Partagez | .
 

 The story of gods and men

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Reese B. Maddox
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/04/2016
Messages : 348
Age IRL : 23

MessageSujet: The story of gods and men   Dim 25 Sep 2016 - 22:26

Il y avait des hauts, et il y avait aussi beaucoup de bas. Sans savoir comment, la petite brune s'était retrouvée à fixer un plafond crasseux sur un sol dur. Pas très confortable, en plus de ça. Le pire, c'était qu'elle n'avait même pas la force de se plaindre et de faire la fine bouche pour le coup... Parce qu'elle était plus sciée par la douleur à son flanc que par celle à son dos malheureusement pour elle. Mais elle était consciente, et c'était déjà un début ! Elle retira péniblement la couverture qui lui avait tenu chaud jusqu'ici et qui était bien imbibé de sang. Un frisson lui remonta l'échine alors qu'elle tenta de se mettre sur ses jambes.

Elle était persuadée de s'être « endormie » dans une voiture. Pas dans un garage qui tombait en ruine. Et puis, ce qu'il faisait froid, ici ! Elle tremblait comme une feuille alors qu'elle réussit péniblement à se hisser sur ses pieds, en s'adossant au mur derrière elle. Elle rassembla les dernières forces qu'elle avait en sentant que la position ne convenait absolument pas à son corps meurtri. C'était pire que tout quand la nausée s'empara de son estomac, qu'elle eut l'impression qu'on lui compressait férocement le corps avec une main squelettique. Elle se plia en deux par réflexes pour recracher la bile qui lui monta dans la gorge...

Avant qu'une douleur atroce ne vienne la cueillir au passage et ne la fasse hurler et lâcher un sanglot horrible. Elle plaqua sa main contre ses côtes en s'effondrant à moitié, et la douleur ne l'empêcha pas de pleurer de plus belle. Elle se haïssait d'être si faible... Essuyant d'un revers rageux les larmes sur ses joues pâles, presque vertes à cause du mal dont elle souffrait, la brune se traîna à moitié par terre pour venir s'aider d'un meuble et se redresser. Elle était à moitié courbée, mais c'était toujours moins pire que de rester allongée, hein... Enfin, elle n'en savait rien, parce qu'importait la position dans laquelle elle se trouvait, la douleur lui pourrissait la gueule de toute façon...

« Grant ? » Appela-t-elle faiblement en le cherchant des yeux. Elle ne l'avait pas oublié, lui. Oh, elle se souvenait de sa présence, des coups de feux, de son baiser volé. Elle nota dans sa tête qu'ils devaient en parler tous les deux. Mais elle le nota juste car pour pouvoir en parler, il fallait qu'elle reste en vie, et surtout qu'elle lui remette la main dessus. Alors elle profita de ce vague moment de presque « mieux » pour faire le tour, lentement, très lentement, du bâtiment. Un garage, donc. Bon sang, c'était presque cliché, mais ça allait bien à Grant de l'amener dans un garage... Puis c'est vrai que chopper une saloperie dans une poubelle, c'était pas assez...

Noooon... Fallait qu'elle choppe le tétanos dans un garage ! Heureusement qu'il était beau, ce Grant, et heureusement qu'elle était incroyablement faible car sinon elle n'aurait pas manqué de le secouer dans tous les sens en le traitant de gros abruti. Mais elle se contenta d'un petit rire amusé par sa propre blague... Ç'aurait pas été très sympa d'insulter la seule personne s'inquiétant vraiment de sa santé et n'étant... Pas là. La brune n'eut de toute façon plus la force d'avancer plus dans la pièce. Elle tomba sur un siège en sentant la fièvre remonter brutalement.

Un frisson la fit trembler un peu plus, mais ce ne fut qu'une anecdote à côté de la douleur qu'elle éprouvait. Il lui sembla même sur l'instant qu'elle tourna de l'oeil... Ou elle s'assoupit peut-être ? Elle n'en savait rien du tout. Elle sut juste que quand elle reprit conscience, elle entendit la porte du garage s'ouvrir, des bruits de pas, une brève discussion. Elle se releva à nouveau comme elle le put, en comprenant que Grant était en train de se demander où elle était passée. Plus à la place où il l'avait laissé, en tout cas. Pas son genre de rester tranquille.

« J'suis là » Souffla-t-elle faiblement en se tenant comme elle le pouvait. Il s'approcha d'elle, et elle lui tomba, au sens propre comme au figuré, dans les bras.



Don't let me down
I think I'm losing my mind now. It's in my head, darling I hope that you'll be here, when I need you the most, so don't let me down ©alas.
Revenir en haut Aller en bas
Grant S. Levine
Seven Sins
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 24/03/2016
Messages : 163
Age IRL : 31

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Mar 27 Sep 2016 - 17:29

Dans la merde. Quelque chose de noir et collant. Ouais, c'est ma situation.. et après tout c'est bien de ma faute. A force de courir seul après des fantômes tout en chassant trois lapines à la fois, ça devait arriver. C'est tout moi ça. Incontrôlable, surtout quand il s'agit de meufs. Prêt à tout pour un petit tour et puis s'en va. Bref. Je me retrouve à jouer l'homme pressé à travers les couloirs de notre planque. Objectif simple : Tomber sur Daphne, l'embarquer rapidement et surtout, SURTOUT, ne pas croiser le boss et la vipère. Non, j'ai vraiment aucune envie de me justifier. Aucune envie de les mêler à cette histoire, surtout quand je sais comment ça va finir.

Ainsi donc je pénètre dans la chambre de Daphne - c'est mon genre de faire ça, pas vrai ? -
Je me plante devant elle, droit comme un I, grave comme un Y. Cherchez pas, je viens de l'inventer. Je suis venu chercher son aide, quitte à risquer l'avalanche de reproches, de jalousie hypothétique, de trahison envisageable, bref.. Comme je le disais, je suis dans la merde. Ne faisant aucun commentaire sur l'état déplorable dans lequel je me trouve, et encore moins sur les traces de ce sang qui n'est pas le miens, je coupe court à toute paroles de sa part. Pas le temps.


" Viens avec moi. Grouille toi. J'ai besoin de ton aide.

Ce n'est pas vraiment une question, je sais. Je ne lui laisse que peu de choix, et peu de place pour discuter les ordres simples que je viens de lui balancer, comme ça, sans même me justifier.

.. Embarque ton matos de medic'. C'qu'il faut pour une blessure profonde. "

Aucun autre détail. Je suis déjà sur le point de partir, et je compte bien la voir m'emboîter le pas.

Le chemin pour retrouver la donzelle n'est pas long. Et ce n'est que devant l'entrée que j'accepte de répondre aux interrogations, même silencieuses, de mon amie. C'est ce genre de moment où.. ce n'est pas si simple. Cette situation où on demande à son plan cul régulier de recoudre son petit coup de foudre passager. Passager vraiment ? Faut croire. Rentrer à la maison m'a remis un peu les idées en place. Et quoi qu'il arrive, vaut mieux pour tout l'monde que ça reste pas plus gros que ça.
Bref. Je plante mon regard dans celui de Daphne. Je ne baisse pas les yeux, je ne tremble pas, je lui balance ce que je vais lui dire comme si j'lui annonçais le menu d'un repas d'famille.


" Bon. J'suis tombé sur une de.. mes putes d'ex. J'l'ai suivie pour récupérer ce qu'elle m'avait piqué, et j'suis tombé sur la fille qui est là dedans. Enfin.. elle nous est tombée dessus. Ca a fini en course poursuite et fusillade cette merde. Moi ça va, t'inquiète. Mais elle non. Faut qu'tu la soignes.

Petit blanc d'une seconde ou deux. Car ce n'est pas du tout dans mes habitude de demander à ce qu'on soigne quelqu'un, comme ça. J'suis plutôt du genre à être la cause des soins.. Et ça, Daphne le sait bien.

.. j'vais pas t'mentir, y a eu une espèce de truc entre nous. Tu peux m'en vouloir ou t'en foutre, j'te demande juste de la soigner et de la laisser en paix après. Si tu peux éviter d'en parler aux autres, j'ai pas envie d'avoir à leur raconter ça. Pas maintenant. Bref. Tu vas le faire ? "

Et peu de temps après, je me retrouve avec Reese dans les bras. Là où j'étais plutôt proche et sympathique avant, je me montre désormais froid et impassible. Un golem. Ca vaut mieux. Je la retiens, puis la replace sur ses jambes. En espérant qu'elle puisse tenir toute seule. J'lui adresse une jolie tronche de jour de pluie, sans le moindre sourire.

" J'suis pas tout seul, j'ai amené quelqu'un pour te soigner. Quand ce sera fini.. faudra que tu te casses loin d'ici.

J'pourrais dire que je ressens comme un léger déchirement, mais les déchirements, ça fait longtemps que je n'en ai plus rien à foutre. Ce monde de merde ne laisse pas de place à la romance. C'était marrant, et maintenant, ça va l'être vachement moins.
Et afin de ne pas attendre ses questions qui ne vont pas me plaire, j'lui annonce la couleur directement.


.. Elle, c'est Daphne, et c'est mon plan cul.

Un ange passe.

Comme j't'ai dit elle va t'soigner. Alors laisse toi faire et fais pas d'histoire. "

Oh, ça.. je pense que je peux toujours aller me faire baboucher le jambon chez les celtes, ou quelque chose comme ça. Cette situation me fait chier. Mais je n'ai pas le choix. Nan, y aura pas de belle fin où on se barre en décapotable le long du pacifique, pour aller rejoindre une communauté saine derrière de grands murs saints, tout en chantant Imagine de Lennon. J'me fais pas d'amish moi. Je sais que ça va barder, et des deux côtés, et c'est comme ça. J'vais en prendre pour mon grade.. et j'en ai rien à foutre. Après ça, j'pense bien que j'irai prendre une douche, me taper Daphne, et reprendre une douche ensuite. T'façons il va sûrement pleuvoir. Encore.

Prêt à m'prendre le tsunami de gueulante, j'm'allume une clope.


Revenir en haut Aller en bas
Daphne C. Page
médic | Seven Sins
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 20/06/2016
Messages : 105
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Mar 27 Sep 2016 - 19:07

A défaut de mieux, Daphne était en train de lire. Comme souvent. Plongée dans sa bulle, survolant les lignes usées qu’elle parcourait déjà pour la troisième fois. Tant qu’elle ne dégotait pas autre chose, elle était condamnée à absorber les mêmes textes encore et encore. Elle n’émergea que pour poser son regard froid sur Grant, couvert de sang, l’air agité. En soi, ce n’était pas étonnant. Elle se contenta de soulever un sourcil, interrogeant sur qui elle devrait rafistoler cette fois : Nans ? Adam ? Michaela ? C’était étrange qu’il ne réponde pas. Louche même. Intriguée, l’urgentiste reposa son bouquin sans prendre la peine de mettre un marque-page et rejetta nonchalamment sa chevelure d’ébène dans son dos pour mettre ses chaussures.

- C’est pour qui ?! Elle s’était figée quand il avait parlé d’emporter de quoi soigner une blessure profonde.

Pas de réponse, bien sûr. Pinçant ses lèvres, la trentenaire accrocha son holster à sa cuisse et prit le chemin de leur pharmacie. Il avait l’air décidé à la traîner avec lui et elle n’avait pas l’envie de faire une scène. Daphne avait beau fréquenter le mécanicien principalement pour s’envoyer en l’air, elle le connaissait suffisamment pour savoir que son comportement n’était pas normal. Demander de l’aide ? Sans passer par leur leader ? Rien que pour ça, ça valait le détour. Une bonne raison de sortir de son ennui, et puis… il avait un truc ce Grant. Quand il arrêtait de fait le loup, il avait des airs de chien abandonné. Ça suscitait un ersatz de compassion, suffisamment pour qu’elle le suive hors du refuge avec du matériel de soin. Volé en l’occurrence, puisque les chefs n’étaient pas au courant.  

- J’ai la sensation que tu m’entraînes dans une histoire que j’aurais préféré ignorer. Alors tu pourrais au moins me donner plus de détails ?

Rien. Évidement. Ils n’allaient pas loin. Une espèce de garage lugubre, dans un secteur pour l'instant oublié des rôdeurs. Enfin, son plan cul se décida à desserrer les lèvres. Les yeux marron-vert du médecin le fixaient, impénétrables, alors qu’il entamait son récit rocambolesque. Son ex, une fusillade, une inconnue blessée… elle devait gober ça, sérieusement ? Il aurait très bien pu la laisser crever cette nana. Alors Pourquoi ?

Cette fois, la réponse ne tarda pas. Il était amoureux. Pour le coup, le masque d’impassibilité de Daphne se brisa pour une expression de surprise. Et il a le culot de présumer qu’elle allait lui en vouloir. Bon, en vrai, ça lui fit serrer les dents, mais pas parce qu’elle était jalouse. Non. Parce que sa connerie monumentale lui vaudrait une balle dans la tête, ou un bon massage à coups de poings, si Adam l’apprenait, et… aussi bizarre que ça pouvait paraître, la vie de Grant lui importait. Un peu. En plus, maintenant qu’il l’avait mêlée à son affaire, elle risquait gros également, et n’avait pas l’intention de mourir.

- T’es un putain d’idiot, tu le sais ?    

Ce n’était pas dans ses habitudes de se montrer vulgaire mais là… ça pouvait faire exception. L’urgentiste aurait pu tourner les talons, rentrer, tout balancer, mais elle ne bougea pas. Pire, elle fit un signe de tête vers l’intérieur du garage, indiquant qu’elle allait le suivre dans son délire. Par curiosité ? Peut-être bien… voir le visage de celle qui avait réussi à attendrir le mécanicien. Lui qui ne jurait que par l’extase entre des cuisses chaudes. Souvent les siennes. Un contrat qui lui allait.

Et la voilà, tombant littéralement dans les bras de son prince charmant. Daphne les observait froidement, abasourdie par ce spectacle. Elle devait sans doute être mignonne quand elle n’était pas à l’article de la mort. Avec son teint cireux, ses cernes, et ses cheveux hirsutes. Rien que ça, d’un point de vue médical, ça ne s’annonçait pas bon.

- Fais voir, ordonna sèchement la trentenaire sans s’encombrer de courtoisie, ni s’appesantir sur le fait qu’elle avait été ouvertement présentée comme « le plan-cul ».

Qu’il l’appelle comme ça lui plaisait, les relations amoureuses avaient le don de l’ennuyer de toute façon. Quand la blessure au flan de la brune fut révélée, l’urgentiste ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux. C’était moche. Très moche. Ça avait pas mal saigné, ça avait l’air profond et les suintements qui apparaissaient laissaient entendre un début d’infection. Elle se pencha pour voir de plus près, sans poser les doigts sur la peau de sa cadette femme.

- C’est arrivé y’a combien de temps ?    

Toujours pas plus chaleureuse. De toute façon, on l’avait appelée pour soigner, par pour discuter tranquillement de leur triangle amoureux. La réponse lui fit retenir un soupir. Imperceptiblement, sa tête oscillait en signe négatif. Brièvement, elle leva les yeux vers Grant. Ça lui ferait presque de la peine de voir qu’il était incapable d’être raisonnable. De réfléchir clairement. Consciente du choix qui pesait sur ses épaules, Daphne posa la trousse de soin et se redressa en dégainant son Beretta. Sans faiblir, elle pointa le canon vers la tête de la blessée et ôta la sécurité. Au moins elle ne reviendrait pas, c’était la moindre des choses. Le mécanicien savait qu’elle maîtrisait parfaitement son arme pour ne pas rater, mais en honneur à leur « lien », elle lui expliquerait avant de tirer.  

- Ça sert à rien. Une blessure comme ça, y’a longtemps qu’elle aurait dû être traitée. Elle a perdu trop de sang et ça commence déjà à s’infecter. On ne sait même pas ce qui a été touché à l’intérieur et je suis dans un garage crasseux. Admettons que je la soigne, il y a de fortes chances qu’elle crève quand même, sans état d’âme, elle toisa la concernée avant de reporter son attention sur Grant, tu préfères la laisser agoniser ? On aura fait que gaspiller nos ressources et prendre le risque qu’Adam l’apprenne. Rends-lui service et rends-toi service. Je te laisse le faire si tu veux.

Elle avait beau être médecin, elle était lucide avant tout. Ils ne pouvaient plus se permettre de dilapider leurs biens et dans le meilleur des cas, cette femme avait besoin d’un hôpital, pas d’un bidouilli dans une planque miteuse.



   
My veins are made of ice
Where worlds collide, blood divides. When darkness falls, fate calls. This winter breath, taste of death... Where iron meets flesh : we'll take it all.
Revenir en haut Aller en bas
Reese B. Maddox
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/04/2016
Messages : 348
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Mar 27 Sep 2016 - 20:18

Du Grant tout nounours qu'elle avait connu, elle était soudainement passé à un beaucoup plus glaçant. Elle n'avait de toute façon pas la totalité de sa bonne conscience pour comprendre ce qui tournait pas rond chez lui, mais elle fit mine de rien, en ayant rien à faire sur le moment. Il y avait plus urgent à traîter de toute façon, et maintenant qu'il avait ramené Daphne, son plan cul comme il la présenta avec un détachement aberrant, Reese sentit que ça irait sans doute un poil mieux maintenant.

Elle ne fit pas cas du comportement du grand blond, laissant la brune admirer sa blessure. Grimaçant en soulevant son haut, elle répondit aux questions qu'on lui posa sans se faire prier, étant ultra concentrée pour ne pas dire de connerie. Trois, quatre jours. La notion du temps lui échappait un peu à dire vrai, et toute seule, c'était toujours compliqué de compter les jours. Mais ça, elle ne le dit pas, contentant d'attendre le diagnostique de la femme...

Qui fut assez expéditif, pour tout dire. Reese fronça les sourcils. Les yeux vitreux, mais voyant très bien ce qu'elle était en train de faire. La braquer. Et elle parla à Grant comme si elle était déjà morte. Un petit rire crispé échappa à l'avocate, qui n'en croyait pas ses yeux. Voilà qu'on la mettait en terre si vite ! Et bordel, elle était sûre d'une chose, elle n'avait aucune envie de mourir à côté d'un goujat qui a traité maintenant comme s'il n'avait jamais eu un coup de foudre pour sa pomme, et un frigidaire sur patte.

Epuisée, elle eut la force néanmoins de passer de Grant à Daphne, en essayant de comprendre. Oui. Grant devait faire « genre » parce qu'il était avec son plan cul. Il se tapait un iceberg et c'était bien son problème. Même si ça lui fit un pincement au cœur assez désagréable. Il était temps de toute façon de se refaire de marbre à son propos. La fièvre la ferait probablement délirer sous peu, mais pour l'instant, elle devait être vraiment très, très forte. « M'enterre pas trop vite, Daphne. » fit-elle en levant néanmoins les bras pour montrer qu'elle n'était pas agressive.

Elle la regarda droit dans les yeux, comprenant que les sentiments, c'était pas du tout ce qui allait la motiver à faire quelque chose. Elle devait la jouer fine, et avec un cerveau en train de lui couler par les oreilles, c'était carrément pas des plus simples. Surtout qu'elle sentait qu'elle se fatiguait vachement plus vite, encore plus quand un frisson la fit trembler et qu'elle pâlissait à vu d'oeil. « J'me suis retirée cette putain de barre du bide comme une grande... c'est pas pour me laisser crever d'une fièvre. » Souffla-t-elle pour elle-même, et montrer qu'elle avait aussi de l'aplomb en la matière.

Mais elle ne put retenir un petit regard ironique en direction de Grant, le fixant assez froidement, avec un cynisme qu'il n'apprécierait probablement pas. « T'as dit que tu allais me ramener de l'aide... » Lui fit-elle sur un ton de reproche. « Je m'attendais à une personne avec plus de couilles que toi... » Elle pencha la tête sur le côté, respirant lentement et profondément pour s'éviter de tourner de l'oeil, là maintenant. « Je suis plutôt déçue... » Termina-t-elle avec une petite moue dont elle avait le secret.

Voilà. Le défi. Cette femme devrait marcher au défi. Mais plus encore, elle devait avoir une assurance. Comme tous les médecins qui se prenaient pour dieu : « On a qu'à passer un marché, elle baissa ses bras, demanda à l'autre du regard qu'elle baisse son arme pour sa part. Tu me sauves, et je te rapporte tout ce que tu as utilisé, et plus encore. Toute façon, si quelqu'un doit me tirer une balle, ça sera certainement pas toi. » Et elle lança un regard à Grant. Non. Encore moins lui.



Don't let me down
I think I'm losing my mind now. It's in my head, darling I hope that you'll be here, when I need you the most, so don't let me down ©alas.
Revenir en haut Aller en bas
Grant S. Levine
Seven Sins
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 24/03/2016
Messages : 163
Age IRL : 31

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Mer 28 Sep 2016 - 4:09

Un putain d'idiot, une réalité que je ne relève pas. A quoi bon, de toutes façons ? Que je sois coupable ou non de l'état de Reese, ça ne change rien. Elle est dans la merde, je suis dans la merde, Daphne est dans la merde, et là j'y suis pour quelque chose. Autant dire que j'm'en fiche. Bref.

Après avoir présenté Daphne de façon si galante, et bien occupé avec ma clope, je la laisse s'occuper de la blessée. Je sais très bien que son état est plus que critique, et que si le choc ou les saignements ne l'ont pas encore tuée, la faiblesse, l'infection et les maladies risquent bien de l'achever rapidement. J'regarde la scène, fumant tranquillement, attendant simplement d'avoir des indications sur quoi faire. Parce que là, je n'en sais foutre rien..

Et là, tout s'emballe. Daphne lui présente son arme, dans un calme impressionnant. Un calme pareil, ça veut bien dire ce que ça veut dire. Elle ne déconne pas. J'la connais assez pour savoir qu'elle va le faire. Et si Reese est encore vivante, là maintenant, c'est simplement car Daphne a le respect d'attendre mon consentement.
Recrachant la fumée dans le même calme, je m'approche doucement de l'urgentiste.


" Daph', tu n'crois pas que ça, j'aurais pu le faire tout seul ? J'ai pas passé ma journée à éviter les tirs de l'autre tarée pour que ça finisse comme ça. Baisse ce flingue, s'il te plais. "

Non, vraiment, je n'ai pas envie que tout ça n'ai servi à rien. Je me suis battu pour en arriver là. Le problème avec moi, c'est que je n'abandonne jamais un combat. Peu importe ce que ça va me coûter, peu importe ce que je risque, je veux juste me barrer et laisser Reese derrière avec au moins le sentiment d'lui avoir éviter la mort pour la semaine à venir. Et si ça n'marche pas, c'est qu'on aura perdu notre temps.

Reese se défend, c'est bien normal, et je vois où elle veut en venir. Je ne relève pas ses mimiques, ni ses critiques. Je n'en suis plus là. Les choses sont sérieuses maintenant, et je dois me la jouer " Grant, méchant mec sérieux qui assure quand même, hein ". Putain de vie d'merde. Quant à l'idée de la voir nous rendre le matos à utiliser pour lui sauver l'cul, je ne suis pas convaincu. Elle risquerait de tomber nez à nez avec Adam, Michaela, ou pire, moi encore. J'dois avoir un don pour lui attirer de belles emmerdes, et ça va m'faire chier si ça continue.


" Que dalle Reese. Tu ne nous ramène que dalle. Daph', c'est simple. Si j'suis encore là, c'est parce que j'attends simplement que tu me dises ce que tu veux que j'te ramène, et où j'peux en trouver. J'vais chercher le matos même si j'dois aller l'prendre au fond du cul d'un connard d'infecté, et toi tu fais ton possible. C'est ça le deal.

Soupirant de ce que toute cette situation signifie, je m'approche de Daphne, assez près pour lui murmurer à l'oreille.

.. Ecoute, j'ai merdé je le sais. C'est mon genre de merder. J'aurai jamais dû m'emmerder avec une survivante. Si tu veux tout savoir, la première fois que j'l'ai vue, j'avais envie de tout lui piquer. Après c'est... putain on s'en fout.. Je...

Grognant un second soupir, j'inspire longuement. Je plonge mon regard au plus profond de celui de Daphne. Histoire de nous plonger dans ce moment où je suis irrésistible, et où elle est mon seul espoir.

.. Okay.. je te demande ça comme une faveur. Fais ce que tu peux. J'aurai une dette envers toi, et j'les paye toujours. Et si jamais les autres l'apprennent, bah tu leur dis que j't'ai forcé. Que j't'ai foutu mon flingue sur la tête et que j't'ai obligé à le faire.

J'dois bien l'avouer, ce que je lui dis est honnête. J'pourrais bien jurer sur les enfers, sur la vie de ma mère, ou me mettre à cracher.. Mais j'suis pas croyant, j'emmerde ma mère et il fait déjà assez crade ici.

Dis moi ce qu'il faut, où aller, et j'y vais. J'ramènerai du surplus, au moins, ça pourra expliquer notre absence. "

Voilà, c'est tout ce que mister connard a à dire. Et si jamais c'est foutu, bah au moins, j'ai tenté l'coup. P'tête que ça m'aidera à avoir un peu la conscience tranquille quand j'pointerai mon flingue sur la gueule d'autres cons.


Revenir en haut Aller en bas
Daphne C. Page
médic | Seven Sins
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 20/06/2016
Messages : 105
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Mer 28 Sep 2016 - 18:05

Est-ce qu’elle ne vivait pas que pour cet instant ? Une sensation grisante. Lorsque la vie reposait sur ses épaules, qu’elle avait le pouvoir de mort ou de guérison. Ses yeux froids plantés dans ceux de Reese qui se refusait à mourir, l’urgentiste revivait une version aliénée de sa gloire d’antan. Son argumentation ne valait rien et sa provocation… eut beau titiller son orgueil, elle mettait aussi en exergue une chose : elle pouvait la sauver ; mais elle n’était pas certaine d’en avoir envie. Pour leur donner une bonne leçon, à tous les deux. Voilà où les avait menés leur amourette : aux portes de la mort, chacun à sa façon. Daphne resta sourde à la demande de Grant de baisser son arme. Elle n’était pas celle qui sauvait les tourtereaux pour qu’ils vivent l’apocalypse avec le baume au cœur ; elle ne misait plus que sur ce qui lui apportait quelque chose.

Quand la brunette proposa son marché, le médecin souffla brièvement avec le nez, un sourire en coin au bord des lèvres. Mauvais tentative. Si ça ne tenait qu’au matériel, elle n’avait qu’à ne pas la soigner, et ça ne serait pas nécessaire de renflouer son stock. Et elle avait l’audace de négocier son bourreau ! Contrairement à ce qu’espérait l’avocate, l’index de la trentenaire se plia pour se rapprocher doucement de la gâchette. Si la victime n’avait rien d’entre en magasin, inutile de traîner.

Ce fut le mécanicien qui retint son geste. Déterminé. Il avait beau essayé de rester maître de lui-même, la façon avec laquelle il prenait tout ça à cœur le trahissait. Trop intense, trop sérieux. L’urgentiste le connaissait désinvolte, frivole. Oh oui, il était efficace quand il fallait faire un boulot pour leur groupe, mais ce n’était pas le genre d’homme à se donner corps et âme pour la vie d’une femme. Du moins… pas jusqu’à aujourd’hui.

Daphne tourna la tête vers Grant quand il lui murmura à l’oreille. Elle adorait ça, le voir à la limite d’implorer son aide. Si souvent, leurs jeux consistaient à savoir qui avait l’ascendant, qui menait l’autre par ce qu’il avait sous la ceinture. Là, ils avaient la réponse. Elle l’emportait, parce que cet espoir auquel l’homme se raccrochait, elle le tenait du bout de l’index. Volontairement, le médecin les laissa languir tous les deux quelques secondes, alors son plan s’esquissait en pensée.

- Ok, dit-elle simplement, baissant finalement son canon.

Son regard glacial était toujours plongé dans celui de Grant, comme si c’était la première fois qu’elle le voyait. Bien entendu qu’elle avait ses propres raisons de céder, mais elle ça semblait différent. Comme si leurs multiples parties de jambes en l’air les avaient connectés plus que de raison. Implacable, l’urgentiste déclara :

- Ils ne l’apprendront pas. C’est clair ? Sitôt que cette histoire est terminée, tu l’oublies, elle n’a jamais existée et je ne t’ai jamais aidé, Daphne porta enfin son attention sur Reese pour ajouter : et toi, tu disparais. Je n’hésiterais pas à te tuer, si je te revois dans le coin.

De longues secondes, elle toisa sa future patiente. Pas seulement le privilège du médecin, mais celui de la femme qui gagnait la partie. Quant au mécanicien… il honorerait sa dette, elle se savait, et c’était pour ça qu’elle accédait à son caprice. Aussi bien qu’elle s’entendait avec Michaela, l’urgentiste ne pouvait s’empêcher de la sentir imprévisible. Sa véritable loyauté n’allait qu’à Adam, de qui la trentenaire se méfiait comme de la peste. Il l’avait sauvée de la rue, son refuge était une aubaine, pour ça, Daphne le respectait et ne chercherait pas à lui nuire. Mais était-ce réciproque ? Contre cet ombre qui lui semblait planer continuellement au-dessus de sa tête, Grant était l’alliée parfait.  

- Par contre ta dette, rappelle toi en bien, précisa-t-elle en rengainant son flingue, je ne fais pas ça par plaisir bénévole, ni pour ce que tu vaux au lit.

Quoi ? Il l’avait présentée comme son plan cul alors que c’était, dans le contexte, absolument superflu. Il n’avait qu’à assumer ; et si ça pouvait blesser un peu l’amour propre de sa copine, c’était puérile, mais distrayant. Concentrée, le médecin se mit alors à la hauteur de la malade pour réévaluer sa blessure et apposer doucement une main sur son front. Comme elle pouvait s’y attendre, Reese avait une bonne fièvre et douée comme elle était pour entretenir une plaie, hors de question de la laisser sans surveillance.

- Je vais faire ce que je peux aujourd’hui, mais faudra que je puisse suivre l’évolution de la cicatrisation, commença-t-elle à diagnostiquer, normalement, pour une blessure comme ça qui n’a pas été traitée du tout en 72 heures, j’aurais eu besoin d’au moins dix jours – voire deux semaines – de surveillance. Pour être sûre qu’une fois l’infection arrêtée, elle ne reprenne pas, elle marqua une courte pause, mais là, c’est trop. On ne peut pas prendre le risque de te couvrir aussi longtemps, alors tu auras cinq jours, et après, comme j’ai dit.

Son regard passa de Grant à son amourette : elle parlait de l’oubli et de la disparition bien sûr. De toute façon, l’avocate disait ne pas être facile à tuer, alors ça allait être l’occasion de le prouver. Daphne pourrait s’occuper du changement des pansements et de l’entretien des soins pendant quelques temps mais ensuite, ce serait son problème.

- Je vais d’abord devoir nettoyer et arrêter la suppuration. Ensuite… je pense que je te mettrais des Stéri-strip, pas de sutures. Si ta peau est trop fragilisée par l’infection ou qu’elle a commencé à nécroser, elle va se déchirer et ce sera encore pire, oui parce qu’ensuite, elle n’avait pas la possibilité de lui faire une greffe, dans tous les cas, la cicatrice sera moche, c’est trop tard pour l’esthétique.    

L’urgentiste laissa planer ses orbes marron-vert sur sa patiente avant de se redresser. Elle se sentait revenue des mois en arrière, dans son élément, quand on lui ramenait un cas catastrophique à traiter dans l’immédiat. Ses réflexions avaient l’habitude de se construire à deux-cents à l’heure, alors son calme ne variait pas. Le mécanicien voulait contribuer ? Et bien justement, elle n’avait pas pensé le laisser désœuvré – bien au contraire.

- Pendant que j’essaye de voir si je trouve un endroit décent pour m’occuper d’elle, j’ai besoin que tu rentres. Il me manque les bandes adhésives, celles pour rapprocher les bords d'une plaie, l’un des savons qui reste dans la pharmacie, les antibiotiques oraux, et… prends la bouteille d’eau sur mon bureau. Ramène-moi aussi une de tes chemises propres, si tu en as, sourire en coin mesquin, ou n’importe quoi dans lequel elle pourra mordre. J’ai pas de quoi l’anesthésier et j’ai pas envie que ses cris fassent venir les rôdeurs.  

Et pas question de lui donner de l’alcool. Ça ralentirait sa guérison, et elle n’avait vraiment pas besoin de ça. Avant de laisser partir Grant, Daphne inspecta rapidement sa trousse de soin. Il y avait tout pour cette fois mais… c’était là que l’autre allait bosser : trouver ailleurs de quoi soigner sa copine pendant 5 jours. Parce que s’ils grevaient trop les ressources du commissariat, les mauvaises personnes s’en rendraient compte…



   
My veins are made of ice
Where worlds collide, blood divides. When darkness falls, fate calls. This winter breath, taste of death... Where iron meets flesh : we'll take it all.
Revenir en haut Aller en bas
Reese B. Maddox
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/04/2016
Messages : 348
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Mer 28 Sep 2016 - 18:45

« Y'a pas de soucis, personne me verra à poil de si tôt. » Lança-t-elle comme une pique avec un petit sourire ironique à Grant, en se tenant fermement comme elle le pouvait. Au moins, les dés n'étaient pas encore jetés pour elle, elle avait encore une chance de s'en tirer. Cinq jours, c'était la seule chose à quoi elle pouvait se raccrocher pour l'instant. La promesse de cinq jours supplémentaires et après ça, elle devrait prendre le large. Reese hocha la tête. Bien ou pas, elle trouverait de quoi survivre de toute façon, elle était pas la dernière en la matière.

Et elle se rétablirait. Elle avait survécu un an à cette merde, pas toute seule c'était vrai, mais ça n'empêchait rien. Là, elle était encore une survivante en vie, mal en point mais en vie, et ça lui suffisait bien pour continuer. Elle ne savait pas pourquoi elle se battait. Peut-être parce qu'elle était trop têtue pour jeter l'éponge. Parce qu'elle avait peut-être peur de vivre, sauf qu'elle avait encore plus peur de mourir. Si rien ne l'attendait nul part, qu'elle avait tout perdu, elle préférait encore être vivante. On savait pas ce qui attendait après la fin. Un immense noir, un immense rien.

Reese porta sa main à sa ceinture et en défit la boucle. Tirant avec précaution sur celle-ci, elle la montra à Daphne en lui demandant : « ça suffira ? » Le cuir encaisserait ses crocs, elle en était sûre. Ça ferait probablement l'affaire. Du reste il lui faudrait attendre le retour de Grant et de son matos. Rien de plus. Mais Reese sentit la nervosité monter progressivement à l'intérieur. Ça irait. Ça irait. Elle devait se le répéter pour s'en convaincre, alors que Grant prenait la tangeante et qu'elle se retrouvait en tête à tête avec le toubib.

_____________________

Les deux s'affairèrent un moment pour nettoyer un plan de travail. Reese bien moins rapidement que Daphne ceci dit. Quand la brune exigea quelque chose pour recouvrir la table sur laquelle elle allait être soigné, la brune hésita un moment. Tout était crade ici, ou recouvert de poussière. Mais astucieuse, elle réussit à dénicher une bâche sous plastique qu'elle tendit à la chirurgienne en lui demandant du regard si ça ferait l'affaire. Quand elle hocha la tête, Reese en fut soulagée.

Le pire allait venir. Alors qu'elles dépliaient toutes les deux la bâche pour la tendre au maximum et la coller avec du chatterton trouvait sur un plan de travail, elle s'appuya sur la surface en sentant la tête lui tournait. La fièvre la faisait divaguer un petit peu, elle se sentit partir avant de se rattraper comme elle le put. « ça va faire mal, hein... » Souffla-t-elle à l'attention de la femme à ses côtés, en cherchant du regard un siège où poser son cul très vite. Elle s'adossa à un meuble un peu maladroitement, les yeux vitrés relevés vers Daphne.

« J'ai pas peur... » souffla-t-elle pour se donner du courage, pour s'en convaincre. Et elle y parvint raisonnablement, inspirant profondément pour terminer de se motiver. Elle se rappela des quelques séances avec Hernando dans la salle de boxe, et du temps qu'ils y avaient passé ensemble. C'était un peu ça, là. Dans sa tête, c'était un match qu'elle entamait pour sa vie, et secouant la tête pour se donner encore plus de contenance. « J'ai pas peur. »

Plus ferme que jamais, elle s'approcha doucement de la table en entendant la porte du garage grincer. Grant avait fait vite. C'était le moment alors. Elle réussit à se hisser dessus et à déjà s'installer, retirant sa chemise qu'elle balança par terre. Toute façon, foutu pour foutu, hein, elle allait pas en faire tout un flanc. N'empêche que le froid lui mordit la peau, ou était-ce seulement la fièvre, elle en savait foutre rien. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle pouvait encore voir les yeux bleus de Grant au-dessus d'elle, et qu'il allait probablement la maintenir immobile pendant l'opération. « Tu me tiens, hein ? » Demanda-t-elle par sécurité, alors qu'il lui plantait son poids sur les épaules, et qu'elle s'agrippa à ses bras après s'être mis la ceinture entre les dents.

Y'avait plus qu'à.



Don't let me down
I think I'm losing my mind now. It's in my head, darling I hope that you'll be here, when I need you the most, so don't let me down ©alas.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: The story of gods and men   Aujourd'hui à 23:22

Revenir en haut Aller en bas
 

The story of gods and men

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Maple story
» Love et Story
» Maple Story ^^
» Yuki de Anzu Story !
» World Wrestling Entertainment [ EWR Story ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-