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 Dead Men Don't Wear Plaid

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Jeu 13 Oct 2016 - 21:16

Thalia resta juste un instant à regarder les morts-vivants s'agglutiner en contrebas, là où ils venaient juste de monter. Il fallait espérer qu'ils n'auraient pas trop de mal à se sortir de là par la suite. Puis, elle emboîta le pas à Ian. Celui-ci avait déjà ouvert une fenêtre de l'étage supérieur et s'était glissé à l'intérieur. Malgré l'angoisse qui la tenaillait par rapport à l'état de sa fille, la jeune femme ne put empêcher son cœur de se gonfler de fierté. Elle le rejoignit, acceptant son aide pour descendre dans le bâtiment. Elle posa les mains sur celles qu'il avait sur sa taille, dans une légère caresse. Son regard accrocha celui de l'urgentiste, l'espace d'un petit instant.
Cela ne dura pas, car ils n'avaient pas de temps à perdre. Elle regarda son compagnon aller jusqu'à la porte de la pièce pour l'ouvrir et regarder ce qui se trouvait dans le couloir. Avant de le rejoindre, elle prit le temps de regarder autour d'eux. Ils étaient dans une sorte de bureau. Apparemment, il y avait un centre d'appel dans les étages au-dessus de la pharmacie. Et toujours du personnel dedans, car Ian referma précipitamment la porte avec un air sans équivoque. Elle comprit le message sans même avoir à chercher.


« Combien ?


La zoologiste prit sa place à la porte lorsqu'il répondit, tirant son couteau de l'étui à sa ceinture. Deux, ce ne serait pas bien difficile à gérer. Elle entrouvrit la porte et aperçut sans mal les deux créatures qui s'approchaient, alertées par le mouvement. Apparemment, il n'y en avait pas d'autres. La jeune femme sortit donc en ouvrant la porte en grand, choisissant de pousser violemment le rôdeur le plus proche. En tombant, celui-ci emporta le second dans sa chute. Thalia en profita pour se pencher sur eux et leur planter sa lame dans la cervelle avant qu'ils ne se relèvent. Après quoi, elle essuya son arme sur leurs vêtements avant de retrouver Ian. Il y avait eu plus de peur que de mal. Confortée par cette situation, elle n'avait qu'une envie : dévaler les étages jusqu'à la pharmacie et rentrer aussi vite que possible.

- La voie a l'air libre. On descend ?

En réalité, ce n'était pas vraiment une question. Tournant les talons, elle ouvrit la voie en cherchant un quelconque escalier de secours, ou un accès qui leur permettrait d'atteindre les étages inférieurs. Elle finit par trouver l'escalier de service qui permettait de relier les deux étages du centre d'appel. Il faisait face à une vaste pièce dans laquelle s'alignaient des box où les employés travaillaient auparavant. Elle remarqua quelques distributeurs, mais ils étaient renversés et avaient déjà été pillés. Tant pis.
Après avoir donné quelques coups contre la porte pour guetter une réaction, la zoologiste emprunta les escaliers. Ils étaient déserts, et plongés dans l'obscurité. Il lui fallut sortir sa lampe torche pour y voir quelque chose. Sans marquer la moindre hésitation, elle s'engagea dans la volée de marches qui menait vers l'étage inférieur. L'atteindre ne posa aucun problème. En revanche, l'accès vers le rez-de-chaussée était barré. La porte d'entrée du centre d'appel était fermée par une chaîne cadenassée, et on avait empilé des bureaux devant la porte. Visiblement, quelqu'un n'avait pas voulu que quelque chose entre. Peut-être les deux âmes errantes qu'elle avait abattues juste avant.


- On va devoir trouver un autre accès... On fait le tour de l'étage ?

Thalia poussa la porte du premier, et elle fut vite frappée par une puanteur insoutenable, concentrée et bien connue. Mélange de chair en décomposition et de déjections humaines. Il faisait sombre, les rideaux étaient tirés, et des traces de sang maculaient les murs. Les bureaux et l'accueil étaient sens dessus dessous. Pourtant, tout était calme. En maîtrisant un haut-le-cœur, la jeune femme fit signe à l'urgentiste de la suivre en silence. En dehors de l'odeur, elle ne voyait aucun mort-vivant. Peut-être n'était-ce que l'odeur de corps bel et bien morts... Mais un frisson sur ses bras et son dos lui indiquait tout autre chose. Une sorte de mauvais pressentiment. Malgré ce sentiment d'urgence pressant, la zoologiste se força à avancer lentement pour faire le tour des lieux. L'odeur était si forte qu'elle lui piquait les yeux, et elle était obligée de se protéger le nez et la bouche d'une main. Les lieux avaient été occupés par des survivants, fut un temps. Il y avait des couchages de fortune, quelques affaires, des vêtements, de rares effets personnels... Toutes sortes de choses traînaient au sol, vraisemblablement récupérés dans une cuisine ou lors de ravitaillements. Elle distingua des bouteilles d'eau, des emballages de gâteaux, des restes de rations de nourriture... et même de l'huile. C'était comme si des gens s'étaient retrouvés forcés de se retrancher ici, et qu'ils avaient fait de leur mieux avec de maigres moyens. On pouvait espérer pour ces pauvres bougres qu'ils avaient au moins eu de la salade sous vide pour utiliser leur huile...
Une chance pour eux, ils arrivèrent bientôt à une porte qui donnait sur l'escalier de secours. Des fenêtres permettaient d'avoir une vue sur la cage obscure, mais dénuée de comité d'accueil. La poignée refusa de tourner, et ils durent forcer et cogner un peu avant de réussir à l'ouvrir. Au même moment, les premiers rôdeurs apparurent au détour d'un couloir, quelques mètres plus loin, attirés par le bruit. Ils étaient nombreux, pas loin d'une douzaine. Sans doute ceux qui avaient occupé ces lieux. Sans attendre, la zoologiste empoigna le bras de Ian. Elle avait compris qu'ils se retrouveraient avec tout ce monde derrière eux, notamment avec la porte forcée qui fermait mal. Ils ne pouvaient pas se le permettre, alors elle devait trouver quelque chose.


- File déjà dans l'escalier. Je te rejoins. »

Son ton ne souffrait aucune discussion ni réplique. Elle n'avait pas le temps pour ça. La jeune femme poussa son amant à l'extérieur et claqua la porte derrière lui, en réfléchissant à toute vitesse. Ses tripes se nouèrent, alors que l'adrénaline causée par la peur commençait à saturer ses veines. À vrai dire, elle n'avait pas beaucoup d'idées. Que pouvait-elle faire de tout ce monde ? Elle n'avait nulle part où les enfermer, et les laisser les poursuivre serait une mauvaise idée... Alors que son regard passait frénétiquement d'un côté à l'autre et que le groupe de rôdeurs se rapprochait, elle vit à nouveau la bouteille d'huile qui lui avait paru si incongrue avant. Chose qu'elle n'avait pas remarquée, il y avait des marques de brûlé sur des livres... et du papier entassé non loin. Ils avaient fait du feu, probablement à une fenêtre, pour quelque raison que ce soit. Ce qui lui donna un embryon d'idée, pour ce que ça valait.
Thalia se détourna et courut récupérer la bouteille d'huile. En la secouant dans sa main, elle constata qu'elle était presque pleine. Une vraie chance. Elle ôta le bouchon tout en tâtant sa poche de sa main libre. Elle y avait encore des allumettes. Elle fut cependant forcée de battre en retraite, une créature plus rapide que les autres l'ayant rejointe. Elle se contenta de la pousser par-dessus un bureau avant de s'esquiver, et de récupérer enfin son allumette. La craquer dans ces conditions de stress, les mains tremblantes, ne fut pas facile. Ouvrant grand la bouteille, elle la jeta sur le groupe de rôdeurs qui était tout près maintenant... et qui lui bloquait l'accès à la porte de secours. Dans un même mouvement, elle leur jeta son allumette embrasée et se plaqua contre un mur. Avec un bruit impressionnant, les rôdeurs prirent feu, leurs chairs décomposées offrant une proie facile aux flammes. Mieux encore, les gaz issus de la putréfaction firent un effet... explosif. Même si ce fut loin d'être capable d'ébranler les murs, il y eut malgré tout une brusque déflagration. Et la jeune femme, qui tentait de rejoindre la porte, fut soufflée à travers une des vitres donnant sur l'escalier de secours, qui se brisa sous l'impact. Elle atterrit douloureusement près de trois mètres plus bas, sur un palier de l'escalier en béton ciré, devant un Ian médusé. Elle fit quelques roulés-boulés, sonnée, le corps couvert de coupures sanguinolentes dont certaines portaient du verre incrusté. La déflagration ne l'avait pas atteinte mais elle sentait un peu le brûlé, et le choc avait été dur. Pour couronner le tout, un sifflement se fit entendre, suivi de plusieurs bips. Des rôdeurs, il ne restait plus que des morceaux épars en train de brûler, alors que le système anti-incendie des bureaux, qui fonctionnait sur un réseau indépendant, se mettait en marche. Une eau croupie et malodorante, sombre et colorée, issue de réservoirs de récupération d'eau de pluie, se déversa dans le centre d'appel, empêchant l'incendie de se propager au reste du bâtiment. Ils avaient au moins un peu de répit pour descendre jusqu'à la pharmacie et effectuer leurs recherches...


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Sam 15 Oct 2016 - 11:00

D’un geste de la main, Ian indiquait qu’il avait vu deux rôdeurs. Il s’en voulait presque de réagir comme un enfant blessé, mais il n’était pas capable de faire mieux en cet instant présent. Son cœur battait vite, sa respiration s’était faite plus irrégulière. Il savait qu’il aurait eu la voix complètement déformée par la peur et l’inquiétude s’il avait dû ouvrir la bouche. C’est donc parfaitement naturellement qu’il avait décidé de se taire et de noyer son inquiétude de cette façon. La brune avait tout de suite compris qu’il y avait un truc qui clochait et lui avait demandé le nombre de rôdeurs présent derrière la porte.

Deux c’était encore surmontable, il fallait passer outre, se ressaisir et puis agir, mais l’urgentiste n’était clairement pas capable d’agir. Il avait déjà tué des rôdeurs, mais il lui fallait du temps de la préparation mentale. Non, clairement, il n’avait pas peur d’eux au sens propre. Voir des corps déambuler ne l’inquiétait pas plus que ça. Il était un peu désagréable au regard, mais ce n’était pas non plus insurmontable, il en avait vu des gens mourir entre ses mains alors que leurs vies s’échappaient soudainement à cause d’une perforation qu’il n’avait pas pu prendre en compte ou d’un élément extérieur quelconque. Cependant, eux c’était bien différent, il fallait les tuer et il avait encore du mal à prendre une vie. Bien sûr, ils étaient depuis longtemps, mais il avait peur, c’était l’inquiétude de louper son mouvement qui jouait surtout. Il ne voulait pas se retrouver avec une morsure sur le bras. Il savait qu’il deviendrait comme eux si c’était le cas et il ne voulait pas.

- On n’a pas trente-six solutions…

Il emboita le pas de Thalia sans réfléchir, en même temps il ne voulait pas risquer de la perdre de vue. Si elle disparaissait de son champ de vision, c’était sans doute la mort assurer pour lui. Il était toujours autant défaitiste concernant ses chances de survie seul, mais il devait se rendre à l’évidence qu’à présent il serait capable de se défendre au moins un minimum contre les malades. Il ne serait sans doute pas capable de se faire un endroit ou passer la nuit où la sécurité serait optimale, ni se trouver à manger, mais au moins, il était capable de se défendre, c’était une certitude.

Malheureusement, la porte vers l’étage inférieur était bloquée, cela ne représentait rien de bon puisque ça impliquait que l’étage d’en dessous était peut-être infesté de malade. Ian sera les dents et ne dit rien, il ne voulait pas passer pour le pleurnichard une fois de plus. Il fallait en effet trouver un autre chemin. Il réinstalla le sac qu’il avait sur les épaules avec un peu de nervosité. Ils devaient trouver un autre accès, c’était une question de vie ou de mort pour Evie, s’il revenait les mains vides cela pourrait sans doute devenir compliqué pour la petite. Il regardait Thalia, il sentait bien qu’elle était prête à tout pour réussir cette mission et il devait en faire de même.

- En espérant qu’il y en a un autre.

Monsieur défaitiste bonjour. L’odeur dans la pièce où ils venaient d’arriver était une vraie puanteur, il devait y avoir des corps partout. Ian ne se pinça même pas le nez, il fallait dire qu’il avait eu le temps de s’habituer à ce genre de genre vu le nombre de malades qu’il avait croisé jusqu’à maintenant. Pour le moment, il n’y avait rien autour d’eux, mais il savait que cela ne finirait pas leurs tombées dessus. Il se contenta de suivre le mouvement et la cadence de la brune. Tout se passait plutôt bien jusqu’à maintenant. Il allait presque finir par se dire que la chance avait enfin tourné, mais c’était sans compter sur le porte fermé que Thalia avait forcé, les rôdeurs avaient été attirés par le bruit inévitable qu’elle avait fait. Il déglutit difficilement, mais il n’eut pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit qu’elle l’entraina dans la cage d’escalier lui ordonnant de rester là. Il avait une fois de plus l’impression d’être inutile et râla plus pour la forme qu’autre chose.

- Mais, je ne vais pas te laisser là !

Il savait qu’il ne l’abandonnerait pas vraiment, il savait aussi que la décision de Madame était prise, alors pour gagner un peu de temps, il commença à descendre les marches pour voir si une mauvaise surprise les attendrait en dessous. Il n’y avait rien de vraiment choquant, l’odeur infecte semblait être moins présente ici, ce qui était plutôt un bon présage. Il était vraiment rassuré en apprenant cette nouvelle. Enfin, il sursauta en entendant le bruit d’une explosion et revient rapidement sur ses pas. Il resta bouche bée un moment en voyant Thalia au sol. Il ne savait pas ce qu’elle avait bien pu faire pour se retrouver là, mais il devait vérifier que tout aller bien.

- Thalia, tu m’entends ? Est-ce que ça va ? Tu as mal quelque part ? Est-ce que tu peux bouger ?

L’urgentiste s’agenouilla presque instantanément à côté de la brune pour lui faire les examens préliminaires. Il savait parfaitement qu’il devait tenir son ange éveillé le temps de s’assurer que tout allait bien. La chute avait été violente, il voyait bien du sang s’échapper de son corps, mais rien de vraiment grave à priori. En lui, il était en panique, toutes les alarmes étaient en train de crier dans sa tête, mais à l’extérieur, il semblait calme. Il avait des gestes précis alors que son cœur était en train de crier à l’aide. Il fouilla méthodiquement dans son sac pour sortir sa lampe de poche et stimuler les yeux de Thalia et vérifier qu’elle n’avait pas de traumatisme à la tête, c’était sans doute le plus important. Il entendait légèrement plus haut l’alarme incendie qu’il s’était déclenché. Il la regardait toujours avec une inquiétude non dissimulée au fond de ses yeux.

- Réponds-moi ! Dis-moi que tu n’as rien et que tu vas bien ?

Il savait déjà que son cerveau n’était pas touché et il était en train d’examiner le plus méthodiquement possible toutes les parties de son corps. Il avait repéré que des morceaux de verre étaient rentrés dans ses blessures, il devrait les enlever avec le plus de précautions possible puisqu’il ne voyait pas la profondeur des blessures. Il espérait que ce ne soit pas trop profond en tout cas. Il commença à sortir le matériel qu’il avait apporté avec lui et commença son travail. Il était prêt à suturer les plaies en cas de besoin. Il ne savait pas si les malades étaient encore envie ou si d’autre avait entendu le bruit, mais la seule chose qui importait pour lui à ce moment présent, c’était Thalia. Il devrait vérifier trois fois de ne rien avoir oublier sur son corps, même si elle lui disait que tout va bien, il saurait que c’était surtout à cause de l’adrénaline.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Sam 15 Oct 2016 - 22:17

Thalia était encore complètement sonnée par la chute qu'elle venait de faire. Heureusement pour elle, les gaz de décomposition qui s'étaient enflammés avaient simplement produit une déflagration, et non une explosion. Les lieux étaient clos et confinés, mais pas assez pour que cela conduise à quelque chose de trop important... Mais cela avait été suffisant pour la souffler et la déséquilibrer, la faisant passer à travers la vitre. Ses vêtements et ses cheveux fumaient très légèrement alors qu'elle restait recroquevillée au sol, incapable de bouger dans les premiers instants. L'alarme incendie continuait à sonner, et dans l'étage qu'elle venait de quitter de manière spectaculaire, les flammes s'éteignaient sous l'assaut de l'eau croupie. Des douze rôdeurs, il ne restait plus que des morceaux épars et fumants.
Un sifflement incessant emplissait les oreilles de la jeune femme, résultat de la déflagration. Elle n'entendit les mots de Ian que très indistinctement. Tout son corps était endolori, elle avait conscience de ses coupures mais surtout des multiples contusions qu'elle avait. Elle n'aurait su dire si elle avait quelque chose de cassé. La chute avait expulsé tout l'air de ses poumons, et elle craignait encore de se casser quelque chose à trop forcer. Le pire, c'était sans doute qu'elle s'était cogné la tête au cours de ses roulés-boulés. C'était sans doute ça qui l'avait le plus sonnée. La situation aurait été plus grave si elle avait atterri sur le crâne durant sa chute.

Dans un premier temps, elle ne bougea pas alors qu'elle sentait les mains de son compagnon sur elle. Même si une part de son être lui criait de se redresser et de lui assurer que tout allait bien, afin de le rassurer, son corps refusait de la laisser envisager cette possibilité. À l'étage supérieur, l'alarme incendie s'atténuait en crachotant de manière pitoyable, arrivant au bout des maigres réserves d'énergie du réseau indépendant. Le flot d'eau croupie se tarissait, mais en ayant déjà accompli son office. Lorsque la jeune femme se retrouva avec le faisceau de la lampe braqué dans les yeux, elle eut envie de se rouler en boule loin de cette agression. Tout au plus réussit-elle à bouger faiblement et à pousser un gémissement étouffé. Il fallait qu'elle se ressaisisse, et vite. Elle focalisa tant bien que mal ses pensées confuses sur Evelynn, tâchant de rassembler ses forces et surtout de passer outre la sensation qui lui ravageait le crâne. Le choc avec le béton ciré l'avait vraiment bien sonnée.
Thalia sentit finalement le goût du sang sur ses lèvres, qui s'insinuait dans sa bouche. Une vilaine entaille à la pommette, causée par un débris de verre, en était responsable. Elle passa sa langue sur ses lèvres avant de tâtonner à la recherche de la main de l'urgentiste. Lorsqu'elle la trouva, elle l'attrapa et la pressa doucement. Puis, lentement, elle se retourna sur le dos, comme si elle tâchait de solliciter chaque muscle avec précaution pour juger de son état. Elle grimaça en sentant certaines entailles dans lesquelles se trouvaient des débris de verre. Une fois sur le dos, elle se redressa doucement en position assise. L'effort lui fit tourner la tête et monter une soudaine vague de nausée. Elle crut qu'elle allait vomir, juste un instant... mais cela passa. Prenant une profonde inspiration, elle regarda autour d'elle. Le bourdonnement dans sa tête s'apaisait peu à peu. Elle croisa finalement le regard inquiet de Ian. Forcément, après un tel spectacle... il avait dû grandement apprécier. Elle leva une main pour la poser sur sa joue et la caresser doucement.


« Ca va...

La zoologiste s'était forcée à adresser un petit sourire à son amant. À vrai dire, elle aurait bien eu besoin d'un temps de repos pour récupérer, mais elle ne voulait pas se l'accorder. Elle n'était pas gravement blessée, ni même trop endommagée... Juste sonnée et toute contusionnée. La sensation de tête qui tourne allait s'apaiser tôt ou tard. Au prix d'efforts plus importants qu'elle ne l'aurait cru, elle réussit à se relever et à tenir à peu près droite sur ses pieds. Elle ferma les yeux pour apaiser la sensation de vertige qui la prit. Pour pallier à tout cela, elle se tint d'une main au mur, avant de regarder les escaliers qui menaient jusqu'au rez-de-chaussée. La pharmacie, qui recèlerait ce dont ils avaient besoin... du moins l'espérait-elle. N'ayant pas l'intention de perdre du temps, et anticipant déjà ce que Ian allait lui dire, la jeune femme prit la parole.

- Il faut qu'on descende. On y est presque. Je peux me débrouiller jusqu'à ce qu'on soit rentrés. »

Nul doute qu'après des soins adaptés et du repos, elle irait bien mieux. Elle avait déjà la certitude que rien n'était cassé. En se tenant au mur, elle descendit quelques marches. Lorsque son compagnon la rattrapa, elle se contenta de lui lancer un regard suppliant. Elle pensait à sa fille avant elle-même. Autant dire que son bien-être passerait après le fait de récupérer les médicaments. Thalia descendit lentement jusqu'à atteindre l'accès à la pharmacie. Là, il fallut jouer un peu avec la poignée avant que la porte ne cède. Ils trouvèrent une pharmacie qui avait déjà été vidée... mais où il restait pas mal de choses. Tout était désert, sans trace de rôdeurs. En revanche, des créatures commençaient à s'agglutiner près des baies vitrées, au dehors, sans doute attirées par le bruit qui avait retenti à l'étage supérieur. Il fallait faire vite... et trouver un moyen de les distraire lorsqu'ils voudraient sortir.


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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Lun 17 Oct 2016 - 12:23

Le temps passait et il s’agitait au-dessus de Thalia qui ne lui avait pas donné de réponse. Il l’entendit gémir légèrement, preuve qu’elle pouvait encore produire des sons. Il savait parfaitement qu’elle était sonnée et qu’il lui faudrait un peu de temps pour reprendre ses esprits, Ian ne préféra pas s’inquiéter outre mesure, il avait besoin de tout son esprit pour s’occuper d’elle. Paniquer et perdre ses moyens ne servirait à personne. Il faisait tourner en boucle cette phrase dans sa tête dans l’espoir qu’il arrive à garder son sang-froid et à se contrôler. D’habitude, c’était tellement plus simple, il n’avait pas besoin de soigner des gens qu’il connaissait et encore moins qu’il aimait. Il se rappelait de la galère que ça avait été de gérer son père après leurs accidents de foret, c’était sans doute pire que ce qu’il était en train de vivre à l’heure actuelle puisque Thalia n’était pas vraiment en danger de mort, mais il ressentait une appréhension comparable. Enfin, elle commença à bouger et à se ressaisir, Ian avait envie de la maintenir au sol et lui dire de ne pas bouger, mais il connaissait trop bien le caractère de Thalia pour le faire. Il se sentait presque soulager lorsqu’elle ouvrit la bouche pour lui parler.

- Non, ça ne va pas ! Tu viens juste te passer à travers une vitre et dévaler plusieurs mètres !

Il avait répondu d’une voix un peu froide, osant même lever la voix à son égard, chose qu’il n’avait pas faite jusqu’à maintenant. On ne rigolait pas avec la santé, il savait parfaitement. Il savait très bien que ça n’allait pas. Sans doute aussi bien qu’elle. On ne pouvait pas lui mentir sur son état physique, il était urgentiste, gérer des personnes qui avaient survécu à des catastrophes plus ou moins importantes c’était son métier. Certains l’oubliaient sans doute un peu trop vite à son gout. Il sera les dents mine de rien alors que son ange se leva tant bien que mal. Il resta hébété en la voyant descendre les escaliers et marcher. Il ne lui fallut pas longtemps pour rassembler les affaires qu’il avait sorties et la rattraper quelques marches plus bas.

- Attend. Promets-moi que si vraiment ça ne va, tu vas t’arrêter.

Il l’attrapait par son bras et l’aida à poursuivre son chemin. S’il ne pouvait pas aller contre sa volonté, il pouvait toujours l’aider. Il comprenait bien qu’elle était inquiète pour sa fille, lui-même avait du mal à passer outre. Il était là pour elle et il n’était pas question de revenir les mains vides. Il sentait le poids qu’elle représentait sur ses épaules et sur celle de Thalia. Il était bien déterminé à réussir cette mission. L’échec n’était pas une option envisageable. Une fois les marches descendues avec la rapidité d’un escargot malade, une porte leur bloquait l’accès des médicaments. Il ne fallut pas trop longtemps avant que la porte ne cède. Alors que Ian observait la pharmacie, il comprit bien vite que bon nombre de médicaments avaient été pris, cependant, il avait bon espoir concernant ceux qu’ils étaient venus chercher. Il se tourna vers son ange avant de prendre la parole.

- Thalia, je t’en supplie repose toi un peu. Du moins le temps que je trouve ce qu’on est venue chercher. Je suis pratiquement sûr que dans ton état, tu es incapable de lire le nom sur les médicaments.

La pharmacie semblait être un endroit relativement sûr et il pouvait s’en sortir seul, en réalité, il le devait. Le tout dans le moins de temps possible, il ne laissait pas vraiment le temps à Thalia de protester qu’il l’aidait à s’assoir sur une table qui se trouvait là. Il savait parfaitement les dégâts que pouvait causer un choc à la tête, il allait surveiller son état de prêt, mais actuellement la situation ne lui permettait pas. Une fois qu’il s’était assuré qu’elle était capable de rester seule sans atteindre à sa vie. Il ajouta un peu dans la panique.

- On n’a pas beaucoup de temps, devant nous, mais le mieux c’est que tu réfléchisses à une option pour sortir d’ici.

Il s’éclipsa alors rapidement à travers les rayons. La plupart des pharmacies fonctionnaient de la même façon pour ranger les médicaments. Il fallait espérait que celle-là aussi. Il ouvrit alors des tiroirs au hasard pour vérifier un quelconque ordre alphabétique ou un tri par type de soin. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver le rayon ou devait se trouver ce qu’il chercher. Enfin, c’était un peu hypothétique, il remarqua les différentes boites qui jonchaient le sol et commença par regarder ce qu’il s’y trouvait. Il n’y avait rien qui pourrait s’avérer utile dans le cas d’Evie. Il ouvrit ensuite les tiroirs en question et heureusement, il restait quelques boites de médicaments dans le fond. Il les attrapa et les mit rapidement dans son sac. Avec les quelques boites qu’il venait de prendre, il aurait largement de quoi soigner la petite. Il était maintenant temps de partir d’ici au plus vite.

- C’est bon, j’ai trouvé ce dont on avait besoin.

Ian attrapait une fois de plus son ange par le bras, il était prêt à faire tout ce qu’elle lui demanderait pour sortir d’ici en vie, mais il fallait qu’elle trouve une idée de génie, parce que lui pour le coup ne savait absolument pas quoi faire. Il entendait les malades s’agglutiner un peu plus à la porte au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient.



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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Mar 18 Oct 2016 - 0:08

Ian avait probablement raison sur toute la ligne quant à l'état de Thalia. Dans ce genre de situation, mieux valait prendre le temps de se remettre, ne rien forcer... Et pourtant, elle ne pouvait pas se le permettre. Et c'est probablement pour cette raison qu'il l'aida à descendre jusqu'à la pharmacie au rez-de-chaussée plutôt que de s'obstiner à la maintenir en haut pour qu'elle se laisse examiner. Une fois qu'ils eurent pénétré dans la pharmacie, le premier élan de la jeune femme fut de vouloir fouiller et retourner chaque meuble, chaque tiroir derrière le comptoir... Elle ne pensait pas que ce qu'il leur fallait pouvait se trouver au rayon libre-service... Mais de toute façon, son compagnon coupa court en lui demandant de s'asseoir et de se reposer le temps qu'il déniche ce dont ils avaient besoin. Elle songea à protester, mais elle se ravisa, acceptant de se laisser conduire jusqu'à une table où elle s'assit pour prendre son mal en patience. Fallait-il qu'elle l'aime...
Pendant qu'il s'affairait, la zoologiste tâcha de ne pas trop bouger, la tête lui tournant encore un peu. L'urgentiste lui avait demandé de penser à un moyen de sortir de là sans finir entre les mâchoires des rôdeurs qui se pressaient aux vitres de la boutique. La jeune femme les observa un moment, les voyant claquer des mandibules dans leur direction et tenter vainement d'agripper quelque chose de leurs mains décomposées. Lasse de croiser leurs regards vides de poissons morts, elle reporta plutôt son attention vers Ian, le voyant fouiller partout, tout en tâchant de réfléchir à un moyen de procéder. Finalement, son expérience des sorties lui donna la solution presque de manière naturelle.


« Je crois qu'on va devoir les attirer ailleurs avec un truc qui fait du bruit... Je crois que j'ai ce qu'il faut dans mon sac. À moins qu'il y ait de quoi faire dans le coin...

Thalia grimaça et porta la main à son front pour le masser un peu, puis elle tâcha de récupérer son sac sur ses genoux pour pouvoir y fouiller. Elle repéra un morceau de verre encore planté dans sa chair, au niveau de son avant-bras, et elle le retira du bout des doigts avant de le jeter par terre. Dans son sac, elle avait pensé à emmener quelques pétards qu'elle avait récupérés il y a un petit bout de temps déjà, et qu'elle emmenait avec elle en cas d'urgence comme celui-ci. Elle en avait d'autres au camp, et elle espérait dénicher des fusées éclairantes qui auraient un double avantage, celui d'attirer les rôdeurs et de signaler éventuellement sa position à des alliés...
Elle sortit les pétards d'une poche interne du sac et les fit rouler un peu dans sa paume. Ils étaient de taille moyenne, et il y en avait d'autres plus petits. L'avantage, c'est qu'ils exploseraient assez vite, et que le bruit distrairait les cadavres ambulants. En revanche, cela allait concentrer les créatures et augmenter le danger qu'elles représentaient toutes ensemble. Autant dire qu'ils avaient intérêt à cavaler dès que la voie serait libre. La zoologiste aurait pu émettre un doute sur ses capacités à courir, dans l'état dans lequel elle se trouvait, mais la nécessité lui donnerait peut-être des ailes. Ses réflexions furent interrompues par l'urgentiste qui revenait avec le nécessaire pour soigner Evelynn. La jeune femme sentit son cœur faire un petit bond dans sa poitrine, le sentiment d'urgence renouvelé et doublé d'un regard d'espoir.


- Tant qu'on y est, tu ne devrais pas empocher tout ce qui peut l'être ? Histoire de faire quelques réserves pour l'infirmerie...

Cela lui coûtait de retarder encore le retour, d'autant qu'elle avait besoin de repos... Mais Thalia savait à quel point se pourvoir en médicaments était vital. Elle regarda donc son compagnon remplir son sac avec tout ce qui lui tombait sous la main, et elle se releva pour le rejoindre et faire de même. Avec quelques boîtes supplémentaires, ils ne furent pas surchargés. Il n'y avait de toute façon pas assez pour remplir leurs sacs. Mais c'était toujours mieux que rien. Lorsque ce fut fait, elle lui montra les pétards qu'elle avait emmenés, et lui expliqua son plan. Ce n'était sans doute pas le meilleur de sa vie... mais réfléchir lui causait de légers maux de tête. Avec une grimace, elle exposa néanmoins son projet.

- J'ai des pétards. Je vais garder les plus petits, et il faudrait lancer quelques gros le plus loin possible depuis une autre façade... Tu penses que tu peux monter à l'étage où ça a explosé pour ouvrir une fenêtre et jeter ça le plus loin possible ? Ensuite, il faudra revenir ici et se tenir prêts à filer... Ne t'en fais pas, il ne doit plus rien rester des rôdeurs d'en haut... Moi, je vais surveiller le départ de ces choses. À moins que tu veuilles inverser les rôles.

Au point où elle en était, la zoologiste était prête à tout faire, du moment qu'ils se mettaient en mouvement. Elle savait que le retour allait lui demander beaucoup d'efforts, mais la perspective de la réussite lui donnait des ailes. L'adrénaline aidant, elle serait peut-être capable de se dépasser... Mais le plan fut plutôt appliqué tel que cela avait été prévu. La jeune femme confia à l'urgentiste les pétards moyens qu'elle avait en sa possession : rien que quatre d'entre eux, mais ce serait amplement suffisant pour ce qu'elle souhaitait faire. Elle lui donna également les allumettes qui restaient dans sa poche, afin qu'il puisse allumer les mèches. Elle garda ensuite les petits pétards dans la main, remettant son sac sur son dos avant de déclarer presque de sa voix habituelle :

- Le plus important, c'est de ne plus perdre de temps et de rentrer au plus vite.

Dans le fond, ils avaient sans doute été plutôt rapide... mais en prenant en compte le temps qu'il leur faudrait pour rentrer, Thalia avait qu'ils ne seraient pas de retour au lycée avant un petit bout de temps. Et elle ne pouvait s'empêcher de se demander dans quel état serait sa fille. Elle n'osait même pas demander à Ian s'il pourrait bel et bien la guérir avec les médicaments qu'il avait trouvés. Elle lui faisait confiance, bien sûr... Mais elle préférait faire un peu l'autruche, de peur que quelque chose finisse par mal se passer. Elle le regarda partir pour remonter à l'étage, brûlant de le suivre pour s'assurer que tout danger était bel et bien écarté. Mais elle se retint, préférant surveiller le reflux des rôdeurs qui s'agglutinaient contre les baies vitrées.
Alors qu'elle attendait, la jeune femme eut un léger frisson d'horreur anticipée. Elle craignait le moment où le verre ne supporterait plus la pression des corps décomposés qui s'y collaient. Elle guettait l'apparition de fissures... Si cela arrivait, les rôdeurs se déverseraient dans la pharmacie, et Ian et elle seraient faits comme des rats. Heureusement, cela ne se produisit pas. Au bout d'un moment, elle vit que les morts-vivants commençaient à se détourner, à s'intéresser à autre chose... et elle sut que son compagnon avait réussi. Les uns après les autres, les rôdeurs se détournèrent des vitres pour s'éloigner dans la rue. Cela prit un peu de temps, mais peu à peu la voie se dégageait pour les survivants. Lorsque Ian refit son apparition, Thalia se tenait déjà prête à foncer, s'étant même rapprochée de la porte.


- C'est maintenant. Il faut qu'on file ! »

La porte d'entrée était verrouillée de l'intérieur, et elle ne fit aucune difficulté pour s'ouvrir. Le couple se retrouva donc à l'extérieur, tâchant de faire le moins de bruit possible. Les morts-vivants s'étaient agglutinés dans une ruelle proche, qui longeait un flanc de l'immeuble. L'important était de ne pas se faire remarquer. La zoologiste pressa le pas comme elle le pouvait, serrant les dents en sentant les élancements douloureux que cela provoquait chez elle, dans presque tout son corps. Malgré tout, elle tâchait de bouger sans alarmer les créatures, son esprit sur focalisant sur leur but. La présence de l'urgentiste près d'elle l'encourageait, mine de rien, mais elle sentait un brin d'inquiétude dans le regard qu'il posait sur elle.


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Mar 18 Oct 2016 - 16:52

Son sens de la survie n’était pas très développé c’était en grande partie pour ça qu’il n’avait pas pensé à ramasser plus de médicaments que nécessaire. Prendre des boites en plus de presque tout et n’importe quoi serait un avantage pour le futur. Il savait que tout serait utile à un moment donné parce qu’on avait toujours besoin de plus de médicament. Il lisait le nom de chacune des boites qu’il ramassait pour savoir ce qu’ils emportaient avec eux. Il tomba alors sur une boite d’antidouleur qui devrait sans doute être capable d’aider Thalia et qui rendrait la route jusqu’au lycée un peu moins pénible. Il avait pensé à prendre de l’eau avec lui et pouvait donc lui demander d’en prendre un.

La route jusqu’au lycée serait longue et avec un coup de pouce de la médecine ne serait pas plus mal. Il savait qu’à défaut l’effet placébo aurait sans doute également des vertus thérapeutiques pour Thalia. Il retira rapidement sa gourde de son sac avant de le replacer sur son dos. Elle avait trouvé une façon de s’enfuir qui n’était sans doute pas très conventionnelle. Il savait qu’elle était brillante, il avait peur que ça ne marche pas, mais ils avaient le choix ou mourir ici alors il avait choisi la deuxième option. Avant de se résigner, il regarda son ange dans les yeux avant de lui intimer de prendre les médicaments.

- Tu as raison, mais avant d’aller plus loin, il faut que tu avales ça. C’est un antidouleur que j’ai trouvé dans les médicaments, ça pourra sans doute te soulager jusqu’à ce qu’on rentre.

Il lui colla la gourde et les pilules entre les mains, il ne bougerait pas d’un centimètre tant qu’elle ne l’aurait pas avalé. C’est peut-être grâce à son regard inquisiteur ou simplement parce qu’elle n’avait pas envie de discuter ses ordres médicaux, mais elle le fit sans discuter plus que ça. Il était content de voir qu’il arrivait à se faire un peu respecter quand même. Il rangea sa gourde avant de prendre les pétards qu’elle avait dans les mains. Il n’était pas question de la faire cavaler plus que ça. Si comme elle le disait, il n’y avait plus de danger en haut, il devrait s’en tirer sans trop de problèmes. Il savait que ce ne serait pas très agréable de remonter à l’étage supérieur à cause de l’odeur de chair purifiée roussie. Mais il le ferait sans hésiter une seconde.

- Je vais m’en occuper, va te placer derrière la porte, je te rejoins au plus vite. J’ai un briquet dans ma poche, je devrais m’en tirer plutôt bien.

Dans un élan d’affection et avant qu’il ne se sépare de Thalia pour monter à l’étage, il l’embrassa amoureusement sur le front puis sur ses lèvres. Il avait besoin de ça pour reprendre des forces et il savait que pour elle aussi ce ne serait pas de trop. C’est les pétards dans les mains qu’il monta les marches avant de disparaitre totalement aux yeux de la brune en arrivant sur l’étage supérieur. Il fut rapidement saisi au nez par la puanteur ambiante, mais il ne pouvait pas se permettre de s’arrêter à ce genre de détail. Il avait repéré où était la sortie et devait donc envoyer les pétards allumés le plus loin possible dans la direction opposée. Il chercha une fenêtre pas trop loin de l’escalier d’où lancer les projectiles. Il essaya une première qu’il n’arrivait pas à ouvrir avant d’en trouver une un peu plus loin qui avait été explosé par le souffle de l’explosion.

Il retira les gros morceaux de verre encore debout pour se donner une marge de manœuvre un peu plus grande avant de sortir son briquet et d’allumer le premier pétard. Il répéta l’opération aussi longtemps que nécessaire. Une fois tous les pétards lancés aussi loin qu’il le pouvait, il put faire demi-tour et rejoindre Thalia. Il allait le plus vite possible sans glisser sur le sol plein de chair putride calcinée. Il était bien content d’arriver aux escaliers alors que Thalia se tenait déjà près de la porte prête à sortir. Il l’encouragea avec un grand sourire et poussa la porte.

- On y va alors. Appuie-toi sur moi si tu as besoin.

Il n’avait pas vraiment eu le temps de reprendre son souffle entre les deux évènements, mais il faisait de son mieux pour ne pas respirer trop fort. Il ne voulait pas risque d’attirer les malades à eux. Il ne leur fallut pas longtemps malgré l’état de Thalia pour s’éloigner de la zone, il faut dire aussi qu’ils étaient bien déterminés à partir d’ici le plus rapidement possible. Il aurait aimé avoir un téléphone portable pour pouvoir prévenir son père qu’ils étaient sur le chemin du retour et qu’ils seraient bientôt là avec les médicaments. Malheureusement, il s’agissait d’une technologie qui ne fonctionnait plus depuis longtemps.

Ian marcha tout en suivant les indications de Thalia, bientôt il arrivait dans des rues qu’il savait à proximité du camp. Encore quelques minutes de marche et ils seraient de retour chez eux. Ian se sentait revigoré à l’idée que bientôt, il allait pouvoir soigner Evie et s’occuper des blessures de Thalia qui étaient nombreuses bien que superficiel. Il savait que pour lui la nuit serait longue, il n’accepterait de dormir tant qu’il ne serait pas sûr que sa petite famille soit parfaitement remise. Il les veillerait jusqu’à tard dans la nuit, mais ça ne lui posait pas vraiment de problème bien au contraire.

- Un dernier effort mon ange, on est presque arrivée. Bientôt tu vas pouvoir te reposer.

Il l’attira alors un peu plus à lui pour l’aider à marcher. Il ne savait pas vraiment si elle avait besoin de l’aide qu’il était en train de lui offrir ni même s’il aurait été capable de la tenir comme ça si elle allait bien. Mais il avait placé une main sur sa taille et son bras au-dessus de sa tête. Elle avait fait beaucoup de choses jusqu’à maintenant et il savait qu’elle ne lâcherait pas prise tant qu’ils ne seraient pas arrivés dans la chambre de Nans et qu’Evie ne serait pas guéri.



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MessageSujet: Re: Dead Men Don't Wear Plaid   Mer 19 Oct 2016 - 19:31

Les anti douleurs que Ian avaient fait prendre à Thalia lui étaient d'une certaine aide, notamment pour minimiser les douleurs de son corps et les étourdissements de sa tête. Néanmoins, l'effet était encore un brin discret, car il fallait le temps que cela agisse... Au moins, la diversion de l'urgentiste avait fait son effet. Les rôdeurs étaient tous agglutinés dans la ruelle où les explosions avaient retenti, et ils ne virent même pas les survivants s’éclipser dans leur dos. La zoologiste serrait les dents pour compenser les élancements douloureux qui lui tiraillaient toujours le corps. Sa démarche était légèrement raide, mais elle s'interdisait de flancher ou de s'arrêter. De toute façon, ils ne pouvaient pas prendre le risque que les morts-vivants se désintéressent des pétards pour ensuite les apercevoir et se lancer à leur poursuite. Même à leur allure lente, ils seraient difficiles à distancer avec les blessures de la jeune femme... Sans oublier que ces choses étaient infatigables, avec une endurance à toute épreuve. Ils ne pourraient de toute façon pas les conduire jusqu'au lycée pour qu'ils viennent tous se coller au grillage...
On avait tendance à dire que le voyage de retour était toujours plus court que celui de l'aller... mais dans ce cas précis, cela ne s'appliquait absolument pas. Thalia avait l'impression qu'ils se traînaient à une allure d'escargot, naturellement par sa faute. Cela la faisait enrager, mais elle était impuissante à faire plus que ce qu'elle fournissait déjà. Néanmoins, comme le disait l'adage, qui va lentement va sûrement. Et cette fois, cela se vérifia parfaitement. Ils auraient sans doute pu faire de mauvaises rencontres sur le chemin du retour, mais l'itinéraire fut relativement tranquille. La jeune femme s'inquiétait du temps qui avait passé depuis leur départ, bien plus que des blessures dont elle pouvait avoir écopé. Elle se demandait dans quel état elle allait retrouver Evelynn en rentrant...

« Le plus important, c'est de soigner Evie.

La zoologiste avait répondu aux encouragements de Ian en pensant avant tout à sa fille, ce qui devait somme toute être normal. Le trajet l'avait fatiguée, et elle fut soulagée par le soutien que son compagnon lui fournissait, notamment avec le bras qu'il avait passé autour d'elle... Cela lui redonna du courage, ce qui était nécessaire pour réussir à tenir jusqu'au moment où elle passerait les grilles du lycée... Le fait de les apercevoir quelques temps plus tard la poussa à donner ses dernières réserves d'énergie pour les atteindre. Au moment où on referma derrière eux, elle sentit ses membres trembler à force de les avoir sollicités.
Il ne fut toutefois pas question de se laisser aller à présent. Maintenant que les grilles étaient entre eux et l'extérieur, la pression retombait au moins d'un cran. Mais il fallait encore aller récupérer Evelynn qui avait été confiée à Nans. Il devait être aux environs de midi... et la jeune femme s'attendait à tout concernant l'état de sa fille. Glissant une main un peu tremblante dans celle de Ian, n'ayant pas forcément le courage et la force de parler, elle l'entraîna à sa suite, faisant fi des tiraillements et des douleurs pour mettre un pied devant l'autre, et même à un bon rythme. Ils entrèrent dans le bâtiment, et Thalia se dirigea sans hésiter vers la chambre que Nans occupait. Elle ne savait pas s'il s'y trouvait, mais elle ne voyait pas de meilleur endroit pour chercher. À mesure qu'ils avançaient, ils sentaient une odeur de nourriture flotter dans les couloirs, sans doute en provenance du réfectoire. L'heure du repas... L'estomac de la jeune femme se contracta en grondant à cette odeur, mais elle n'avait pas l'esprit dans les bonnes dispositions pour manger.

Finalement, ils arrivèrent devant la porte de Nans, et Thalia frappa quelques coups. L'homme ne tarda pas à venir ouvrir, sa tête ornée de son incontournable casquette. Il parut soulagé de les voir, puis un brin inquiet alors qu'il constatait les blessures de la jeune femme. Durant leur trajet de retour, le visage de la blessée avait légèrement gonflé, effet naturel du corps pour répondre aux blessures... Elle n'était pas franchement rassurante à voir. Peu de paroles furent échangées, avant que la zoologiste n'aille récupérer sa fille. Simplement des remerciements et des demandes de nouvelles. La petite était toujours aussi amorphe qu'avant, et la fièvre n'était pas tombée. La voir comme ça broya le cœur de sa mère. Lorsqu'elle la prit dans ses bras, elle se tourna vers Ian pour la lui tendre.

- Il faut que tu t'occupes d'elle... Moi, je peux attendre.

Doucement, Thalia mit sa fille dans les bras de son compagnon. Elle avait le sentiment qu'au moins, ce qui devait être fait avait été fait. À présent, elle avait une confiance aveugle en l'urgentiste, étant persuadée qu'il allait arranger les choses et que son bébé irait mieux. De toute façon, elle ne voulait pas envisager le contraire, pour rien au monde. Ils s'étaient tous deux démenés, donc cela ne pouvait que bien finir. Elle ferma les yeux et prit une inspiration, avant de se laisser aller à s'asseoir sur une chaise, la fatigue pesant de tout son poids sur ses épaules. Elle regarda tour à tour le père et le fils, avant de leur faire un petit sourire qui trahissait son angoisse et sa fatigue.

- Merci à tous les deux... »

La jeune femme ne resta pas longtemps assise, insistant pour le suivre jusqu'à l'infirmerie plutôt que de prendre du repos. Elle aurait tout le temps de se reposer plus tard, lorsque son cœur de mère serait rassuré et qu'elle pourrait fermer les yeux sans être la proie d'une angoisse sourde, vicieuse et persistante...


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