Partagez | .
 

 Keep Calm and Carry On

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Thalia M. Caldwell
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/12/2014
Messages : 373
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Jeu 22 Sep 2016 - 15:02

Un petit frisson courut le long de la nuque de Thalia lorsqu'elle sentit la main de Ian s'y glisser. Une douce sensation de bien-être l'envahi, mais qui ne fut malheureusement pas d'assez longue durée. En voyant la réaction du père et du fils à sa dernière déclaration, elle eut le désagréable sentiment d'avoir fait une bourde. Pourtant, en toute légitimité, il fallait avouer que l'impression qu'elle avait eue était justifiée : en apparence, Nans n'avait pas semblé avoir beaucoup de considération pour son fils. Ce qui l'avait amenée à agir, elle qui trouvait déjà que son compagnon avait tendance à se sous-estimer. À moins qu'elle ne se soit fait berner, ne connaissant pas assez le passif des deux hommes pour y voir clair dans ce petit jeu. Souhaitant subitement n'avoir rien dit, elle se mordit la lèvres inférieure, ne sachant plus comment se comporter.
La voix froide de l'urgentiste ne l'aida pas à se détendre, bien au contraire. Cela accentua encore son malaise. Elle se contenta d'opiner de la tête lorsque son amant lui affirma que son père savait ce qu'il valait. Incertaine, elle observa un instant le concerné qui avait la bouche entrouverte. Bon, super, là elle avait mis les pieds dans le plat, sans penser à mal. Elle n'osa même pas réagir lorsque Nans tira sa révérence. Tout au plus tenta-t-elle un sourire maladroit à ce qu'il dit au moment de sortir, comme quoi il l'aimait bien... et qu'ils devaient éviter de faire trop de bruit dans les prochaines heures. Et puis, ils se retrouvèrent seuls. La zoologiste regarda son compagnon se laisser aller en arrière sur son lit avec un soupir, avant de dire qu'il était heureux du dénouement de la situation. Elle-même se laissa aller à exprimer son malaise à voix haute.


« J'ai dit quelque chose de mal ? C'est juste que j'avais l'impression que... Enfin...

Clairement, la jeune femme avait eu l'impression que Nans rabaissait son fils par ses questions. Un « simple médecin », deux mains gauches, maintenant qu'il n'avait plus d'argent, que lui restait-il ? Ce genre de choses. Mais après tout, qui ne s'y serait pas laissé prendre ? Entre l'attitude du père et le malaise du fils, elle n'y avait vu que du feu. Jusqu'au dernier moment où elle s'était mise à douter.

- Je suis désolée. Je crois que je suis trop chatouilleuse quand ça te concerne.

Thalia songea qu'elle devrait réparer tout ça tôt ou tard. Et à la réflexion, le plus tôt serait le mieux. Elle poussa un petit soupir avant de baisser les yeux sur Ian. Oui, il fallait qu'elle se tempère un peu et qu'elle arrête de le défendre corps et âme. Enfin, dans certaines situations, tout du moins. Elle joua pensivement avec une mèche de ses cheveux, la tortillant entre ses doigts en réfléchissant. Elle se mordilla encore un peu la lèvre inférieure, avant de prendre la décision de passer à autre chose. Sinon, cela allait la préoccuper un certain temps. Il y avait mieux que de froisser son beau-père à la première entrevue. Surtout quand on vivait les uns sur les autres dans ce genre de conditions. Avec une grimace, elle décida de passer prudemment à autre chose, se recomposant peu à peu une expression neutre et plus calme.

- Il a l'air d'être quelqu'un de bien. J'ai l'impression qu'on va bien s'entendre.

Enfin, s'il ne lui en voulait pas à mort pour ce qui venait de se passer. La jeune femme avait eu l'impression, au demeurant, que le courant était plutôt bien passé entre eux. Comme s'il y avait un espèce de fond commun qu'ils partageaient. Peut-être qu'elle n'aurait pas sa réponse tout de suite. Elle devait réfléchir à une solution. Un cadeau serait peut-être une bonne idée. De la bière ? Voilà qui avait de quoi contenter pas mal d'hommes, et avec de la chance, Nans n'échapperait pas à la règle. Curieusement, elle avait la conviction que tel serait le cas. Elle allait se mettre à la recherche d'un pack de bière lors d'une prochaine sortie. Elle avait de bonnes chances de tomber dessus, en cherchant un peu.
Désireuse de tourner cette page pour de bon, la zoologiste se força à cantonner tout ça dans un coin de son esprit. Puis, elle se pencha sur Ian qui était toujours allongé sur le lit, haussant un sourcil interrogateur à son attention, une ombre de sourire étirant le coin de ses lèvres.


- Alors dis-moi... Comment ça se fait qu'il t'appelle Fraser ?

Dans le fond, elle ne soupçonnait pas que cela puisse être son deuxième prénom. D'ailleurs, est-ce que c'était vraiment un prénom, ça ? Ou une marque de réfrigérateur pré-apocalypse dernier cri ? Le genre qui vous fait de l'eau fraîche, de la glace, même pilée, avec une télé incrustée dans la porte et une commande vocale. Dans son esprit, il s'agissait peut-être d'un espèce de délire père-fils qui restait hors de sa portée. Ou d'autre chose qu'elle ne parvenait pas à définir.
S'allongeant contre Ian, Thalia prit ce petit air malicieux qui n'augurait souvent rien de bon pour lui. Quelque chose lui était revenu à l'esprit, et ce souvenir était en train de faire naître un grand sourire amusé sur son visage. Elle avait conscience que c'était pratiquement perdu d'avance, mais elle devait le lui demander.


- Et au fait, juste pour me faire plaisir... tu ne veux pas répondre à la question qu'il te posait quand je suis arrivée ? Même si tu n'as rien dit, je suis sûre que tu as au moins pensé à une réponse... »

Bon allez, l'espoir faisait vivre.


Never go back
L'espoir, c'est vouloir quelque chose. La foi, c'est croire en quelque chose. Le courage, c'est faire quelque chose.  by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 848
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Jeu 22 Sep 2016 - 20:08

Le calvaire était enfin fini, l’urgentiste clignait des yeux à plusieurs reprises reprenant doucement ses esprits. Il savait qu’il avait été froid avec Thalia, il s’en voulait sans doute un peu. Mais ce n’était pas vraiment de sa faute non plus. Le seul fautif dans cette histoire était son père et de ce fameux mois de décembre… Il s’en voulait de s’être laissé convaincre, mais en même temps, s’il n’y avait pas été qui l’aurait sauvé ? Sans doute personne et il n’aurait pas un pair à l’heure actuelle pour l’emmerder. Il ne lui fallut pas plus longtemps pour réaliser qu’elle ne savait pas et qu’elle était sans doute en train de se demander ce qu’elle venait de faire. Au final rappeler à un père que son fils lui avait sauvé la vie ce n’était sans doute pas si mauvais que ça.

- Tu ne pouvais pas deviner mon ange, tu n’as pas à t’en vouloir.

La voix de Ian s’était totalement radoucie, il était bien plus aimant que les quelques instants auparavant. Il avait envie d’oublier le mauvais moment qu’ils venaient de passer, mais il devait aussi lui expliquer ce qui s’était passé. Pourquoi son père avait eu une absence et tout ce qui lui était revenu en tête ce jour-là ? Ian affichait un sourire un petit peu plus détendu.

- Tu lui as juste rappelé que je lui ai sauvé la vie. C’était le premier décembre 2013, il s’était mis en tête d’aller chasser dans une des forêts au-dessus de Seattle, sauf que j’étais venue rendre visite à mes parents. Je me suis retrouvé embarqué dans le groupe de chasseur père et fils de leur quartier. Je n’avais jamais tenu une arme en main avant ce jour. Enfin, après cette divisée en groupe de deux, mon père et moi on est parti d’un côté, on s’est retrouvé face à un ours noir qui défendait son territoire. Nans l’a loupé, l’animal à charger. Heureusement les autres chasseurs sont arrivés pour faire fuir la bête, pendant ce temps mon père était au sol en train de perdre son sang, alors j’ai fait la seule chose que je sais bien faire…

Il marqua une pause, il n’avait pas envie de prononcer la phrase suivante. S’entendre dire qu’il avait sauvé son père était sans doute un peu trop alors que l’un comme l’autre refusait d’en parler. Le tabou était là depuis presque trois ans bientôt. Ian passait distraitement une main dans ses cheveux, il n’était pas spécialement coiffé de base alors cela ne changerait rien à la situation.

- La première chose que je lui ai dite quand il a ouvert les yeux, c’est qu’on n’avait pas besoin d’en parler. Alors nous n’en avons jamais parlé. Notre relation a toujours été la même qu’avant, c’est ma mère qui m’a remercié des dizaines de fois et fait tous les compliments que mon père ne pourrait même pas penser. C’est un homme bourru qui a été élevé à la dure. Me rabaisser, c’est sa façon de me montrer son amour. Je peux comprendre que tu aies fait une connexion entre mon comportement et la façon dont il me traite, mais ce n’est pas du tout le cas. Tu sais, c’est lui qui a payé tout ce dont j’avais besoin pour faire mes études et il était fier de dire que son fils allait devenir un grand médecin.

Ian n’en revenait pas, il avait aligné les mots à une vitesse folle. Il défendait son père tel un chevalier blanc. Il n’y avait pas à dire, même s’ils ne se le montraient pas, ils s’aimaient. L’un comme l’autre le savait au fond et c’était la seule chose qui importait. Ian déplaça alors une main pour la poser dans le bas du dos de son aimé. Il n’avait pas le cœur de se redresser, mais il espérait qu’elle se laisse aller aussi. Réfléchir trop longtemps sur cette conversation n’était pas si bon que ça. Il affichait tout de même une mine rassurée lorsqu’elle lui dit qu’elle l’aimait bien quand même.

- Ne lui dit jamais ça. Il pourrait rougir et être incapable de te répondre.

Ce qui était sans doute exactement le même genre de réaction que lui-même aurait pu avoir, comme quoi, les chiens ne font pas des chats. Il souriait de plus belle quand enfin, elle se pencha sur lui. Il pouvait planter son doux regard aimant dans le sien, il était simplement content de l'avoir avec lui. Il ne s’attendait pas vraiment à la question qui suivait. Le registre était en tout cas bien plus appréciable que celui d’avant. Avant de lui répondre, il se redressa légèrement pour pouvoir déposer un baiser sur ses lèvres.

- Je suis Docteur Ian Fraser Lennon. Du moins, c’est ce qu’il y a d’écrit sur mon diplôme, c’est mon deuxième prénom. Je crois que c’est un truc de famille. Mon père s’appelle Nans Fergus Lennon et son père avant lui avait Farley en deuxième prénom. J’ai peut-être du sang britannique, ce qui expliquerait la lignée de second prénom du type.

Il n’avait pas suivi des cours de généalogie, il n’en avait pas eu le temps et pourtant il aimait bien fouiller dans les bribes du passé. Il aurait peut-être appris qu’il était cousin avec John Lennon, enfin bon, il avait eu mieux à faire durant son enfance et il n’allait pas s’en plaindre. Enfin, Thalia se laissa aller contre lui. Il la sera un peu dans ses bras. Il était content de pouvoir la toucher sans craindre le regard des autres. Il ne remarqua pas de suite le regard qu’elle lui lançait, mais la question le laissa bouche bée un instant. Son teint était en train de virer au rouge une fois de plus. Il avait effectivement réfléchi à une réponse, mais c’était le genre de réponse qui servait surtout à éviter la question qu’on venait de lui poser juste avant.

- Attend tu crois vraiment que j’aurais répondu à sa question même si tu ne serais pas arrivé ? Parce que déjà, j’ai beau aimer mon père de tout cœur, je ne supporte pas qu’on utilise un terme comme celui-ci pour désigner une femme. J’aurais certain mis en avant le fait que ma mère l’aurait gentiment enguirlandé si elle l’avait entendu parler comme ça.

Il n’avait toujours pas répondu à la question, il avait simplement répondu ce qu’il aurait dit à son père comme la seconde partie de sa phrase le laissait entendre. Si elle voulait vraiment avoir la réponse à la question, elle devrait sans doute trouver un autre stratagème pour avoir sa réponse.



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Thalia M. Caldwell
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/12/2014
Messages : 373
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Sam 24 Sep 2016 - 4:15

Thalia écouta Ian sans l'interrompre lorsqu'il lui expliqua ce qu'il en était avec son père. Au moins, cela l'aidait à mieux comprendre leur relation, et à dissiper les malentendus qui avaient pu naître précédemment. Elle était impressionnée mais pas étonnée quand elle apprit que son compagnon avait sauvé la vie de son père. Après tout, elle l'avait vu à l'oeuvre, et elle savait quel bon médecin il faisait. Quelque part, elle était un peu surprise qu'ils aient cette relation étrange, elle qui était habituée à vivre au sein d'une famille nombreuse, aimante et habituée à se dire les choses. L'espace d'un instant, un voile de tristesse passa dans son regard et sur son visage. Cela faisait près d'un an qu'elle n'avait pas de nouvelles des siens. Ni de ses parents, ni de ses frères et sœurs et de ses neveux et nièces... Elle évitait de trop y penser, sachant qu'elle ne pourrait rien y changer. Mais parfois, elle se demandait s'ils étaient en sécurité... ou tout simplement s'ils étaient encore en vie. Elle ferma lentement les yeux, expirant tout doucement pour chasser ce sentiment qui lui oppressait le cœur. Et elle parvint à sourire à nouveau, en le regardant.

« Ca me rassure alors. Je comprends mieux maintenant.

La jeune femme passa doucement les doigts dans les cheveux de l'urgentiste, dans une caresse légère. Maintenant qu'elle comprenait mieux ce qui se passait entre père et fils, elle se sentirait plus à l'aise à l'avenir lors de leurs étranges discussions. Restait que son amant avait l'air mal à l'aise en présence de Nans. Comme un petit garçon pris en faute. Un air amusé se peignit sur ses traits lorsque Ian lui dit qu'elle ne devait jamais avouer à son père qu'elle l'aimait bien, sous peine de le voir piquer un fard. Apparemment, la pomme n'était pas tombée si loin de l'arbre, en fin de compte...
La zoologiste posa une main sur le torse de son compagnon, ses doigts le caressant doucement à travers le tissu. Lorsqu'il l'embrassa, elle se laissa faire avec grand plaisir. En revanche, elle ne put se retenir de prendre un air un peu étonné lorsqu'il lui donna son nom complet. Elle n'avait pas pensé que Fraser ait pu être son deuxième prénom... Elle n'avait tout simplement jamais entendu ça. Ses doigts revinrent courir le long de sa mâchoire, de son menton.


- Je n'avais jamais entendu ce prénom. C'est un peu particulier. Je crois que je vais en rester à Ian.

La tête posée sur le torse de l'urgentiste, elle profita de ce moment de pur tranquillité alors qu'il avait une main passée dans le bas de son dos, la serrant doucement contre lui. Elle n'en était pas moins curieuse de savoir ce qu'il avait bien pu répondre à cette fameuse question posée par son père, elle qu'elle avait surprise et à laquelle elle était persuadée qu'il ne répondrait pas. Elle aurait bien voulu trouver un moyen, mais elle savait que ce n'était vraiment pas son genre de s'aventurer sur ce genre de terrain. Et de fait, il évita sa question en lui disant qu'il n'avait pas apprécié que son père la pose, trouvant les termes rabaissants. En soi, elle ne pouvait pas vraiment lui donner tort, et elle hocha légèrement la tête.

- Je suis assez d'accord. C'est vrai que ce n'est pas très valorisant. Mais au lieu d'esquiver, tu ne veux pas répondre à la question ? Même pas pour me faire plaisir ? »

Ce disant, Thalia planta son regard dans celui de son compagnon, l'air suppliant. Faussement suppliant, certes, mais elle espérait le faire flancher de cette manière. Elle déposa doucement un baiser sur son menton puis dans le creux de son cou, tendre et câline. Un peu de manipulation pour la route... Et puis bon, si cela pouvait lui permettre de câliner au passage, c'était toujours ça de gagné. Elle ne le lâcha pas du regard, continuant ainsi jusqu'à ce qu'il cède. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il était réticent à répondre. Mais bon Dieu, elle était également persuadée que tout au fond de lui, il s'était fait une idée sur la question. On pourrait dire ce qu'on veut sur son caractère, sa gentillesse, son côté gentleman, il restait un homme. Et en règle générale, un homme avait toujours, au moins quelque part bien caché, une fibre qui était attentive à ce genre de chose et qui avait une réponse toute trouvée.


Never go back
L'espoir, c'est vouloir quelque chose. La foi, c'est croire en quelque chose. Le courage, c'est faire quelque chose.  by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 848
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Sam 24 Sep 2016 - 5:26

Il sentait bien que l’entendre parler de sa vie avec son père ne laissait pas indifférente Thalia. Presque inconsciemment, il se sentait coupable de ce qu’il lui faisait vivre. Il savait bien qu’il devait expliquer la situation, mais est-ce qu’il n’aurait pas dû se contenter de lui dire qu’il lui avait sauvé la vie ? Tout aurait sans doute été plus simple, il aurait évité ce moment de doute dans le regard de son aimée. Il ne savait pas vraiment s’il devait lui en parler, après tout elle en avait vraiment envie. Ian aurait bien aimé savoir un peu plus sur sa vie, il n’avait jamais vraiment discuté de ce genre de chose avant. Il laissait l’information dans un coin de son cerveau, il avait besoin de prendre du courage avant d’ouvrir ce sujet. Il avait peur d’entendre ce qu’elle avait à dire dessus.

Il affichait un petit sourire lorsqu’elle lui dit être rassurée. Il avait peur qu’elle ne comprenne pas cette relation des plus alambiqués. Il souriait doucement, juste parce qu’il était heureux. Il venait de sortir un des plus gros squelettes qu’il cachait dans son placard. Il n’y avait rien d’autre à révéler du moins, rien d’important ou qui avait changé la vie de quelqu’un d’autre. Il se laissait emporté par les doigts de son aimée dans ses cheveux puis sur son torse. Il n’y avait plus rien d’important à ce moment présent, il n’y avait qu’elle qui comptait à ses yeux. La conversation avec son père semblait être un lointain souvenir, presque un mauvais rêve, pourtant, il savait que c’était arrivé…

- Je sais, mais bon avoir un deuxième prénom ridicule, ça arrive à tout le monde non ? Mais te contenter de Ian c’est très bien. J’ai déjà assez d’un père qui m’appelle Fraser, j’ai besoin de l’entendre de ta bouche également.

Il passa une main sur la joue de Thalia pour retirer une mèche de cheveux sur sa joue. Il s’approchait d’elle pour l’embrasser une nouvelle fois. Il aimait sentir ses lèvres contre les siennes, son cœur battait toujours un peu plus vite. Il était content de pouvoir compter sur elle, de pouvoir la serrer dans ses bras et de se sentir aimé, c’était beau, puissant. Par moment, il avait l’impression de se faire pousser des ailes. Il avait cette sensation que rien ne pourrait l’arrêter, enfin sauf peut-être son paternel…

- Tu veux vraiment m’entendre y répondre ? Je vais y songer alors…

Certainement qu’il n’avait pas envie de le faire, mais c’était ce qu’elle voulait. Alors il y réfléchirait sans doute du moins un peu. Il avait envie de fondre sous le regard suppliant qu’elle avait. Il la trouvait si belle, si désirable. Parce que oui, il était romantique, il était droit, mais il restait un homme et il se rendait bien compte qu’attirance physique il y avait. Il s’était contenté de la laisser de côté et de ne pas s’en préoccuper. Il n’avait jamais été du genre à laisser son corps parler pour lui, sauf peut-être une fois, il y a des années de ça, mais l’expérience n’avait pas été si concluante que ça. Ce n’était pas fait pour lui, il se posait trop de questions ensuite…

Il se faisait attaqué par les bisous, elle était en train de briser ses défenses, elle voulait le faire parler c’était indéniable. Il aurait préféré pouvoir se taire, mais il sentait bien qu’il était en train de perdre la bataille contre la tendresse de son aimée. Alors, autant lui offrir ce qu’elle avait envie de savoir. Il inspira doucement avant de lui répondre dans un murmure. Oui, ça lui faisait presque mal de répondre ça. Il ne se reconnaissait même pas vraiment.

- La réponse aurait été oui. Je ne sais même pas pourquoi tu me forces à dire ce genre de chose. Maintenant on peut passer à autre chose…

Son regard se fixait dans le sien, elle lui avait donné la force de parler. Il savait que le sujet allait être sensible d’avance. La famille était un sujet compliqué à aborder surtout que lui avait son fils et son père auprès de lui et qu’il ne faisait pas partie de ceux à plaindre. C’est l’air un peu plus résigné qu’il prit à nouveau la parole.

- Je ne veux pas te blesser avec ma question, mais tu pensais à ta famille quand je t’ai parlé de mon père, non ? Je sais que ça ne te rendra pas les tiens de m’en parler, mais je peux te prêter une oreille attentive si tu as besoin de vider ton sac.

Il entoura alors Thalia de ses bras pour qu’elle se sente protégée et en sécurité. Il n’était pas question de la forcer à faire quoi que soit ? Il voulait simplement que tout aille pour le mieux. Il caressait doucement son dos, lui laissant faire le choix qu’elle avait envie de faire.



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Thalia M. Caldwell
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/12/2014
Messages : 373
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Sam 24 Sep 2016 - 12:30

Thalia sourit de l'allusion de son homme à son deuxième prénom ridicule. Elle n'avait pas à se plaindre, de son côté. Elle se nommait Thalia, Mary, et ça sonnait plutôt bien. Quelque part, Ian pouvait s'estimer heureux de n'avoir Fraser qu'en second prénom. Elle s'abandonna sans retenue dans ses bras, à ses douces caresses, à ses baisers. C'était si bon de se laisser aller sans avoir à se soucier de quoi que ce soit. Puis, avec ses douces attentions, son regard suppliant, ses propres baisers, elle le sentait peu à peu flancher face à sa question. Elle pouvait presque toucher du doigt la victoire, une lueur d'amusement s'allumant progressivement au fond de son regard. Et finalement, il lâcha enfin la réponse, dans un murmure troublé, les joues teintées de rouge comme à son habitude. Il aurait répondu oui. Elle se sentit comme une gamine, prête à sautiller partout par pure joie. Au lieu de quoi, elle plaqua un baiser sur ses lèvres avant de reculer un peu pour le regarder d'un air attendri.

« T'es trop mignon.

La jeune femme fut un peu surprise lorsqu'il redirigea la conversation vers sa propre famille, celle qu'elle avait perdu il y avait un an de cela. Elle devina sans trop de peine qu'il avait dû remarquer son trouble lorsqu'ils avaient parlé peu avant. Elle le laissa aller jusqu'au bout, passant pensivement le bout des doigts sur son torse. Elle se fit songeuse, ses pensées soudain ramenées vers les siens. Ils lui manquaient, évidemment. Mais elle tâchait d'oublier, puisqu'elle savait que de toute façon cela ne les ramènerait pas. Il y avait des centaines de kilomètres entre eux, au moins, mais c'était comme s'ils étaient séparés par un océan. La distance n'était plus franchissable. Elle qui auparavant avait une famille nombreuse s'était retrouvée amputée de tout. Il ne lui restait plus qu'Evie... Enfin, à bien y songer, elle s'était recomposée une nouvelle famille ici, au lycée. Maxine, Lysbeth, Jessie... et bien entendu, Ian maintenant, qui partageait sa vie comme aucun des autres ne le faisait. Elle lui répondit d'une voix douce, captant l'inquiétude dans son regard.

- Ne t'inquiète pas. C'est juste que... je n'ai aucune idée d'où ils se trouvent, s'ils vont bien, s'ils sont encore en vie...

La zoologiste glissa doucement ses doigts entre ceux de son compagnon. Cela ne la dérangeait pas de parler de sa famille. Après tout, Ian ne la connaissait pas. Elle ne l'avait jamais évoquée avec lui. Au début de sa vie dans le camp, elle en avait surtout parlé avec Morgan, qui avait connu toute sa famille. Et avec Jessie, aussi. Et le temps passant, elle avait moins parlé d'eux, parce que c'était une souffrance d'être dans l'incertitude. Elle ne pouvait qu'espérer, prier pour qu'ils soient tous en sécurité quelque part. Si elle fermait les yeux, elle se les représentait à la perfection. Leurs visages souriants, leur expression bien personnelle... Elle pensait même pouvoir les rendre si réels dans son esprit qu'elle aurait cru pouvoir les toucher. Mais ils étaient loin... et il ne servait à rien de rêver. Depuis un certain temps, ce manque était devenu plus supportable. Et maintenant qu'elle avait Ian avec elle, cela l'était d'autant plus. Il apaisait sa douleur d'une manière incroyable. Comme s'il était son ange gardien. En quelque sorte, c'était sans doute le cas. Elle chercha un moment comment lui présenter la chose, puis elle commença à parler d'une voix un peu rêveuse, plongée dans le souvenir.

- J'ai une grande famille. Quatre frères et sœurs. Je suis la troisième de la fratrie. Avant moi, il y a Alexis et Kaley, et après moi Jayce et Kaitlyn. Je suis la seule à être venue vivre à Seattle, à l'époque où j'ai commencé mes études. Toute ma famille vit dans le Colorado, là où je suis née... Ca n'a pas été facile de partir, à l'époque. Mais je les voyais pendant les vacances, ou durant les fêtes, et parfois ils venaient me voir à Seattle. On a toujours été très proches.

De manière instantanée, des images lui revinrent. À la manière d'un film, ses souvenirs se déroulaient, lui présentant des scènes heureuses qu'elle avait vécues, remontant à plus ou moins longtemps. Dans une famille aussi présente et soudée que la sienne, cela n'avait rien d'étonnant. Il y avait eu des mauvais moments aussi, comme chez tout un chacun. Mais le contexte actuel avait tendance à les faire oublier. On relativisait, même, rendant les disputes futiles. Couchée contre Ian, elle passa doucement sa main libre dans ses cheveux, ne détachant pas son regard du sien. Elle se sentait apaisée ainsi, prête à faire toutes les confidences. Il avait cet effet là sur elle. Sans compter avec son splendide regard bleu qui la mettait à genoux et la rendaient capable de faire n'importe quoi. Elle eut un petit sourire, tout en continuant à passer les doigts dans ses cheveux en de légères caresses.

- Ils t'auraient plu, je crois. Mes parents étaient des gens très ouverts, gentils... Et mes frères et sœurs étaient géniaux. Tu te serais bien entendu avec Kaley, elle était très douce mais savait ce qu'elle voulait. Kaitlyn par contre, c'était une vraie tornade, déterminée, toujours prête à faire les quatre cent coups. Et mes frères... Alexis était un fonceur, avec un tempérament de chef, la tête sur les épaules. Jayce par contre, c'était plutôt un rêveur. Toujours plein d'imagination, avec des centaines d'idées à la minute...

La jeune femme s'imaginait parfaitement l'urgentiste évoluer dans son milieu familial. Elle se représentait sans peine les réactions qu'auraient eu les siens en le rencontrant. Il aurait pu avoir de longues discussions scientifiques avec sa mère, Grace, qui était laborantine. Ils se seraient sans doute plu. Son père en aurait profité pour lui faire le coup du beau-père américain viril, en oubliant peut-être qu'il était directeur commercial et non pas ranger, et que son arme préférée était un stylo plume noir et argent qui ne quittait jamais la poche de sa veste de costume. Il lui aurait offert un verre et lui aurait raconté toutes sortes d'anecdotes, assis dans le canapé devant une belle flambée dans la cheminée. Et au bout de quelques minutes, l'alcool aidant, son père se serait mis à rire aux éclats, de ce rire communicatif devenu si célèbre au sein de sa famille.

- J'avais des neveux et nièces, aussi. Alexis avait deux fils, Finn et Luke. Kayley avait un garçon et une fille, Zack et Leah. Ah, et Jayce avait eu une fille quelques temps avant que je tombe enceinte, une petite Anna. Quand tout a commencé à partir en vrille, on n'a plus eu de nouvelles. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, eux tous.

La zoologiste marqua une pause, durant laquelle elle sentit une petite pointe douloureuse s'enfoncer dans son cœur. Son expression s'altéra un peu, laissant la tristesse marquer ses traits. Juste l'espace d'un instant, puis elle se reprit. Sans cesser le manège de ses doigts dans la tignasse sombre de Ian, elle s'éclaircit doucement la gorge, puis elle poursuivit, le visage à nouveau plus serein.

- Tu aurais dû voir les réunions de famille. Il y avait un monde fou, il fallait qu'on se coince autour de la table, tous autant que nous étions. Avec tous les conjoints, les enfants... sans compter les chiens qui tournaient autour de tout ça. Mais l'ambiance était magique. Thanksgiving et Noël étaient mes fêtes préférées. On aurait presque dit un monde à part.

Lorsqu'elle pensait à tout cela, elle revoyait les scènes avec une netteté incroyable. Les sons, les lumières, les odeurs... Noël était vraiment la fête qu'elle préférait. Il s'en dégageait une joie sans bornes, avec tous ces cadeaux empilés au pied du grand sapin, qui brillait de mille feux. Cela se passait toujours dans la maison de ses parents, où ils réveillonnaient tous ensemble. Ils chantaient, profitaient du festin, échangeaient des vœux et des souvenirs... Mais à bien y repenser, Thanksgiving était une belle fête aussi. Avec la dinde savoureuse, et l'excellente et célèbre tarte au potiron de sa mère... Grace s'arrangeait toujours pour proposer des plats traditionnels, et elle en maîtrisait les recettes à la perfection. Thalia n'avait aucun mal à s'imaginer Ian là dedans. Elle ne doutait pas qu'il aurait fini par s'y plaire, qu'il aurait apprécié la bonne cuisine et l'ambiance. Peut-être qu'il aurait été un peu mal à l'aise au début... mais elle connaissait toute sa tribu, et cela aurait fini par se passer pour le mieux. Elle n'osait y rêver, mais peut-être qu'un jour cela deviendrait possible. S'ils s'en sortaient tous, et si le monde redevenait normal.

- Je suis sûre qu'ils t'auraient adoré, mon amour. »

Sur ces mots, elle lui caressa doucement le visage, puis elle se pencha sur lui pour l'embrasser. C'était la première fois qu'elle l'appelait ainsi. Si Ian lui donnait pas mal de surnoms tendres qu'elle adorait, elle ne s'était pas encore essayée à l'exercice. Restait à voir si cela lui plaisait.


Never go back
L'espoir, c'est vouloir quelque chose. La foi, c'est croire en quelque chose. Le courage, c'est faire quelque chose.  by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 848
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Lun 26 Sep 2016 - 4:20

L’urgentiste la regardait d’un air un peu hébété avec la tête légèrement penchée sur le côté, il avait fait de son mieux pour esquiver la question, mais il savait bien que c’était mission impossible, Thalia se serait sans doute battue bec et ongle jusqu’à avoir la réponse. Alors il avait abdiqué un peu rapidement sans doute, mais il n’avait pas envie de se battre. Il savait que si elle lui posait la question c’est qu’elle voulait connaitre cette réponse, il ne savait pas vraiment ce que ça lui apportait. Il ne comprenait pas non plus en quoi il avait été mignon de répondre ça. Il avait fait de son mieux pour ne pas répondre directement à la question pour ne pas se maudire lui-même. En tout cas, sa curiosité avait été assouvie et il pourrait sans doute passer à autre chose. Il n’était pas très emballé à l’idée de continuer d’en parler.

Ian comprenait parfaitement le point de vue de Thalia, ne pas savoir c’était sans doute le pire. Il avait de la chance d’avoir son père parmi les vivants. Il s’en voulait presque pour ceux dont ce n’était pas le cas. Surtout que leurs relations étaient loin d’être exemplaires. Il donnait presque l’impression de ne pas profiter de sa famille à sa juste valeur. Entre ça et son fils qui n’était pas toujours de plus agréable avec lui. Il devait faire de la peine à tous ceux qui ont perdu leurs familles pratiquement un an plus tôt. Ian ouvrait des yeux ronds quand elle commençait à parler de sa famille, si elle ne lui avait pas dit, il n’aurait jamais imaginé une famille aussi nombreuse. Son enfance a simplement dû être parfaitement géniale. Lui qui n’avait que sa mère et son père comme seule famille coupé du reste de sa famille pour des histoires qu’il n’avait jamais vraiment comprises.

- Il fait bon vivre au Colorado ? C’est très différent d’ici ? Ce n’était pas trop dur de tout quitter pour Seattle ? Pourquoi Seattle d’ailleurs ?

Il aurait sans doute pu poser beaucoup d’autre question, mais c’était les premières qui lui était venue en tête, il n’avait pas eu la chance de vivre en dehors de l’état. Il n’avait jamais voyagé très loin, alors dès qu’il pouvait demander à quelqu’un comment c’était en dehors d’ici, il le faisait. Partir voyager à travers le monde, il l’avait réservé pour sa retraite s’il avait encore toute sa tête. Cependant, maintenant cela semblait bien compromis. Cela s’apparenterait à un suicide tout simplement. Il regardait toujours la brune avec amour attendant avec impatience la suite de l’histoire. Il avait un petit sourire bienveillant sur le visage et le rose aux joues. Il aimait bien sentir sa main sur sa tête. Il avait un peu l’impression d’être sa peluche, mais c’était loin d’être une sensation désagréable.

- La vie avec une aussi grande famille devait être mouvementée. Tu n’as jamais dû avoir l’occasion de t’ennuyer. J’aurais été heureux de les rencontrer, ils ont l’air de personnes extraordinaires…

Ils avaient donné naissance à Thalia et rien que pour ça, il leur en était reconnaissant. Maintenant, il devait avouer qu’il était un brin jaloux. Il était enfant unique et ses parents ne roulaient pas sur l’or. Il n’avait manqué de rien, mais il y avait eu des jours qui étaient un peu moins rose que d’autres. Il s’était parfois senti seul lorsque ses deux parents travaillaient jusqu’à tard le soir dans l’espoir d’avoir un peu plus d’argent demain. C’était pour eux qu’il était devenu médecin, pour leur montrer qu’ils avaient élevé un homme bien.

- J’aurais donné beaucoup pour pouvoir participer à ce genre de réunion de famille, ça m’aurait changé de mon quotidien. Enfin à condition que je puisse rester, c’est ça le problème quand on médecin c’est que la terre ne s’arrête pas de tourner pendant les jours de fête, c’est même encore pire.

Les personnes qui se plantaient le couteau à huitre dans les mains, les accidents à cause de l’alcool au volant, les tentatives de suicide à cause de la dépression des fêtes, tout ça, c’était pour sa pomme. S’il n’avait pas de vie sociale, c’était justement parce qu’il avait choisi un métier pas très facile. Il avait vite abandonné l’idée de fêter ce genre d’évènement avec ses parents, il n’avait pas de famille et faisait toujours partie des premiers à être bipé lorsqu’il y avait un problème qui touchait sa juridiction. Ian se sentait vraiment touché de la confiance que lui faisait Thalia sur la question, mais il ne se voilait pas la face, il n’aurait jamais eu l’occasion de la rencontrer dans d’autre condition, c’était une femme mariée et elle avait une vie parfaite avant que tout ça n’arrive. Il n’aurait par extension jamais eu l’occasion de voir ses parents. Son cœur se mit à battre un peu plus vite alors qu’elle l’appelait pour la première fois par un petit surnom affectueux. Son petit cœur fit un bon dans sa poitrine, il ne savait pas si elle avait eu l’occasion de le remarquer alors qu’elle se penchait sur lui pour sentir ses lèvres se poser sur les siennes.

- Je…

Ian restait totalement interdit incapable de dire quoi que ce soit. Il commençait doucement à prendre l’assurance, mais c’était loin d’être suffisant quand elle lui disait de petits mots très touchants. Il la serrait un peu plus fort contre lui alors que les émotions étaient en train de le submerger, il tremblait comme une feuille. Par moment, il avait l’impression que c’était lui la femme de ce couple, il était incapable de gérer ses émotions correctement, de prendre des décisions et tout un tas d’autre petit détail qui faisait de Thalia le personnage fort.

- Je suis vraiment touché que tu m’appelles ainsi.

Trop pour pouvoir dire quelques mots de plus. Il aurait aimé pouvoir lui dire que c’était elle l’unique de son cœur que toutes ses autres relations semblaient fades vis-à-vis de celle qu’il était en train de vivre en ce moment, mais tout d’abord ça ne se faisait pas de parler de ses anciennes histoires à celle qui partager sa vie actuellement. Il se contenta alors de placer une main sur la nuque de son aimée et de l’embrasser une seconde fois. Il n’y avait pas besoin de mot quand on embrassait quelqu’un, on pouvait y faire comprendre des choses. Il voulait qu’elle ressente tout son amour, le nombre de fois qu’il avait envie de lui dire merci pour l’histoire qu’ils étaient en train de vivre ensemble, à quel point il l’aimait et jusqu’où il était prêt à aller pour elle. C’était sans doute beaucoup de chose pour un simple bisou, mais il n’avait pas de mot pour exprimer tout ça. Finalement, il mit un terme à ce contact pour pouvoir répondre à Thalia.

- S’ils sont tous aussi agréables et attentionnés que toi, je ne doute pas que j’aurais passé un bon moment là-bas.

Il réalisait alors qu’il ne s’était jamais posé la question dans l’autre sens, est-ce que sa propre mère aurait accepté Thalia. Si le courant était bien passé avec son père, il n’y avait pas de raison qu’elle ne plaise pas à Judy. Sa mère était une femme tellement géniale. Elle n’avait pas autant de caractère aussi marqué que Nans, mais c’était justement ce qui les rendait si adorables ensemble.



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Thalia M. Caldwell
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/12/2014
Messages : 373
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Lun 26 Sep 2016 - 18:18

Le récit de Thalia fit naître une grande curiosité en Ian, qui se mit à la mitrailler de questions sur son Colorado natal. À vrai dire, cela faisait déjà si longtemps qu'elle avait déménagé à Seattle, et tant de choses s'étaient passées qu'elle avait l'impression que cela faisait une éternité qu'elle avait vécu à Louisville. Elle continuait à passer ses doigts dans ses cheveux, machinalement. C'était un geste à la fois tendre et apaisant. Elle aimait énormément faire ça. Elle se laissa emporter par de vieilles images de vieux souvenirs. Le Colorado regorgeait de lieux naturels à couper le souffle, et elle en avait plus d'une fois profité. Quand elle était jeune, son père avait déjà emmené toute la fratrie camper en pleine nature, ce qui avait laissé des souvenirs impérissables. Elle avait encore des visions de montagnes, de fleuves, des incontournables Rocheuses... Un petit sourire s'invita sur ses lèvres.

« C'était super. La nature, les grands espaces... Avec un climat plus sec qu'ici. Et c'est super montagneux. On peut dire que c'est différent, oui... Je vivais à Louisville, avant de venir à Seattle, c'est une petite ville de même pas vingt mille habitants. Autant te dire que ça change d'ici. Mais bon, je voulais intégrer un excellent cursus pour devenir zoologiste, et c'est à Seattle que je pouvais le trouver.

Il lui avait fallu faire un choix, à l'époque. Denver, la capitale du Colorado et qui n'était pas très éloignée de chez elle, ne lui avait pas offert les perspectives qu'elle désirait. La jeune femme marqua une petite pause. Elle aurait voulu pouvoir feuilleter des albums, lui montrer des images pour illustrer ses propos. La mémoire avait parfois cela de frustrant qu'on visualisait parfaitement ce dont on parlait, mais ce n'était pas le cas pour un interlocuteur, ce qui rendait une impression d'imperfection agaçante. Elle aurait aimé pouvoir simplement lui proposer d'y faire un tour à l'occasion, mais le voyage ne serait pas pour tout de suite. Il fallait toutefois qu'elle garde cet espoir, cette éventualité en tête. Cela pouvait aider à espérer des lendemains meilleurs.

- Ca a été très dur de partir loin, surtout seule. Quand tu as l'habitude d'une famille soudée... Je me suis sentie un peu perdue en arrivant, je ne connaissais personne... Mais ça vient vite. J'avais des contacts fréquents avec ma famille via internet ou par téléphone, mais j'avais vraiment hâte de les revoir pour de bon. C'étaient les meilleurs moments de l'année, quand j'étais étudiante. Et ça en faisait toujours partie par la suite, d'ailleurs, surtout quand je voyageais aux quatre coins du monde.

La zoologiste avait toujours trouvé ces moments paradoxaux. Partir à l'autre bout de la planète pour aller étudier des animaux sur le terrain, dans leur milieu naturel, avait de quoi la faire bondir d'excitation. Elle avait adoré son métier, à la folie. Mais revenir chez elle avait toujours été un bonheur immense. Pour revoir Morgan, et ensuite le reste de sa famille lorsqu'il y avait des visites. Quelque part, chez soi, c'était là où on avait des êtres chers qui vous attendaient.

- Et toi ? Tu as vu un peu le pays, le monde ?

Thalia pencha légèrement la tête d'un air interrogateur. Ian avait tendance à ne pas facilement parler de lui, se livrer, si on ne procédait pas à un interrogatoire en règle. Du coup, elle cherchait à mieux le connaître, petit à petit, en lui tendant des perches pour qu'il se livre. Cela le surprendrait sans doute, mais elle était réellement intéressée par ce qu'il avait pu vivre, son histoire, son parcours... Bref, ce qu'il était bon de connaître au sein d'un couple. Un air affectueux illumina ses traits lorsque l'urgentiste parla de sa famille comme de gens extraordinaires.

- Je crois que c'étaient plutôt des gens normaux, pas le genre à révolutionner la face du monde. Mais toujours là pour les autres, et avec un cœur en or.

Extraordinairement ordinaires, si on pouvait le dire. Et tout cela dans le sens très positif du terme, évidemment. Thalia savait que ses proches n'avaient rien fait de marquant pour le monde ou la société, mais ils faisaient partie de ces gens biens qu'il était toujours très agréable de connaître, et qui avaient cette capacité innée à vous faire sourire.
Sa bonne humeur fut d'autant plus attisée lorsque son compagnon lui avoua qu'il aurait aimé prendre part à ces événements qu'elle lui racontait, avec toutefois le bémol d'avoir une vie professionnelle chargée et envahissante qui lui aurait sans doute gâché le moment. La jeune femme fit mine de réfléchir l'espace d'un instant.


- Hmm... Je crois que je me serais arrangée pour que tu puisses passer un réveillon digne de ce nom. Hop, le bipper a disparu ! Ou hop, plus de batterie ! De toute façon, ma mère ne t'aurait pas laissé t'envoler avant que tu aies goûté au moins au dessert. Et puis, il y avait les chants traditionnels... Je parierais que tu aurais fini par hériter d'un pull en laine bien limite, avec les rennes, le bonhomme de neige et tout le tremblement...

La zoologiste eut le plus grand mal à retenir un petit éclat de rire. Elle visualisait tellement Ian avec le pull en grosse laine rouge et la décoration qu'elle avait citée... Quoique non, elle aurait milité pour que le sien soit bleu, et on ne citera même plus pourquoi. Même Morgan avait eu le sien, à l'époque, histoire de tradition. On y était attaché, chez les Johnson. C'était quelque chose d'hérité des grands-parents. C’était d'ailleurs la grand-mère paternelle de Thalia qui se chargeait du tricot. La vieille femme avait encore, à l'époque, des capacités étonnantes en ce qui concernait la confection de vêtements en laine. Perdue entre souvenirs et projections d'un avenir chimérique mais heureux, la jeune femme poursuivit.

- Mes neveux auraient peut-être un peu trop profité de ta gentillesse. Les deux fils d'Alexis sont des tornades. Je suis sûre qu'ils se seraient amusés à nouer les lacets de tes chaussures entre eux pour voir si tu allais tomber en te relevant, et ils auraient prétexté un câlin pour te gribouiller sur la figure avec des feutres. Le pire dans l'affaire, c'est qu'après ça ils te font ces mines de petits anges et que tu leur donnerais le bon Dieu sans confession...

Elle lâcha un petit soupir, s'arrêtant un instant de passer les doigts dans les cheveux de Ian, pour mieux reprendre l'instant d'après. Dieu, qu'elle aimait ses neveux. Aussi anges que démons. Une fois qu'on savait s'y prendre avec eux, c'était gagné. Mais trop de gentillesse laissait libre cours à leurs abus, et nul doute qu'ils en auraient abusé avec l'urgentiste. Elle voyait tellement précisément les scènes qu'elle décrivait qu'elle aurait pu en rire. Le regard brillant, animé d'un optimisme sincère, elle lui lança :

- Peut-être que ce sera possible un jour, qui sait ?

Après tout, cette épidémie finirait bien par s'arrêter un jour. Ils devaient y croire, tous autant qu'ils étaient, sans quoi ils pouvaient aussi bien cesser de vivre tout de suite. Croire à des lendemains meilleurs, c'était la seule chose à faire. Ça, et se battre. Et elle avait la ferme intention de le faire jusqu'à son dernier souffle. Le monde finirait bien par retrouver un équilibre, quel qu'il soit.
Lorsqu'elle embrassa Ian, celui-ci resta interdit. Il avait été comme foudroyé par le surnom affectueux par lequel elle l'avait appelé. Et à l'évidence, cela lui plaisait beaucoup. Elle n'y avait même pas fait attention, c'était simplement venu du fond du cœur. Après qu'il l'ait embrassée encore, longuement, tendrement, elle le lui avoua.


- C'est sorti tout seul. Je voulais quelque chose qui corresponde vraiment et... je crois que j'ai trouvé sans même y réfléchir. Les mots ne sont pas toujours suffisants pour exprimer la puissance d'un sentiment... D'ailleurs, ça fait longtemps que je te n'ai pas rappelé à quel point je t'aime, non ?

Thalia se blottit au creux des bras de Ian, se sentant terriblement bien maintenant qu'il l'avait serrée davantage contre lui. Elle sentait la chaleur de son corps se communiquer doucement au sien. Elle savourait l'instant comme l'un des meilleurs de la journée. Il lui semblait que tout était plus froid et incomplet quand elle n'était pas auprès de lui. Là, au moins, elle était entière. Elle se fit plus câline encore, ses lèvres parcourant sa peau pour y déposer de petits baisers, ses doigts prodiguant tour à tour caresses et massages. Au bout d'un moment, elle se redressa légèrement, un air amusé dans le regard.

- Alors... Ton père a dit qu'il fallait qu'on fasse de toi un homme, non ? Une petite idée de comment on pourrait s'y prendre ? »

Un petit sourire en coin étira progressivement ses lèvres. Cette affaire-là n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde. Et, l'air de rien, elle allait le charrier un peu avec ça. Ian finirait bien par savoir où elle voulait en venir, premier degré ou pas.


Never go back
L'espoir, c'est vouloir quelque chose. La foi, c'est croire en quelque chose. Le courage, c'est faire quelque chose.  by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Aujourd'hui à 19:26

Revenir en haut Aller en bas
 

Keep Calm and Carry On

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Keep Calm And Carry Swords
» (kip) calm and carry on !
» F ■ (Zooey Deschanel) Keep calm, and carry on !
» Carry On my wayward Son
» Carry On my wayward Son

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-