équipes internationales, qu'elle soit de la presse, humanitaire et même militaire n'osent trop sortir dans cet enfer, dans ces « Sniper Alley » véritable stand de tir pour les snipers embusqués. Mais le plus terrifiant est que cette guerre se déroule aux portes de notre vieille Europe, à quelques heures d'avion de chez nous, avec des gens qui se sont pas si différents de nous dans leurs apparences et leurs mode de vie, j'ai vu les bâtiments brûler et je me suis dis que cela pourrait être le parlement de Londres ou encore BigBen, plus je pense cela plus je me dis que le monde pourrais basculer dans l'horreur à n'importe quel moment. Je termine cette lettre rapidement car nous sommes encore plongé dans le noir, alors nous économisons nos torches, ne t'inquiète pas tu me connais, je suis et resterai toujours prudent afin de toujours revenir te voir après chacune de mes missions.

Je t'embrasse, ton Marcus.


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Extrait de mail à l'intention de Preston Harris, chef de la rédaction de BBC World News.

Nous vous informons par la présente que le reporter Marcus Miles est porté disparu lors d'un bombardement du quartier qui abritait les équipes de journalistes internationaux, survenu il y a quelques heures.
Nous condamnons cet acte ignoble et présentons toute notre compassion et nous organisons dès à présent une enquête ainsi qu'une zone de recherche pour retrouver des survivants.

Gouvernement provisoire de Bosnie-Herzegovine


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Athènes, 8 mars 1993

Ma petite maman,

C'est avec beaucoup de tristesse, un immense chagrin, que je t'écris même si je sais que cette lettre ne partira jamais car elle n'aura plus personne pour la lire. Cela fait quelques semaines que je suis sorti de mon coma mais pour y « replonger » à l'annonce de ton décès, j'ai tellement l'impression d'être responsable, d'être coupable de t'avoir abandonné et laissé dans une immense inquiétude qui t'aura été fatale... j'aurai du partir avant, venir te voir avant, être là pour te rassurer, mais cela aurait-il éviter l'inévitable ? Les médecins m'ont dis que tu avais été victime d'un accident cardio-vasculaire et que aucun signe avant coureur n'avait été pu décelé pour prévenir de cela mais à quoi bon pour moi je suis seul et unique fautif et je m'en voudrais pour le restant de mes jours. La seule chose qui apaise ma peine réside dans le fait que maintenant tu veille sur moi d'en haut et je suis sur que tu me la envoyé pour être là à mes côté comme tu l'as toujours fait ; je ne sais pas si c'est toi qui a choisi son prénom mais voilà je voudrais te présenter Brody, elle est resté à mes côté pendant ces longs mois d'incertitude, après m'avoir secouru lors du terrible bombardement, elle fait parti de l'aide humanitaire présente sur place et son convoi a été pris pour cible lors de son passage dans notre quartier, elle a miraculeusement survécu et par le même miracle, elle est tombé sur moi gisant dans les décombres de notre bâtiment. Elle m'a secouru, et réussi avec les habitant du quartier voisin à nous évacuer de la zone sinistrée. On m'a expliqué que les gouvernement se rejetant la faute, on voulu dissimuler les pertes, les blessés et les porté disparu afin de ne pas déclencher un incident diplomatique majeur, si seulement tu avait eu de mes nouvelles plus tôt... depuis mon réveil nous avons tissé des liens d'amitiés qui se transforme petit à petit en vrai sentiments amoureux, elle est l'ange que tu as du prier pour venir me protéger, merci maman.
La chose la plus étrange est que l'histoire se répète inlassablement, si papa était un soldat et toi son infirmière, alors nous avons un destin quasi similaire et cela me plaît de savoir qu'une partie de mon père et de ma mère survive dans le temps.
Quoiqu'il en soit, une fois remis sur pieds, nous avons décidé de partir au plus vite loin de toute cette folie, et rentrer à la maison au plus vite pour que je puisse venir te voir même si cela sera très difficile mais nécessaire à mon apaisement, reprendre une vie simple comme tout l'a toujours souhaité.

Je t'embrasse une ultime fois, je t'aimerais toute ma vie.


Ceci fût la dernière lettre que Marcus écrivit à sa maman et mis un terme à sa carrière de photographe reporter cependant l'histoire ne s'arrête pas là, au contraire, elle ne fait que débuter...

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Après un court séjour sur « son » île de Wight, Marcus senti que son chagrin ne apaiserai pas ainsi, trop de souvenirs ne l'aidaient pas à guérir et accentuaient sa mélancolie, et ce malgré la présence de sa tendre Brody et de sa sœur Diana. Certes loin de la guerre, mais toujours accompagné de ses démons, il tenta de retrouver un job mais mis à part la pêche peu de choix s'offraient à lui, et après quelques mois passé entre terre et mer, il pris une décision qui allait changer une nouvelle fois sa vie. Brody était une jeune femme d'origine américaine, avocate de formation et travaillant pour les associations d'aide humanitaire à travers le monde, elle avait toujours de la famille à New York et à Seattle cependant avec Marcus, ils prirent la décision de partir s'installer à New York dans un petit appartement surplombant Time Square, afin d'y passer de paisible jours et de fondé une famille, ce qui ne tarda pas à arriver avec la venue au monde de Harry le 6 novembre 1995, faisant la joie de ses parents et surtout de Marcus qui désirait tant un fils afin de perpétuer la généalogie des Miles.
Pendant plusieurs années, les Miles, mari et femme, s'intégrèrent parfaitement dans la société américaine, déménageant dans la banlieue chic de New York, Marcus trouva un job de journaliste dans un petit journal local, tandis que Brody était embauché par une cabinet d'avocat dont les bureaux se situé dans les hauteurs du majestueux World Trade Center de New York. Une vie au semblant idyllique...jusqu'au 11 septembre 2001...
Ce jour là, Marcus était parti embauché comme tous les jours au volant de sa petite berline, embrassant femme et enfant auparavant, ne se doutant absolument pas des événements qui allaient se dérouler quelques heures plus tard.
Il était 8h50 lorsque le téléphone du journal où travaillait Marcus se mit à sonner, le rédacteur en chef décrocha et son visage se figea pendant de longues secondes, puis il regarda en direction de Marcus et annonça : « Il y a eu une explosion au World Trade Center... un avion vient de percuter la tour nord...  » puis il se tue, restant abasourdi par la nouvelle, Marcus bondi de sa chaise, fonça vers sa voiture et pris la direction de Manhattan, jamais il n'avait conduit aussi vite. Sur la route, il vit au loin un second avion raser les grattes-ciel de la ville avant de finir sa courses sur la tour sud dans une gigantesque gerbe de feu et de fumée, cette image lui glaça le sang, il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait, cela lui rappeler tant la guerre en ex-Yougoslavie, mais voilà c'était ici sur le sol américain. Il arriva tant bien que mal au abord de la zone du World Trade Center, mais rien ne l'avais préparé à l'horreur, en quelques minutes les deux tours s’effondrèrent l'une après l'autre tel des château de cartes, et deux immenses nuages de poussière emplirent bientôt les rues de la ville, on ne voyait plus rien et l'air brûlant était devenu irrespirable. Après de longues minutes, qui lui semblèrent interminable, les silhouettes des passants, pris dans la tempête des décombres, commencèrent à mieux se distinguer parmi les papiers calcinés qui volaient dans tous les sens, entre les cris, les pleurent et les appel au secours, la voix de Marcus résonna tant bien que mal : Brody... BRODYYYYY !!!

La vie de Marcus se stoppa à cet instant, il venait de perdre son amour, une de ses raisons de vivre, celle qui lui avait donné envie de raccrocher l'appareil et les escapades dangereuses aux quatre coins du monde...

Quelques mois plus tard, Marcus étant tombé dans une profonde dépression et devenu alcoolique, il n'eut d'autre choix que d'envoyer le jeune Harry, âgé de 6 ans, chez la tante de Brody, Molly, habitant à Seattle, l'éloignant encore plus de lui. La situation ne faisant qu'empirer de jours en jours, Marcus perdit son job, essayant de subsister de petits boulot par ci par là, il n'avait pas perdu son talent pour la photographie cependant il n'était plus que l'ombre de l'homme qu'il avait été autrefois. Mais un événement impromptu changea une nouvelle fois sa vie qui semblait prendre un chemin chaotique.

Alors qu'il se promenait dans une rue proche de Central Park, il tomba une petite boutique d'antiquité, et de babioles d'occasion, le magasin ne payait pas de mine mais Marcus se senti attiré par la vétuste devanture et après quelques pas dans les rayons poussiéreux, il aperçu un vieil appareil photo, dans la même style que ceux qu'il utilisait à l'époque de la « grande » photographie argentique, l'appareil semblait en bon état mais ne fonctionnait pas, cependant Marcus su tout de suite d'où venait cet panne mineur et la répara en un instant. L'appareil ayant encore de la pellicule, Marcus senti une sorte de joie l'envahir, comme si quelques chose venait de renaître en lui, et sans plus attendre il alla acheter une petite pellicule et parcourra les rues de la ville, à la recherche du scoop photo, tel un paparazzi, mais après plusieurs heures infructueuses il commença à rentrer vers la petite chambre qu'il louait à Brooklyn. En chemin il passa à côté d'un camp de sans domicile fixe qui s'était établi depuis quelques semaines sous un énorme pont de la ville. Arrivant au abords du camp, dans le brouhaha du balai incessant des voitures qui passaient aux dessus de leurs têtes, il eu l'idée qui allait mettre un point final à sa condition précaire : il repensa à tous les visages qu'il avait pu photographier durant toutes ses années et à la détresse qu'il retrouvait dans les yeux de ces personnes seules et sans domicile, comme des réfugiés... avec l’accord de ces derniers il commença à shooter jusqu'à ce que la pellicule soit terminée, aussitôt il passa un coup fil à son ancien patron avec qui il avait gardé un bon relationnel, qui lui donna l'adresse d'un ami qui lui développa les photos le soir même.
Après la mise en lumières de son shooting improvisé par son ancien journal, l’ascension de Marcus fut miraculeuse si bien qu'en l'espace de quelques mois quelques grandes salles d'expositions de New York voulaient exposer ses clichés, représenter ainsi la misère étant très distrayante dans les quartiers huppé de la ville, et le nom de Marcus Miles resurgit tel un phœnix dans le monde de la presse et des critiques.
Mais Marcus aspirait à une autre vision de la photographie, une visions choc mais pas pour distraire, mais pour alerter, pour dénoncer comme il l'avait si souvent fait par le passé.
Sa nouvelle notoriété allait lui servir à approcher les plus grands journaux de New York afin de reprendre son ancien métier et après peu de temps il réussi à redevenir un photographe reporter au Daily News, célèbre quotidien New Yorkais, prêt à repartir vivre une vie qu'il n'aurait peut être jamais dû quitter, une vie où la mort, le danger et l'incertitude sont les seules choses qui vous permettent de rester « vivant »...

on the highway to hell



12 octobre 2015, camp de base militaire américain en Afghanistan,18h00 P.M.

Marcus posa son verre de gin sur le chevet qui juxtaposé son lit, la chaleur de la journée n'avait pas encore quittée sa chambre malgré un ventilateur qui tournait à plein régime, presque à la rupture. Il regarda sa bouteille, elle était déjà bien entamée, Marcus ferma les yeux un instant, se disant qu'il avait assez bu pour aujourd'hui, mais son corps lui réclamait toujours plus, une bataille au quotidien qu'il avait beaucoup de mal à gérer ici en terre ennemi, la terre des assassins de sa femme et de milliers de compatriotes, mais il devait rester calme et lucide car le terrain des opérations était hostile et dangereux. Il rangea la maudite bouteille dans le tiroir de son chevet, referma les yeux et pensa à son fils, cela faisait presque un an qu'il n'avait pas eu de ses nouvelles, après une grosse dispute lors de sa dernière visite à Seattle, une de plus parmi tant d'autre et ce depuis de trop longues années, il n'avait jamais su gérer l'après décès de Brody et encore moins un fils qui lui rappelait tant sa bien-aimée. A cet instant il avait peur de prendre son ordinateur mais il le fallait, il n'avait pas le choix... alors il ressorti la bouteille et se servi un fond de verre, histoire de ce donner du courage, et commença à taper sur les touches de son clavier.

From : marcus.miles@dailynews.com
To : harry.miles@gmail.com

Mon fils,

J'espère que tu recevra ce mail et que tu ne l'effacera pas avant de l'avoir lu, je sais que je n'ai jamais été le père que j'aurais du être, que tu m'en veux énormément de t'avoir abandonné, j'espère que tu me pardonnera un jour, depuis la mort de ta mère je me suis perdu en chemin et ma situation actuelle me fais prendre conscience de pas mal de chose, l’Afghanistan est le dernier pays où je souhaiterai me trouver car cela me rappel tant de choses et ma haine pour ces fanatiques est encore plus grande ici mais je ne veux pas retomber aussi bas que j'ai pu l'être à cette époque, je me bats contre mes vieux démons au quotidien mais il le faut pour moi et pour toi car je souhaites par dessus tout devenir le père que tu aurais voulu. Sache que je suis ton évolution, Molly me tiens informé très souvent et je suis très fière du chemin que tu as entrepris dans tes études et des résultats que tu obtiens, je suis sur que tu réussira à entreprendre le études de médecine que tu désire, tu as toujours été fasciné par ce domaine et le mari de Molly étant lui même dans le métier je suis sûr qu'il t'a déjà appris pas mal de chose sur le sujet... mais là n'est pas le sujet, je t’envoie ce mail car j'ai peur pour toi, nous sommes confronté à quelque chose, nous ne savons pas encore quoi mais les infos que je commence à récolter de ci de là au travers des « on dit » provenant des militaires et de leurs familles restées au pays ne sont pas des meilleurs et je dois dire que ces nouvelles me laissaient perplexe : on nous a rapporté d'étranges agressions, des meurtres sauvages, des personnes insensibles aux balles, qui semblent pris de frénésie, et on évoque à présent une sorte de « virus de la rage nouveau », personnellement je n'en croyais pas un traître mot mais en voyant quelques images furtives depuis le poste de commandement de notre base, j'ai compris que quelque chose de grave était en train de se dérouler, et encore aujourd’hui une unité vient à l'instant de décoller pour rentrer sur le sol américain . Bref il faut que tu sois extrêmement prudent à partir de maintenant, ne traîne pas trop dans la ville, reste le plus possible avec un petit groupe, crois en mon expérience, ne t'isole pas et si tu te sens en danger trouve un endroit sûr et contact les autorités, je pense rentrer avec le prochain vol en partance pour Seattle, il nous reste il reportage à faire demain sur le terrain et nous bouclons les valises pour revenir au pays.

Prend soin de toi, et répond moi s'il te plaît.

Ton père.


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13 octobre 2015, camp de base militaire américain en Afghanistan, 11h25 A.M.

From : marcus.miles@dailynews.com
To : harry.miles@gmail.com

Harry écoute moi attentivement, tu dois ABSOLUEMENT contacter Molly dès la réception de ce mail, ce que je craignais est bel et bien en train d'arriver et j'en ai eu la preuve il y a quelque heure à peine... laisse moi t'expliquer brièvement la situation afin que tu puisse te préparer au mieux à se que vous allez devoir affronter : il y a bien un virus nouveau qui se répand et pas qu'au États-Unis mais à l'échelle mondiale si j'en crois les correspondances avec mes homologues de par le monde, les mêmes événements, les mêmes histoires étranges, les mêmes symptômes sur les personnes infectées bref aucunes coïncidences possible, c'est réellement un problème d'ordre mondial j'en ai l'intime conviction. Et ce n'est pas tout j'en ai eu confirmation de mes propres yeux lors de notre dernier reportage ce matin, nous étions dans une banlieue proche de la capitale afghane qui s'était fait bombardée par la coalition il y a une semaine, et dès notre arrivée nous nous sommes confronté à des individus infectés, il se sont jeté sur les soldats en tentant de les mordre comme s'ils voulaient les dévorer, il y avait des hommes mais aussi des femmes et même des enfants, je n'oublierai jamais cette scène apocalyptique lorsque les soldats ont du ouvrir le feu sur nos assaillants, et pourtant certains se sont relevé encore et encore jusqu'à se que leur têtes explosent sous les multiples salves de balles ; je sais que je suis cru dans mes descriptions mais je pense qu'à présent tout à son importance et l'expérience de ton grand-oncle pourra peut être servir à comprendre le phénomène.
Nous venons tout juste de rentrer à la base et je t’envoie ce mail avant de préparer mes affaires car toute la base est sur le point d'être renvoyée au pays, j'ai réussi à trouver un avion qui pourra m'amener à Seattle ou j'espère te retrouver très vite mon fils.
N’oublie pas que je t'aime plus que tout et que je serais là pour te protéger je t'en fais la promesse.

Ton père qui sera bientôt à tes côtés.


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A cet instant Marcus referma son ordinateur et le rangea dans sa sacoche, continuant à préparer ses affaires, le camp était en ébullition, pris dans une frénésie totalement contrôlé ce qui était logique dans un camp militaire mais pourtant cela ne semblait pas comme d'habitude car il y avait de l'inquiétude sur le visage des soldats, car se dire qu'ils allaient rentrer si brusquement au pays pour y mener une certaine forme de guerre intérieure pour sécuriser les villes mais aussi contre quelque chose qui n'était ni palpable, ni explicable.
Refermant sa valise, il ouvrit son tiroir et saisi sa bouteille de gin, il la fixa quelques secondes, l'envie de la porter à ses lèvres était forte mais étrangement sa main ne se levait pas, au contraire elle se baissa pour la poser sur le chevet, comme si cette bouteille devait rester ici avec ses problèmes, comme si l'ancien Marcus devait lui aussi restait là pour laisser un nouveau Marcus repartir auprès de son fils... et la bouteille tomba subitement dans un fracas de verre lorsque des coups de feu retentirent dans le vacarme de la base.
Les soldats se mirent tous en position de défense, pensant  à une attaque ennemi qui aurait profité de la cohue qui s'était emparée de la base... mais après quelques minutes de silence qui suivirent, il n'en fut rien, et Marcus vit les soldats s’agglutiner près du bâtiment faisant office d’hôpital.
Il lança une oreille discrète dans les dires des soldats qui se racontaient se qu'il venait de se passé : un soldat qui était en soin intensif avec pronostique vital engagé depuis hier soir se serait violemment jeté sur les personnes présentes dans le bâtiment, pris d'une folie, il les aurait mordu jusqu'au sang avant de se faire abattre par l'un d'entre eux... quelques choses ne tournait vraiment pas rond et Marcus était de plus en plus inquiet, il était temps de partir, au plus vite.....

Le nez de l'avion commença à monter et les roues quittèrent le sol, arrachant la dernière unité de cette terre aride, et tandis que l'avion prenait de l'altitude, Marcus regardait à travers le petit hublot crasseux, voyant d'étranges silhouettes déambuler dans la poussière du tarmac sableux.
L'avion avait deux compartiments : une partie supérieure où les soldats et l'équipe de journalistes étaient entassés et une partie inférieure, une soute, ou était stocké le matériel ainsi que les cinq cercueils des malheureux soldats tués au combat ses derniers jours, que l'on devrait rapatrier pour des funérailles nationales.
Le vol avait déjà débuter depuis plusieurs heures, survolant l'Atlantique, un ravitaillement en vol pour leur permettre d'atteindre au plus vite New York, débarquant une partie de l'unité, tandis que l'autre irait jusqu'à Seattle, leur destination finale. Marcus était encore éveillé, en compagnie de quelques soldats, tandis que la majeure partie s'était endormie, profitant de ce moment de calme en total contraste avec le brouhaha de ses dernières heures passé sur le camp de base.
Mais ce calme fut bientôt interrompu par un bruit sourd, presque inaudible mais pourtant Marcus l’entendit car il provenait de sous ses pieds, de la soute, pendant un instant il se dit que cela devait provenir du matériel qui s'entrechoquait, mais le bruit se répéta, avec une étrange fréquence. Marcus regarda le soldat qui lui faisait face, il ne dormait pas, et s'interrogeait aussi sur la provenance des ces bruits. Décidant d'aller voir de quoi il en retournait, le soldat somma Marcus de rester à sa place dans un premier temps, puis se ravisa jugeant qu'il aurait sûrement besoin de bras si un conteneur était tombé. Les deux hommes descendirent les quelques marches en métal amenant à une petite porte avec un hublot, le soldat jeta un coup d’œil par ce dernier : rien ne semblait anormal, aucun conteneur n'était jonché sur le sol, même les cercueils étaient solidement attachés à la carlingue de l'avion... Le soldat décida tout de même d'entrer afin de vérifier plus minutieusement le matériel, il entra et laissa Marcus derrière la porte, il voyait le soldat par le hublot, inspectant chaque filet qui retenait les conteneurs de matériel, quand soudain le soldat se retourna subitement, un bruit sourd venait encore de retentir, mais cela semblait provenir... des cercueils... il s'en approcha doucement afin d'écouter sans trop de conviction le premier mais soudain cela retenti de nouveau vers le dernier, il s'empressa d'y aller et constata encore le même bruit, sans plus attendre il empoigna une sorte de pied de biche qui servait à ouvrir les caisses d'armement et commença à ouvrir le cercueil. Lorsque ce la fut fait, il constata que le corps y reposait toujours, quand un autre bruit, provenant cette fois du cercueil suivant le fit sursauter à nouveau, laissant tomber le couvercle de celui qu'il venait d'ouvrir, il répéta  la même opération mais une chose auquel il ne s'était pas préparer arriva, et Marcus fut au première loge : en ouvrant le second cercueil, la main du cadavre sorti soudain agrippant le soldat, s'y accrochant vivement, le faisant basculer en arrière, ce qui provoqua la chute des deux cercueils ouverts, les deux macchabées tombant lourdement sur lui... vivant, ou semblant vivre car il ne devait pas être en être ainsi, c'était inconcevable, juste impossible. Les deux cadavres commencèrent à mordre le pauvre soldat qui ne pouvait absolument pas se dégager de dessous l’amas de bois et de chairs mouvantes et bientôt se sont les dents d'un des morts qui rencontra le cou vulnérable du soldat dans un énorme râle et une gerbe de sang qui gicla sur le sol, ils étaient littéralement en train de se faire dévorer !!! Marcus hurla également, finissant d'alerter les soldats qui étaient au dessus, ces derniers ne tardant pas à rappliquer, bousculant Marcus afin d'aller porter secours à leur frère d'arme.
Marcus remonta s'asseoir sur son siège et resta de longues minutes totalement abasourdi par ce qui venait de se passer : des non-morts, des morts qui reviendraient à la vie, c'était complètement fou et totalement inconcevable et pourtant c'était réel et cela prenait possession de son esprit, le plongeant dans un état de stupeur et de terreur absolue tandis que le silence commençait à revenir dans l'avion...

14 octobre 2015, aéroport militaire de New York, 9h20 A.M

L'avion entama sa descente sur le tarmac de l'aéroport militaire de New York, Marcus n'avais pas décroché un mot depuis l'incident pendant le vol, les soldats eux étaient en plein interrogation, spéculant sur le pourquoi du comment, mais Marcus ne les entendait plus, il pensait juste à son fils, à ce qu'il pourrait lui arriver si il tombait sur une personne infectée... mais le contact violent des roues sur le bitume le sorti de son état végétatif et le ramena à la réalité, dans cette ambiance glauque et tendue du huit-clos de l'avion.
A leur descente, un important dispositif miliaire faisait office de comité d’accueil, et un petit détachement conduisit l'équipe de journaliste dans une petite salle de l'aéroport, ils entrèrent et constatèrent que le directeur du Daily News ainsi que plusieurs généraux, à en croire le nombre de leurs médailles et galons, étaient présent dans la pièce afin de leur exposer une partie de la situation, et pour leur donner l'ordre formel de ne divulguer aucunes informations ni communiqués autre que ceux qui seront dictés ou approuvés par le gouvernement, le directeur du Daily News faisant profil bas, baissant la tête, Marcus compris que 'une part il valait mieux obéir aux ordres mais d'autre part que si les autorité voulaient cacher la vérité à la population, elles devaient être dans une sacré impuissance à faire face à cette crise.  
Suite à cette brève réunion, Marcus s’entretenu avec son directeur afin de lui faire part de son souhait de rejoindre Seattle pour y retrouver son fils, d'habitude peu conciliant le directeur accepta sans hésiter, il regarda Marcus et lui dit, la voix tremblante :

« Pars rejoindre ton fils, et que Dieu vous protège »

Cette phrase résonna pendant de longues minutes dans la tête de Marcus, il n'y avait plus de doute possible, une immense menace planait au dessus de la population entière. Après avoir rassemblé ses affaires il rejoignit un autre avion militaire qui l'attendait, lui ainsi que plusieurs journalistes de différents journaux local désireux de rejoindre les différentes villes sur le chemin de Seattle. Ils se retrouvèrent embarqué dans un avion parmi une bonne dizaine d'autre, avec plusieurs grosses unités qui allaient prêter main forte aux autorités locales de différentes villes du pays. Le vol se déroulait sans incidents, dans un pseudo silence, on pouvait entendre un coup de téléphone furtif de temps à autre, le claquement des touches d’ordinateur que les journalistes pressaient frénétiquement, relatant le peu d'informations que l'on permettait de divulguer, et sûrement tentant de contacter leur proches afin de les rassurer et de se rassurer eux même.
Après une escale à Chicago et Minneapolis, et une fois les forces militaires débarquées le ballets du transport aérien devait s’arrêter une dernière fois à Portland avant de rejoindre sa destination finale, Seattle.

15 octobre 2015 , 8h50 A.M, Aéroport de Portland.

Cela faisait déjà une bonne heure que l'avion s'était posé sur l'aéroport de Portland, et l'aube commençait tout juste à se dessiner à l'horizon. Marcus était toujours dans le zing, tandis que les militaires débarquaient ainsi que quelques journalistes locaux qui allaient rejoindre leurs famille et leurs bureaux afin de relater ce qu'ils pouvaient être en droit de dire voir plus pour les plus hérétiques...comme Marcus ! En effet il s'était promis de divulguer la vérité dès son arrivée à Seattle, afin que la population puisse savoir et se préparer au mieux à ce qu'elle allait devoir affronter, et cela au mépris des volonté du gouvernement et même si le risque de panique était bien présent dans son esprit.
Cependant, il lui fallait arriver à Seattle et rejoindre son fils dans un premier temps, c'était pour lui la priorité absolue, le plus important à ses yeux, il allait bientôt le revoir après tant d'années de séparation, il ne savait pas comment son fils allait réagir, certes il avait eu quelques mails rassurant mais le ton restait toujours froids et distant... il réfléchissait sans cesse... mais un énorme bruit le sorti brusquement de ses réflexions !
Tous sortirent de l'avion prestement, tandis que les soldats se mettaient en position de combat tout autour de la carlingue. On distingué la ville depuis l'aéroport qui se trouvait en banlieue proche, et une grande colonne de fumée était visible, un deuxième bruit retenti, une explosion, et une deuxième colonne de fumée, plus proche de l'aéroport, nul ne savait ce qu'il se passait, mais ils allaient être vite fixé car un énorme convoi militaire venait aussitôt à l'heure rencontre. Un officier descendit et alla s'entretenir avec le commandant en chef du détachement fraîchement arrivé.
Le verdict tomba subitement : tous les militaires étaient à présent affectés à la protection de Portland, et les équipes de journalistes avaient interdiction de se rendre en ville et furent confinées dans les locaux de l'aéroport, ne sachant pas quand ils allaient enfin pouvoir rejoindre Seattle.

19 octobre 2015 , 10h00 A.M, Immeuble de l'équipe médiatique.

Marcus commençait à perdre patience, cela faisait plusieurs jours qu'ils étaient retenu « en otage » par les autorité dans un immeuble proche de l'aéroport, il savait très bien une partie que le gouvernement voulait dissimuler mais il lui était impossible d'en dire plus, le président ayant fait un communiqué pour tenter de rassurer ses concitoyens, il était pied et poing lié pour le moment, et il n'avait toujours aucune nouvelle de son fils, que ce soit par téléphone ou par mails.
Mais ce matin là une étrange effervescence venait de gagner l'ensemble du contingent militaire et même ceux qui était chargé de la « protection » des équipes de média, parti subitement, l'actualité venait de rattraper l'ensemble des protagonistes, et on parlait à présent d'affrontements, d'émeutes, d'épidémie, de pillages, et dans la journée même un vent de panique s'empara de tout le pays. Il était grand temps pour Marcus de trouver un moyen de partir d'ici et de rejoindre Seattle avant que les choses n'empirent. Mais après une brève discussion avec le plus haut gradé, aucune permission ne lui fut accordée, et une altercation éclata vite entre les deux hommes, même si Marcus était d'un naturel très calme, il ne pouvait pas se résoudre à rester enfermé là, à attendre que les choses ne s'aggravent et mettent de plus en plus son fils en danger ! Il fut bien évidement mis à l'écart du groupe et assigné à sa chambre, dont il ne pouvait plus sortir, et en permanence gardé.

26 octobre 2015, 21h00, Chambre de Marcus.

Comme Marcus le redoutait, la situation en faisait qu'empirer, prenant des infos par les médias, il assistait, impuissant, au spectacle désolant de la déchéance de l'humanité tandis que les infectés gagnaient en nombre et menaçaient de plus en plus la population. Bien que surveillé encore par les militaires, Marcus commençait à gagner un peu plus de liberté, et surtout la sympathie de son garde avec qui il échangeait quelques infos, la jeunesse de ce soldat et le fait de lui parlait de son fils avait eu raison de sa méfiance et tout deux avaient tissé un bon relationnel durant ces quelques jours. Si bien que ce soir là, le soldat débarqua dans la chambre de Marcus, quelque peu paniqué, afin de le prévenir que la situation devenait plus que désespérée sur Portland, la ville était littéralement en train de « tomber » entre les mains de milices crapuleuses de pilleurs, de gangs en tous genres mais aussi entre les dents des infecté, la loi martiale venant d'être adoptée cela ne ferait qu'empirer et un avenir terriblement funeste était bien à prévoir.
A cet instant il fit une proposition à Marcus : il allait l'aider à s'échapper avec un petit groupe de déserteurs afin de rejoindre une sorte de camps sur Seattle, peut être que Marcus pourrait rejoindre enfin son fils et le mettre vraiment à l'abri...

24 décembre 2015, dans un camp de réfugiésde  South Park, Seattle.

Le camp de réfugiés de South Park s’apprêtait à fêter un premier semblant de noël, dans un climat à la fois de peur, de soulagement d'être « à l'abri » et d'une profonde tristesse car nombreuses étaient les familles où il manquait, un père, une mère, un enfant, un proche, certaines personnes étaient même la dernière ou le dernier rescapé des événements et on ne comptait plus les orphelins qui venaient compléter les familles meurtries.
Marcus faisait évidement partie de ses personnes seules, et pourtant dès son arrivé sur Seattle fin octobre, il avait réussi à se rendre, avec le soldat qui l'avait aidé à venir ici ainsi qu'une petite escouade, au domicile de Molly en banlieue de la ville, mais ce qu'il y avait découvert était resté gravé, cela le rassurait et le terrifiait à la fois : dans la maison, ils avaient découvert les restes d'un cadavre à peine méconnaissable, aucune identification n'était possible, il avait était déchiqueter par quelque chose, cela ne ressemblait pas à une arme à feu, se n'était sûrement pas un pillage qui avait mal tourné. Après avoir inspecté le rez de chaussé, Molly demeurait introuvable, Marcus monta les marche de l'excalier, il y avait du sang le long de la rampe, ce qui ne présageait rien de bon, il commença à ouvrir les portes des chambres une à une, mais à la deuxième la porte resta clause, comme fermée de l'intérieur, quelqu'un était pourtant à l'interieur. Il appela Molly plusieurs fois mais sans réponse il défonca la porte d'un coup d'épaule et se trouva nez à nez avec un infecté qui se jeta sur lui,  tentant de le mordre sans relâche, sa mâchoire encore couverte de sang séché, une odeur de putréfaction, une odeur que Marcus ne connaissait que trop bien après le nombres de cadavres vu sur le bords des routes des zones de guerre.
Un coup de couteau s’abattit sur la tête du cadavre ambulant et le corps inerte de ce dernier tomba sur Marcus, le jeune soldat venait de le sauver. Après de nombreuses minutes d'investigation à travers la maison et particulièrement la chambre de Harry, Marcus trouva un indice précieux : une lettre qui lui était destinée, elle était posée en évidence sur le bureau, et lui disait que son fils et ses grand oncle et tante était parti se réfugier dans un des camps de la ville et que s'il trouvait cette lettre il ne devait pas s'inquiéter et qu'il tenterait de le contacter quand les choses se seront calmées...

Mais voilà l'hiver s'était bien installé et Marcus n'avait pour le moment pas réussi à le retrouver, il avait fait quelques uns de ces si nombreux camps mais sans résultat, et les déplacement dans la ville devenaient de plus en plus dangereux et périlleux et ce même avec une présence militaire car les infectés étaient de plus en plus nombreux et surtout ils étaient très souvent regroupés, ce qui rendait l'accès à certaines zones totalement impossible.

22 janvier 2016, dans les alentours de Seattle, 11h 12 A.M

Cela faisait dix jours que le CenturyLink Field était tombé aux mains des rôdeurs et que ce camp de réfugiés avait été dévasté par la mort et la désolation, faisant grossir les rangs des infectés.
A l'annonce de la nouvelle, Marcus eu un pressentiment, il était persuadé que son fils s'y trouvait, c'était un des camps qu'il n'avait pu atteindre, il en avait l'intime conviction et cela lui était insupportable de ne pas savoir si son fils s'y trouvait et si oui, avait-il survécu à l'invasion ? Autant de question dont il fit part à Jake, le jeune soldat qui était toujours à ses côtés depuis la fuite de Portland. Tous deux décidèrent de finir ce qu'ils avaient commencé, à savoir chercher des informations sur les camps que Harry avait fréquenté ces deux derniers mois, et enfin leurs efforts furent récompensé car un responsable de la gestion des camps se souvint de Harry, de sa dévotion à aider les autres et son courage face à l'horreur et ce malgré son jeune âge... cependant il fut terriblement désolé d'apprendre à Marcus que son fils avait bel et bien été envoyé au CenturyLink Field quelques jours après que leur propres camps ne fut menacé par les rodeurs et cela peu de temps avant l'invasion du CenturyLink Field...
Marcus ne voulait pas se résoudre à croire que son fils n'avait pas survécu et il se persuadait qu'il avait trouvé un moyen de réchapper à la mort ! A se moment, il décida de le rechercher sans relâche, il le retrouverai mort ou vif mais il devait savoir ce que son fils était devenu, plus rien de comptait maintenant... c'est ainsi qu'une petite compagnie se forma, composée de quelques volontaires parmi les déserteurs de Portland, sous le commandement de Jake et de Marcus, ils partirent à la recherche de Harry et d'éventuels survivants dans les alentours de Seattle.

Octobre 2016, banlieue éloignée de Seattle,

Cela faisait plusieurs mois que la compagnie sillonnait les routes de Seattle et de sa banlieue proche et éloignée, ils avaient réussi à trouver un certains nombres de survivants qu'ils avaient pu ramener dans les camps de réfugiés mais les recherches concernant Harry restaient infructueuses et après un nouvel échec dans un camp de réfugiés à Olympia, la compagnie rentra sur Seattle comme elle le faisait à chaque fois qu'elle avait trouver des survivants ou qu'elle avait besoin de ravitaillement, et de souffler aussi dans un endroit un peu plus sur et calme, où le danger était moindre mais toujours omniprésent. Ce retour fut celui de trop et les membres de la compagnie décidèrent qu'il était temps pour eux de rester et de tenter de se reconstruire ici, les choses avaient changé, la mort était plus que présente mais les campagnes n'étaient pas plus sur que les grandes villes et les ressources étaient quand même plus probables à trouver bien que tout de même très difficile.
Marcus ne pouvait en rester là, son fils était toujours en vie, il le sentait au plus profond de son cœur, il décida de repartir sur les routes afin de continuer à chercher des indices qui le conduiraient peut être à son fils, et seul Jake parti avec lui, ne lâchant pas son ami...

L'histoire continue...




time to meet the devil

• pseudo › NeoKain
• age › 34

• comment as-tu découvert le forum ? › Top des forums de zombie forumactif
• et tu le trouves comment ? › Complet et graphiquement très attirant
• présence › Quotidienne dans la mesure du possible  

• code du règlement › Ok - Jay
• crédit › http://mrwgifs.com et myself
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fiche (c) elephant song.
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Selene Sweetnam
leader | Messiah
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MessageSujet: Re: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 14:16

Officiellement bienvenue ! Smile


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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MessageSujet: Re: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 14:19



bienvenue sur le forum !

Te voilà fraîchement inscrit sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un Administrateur.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire ! Si tu choisis d'intégrer le groupe des solitaires, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

6 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.

Bonne rédaction !


Bienvenue Marcus :MisterGreen:

Si tu as des questions n'hésite pas !
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 14:25

Merci Selene pour le pré accueil sur la chatbox et merci aussi Jack.

Je souhaiterais en effet changer mon prénom de mon profil, j'avais en tête un personnage que j'ai finalement modifié par la suite d'où la différence de prénom sur ma fiche.

Je me mets à l'écriture de ma fiche dès aujourd'hui en espérant être à la hauteur de vos attentes et du très haut niveau de ce forum.

Amicalement, Marcus Miles.
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Zack M. Atkins
leader | American Dream
Administratrice
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Date d'inscription : 22/03/2016
Messages : 2417
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MessageSujet: Re: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 14:26

Bienvenue par ici Marcus et bonne rédaction de fiche !


Got no regrets, can't get knocked down, you'll remember my name, and that makes me dangerous. MAIZ.
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 15:15

Bienvenu Marcus, super choix d'avatar. Bonne chance pour ta fiche.
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Ian F. Lennon
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Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 2076
Age IRL : 23
MessageSujet: Re: Marcus Miles   Mar 18 Oct 2016 - 15:27

Bienvenue parmis nous Marcus o/
J'aime beaucoup ce choix de prénom en plus **


☩ I Will Not Let Any Of You Die. You Mean Too Much To Me ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000
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Marcus Miles
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