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 The Innocent Criminal

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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Mer 21 Sep 2016 - 0:17

Une bonne claque en pleine figure comme petit-déjeuner, Hernando avait connu mieux. Il revoyait une scène de City Hunter où une femme frappait régulièrement un ami pervers avec une masse de plusieurs tonnes, sauf que là, la femme était Reese et que la masse pouvait correspondre à l'ignorance dont elle faisait preuve vis-à-vis du latino.Vexé, il écoutait à peine le discours craché par la brune et se contentait de hocher la tête tout en bouillonnant de l'intérieur. Sérieusement ? Tu m'reconnais pas ?! Bon, ok, j'avais encore plus une tête de gosse, j'étais encore plus gringalet et certainement encore plus con, mais merde quoi, ça t'arrivait tous les jours d'tomber sur des boulets entrain de t'reluquer de haut en bas cherchant à parler à Marley ou j'sais pas qui là ?! pensa-t-il en serrant les dents. Devant sa mère, il se montrait sous son meilleur jour, évitant d'employer des grossièretés et de s'énerver trop rapidement, chose compliquée avec un petit frère n'en faisant qu'à sa tête.

Ne détourant à aucun moment son regard de la brune qu'il dévisageait comme pour tenter de pénétrer son subconscient afin de lui rafraîchir la mémoire en lui faisant apparaître par un flash leur première rencontre, Hernando pencha sa tête pour écouter sa mère afin de traduire ses propos, même s'il en avait strictement rien à faire à cet instant. Et le miracle se produisit, elle le reconnut enfin ! Hallelujah Jesus Christ ! avait-il envie de hurler à la manière des afro-américains pratiquant le gospel. Le tatoué fut soulagé, surtout en voyant l'expression du visage de la jeune femme arborant un sourire tout à fait différent de celui adressait lors de leur première rencontre. Il s'en rappellerait toute sa vie, contrairement à certaine ayant la mémoire plus courte ou sélective. « Ah bah quand même ! » lança-t-il à Reese d'un air désemparé.

Il retranscrit alors les paroles de sa chère maman qui n'attendait que ça, qu'on vienne l'écouter sur les problèmes de l'immeuble. « L'hiver on sent l'air passer à travers les f'nêtres. Des fois, dans la salle de bain, y'a d'l'eau qui coule du mur – ça c'est juste parc'qu'on fout d'l'eau partout en fait en s'douchant, mais on t'l'a jamais dit – Madame Gonzales au deuxième a déjà vu des cafards aussi gros qu'une oreille dans les caves mais aussi les couloirs. Même que Madame Gonzales en cuisinant a senti une odeur bizarre remonter du vide-ordures – bah ouais, ça porte bien son nom, elle s'attendait à quoi c'te grognasse ? – Ça lui paraissait bizarre, alors elle est venue voir mon fils adoré qui a accepté d'aller regarder. Il a la main sur le cœur, c'est un bon garçon vous savez, il serait prêt à tout pour sa famille et ses amis. » Oui, bon, la dernière partie comportant l'éloge du fils n'était pas du tout ce que la mère disait, elle continuait de parler de la voisine et de son chat. Rien d'important par rapport à la raison de la visite de Reese, alors autant en profiter en se mettant un peu en avant.

La mère n'était pas non plus idiote, elle sentait à la voix de l'aîné qu'il divaguait. Lui assénant un petit coup de coude signifiant « Traduis, c'est tout ! » elle reprît  là où elle s'était arrêtée. Levant les yeux au ciel, Hernando se remit à traduire en souriant à la jolie brune « On vit ici d'puis très longtemps, et petits, mes enfants toussaient beaucoup et moi avec l'âge, j'dois aller beaucoup plus chez l'médecin et j'suis sûre qu'c'est à cause d'l'humidité, Madame Gonzales a le même problème, vous êtes déjà allée la voir ? » termina-t-il en faisant les gros yeux à la jeune avocate. Pas que les problèmes ne soient pas importants, il s'était d'ailleurs promis d'offrir une vie meilleure à sa mère en la faisant quitter cet appartement, mais il avait la chance incroyable d'entendre ces histoires presque quotidiennement, alors à force, il commençait à en avoir marre de l'entendre radoter, malgré tout l'amour qu'il lui portait.

La première fois qu'il avait vu Reese, il pensait tomber sur un homme, donc il était tout à fait logique d'être surpris de finalement être face à une très jolie fille sortant vraiment du commun, mais là encore, il ressentait encore quelque chose faisant qu'il ne parvenait pas à détacher son regard d'elle. « T'étais encore étudiante alors quand on s'est vu chez toi. Belle réussite ! » lui dit-il en se penchant légèrement en avant. Avoir l'exemple d'une personne ne vivant pas dans les beaux quartiers parvenant à s'en sortir était un très bel exemple. Et Hernando ne pouvait qu'éprouver du respect pour elle.



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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Mer 21 Sep 2016 - 0:41

« Non, je n'ai pas pu encore malheureusement, réussit-elle a dire entre toutes les déclarations de madame Alvarez, ravie de pouvoir se plaindre de l'état de son bien. »

Elle gardait un sourire aimable, prenant note de tout ce que Hernando lui traduisait. Et il y en avait. Ce dossier, Reese avait l'impression que c'était quasiment du tout cuit... Si on oubliait néanmoins le système judiciaire incroyablement lent en la matière. Alors « tout cuit », peut-être pas tant que ça. Mais elle était encore jeune et naïve, et elle pensait pouvoir retourner le monde avec ses petits bras, elle se sentait capable de n'importe quoi ! La brune continua à noter, demandant par instant quelques précisions à Hernando au sujet des informations que lui donnait sa mère, et eut même un sourire amusé quand elle lui planta le coude dans les côtes pour qu'il continue à traduire comme on l'exigeait de lui.

Il y eut une pause, courte cependant, où Reese réussit à noter le reste du témoignage avant de relever le nez brièvement vers son interlocuteur. Le jeune homme lui glissa un compliment qui la laissa muette sur l'instant. C'était gentil... Il essayait d'être gentil avec elle. Elle plissa les yeux un temps, pinçant les lèvres avant de lui répondre : « Je le suis toujours, je suis juste en stage pour l'instant. » Elle haussa les épaules, se passant la main dans les cheveux avant de lui retourner la politesse avec une franchise qui lui était propre et qui n'allait probablement pas lui plaire :

« Quand on s'est vu la première fois, tu étais déjà un petit voyou, fit-elle simplement avec une petite moue. Et pour éviter qu'il ne la contredise, elle reprit aussi-tôt : Pas la peine de nier, j'ai vécu quelques années avec l'un d'entre eux, je les repère à cinquante kilomètres maintenant. »

Vrai. Elle les flairait, même. Elle sentait la culpabilité, elle saisissait le mensonge comme il était, sans jamais se tromper. Moxley l'avait bien entraîné à ça. Et ça n'était pas pour lui manquer de respect qu'elle lui disait ça, c'était parce qu'avec les gens comme lui, qui faisaient donc partie d'un gang, elle ne voyait absolument pas comment faire autrement. Il n'y avait que ça qu'ils comprenaient. Et peut-être aussi n'avait-elle pas très envie de prendre des pincettes pour lui parler. Surtout qu'elle ne gardait pas un si bon souvenir de leur première rencontre, et qu'officiellement, elle ne le portait pas très haut dans son cœur. En fixant Hernando, pas une fois elle ne s'imaginait qu'elle pourrait attendre autre chose de lui.

« Tu t'es décidé à faire quelque chose de respectable de ta vie, ou tu vas toujours sonné chez des jeunes filles pour les reluquer ? Lança-t-elle avec une pointe de légèreté en le fixant, les yeux pétillant d'une malice amusée. »

La mère du jeune homme lui demanda finalement des comptes. De quoi parlaient-ils tous les deux ? Reese se doutait qu'elle ne devait pas être au courant des activités de son fils. Sans doute qu'elle savait que tout n'était pas très légal, et qu'elle priait pour le salut de son âme quand il sortait tard le soir. Mais pour avoir été dans sa situation à moindres mesures, on ne voyait jamais qu'un seul côté de la pièce, jamais toute la vérité. La désillusion était toujours immense, comme une chute libre, partie d'un building. Et Hernando, tout petit voyou qu'il était, aimait probablement assez sa mère pour vouloir lui épargner ça. Alors Reese fit un effort. Elle tenta de parler à la mère de l'hispanique dans sa langue, un peu maladroitement cependant. Elle lui expliqua qu'elle le connaissait, qu'elle l'avait déjà rencontré par le biais d'un ancien petit ami il y a quelques années, et qu'il avait été très sympa avec elle pour l'occasion.

Même si à la fin de sa petite remarque pas forcément maîtrisée, la brune retourna rapidement à ses moutons. Regardant ses notes, elle demanda à Hernando de but en blanc :

« Est-ce que ça serait possible de prendre des photos de-... Tous les problèmes dont vous parlez dans votre appartement ? Il doit y avoir des traces d'humidité, par exemple ? »

Et se faisant, elle sortit l'appareil photo pour être prête à rassembler d'autres preuves.



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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Mer 21 Sep 2016 - 2:07

« Oh, pardon. Et ça s'passe bien ? Ça te plaît ? » pourquoi n'aurait-il pas le droit, lui aussi de poser des questions, même si elles étaient plus personnelles. Hernando éprouvait un réel intérêt et une véritable curiosité pour l'énigme qu'était Reese. Le premier pique lancé sonnait comme un rappel ; son caractère n'avait pas changé ou alors c'était aggravé. Le latino préférait prendre ça à la rigolade, même si la discrétion aurait été appréciée. Parler de ça avec la présence de la madre était quand même assez étrange bien qu'elle ne comprenait pas les propos tenus. Reese avait toujours se tempérament de feu, chose que le jeune homme avait déjà apprécié. « J'ai aucun problème sur ça, j'assume parfait'ment. Tu m'aurais posé la question, j'aurais été honnête avec toi parc'que j'te respecte, tu t'donnes les moyens d't'en sortir, c'est cool. »

En revanche, la seconde attaque fut de trop. D'ordinaire, il aurait continuer à s'amuser de ce ça, il en aurait même été le premier à en rire, mais là, la situation était différente. Le tatoué arbora son plus beau sourire et serra des dents avant de s'adresser à la stagiaire avocate d'un ton sec et ferme en la fixant « J'sais pas à qui tu crois parler, mais t'pointer chez moi et balancer ça comme ça d'vant ma mère, ça tu vois, c'est un manque d'respect qu'j'apprécie pas chica. »

Le visage du latino avait changé, les traits s'étaient durcis et un dégoût se faisait ressentir. Deux ans dans une vie, c'est pas grand chose. Sauf que ces deux dernières années avaient été bien remplies pour lui, il avait évolué ou du moins changé et pas que physiquement. Mentalement, il s'était endurci, à tel point que si cette rencontre s'était déroulée à l'extérieur, cela ne lui aurait posé aucun problème de malmener la jeune femme. Mais ceci ne se serait pas produit car le manque de respect aurait été différent. Les paroles de la brune deviendraient un simple constat n'atteignant pas Hernando, en tout cas, certainement pas de cette manière.

Dans le quartier où il était né et où il vivait encore, ce qui était essentiel pour toute relation se passe bien, même avec des concurrents, consistait à faire preuve de respect. Pour lui, ce qui était entrain de se dérouler correspondait à une attaque personnelle sur son territoire, à son domicile. Peut-être était-il dans l'erreur,  mais pour l'heure, il raisonnait comme un membre de gang qu'il était.

Son sang ne faisait qu'un tour. S'il ne mettait pas Reese à la porte, c'était pour la même raison pour laquelle il s'était montré clair juste avant ; sa mère qui ne devait en aucun cas changer de regard sur son fils. Au plus grand étonnement de ce dernier, la brune le devança et mentit de façon parfaitement convaincante en espagnol sur les interrogations dont la madre allait faire preuve. Ce qui calma Hernando pour l'instant.

Reese n'étant pas venue là pour les beaux yeux du latino, malheureusement, il se leva en indiquant à sa mère de rester assise et de se reposer. « Ouais j'vais t'montrer, suis-moi. » Hernando accompagna l'avocate jusqu'à la salle de bain situé au fond du petit appartement. Elle était dans un état vétuste, comme pas mal de choses du logement. Même la chasse d'eau était bruyante sans être actionnée. « Désolé d'm'être un peu emporté juste avant, mais tu sais ma mère nous a quasiment élevée seule, j's'rai prêt à tout pour elle et mes frères et c'que t'as dit, ça m'a fait d'la peine pour elle. Oui, je fréquente pas les meilleures personnes d'cette ville, oui j'ai choisi la mauvaise voie, oui j'aime me la raconter en disant qu'c'est la belle vie, mais non j'suis pas fier de moi, surtout pas d'mentir à ma mère, d'savoir qu'elle serait abattue d'connaitre mes activités. J'ai emprunté l'mauvais chemin tôt, mais il est quasiment impossible d'en sortir, sauf en allant six pieds sous terre. Alors à choisir, j'préfère continuer comme ça et rester en vie. » dit-il en toute sincérité en la laissant travailler.

Il n'avait aucune raison de justifier son comportement, il était comme il était, mais Hernando espérait pouvoir faire comprendre à la brune qu'il avait conscience de la merde dans laquelle il était que ce soit d'un point de vue purement personnel et égoïste, mais aussi par rapport à sa famille, et que malgré sa grande gueule, il savait reconnaître ses torts.



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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Mer 21 Sep 2016 - 11:51

Une chose était certaine, elle n'avait pas peur de lui. Loin de là, même. Des colères, elle en avait géré des biens pires du haut de ses vingt ans, et les pires tempêtes ne l'effrayaient plus le moins du monde. Car au fond, Reese pouvait avoir le sourire doux en toutes circonstances, elle était surtout incroyablement dure. Son cœur était entouré d'un mur de pierre, une tranchée pleine de piranhas creusée devant, avec des gardes armés postés tous les trois mètres, pour être sûre et certaine que plus personne ne pourrait lui faire du mal. C'était sans doute inconscient de sa part, mais elle s'en fichait pas mal. Car elle n'avait plus grand chose à perdre, en définitive. Et il n'y avait bien que la vérité qui blessait de toute façon.

Alors quand Hernando avait montré les crocs après sa question, en faisant mine de rien, elle s'était contenté de papillonner des yeux en fronçant un sourcil. Avec l'envie forte de lui rappeler qui, le premier, s'était pointé chez l'autre pour lui mentir sans vergogne et éventuellement se montrer violent si ça ne fonctionnait pas ? Mais pas devant la madré. Elle ne profita néanmoins pas de l'isolement lorsqu'ils partirent tous les deux vers la salle de bain et qu'elle dégaina son appareil photo. Pendant le discours d'Hernando, elle l'écouta en prenant ses photos, et quand il termina elle se tourna vers lui avec une petite moue :

« Arrête ton char, tu veux ? Des excuses pour que tu continues à faire ce que tu fais, t'en as probablement un paquet. Je les connais par cœur aussi. Tu n'as même pas à te justifier. » Elle secoua la tête sans le lâcher des yeux, un petit sourire amer sur le visage. Elle n'était pas mère Thérésa, et elle savait que tous les mots qu'elle prononcerait ici n'aurait aucun impact aujourd'hui. Ça n'en avait pas eu auprès de Moxley, le silence non plus d'ailleurs alors... Alors que pouvait-elle faire ? C'était parler dans le vide, chose qu'elle détestait faire. « Tu ne t'en vas pas parce que c'est plus facile comme ça et c'est même plutôt la belle vie, sauf que ça va finir par tout te prendre, » qu'elle lui sortit à travers un murmure en le regardant droit dans les yeux : « Tu demanderas à Moxley, puisque vous êtes 'amis' » ironisa-t-elle froidement, comme si le nom de son ex-petit ami lui arrachait la bouche au passage.

Puis, petit rappel au passage de qui était venu manquer de respect à l'autre en premier, tiens. C'était gratuit, mais ça la soulageait un peu. Parce qu'elle était aigre de toutes ces années à vivre dans un mensonge, à ne pas dormir en songeant à l'honnêteté de l'homme à sa droite. C'était encore dur à encaisser, et Reese n'était pas prête à être moins critique sur tout ce qu'elle voyait, et surtout sur les personnes de sexe masculin bizarrement.

« Mais tu fais bien ce que tu veux, et je te sauverais pas de toi-même » Elle haussa les épaules à nouveau, rangeant son matériel dans son sac toute en poursuivant : « Il n'y a que deux vraies questions dans tout ça : Pourquoi suis-je la seule à me donner les moyens de m'en sortir ici ? » Et refermant d'un geste vif la fermeture éclair de son rangement, elle s'approcha d'Hernando d'un pas, le regardant de haut en bas. En essayant de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans son crâne, par curiosité surtout. Seulement par curiosité ? Oui, tenta-t-elle de se convaincre. L'appel du mystère, ça allait lui jouer des tours. « Et qui es-tu, Hernando Alvarez ? »

Elle fit un petit sourire, en l'esquivant dans la salle de bain. Pièce minuscule ou un tête à tête relevait pas mal de l'intimité. En revenant dans le salon, elle vint saluer la femme qui attendait sur le canapé, et qui se releva pour venir lui ouvrir la porte : « Merci pour votre aide, j'ai ce qu'il me faut. » Lança-t-elle toujours avec le sourire alors qu'elle était déjà prête à partir. Elle serra la main de Madame Alvarez avant de relever les yeux vers Hernando, dans le couloir, à qui elle adressa de cette manière :

« Ce fut un plaisir. »

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Reese resta bien deux semaines sur place à faire le tour des habitations pour parler et prendre des photos. Elle se rendait ensuite directement à son bureau pour faire des photocopies, des impressions et trier les dossiers pour préparer les mois à venir et consolider le dossier. Plusieurs fois, elle recroisa Madame Alvarez qui lui lança de grand sourire. Une fois, elle vint se joindre à la conversation, et la petite brune eut le droit à une sorte de Soap Hispanique en direct, avec quasiment toutes les nouvelles du quartier et les histoires qu'il pouvait y avoir.

La mère Alvarez ne fut pas la seule qu'elle recroisa. A trois reprises, elle rencontra Hernando qu'elle salua d'un sourire, comme pour éviter la conversation. Peut-être que lui la cherchait, elle n'en était pas certaine et au fait, il valait peut-être mieux ne pas chercher à nouer des liens. En tout cas, elle se débrouilla bien, jusqu'à l'avant dernier jour de son enquête où, surchargée de dossiers en tout genre, elle manqua de se casser la figure dans le couloir de l'immeuble. Son talon avait traversé l'une des lattes et s'était coincé. Il n'y eut que Hernando pour venir l'aider à ramasser son désordre et la libérer de sa prison. Ils échangèrent quelques mots avant que Reese ne s'enfuit bien vite en prétextant du travail.

_____________________________________________



« Un autre s'il vous plait. Et un grand... » L'homme hocha la tête, avant de lui demander « Vous allez tourner au café toute la nuit ? Vous savez que je ferme à un moment ? ». Reese eut un petit sourire. Elle squattait une table à elle toute seule en étalant les dossiers et en essayant de les organiser. Au boulot, impossible de travailler. Pourquoi ? Parce que le téléphone n'arrêtait pas de sonner, et personne ne décrochait. Elle était revenue dans le quartier, avait trouvé un café-bar, et s'était installée en enchaînant café sur café. Sauf que là, ça ne pouvait plus durer. Elle se prit la tête entre les mains, et poussa un long soupir. La migraine était en train de la guetter ; la fatigue nouait ses muscles.

« Peut-être que vous pouvez me mettre un verre de tequila avec ça, demanda-t-elle sous le sourire amusé du gérant. »

Et a peine termina-t-elle de dire ça qu'il s'esquiva, et que la clochette de la porte résonna dans la pièce.



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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Mer 21 Sep 2016 - 19:39

Purée, c’était fou à quel point elle voulait avoir le dernier mot et aimait chercher la petite bête. Mais Hernando n’allait pas baisser les bras, car ce n’était vraiment pas son genre et que, lui aussi, était du genre têtu. Il resta silencieux en écoutant attentivement ce que la jeune femme lui disait. Puis, il s’appliqua du mieux qu’il le pouvait pour employer un autre langage que celui utilisé au quotidien. . « Nan, mais j’cherche pas d’excuse pour c’que j’fais, j’te présentais des excuses pour mon comportement, c’tout. J’admets mes erreurs et assume mes choix. P’tet que j’ai pas utilisé les bons mots, mais en aucun cas j’ai à m’excuser pour c’que j’suis et encore moins auprès de toi. » commença-t-il à répondre d’une voix calme.

Le latino ne détacha pas un instant son regard de Reese et il poursuivit « J’sais pas c’que t’as vécu avec Moxley, certainement qu’c’était très dur, j’en doute pas. C’est sûr qu’c’est plus facile d’rester là où j’suis que d’trouver une réelle sortie, et même que d’vouloir en chercher une. Toi tu m’as l’air du genre ‘quand on veut on peut’, tant mieux pour toi, ça t’a permis d’t’en sortir, c’est très bien. Chacun sa vision des choses. » Le ton changeait, devant plus sec et ferme.  Le jeune homme n’allait pas lâcher le morceau aussi facilement que ça, ce n’était pas dans sa nature, et de toute façon il n’en avait pas l’envie. Il l’avait laissé parler, c’était à son tour maintenant. Alors sans attendre une quelconque réponse, il enchaîna.

« Mais généralise pas en prenant ta vie et tes épreuves comme référence, surtout si tu veux vraiment d’venir avocate. Tu sais à qui tu m’fais penser ? A ces personnes débiles qui r’gardent la télé en s’abrutissant et en gobant tout ce qui y passe. Ouais on y voit des noirs et des latinos commettre des crimes, et après ? Tu vas faire comme ceux-là dans ton boulot ? ‘Ah un noir, c’est sûr qu’c’est lui l’coupable, ça sert à rien qu’j’perde mon temps à l’défendre’.  Ces cabrones devant l’écran se nourrissent eux-mêmes de ces clichés. Et non, j’joue pas la carte de l’hispanique persécuté et subissant le racisme. J’constate. Encore une fois, t’as réussi à t’en sortir et c’est très bien. ‘Pourquoi ?’ n’est pas la bonne question, tu d’vrais poser le ‘comment ?’ Là est la vraie question. M’sort pas une conn’rie du genre la volonté ou l’envie s’t’e plaît. Si t’as réussi c’est par la force qu’t’as en toi par exemple. T’as puisé et mis toutes tes r’ssources en action pour y arriver. Donc oui, t’es une femme forte et oui, j’suis bien en train d’dire que j’suis plus faible qu’toi – ce qui n’était pas aisé pour lui de l’admettre à haute voix - Sers toi d’cette énergie, motivation, volonté, appelle ça comme tu veux, pour v’nir en aide aux autres au lieu d’leur faire la morale et d’leur balancer leur erreurs et leur stupidité en pleine face. C’est pas parc’que t’y es parvenue que tout l’monde a les moyens d’en faire autant. »

Hernando, pourtant souriant au départ, avait vite perdu le contrôle de ses moyens face à la virulence de la jeune femme. S’il se laissait tant aller, en partant peut-être même trop loin par rapport au sujet, c’était parce qu’il avait entendu ce genre de discours un nombre de fois incalculable. Il ne connaissait pas Reese et se recroiseraient peut-être même jamais, mais l’enchaînement de paroles entendues l’avaient fait éclater. « Parc’que dans c’cas, j’vais aussi généraliser et dire qu’les blancs sont qu’de vieux cons racistes étroits d’esprit incapables de faire preuve de discernement. Qu’les flics sont tous des vendus, qu’la vraie justice n’existe pas dans c’pays qui fait tout pour nous diviser et cetera, et cetera… On peut continuer des heures comme ça. J’parle pas de dev’nir une super-héroïne voulant sauver l’peuple, juste de descendre un peu d’ton piédestal où tu t’es posée toute seule, parce que c’est l’image que j’ai d’toi là, maintenant. Une fille pétant plus haut qu’son cul et considérant ceux qui n’font pas d’efforts comme des merdes.  »

C’est alors qu’il réalisa une chose ; Reese se transformait en une sorte d’exutoire où Hernando parvenait à enfin trouver les mots sur des pensées un peu obscures enfuies depuis bien trop longtemps. Il avait l’impression d’être sur le ring face à un adversaire sachant se défendre à merveille. Mais était-elle également dans cet état d’esprit ? Avait-elle gardé des choses en elle trop longtemps ou était-elle naturellement comme ça ? Peu lui importait, tout comme le fait d’être possiblement dans l’erreur la plus totale. « Tu sais, si t’as b’soin de te défouler, d’évacuer toute cette haine que t’as en toi envers ton ex ou le monde, pas d’souci, mais tu t’trompes de cible Reese. Viens un jour au club de boxe du quartier, j’t’aiderai à faire sortir tout ça. Tu pourras frapper, crier, pleurer, rire, faire c’que tu veux pendant que j’tiendrais le sac de frappe. » finit-il par dire en baissant le ton. Juste avant de quitter la pièce, il répondit d’un air amusé à la question de la brune « Qui j’suis ? Si ça t’intéresse vraiment, viens te défouler à la salle et comme ça on montrera à l’autre notre vrai visage. »

Il était temps pour la jeune femme de partir, ce qui laissait Hernando perplexe car il était rare d’avoir une personne avec tant de répondant qui construisait un débat, un échange plutôt que de se limiter à la fin à des insultes, comme le faisait ses amis ou membres du gang. La violence primée sur tout le reste, là elle était présente en fonction de la manière dont on pouvait prendre les choses, mais c’était bien plus intéressant et constructif. D’un autre côté, l’endroit pour discuter n’était pas des mieux choisis. Le domicile familiale restait toujours une zone à part où tout ce qui se jouait à l’extérieur ne pénétrait pas, sauf cette fois-ci avec Reese. Hernando afficha de nouveau un sourire constant, normal sa mère le dévisager en se demandant ce que ces deux-là avaient bien pu se dire. Il savait d’avance qu’il aurait le droit à une avalanche de questions au départ de la jolie brune. « Plaisir partagé très chère Reese stagiaire-avocate. » lui dit-il en fermant la porte.

_____________________________________________

Aucune nouvelle de la jeune femme. Hernando avait espérait la revoir à la salle ou même ailleurs, peu lui importait, il avait envie de la revoir. Pourtant, à plusieurs reprises durant la quinzaine suivant cette visite, ils se croisaient plusieurs fois, mais le latino n’avait pas envie de se prendre gifle devant ses amis. Sinon, il aurait dû réagir afin de ne pas se montrer faible devant eux. Ca aurait été mauvais pour l’image.

A une seule reprise, un échange aurait pu être possible lorsque Reese fit tomber ses dossiers. Levant les yeux au ciel, Hernando l’aida, mais aucun échange verbal ne se produit. L’envie était présente, il s’agissait même de la meilleure occasion, mais il lui sourit simplement. A quoi bon engager une conversation dont elle n’avait que faire.

_____________________________________________

Pavanant dans les rues avant de rentrer chez lui, le tatoué chantonnait. Sans trop de raison, il était d'excellente humeur alors que rien de spécial ne s'était déroulé dans la journée. Regardant les vitrines des boutiques, il aperçut derrière l'une de celles-ci une jeune femme brune et il pensa instantanément à Reese. Elle était pourtant de dos et ne voyait pas trop ce qu'elle ferait dans le coin à cette heure-ci, mais une blanche dans un café du quartier, ça ne courait pas les rues. Hésitant au départ, sa curiosité finit par avoir raison de lui et il entra dans le bâtiment. Les coups d'oeil jetaient confirmèrent sa première impression à l'extérieur, c'était bien elle.

Saluant ses connaissances, il jouait la carte de l'ignorance en premier lieu. A aucun moment il ne se retourna vers la jolie brune qui ne l'avait certainement pas vu entrer, mais vu le bruit qui s'installait, elle finirait bien par le remarquer. Hernando continua quelques instants à discuter avec le barman avant de se décider de tenter une approche. Lentement, il avança vers une Reese plongeait dans la paperasse. « Bonsoir Reese - dit-il en penchant la tête – T'aimes à ce point le quartier que tu viens y travailler maintenant ? » lui demanda-t-il d'un ton posé et curieux.



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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Mer 21 Sep 2016 - 20:07

La discussion allait bon train derrière elle, mais Reese redoubla d'effort pour se couper du bruit et continuer à se concentrer. Elle regarda les photos, et tira de son sac à dos un de ses manuels de droit qu'elle envoya lourdement sur la table. Là, elle l'ouvrit et chercha sur le droit à la location d'un logement décent en amérique. Tout un blabla écrit en minuscule, dans lequel elle se plongea en plissant les yeux quelques instants. Son ventre grogna, l'interrompant dans sa lecture, avant qu'elle ne se pince l'arête du nez. Elle avait besoin d'avaler quelque chose avant de reprendre. S'apprêtant à repasser commande, elle tomba sur deux yeux sombres qu'elle connaissait plutôt bien maintenant, fronçant un sourcil surpris.

« Hernando... »

Son cœur loupa un battement. Un léger. Elle se raidit sensiblement en baissant les yeux vers ses dossiers en désordre, sans trop savoir quoi faire. Vu le monologue auquel elle avait eu droit quelques jours plus tôt, elle n'était pas certaine d'avoir envie de se relancer dans une cause perdue. Surtout d'aborder des sujets qui ne la concernaient apparemment pas, dont elle y comprenait visiblement rien. Chacun voyait midi à sa porte quand ça l'arrangeait, certainement, et elle n'avait pas la force d'entamer une quelconque dispute sans perdre patience.

Alors, si elle aimait le quartier ? La brune releva le nez vers lui avec une petite moue sur le visage. Que devait-elle répondre à ça ? Elle ne se voyait pas aller ailleurs, elle s'y sentait bien, elle fuyait l'ambiance de son propre bureau et la folie du téléphonant sonnant à tout moment et en continue ? Non. Elle ne voulait pas se plaindre. Alors elle resta simple. « Bien sûr, j'ai rencontré des gens adorables, ici. Pour qui j'ai envie de me battre et pour qui je me passe de sommeil. » Simple et sincère. L'affaire qu'elle montait lui tenait à cœur. Même si c'était David contre Golliath et que ça allait forcément prendre des plombes, elle s'y investissait sans compter.

Mais là, Hernando lui accordait une pause qui lui convenait aussi, et sans attendre elle en profita. S'adossant à sa chaise, elle le regarda droit dans les yeux. Il perdait son air dur aussi vite qu'il le gagnait, mais elle avait l'impression qu'il hissait très vite les boucliers pour se protéger. D'elle ? Elle n'en savait rien. Ça faisait deux semaines qu'elle ne lui avait pas vraiment adressé un mot, et elle gardait une certaine aigreur de ses propos à son encontre. Il l'avait jugé rapidement, et pas en bien. Là où elle, qui même avec des mots durs, avait compris qu'il avait un potentiel qu'il refusait d'exploiter correctement. C'était dommageable. Pour lui, pour sa famille, et pour la terre entière.

Elle se contenta d'un sourire, et blagua avec légèreté :

« Cet air content sur ton visage, c'est parce que tu ne peux plus te passer de moi ? » La question sortit d'elle-même, immédiatement suivi par une autre, légère dans le ton toujours, mais plus piquante cependant vu les circonstances : « T'as pas peur d'être vu avec une petite blanche qui pète plus haut que son cul ? Ça serait dommage pour ta réputation de gros dur. Je voudrais pas que ma présence t'inspire d'autres tirades cinglantes. » Surtout qu'il était venu lui parler directement. Elle n'avait pas fait ce geste vers lui, ni eu ce mouvement. On vint lui apporter son café ainsi que son verre de tequila. Et elle remercia le serveur d'un grand sourire.

« Je commanderais bien à manger aussi, s'il vous plait, lança-t-elle avant que l'homme parte trop vite. Il hocha la tête.
Laisse-moi te préparer une assiette alors. »

Reese hocha la tête. Le gérant avait apparemment franchi le pas du tutoiement, pour faire d'elle une habituée peut être ? Elle reviendrait probablement de toute façon. Ici, elle avait l'impression de bien travailler, de vraiment avancer. L'homme fit demi-tour, dépassant Hernando après une tape sur l'épaule, les laissant de nouveau en tête à tête. Sans trop se fier au regard de son vis-à-vis, elle prit son shot de tequila et n'en fit qu'une gorgée. Elle le reposa à la suite en grimaçant légèrement, revigoré et bien secoué aussi par l'alcool qui lui brûlait la gorge. Puis, sourire :

« Je t'en prie, installe toi si tu l'oses, fit-elle en désignant la chaise devant elle avec un petit sourire mutin. Elle prit juste une petite inspiration avant d'ajouter : Enfin... Si tu tiens à me regarder travailler et désespérer sur les gros riches profitant trop largement de la sympathie des honnêtes gens pour se faire des couilles en or, et au passage m'admirer m'arracher les cheveux... »

Elle repoussa légèrement la chaise du pied, et lui demanda :

« Qu'est-ce que tu fais là si tard ? »

Même si ça n'était pas ses affaires, elle était... curieuse. De comprendre pourquoi il s'était encore arrêté et été venue la voir, pour commencer.



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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Jeu 22 Sep 2016 - 11:12

La jeune femme se donnait vraiment à fond dans son travail et dans cette affaire, même sans le formuler, ça se voyait. Il suffisait de regarder l'état de la table ou la mine fatiguée affichée. Hernando affichait un petit rictus de plaisir à pouvoir échanger de nouveau avec elle et, cette fois-ci, serait peut-être la bonne afin de discuter plus calmement. Il fallait bien admettre que précédemment, les échanges n'étaient pas des plus détendus, mais, à présent, ils étaient en terrain neutre dans un café-bar ne payant pas de mine. L'accueil réservé par Reese était bien différent des deux autres, même si à chaque fois elle restait polie et courtoise. Là, il y avait quelque chose d'autre, elle semblait plus détendue, moins sur la défensive. Alors Hernando allait lui aussi montrer une autre facette de sa personnalité, celle du mec souriant, aimant la vie et mettre de côté sa grande gueule.

« J'ai pas l'droit d'être heureux de t'voir ? » lui répondit-il en arborant son sourire éternel. Et c'était le cas, sans réussir à savoir pourquoi, le tatoué était content de voir Reese car même si les échanges s'étaient pour l'instant montrés plutôt virulents dans les mots, la jolie brune l'intriguait et une certaine curiosité à son sujet naissait de plus en plus dans l'esprit du jeune homme. « Oh, pas grave, j'prends l'risque ! - affirma-t-il en haussant les épaules – Ou alors faut croire que j'suis maso. » dit-il en laissant un petite rire sortir.

Lorsque la commande fut apportée, la tequila sauta aux yeux de Hernando. Oui, il répondait en beaucoup de points à l'image des gens sur les hispaniques. En plus de ses manières de se vêtir et de parler, il adorait cette boisson, tout comme son père avant lui. Il se retrouvait d'ailleurs dans la chanson Tequila Sunrise de Cypress Hill, et pas uniquement pour l'alcool mentionné. A son tour, le latino interpella l'homme et commanda également une tequila. Une femme aimant cette boisson partait déjà avec un bon point, et si en plus, elle avait un certain caractère, comme Reese, elle en marquait de nouveau un dans l'esprit de Hernando. En reposant son regard sur la jeune femme, il crût que ses yeux allaient sortir de leurs orbites en la voyant avaler d'un trait le contenu de son verre. Certes, il s'agissait d'un shoot, mais il ne se l'était pas imaginé ainsi. Il lui dit alors « Wah, sacrée descente en plus d'avoir d'bons goûts ! » d'un air mélangeant surprise et satisfaction.

Et une nouvelle surprise arrivait ; la brune venait de lui proposer de prendre place à sa table. « Voir une femme en pleine réflexion est toujours intéressant, alors pourquoi pas ! » Hernando voulait ajouter que l'admirer ne le dérangeait pas, mais il ne formula pas cette idée parce qu'elle faisait écho à d'autres termes comme reluquer ou mater. Et vu le passif des deux jeunes gens, il était préférable de garder cette option dans le coin de sa tête. Le latino recula davantage la chaise et s'installa. Hotant sa veste, qu'il plaça sur le dossier de cette dernière. « Rien de spécial, j'me baladais et... - il hésita à dire honnêtement la raison de sa présence – Pour tout te dire, en t'voyant, j'ai eu envie d'venir ici, de prendre un verre et... Pourquoi pas passer un peu d'temps avec toi. » finit-il par admettre en gardant ses yeux rivés sur la jolie brune.

Autant opter pour l'honnêteté et la transparence. Même si les hasards existaient, il y avait un moment où il était nécessaire de les provoquer. Dans ce cas précis, Hernando avait cette envie d'en apprendre plus sur Reese, de la connaître un peu mieux, et même de simplement faire pour la première fois réellement connaissance avec elle. Sa phrase pouvait laisser penser qu'il essayait de la draguer, mais il n'en était rien. Il ressentait une véritable frustration sur le déroulement de leurs précédentes rencontres au lieu de s'en foutre tout simplement et de ne pas y repenser quasiment à chaque fois qu'il la croisait.

Dans cette optique, il se montra curieux sur le travail de la jeune femme « Si c'est pas indiscret, il a combien d'logements ce proprio ? Parce que ça a l'air d'être un sacré dossier qu't'as. » Peut-être que grâce à elle, les Álvarez et tous les autres locataires auraient la chance que d'importants travaux soient faits, ce qui leur enlèverait ce souci de leurs têtes, tout comme les factures qui diminueraient. Reese se montrait combative, ce dossier lui tenait à cœur et forcément, ce n'était pas du tout pour déplaire à l'hispanique.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
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