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 Keep Calm and Carry On

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Keep Calm and Carry On   Mar 20 Sep 2016 - 17:50

Ian vivait toujours sur son petit nuage, voilà une semaine qu’il était officiellement avec Thalia. Tout se passait pour le mieux. Il avait toujours le même petit sourire sur le visage alors qu’il croisait son regard au détour d’un couloir. Il ne se rendait pas compte de ce qui se passait autour de lui, il ne pensait qu’à une chose passer le plus de temps possible avec cette femme. Elle occupait toutes ses pensées, il n’en avait plus rien à faire du reste, il se voyait ensemble heureux et il n’avait pas besoin d’autre chose pour vivre. Il avait eu une discussion avec son père après qu’il ait disparu pendant pratiquement toute une après-midi. Il avait eu l’impression qu’il avait eu envie de le tuer alors qu’il s’était excusé comme un enfant fautif. C’est peut-être ce qu’il était aux yeux de son père, un enfant qui lui avait apporté du souci. Il ne lui avait pas reparlé depuis un moment jusqu’à ce que ce dernier vienne le chercher par la peau des fesses et l’entraine dans sa propre chambre qui se trouvait un peu plus loin.

D’un geste de bras, son père poussa la porte et lui indiqua d’entrer. D’un geste de main, il le fit s’assoir sur son lit avant de prendre l’unique chaise qui se trouvait dans la pièce et de s’assoir à l’envers. Il installa négligemment sur ses deux bras sur le dossier de la chaise avant d’y placer son menton. Nans fixait son fils un instant, l’urgentiste était particulièrement mal à l’aise. Il avait l’impression de revivre certaines engueulades qu’il avait eues avec lui alors qu’il était jeune. Il ne savait absolument pas où se mettre et n’avait qu’une envie s’enterrer sous les couvertures de son lit. Il attendait patiemment que son père parle. Il savait que c’était à lui de prendre la parole.

- Tu sais y a un truc que je veux entendre de ta bouche fils. Je vais rester là à te fixer jusqu’à ce que tu me dises ce que je veux entendre.

Ian déglutit difficilement suite à cette information. Il n’avait pas la moindre idée de ce dont son père voulait parler. Il avait beau réfléchir, il ne lui était rien arrivé d’extraordinaire ses derniers jours en dehors de Thalia et il était persuadé que son père savait déjà qu’il était avec elle. D’ailleurs son ange devait arriver d’un instant à l’autre, puisqu’elle lui avait promis de passer après avoir couché sa fille. Il releva doucement ses yeux bleus vers ceux de son père. Il essayait de soutenir le regard de son père, mais préférer fixer la visière de sa casquette. Il avait toujours fixé le couvre-chef de son père lorsqu’il n’arrivait pas le regarder dans les yeux et son paternel n’avait toujours pas vu la différence ou du moins ne lui avait jamais dit.

- Tu veux que je te dise que je suis en couple avec Thalia, père ?

Il sentait le regard de son père se durcir sur lui, visiblement ce n’était pas la réponse qu’il souhaitait obtenir. Ian n’en pouvait plus. Il devenait nerveux, il avait envie de jouer avec son rubik’s cube, mais il savait qu’il était resté sur la table de son bureau. Alors qu’il glissait, un regard vers ce dernier Nans détourna le regard pour voir l’objet. Il poussa un soupir désespéré en remarquant l’objet des désirs de son fils. Il attrapa l’objet et le lança sur son fils.

- C’est ça que tu cherches des yeux ? Tu n’as vraiment pas changé. J’avais l’espoir que cette fille te mette un peu plus de plomb dans la tête que l’autre rousse que tu t’es tapée…

Nans laissa sa phrase en suspens, il ne s’attendait pas à voir son fils attraper l’objet avec autant de facilité et encore moi à recevoir un regard noir de sa part. Son fils avait tout de même pris un peu de poil de la bête. Il était fier de lui intérieurement, mais il se gardait bien de le dire. À cet instant, Ian le détestait de tout son être. Comment pouvait-il parler de Rosaleen de la sorte, elle avait vécu un sacré traumatisme, il avait de la peine pour elle et il avait fait tout son possible pour l’aider. Il inspira un grand coup en faisant de son mieux pour ne pas répondre avec autant d’énervement que son regard laissé penser. Heureusement son père changea rapidement de sujet.

- Ce que je voulais savoir Fraser, c’est si Thalia est bonne ?

À peine eut-il fini sa question que Ian se décomposa. La porte venait de s’ouvrir et Thalia venait de faire son apparition.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Mar 20 Sep 2016 - 21:35

Cela faisait déjà une semaine que Thalia et Ian avaient franchi le pas et s'étaient mis en couple. Depuis, la jeune femme nageait en plein bonheur. Même leur situation et le monde alentour ne lui semblaient plus si noirs. Bien sûr, elle ne minimisait en rien le danger, mais tout lui paraissait surmontable. Elle était heureuse, purement, simplement. Elle avait décidé d'user et d'abuser de la bonté de la nounou d'Evelynn afin de se ménager des moments d'intimité avec l'homme qu'elle aimait. Et lorsqu'elle en avait expliqué la raison, elle avait reçu en retour une expression bienveillante et une bénédiction. Du coup, elle avait rejoint son compagnon chaque soir, afin qu'ils puissent avoir du temps ensemble en toute intimité. Sans oublier que depuis qu'elle avait expérimenté le fait de passer une nuit dans ses bras et de se réveiller tout contre lui, elle n'avait plus envie que cela change. Il faudrait penser un jour à ce qu'ils emménagent ensemble, mais pour l'heure elle lui laissait du temps, notamment parce qu'il avait peur de ses chiens.
Ce soir-là, une fois le repas terminé et une promesse de se retrouver échangée, la zoologiste était retournée dans sa chambre pour s'occuper de sa fille et de ses compagnons à quatre pattes. Elle était partie faire un tour à l'extérieur avec toute la petite famille, prenant soin de ne pas sous estimer l'air qui devenait frais et humide. Après quoi, elle avait nourri Evelynn et les deux chiens-loups, avant d'emmener la petite chez sa nounou où elle dormirait. Là, elle était restée le temps de la coucher et de l'endormir, ce qui avait pris un peu de temps. Une fois cela fait, elle s'était rendue directement chez Ian.

Il faisait déjà nuit, mais il fallait avouer que le jour tombait tôt, maintenant que l'automne était arrivé. Ce qui n'était pas vraiment gênant puisqu'elle connaissait le chemin par cœur. En arrivant devant la porte close de son amant, elle frappa quelques petits coups avant d'ouvrir. N'ayant pas eu de réponse, elle savait qu'il devait l'attendre, et ce n'était de toute façon pas verrouillé. Autant dire qu'elle débarqua comme un chien dans un jeu de quilles. Juste à temps pour entendre intégralement la dernière phrase du père de Ian, et pour découvrir l'expression décomposée de ce dernier. D'ailleurs, que faisait Nans dans sa chambre ? Elle n'avait jamais signé pour un plan à trois... Totalement creepy.
N'empêche, elle avait un peu l'impression d'halluciner. Elle avait vraiment bien entendu la question ? À vrai dire, elle hésitait entre éclater de rire et piquer un bon gros fard façon Ian. Avec beaucoup de self-control, elle se contraignit au calme. Elle resta là quelques instants à les regarder tous les deux, avant de s'arrêter sur l'urgentiste et de hausser un sourcil.


« … Fraser ?

Bon, mieux valait relever ça que la dernière partie de la phrase non ? Juste... parce que ça aurait été sans doute pire. Une part d'elle-même aurait même voulu rester là en mode invisible pour connaître la réponse de son amant. Par pure curiosité pas du tout intéressée. Depuis une semaine, peut-être s'était-il fait un avis sur la question... La zoologiste se retint de hausser les yeux au ciel devant ses propres pensées. Au lieu de quoi, elle préféra couper court à l'instant, histoire de ne pas laisser durer le malaise.

- Je devrais peut-être vous laisser... ?

Thalia reporta son regard de Nans jusqu'à Ian. Ce fut à ce moment-là qu'elle vit ce dernier lui faire un petit signe de tête de dénégation, du genre « ne me laisse pas tout seul, sauve moi ». Ce qui répondait donc à la question. Et puis, de toute façon, elle ne pouvait pas résister à ces grands yeux bleus pleins de détresse. Puisque cela avait valeur de réponse à ses yeux, elle entra pour de bon dans la pièce en refermant derrière elle. Elle rejoignit son compagnon sur le lit, celui-là même qui les supportait toutes les nuits. En s'asseyant, elle posa doucement une main sur son genou, avant de profiter du fait qu'il avait la tête tournée vers elle pour l'embrasser tendrement. Bon, comme ça au moins, ça avait le mérite d'être clair. Tout aussi clair que lorsqu'elle se pencha légèrement en avant, bien trop peu pour être provocante, mais bien assez pour que Nans ait une vue dégagée sur son décolleté pourtant modeste... Une sorte de petite vengeance pour la question qu'elle avait surprise. Si déjà on était dans la curiosité bizarrement placée... Et puis, au jeu de qui allait avoir la plus grande gueule, elle pouvait s'inviter dans la partie.

- J'ai interrompu quelque chose, je crois. Je vous en prie, faites comme si je n'étais pas là, je vais attendre gentiment que vous ayez fini. »


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Mer 21 Sep 2016 - 2:53

Le regard qu’il lançait à son aimée était plein de détresse et de désespoir. Son paternel était vraiment agaçant et lourd quand il s’y mettait. Par moment, l’urgentiste se demandait comment il avait pu avoir un père aussi entier lorsqu’il voyait sa propre personnalité. La génétique faisait vraiment mal les choses par moment et puis il se rappelait alors qu’il ne voudrait en aucun cas être comme son père alors il remerciait les miracles que le ciel pouvait faire par moment. Son regard se reposa un instant sur son père qui avait fini par comprendre que quelque chose clochait et il avait également tourné la tête vers la porte. Ian ne savait pas s’il avait eu l’occasion de la rencontrer par le passé. Il avait cru comprendre que son père ne parlait pas à grand monde, enfin que du moins il n’était pas nombreux à le supporter. Il n’était pas vraiment étonné par la question. Il s’attendait à ce que Thalia réagisse à la question plus qu’à la façon dont son père l’avait appelé.

- Oui…

Il s’était contenté de répondre, c’était à mi-chemin entre la confirmation et la question. Pourquoi avait-elle eu besoin de répéter son deuxième prénom ? Peut-être qu’elle était en train de se questionner. Nans ne dit rien de plus et se contenta de fixer la jeune femme comme pour la jauger du regard.

- Tu ne gênes personne Darling, maintenant, je sais à quoi ressemble la fille que se tape mon fils, je crois que je t’avais confondu avec une autre.

Ian était tout simplement incapable de réagir. Il était complètement ébahi. Il avait eu l’espoir de penser qu’il pourrait se préparer un peu psychologiquement avant la rencontre des titans. Son père lui faisait tout simplement honte et il avait l’espoir que l’homme parte vaquer à ses occupations et le laisse enfin tranquille. De l’autre côté, il était content d’être sur le fait accompli au moins maintenant il n’aurait plus à penser à ça pour le reste de ses nuits. Mais convaincre Thalia avec une autre personne c’était trop pour l’urgentiste qui commençait déjà à voir rouge depuis quelques minutes. Il avait l’intention de répliquer, mais il sentait une main apaisante se posait sur son genou. Il se tourna alors vers son ange qui était déjà assis à côté de lui et elle en profita pour l’embrasser. Ian avait envie de disparaitre à ce moment présent.

Son corps entier lui crier de répondre au baiser de la brune qui se voulait un peu aguicheuse, mais son cerveau savait que son père était juste à côté et qu’il les observait sans doute avec un air goguenard sur le visage. Le dilemme était bien trop grand pour lui. Il avait toujours respecté son père et là d’un coup, il devait faire un choix entre son cerveau et son cœur. Heureusement Thalia éloigna son visage du sien lui permettant de reprendre un peu ses esprits. Il inspirait un peu plus difficilement alors que Thalia leurs prier de continuer la conversation qu’ils avaient avant son arrivée. Comment dire que c’était absolument inimaginable qu’il réponde à cette question, que ce soit parce que c’était son père qui la posait, mais aussi puisque maintenant elle était dans la pièce ? Il était persuadé que son père l’avait posé uniquement pour le faire chier.

- Tu n’interromps rien du tout, de toute façon père allait partir, n’est-ce pas ?

L’urgentiste essayait de puiser toutes les ressources qu’il pouvait dans la présence de son aimée pour tenir tête à l’homme qui l’avait élevé pour le moment c’était suffisant pour qu’il arrive à soutenir son regard, mais il remarquait bien que ce dernier n’avait absolument pas l’intention de bouger de la chaise sur laquelle il c’était installé. Nans affichait un petit sourire narquois au fur et à mesure que le courage de son fils était en train de partir en fumée.

- Maintenant que ta belle est arrivée, ce serait dommage de partir. Il est temps de faire les présentations officielles tu ne crois pas fils ? Surtout qu’elle m’a l’air une fille fort charmante.

Ian lançait une fois de plus un regard en coin à Thalia, est ce que ce qu'il disait été vrai. Il n’était pas du genre à faire des compliments si facilement, est-ce que c’était sa façon de faire remarquer qu’il avait bien vu le petit jeu de Thalia alors que lui-même n’avait pas compris ce qui était en train de se passer. Il avait bien vu qu’elle s’était penchée en avant, il avait préféré ne pas relever. La situation était bien trop compliquée. Son père venait de le coincer, il savait que l’étiquette était quelques choses d’important pour lui et qu’il avait pour règle d’or de bien faire les choses.

- Avant de te parler, je veux savoir avec qui tu l’as confondu, parce que franchement elle est unique.
- Une autre brune avec les cheveux longs, celle qui à garder une main handicapée depuis la révolte.

Il n’avait pas été là lors de l’affrontement des militaires, mais Ian lui avait raconté tout ce qu’il avait besoin de savoir. Ian se tourna alors vers Thalia avec l’air solennel qu’il portait déjà à plusieurs reprises.

- Thalia, je te présente mon père, Nans Fergus Lennon de son nom complet. Il est un peu direct, mais on finit par s’y habituer.

Il se tourna ensuite vers son père, tout en posa sa main par-dessus celle de Thalia qui était toujours sur son genou. Il se fit alors un peu plus docile et soumit, osant à peine lever les yeux vers l’homme à la casquette. Il faut dire aussi qu’il avait honte de ne pas avoir fait les présentations lui-même.

- Père, je te présente Thalia, nous sommes ensemble depuis un peu plus d’une semaine, je suis heureux avec elle et je l’aime.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Mer 21 Sep 2016 - 10:28

Thalia avait décidé de faire passer un message clair, qui portait deux informations capitales. Premièrement, elle n'avait pas l'intention de céder de terrain s'il fallait jouer à ça. Et deuxièmement, elle voulait faire clairement comprendre qu'elle aimait Ian, et ce malgré tout ce qui pourrait être dit ou fait sur ce chapitre. En réponse à l'allusion de Nans, elle se contenta de hausser un sourcil, mais elle soutint son regard. Un regard qui était également bleu, mais différent de celui de son fils, tant par la couleur que par le message qu'on pouvait y lire. Lorsqu'elle sentit le regard de son compagnon se poser sur elle, elle se redressa lentement histoire d'adopter une posture plus neutre. Doucement, elle posa sa tête contre l'épaule de l'urgentiste. Elle avait l'impression de sentir sa tension dans toutes les fibres de son corps. Dans sa voix, dans sa posture... De son pouce, elle caressa son genou où sa main était toujours posée. Elle avait senti son cœur bondir lorsque Ian avait dit à son père qu'elle était unique, impossible à confondre avec une autre. Si elle n'avait pas su se tenir, elle l'aurait de nouveau embrassé sur le champ, jusqu'à en perdre le souffle. Mais elle se doutait qu'il était trop tendu pour ça, pour le moment.
Et puis vint le moment des présentations, que Ian voulait faire en bonne et due forme. À cette occasion, elle redressa la tête pour regarder Nans bien en face. La zoologiste retint un sourire en coin lorsque l'urgentiste annonça que son père était un peu direct, mais qu'on s'y faisait. Ça, elle s'en était rendu compte, et au final c'était plutôt amusant. Si Ian avait été plus que troublé face au discours paternel, surtout en ce qui concernait la jeune femme, le concerné n'avait même pas bronché. Se faire prendre sur le fait en train de demander si la conquête de son fils était bonne ? Aucun problème, et même pas une once de honte. Ils allaient sans doute bien s'amuser.


« Enchantée, Nans. Est-ce que je peux vous appeler beau-papa ?

Oui, bon, Ian allait sans doute faire office de dommages collatéraux. Mais il ne fallait pas prendre ça pour un vrai rapport de forces, plutôt sur une façon pour Thalia de tester Nans. Elle fit un sourire au concerné, prenant un air des plus charmants et du genre sans arrière-pensée. Dans les faits, elle ne s'y risquerait sans doute pas. Elle était réaliste, ils n'étaient ensemble que depuis une semaine, même si tout était des plus sérieux. Mais bon, c'était surtout pour plaisanter. Avec un petit air mutin, elle glissa un regard sur le côté pour observer la tête de son amant. Autant dire que ça valait le coup d'oeil. Et si on rajoutait un peu de rouge à son teint, ça en manquait encore un peu ? Elle alla déposer un petit baiser sur sa joue, avant de reculer pour observer son œuvre. Voilà, parfait, c'était juste à point. Satisfaite et surtout considérablement amusée, elle reporta son attention sur Nans.

- C'est peut-être l'occasion de faire plus ample connaissance. J'avoue que je suis un peu curieuse.

C'était un tremblement qu'elle avait senti dans la main de Ian qui était posée sur la sienne ? Thalia lui adressa un regard du genre « détends-toi un peu, ça va bien se passer ». Après tout, elle n'avait pas l'intention de se jouer de lui, mais elle savait qu'il était tellement tendu qu'il s'enfoncerait peu à peu dans sa timidité et tout ce qui allait avec. Est-ce qu'il avait sérieusement pensé un jour à une scène de ce genre, eux deux face à son père ? Ou est-ce qu'il avait secrètement espéré ne jamais avoir à la vivre ? À vrai dire, elle était partagée dans ses pronostics. Elle n'aurait trop su le dire.
Mais pour être honnête, elle n'avait pas menti. Elle était vraiment curieuse d'en savoir un peu plus sur Ian, concernant des morceaux de sa vie qu'elle ne connaissait pas. Et généralement, les parents avaient un tas d'anecdotes sympathiques... C'était très différent de la fois où elle avait rencontré les parents de Morgan. Elle s'était sentie tellement stressée qu'elle avait peut-être ressemblé à ce que Ian était en ce moment même. Compatissante, elle se fit câline, posant à nouveau sa tête contre l'épaule de son compagnon, sa main se faisant douce et caressante sur son genou. Elle se sentait sûre d'elle et décontractée. Peut-être que l'apocalypse faisait des merveilles sur son assurance, ou alors c'était le fait de savoir que rien ne pourrait se mettre entre Ian et elle, et que de toute façon l'avis des parents sur l'union des enfants avait désormais un impact bien moins important qu'à l'époque... Dans tous les cas, elle était parfaitement sereine.


- J'avoue que c'est peut-être un peu tard pour vous demander votre bénédiction, mais j'espère que nous pourrons peut-être y prétendre. »

Et même si ce n'était pas le cas, tant pis. Mais elle préférait largement que règne la paix et l'harmonie. Une pensée traversa son esprit. Il faudrait vraiment qu'elle questionne Ian lorsqu'ils seraient seuls. Notamment sur la première question qu'elle avait surprise en arrivant, et dont elle aurait bien voulu connaître la réponse – qui ne serait jamais arrivée avec ou sans sa présence, elle le savait.


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Mer 21 Sep 2016 - 16:21

Ian était en train de se demander si courir nue à l’intérieur du lycée aurait été plus facilement surmontable que ce qu’il était en train d’entendre. Beau-papa, sérieusement ? Même lui ne l’appelait pas papa. Il regardait les deux sentant comme un échange de ping-pong se produire pour savoir qui aurait le dernier mot. La réponse de son père le désarçonna au plus haut point. Il s’était attendu à beaucoup de choses sauf à un oui.

- Fait donc, tu montreras peut-être l’exemple à l’emplumé à côté de toi, il m’appellera un jour papa.

Il n’avait jamais appelé son père ainsi, il ne saurait pas expliquer pourquoi, mais il y avait sans doute une raison existante cachée dans les tréfonds de sa mémoire. Thalia voulait aussi faire un peu plus connaissance avec son père, même si pour Ian ce n’était sans doute pas l’heure pour ça. Ian tourna la tête vers son aimée, il avait peur de comprendre ou elle voulait en venir. Avant que son père est le temps de répondre, il préféra intervenir.

- Pas quand je suis là, c’est tout ce que je demande.
- T’en fais pas Fraser, j’irais payer un coup à boire à Thalia et on aura des discussions viriles à ton sujet. Celle que je ne peux pas avoir avec toi.

Ian se passait une main sur son visage. Il en pouvait plus, c’était trop pour lui. Il avait envie de voir son père partir. Mais il savait aussi que tant qu’il n’avait pas pris cette décision tout seul, il pouvait prendre son temps et attendre un miracle qui ne viendrait pas. Est-ce qu’elle était sérieusement en train de demander l’autorisation de son père ? Ian faisait de gros yeux ronds, il était simplement désespéré. Il se demandait un instant s’il n’était pas dans un mauvais film à l’eau de rose. Il s’attendait presque à entendre rire pré enregistré à la fin de la réponse de Thalia.

- J’ai perdu le droit de dire quoi que ce soit dans la vie de mon fils depuis bien trop longtemps. J’aurais fait de lui autre chose qu’un simple médecin. Je l’aurais envoyé à l’armée à gros coup de pied au cul. Il peut dire merci à sa mère pour ça…

L’ancien ne finit pas vraiment sa phrase enfin, si, mais il était plutôt en train de marmonner de façon incompréhensible dans sa barbe. Ian avait tout de même senti l’éclat de moquerie diminuer dans ses yeux alors qu’il avait parlé de sa mère. Il ne c’était jamais remis de la mort de sa femme, tout comme lui de sa mère. L’urgentiste savait très bien que tout le monde était voué à voir ses parents mourir, mais il savait surtout que son père avait toujours pensé qu’il serait le premier à partir. Nans était le plus irresponsable des deux, toujours à rigoler et faire n’importe quoi. Enfin ça c’était avant, son père n’est plus que l’ombre de lui-même. Il retrouvait les mauvais côtés de son caractère sans vraiment retrouver les bons. Ian croisa alors le regard de son père, il voulait lui transmettre tout ce qu’il ressentait à ce moment présent, toute la compassion qu’il avait pour lui, mais aussi tout ce qu’il savait. Son père était un battant et il devait le redevenir.

- Vous êtes mignon tout le deux, je te préfère même à la rousse avec qui il trainait avant. Elle était trop comme lui. Sainte ni touche et coincé. Je compte sur toi, pour faire de lui un homme.

Ian regarda son père avec un profond désarroi. Il avait vite retrouvé de sa superbe, peut-être même un peu trop. Il avait envie de lui dire un truc méchant comme quoi il préférait quand il déprimait. Il affichait tout de même une mine légèrement rassurée, même s’il prenait pour son grade au moins il allait mieux.

- C’est sa façon de répondre à ta demande, je suppose.
- C’est mieux que rien, tu sais très bien que les discours pompeux qui sont développés en trois axes avec thèse, antithèse et synthèse, c’est loin d’être mon fort.

Il affichait un petit sourire fier de lui, ce n’est pas parce qu’il n’était pas doué avec la langue qu’il ne savait pas où il voulait aller, et ce n’est pas non plus parce qu’il était méchant avec son fils qu’il ne l’aimait pas. Lui qui depuis le début de la conversation faisait tout pour emmerder le monde se tourna alors vers la brune.

- J’ai une question pour toi, ma jolie. Et après je vous laisse en amoureux. Avant l’épidémie quand il gagnait plus en un mois que moi en un an, je pouvais comprendre qu’on s’intéresse à lui. Maintenant, il n’a plus rien à part ses deux mains gauches, alors pourquoi lui ?

Ian se sentait absolument mort au fond de lui-même. Il ne s’attendait pas à ce que son père pose une telle question et il savait d’avance qu’il n’avait pas envie d’entendre cette réponse. Il avait envie de placer ses deux mains sur ses oreilles et de se mettre en boule dans son lit avec tout le monde dehors tant qu’à faire. Il ne savait pas à qui il devait le plus en vouloir pour ce qui venait de se dire. Il prit rapidement la parole pour empêcher Thalia de répondre.

- Ne te sens pas obligé de faire ça, tu n’es pas obligé de te justifier devant lui.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Mer 21 Sep 2016 - 21:55

Apparemment, Ian n'assumait pas ce que son père pourrait dire sur leur passé, car il se désolidarisa tout de suite du projet d'aborder le sujet. Thalia lui lança un petit regard en coin, guère surprise. Elle se doutait déjà qu'il se retrouverait gêné par ce qui serait dit, comme d'habitude. Une fois de plus, sa main se fit câline sur le genou de l'homme qu'elle aimait. Elle se pencha même vers lui pour déposer un petit baiser au coin de ses lèvres. Tant pis si cela le replongeait dans sa timidité. Elle avait un mal fou à retenir ses marques de tendresse et d'amour. Il finirait sans doute par s'y faire, au regard des autres sur sa relation amoureuse. Pour l'heure... il fallait qu'elle l'y habitue, petit à petit. Même si elle se doutait que c'était encore plus compliqué quand c'était son père qui lui faisait face.
Nans ne faisait rien pour améliorer les choses. Histoire de « rassurer » son fils, il dit simplement qu'il irait parler seul à seul avec Thalia devant quelque chose à boire. La zoologiste n'était pas sûre que cela allait rassurer son compagnon. Mais il aurait sans doute préféré se faire retirer les poils des jambes un à un à la pince à épiler plutôt que d'assister à une telle scène. Comme s'il devait avoir honte de tout... Cela ne l'empêcha pas, elle, d'adresser un grand sourire à Nans avec un air enthousiaste.


« Ca m'a l'air d'être une super bonne idée.

Oui, bon, elle était dévorée par la curiosité. Dès lors que cela touchait à Ian, elle avait envie de tout savoir. La jeune femme recouvra son calme et son attention dès lors qu'il fut question de sa relation avec l'urgentiste et de l'éventuelle bénédiction du paternel. Non pas qu'elle s'en soucie un tant soi peu, au fond. Mais quelque part c'était encore un reliquat du passé. Beaucoup de familles étaient encore attachées à cette tradition, qui ne voulait plus dire grand chose dans le contexte actuel. Pour tout dire, cela lui était venu comme ça, sans doute en réponse aux présentations formelles de Ian. D'ailleurs, elle avait cru fondre sur place comme une guimauve lorsqu'il avait fait la sienne.
Pour l'heure, elle constatait surtout que sa moitié avait le même regard rond et effaré qu'un poisson qui vient de se faire hameçonner et sortir de l'eau, et qui a découvert que non, les vers ne poussaient pas au bout d'un crochet de métal juste sous la surface. La réponse de Nans fut en demi-teinte, avec une pause maussade quand il fut question de son épouse disparue. Puis, il finit par faire un compliment à sa façon sur leur couple, lui demandant même de faire de Ian un homme. Ce qui lui tira un sourire amusé.


- Si c'est un oui, ça me va.

Thalia lui aurait presque répondu de bien vouloir quitter la pièce, histoire qu'ils puissent y travailler sans attendre... mais bon, elle aimait autant ne pas tuer l'urgentiste sur place. Déjà qu'il lui semblait sentir de légers tremblements dans la main qu'il avait sur la sienne... Est-ce que c'était lié au fait que Nans les avait qualifiés de « mignons » tous les deux ? Pour le peu qu'elle l'avait côtoyé, il lui semblait déjà que c'était un genre de joli compliment. Dans le fond, elle se sentait plutôt heureuse et flattée, et elle s'étonnait que son amant ne partage pas ce point de vue. Sans doute était-ce parce qu'elle ne connaissait pas assez son « beau-père »... Ses propres parents auraient sans doute adoré Ian. Et il aurait peut-être eu moins de soucis de malaise, car ils étaient du genre à ne pas brusquer les gens. Enfin... à l'heure actuelle, elle ne savait même pas où ils se trouvaient ni s'ils étaient toujours en vie...
La zoologiste recentra toute son attention sur Nans lorsque celui-ci s'adressa directement à elle pour lui poser une question. Le genre de question qui, à en croire le ton employé, avait une certaine importance. Au moins pour celui qui la posait. Si on lisait entre les lignes, le message était à peu près celui-ci : pourquoi jeter son dévolu sur Ian alors que tout ce qu'il avait eu pour lui c'était l'argent, qui n'avait plus aucune valeur à l'heure actuelle ? La jeune femme fronça les sourcils avant de répondre. Elle n'était absolument pas d'accord avec ça, mais elle allait répondre avec honnêteté. Son expression s'adoucit, et elle regarda un instant son compagnon, croisant son regard éperdu. En échange, elle lui transmit beaucoup de tendresse, puis elle répondit avec cette honnêteté simple et désarmante qui donnait à la voix un timbre doux tout particulier.


- Je crois que ce serait difficile de répondre simplement. Ça me prendrait sans doute des heures. Pour aller à l'essentiel, c'est simplement que je l'aime tel qu'il est. Avec son charme discret, sa timidité désarmante, sa gentillesse sans borne, ses nombreuses qualités et capacités dont il n'a même pas conscience, ses yeux qui me feraient aller au bout du monde... Il a donné un sens à ma vie par deux fois depuis le début de l'épidémie, d'abord en m'aidant à mettre ma fille au monde et en m'aidant pendant ma dépression, puis en touchant mon cœur. Je suis heureuse simplement en me réveillant tous les matins dans ses bras. J'ai une chance incroyable de l'avoir près de moi, et pour rien au monde je ne voudrais quelqu'un d'autre. C'est Ian, simplement Ian, et c'est l'homme que j'aime.

Thalia sentit son cœur faire une embardée à ces mots. L'expression de la plus simple et de la plus belle vérité. Pourquoi Ian ? Parce que c'était Ian. Parce que son cœur l'avait choisi, lui et personne d'autre. Il y avait des dizaines, des centaines de raisons à tout cela, et aucune à la fois. Elle n'avait pas choisi sciemment, mais elle savait tout ce qu'elle aimait en lui. Elle reposa doucement sa tête sur son épaule avant de poser son regard sombre sur Nans.

- C'est dommage que vous ne sembliez pas avoir conscience de toutes les qualités de votre fils. Sans quoi, vous auriez vraiment de quoi être fier de lui. »

Elle ne connaissait pas grand chose de leur lien. Sans doute cela allait-il changer prochainement. Si elle s'était laissée déstabiliser, elle aurait sans doute été un peu perdue. C'était dommage que Nans n'ait pas conscience de tout ce que son fils était capable d'accomplir. Elle-même le voyait. Peut-être qu'elle pourrait le lui faire voir à lui aussi, un jour.


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Keep Calm and Carry On   Jeu 22 Sep 2016 - 0:51

Ian regardait toujours son père, il savait que la question qu’il avait posée n’amenait pas le sous-texte qu’elle laissait penser. Il y voyait plutôt l’affirmation suivante : « Mon fils a des défauts, est-ce que tu les aimes ? Est-ce que malgré ça tu lui trouves des qualités et surtout est-ce que tu l’aimes vraiment ? Parce que je sais que lui ferait n’importe quoi pour toi. » Nans savait que son fils n’avait pas été aider en amour. Il savait que n’importe qui pouvait le mener par le bout du nez. Il n’avait pas du tout apprécié la façon de Rosaleen l’avait quitté. Il avait eu envie d’aller la secouer et de la forcer à aller s’excuser une fois de plus. Il n’en avait rien fait par respect par son fils. Il savait que Ian était moins direct que lui et qu’il n’en avait pas besoin pour se construire.

S’il avait insisté pour ne pas qu’elle réponde c’était surtout parce qu’il ne se sentait pas prêt à entendre la réponse. Il n’avait pas envie qu’on lui dise qu’il était génial, qu’il était un homme bien droit, généreux ou n’importe quoi d’autre. Il voulait simplement entendre qu’il était important pour elle en soit ça lui suffisait. Il n’avait pas besoin de plus, les choses simples avaient toujours suffi à le contenter ce n’était pas aujourd’hui que cela changerait. Il retira sa main de celle de Thalia pour aller la glisser sur son épaule et sa nuque. Il avait besoin de la sentir prêt de lui en peu plus. Il avait rougi un peu plus et on pouvait presque sentir que ses yeux étaient à deux doigts de laisser échapper une larme d’émotion. Nans de son côté affichait un petit sourire satisfait.  Tout aurait pu se finir comme ça si Thalia n’avait pas continué de parler.

Les deux Lennon se figèrent presque au même moment lorsque l’amante de Ian laissa sous-entendre que Nans n’apprécier pas son juste à ça juste valeur. Nans n’avait rien à redire à ça. Il avait la bouche légèrement entre ouverte. Il n’avait jamais dit à son fils qu’il était fier, mais il lui avait payé ses études, son loyer et sa nourriture puisqu’il puisse travailler tranquillement. Il lui avait offert une voiture quand la sienne était tombée en panne. Il l’avait accueilli chez lui quand la solitude dans son petit appartement se faisait trop forte. Mais il était simplement incapable de lui dire les choses, parce qu’il était incapable de s’entendre les dires. Heureusement, Ian qui d’un coup semblait avoir retrouvé pleine possession de ses moyens prit la parole avec une voix assez froide.

- Thalia, il sait ce que je vaux.

Ian lançait un regard à son père qui voulait simplement dire n’ajoute rien. La conversation est terminée. Pourquoi un tel revirement de situation d’un coup dans le comportement de Ian ? Simplement parce que ce n’était plus lui qui parlait, mais l’homme qu’il était lorsqu’il sauvait des vies. Il avait d’ailleurs plus ou moins notamment sauvé celle de son père. Ils n’en avaient simplement jamais reparlé ensemble, comme s’il s’agissait d’un sujet tabou entre eux. L’urgentiste lui avait seulement dit que rien n’avait changer lorsque son père c’était réveillé du coma artificiel dans lequel il avait été plongé et lui avait demandé de le traiter comment il l’aurait fait avant.

Pour la première fois dans cette conversation c’est Nans qui se sentait mal à l’aise plutôt que son fils. Un léger voile apparu à ce moment sur ses yeux bleus gris fatigués par le temps. Il semblait vulnérable d’un coup, un peu comme s’il venait de voir un ancien fantôme. Il avala sa salive difficilement avant de se lever de sa chaise. Il sentait une brève douleur dans ses cotes en mémoire ce fameux jour. Il était satisfait de ce qu’il avait entendu et c’était le plus important. Du moins plus que ses états d’âme. Il porta alors une main sur sa casquette comme pour la soulever légèrement avant de faire les gestes d’amorce d’une révérence. Ian sourit en le voyant faire, toute la tension et les émotions contradictoires qu’avait emmenées la scène précédente venaient de disparaitre instantanément. Le sourire de son père se fit de nouveau plus sincère.

- J’ai entendu ce que je voulais entendre. Thalia, je t’aime bien, sache-le. Je suis sûre maintenant certain que tu mérites mon fils. Ian…
- Ne dit rien de plus j’en ai déjà trop entendu…

Entendre son père l’appeler Ian était sans doute inespéré. Il savait que cela ne présageait rien de bon quant à la suite de sa phrase. Il avait préféré le couper pour éviter les effusions d’émotion. L’un comme l’autre, préférer les éviter. La dernière fois qu’ils avaient montré qu’il s’aimait l’un l’autre datait d’il y a bien trop longtemps pour qu’il s’en souvienne. Sans doute quand il avait eu son diplôme, mais rien n’était moins certain. Ian fixait toujours son père en lui faisant signe de tête qu’il était peut-être temps qu’il tire définitivement sa révérence. Nans se traina quelque seconde jusqu’à la porte et s’apprêtait à sortir lorsqu’il ajouta à son fils avec un air amusé.

- Amuse-toi bien Idijt et ne faites pas trop de bruit. Vous avez des voisins…

Il ferma presque aussi rapidement la porte derrière lui. Ne lui laissant pas le temps de répondre pour autant. Il était content qu’il soit parti sur cette note théâtrale, au moins, il n’avait pas à lui répondre. Ian soupirait d’un coup et se laissa tomber en arrière sur le lit. Il était content, c’était enfin terminé, il était parti pour de bon. Le plus dur était passé. Il savait que ce ne serait pas la dernière fois que ce genre de situation aller se produire, mais au moins le calvaire était fini pour aujourd’hui. Il se sentait tout simplement épuisé psychologiquement par ce qu’il venait d’avoir en déferlante sur la tête. Il s’attendait maintenant au possible question de Thalia, mais ça il était capable d’y faire face.

- Je suis content, il t’apprécie vraiment sincèrement. C’est la première fois que je l’entends dire qu’il aime bien quelqu’un.

Il avait beau replonger sans ses souvenirs, il ne se rappelait même pas l’avoir entendu dire à sa femme qu’il l’aimait. Machinalement et peut-être un peu à cause du stress qui évacuait. Il se mordillait la lèvre inférieure.



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