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 Dead Men Don't Wear Plaid

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Mar 4 Oct 2016 - 0:54

L’homme se laissa faire quand la petite lui attrapa les cheveux en même temps, il était prêt à subir tous les affronts du monde pour ne plus entendre son père ouvrir la bouche. Il n’en pouvait simplement plus que quelqu’un le fasse se taire. Il faisait exprès d’en rajouter une couche, Ian le savait parfaitement. Il n’était pas hors de lui, simplement dans l’incompréhension et l’incertitude. Il essayait de se reprendre un peu et de se concentrer sur la petite de Thalia. Il donnait sans doute raison à ce que Nans disait, mais cela n’avait pas vraiment d’importance à ce moment présent. Il souriait quand son aimée lui dit qu’il venait de se faire capture. C’est presque avec un brin de fierté qu’il lui répondit d’une voix neutre.

- Je ne suis pas un Pokémon pourtant.

Il était content d’avoir pu citer un dessin animé puéril de créature disant leurs prénoms. Il se demandait un instant où était passé le sage homme dans son cerveau, mais il devait sans doute arrêter de se fatiguer pour des détails. Il sentait que la petite avait mis toute sa force dans la prise qu’elle avait dans ses cheveux, mais elle était encore trop faible pour lui faire du mal. Ian remarquait le visage goguenard de son père alors qu’il observait la scène.

- Si tu veux, je te couperais les cheveux Fraser comme au bon vieux temps. Elle ne pourra plus recommencer comme ça.
- Tu es juste jaloux parce qu’il ne t’en reste plus beaucoup sur la tête.

Nans avait coupé les cheveux de son fils plus d’une fois lorsqu’il était jeune et avait toujours fait ça avec application à l’aide d’une tondeuse manuelle. L’urgentiste ne c’était jamais plein des talents de son père dans le domaine, mais ça faisait des années qu’il n’avait pas eues des ciseaux dans les mains. Il avait choisi de répondre à la pique du tac au tac tout simplement. Ian réalisait qu’il n’avait pas vu son père sans casquette depuis un long moment déjà, il était même arrivé à se demander s’il dormait avec. La dernière fois, il s’était bien rendu compte qu’il n’avait plus de cheveux sur le caillou et que bientôt, il faudrait qu’il se les coupe pour de bon, mais en attendant, il optait pour la casquette.

- Vous avez bien raison de profiter du beau temps, il ne va sans doute pas durer. Bientôt, on sera contraint de rester dedans collé les uns contre les autres pour se tenir chaud.
- Tu n’as jamais parlé de l’hiver que tu as passé dehors, ça devait être encore plus dur pour toi que pour nous.

Ian avait vaguement compris que c’était durant cette période que sa mère était morte. Du moins c’était à partir de là que Nans n’en faisait plus mention dans l’histoire qui lui avait fourni. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait abordé le sujet. Il voulait savoir ce qui s’était passé pendant cette période, comprendre le malaise de son père, mais ce dernier restait hermétiquement fermé. Heureusement, Ian détourna le regard pour le poser sur son ange et Evie. Nans pouvait au loisir se ressaisir et changer de conversation comme il le faisait si bien. Il s’approcha vaguement de la petite famille maintenant que la petite était calmée et ajouta un petit commentaire bien senti.

- Je pense plutôt qu’elle a l’impression de voir son père quand elle le regarde et ça explique pourquoi elle le dévore des yeux.
- Je…
- Chut !

Une fois de plus, Ian n’avait pas pu finir sa phrase. Son père lui avait catégoriquement empêché de répondre. Il haussa les épaules d’un air dépité et préférait ne pas faire cas. Il avait voulu dire qu’il n’était pas le père de cette petite, ce qui était simplement la vérité. Ian n’avait pas compris ce que Nans avait déjà perçu. Thalia voulait de Ian comme père adoptif, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais l’urgentiste toujours à côté de la plaque avait compris sans vraiment le comprendre. Il avait répondu présent quand elle lui avait demandé la présence d’un homme, mais il n’avait pas compris les choses dans ce sens-là. Un jour, il comprendrait les sous-entendus, un jour…

- Je vais rester un peu avec vous alors, on n’a pas la chance d’avoir des jours comme ça aussi souvent. On se croirait dans une journée plus ou moins normale d’une famille recomposée dans un soap opéra. Il est où ton fils, Fraser ? Tu devrais aller le chercher comme ça on serait tous au complet.

C’était une façon assez étrange de détendre l’atmosphère… Avec Jared, les choses allaient mieux qu’avant c’était sûr, mais c’était encore loin d’être parfait. Il n’avait malheureusement pas réussi à retrouver sa mère et le garçon était resté totalement bouleversé.

- Je préfère lui laisser du temps avant de lui imposer ma vie. Il est grand, il a ses propres choix à faire. S’il voulait être là, il le serait.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Mer 5 Oct 2016 - 18:02

Quelques jours étaient passés depuis que Thalia, Ian et Evelynn avaient passé cet agréable après-midi au dehors. Tout sembla d'abord sans nuages, la routine habituelle pour les survivants... Jusqu'à ce que la petite commence à tomber malade. La zoologiste ne s'en fit pas trop, tout d'abord... Il s'agissait de fièvre, ce qui pouvait être parfaitement bénin. Mais lorsque sa fille commença à montrer des signes d'accentuation de son état et de perte d'appétit... son cas devint tout de suite plus alarmant.
C'était le début de matinée, et la jeune femme avait veillé Evie durant toute la nuit. En la prenant dans ses bras, elle la trouva bouillante et sans force. Quoi qu'elle ait attrapé, elle avait besoin de soins avant que son état n'empire... Ni une ni deux, Thalia l'emmena auprès de Ian. Elle savait qu'il pourrait faire quelque chose, qu'il trouverait ce qu'elle avait et comment la soigner. Elle l'espérait, surtout. Car enfin, on ne se débattait pas pour élever un enfant en pleine apocalypse pour le perdre à cause d'une simple fièvre. En la tenant contre elle alors qu'elle arpentait les couloirs, elle sentait la petite qui irradiait de chaleur contre son corps. Evelynn ne pleurait même pas, se contentant de se blottir contre elle, le visage rouge et chaud. Sa mère lui déposa un petit baiser sur le front en arrivant devant la porte de Ian. Elle frappa quelques coups, attendant nerveusement qu'il ouvre. Ce n'était pas une situation habituelle, à bien des égards. Déjà, ce devait être pratiquement la première nuit qu'ils ne passaient pas ensemble depuis le début de leur relation. Mais la jeune femme n'avait pas eu la tête à s'appesantir sur ce manque. Lorsque l'urgentiste vint ouvrir, elle se glissa à l'intérieur, l'expression soucieuse.


« Tu sais que je suis restée dans ma chambre hier soir pour veiller sur Evie... Et bien, je crois que son état a empiré.

Thalia se mordilla la lèvre, manifestation d'angoisse parlante. D'ordinaire, elle était plutôt maîtresse d'elle-même, mais là, elle connaissait une peur maternelle toute naturelle. Le problème, c'était le facteur aggravant de la fin du monde. Elle craignait que quelque chose de tout à fait commun auparavant puisse avoir des répercussions beaucoup plus graves maintenant. Lorsque Ian eut refermé la porte, elle resta quelques instants à bercer la petite malade avant de s'approcher de son amant pour qu'il puisse lui-même juger de la chose.

- Sa fièvre a pas mal augmenté durant la nuit, et je n'ai pas réussi à la faire descendre. Et maintenant, plus moyen de lui faire manger quelque chose. J'ai peur que ça empire.

La zoologiste passa doucement les doigts dans les cheveux d'Evelynn, les repoussant de son front. Mine de rien, ils avaient bien poussé. Il faudrait penser à les couper, à l'occasion. Lorsque Ian vint prendre la petite de ses bras, elle le laissa faire. Elle se sentait rongée par une angoisse de plus en plus poignante. Il fallait qu'il lui dise que tout allait bien, que c'était normal, qu'il avait ce qu'il fallait pour la soigner et que cela allait passer. Que d'ici le lendemain, ce ne serait plus qu'un mauvais souvenir.
Sans un mot, elle le suivit jusqu'à l'infirmerie voisine, ombre silencieuse appliquée à ne pas le déranger dans son examen. Elle le regarda faire, manipuler une Evelynn bien calme, un peu molle, qui se contenta de chouiner faiblement en guise de protestation lorsqu'elle trouva que l'examen était trop long et que le thermomètre était un objet bien désagréable. Pour la rassurer, sa mère vint doucement lui caresser le bras, attendant le verdict en observant son compagnon.


- Alors ? C'est quoi à ton avis ? Tu as ce qu'il faut pour la soigner ? »

Sachant que dans son esprit, « non » n'était pas une réponse acceptable. Mais elle savait que leur stock de médicaments avait été mis à mal par les événements récents, et que de plus des doses pour adultes serait inadaptées, voire dangereuses, pour une petite de sept mois. Une chose était certaine, c'était qu'elle était prête à foncer au dehors pour chercher tout le nécessaire s'il manquait quoi que ce soit pour la guérison de sa fille. Il était de son devoir de la protéger, et elle n'aurait de cesse qu'au moment où elle aurait tout essayé, et épuisé la totalité de ses moyens.


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Jeu 6 Oct 2016 - 16:27

L’après-midi qu’il avait passé avec les autres était simplement génial. Il n’aurait jamais cru qu’il passerait un si bon moment en présence de sa famille. Il était content d’avoir pu profiter de tout le monde. Il n’aurait jamais cru qu’il passerait un aussi bon moment depuis l’apocalypse et le retour de son père. Il n’aurait jamais cru que la relation qu’il avait avec lui s’améliore doucement, que des choses qui avaient été tabou jusqu’à présent entrent dans le devant de la scène. Il était heureux, mais la joie allait sans doute être de courte de durée.

Thalia n’avait pas dormi avec lui cette nuit et c’était sans doute une des raisons pour laquelle il n’avait pas bien dormi non plus. Il savait qu’Evie n’allait pas bien, mais jusqu’à présent ce n’était pas grave, il n’y avait pas eu de quoi s’alarmer. Les nourrissons avaient souvent un peu de fièvre, entre les dents qui poussent et tout un tas d’autres choses qu’il fallait prendre en compte avant de lancer les sirènes d’alarme. Il était en train de regarder le plafond à moitié habillé allonger dans son lit lorsqu’on frappa à la porte. Il avait pratiquement reconnu Thalia à sa façon de frapper. Il se redressa et enfila rapidement. Lorsqu’il ouvrit la porte pour permettre à la fin de rentrer, il était encore en train de le boutonner.

- Entre, je t’en prie.

Il écoutait toutes les informations qu’elle lui donnait avec attention, c’était important pour mettre en place un diagnostic. Il savait que les maladies étaient nombreuses et qu’un nouveau-né était vulnérable, surtout dans une situation comme celle-ci où les vaccins n’étaient pas trouvables. Il avait une mine fermée alors que le flot d’information arrivé à ses oreilles, la situation ne semblait pas génial, mais ce n’était pas non plus un état critique. Il finit rapidement de boutonner sa chemise sans vraiment faire attention à ce qu’il était en train de faire avant de s’intéresser de plus près à la petite.

- Donne-moi Evie que je l’ausculte et rendons-nous à l’infirmerie.

Il avait récupéré les clés et laissa le soin à Thalia de refermer la porte derrière eux. La petite ne semblait pas encore dans un état critique, mais il allait falloir la soulager au plus vite. Il ne lui fallut pas longtemps pour diagnostic la maladie, heureusement Evie était déjà grande et elle pourrait faire face sans trop de problèmes à condition de l’aider avec les médicaments adaptés… Médicaments, qu’il n’avait pas en stock sinon ça serait trop simple. Il voulut faire en sorte de calmer un peu Thalia alors qu’il lui redonnait la petite pour pouvoir fouiller dans ses placards.

- Visiblement, c’est une bronchiolite. C’est une maladie assez banale qui touchait beaucoup de nourrissons lorsque l’hiver arrive. J’ai bien l’impression qu’elle en a tous les symptômes. Je dois avoir encore du paracétamol pour aider à faire tomber la fièvre, mais j’ai bien l’impression que ce ne sera pas suffisant pour la guérir. Il lui faudrait des antibiotiques, que malheureusement je n’ai pas.

Il n’avait pas raison de s’inquiéter outre mesure, enfin pas pour l’instant, les jours de l’enfant n’étaient pas en danger, encore fallait-il que la situation reste comme ça.  Il regardait alors Thalia droit dans les yeux, plaçant une de ses mains sur son épaule et l’autre sous son menton pour la forcer à le regardait lui. C’est alors avec l’air le plus sérieux du monde et avec énormément plus de confiance en soi qu’à son habitude qu’il prit la parole.

- Écoute mon ange, on va allez chercher quelqu’un de confiance pour garder la petite et on va allez chercher nous même les médicaments qu’elle a besoin. Cependant, j’ai besoin que tu restes calme d’accord ? Les jours de ta fille ne se sont pas en danger, même si on ne rentre que tard dans la journée, elle sera en vie quand tu reviendras je te le promets.

Il était sérieux, c’était le Docteur Lennon qui parlait une fois de plus. Il n’aimait pas sortir, mais il savait que Thalia avait besoin de lui, que ce soit physiquement ou mentalement. Il finit par détourner le regard pour aller fouiller et trouver du paracétamol. C’était des doses d’adulte, mais avec un pilon et un mortier, il pourrait en faire des doses pour bébé sans trop de problèmes.  Une fois la dose préparée, il se tourna vers son aimé pour lui donner.

- Il faudrait lui faire avaler ça, tu crois que tu peux y arriver ? Je vais préparer d’autre dose. Tu veux qu’on la confie à mon père ou tu as quelqu’un d’autre en tête ?

Ian savait que son père était quelqu’un de confiance sur le sujet et qu’il serait responsable, mais peut être que la maman voulait elle-même en choisir un autre.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Ven 7 Oct 2016 - 11:45

Quand Thalia récupéra sa fille, la petite se blottit contre elle en posant la tête sur son épaule. Elle qui d'ordinaire était si éveillée et pleine de vie, c'était un vrai crève-coeur de la voir aussi amorphe. Elle avait déjà eu de petites maladies depuis sa naissance, mais trois fois rien. Rien qui avait pu inquiéter sa mère à ce point. Celle-ci passa à nouveau doucement les doigts dans les cheveux d'Evelynn, se mordant les lèvres de les trouver humides. Elle la berça en lui frottant doucement le dos, déposant de petits baisers sur son front ou ses joues. Le bébé avait bien du mal à garder les yeux ouverts, entre la fièvre et le manque de sommeil. Parfois, la petite se passait les mains sur les yeux pour les frotter, dans une manifestation de fatigue évidente.
La zoologiste écouta avec attention le diagnostique de Ian. Une bronchiolite. Apparemment il n'était pas inquiet, mais elle craignait que ce soit surtout pour ne pas l'alarmer. Elle savait que toute maladie non traitée pouvait dégénérer, surtout chez une malade aussi jeune. Son regard passa de nouveau de son amant à sa fille, alors qu'un pli soucieux et angoissé barrait son front.


« Tu crois qu'elle a pu prendre froid quand on était dehors avec la balançoire ?

La jeune femme avait pourtant fait bien attention. Elle avait suffisamment habillé sa fille pour qu'elle ne prenne pas froid... mais visiblement, on ne pouvait pas tout prévoir, ni protéger de tout. Ce qu'elle retint surtout, c'est que l'urgentiste ne disposait pas de tous les médicaments pour pouvoir soigner Evelynn. Ce à quoi il faudrait remédier avant que son état n'empire. Malgré tout, la zoologiste prit une voix douce et tendre pour s'adresser à sa fille, histoire de la calmer, de la rassurer, de lui faire sentir qu'elle était entourée de gens qui allaient l'aider. Même si la petite n'avait pas la force de se plaindre, elle y restait sensible. Il n'y avait qu'à voir comme ses petites mains s'accrochaient à l'épaule de sa mère, et au tissu de ses vêtements.

- Ca va aller ma puce. On va te soigner et tu iras mieux.

Tout simplement parce qu'il était hors de question qu'il en soit autrement. Même si elle devait aller au bout du monde, Thalia allait trouver un moyen. Elle s'était jurée des mois plus tôt qu'elle serait celle qui dorénavant prendrait soin des autres, et cela passait en tout premier par ses proches. Elle était encore en train d'observer Evelynn quand elle sentit la main de son compagnon se poser sur son épaule, et des doigts lui attraper le menton pour qu'elle lève les yeux vers lui et le regarde. Il s'adressa à elle d'une voix calme et sûre de lui, en lui assurant que les jours de sa fille n'étaient pas menacés, qu'ils allaient prendre les choses en main en allant chercher ensemble les médicaments dont ils avaient besoin, et que tout irait bientôt mieux. Sans répondre, la jeune femme acquiesça. Son cœur qui battait de façon angoissée jusqu'ici s'apaisa alors doucement, comme sous l'effet d'un baume. Quand il lui parlait avec une telle assurance, elle ne pouvait que le croire, et elle était prête à le suivre partout. Une reconnaissance infinie inonda sa poitrine, consciente du fait que l'urgentiste n'aimait pas avoir à sortir du camp.
Elle le regarda aller réduire en poudre des comprimés de paracétamol pour adulte afin d'en faire des doses qu'Evelynn pourrait prendre. Pendant tout ce temps, elle resta avec sa fille dans les bras, continuant à la bercer et à l'apaiser. C'était un peu difficile pour elle de ne pas foncer dehors pour aller trouver au plus vite de quoi la soigner. Peu de temps après, Ian s'approcha en lui tendant un sachet contenant une petite dose de poudre blanche, qu'il lui demanda de donner à la petite. La zoologiste considéra un moment le médicament avant de jeter un œil à sa fille.


- Je vais essayer de la faire boire... Elle n'a pas encore avalé grand-chose, et rien de solide, j'espère que ça ne la fera pas vomir.

Thalia alla ouvrir un placard de l'infirmerie pour y trouver un biberon. Il y en avait quelques-uns en réserve, en verre. Elle alla le remplir avec de l'eau avant de diluer le médicament à l'intérieur. Lorsque le mélange fut parfait, elle présenta le breuvage à Evelynn. La petite fit des manières un moment, ne voulant rien accepter. Mais à force de cajoleries, sa mère parvint à lui faire prendre la tétine et à boire lentement. C'était déjà un bon point, parce qu'avec la transpiration due à la fièvre, elle risquait de se déshydrater si elle ne buvait pas. La jeune femme glissa quelques mots doux et tendres à sa fille pour la rassurer et l'encourager, suivant avec attention la manière qu'avait le biberon de se vider.
Elle réfléchit dans le même temps à la question de Ian. Devaient-ils confier Evelynn à Nans ? Il était tôt, et quelle que soit la personne retenue, il faudrait la déranger. Cela rayait Maxine de la liste, puisque dans son état elle avait besoin de repos. Elle songea un moment à Jessie, mais leur relation s'était un peu éloignée et refroidie ces derniers temps. Il y avait aussi Lilas, mais celle-ci avait déjà fort à faire en journée... Non, décidément, Nans était le meilleur choix. Elle n'avait pas forcément voulu déranger le père de Ian, mais elle avait confiance en lui et l'appréciait. Elle savait que la petite serait entre de bonnes mains. Se retournant vers son amant, elle se rangea à son avis.


- On va la confier à ton père, tu as raison. J'ai confiance en lui.

Lorsque Evelynn eut terminé de boire son médicament, Thalia s'arrangea pour lui faire faire un rot et lui éviter des renvois, puis elle se rendit en compagnie de Ian jusqu'à la chambre de Nans. Lui expliquer la situation ne fut guère long, et il accepta sans hésiter de prendre la petite en charge. Cela fait, la jeune femme fonça dans sa chambre pour se changer, puis s'équiper. Elle choisit son arme à feu, des balles de rechange, mais surtout des armes blanches qu'elle privilégierait pour économiser les stocks. Elle prit également un sac à dos dans lequel elle empocha du matériel de première nécessité, de quoi s'éclairer, à boire et à manger... et surtout une carte. Maintenant, il s'agissait surtout de maximiser leurs chances de dénicher une pharmacie ou un quelconque milieu médical – cabinet médical, cabinet d'infirmier, clinique... – qui pourrait receler ce qu'ils cherchaient.
Avant qu'ils ne partent, la zoologiste étala sa carte sur une table, devant Ian, histoire de lui faire repérer les lieux. Elle engloba dans un large geste les zones les plus proches du lycée, qui avaient déjà été visitées de fond en comble depuis longtemps. Ils allaient devoir s'enfoncer plus loin dans les rues de la ville pour espérer trouver quelque chose, en sachant que les pillages avaient souvent vidé les stocks médicaux. Il n'était toutefois pas impossible de retrouver encore quelque chose, il fallait juste jouer de chance.


- Où est-ce que tu veux aller ? Tout le camp a déjà pillé toutes les pharmacies du secteur... Peut-être que si on essaie une pharmacie à l'extrémité d'East Seattle...

Avec son doigt, elle suivit le tracé bleu qui délimitait cette zone de la ville. Elle ne voulait pas non plus trop s'éloigner, mais s'il était nécessaire de partir jusqu'au centre ville, la zone la plus dangereuse, elle n'hésiterait pas. Levant les yeux vers Ian, elle ressentit à nouveau une bouffée d'amour et de reconnaissance qui menaça de la submerger. Sans plus attendre, elle passa les bras autour de son cou pour l'attirer à elle et plaquer un langoureux baiser sur ses lèvres. Le premier de la journée, tant l'angoisse l'avait rongée. Au fond de sa poitrine, une flamme de détermination s'était mise à brûler. Il n'était plus question de perdre du temps.

- Merci... »


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Dim 9 Oct 2016 - 16:44

L’état de la petite n’était vraiment pas rassurant, Ian avait fait de son mieux pour minimiser son inquiétude vis-à-vis de l’état de la petite. Il savait que ce n’était pas très gentil vis-à-vis de son ange, mais elle s’inquiétait déjà beaucoup et il avait besoin qu’elle se concentre au maximum sur la mission. Il espérait ne pas avoir mêlé son père à quelques choses qui le dépassait. Il ne dit rien de plus, se contentant d’être présent et rassurant, du moins le plus qu’il en était capable. Il se servait de ses charmes de médecin qu’il avait eu l’occasion de développer depuis ses longues années d’internat à l’hôpital. Il était rassuré de savoir que c’était tout de même son père qui s’en occuperait. Non pas qu’il n’avait pas confiance envers les autres, mais plutôt qu’il connaissait la valeur de Nans et comme pour convaincre Thalia il ajouta les mots suivants.

- Il est peut-être un peu bourru, mais je lui confierais ma vie sans hésiter. Il ne le dira pas non plus, mais il a passé des nuits à s’occuper de ma mère lorsqu’elle n’allait pas bien, il en fera de même avec la petite. Surtout que le connaissant, il doit être réveillé en train de tourner dans son lit.

Son père n’avait jamais été un gros dormeur et heureusement quand on voyait les journées qu’il avait enchainées lorsqu’il travaillait dans son bar. Il lui arrivait fréquemment de ne dormir que quelques heures par nuit. On pouvait facilement faire un parallèle avec le sommeil léger qu’avait également son fils. C’est tous les trois qu’ils étaient partis à la conquête de Nans. Il n’avait pas attendu bien longtemps avant qu’un Nans parfaitement habillé sorte de sa chambre avait sa fabuleuse casquette sur la tête. Ian souriait légèrement, il avait vu juste son paternelle devait être réveillé depuis un moment, il avait même remarqué qu’il c’était déjà passé dans la casse tailler sa barbe puisqu’ils en avaient parlé ensemble quand son père avait fini par le convaincre de lui laisser couper le surplus de cheveux qu’il avait sur la tête. C’est seul avec Thalia qu’il repartait ensuite direction la chambre de son aimé. Sans plus de cérémonie que ça, il la laissa devant sa chambre.

- Tu vois, je te l’avais dit, bon je vais m’habiller correctement, je reviens te chercher quand je suis prêt.

Il n’en aurait pas pour longtemps, mais il ne pouvait pas décemment partir à la chasse au médicament les mains dans les poches. Il avait besoin de prendre avec lui le nécessaire syndical, c’est-à-dire des armes, un sac, des vêtements un peu plus chauds, des chaussures un peu plus adaptées. Il réalisait alors qu’il avait mal attaché sa chemise, il ne fallut pas longtemps pour réparer l’erreur et la ranger proprement dans son pantalon. Il trouvait sa beaucoup plus esthétique et ça évitait d’avoir le vent froid qui s’engouffre dans sa peau sans en être invité. Il enfila son trench-coat et attrapa son sac à dos et en vérifia le contenu. Il ne pouvait pas décemment partir sans avoir le minimum syndical niveau trousse de secours, antiseptique, kit de suture. Il espérait que ce serait de l’encombrement inutile… Après avoir glissé son arme à feu à la ceinture et son couteau dans la poche intérieure de son manteau, il était prêt à sortir. Il inspira un grand coup avant de partir rejoindre son ange. Elle avait préparé beaucoup plus de choses que lui, il faut dire qu’elle était bien plus habituée aux expéditions extérieures et il comptait un peu sur elle pour gérer ce que lui ne savait pas encore faire. Ian étudiait le plan qu’il avait sous les yeux avec attention. Il essayait de trouver les endroits où ils pourraient aller chercher les médicaments. Après avoir écouté les indications de Thalia, une évidence était en train de se créer dans son cerveau.

- Ce n’est pas des médicaments rares, on peut en trouver dans n’importe quelle pharmacie, du moins ça aurait été le cas avant les pillages et le reste. Si personne de chez nous ne s’est aventuré du côté d’East Seattle et bien, allons-y. Si mes souvenirs sont bons, il y en a quelques-unes dans le coin.

Il avait vécu de ce côté-là de Seattle, alors il le connaissait un peu. Pas tant que ça, mais c’était déjà suffisant pour savoir où se trouvait les pharmacies, il ne savait pas s’il serait capable de reconnaitre les différentes rues dans lesquels il avait grandi, mais a défaut, il enregistrait la carte. Il avait une grande mémoire et une fois de plus, elle allait se montrer utile. Il sentit les yeux de la brune se lever dans sa direction et il décolla alors son regard du plan pour la regarder à son tour. Il affichait un petit sourire qui se voulait rassurant. Il ne s’attendait pas à ce que quelques secondes plus tard elle se colle contre lui pour l’embrasser. Ian était à la fois content et surpris. Il aurait aimé que la situation soit différente pour pouvoir en profiter un peu plus longtemps. Il était touché de l’entendre dire merci, mais il devait se rendre à l’évidence, il ne le méritait même pas.

- C’est normal… Je sais que tu aurais fait pareil pour mon fils, bien qu’il soit sans doute plus résistant qu’Evie.

Il ne savait pas si c’était vraiment le cas, mais il avait bien compris qu’elle était prête à tout pour lui, il était temps pour lui de lui montrer que c’était la même chose. C’est coté à côté qu’ils sortaient du lycée. La route serait sans doute longue et semée d’embuche, mais Ian avait la force d’y arriver. Avec Thalia à ses côtés et dans le but de sauver Evelynn, il était prêt à tout. Il y avait sans doute raison d’avoir peur, mais il était déjà sorti avec la brune et tout c’était très bien passé, il n’y avait pas de raison que ce soit différent aujourd’hui.



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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Lun 10 Oct 2016 - 23:50

Au moment où Thalia posa le pied dans la rue, elle sentit un frisson d'impatience parcourir son corps. Pas d'excitation, mais plutôt d'urgence. C'était comme si elle voulait être de retour avant même d'être vraiment partie. Heureusement que Ian était là pour l'accompagner, sans quoi elle aurait foncé dans le tas sans réfléchir. Elle lui faisait confiance, bien sûr... mais elle avait peur que l'état d'Evelynn empire malgré tout. En quittant le lycée, elle avait jeté plusieurs coups d'oeil derrière son épaule. Même en sachant que la petite était entre de bonnes mains avec Nans, qui avait du même coup hérité de la garde d'Amarok et Nakoma... Le couple avait encore une belle distance à parcourir dans la ville avant d'atteindre un quartier où ils espéraient dénicher une pharmacie pas trop pillée et retournée. Pourtant, il ne fallait pas se faire d'illusion : une pharmacie qui n'avait jamais été visitée depuis le début de l'apocalypse ne devait sans doute pas exister.
La zoologiste aurait voulu courir ou au moins trottiner pour avancer, mais elle savait au fond d'elle qu'il fallait économiser ses forces. Parce qu'on ne savait jamais ce qui pouvait se passer par la suite, et de combien de réserves d'énergie ils auraient besoin. En croisant les données de leur carte avec les informations de terrain qu'ils connaissaient tous les deux, ils purent progresser en évitant l'essentiel des obstacles. Depuis le temps, les environs du lycée avaient été répertoriés et cartographiés, ce qui était un atout lors des sorties une fois que tout était reporté sur un plan.

Le premier obstacle se dévoila alors qu'ils dépassaient une entrée de building, sans doute des anciens bureaux. Une masse de rôdeurs y était agglutinée, chacune des créatures tentant de bousculer les autres pour mieux s'approprier quelque chose. Et au vu des centres d'intérêt limités des morts-vivants, il n'y avait pas besoin de se demander de quoi il s'agissait. Thalia repoussa son compagnon en arrière contre un mur qui faisait l'angle, épiant en retenant son souffle la scène de festin qui se déroulait. Le corps qui était en train de se faire dévorer était celui d'un homme, mais personne qui leur soit familier. Il n'y avait par ailleurs aucune disparition à déplorer au camp ces temps-ci. Ce qui n'enlevait d'ailleurs rien à l'horreur de la scène...
Leur chance résidait dans le fait que la masse grouillante leur tournait le dos, trop occupés par leur festin. S'ils parvenaient à se faufiler sans bruit... Thalia décida de tenter le coup, trop pressée pour envisager autre chose. Et puis de toute façon, qu'auraient-ils fait lorsque les créatures allaient se disperser ? Doucement, elle prit la main de Ian et l'entraîna à sa suite, se servant des carcasses de véhicules pour se dissimuler à l'attention de ces choses, si toutefois l'une d'elles se décidait à se retourner pour regarder ailleurs. Heureusement pour eux, il n'y eut pas de difficulté, et ils purent poursuivre leur route.

À pied, le trajet avait pris un certain temps avant qu'ils n'atteignent les quartiers les plus à l'extrême d'East Seattle. S'il leur avait fallu faire quelques détours, au moins n'eurent-ils pas rencontré beaucoup d'ennui. Des rôdeurs en vadrouille en plus ou moins grand nombre, certes... mais ils avaient au moins réussi à s'esquiver. Ils s'étaient finalement basés sur les souvenirs de Ian pour trouver un quartier où plusieurs pharmacies se côtoyaient, dans différentes rues. Ce qui avait pour avantage de leur laisser plusieurs options de fouille. Thalia espérait qu'ils n'auraient pas à chercher trop longtemps avant de trouver ce qu'il leur fallait. Et pour cela, elle se fiait à son amant, qui saurait sans le moindre doute ce qu'ils cherchaient.
Le problème, c'était que les rues étaient relativement remplies. Des rôdeurs erraient ça et là, au hasard... pour le moment sans aucun but clairement défini. Ils seraient forcés de passer à travers s'ils voulaient réussir à s'infiltrer dans une pharmacie, et c'était là que les choses se compliquaient. La zoologiste était à couvert au coin d'un bâtiment, un genou en terre, observant le terrain avec un air contrarié, impatient... et un brin inquiet. Levant les yeux, elle se retourna légèrement vers Ian pour l'interroger sur la meilleure façon de faire.


« Qu'est-ce que tu en penses... On en attrape un pour se recouvrir de son sang ? Ou alors on essaie d'atteindre l'échelle de l'escalier de sécurité et on se faufile dans la pharmacie par les étages ?

La jeune femme hésitait clairement entre les deux solutions. Aucune n'était sans risque, et aucune n'était totalement confortable. Elle avait tendance à pencher davantage pour l'escalier de secours, misant sur ses capacités physiques. C'était sans doute aussi pour éviter de perdre du temps à attraper un des morts pour l'abattre puis lui ouvrir l'abdomen pour se recouvrir de ses fluides putrides. Et à vrai dire, elle n'était pas certaine de vouloir infliger ça à l'urgentiste. Au bout d'un moment, elle se redressa, se tournant vers lui pour jouer brièvement avec son col. Tout dans son attitude trahissait l'empressement et l'angoisse. Elle se mordillait la lèvre, juste avant de poser la paume à plat contre son épaule.

- Ecoute... Je crois qu'on devrait essayer l'escalier de secours. Reste près de moi et tout devrait bien se passer, d'accord ? »

Thalia lui tripota une dernière fois le col avant de l'embrasser brièvement. Elle avait confiance en Ian, mais elle savait aussi qu'il était moins aguerri qu'elle en matière de sorties. Elle voulait veiller sur lui tout en se donnant à fond pour ramener le traitement pour Evelynn, et elle n'osait pas vraiment penser à ce qui se passerait si quelque chose arrivait à l'urgentiste. Ce ne serait même pas envisageable, jamais. Prenant une inspiration, elle se retourna et lança le signal en traversant la rue. Sans faire excessivement de bruit, et en bougeant vite. Quelques morts-vivants les virent, forcément, alors qu'ils déambulaient. Leurs râles ne tardèrent pas à se faire plus vifs, agressifs et intéressés. La zoologiste ne dévia pourtant pas de sa trajectoire, continuant à viser l'escalier de sécurité brun-rouge qui grimpait contre le flanc du bâtiment. Les morts se rapprochaient déjà, alléchés par la présence des vivants. La jeune femme ne perdit pas de temps : en arrivant sous l'échelle repliée, elle sauta pour la déverrouiller. Il fallut qu'elle s'y reprenne à trois fois avant d'y parvenir. Dès que les pieds métalliques de l'échelle frappèrent le sol, elle y fit monter Ian. Le temps qu'il grimpe, elle dut tuer deux rôdeurs qui étaient déjà parvenus jusqu'à eux, puis elle se hissa à son tour sur les barreaux dont la peinture s'écaillait quelque peu. Au moment de grimper, elle sentit un poids s'agripper à l'échelle et la faire trembler. Quelques créatures étaient déjà parvenues jusque là. Cela ne changea rien. Elle grimpa jusqu'en haut, avant de lutter un peu pour faire remonter l'échelle en l'arrachant aux poignes mortes des rôdeurs. Cela fait, elle se retourna et essaya d'ouvrir les fenêtres du premier étage. Peine perdue, elles étaient verrouillées. Il fallut que le couple monte jusqu'au second pour en trouver qui ne l'étaient pas, et qui leur permettait le passage vers l'intérieur. La pharmacie, et les médicaments qu'elle contenait peut-être encore, les attendait au rez-de-chaussée.


Never go back
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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Mer 12 Oct 2016 - 18:13

Le silence les enveloppa tout le long du trajet. Ian ne trouvait pas quoi dire, son cœur était lourd, il avait peur, mais il savait qu’il pouvait avoir confiance en Thalia et aussi en ses capacités. Elle lui avait tout appris et il était maintenant capable de se défendre. Par moment il avait du mal à se le rappeler. C’est instinctivement qu’il serait un peu plus sa main qui se trouvait dans sa poche. Il ne voulait pas paraitre trop tendu. Son esprit pensait à son père qu’il avait laissé seul avec une enfant malade. Il s’en voulait, mais il savait d’un côté qu’il s’en sortirait parfaitement. Pendant que son cerveau était en pleine réflexion, il suivait Thalia en faisant le moins de bruit possible. Il ne saurait dire combien de temps il marchait comme ça avant de finalement être tiré de ses pensées par un spectacle peu ragoutant.

Un homme était en train de se faire dévorer, Ian aurait pu avoir un haut-le-cœur de dégout, mais il fallait qu’il se rendre à l’évidence, sa vie d’urgentiste lui avait montré tellement de chose dégoutante qu’un attroupement de morts arrivait à peine à lui faire lever un sourcil. Cette scène était triste, mais c’était la dure réalité de la vie. Il y avait des morts et ils bouffaient les vivants. Ce n’était pas très joyeux pour eux, mais ils devaient bien vivre avec. Heureusement, Thalia trouva une issue à cette situation un peu bancale. Se cacher derrière les différents véhicules pour reprendre la route et passer inaperçu était simplement parfait, il n’aurait pas pu trouver mieux. Il avait retenu sa respiration pendant cette partie d’exploration, la tension s’était fait ressentir sur ses différents muscles, enfin, il était bien content d’être sorti de cette histoire.

Plus ils approchaient des pharmacies qu’ils avaient ciblées, plus les malades se faisaient nombreux. Il y avait d’abord eu le premier attroupement, puis ils y en avaient eu d’autre, ils n’étaient pas tous rassemblés au même endroit. Son cœur battait un peu plus fort plus il voyait des malades autour de lui, c’était sans doute la première fois qu’il en voyait autant. Il en avait déjà vu cela n’était pas le problème, mais il n’avait pas fait beaucoup de sorti dehors. Son visage devient blême quand Thalia lui parlait de s’enduire de sang. Il n’était absolument pas capable de supporter ça, il était prêt à faire beaucoup de choses, mais ça, c’était définitivement au-dessus de tout ce qu’il était prêt à faire.

- Tuer des zombies c’est une chose, me recouvrir de leurs corps pour passer inaperçue c’est clairement au-dessus de ce que je suis capable de supporter.

Il eut alors un frisson rien qu’en y pensant. Il espérait du fond du cœur que Thalia ne le forcerait pas à faire ça. Il savait qu’il serait obligé de se demander quel parti du corps du malade il aurait sur lui et puis l’odeur… Enfin, il n’eut pas besoin de se prendre la tête trop longtemps avec ça puisque son ange lui annonça qu’elle préférait la seconde option. Il soupira de soulagement avant d’écouter le plan qu’elle avait en tête. Il avait beau être un homme ce n’était pas lui celui de la situation. Ian le savait et il était donc prêt à écouter sans broncher la brune qui avait tout un tas de conseil et de solution à lui apporter, il le savait.

- L’idée me parait un peu plus abordable pour moi. Je ne te quitte pas d’une semelle.

C’est après un bisou d’encouragement qu’il suivit son ange à travers les malades. Il était assez grand pour éviter les malades et se faire le plus discret possible. Alors qu’ils étaient arrivés devant l’escalier, il sortit sa lame parce qu’il devait tout de même rester sur ses gardes si un malade venait se joindre à la fête. Ian les sentait bien arriver, mais ils étaient encore loin. Alors il essayait de relativiser, il était content quand le bruit métallique de l’échelle retentit derrière lui. Thalia voulait qu’il monte en premier, il ne se fit pas prier à discuter, il savait que c’était du temps en plus ou personne ne montait le long de l’échelle. Arriver en haut il attendait Thalia.

- Les fenêtres sont fermées en bas il faut aller au-dessus.

L’urgentiste ouvre alors la marche pour passer à l’étage supérieur et réussi à ouvrir une fenêtre. C’est dans un élan de bravoure qu’il décida qu’il pouvait passer devant pour voir ce qui les attendait de l’autre côté. Il se hissa sur le rebord et se laissa tomber de l’autre côté. Il n’y avait pas d’odeur pestilentielle dans la pièce dans laquelle il venait d’atterrir ce qui était déjà une bonne nouvelle. Il se tournait alors vers la fenêtre pour reprendre.

- Tu peux descendre, il n’y a rien ici.

L’urgentiste resta alors près de la fenêtre pour l’aider à descendre. Une fois Thalia en bas, il se dirigea vers la porte pour l’ouvrir et essayer de trouver comment redescendre de l’autre côté, à peine la porte ouverte, il la referma. Il y avait au moins deux rôdeurs dans le couloir. Il restait pétrifié incapable de bouger et de parler. Il avait eu peur, il avait eu l’impression que sa vie avait défilé devant ses yeux.



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Dead Men Don't Wear Plaid

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