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 The Innocent Criminal

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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Sam 24 Sep 2016 - 20:38

Ils marchèrent main dans la main en flânant dans les allées. Le regard du latino était attiré par des flashs lumineux et des cris provenant du ménage, représentant certainement l'attraction phare de cette fête. Petits et grands s'amusaient à simplement la regarder, et cela démangé Hernando d'essayer. Les même envies et craintes refaisaient surface, comme lors de sa dernière visite d'un événement de la sorte. Des images en vrac se succédèrent dans son esprit, celle de lui et de ses camarades de classe tordant dans tous les sens la tête pour suivre les wagons du manège, la joie de se retrouver devant et de le contempler à s'en briser la nuque tellement tout lui paraissait tellement gigantesque.

Maintenant, quelles sensations éprouvait-il ? Les même, mais avec une intensité décuplée, aussi bien du côté du désir de monter dans cette attraction que de la peur de ne pas supporter les sensations procurées, et pour une fois, il se fichait pas mal de perdre la face devant Reese, après tout, il s'était déjà retrouvé au tapis, ça ne pouvait pas être pire... A part lui vomir dessus ou perdre connaissance dès la première descente éventuellement.. Mais ça n'arrivera pas ! J'espère en tout cas, sinon j'me pends à c'truc. De façon générale, il appréciait ressentir de fortes émotions, c'était certainement sa peur enfantine qui repointait le bout de son nez, rien de plus. Alors lorsque cette dernière lui soumit l'idée d'essayer, il sauta sur l'occasion « Carrément ouais ! » répondit-il enthousiaste comme jamais.

Bien que la fête foraine était de taille modeste, une file d'attente assez conséquente était présente. Hernando déblatérait un tas de choses sans queue ni tête dont il ne se souvenait même pas une fois les choses dites. L'excitation lui faisait dire n'importe quoi, il essayait de communiquer sa joie à la brune qui semblait bien moins sereine que lors de son annonce. Entre deux bêtises orales, il tentait de la rassurer en prenant une voix plus posée en enfilant une nouvelle fois son costume d'entraîneur « T'en fais pas, ça va l'faire, j'crois en toi !et on va essayer d'pas dégueuler se dit-il » C'était à leur tour, Hernando laissa l'avocate prendre place en première et il s'installa évidemment à côté d'elle. Le départ allait être donné, « Hm... Nan, trop tard, on va tous crever... » plaisanta-t-il de façon plutôt déplacée. Le latino posa sa main et caressa avec son pouce celle de Reese en lui offrant un regard rassurant et plein d'encouragements. « Accroche-toi bien ! » lui dit-il avec son éternelle banane au visage. Agrippant les poignets du harnais, la fameuse banane du jeune homme commençait à lentement changer de sens au fil de la première montée, jusqu'à ne plus exister dès le début de la descente.

Leur calvaire prit fin, à peu de chose près il aurait pu laisser échapper le repas de sa mère ingurgitait quelques heures plus tôt. « C'était.. Sympa non ? – demanda le tatoué en déglutissant difficilement sa salive – C'est à faire au moins une fois dans sa vie tu crois pas ?Mais juste une fois hein, m'dis pas qu'tu veux r'faire un tour. pensa-t-il. » Les barres de sécurité se soulevèrent automatiquement, il garda toute sa contenance, bien que sentant ses jambes un peu fébriles. Quant à Reese, elle n'était pas dans son meilleur état. Comme quoi les blancs peuvent être encore plus blanc. Hernando tendit les mains pour l'aider à sortir jusqu'à la sortie du manège. « Promis, j'te lâche pas. » répondit-il avec un sourire plein de tendresse.

« Au moins, on sait qu'on l'refera pas alors vu qu't'as l'vertige – petite danse de la joie dans sa tête – Ca marche, j'vais te trouver un truc un peu plus calme. » lui affirma-t-il tout en restant assis sur le banc. Hernando scruta les différentes attractions et stands à proximité de vue et il constata qu'il y avait beaucoup d'endroits en lien avec la nourriture. Barbe à papa, churros, gaufre, donuts, pizza, bref, il y en avait pour tous les goûts. C'est alors qu'une question lui traversa l'esprit donc il fit immédiatement part à l'avocate « Pourquoi foutre autant d'stands de bouffe après le grand 8 ? Ca coupe l'appétit pourtant c'truc nan ? Tu t'vois manger que'que chose de bien gras là ? » la questionna-t-il d'un air sérieux et dégoûté à l'idée d'avaler quoi que ce soit.

L'instant d'après il vit un élément de réponse pouvant correspondre à la requête de la jeune femme. Lui prenant la main il se contenta de répéter ce qu'elle lui avait dit avant de monter en voiture « Tu m'fais confiance ? » de façon malicieuse. Quelques pas plus loin, il s'arrêta devant le bateau pirate, celui allant d'avant en arrière rapidement à en provoquer le souffle coupé. « Ca t'va ? » Un blanc s'installa et le jeune homme se mit à rire. « C'est bon, j'rigole, on verra après, là c'est p'tet un peu prématuré. Faut qu'tu regardes derrière toi en fait. » indiqua-t-il en faisant un mouvement de la tête en direction de l'autre attraction ; la pêche aux canards. Hernando partit en fou rire, mais s'arrêta presque aussitôt en voyant la tête de Reese.

« J'te taquine t'inquiètes ! – soupira-t-il exagérément en étant amusé – C'est ça qu'j'vais vu. » admit-il en montrant un panneau indiquant ''La Malédiction de Cassandre''. Le principe de ce manège lui était totalement inconnu, mais le nom donnait envie d'aller voir. Ils entrèrent dans une sorte de wagon décoré d'un style grec ancien. Rien de bien fameux à première vue, pourtant, lorsque l'attraction commença, quelque chose d'étrange se déroulait. Les murs bougeaient, tout comme le sol et le plafond. Les sièges également, en fait, Hernando n'arrivait pas à déterminer dans quel sens il était et s'ils se mouvaient aussi où si c'était qu'une impression. C'était plutôt déstabilisant. Les décors évoluaient, racontant une histoire ou un mythe, le latino n'avait aucune connaissance dans le domaine. En sortant, il se sentait presque aussi mal qu'à celle du grand 8. « Bateau pirate en fait hein. » dit-il en cherchant l'approbation de la brune.



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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Sam 24 Sep 2016 - 21:58

« Trop. Bizarre. » Lâcha Reese en descendant du manège avec lui. Oh, c'était à peine moins pire que lors du grand 8, mais c'était pas non plus fou. La brune n'était pas très sûre de se sentir bien, tout avait été parfaitement étrange. Les choix de Hernando n'était pas les bons, vraisemblablement. Oh, il ne pouvait pas savoir, vraisemblablement, mais elle n'était plus sûre de pouvoir le suivre dans une autre aventure à la suite de ça. Mais elle ne pouvait pas cacher une chose, qu'elle s'amusait, comme une petite folle. Même dans le bateau pirate quand elle suivit Hernando, ce qui ne lui retourna pas l'estomac mais la rendit toute chose en sortant. Ils s'arrêtèrent plus tard pour prendre quelque chose à boire, ainsi que des churros à se mettre sous la dent. Finalement, se distraire, ça creusait un peu. Malgré le repas de Maria avant...

Accoudés tous deux à un banc en bois, se partageant ce qu'ils avaient commandé, ils discutèrent de tout et de rien. Jusqu'à un silence qui se prolongea. Le genre de silence qui disait que c'était pile le bon moment pour se lancer, faire un pas vers l'autre, un pas décisif, capable de tout faire basculer. Mais sur le moment, la brune sut qu'elle n'était pas prête. Et elle l'annonça, sans regarder Hernando. « Pas encore. » Esquissant un petit sourire confiant, elle prit une bouchée de churros. Quand on se retrouvait avec le cœur brisé, on était toujours persuadé qu'il n'y avait qu'une personne au monde pour nous aimer. Une seule chance. Reese souffla, c'était si peu, une chance sur six milliards. Une chance de ne pas se tromper. Comme s'il n'y avait qu'un seul exemplaire de ce qui était bon pour soi. Du bon. Le bon, comme toutes ces filles l'appellent dans les films. Celui qui fera chavirer tout un monde. Et on en trouve une autre pourtant un jour et ça a l'air dingue de s'être autant inquiété pour ça au début.

« Je n'ai pas envie de gâcher ça. » Lança-t-elle finalement avant de se rendre compte que ça pouvait vouloir dire qu'elle ne voulait le garder qu'en ami. Or, ce n'était absolument pas vrai. Elle voulait plus. Elle voulait plus et tout de suite. Mais elle se connaissait assez pour savoir qu'elle foutrait tout en l'air, très vite. Elle avait besoin de temps. La cicatrice qu'avait laissé Moxley était encore trop fraîche. « Pas que je veux pas... Autre chose. » Fit-elle pour s'expliquer et se rattraper. « C'est juste que là, maintenant, je ferais que merder, et j'en ai pas envie. Comme je veux pas que tu penses que je fais tout ça et que je t'utilise comme pansement, ou je sais pas quoi. Et je veux pas non plus que tu te dises que je suis une nana facile et un peu tarée qui va craquer pour tous les mauvais garçons du coin, hein. »

Elle eut un petit rire crispé, elle se sentait bête de lui sortir ça comme ça. Le pauvre devait plus savoir sur quel pied danser avec elle, ou la prendre pour une véritable folle. Elle l'était probablement un peu. Fallait admettre que Reese s'était construit sur des bases bancales, merdiques, qu'elle faisait au mieux avec ce qu'elle avait, mais ça n'était jamais simple pour elle. Les banalités d'usages, les réunions de familles, les relations avec les gens. Moxley comprenait ça. Il comprenait l'incapacité qu'elle avait à comprendre certains choses, parce qu'elle ne voyait pas le monde à travers le même prisme que les autres.

« Désolée. C'est bizarre, dit-elle en riant avant de se reprendre. Mais pas encore. »

________________________________________


« Hey, Reese ! » La brune se redressa de sa voiture, croisant un visage familier. Elle eut un grand sourire, soudainement légère, en entrevoyant la silhouette d'un adolescent qu'elle avait rencontré quelques jours plus tôt. « Juan, salut ! » Salutations d'usages, prises de nouvelles, la question qui brûlait les lèvres du jeune garçon tomba rapidement : « Tu passes voir Hernando ? » Reese eut un petit rire, avant de lui répondre que non, elle passait juste récupérer des documents que l'une de ses voisines devait signer pour la joindre au dossier. Du coup, le jeune homme ne se laissa pas démonter par cette réponse, tandis qu'elle semblait sur le point de reprendre la route : « Tu veux monter deux minutes ? Il doit être là. »

Reese se figea. Oui, Hernando devait être là. Mercredi, fin de matinée, probablement pas encore levé. Elle ne put retirer la moue contente de le savoir de sur son visage, relevant le nez vers le cadet des Alvarez. Il avait ce petit air mutin qu'elle connaissait sur Hernando, comme s'il avait une idée derrière la tête. Un rire lui échappa alors qu'elle lui demanda franchement : « Qu'est-ce que tu essayes de faire ? » Le jeune homme ne put s'empêcher de passer sa main dans ses cheveux, un peu gêné. Voilà que le plus futé de la famille chercha à s'expliquer : « Rien du tout » Mentit le latino avant de rire. « J'me dis juste que vous vous entendez bien alors y'a pas de raisons que- Enfin, tu vois ? Il t'aime bien tu sais ? » Dit-il après une petite pause. « Il a pas des fréquentations toujours appréciables mais... Tu lui as fait un truc, à mon grand frère. »

Nouveau rire. Elle remercia Juan pour son honnêteté, avant d'accepter. Au début, elle pensait ne pas y aller pour ne pas les déranger, mais puisqu'elle y était conviée (et surtout qu'elle avait aussi envie de le revoir) elle accepta d'un signe de la tête. Ils y allèrent ensemble en plaisantant, jusqu'à atteindre le palier de la porte. Juan se stoppa et se tourna vers elle : « On pensait aller faire un paintball avec les frangins... Il me manque un coéquipier, t'en serais ? » Reese fronça les sourcils, un peu surprise, avant de réfléchir. « Toi et moi ? Ils auront aucune chance. J'en suis. »

Et sur ses mots, Juan ouvrit la porte.



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Hernando Álvarez
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Sam 24 Sep 2016 - 23:55

Dégustant les churros dûment mérités, le latino en oubliait presque le passage entre le grand 8 et le bateau pirate. Ce souvenir ne serait pas à totalement oublier, il serait capable de la réitérer sinon, mais comme on dit ; il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Et cet adage fut confirmé. Hernando crût tout d'abord que l'avocate souhaitait un peu de temps avant d'enchaîner sur un autre manège, mais vu le ton employé et le regard fuyant, ça ne pouvait pas être ça. Il réalisa, à la fin de sa réflexion, ce qu'elle voulait lui dire. Reese avait besoin de temps, elle ne souhaitait pas précipiter les choses, et puis ce qui s'ajouta fut des plus douloureux, comme un coup bien placé à l'arrière de la nuque. Bien plus que le KO subit lors de leur petit match. Pas gâcher ça... Ces moments où on s'marre t'conviennent en fait.. En même temps, qu'est'c'tu f'rais avec un type comme moi, t'as d'jà connu ça et t'as souffert, normal... pensa-t-il amèrement.

Il ne lui en voulait pas, pas du tout même. Lors de leur véritable rencontre, au café, il s'était de toute façon dit à un moment que ça resterait peut-être qu'une parenthèse, et c'était ce qui était entrain de se passer. Ca ne l'empêcherait pas de vouloir la revoir car il s'était vraiment attaché à elle et l'appréciait énormément, elle était formidable et resterait unique à jamais pour lui. Tandis que le latino était entrain de se morfondre, une pommade cicatrice fut vite appliquée par Reese elle-même. Il s'agissait bien de prendre son temps. La regardant, Hernando la rassura immédiatement « Tu sais qu'j'aime les gens vrais et honnêtes, alors y a pas d'raisons qu'j'le prenne mal – dit-il en déposant un baiser sur le front de la jeune femme – On a tout notre temps, j'suis pas pressé t'inquiètes pas. » ajouta-t-il en lui souriant.

Même si Hernando ne l'avait pas clairement formulé, il était touché par la franchise de la brune et cela confirmait tout le bien qu'il pensait d'elle. Il lui laisserait le temps nécessaire, même si cela signifiait patienter plusieurs semaines ou plus, il le ferait pour elle. « J't'attendrai Reese, j'te le promets. » affirma-t-il avec un visage plein de douceur


__________________________________


Tous les jours, lorsqu'il passait devant le café où tout avait réellement commençait, il ne pouvait s'empêcher de regarder à l'intérieur, espérant voir Reese. Il n'avait plus de nouvelles depuis quelques jours et quoi qu'il fasse, il pensait à elle, se demandait comment elle allait, si sa journée s'était bien passée. Il refusait de se l'admettre, mais la jeune femme lui manquait cruellement et ce silence n'aidait pas. Pourtant, il se montrait confiant et savait qu'elle finirait bien par l'appeler ou venir le voir. Il prendrait sur lui et tiendrait sa promesse car ce n'était pas dans sa nature de ne pas respecter une parole donnée. Alors, il patienta.

La veille, il était sorti avec deux amis dans un bar du quartier, il avait passé une très bonne soirée, oubliant durant ce temps ses questionnements. Il était rentré tard, mais impossible de savoir vers quelle heure puisqu'il n'avait pas regardé. Et en admettant qu'il l'aurait fait, rien ne garantissait qu'il aurait pu décrypter ce que la montre lui indiquait vu les tequillas consommées. Le réveil fut donc difficile. Il enfila ce qui lui tombait sous la main avant de sortir de sa chambre et se rendit dans la cuisine pour prendre un café. Avachi à table, son regard se fixa vers l'extérieur dans le vide. Le latino tournait encore et encore la cuillère dans la tasse durant de longues minutes. La fumée, due à la chaleur de la boisson, se faisait de moins en moins présente.

Il termina son café et se donna deux trois gifles pour tenter de sortir de l'état léthargique dans lequel il était. Il regarda l'horloge qui indiquait 11h pétante. Et merde, le paintball. Hernando avait promis à ses frères de les emmener ce mercredi faire une partie. M'faudrait une injection d'caféine là... Déjà mou d'ordinaire le matin, le faible temps de sommeil et l'alcool de la veille n'aidaient en rien. Il se resservit un café et reprit la même place. « Salut mano! T'es enfin levé ?! » dit joyeusement Juan en ouvrant la porte. En guise de réponse, il eut le droit à un simple « Hmmm. » Ô joie de vivre si expressive ! Jetant un coup d'oeil vers son petit frère, il dût regarder à deux fois pour être sûr de ne pas rêver. « Oh Reese ! » lança-t-il en se redressant. Pour une surprise, ça en était une sacrée ! Mais pourquoi l'seul matin où j'ai à c'point la tête dans l'cul?! « J'l'ai invité pour la partie de tout à l'heure, ça t'embête pas je pense hein ? » lança amusé Juan – Évidemment que non ! » répondit avec un grand sourire l'aîné qui regarda rapidement ses jambes Oh 'tain, c'est bon, j'ai un fute ! Il se leva et se dirigea vers Reese avant de rester figé. Est-ce qu'il fallait faire la bise ? L'embrasser ? Rien faire ? Devant tant de tergiversation, créant un moment de gêne pour chacun, la jolie brune lui donna la réponse.

Lui souriant, Hernando s'excusa d'avance « Il faut qu'j'prenne une p'tite douche, j'suis désolé, j'pensais pas.. Enfin... J'me dépêche – bafouilla-t-il avant de chuchoter à l'intention de la jeune femme – Ca m'fait très plaisir de te revoir. » avant de courir se laver. Ce fut l'histoire de moins de dix de minutes, le temps également d'enfiler des vêtements un minimum convenables et de se préparer pour elle. En sortant de la pièce, il la vit entrain de discuter avec Juan et de sourire. Ceci était communicatif, il y en eut un se dessiner instantanément sur le visage de l'aîné. « C'est bon ! Où est Raf ? » demanda-t-il à l'autre Alvarez de présent qui haussa les épaules.

A peine le temps pour le tatoué de sentir la colère monter, que le petit dernier fit son apparition essoufflé « ¡Pardon me Hernando! – s'empressa-t-il de dire – Le bus arrivait pas alors... – et il s’interrompit en voyant l'avocate vers qui il alla – Bonjour Reese ! Tu vas bien ? » demanda-t-il d'une voix étonnement douce. Le grand frère n'était pas le seul à apprécier la jeune femme, qui devenait un sujet de conversation un peu trop présent à table d'ailleurs, surtout par Maria.

Hernando pressa le pas de ses cadets pour qu'ils aillent se préparer, ce qui donnerait quelques minutes aux deux adultes. Il prît place face à Reese et, ne sachant quelle question posée en premier, il opta pour tout à fait autre chose, mais en lien avec l'activité à venir « T'as toujours ton sac de sport dans ton coffre ? Parce que là, même si j'te trouve très belle, c'est pas très adapté pour le paintball. » Le compliment était peut-être maladroit, mal placé par rapport au sujet, mais par celui-ci, il souhaitait montrer à la brune que rien n'avait changé de son côté.

Ce fut la seule question qu'il put poser, Rafael venait de réapparaître. Il y avait mieux comme moment d'intimité et surtout, de biens meilleures questions à poser. L'avocate s’éclipsa à son tour pour récupérer ses affaires. « Tu r'viens hein !? » sortit Hernando d'un air faussement inquiet. Elle ne se serait pas donnée la peine de venir pour repartir aussi vite, pas Reese. Une fois la jeune femme sortit, Raf se montra un peu trop curieux, ce qui énerva Hernando qui lui offrit une tape à l'arrière de la tête. Les deux petits frères voulaient absolument tout savoir sur ce qu'il se passait, si le tatoué et l'avocate sortaient ensemble, ce qui allait se passer... Que des choses ne les concernant pas, mais leur curiosité était attachante et taquine, rien de méchant en soi, c'était pourquoi Hernando s'amusait de la chose en chahutant gentiment avec.

Une fois tout le monde prêt, il prît les clés de sa voiture « Pour l'coup, c'est toi qui t'fait conduire aujourd'hui. » affirma-t-il en jouant avec son trousseau. Juan et Rafael couraient dans les escaliers pour rejoindre au plus vite le véhicule, ce qui ne ferait pas avancer plus vite les deux autres. « Comment vas-tu Resse Maddox ? » demanda-t-il un sourire en coin, mais plein de tendresse et d'amour.


__________________________________


Ils grimpèrent tous les quatre dans la voiture où l'ambiance était presque trop parfaite, chacun discutant et riant avec les autres. Un vraie sortie familiale vers Seward Park où un terrain temporaire avait été aménagé pour la pratique de ce sport. « Nous y voilà ! Prête à t'prendre un raclée ? » dit-il accompagné d'un clin d’œil. Les équipes étaient déjà faites vu que Juan devait trouver un partenaire, et pour le coup, il l'avait bien choisi.



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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Dim 25 Sep 2016 - 1:15

Il était là et... Il avait l'air fatigué. Le grognement qu'il offrit comme salutations étonna la petite brune, qui croisa les bras sur sa poitrine en le regardant, adossé au chambranle de la porte. Le genre de personnes à qui il ne valait mieux pas adresser la parole avant un bon café, pas vrai ? Elle se reconnaissait bien là-dedans. Reese, elle-même, avait besoin de son thé bien chaud avant d'entamer une quelconque conversation avec qui que ce soit. Elle ne pouvait perdre son sourire en le regardant, ni s'empêcher de rire lorsqu'il comprit qu'elle était là. C'était... C'était chouette de le voir aussi content de la voir. Elle sentait comme une petite faiblesse au niveau de son palpitant en le voyant s'approcher, sans savoir comment elle pourrait lui dire bonjour. La dernière fois, elle s'était montrée claire. Elle avait besoin d'attendre. Parce qu'elle aimait beaucoup Hernando, parce qu'elle le trouvait gentil, et même s'il faisait partie d'un gang et qu'elle serrait les dents quand elle y repensait, le temps qu'elle passait en sa compagnie n'était jamais du temps perdu. Jamais. Elle avait apprécié chacune des sorties et des rencontres hasardeuses, et avait remarqué une chose : plus elle le voyait, mieux elle se sentait. C'était comme si les pensées tournant autour de Moxley était... Moins douloureuses. Moins obsédantes aussi. Comme si on lui présentait une chance de s'en remettre et d'avancer.

Alors, oui, ils se retrouvèrent plantés l'un en face de l'autre sans savoir quoi faire, ni quoi se dire. Sur l'instant, Reese ne sut si elle devait lui faire la bise, le prendre dans ses bras, ou lui serrer la main. Si bien que trop d'option, elle en choisit une : celle de ne RIEN FAIRE. Voilà. Elle était là, en face de lui, avec un sourire un peu stupide, après des jours sans se voir ni se parler, à se regarder droit dans les yeux en ayant l'air un petit peu ridicule. Elle se mordit la lèvre quand il lui murmura à l'oreille qu'il était content de la revoir, sans pouvoir rien lui dire en retour. Il avait filé comme une flèche ! « Tu vois. » Fit le cadet en croisant les bras sur son buste, regardant la porte de la salle de bain claquer. « Quoi ? Il est différent d'habitude ? » Demanda la brune d'une voix un poil surjouée, ce qui fit rire Juan. « L'un comme l'autre, vous avez pas votre sourire stupide, là. » fit-il en la désignant, elle et son visage. Reese papillonna des yeux en se retenant de sourire à nouveau. « Oui, celui-là. » fit Juan en s'amusant de la situation.

En quelques minutes, Hernando était sorti de sa douche, Rafael avait eu le temps de rentrer et de lui taper la bise. Il ne manquait que Maria, finalement. « C'est vrai, tu me trouves très belle ? » Reprit-elle avec les sourcils froncés avant de s'éclipser. A sa question faussement inquiète, elle minauda avant de lui faire un clin d'oeil complice. Et en un rien de temps, ils se retrouvèrent en dehors de la maison, les deux plus jeunes traçant leurs routes pour atteindre la voiture. « Ils ont l'air pressé ! » Fit-elle avant de faire la moue : « Ils sont au courant que c'est moi qui vais monter devant ? » Elle avait l'air de blaguer comme ça, mais pas du tout. Elle n'allait pas s'installer sur les sièges arrières, elle était trop grande pour ça ! Enfin... Pas physiquement grande, hein. Mais voilà ! De toute façon, le temps qu'elle lui raconte qu'elle allait bien mais qu'elle avait eu beaucoup de travail ces derniers jours, en lui retournant la question, tous deux étaient déjà en bas, et les quatre prêts à monter dans la voiture.

Pour le tête à tête, ça serait pour plus tard, tant pis !

___________________________________


Ils arrivèrent rapidement, et l'ambiance était au beau fixe. Même la remarque de Hernando passa toute seule au milieu, et l'étudiante ne manqua pas de froncer un sourcil surpris. Il voulait jouer à ça ? Alors très bien, ils allaient jouer. Mais niveau répartie, elle était loin d'être la dernière ! « J'ai hâte de t'allonger d'un seul coup comme la dernière fois. » Il y eut comme un silence, puis... « QUE ? » S'offusqua soudainement Rafael, ayant tout à fait entendu la remarque de Reese en tombant presque sur les sièges avant pour voir la tête de son grand frère : « Tu t'es fait allonger à la boxe par Reese ?! Je change d'équipe ! » Fit-il en s'extirpant de la voiture d'un bond alors que l'avocate était en train de se marrer toute seule. « Oooops ! » Lança la jeune femme en se plaçant la main devant la bouche, comme si elle avait fait une grosse bêtise. Elle allait le payer mais... Il avait cherché...

Et elle n'était jamais dernière quand il s'agissait de la trouver.

___________________________________


« JUAN ! JE LE TIENS ! » Hurla-t-elle en bondissant sur le dos de Hernando. Elle avait réussi à s'approcher de lui en fourbe, mais n'ayant plus de munition depuis le début de la partie, et passant son temps à courir pour fuir les assauts du latino, la jeune femme avait littéralement sauté sur l'occasion. Son binôme avec Juan se portait bien, jusqu'ici ! Elle n'était pas la plus sportive de la bande, mais elle s'entendait tellement bien avec le cadet qu'ils s'en tiraient à bon compte tous les deux. En surjouant un petit peu quand ils perdaient il fallait l'admettre. Par deux fois, Reese s'était étalée par-terre, touchée par la peinture, en demandant à Juan d'un ton dramatique de continuer sans elle et qu'il dise à sa femme qu'elle l'aimait ! Mais là, ça allait ! Elle tenait fermement Hernando, les bras passés autour de son cou, les jambes autour de sa taille, et même si elle ne pesait pas bien lourd, l'effet de surprise l'avait aidé ! Juan déboula d'une cachette en balançant dans le buste de son aîné de la peinture, avant de hurler de plus belle : « Holaaaa ! » Reese descendit de sa position pour venir rejoindre Juan, où tous les deux dansèrent sur la chanson de la victoire qu'ils venaient d'inventer. Rafael déboula lui aussi d'une cachette avant de balancer une bombe de peinture dans la tête de Reese qui resta figée sur place de stupeur ! Elle avait oublié l'autre !

« ¡Venganza! » Hurla le plus jeune en fonçant vers Juan, qui se barra aussi vite qu'il le put pour éviter de perdre pour cette fois. Retrouver une cachette fiable ! Reese, pour sa part, essuya la peinture qu'elle avait sur le nez, et sur quelques mèches de cheveux maintenant que sa capuche censée la protéger s'était retirée toute seule. Hernando vint l'aider brièvement, elle le laissa faire avant de lui dire « tu as un truc, là » en lui touchant le nez avec son gant couvert de peinture. Et elle lui en remit une couche, finalement. Ça la faisait bien rire, à croire qu'elle était une véritable enfant ! Sur l'instant, elle regarda le jeune homme dans les yeux, faisant un pas de plus vers lui. Comme si elle avait soudainement oublié les paroles des quelques jours avant, emportée par une sorte d'euphorie qu'elle partageait avec lui. Elle se hissa même sur la pointe des pieds en se rapprochant de ses lèvres pour venir l'embrasser, quand Juan sortit d'une de ses cachettes avec Rafael derrière lui en hurlant : « C'est qui la meilleure équipe !? » Reese se recula d'un coup, se tournant vers les deux autres avec un grand sourire. Le benjamin portait une énorme tache de peinture sur le buste, signe que Juan l'avait eu ! Alors elle sautilla jusqu'à son partenaire et...

Ce fut le temps de la danse de la victoire.



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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Dim 25 Sep 2016 - 13:51

Elle avait osé sortir aux frères de Hernando qu'elle l'avait allongé. La regardant en faisant les gros yeux, il priait pour que, ni Juan, ni Raf, ne réagisse, qu'ils n'aient rien entendu. Raté. Le petit dernier n'en revenait pas. C'est sûr que l'image du grand frère, gros dur qui n'a peur de rien ne trouvant aucun adversaire à sa taille, en prit un sacré coup. Mais l'aîné se mit à exploser de rire pour dissimuler tout ça « Nan, mais eh, tu nous as vu pequeño ? Tu crois qu'j'plierai un genou dans un combat contre Reese ? Haha. » Son regard se posa ensuite sur la brune comme pour lui signifier de tenir sa langue. Le plus gros souci avec le petit était que lui aussi parler, un peu trop, et si tout ça remontait aux oreilles de certains, Hernando n'aurait plus aucune crédibilité dans son gang. Et ça, c'était plus que mauvais. La guerre, de billes de peinture, entre la blanca et le tatoué était sur le point d'éclater.


___________________________________

Avant de s'élancer, il prit par l'épaule Raf afin de mettre au point une stratégie. « Ouais, partez, prenez d'l'avance – lança-t-il à Reese et Juan en faisant signe de la main à ces deux-là de s'éloigner – Bon, on va s'concentrer et la jouer en mode guerilla. On s'planque, on tente d'les surprendre et d'leur tendre des embuscades. – expliqua-t-il par chuchotements en regardant que personne ne les écoutait – On s'éloigne pas trop, ça sert à rien d'partir chacun d'son côté et on s'précipite pas vers l'ennemi s'il est seul, sinon on va s'faire piéger. Si j'pointe l'index en l'air ça veut dire qu'on s'attaque à Reese, si j'le mets vers l'sol c'est pour Juan, ok ? » hochement de tête par-ci, mouvements des mains par-là. Le plus jeune de la fratrie écoutait attentivement les paroles de son frère et se répétait les tactiques pour ne pas totalement les oublier.

Les débuts étaient à l'avantage de l'équipe 100% latino, mais au fil des attaques, les adversaires se montraient plus coriaces et rusés, ce qui était bien plus plaisant. Lorsque Hernando participait à un jeu, il n'était pas mauvais perdant, si ce n'était sur le coup, car même s'il savait se montrer beau joueur, il visait à chaque fois la victoire, y compris lors d'une simple partie de cartes. Il tenait ça de part la boxe, mais surtout de ses relations et du quartier où il vivait où il fallait éviter de montrer ses faiblesses sous peine d'être dévoré par les autres. Alors, lorsque la jolie brune lui sauta dessus, outre la surprise qui le fit lâcher son arme, il ne put s'empêcher de hausser la voix « EH ! QU'EST-C'TU FOUS ?! – lança-t-il en tentant de croiser le regard de la jeune femme – T'es sérieuse là ? On saute pas sur l'adversaire ! – précisa-t-il en s'agitant pour essayer de la faire descendre de son dos – T'es vraiment fourbe ! » Tandis que Reese restait fermement accrochée tel un paresseux à sa branche.

Ce qui devait arriver arriva. Juan sortit des feuillages et se tira sur l'aîné qui lâcha un râle « Raaaaah ! 'Fait chier ! » dit-il en donnant un petit coup dans l'arme. A son tour, Rafael surgit et vengea son frère en tirant sur Reese avant de se mettre à la poursuite de l'autre Alvarez. Regardant la jeune femme, Hernando esquissa un sourire « Sympa l'maquillage vert ! P'tet un peu trop flashy, mais c'est original au moins ! » Puis il se mit à rire avant d'aller l'aider pour enlever au maximum la peinture. D'un geste doux, il passa deux doigts sur la joue de l'avocate en ôtant du vert, dont elle était couverte, et s'essuya la main sur son pantalon. Chose qu'il regretta en se faisant appliquer sans gêne cette couleur sur le nez par Reese, du moins en apparence, car cela le faisait rire. Puis, le temps s'arrêta et tout ce qui les entourait disparu. Il n'y avait plus qu'eux. Aucun mot ne fut prononcé, il n'y en avait pas besoin, tout se passait dans le regard et par des sourires. Le temps réclamait par la brune semblait être révolu et Hernando ferma un instant les yeux en sentant les lèvres de la jeune femme s'approcher des siennes.

Mais le temps reprît son cours, le retour à la réalité fut des plus frustrants, tout en étant prometteur car même si aucun baiser ne fut échangé, Reese semblait avoir prise sa décision. Mais tant qu'elle ne lui dirait ou ferait pas clairement comprendre, le tatoué garderait quelques réserves. Il préférait ne pas brusquer les choses, la laisser faire son choix en ne se réjouissant pas trop vite. En attendant, Raf et lui devaient subir la danse de la joie de leurs adversaires. Se mordillant les joues pour ne pas rire, Hernando tentait d'afficher une mine sérieuse et dépitée en croisant les bras. « Bon, ça y est, vous avez fini ? Pour une fois qu'vous y arrivez heinNan, dis rien toi ! pensa-t-il en regardant la brune. »


___________________________________


Sur le trajet du retour, Reese et Juan n'arrêtaient pas de chambrer les deux autres Alvarez qui restaient muets. De temps en temps, lorsqu'ils s'arrêtèrent à un feu rouge, Hernando en profitait pour regarder la jeune femme et s'amuser de la situation, bien qu'il ne voulait pas leur montrer cela. La joie de vivre naturelle du latino ne pouvait pourtant pas être masquée, même en essayant de se contrôler. Il était heureux d'avoir passé un moment si agréable avec ses frères, et surtout, avec Reese. Ces quelques jours sans nouvelles furent longs, mais rapidement oubliés par cette sortie prometteuse. « Arrêtez d'vous agiter dans tous les sens, vous allez foutre d'la peinture partout ! » lança-t-il d'un regard noir aux passagers arrières. Un petit silence s'installa, puis un éclat de rire se fit entendre. « Mais j'déconne ! On s'en fout, ça part ! Z'êtes cons les mecs ! ». La bonne ambiance régnait et ce n'était pas près de s'arrêter.


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Printemps 2009

L'année fut riche en tout point de vue, tant sur le plan financier, humain ou sentimental pour Hernando, avec à la clé, la plus belle chose qui lui soit arrivée dans la vie ; sa vraie rencontre avec Reese. Ils avaient pris leur temps pour ne pas se lancer dans une relation pouvant causer la perte de l'un ou de l'autre, ils voulaient s'assurer de ne pas être dans l'erreur, qu'il ne s'agissait pas d'un coup de cœur passager. Ils s'entendaient à merveille, passaient de très bons moments, rigolaient énormément, mais leurs parcours si différents auraient pu être une sorte d’attrait sans suite. Ce qui ne fut pas le cas. Comme dans toute relation, rien n'était tout beau ou tout rose, mais le latino avait le sentiment qu'ensemble, ils parviendraient à faire de belles choses. La seule ombre au tableau était l'activité qu'il exerçait. C'était d'ailleurs la source de la plus part de leurs prises de têtes, elle avait beau lui prouver par A + B qu'il n'avait rien à y faire, qu'il pouvait viser mieux, le tatoué s'entêtait à rester dans le gang alors qu'elle ne lui demandait pas grand chose, simplement quitter ce milieu, de trouver un vrai travail, même s'il s'agissait d'un poste chez Walmart, elle s'en fichait.

En cette fin de journée, Hernando était encore à l'extérieur avec ses compadres, l'un d'eux débarqua paniqué. Il devait annoncer quelque chose à son ami, mais, il ne savait pas comment le dire. « Allez, balance, qu'est'c't'as coño ?! ». L'air amusé de l'aîné des Alvarez se dissipa jusqu'à totalement disparaître et laisser place à des larmes. « Non... Pas lui... – serrant les poings il poursuivit – Dis-moi qu'c'est une mauvaise blague, j'te frapperai pas, promis. Mais, dis moi qu'c'est faux ! – agrippant le col du porteur de mauvaises nouvelles, Hernando s'emporta – DIS LE MOI BORDEL, pas Juan, non, pas lui, NOOON ! » hurla-t-il de toutes ses forces en s'écroulant au sol. Son ami avait croisé Maria qui devait se rendre à l'hôpital, elle cherchait ses enfants pour qu'ils viennent avec elle, mais l'aîné était introuvable. Elle supplia l'ami de le retrouver et de lui dire de venir, que Juan venait de se faire tirer dessus et que les urgentistes ne se montraient pas optimistes quant à ses chances de s'en sortir. Pour la première fois, les autres le voyaient craquer à ce point, mais qui n'en aurait pas fait de même ?

La petite bande emmena en voiture Hernando à l’hôpital, hors de question de le laisser faire le trajet seul et encore moins au volant. Le latino passait par différentes émotions. Tantôt la colère s'exprimait face à ce coup du sort morbide, voyant le seul Alvarez se donnant les moyens de s'en sortir en restant loin du milieu dans lequel évolué l'aîné, se prendre une balle. « Retrouvez-les, mais les touchez pas ! Laissez-les moi, j'veux qu'ils souffrent, j'veux les voir m'implorer d'les achever. J'découperai une à une toutes les parties d'leurs corps en commençant par les doigts, puis les oreilles. J'leur arracherai les couilles... J'les tabasserai à mort ces enculés ! Ils ont tiré sur mon frère PUTAIN ! » et l'instant d'après, il pleurait toutes les larmes de son corps en se frappant des poings. La culpabilité était grande, pour lui, si Juan s'était fait tirer dessus, c'était à cause de lui et de toutes ces histoires de gangs, c'était sûr. Reese l'avait prévenu pourtant que tout cela pouvait mal se terminer, mais jamais, au grand jamais, il ne s'était imaginé devoir faire face à la perte d'un autre membre de sa famille, surtout pas à cause de lui. Si l'un d'eux devait se prendre une balle ou même mourir, c'était lui et personne d'autre.

« Mon frère, il est où ? – hurla-t-il dès son entrée dans l'établissement – Juan Alvarez, il est où ? » questionna-t-il le personnel présent. La réponse donnée, il courut dans les couloirs à toute vitesse pour rejoindre la chambre indiquée. Faites que j'me réveille, qu'ce soit qu'un cauchemar ou une mauvaise blague, j'm'en fous, j'me contrôlerai, j'vous l'jure, mais, s'il vous plaît, faites que tout ceci ne soit pas réel, por favor, por favor.... Por favor! Malheureusement il ne fut pas écouté. En s'approchant de la porte il entendit des pleurs, ceux de sa mère, il les aurait reconnus parmi des centaines. Ouvrant la porte violemment, il vit sa mère en larmes, la tête contre le visage de Juan. Se prenant la tête des deux mains, il fit les cent pas dans la chambre en répétant inlassablement « No, no, no, no. » Il colla ses bras et sa tête contre un mur et commença à frapper de toutes ses forces, des reliefs apparurent sur ledit mur, des coulées rouge recouvraient des parties de la peinture blanche. Ses mains ensanglantées tremblèrent, mais aucune douleur de ce type ne se manifestait. Celle qu'il ressentait déjà ne pouvait être égalée ou disparaître en tapant. Il pourrait se faire couper un bras, qu'il ne ressentirait rien. Sa peine était bien trop grande.

S'approchant de sa mère, le regard fuyant, Hernando finit par l'enlacer en s'excusant de tout. « J'suis désolé maman... Il f'sait rien, qu'est-c'qu'il s'est passé ? » La mère lui expliqua, avec les plus grandes difficultés du monde, qu'en rentrant des cours, Juan s'était retrouvé au milieu d'échanges de coups de feu, l'un d'eux termina sa course dans la poitrine de l'enfant. Maria ne connaissait pas les activités de l'aîné, ou ne souhaitait pas en prendre conscience, mais lui s'en voulait. Il se pencha vers son petit frère qui avait déjà les yeux fermés. Caressant le visage du jeune homme, Hernando ne voulait pas croire que ceci était bien réel, que l'un de ses frères étaient là, couché, et ne se réveillerait jamais. Les larmes du tatoué coulèrent en terminant leurs descentes sur le visage de Juan. Il prît son petit frère dans ses bras « J'te demande pardon pour tout Juan, pardonne-moi, pardonne ma stupidité, pardonne-moi toutes mes erreurs, mon mutisme à toutes les r'marques et avertissements qu'vous m'avez donnés, j'aurais dû vous écouter, arrêter tout ça. J'voulais vous aider, qu'vous puissiez faire de grandes études, avoir une belle vie. C'est pour ça qu'j'continuais, pour vous offrir tout c'que vous aviez b'soin. – Hernando n'arrivait plus à contrôler ses pleurs – J'pensais avoir raison, mais r'garde où ça nous a amené. J'suis désolé pour tout p'tit frère.. Tu méritais tellement mieux qu'tout ça, tu méritais un meilleur grand-frère... Pardon... » dit-il en déposant un long baiser sur le front de Juan.

Rafael apparût avec une bouteille d'eau en main qu'il lâcha instantanément en courant dans le dos de son frère qui se retourna pour le serrer contre lui. Il blottit la tête du cadet contre son torse en passant la main dans ses cheveux. Ils furent rejoints par Maria, et tous les trois, restèrent ainsi un long moment, jusqu'à ce que plus aucune larme ne parvienne à couler. Se passant les mains sur le visage, Hernando devait s'absenter quelques instants, il fallait qu'il appelle Reese, il en avait besoin. « J'reviens. » indiqua-t-il la gorge nouée en regardant tour à tour les membres de sa famille, et surtout Juan. Il prit le premier téléphone de disponible à la sortie de la chambre et appela cariño, comme il aimait appeler la jolie brune. Il dut s'y reprendre à plusieurs reprises avant qu'elle ne finisse par décrocher. En entendant la voix de Reese, il avala avec difficulté sa salive avant de parler d'une voix tremblante « C'est moi... – il attendit quelques secondes, il ne voulait pas craquer une fois encore, pas tout de suite – Est-ce que... Est-ce que tu peux m'rejoindre à l'hôpital ? Juan... – A la simple prononciation du prénom de son frère, il ne put retenir plus longtemps ses pleurs – Il... Il est... » se laissant totalement aller, il s'écroula une nouvelle fois en étant adossé contre le mur, et finit par reprendre la parole en passant sa main libre sur son crâne « Il est mort ma chérie... J'ai besoin de toi, on a besoin de toi... Viens... Je t'en prie... »

Il resta prosterné avec le téléphone en main alors même que Reese avait raccroché pour les rejoindre. Plus jamais il n'aurait la chance de voir Juan sourire, s'amuser, s'énerver, lui prendre la tête, plus jamais. Il repensait à des sorties qu'ils avaient pu faire, les cris de joie que Juan lâchaient, le bonheur de passer du temps ensemble. Même leurs chamailleraient l'amusaient au final. Il vivrait à jamais dans son cœur et sa tête, mais Hernando se repasserait ses souvenirs sans pouvoir en créer de nouveaux. Il ne lui avait jamais dit à quel point il l'aimait, à quel point il était fier de lui. Il l'enviait même par moment pour sa volonté à s'en sortir de manière légale et honnête. Juan était la grand fierté du tatoué, son frère savait ce qu'il voulait faire ; aider les autres, et il se donnait les moyens d'y parvenir en travaillant d'arrache-pied.



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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Dim 25 Sep 2016 - 14:26

Ce jour-là, elle avait décroché le combiné quand elle avait pu, en retournant dans son bureau. Elle avait un bureau ! Sur ce stage, elle s'était montrée incroyablement chanceuse et plus encore. On lui faisait confiance en tant qu'archiviste, ça lui prenait tout son temps, au point où elle avait dû quitter son boulot alimentaire à côté pour se consacrer qu'à ça. Elle était bien payée aussi. Enfin ! C'était pas forcément crésus, mais au moins elle vivait convenablement sans avoir besoin de s'épuiser. Et ce stage allait durer un petit moment, avec la possibilité de décrocher un emploi derrière si elle se donnait... Alors, c'était bon à prendre. En attrapant son portable, elle avait vu les cinq appels manqués de Hernando, sans se douter de ce qui avait pu arriver, ni de ce qu'il s'était passé.

« Hey, salut toi ! » Fit-elle en collant le téléphone à ses oreilles. Légère oui, légère sur l'instant parce qu'elle s'était levée de bonne humeur, parce que tout semblait s'arranger dans sa vie, parce que tout prenait une direction qui lui plaisait. Jusqu'à entendre la voix étouffée de son ami au bout du fil, une voix qui lui glaça le sang quand il lui demanda de le rejoindre à l’hôpital. Pourquoi l'hopital ?! Elle voulut poser la question mais fut comme muette en écoutant. Il semblait avoir besoin de temps, pour lui expliquer, et en entendant les sanglots, elle savait que c'était grave. C'était plus que ça... « Hernando ? » Appela-t-elle doucement, pour le pousser à poursuivre, pour l'encourager comme elle le pouvait. Mais elle se sentit si impuissante, et finalement... Totalement désarmée quand il lui souffla que Juan était mort. « J'arrive tout de suite. »

Elle quitta son poste en avertissant son supérieur qu'elle venait d'apprendre une mauvaise nouvelle. Que tout ça n'était pas clair, mais qu'elle devait vraiment partir. Maintenant. On l'y autorisa, parce qu'elle avait l'air tellement au bord de la crise hystérique qu'ils n'avaient aucune envie de gérer ça. Puis, elle partit comme une flèche pour prendre sa voiture. Et en roulant, toutes sortes de questions lui vinrent en tête. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Est-ce qu'il était mort ? Vraiment ? C'était pas possible. Juan, il... Il pouvait pas mourir. Pourquoi ? Comment ? Mais toutes ces questions n'obtiendraient pas des réponses tout de suite. Elle devait attendre, elle devait attendre pour comprendre ce que ça voulait dire. Alors quand elle réussit à se garer devant l'hôpital, se fit pour bondir de son véhicule et se rendre jusqu'à l'entrée. Elle voulut s'approcher du comptoir des infirmières, avant de croiser la silhouette d'une personne qu'elle connaissait.

Rafael était là. Quand il la vit, il eut quelques mots troubles, entrecoupés de sanglots retenus. Il disait avoir besoin de prendre l'air, parce qu'il comprenait pas, il arrivait pas à saisir ce qu'il venait de se passer et... Et Reese n'eut pas plus d'explications, juste plus de questions. « Je suis venue dès qu'il me l'a dit, je- » Elle n'avait pas les mots. Il n'y avait rien qui pourrait le réconforter dans l'immédiat, rien du tout. Il venait de perdre un frère, un de ses grands frères, pour rien. Elle regarda le benjamin dans les yeux, les voyant se remplir un peu plus de larmes avant qu'il ne lui fonde dans les bras. Jamais Rafael ne s'était montré tactile avec elle, mais là, en le voyant s'accrocher à elle comme pour la supplier de faire un miracle, elle mit de côté ces appréhensions et le serra de toutes ses forces. « Rafael, je suis désolée, je suis tellement désolée... » Lui souffla-t-elle à l'oreille.

Ils restèrent comme ça un moment, jusqu'à ce que le jeune homme ne la mène jusqu'à sa mère. Maria était anéantie. Pâle. Les yeux bouffis par les larmes, le visage meurtri par le chagrin. Reese lui prit juste doucement la main pour la soutenir, avant de voir la silhouette de Hernando au bout du couloir. Elle ne mit pas longtemps pour y aller, remontant l'allée jusqu'à lui. Il faisait les cents pas, nerveux, lui aussi retourné par ce qui était arrivé à son frère. Mais parce qu'elle n'avait rien à lui dire pour panser ses plaies, elle fit comme elle avait fait avec Rafael. Elle ne laissa pas Hernando lui dire un mot, elle le prit dans ses bras et le serra fort, si fort qu'elle aurait pu l'étouffer. Ses doigts agrippaient son dos pour ne pas le lâcher.

Mais elle ne dit rien. Rien du tout. Il n'y avait pas de « ça va aller » qui pouvait tenir dans ce genre de situation. Non. Ça n'allait pas. Ça n'irait pas. Pas avant des semaines, voire des mois, et ça serait mentir. Elle n'avait pas l'audace de penser qu'elle pourrait faire la différence, alors elle lui épargna les « je suis là ». Elle était là oui. Mais elle n'avait pas besoin de lui dire pour qu'il le sache. Elle avait fait le déplacement si vite, et pourtant tout ça lui avait paru incroyablement long. Elle ne voulait pas se mettre à pleurer. Elle ne pouvait pas même si ses yeux étaient embués de larmes. Elle voulait être forte pour lui.

Juan était... Un garçon adorable. Elle avait tout de suite accroché avec lui, pour sa gentillesse, sa patience. Un peu l'opposé de Hernando sur certains aspects. Il avait la volonté d'un lion, et on lui avait pris la vie. Ça n'avait pas de sens. Ça n'avait aucun sens... Et même si elle n'avait pas tous les éléments en main, même si elle ne voyait que le chagrin des Alvarez d'avoir perdu une partie d'eux même, la brune se disait que tout ça n'était pas logique. Pas juste. Juan ne devait pas mourir. Juan ne pouvait pas mourir. Il méritait une longue vie, bien remplie, faite de hauts comme de bas, une vie qu'il aurait aimé. Une famille pour l'entourer.

Ça n'était pas juste...



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MessageSujet: Re: The Innocent Criminal   Dim 25 Sep 2016 - 18:35

Le latino n'avait pas bougé, il était toujours recroquevillé, le visage contre les genoux. Il pensait à un tas de choses différentes, certaines joyeuses, mais provoquant désormais de la tristesse, certaines haineuses et d'autres plus douces. Ce mélange lui permettait finalement d'avoir une sorte d'équilibre, pas le temps de pleurer ou de hurler, que son cerveau lui montrait tout à fait autre chose. Les jambes nerveuses, il se releva et déambula dans le couloir, mais faisait demi-tour en arrivant à quelques pas de la chambre où le reste de la famille était. Et il aperçut enfin Reese qui se dirigeait vers lui. Les yeux rouges empli de tristesse, il alla à sa rencontre jusqu'à tomber dans ses bras. Quelques larmes perlèrent jusqu'à échouer sur l'épaule de la brune, mais malgré cela, une certaine sensation de réconfort lui réchauffèrent le cœur, au point qu'un léger sourire d'apaisement se dessina sur le visage du latino.

« Merci. » lui dit-il sobrement en resserrant son étreinte. Hernando aurait souhaité rester ainsi éternellement. Il se sentait vraiment bien dans ses bras, et s'en décoller signifier revenir à la réalité. Et ça, il le craignait, mais c'était nécessaire. Si Reese s'était montrée présente pour le latino, lui aussi devait l'être pour sa mère et Rafael. Ils avaient réussi à remonter la pente à la mort du père en se serrant les coudes, en étant présent les uns pour les autres, alors, aujourd'hui encore, le jeune homme devait être à leur côté. Se reculant légèrement, il déposa un baiser timide au coin des lèvres de la brune avant de prendre une grande inspiration. Lui prenant la main, ils se dirigèrent vers la chambre où le reste des Alvarez était réuni.

Tous les quatre restèrent un moment autour de Juan, Maria piquait du nez, alors l'aîné de la fratrie dû insister pour qu'elle accepte d'être raccompagnée chez eux. Elle avait besoin de se reposer, et malheureusement, en restant ici, ça ne changerait rien à la situation. « Allez, maman, viens – lui dit-il d'une voix cassée – Faut qu'tu dormes un peu, on va rentrer et r'venir demain si tu veux. » ajouta-t-il pour la convaincre. De nouvelles larmes coulèrent. Quitter cette pièce représentait un début d'adieu et rendait le décès de Juan encore plus réel, comme si en restant l'espoir de le revoir respirer allait se réaliser. Ce qui était tout bonnement impossible.


____________________________________


En silence, ils finirent par regagner le domicile familiale, grâce à Reese qui les avaient ramenés. Hernando aida sa mère, totalement affaiblie, à s'installer sur le canapé. « Raf, rapporte un verre d'eau s'te plaît. » demanda-t-il en s'accroupissant face à Maria tout en lui tenant la main. Cette dernière donnait l'impression de dormir les yeux ouverts ou d'être sous l'emprise de médicaments. Elle respirait, Hernando avait vérifié juste au cas où, mais elle était absente, dans un état de semi-conscience, le regard dans le vide. Le tatoué voulait réconforter sa mère, mais que dire ? Rien ne pouvait s'arranger et le voyage dans le temps n'existait pas. Alors, il se contentait d'être là, pour elle, pour son frère, pour eux tout simplement.

La boisson arriva et Rafael prît la place de Hernando qui avait besoin de sentir de la fraîcheur sur son visage. Il offrit un sourire de remerciements à l'avocate voulant lui dire merci pour tout, une fois encore, et effleura sa main en se dirigeant dans la cuisine afin de se passer de l'eau froide sur la figure. Le latino plaça sa tête sous le robinet et fit couler un fin filet d'eau en fermant les yeux. Il se concentra sur sa respiration un instant afin de calmer son cœur qui s'emballait à l'idée de retrouver les responsables. Bientôt, bientôt... se répéta-t-il comme pour s'en convaincre et chasser cette violence se faisant de plus en plus présente.

Il referma le robinet et tendit la main pour récupérer de quoi s'essuyer, mais il ne trouva rien, jusqu'à ce que Reese lui tende un torchon posé sur le plan de travail. Surpris, il se releva si rapidement, qu'il se cogna la tête contre ce fichu robinet. Marmonnant, il lâcha tous les jurons de son répertoire en se frottant l'arrière du crâne, ce qui finit par le faire rire. Il se sentait gêné de ricaner dans de pareilles circonstances, alors il rendit ses rires les plus silencieux possibles en regardant la jolie brune. Tant de choses lui traversaient l'esprit, tant de sujets dont il souhaitait discuter, et en même temps aucun. C'était tout à fait étrange. En fait, tout ce dont il avait envie était de profiter de sa présence.



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