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 Death Takes a Holiday

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Death Takes a Holiday   Lun 12 Sep 2016 - 20:31

Thalia se promenait dans les couloirs avec un paquet cadeau à la main. Depuis qu'elle avait échangé ce baiser avec Ian, elle était passée par tous les stades. Elle avait réfléchi, beaucoup. Et elle avait changé d'avis environ huit cent fois, au bas mot. Tantôt elle trouvait que c'était précipité, que c'était trop tôt... ou d'autres arguments encore. Et la minute d'après, elle brûlait de se retrouver de nouveau près de l'urgentiste, peu importe ce que cela pouvait impliquer. Pourtant, ils en étaient restés à ce baiser fugace coincés entre deux piliers de bétons. Il n'y avait plus eu d'autre tentative, pas de flirt, rien de tout ça... Au plus des regards et des gestes maladroits. À croire que l'un et l'autre ne savaient pas où ils en étaient ni comment s'y prendre. La zoologiste, en revanche, préférait ne pas évoquer les rêves qui l'assaillaient pratiquement chaque nuit depuis ce moment-là. Le genre où Ian et elle se tenaient souvent en tenue d'Adam et d'Eve, pour dessiner les contours de ce qui pouvait s'y passer...
Pour l'heure, ils continuaient de se voir régulièrement pour leurs entraînements, et encore plus régulièrement pour toutes sortes de raisons vaseuses et d'excuses mal trouvées. Pour n'importe quel narrateur objectif et un tant soit peu cynique, on pouvait dire qu'ils se tournaient autour comme deux adolescents qui ne savaient pas par quel bout commencer.

Tout en marchant, la jeune femme se parlait longuement à elle-même. Son cœur battait déjà plus vite, et elle s'insultait de tous les noms à cette simple constatation. Bon, elle allait offrir un cadeau à Ian en toute amitié. Vraiment ? Oui, vraiment. Bref. Balls. Ce n'était tout de même pas de sa faute si cet idiot avait oublié de mentionner qu'il avait eu son anniversaire au début du mois. Du coup, même s'ils se voyaient souvent à ce moment-là avec leurs leçons, elle ne le lui avait pas souhaité, et elle ne lui avait pas fait de petit cadeau pour l'occasion. Pour tout dire, elle ne l'avait même pas appris par lui, sinon elle ne serait même pas encore au courant. Elle avait surpris une conversation de Jared, et celui-ci avait abordé ce sujet en passant. Autant dire que ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde.
Elle était partie la veille faire une petite virée pour dénicher le cadeau idéal. Elle avait déjà une idée très précise de ce qu'elle voulait. Pour l'heure les températures et le climat étaient encore cléments, mais cela ne durerait pas, et la pluie reprendrait bientôt ses droits. Avec elle viendrait le froid, tôt ou tard. Et ils avaient déjà vécu dans le lycée à la mauvaise saison : il y faisait froid, sans chauffage. Ce qui était encore plus le cas à l'infirmerie. Du coup, elle avait misé sur une jolie veste bleue – assortie aux yeux de Ian, mais elle refusait presque de se l'avouer – doublée et avec capuche. Une très belle veste, qui lui irait sans doute comme un gant et lui donnerait de la classe, elle l'avait déjà très bien visualisé mentalement. Et en plus du reste, elle était certaine que l'urgentiste ne s'était même pas rendu compte qu'elle lui avait piqué une de ses fringues pour vérifier sa taille. L'idée la fit sourire, et elle se reprit en espérant ne pas avoir l'air trop niaise.

Thalia rejoignit finalement Ian, toquant quelques coups à la porte ouverte de l'infirmerie. Elle avait masqué son paquet, histoire de ne pas tout de suite lui dévoiler le but de sa visite, et elle lui fit un sourire enjoué lorsqu'il se retourna. Tout en essayant de ne pas se noyer dans ses grands yeux bleus. C'était mal parti, elle aurait bien eu besoin d'une bouée. Elle sentit la chaleur lui monter aux joues, indiquant clairement qu'elle rougissait avant même d'ouvrir la bouche. Ce qui la rendit furieuse contre elle-même, bien qu'elle n'en laissa rien paraître.


« Salut... Je peux te prendre deux secondes de ton temps ?

Sur un signe de sa part, elle entra à l'intérieur et referma la porte. D'instinct. Allez savoir pourquoi. Peut-être l'envie de ne pas être épiée par les nombreux habitants des lieux. Elle s'éclaircit la voix avant de parler, prenant une mine faussement sévère.

- J'ai cru comprendre que tu avais oublié de me donner une information importante pendant qu'on faisait nos leçons de tir.

S'approchant de lui, la zoologiste lui tapa gentiment sur le torse, en faisant vaguement mine d'être fâchée. Et comme il n'avait pas l'air de comprendre, elle ne perdit pas de temps à lui expliquer.

- Ton anniversaire, Ian ! Je savais même pas quand c'était ! Tu aurais pu me le dire quand même ! Alors du coup, je me rattrape un peu tardivement. Tiens... c'est pour toi. Bon anniversaire. »

Au fur et à mesure qu'elle avançait dans sa phrase, la jeune femme avait senti son rougissement venir, et sa voix avait gagné en gêne et en timidité. C'était plus fort qu'elle quand elle faisait face à Ian, surtout depuis ce baiser... Elle lui tendit le paquet – bleu également, non pas qu'elle en fasse une obsession et qu'elle voie ses yeux en gros plan toutes les nuits... – en se sentant soudain comme une enfant devant faire signer son premier bulletin de notes. Impressionnée. Et priant pour que ça lui plaise, et que ça lui aille. Elle éviterait de le mentionner, mais elle s'était aventurée dans un endroit plutôt dangereux et bien fréquenté par les rôdeurs pour dénicher ce cadeau et le papier qui allait avec. Elle avait été visiter les meilleurs magasins qu'elle connaissait. Mais ça, il ne serait sans doute pas ravi de l'apprendre, d'autant qu'elle n'était pas passée si loin de la catastrophe et de la morsure. Sans faire une seule tache sur son cadeau toutefois, s'il-vous-plaît !


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Death Takes a Holiday   Mar 13 Sep 2016 - 12:08

Ces derniers temps la vie d’Ian était un peu moins sombre. Il souriait plus facilement, il était de meilleures humeurs. Il avait l’impression qu’une fois de plus tout allait bien dans le meilleure des mondes. Il en avait une fois de plus oublié la fin du monde dehors. Enfin, il avait prit grand soin de l’oublier depuis qu’il était rentré de l’expédition avec Thalia. Il était plutôt fier de lui. Il n’avait pas été un poids mort ce qui était sans doute un beau miracle lorsqu’il y pensait. Il avait bien aimait voir les élans. Il en avait parlé à son père qui l’avait regardé avec un air ahuri, oui il n’avait sans doute pas offert la chance d’en voir plus tôt à son fils, mais c’était surtout parce que ce dernier n’en avait jamais eu envie. Le père Lennon partait tout les ans une semaine au Canada pour la chasse. C’était une de ses occupations favorite. Il n’avait jamais prit son fils sous le bras et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé à plusieurs reprise. Cette discussion avait fait sourire les deux hommes, c’était leurs façons à eux de montrer comment ils s’aimaient.

Les jours avaient passé, il continuait de travailler avec Thalia, cependant, il évitait soigneusement de parler de ce qui c’était passé lorsqu’ils étaient tout deux dehors. Elle lui avait dit que ce n’était pas un problème, mais il sentait tout de même qu’un truc clochait. Il n’avait donc rien de dit plus et c’était contentait d’attendre. Il était patient, peut être même un peu trop. Il aurait pu attendre une personne toute sa vie si on lui demandait. Mettre sa vie entre parenthèse et rester debout sous un lampadaire tel une âme en peine, il en était capable. Alors cette situation n’était pas si désagréable que ça. Il dormait toujours aussi mal, mais les raisons en était bien différente en réalité. Il n’était plus question de souffrance et de tristesse, mais plutôt de questionnement. Il avait beau repasser ses moments en boucle dans sa tête, il ne savait pas vraiment ou il en était avec Thalia. Par moment, il y avait ses regards échangés, ses sourires tous ça lui faisait croire qu’il y avait peut-être un truc entre eux et par moment rien. Il soupirait alors qu’il était une fois de plus perdu dans ses pensées.

Il était dans l’infirmerie comme quatre vingt dix pour cent de son temps lorsque Thalia vient frapper à la porte. Un petit sourire se dessina sur son visage lorsque ses yeux se posaient sur les siens. Il était content de la voir. C’était vraiment sincère, on pouvait lire un ses émotions dans son regard légèrement fatigué. Cette question ne devait même pas être posée, il n’allait pas la mettre à la porte et lui dire qu’elle n’avait pas envie de la voir.

- Je t’en prie. Je ne fais rien qui ne peut pas être remis à plus tard.

Il leva un sourcil interrogateur lorsqu’elle referma la porte derrière elle. Il ne comprenait pas bien où elle voulait en venir en agissant de la sorte, mais il rangea son interrogation dans sa tête. Elle était vite balayer et remplacé par la phrase suivante que Thalia prononçait. Il ne comprenait pas, son esprit avait beau chercher. Il n’arrivait pas à comprendre quel genre de chose, il avait bien pus omettre de lui dire, surtout quelque chose d’important à l’en croire. Une expression d’intense réflexion apparue, il fronçait les sourcils fessant apparaitre les rides que le stress de sa vie avait fait apparaitre sur son visage. Il ne comprenait pas.

- Je…

Il n’eu pas le temps de finir sa phrase que Thalia fit mine de la taper sur le torse. Il préférait se taire et écouter ce qu’elle avait à lui dire. Il la regardait avec un petit air inquiet lorsqu’il entendit les reproches de la brune. Il tomba des nues devant ce qu’il interprétait comme de la colère. Il compris qu’en réalité, elle se payait sa tête et ne lui en voulait pas réellement, mais il lui fallu quelques seconde pour réalisé que ce n’était pas vraiment une engueulade, par la force de l’habitude, il s’excusa.

- Je suis désolé, je ne pensais pas vraiment que ça avait une importance pour toi. Je n’ai pas vraiment l’habitude qu’on me fête mon anniversaire. Pour moi, c’est juste un jour comme les autres.

Il attrapait délicatement le cadeau que Thalia lui tendait. Elle avait du se donner beaucoup de mal pour le trouver. Il ne savait pas vraiment de quoi il était question, mais le geste était déjà très touchant. Il sentait le rouge lui montait aux joues, il n’avait pas eu de cadeau que se soit de son fils ou son père, mais il n’en demandait pas. Le dernier qu’il avait eu était cette fameuse voiture qui était toujours dehors et qui était dans un état déplorable.

- Je suis vraiment touché. Il faudra que tu me dises quand est ton anniversaire.

Il allait graver l’information dans sa tête et ne jamais l’oublier. Il ne retenait pas les choses qu’il ne trouvait pas importante, mais ce détail la le serait sans doute pour le reste de son existence. Il fini par délicatement ouvrir le cadeau qu’il avait entre les mains. Un enfant de cinq ans aurait certainement déchiré le papier en mille morceaux, mais il voulait prendre son temps. Il découvrit alors un magnifique manteau bleu. Il était sincèrement touché par le présent. Il ne savait pas quoi dire alors que des larmes de bonheur étaient en train de lui monter aux yeux.

- Il est magnifique vraiment. Je sens que cet hiver je serais content de l’avoir parce que mon trench-coat ne protège pas vraiment du froid.

Il enfila le manteau pour l’essayer. Il était parfaitement à sa taille, sans doute un peu grand, mais lorsqu’il aura un pull à la place de la chemise qu’il portait actuellement cela sera parfait.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Death Takes a Holiday   Mar 13 Sep 2016 - 19:04

Et dire qu'il s'excusait... Thalia ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel tout en succombant à une moue attendrie. Super, la crédibilité faite femme. En revanche, ce qui lui donna un petit pincement au cœur, c'est de se rendre compte que Ian n'avait visiblement jamais fêté son anniversaire ou presque... à moins qu'elle l'ait mal compris. Elle avait du mal à imaginer comment cela pouvait être possible. Comment on pouvait considérer ça comme un jour comme les autres. Pour elle, c'était important de garder ces jours de fêtes comme jalons de l'année, de sa vie... maintenant plus que jamais.
Elle le regarda ouvrir son paquet sans le quitter des yeux. Elle n'en perdait pas une miette, mais dans le même temps elle se sentait impatiente qu'il découvre son contenu, et le voir prendre autant son temps lui donnait presque envie de le secouer. Mais bon, ce déballage faisait probablement partie intégrante du plaisir de recevoir un cadeau, et apparemment cela ne lui était pas arrivé souvent. D'une voix curieusement incertaine, elle l'informa que son anniversaire était le 31 décembre lorsqu'il le lui demanda. Puis, elle se tut alors qu'il sortait la veste de l'emballage, visiblement ravi, et qu'il l'enfilait pour l'essayer.


« Il te va super bien. Tu es...

La zoologiste avait failli dire « magnifique », mais elle se tut juste avant. Pour tout dire, elle le dévorait des yeux, le trouvant réellement superbe, très classe dans cette tenue. C'était comme elle se l'était imaginé au moment de choisir... mais en mieux, puisque c'était réel. Il avait sacrément de l'allure, et elle avait bien jugé la teinte : elle allait parfaitement avec les yeux de l'urgentiste. Non pas qu'elle en fasse une obsession... mais en fait si. Le cœur de la jeune femme battait plus vite que d'ordinaire, et la joie de le voir aussi heureux renforça encore la sensation de gorge serrée qui l'oppressait. Elle dut faire quelques efforts avant de réussir à articuler quelque chose.

- Je suis contente qu'il te plaise.

Et c'était la stricte vérité. Le bonheur simple de faire plaisir à quelqu'un. Si elle était honnête avec elle-même, il fallait qu'elle concède qu'il était sans doute celui à qui elle avait le plus envie de faire plaisir en ce moment, totalement indépendamment de l'histoire qu'il avait eu avec Rosaleen. Le voir reprendre du poil de la bête, même en dehors de la relation étrange et ambiguë qui était la leur... c'était déjà un très beau cadeau pour elle.
Maintenant que le cadeau était offert, Thalia ne savait plus vraiment quoi dire. Un moment de gêne s'installa de son côté, alors qu'elle se tortillait un peu d'un pied sur l'autre. Et après, que se passait-il ? Elle tournait les talons et elle sortait ? Elle restait plantée là ? La véritable question se jouait ailleurs, à un autre niveau. Il fallait qu'ils cessent de jouer au chat et à la souris, qu'ils se décident sur ce qu'il en était entre eux... sauf que les choses étaient loin d'être simples, et qu'elle se retrouvait tiraillée comme à chaque fois qu'elle y réfléchissait. Pour tenter de mettre un terme au malaise qui l'assaillait, la jeune femme se lança d'une voix hésitante.


- Alors... qu'est-ce que tu faisais ? Tu as besoin de mon aide ? J'ai du temps devant moi là... »

Honnêtement, elle avait besoin d'une excuse pour rester encore auprès de lui. Elle ferma un instant les yeux avant de les rouvrir en se forçant au calme. Elle avait simplement envie de se couler dans ses bras, et de retrouver ces sensations qu'ils avaient connues lors de cette sortie, quand ils s'étaient retrouvés coincés entre les piliers... Même si une part d'elle-même se refusait à céder, l'autre souffrait de cette distance forcée, et lui hurlait de se laisser aller. Tout allait se jouer entre ces pulsions, et il serait sans doute possible de voir laquelle allait l'emporter.


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Death Takes a Holiday   Mer 14 Sep 2016 - 11:41

L’urgentiste ne savait plus vraiment ou se mettre quand Thalia lui confirma que le manteau lui allait bien. Il n’aimait pas les compliments, elle n’avait pas fini sa phrase, mais il était bien content qu’elle ne l’ait pas fait. Une fois de plus, il se serait senti gêné et dans l’incompréhension. Rapidement, il retira le manteau avant de le plier rapidement et le poser sur le lit à côté de lui. Il lui allait bien, c’était une certitude et en plus de ça, il donnait chaud ce qui serait sans doute très agréable cette hiver. Il devait bien le reconnaitre, c’était un cadeau utile et c’était justement ce qui lui plaisait. Ian n’avait que reçut peut de cadeau, très jeune il avait dit à ses parents qu’il n’en voulait pas sauf s’ils étaient utile. C’est pour ça que le dernier cadeau qu’il avait eu été la dernière voiture de son père quand ce dernier en avait changé.

- Tu as dû te donner beaucoup de mal pour le trouver.

Vivre aujourd’hui, n’était pas facile, il le savait. Il ne savait même pas comment on pouvait trouver un manteau. Sans doute dans un magasin ou un appartement, mais pour cela, il fallait affronter les malades dehors. Il avait observé l’objet, il semblait plutôt neuf, il n’y avait pas de trace d’usure classique que ce soit aux manches ou au col. Il semblait donc que Thalia soit parti le chercher dans un magasin, il comptait donc assez pour elle pour qu’elle risque sa vie ainsi. Il était touché et en même temps un peu inquiet. Elle changea de sujet voulant savoir ce qu’il était en train de faire, mais la réponse qui sortait de sa bouche n’était sans doute pas celle escomptée.

- Rien de bien important…

Une fois de plus, il rangeait et nettoyait tout ce qui lui passait sous la main. Il était un peu maniaque quand il s’agissait de son infirmerie. En réalité c’était important, mais pas autant que Thalia, il garda cette idée dans un petit coin de son cerveau alors qu’il réalisait qu’il ne l’avait pas remercié comme il le devait. Il s’approcha doucement d’elle, ne sachant pas vraiment quoi faire, il savait parfaitement ce qu’il voulait faire, mais ses gestes avaient du mal à se coordonner. Alors qu’il n’était plus qu’à quelques centimètres d’elle, il chuchota doucement alors qu’un petit sourire se dessinait sur son visage.

- Je crois que je ne t’ai pas remercié correctement.

D’un coup, il avait bien plus chaud que lorsqu’il portait encore la veste sur ses épaules quelques secondes plus tôt. Il sentait le rouge lui monter aux joues une fois de plus alors qu’il glissait tendrement une main sur la nuque de Thalia avant de poser tendrement ses lèvres sur les siennes. Il c’était rappelait cette phrase qu’elle lui avait dit lorsqu’il l’avait embrassé pour la première fois. Elle tournait en boucle dans sa tête depuis quelques jours et encore plus lorsqu’il l’avait vu fermer la porte. Peut-être que c’était ce qu’elle attendait de lui, du moins c’était beaucoup trop tard pour se poser ce genre de question. Il avait sauté le pas et franchis une ligne, il ne pouvait plus revenir en arrière, mais au fond de lui, il n’en avait pas vraiment envie. La seule chose qui importait pour lui c’était Thalia, il avait peur que le rêve s’arrête lorsqu’il finit par reculer un peu, son cerveau était comme embrumé, il ne savait plus quoi dire ni même penser. Il la fixait de son regard perçant alors qu’il essayait de mettre de mot sur ce qu’il ressentait à ce moment-là.

- Promis, cette fois si je ne m’excuse pas.

Il n’avait rien trouvé de plus intelligent à dire, c’était sans doute mieux que rien. Il sentait son cœur battre dans sa poitrine alors qu’il se sentait rajeunir. Il ne savait pas où cette histoire le mènerait, ni même s’il ressentait un réel amour pour Thalia, mais sa force de caractère était si forte qu’il se sentait obligé de la suivre, il était comme envouté par son charme.



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MessageSujet: Re: Death Takes a Holiday   Mer 14 Sep 2016 - 21:10

Thalia sourit en coin quand Ian lui lança qu'elle devait s'être donné beaucoup de mal pour récupérer sa veste. En fait, c'était le moins que l'on puisse dire. S'infiltrer dans le quartier commerçant n'avait pas été de tout repos, pas plus que de vérifier que la boutique était sûre. Il lui avait fallu abattre quelques macchabées avant de pouvoir faire son shopping. Elle avait pris son temps avant de repartir avec son précieux butin et le papier cadeau assorti, mais ce faisant elle avait malencontreusement déclenché une alarme de sécurité qui devait être branchée sur une vieille batterie moribonde, le genre de système prévu à l'épreuve des coupures de courant... Bref, l'alarme s'était mise à hurler, rameutant tous les rôdeurs à trois pâtés de maisons à la ronde. Il lui avait alors fallu semer un groupe des plus conséquent – qui pouvait d'ailleurs s'apparenter à une horde – pour sauver sa peau. Elle avait bien failli y rester lorsqu'elle avait trébuché sur des débris jonchant le sol, se faisant mal à la cheville par la même occasion. Un mort-vivant plus rapide que les autres avait alors tenté de la mordre, et ses mâchoires pourries étaient passée à un cheveu de la chair tendre de son bras. Elle avait heureusement pu l'abattre avant de prendre ses jambes à son cou tout en boitillant un peu en attendant que sa cheville se remette. Mais... elle avait sauvé son cadeau sans même y faire une seule tache !

« Oh... un peu.


La jeune femme une une petite moue de déception lorsque l'urgentiste lui fit comprendre qu'il ne faisait rien d'important, et donc par extension qu'il n'avait pas besoin de son aide. Tant pis... c'était surtout une excuse pour rester là encore un peu. Puis, Ian s'approcha doucement d'elle et son cœur s'affola à nouveau. Depuis qu'elle avait compris ce qu'elle ressentait pour lui, elle avait l'impression d'être encore plus consciente de toutes ces sensations. Son souffle se fit soudain plus court, alors que leur proximité était considérable. Du genre que Ian n'aurait pas supporté encore quelques temps plus tôt. La zoologiste leva les yeux vers les siens, se faisant instantanément capturer par ce regard qui la rendait folle. Les mots qu'il prononça la fit vibrer comme les cordes d'une harpe. Elle ne savait pas s'il en était conscient, mais il l'avait totalement en son pouvoir en cet instant. Et elle n'avait aucune envie de lui échapper.
Puis, elle sentit le contact de sa main sur sa nuque, un contact doux et tendre qui la fit frissonner jusqu'au plus profond de son être, activant immédiatement les papillons qui dansaient dans son ventre. Enfin Ian pencha la tête vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. Thalia s'abandonna. Entièrement, totalement. À la manière d'un ennemi vaincu à la loyale sur le champ de bataille. Elle répondit à son baiser avec toute la tendresse qui embrasait son cœur. Avec toute la force de ce qu'elle ressentait pour lui. À quoi bon se mentir encore ? Elle l'aimait, sincèrement. Elle avait une attirance pour lui qui ne datait pas d'hier, qui avait mis des mois à mûrir sans même qu'elle en soit consciente. Elle se serra contre lui, souhaitant ne plus jamais le quitter, faire durer ce moment pour toujours... mais ce qui arriva fut pourtant tout autre.

Ian ne s'était pas reculé aussi précipitamment ni aussi loin que lors de leur premier baiser échangé. Il s'était simplement reculé un peu, afin qu'ils puissent reprendre leur souffle. Mais pour Thalia, cela eut l'effet d'une douche glacée. Un poing d'acier lui étreignit le cœur alors qu'une part d'elle lui hurlait de tout arrêter. Ses doutes revinrent au galop. Un seul nom imprégnait alors son esprit. Morgan. Remords, doute, douleur... elle était passée de l'euphorie à ce stade en l'espace d'un simple claquement de doigts. Elle resta hébétée quelques instants, piégée par le sourire de l'urgentiste, se sentant soudain au bord des larmes. Et la phrase qu'elle prononça d'une voix douloureuse fut un véritable coup de poignard en plein cœur... et sans doute dans celui de Ian.


- Je... je peux pas. »

Elle fit un pas en arrière, puis un autre, en tâchant de ne pas voir l'expression de l'urgentiste. De toute façon, les larmes commencèrent à brouiller sa vue. Elle tâtonna dans son dos pour trouver la poignée de la porte, s'en saisit puis l'ouvrit à la volée avant de prendre la fuite. Elle détala dans les couloirs comme si elle avait des rôdeurs aux trousses, retrouvant bientôt la sécurité de sa chambre. Elle s'y enferma. Amarok et Nakoma l'y attendaient, dressant la tête à son approche. Lorsqu'elle se laissa tomber sur son lit, tous deux se levèrent pour l'entourer, lui tourner autour, saluer leur chef de meute. Elle resta courbée sur ses genoux, le visage enfoui dans les mains, les épaules secouées de sanglots silencieux. La crise mit un certain temps à se dissiper. Lorsque sa respiration redevint normale, elle ressentit comme un grand vide. Bientôt, il fut accompagné de douleur, de confusion... de remords.

* Bon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? *

Cette question pouvait avoir deux sens. Regrettait-elle de s'être laissée entraînée dans cette situation avec Ian, malgré ce qu'elle ressentait pour lui ? Ou la fuite qu'elle venait de faire ? Elle se sentait perdue. Et cela dura longtemps. Souffrance, confusion. Elle n'osait plus sortir par peur de le croiser. Imaginer la douleur qu'elle venait de lui infliger la terrassait littéralement sur place. Elle savait les efforts qu'il avait dû faire pour l'embrasser par deux fois, tout le courage que ça lui avait demandé. Et elle avait tout fichu par terre.
D'un autre côté, elle culpabilisait énormément d'être tombée amoureuse à nouveau. Morgan s'était sacrifié pour elle, et elle le remerciait en le remplaçant par un autre... Son cœur était écartelé entre son mari perdu et tout ce qu'elle avait ressenti pour elle, et Ian qui avait pris une place si importante dans sa vie. Six mois seulement que Morgan était en terre... Est-ce que cela faisait d'elle quelqu'un de mauvais, de penser à tourner la page ? De fréquenter quelqu'un d'autre ? Elle crut devenir folle, à force de ressasser tout ça, changeant sans cesse d'avis.


* Je suis une idiote. Je n'aurai jamais dû faire ça. *

Là encore, il fallait trouver de quoi elle parlait... Lorsqu'on lui ramena sa fille, la nounou en titre vit que la zoologiste ne se portait pas très bien. Les yeux rougis, les traits tirés... Par pudeur, la femme ne posa pas de questions, mais proposa de garder la petite jusqu'au lendemain matin. Ce que la jeune mère accepta avec gratitude, non sans avoir déposé un baiser sur le front d'Evelynn. Elle ne mangea pas ce soir-là, restant seule avec ses tourments et ses sombres pensées. Les chiens-loups la veillaient, tels des gardiens silencieux. Leur présence n'était même pas réconfortante en cet instant, et même leurs petits geignements plaintifs ne la faisaient pas réagir lorsqu'ils décidaient de se manifester.
La nuit tomba. Thalia enfila une nuisette et s'allongea, contemplant tour à tour le mur ou le plafond. Elle ne parvenait pas à fermer l'oeil, n'arrivant pas à se sortir de la tête tout ce qui s'était passé. Et se questionnant encore, sans fin. Morgan, Ian... pourquoi fallait-il que les choses soient si compliquées ? À moins qu'elles ne le soient pas ? Que ce soient seulement ses peurs qui aient tout envenimé ? La peur de tenir à nouveau à quelqu'un, et de le perdre de la même façon ? Etait-elle en droit d'aimer à nouveau, alors que la culpabilité de la mort de son mari n'avait pas encore disparu ?

Il était tard. Sans doute minuit passée. Et elle en était toujours au même point. Combien de fois avait-elle pleuré ? Elle ne comptait plus. Des larmes silencieuses, elle en avait tant versées... Ses pensées glissèrent une fois de plus vers Ian. Elle n'arrivait pas à se le sortir de la tête. Comment serait-il possible de cohabiter après tout ça ? Pourrait elle vivre sans lui ? Non. La réponse s'imposa soudain en elle et lui fit l'effet d'un tremblement de terre, d'un boulet de canon au creux de l'estomac. Non, elle ne pourrait pas vivre sans lui, et elle ne le voulait pas. C'était... il lui était devenu vital. Et Morgan ? Alors que quelque chose enflait peu à peu dans sa poitrine, Thalia prit conscience d'une chose. Une vérité que ses peurs lui avaient cachée. Son mari n'aurait jamais voulu qu'elle passe le restant de sa vie seule, qu'importe la culpabilité et tout le reste. Elle-même n'aurait jamais voulu qu'il en fasse autant dans une situation inverse. Elle aurait juste voulu qu'il soit heureux... comme ce serait ce qu'ils souhaiterait en cet instant précis. Alors...


* Putain, il faut que... Ian. *

Elle venait peut-être de faire une des plus grosses erreurs de sa vie. Tremblante de peur et d'espoir, emplie d'une conviction nouvelle, elle se leva et alla jusqu'à la porte, réveillant au passage ses compagnons canins qui la regardèrent faire sans broncher. En sortant, elle tira la porte derrière elle, la refermant. En nuisette et pieds nus, elle déambula dans les couloirs, le cœur battant comme celui d'une fillette affrontant sa peur du noir. Tout était calme et silencieux, plongé dans l'obscurité. Mais elle connaissait son chemin. En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, comme si tout s'était déroulé en un clin d'oeil, elle se retrouva devant une porte. SA porte. Le stress monta insidieusement, alors qu'elle levait le bras droit, poing fermé. Tremblante mais résolue, elle prit une longue inspiration avant de frapper plusieurs coups. Il fallait que Ian lui ouvre. Elle devait lui dire, dissiper le malentendu... effacer la peine qu'elle lui avait faite. Bon sang, si elle avait tout mis par terre entre eux, elle ne se le pardonnerait jamais. Il fallait qu'il l'écoute. Il le fallait.


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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Death Takes a Holiday   Jeu 15 Sep 2016 - 11:11

C’est avec un petit sourire nier qu’il avait fini sa dernière phrase, pour la première fois depuis près d’un mois il se sentait heureux, vraiment sincèrement. Pas juste le petit sentiment qui vous fait sourire, non vraiment la sensation qui vous prend aux tripes et qui fait que vous avez un sourire débile sur le visage toute la journée. Il avait l’impression d’être dans un rêve cet instant présent et que si quelqu’un le secouer un peu fort, il allait se réveiller. Il avait toujours ce même regard doux et aimant de poser sur Thalia, cependant son expression changea radicalement lorsqu’il remarquait que la brune était en train de se renfermer.

Ian était debout et complétement désorienté lorsqu’elle l’entendait dire qu’elle ne pouvait pas. Elle prenait la fuite, il avait envie de s’insulter de tous les noms à ce moment donner, est ce que c’était de sa faute à lui ? Est-ce qu’il avait encore fait un truc de travers ? Il n’avait jamais eu une relation correcte avec une femme, il avait tendance à croire qu’il attirait les ennuis. Il avait envie de se jeter en direction de Thalia, l’attraper par le poignet l’attirer à elle et l’étreindre de toute ses forces, jusqu’à avoir des explications. Il savait que ce genre d’attitude serait uniquement contre-productif, alors c’est avec une voix brisé qu’il essaya de l’arrêter.

- Attend…

Elle était déjà partie de toute façon, elle venait de le laisser la avec ses questions, ses incompréhensions et un bazar hors norme dans sa tête. Il regardait toujours la porte de l’infirmerie qui avait été claqué après la tempête Thalia. D’un geste monotone, il finit par se pincer le bras. Malheureusement, il ne rêvait pas, du moins ça n’avait pas marché pour le réveiller. Tout ce qu’il avait vécu était donc belle et bien réel. Il avait le cœur lourd et l’âme en peine. Il n’avait plus le cœur à rester dans l’infirmerie aujourd’hui. Il attrapait ses affaires et délicatement le manteau qu’on venait de lui offrir. Il ne savait pas ce qui c’était passé, mais une chose est sûre, il garderait précieusement ce cadeau. Il finit par sortir de cette pièce pour aller rejoindre sa chambre. Il avait déménagé de celle où il avait passé du temps avec Rosaleen pour en trouver une autre. Encore plus proche de l’infirmerie, il voulait être tout prêt si une urgence l’appelait un jour. Il n’y avait pas grand-chose dans la pièce, si ce n’est un lit de camp et un vieux placard où il rangeait ses affaires. Il avait une montagne de livre dans un coin, il en avait déjà lu la plupart mais il savait que certain pouvait être utile. Il n’avait jamais été très matérialiste et pourtant il en avait amassé des choses en pratiquement un ans d’apocalypse.

Il attrapa son unique cintre sur lequel pendait négligemment son trench-coat beige et accrocha par-dessus le manteau qu’il venait de recevoir. Il dévisageait l’objet une fois de plus, il repensait à ce qu’il venait de se passer, il avait toujours autant de question qui lui venait en tête, mais il ne pleurait pas. Il n’en avait plus la force, il avait cru en un avenir meilleur et visiblement, il avait simplement eu tort. Rapidement, il retira ses chaussures et sa chemise et s’effondra sur son lit. Il fixait le plafond. Il le connaissait par cœur, il n’était pas ici depuis longtemps, mais il avait déjà passé de longue heure à le regarder.

- J’avais pourtant l’impression que c’était réciproque.

Il se parlait à lui-même, entendre l’éco de sa propre voix qui raisonnait dans sa tête rendait la situation encore plus pénible. Il passa une bonne partie de l’après-midi à tourner dans son lit. Il n’avait pas envie de vivre aujourd’hui, alors il jouait les abonnés absents. Il avait même fermé la porte à clé pour être tranquille. Il avait entendu des pas qu’il reconnaissait entre mille venir frapper à sa porte. Visiblement quelqu’un avait alerté son père qui était passé et avait essayé d’ouvrir. Il n’avait pas vraiment compris ce qu’il avait raconté. Il se rappelait avoir entendu quelques mots, une insulte ou deux avant de repartir. Dans une situation différente, il aurait certainement souri. Son père l’avait toujours fait sourire. Enfin, il était parti comme il était venu.

A un moment donné, il c’était assoupie. Il avait manqué le repas du soir, mais cela n’avait pas vraiment d’importance. Il n’avait jamais compté le nombre de repas qu’il avait sauté dans son existence, peut être autant que le nombre pris. Il savait qu’il avait fréquemment rien mangé depuis plus de 24 heures. Alors qu’il était toujours dans un état de somnolence dans son lit, il entendit qu’on frapper à la porte. Il ne savait pas quelle heure il était, mais il faisait nuit noir. Si quelqu’un était encore debout à cette heure-là c’est que c’était grave.

C’est seulement au troisième coup qu’il réalisa ce qu’il se passait. Il se redressa dans son lit complétement désorienté. Il avait sans doute les cheveux en bataille et possible une tête de pas réveillé, il sentait sa langue pâteuse et ses traits engourdis. C’est à tâtons qu’il finit par trouver sa chemise qui était resté par terre, il l’enfila rapidement son haut et commença à boutonner les boutons du bas. Il se dirigea enfin vers la porte, il manqua de tomber en trébuchant sur ses chaussures qu’il avait laissé sur le passage. Lors qu’enfin, il arriva à la hauteur de la porte, il actionna la poignée, mais cette dernière resta obstinément fermée. Il avait oublié qu’il l’avait fermé à clé. Après quelques tours dans la serrure, il put enfin ouvrir la porte.

Il était toujours à moitié habiller, il avait finalement eu le temps que de boutonner les deux boutons du bas alors qu’il ouvrait la porte. Sa coupe de cheveux ne ressemblait à rien, il lui fallut quelques secondes pour réaliser que devant lui. Il avait une Thalia pieds nus devant la porte. Oui, il était plus choqué par le fait qu’elle soit pieds nues qu’en nuisette. Cet homme a un sens des priorités assez étrange. Il l’a détaillé longuement alors qu’il se rendait compte que quelque chose clochait. Il était content de la revoir, son cœur c’était remis à battre plus vite, mais il avait peur de se prendre une deuxième veste. Il garda un visage un peu fermé et inquiet avant d’ouvrir un peu plus la porte et de lui laisser assez d’espace pour rentrer.

- Je t’en prie, rentre si tu as besoin de parler. Je suis là.

Son esprit ne pensait qu’à elle. Il était persuadé qu’il devrait faire une croix sur ce qu’il ressentait pour elle, mais cela ne l’empêcherait pas d’être présent pour autant. Il serait toujours présent pour quiconque viendrait le chercher. Thalia était venue à lui, il devait donc se montrer le plus hospitalier possible.



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MessageSujet: Re: Death Takes a Holiday   Jeu 15 Sep 2016 - 19:31

Thalia avait insisté un peu en frappant à la porte. Il fallait à tout prix qu'elle lui parle. Cependant, devant l'absence de réaction, elle manqua de renoncer. La honte et le remord lui rongeaient le cœur comme un acide puissant. Mais alors qu'elle allait se détourner, elle entendit qu'on ouvrait la porte. Et dans l'obscurité quasi-totale, voilà qu'il était là, devant elle. Son cœur mortifié fit une embardée dans sa poitrine. Si elle avait suivi cet élan, elle se serait jetée à son cou, elle l'aurait étreint sans plus jamais vouloir le relâcher, elle l'aurait embrassé jusqu'à en perdre le souffle en lui répétant qu'elle l'aimait. Mais non, elle resta là, figée comme une biche dans la ligne de mire d'un chasseur, l'air misérable et le corps frémissant d'appréhension. Un instant passa entre eux, avant que Ian ne s'efface pour lui laisser l'espace pour entrer dans sa chambre, avant même qu'elle n'ait trouvé quelque chose à lui dire. Et comme d'habitude, il se montra adorable et disponible. Un véritable coup de poignard en plein cœur.

* Bon sang, Ian... *

La mort dans l'âme, la jeune femme se faufila à l'intérieur, attendant qu'il referme et lui fasse face pour rassembler ses esprits. Une petite voix dans sa tête l'incendiait, la traitait de monstre, d'idiote et de sans cœur. Elle n'était que trop consciente du mal qu'elle lui avait fait en fuyant sans demander son reste. Comme une imbécile. Elle le voyait au fond de son regard, dans son attitude marquée par l'hésitation et tant d'autres choses encore... Et malgré tout ça, il lui avait ouvert sa porte et l'avait accueillie sans hésiter, alors qu'elle-même ne se sentait même pas le courage de le croiser dans un couloir encore quelques heures plus tôt. Elle ne releva même pas l'incongru de leur situation. Lui, encore à moitié abruti de sommeil – qui avait sans doute été agité – et les cheveux en bataille, à peine vêtu d'une chemise froissée et vaguement boutonnée... Elle, en simple nuisette et pieds nus, ignorant le froid qui s'infiltrait du sol. Deux âmes en peine qui osaient à peine se regarder. Lorsque la zoologiste prit une inspiration, elle eut le sentiment que son cœur se serrait à la limite du supportable, de manière douloureuse. Du courage. Elle n'en avait jamais manqué, mais elle perdait pourtant ses moyens maintenant. D'une petite voix, elle lui proposa quelque chose en désignant le lit.

« Ian s'il-te-plaît... il faut que tu m'écoutes. Ca va peut-être durer un peu, alors... On serait peut-être mieux assis ?

Il n'y avait pas beaucoup de meubles dans la pièce, autant qu'ils soient confortablement installés... elle avait beaucoup à lui dire. Lorsqu'elle eut son assentiment, elle s'assit sur le rebord du lit, hésitant encore à croiser son regard, celui qui la capturait si aisément... Elle déglutit difficilement, la gorge serrée, ne sachant pas quoi dire pour entamer la discussion, par où commencer... Non, elle devait lui expliquer pourquoi elle avait agi ainsi, pourquoi tout cela s'était produit. Elle lui devait bien ça. Maintenant qu'elle avait pris conscience de tout ce qu'elle ressentait et de la réalité des choses, ce n'était pas pour faire marche arrière. Son regard posé sur elle la mettait au supplice, mais elle commença toutefois d'une petite voix mal assurée qui ne lui ressemblait absolument pas.

- Je suis tellement désolée pour ce qui s'est passé cet après-midi... Je... Je t'ai fait du mal alors que ce n'était pas du tout mon intention. En réalité je... C'est pas ce que tu crois. Tu es doux, gentil, toujours là pour les autres, et même si tu n'as pas confiance en toi, tu es une des plus belles personnes que j'aie rencontrées de ma vie. Et moi... C'est compliqué. Parce que je ne m'attendais pas à tout ça, même si ça fait déjà longtemps, et puis... Je sais pas ce qui s'est passé, j'ai paniqué, c'est complètement idiot. Mais c'est pas toi, c'est moi qui...

Thalia se rendit compte qu'elle était sans doute en train de l'embrouiller plus qu'autre chose. Pire, elle pouvait peut-être lui donner l'impression de mettre un terme définitif à tout ce qui aurait pu se passer entre eux, histoire d'officialiser son geste de l'après-midi. Elle en prit conscience avec une horreur grandissante, tâchant de mettre de l'ordre dans ses pensées et d'avoir un discours cohérent pour lui dire ce qu'elle avait sur le cœur. Elle devait tout lui dire, coûte que coûte. À quel point il était important pour elle. À quel point elle avait besoin de lui. À quel point ce baiser avait été merveilleux. Tout. Elle devait lui ouvrir son cœur, pour le meilleur et pour le pire, peu importe ce qu'il déciderait. Elle prit une grande et profonde inspiration, muselant de toutes ses forces ce qu'elle craignait, ce qu'elle ressentait. Tout ce trouble, toute cette angoisse, toute cette peur. Cet espoir auquel elle n'osait se raccrocher, également. Et ce sentiment d'amour qui couvait dans son cœur, qui peinait à irradier dans sa poitrine, mais qui faisait de son mieux pour se faire sentir. Alors, elle parla, d'une voix plus calme, d'un ton plus cohérent. C'était maintenant ou jamais.

- Je tiens énormément à toi. Désolée, c'est difficile de dire tout ça de manière cohérente... Je... Je m'en veux tellement pour cet après-midi. J'ai agi sur un coup de tête, comme si une part de moi-même avait pris le contrôle avant même que je puisse réagir. En fait, je suis lâche. Exactement comme quand Evie est née. C'est... Ian, ça fait déjà un bon bout de temps qu'on se connaît, et on s'est beaucoup vus ces derniers temps. C'était... vraiment super. Même mieux que ça, en fait. Tu es vraiment quelqu'un de génial, et j'ai commencé à me dire que peut-être... Je me sens bien près de toi. Vraiment très bien, et ça a commencé à être de plus en plus vrai. Et puis il y a eu cette fois quand on est partis chercher le gibier... Tu te souviens, avec le jaguar ? Ce qui s'est passé entre nous... ça m'a plu et totalement retournée, à un point... Tu ne peux pas t'imaginer. Alors j'ai compris que j'avais des sentiments que je ne pouvais pas ignorer, et qu'ils ne dataient pas d'hier... Ensuite on a commencé ce petit jeu du chat et de la souris, et je me suis posé des questions. Beaucoup de questions. Sur là où j'en étais, sur là où on en était, sur ce qui pourrait se passer... Et j'ai laissé faire. Quand j'ai appris pour ton anniversaire, ça m'a semblé super important de te montrer que je pensais à toi, et que tu étais important dans ma vie... Tu le mérites, Ian, tu sais. Vraiment. J'étais tellement heureuse que le cadeau te plaise. Mais j'avais pas prévu ce qui se passerait ensuite. Quand tu m'as embrassée... j'étais perdue. J'étais à toi corps et âme, et je m'en fichais. C'était même la plus belle chose qui m'est arrivée depuis la naissance d'Evie. J'ai voulu de tout mon cœur que ça ne finisse jamais. Et pourtant... quelque chose m'a fait reculer. Parce que j'ai eu peur. Parce que j'ai craint de trahir la mémoire de Morgan en tournant la page, en passant à autre chose... en aimant un autre homme. Et aussi, qu'il ne t'arrive la même chose qu'il lui est arrivé, par ma faute. Alors j'ai fui. Pas toi, mais la peur. Et... et depuis, j'ai l'impression de mourir sur place. Je me déteste pour ce que je t'ai fait. J'avais pas le droit d'agir comme ça, de te laisser en plan... J'avais autant envie de rester près de toi pour toujours que de ne plus jamais te croiser. Je ne savais pas quoi faire. Et puis... j'ai fini par prendre conscience de la vérité. Il fallait que je vienne, que je t'explique tout ça... Que j'essaie d'être claire. Tu mérites au moins ça. Parce que tu es quelqu'un d'exceptionnel, et que ce que j'ai fait était impardonnable. Je... Je... Je suis désolée. J'ai eu peur de ce que tout cela pouvait entraîner, peur de l'inconnu et du changement, peur de ce que Morgan pourrait penser de là où il est... mais la vérité c'était que je me mentais à moi-même. Morgan aurait voulu que je passe à autre chose. Je le sais maintenant. C'est entièrement ma faute. Pardonne-moi...

La jeune femme sentit l'émotion commencer à étreindre sa poitrine comme un corset trop serré. Elle avait débité tout ça d'une traite, en un long monologue encore un brin décousu, mais au moins – elle l'espérait – clair et compréhensible. Elle s'était livrée, elle avait tout dit. Sans oser toutefois regarder Ian trop longuement, de peur de ce qu'elle pourrait lire en lui, de ce qu'elle pourrait deviner. L'espoir refaisait insidieusement son retour, l'espoir qu'il restait encore quelque chose à sauver, qu'il était possible de gommer son erreur de l'après-midi pour tout recommencer au moment de ce baiser... Mais elle n'avait pas encore tout dit. Il restait le plus important. Son cœur se remit à s'agiter furieusement, à cogner contre ses côtes de manière presque douloureuse. C'était si fort qu'elle s'étonnait qu'il ne l'entende pas. Le plus important venait maintenant. La conclusion. Ce qu'elle ressentait au plus profond d'elle-même. Elle leva les yeux vers lui, sentant l'émotion menacer de la submerger. Pas maintenant, pas trop tôt. Il fallait encore qu'elle tienne, qu'elle lui dise.

- Je t'aime, Ian. Et je... je ne veux plus jamais te quitter.

Sa voix s'était brisée sur la fin de sa phrase. Trop d'émotions. Mais au moins c'était dit. Thalia sentit des larmes commencer à lui monter aux yeux. Elle était fébrile, alors que son regard était toujours rivé à celui de Ian. Puis, elle le détourna. Pour qu'il ne voie pas son trouble, pour qu'il ne se méprenne pas. Pour qu'il ne voie pas ces larmes qui menaçaient de submerger ses prunelles. Un mélange du trop-plein d'émotions, de l'espoir qu'elle ne pouvait s'empêcher de nourrir, de la peur d'être rejetée... ce qui serait légitime. Elle se plierait à sa volonté. Et elle le lui annonça d'une voix qui tremblait bien plus qu'elle ne le voulait.

- C'est à toi de décider maintenant... Si tu ne veux plus de moi après ça, je comprendrais. Je... je suis tellement désolée... Je suis vraiment qu'une pauvre idiote.

Une larme roula le long de sa joue. La première, lourde et ronde comme une perle qui miroita à la lumière de la lune qui entrait par une fenêtre. La zoologiste détourna la tête. Elle ferma les paupières pour tenter d'endiguer le flot. Peine perdue. Elle n'arrivait pas à lutter. Elle n'était pas de taille. Elle se sentait juste... vidée. Tout était dit, et la balle n'était plus dans son camp. Elle était dans celui de Ian. Elle s'en remettait à lui désormais. Tremblante, c'est dans un souffle à peine audible qu'elle articula encore ces mots :

- Je t'aime... »

Comme si elle-même avait besoin de se l'entendre dire. Parce qu'elle en avait pris conscience, et parce que c'était la stricte vérité. Elle ne pouvait plus se passer de lui. Il lui avait donné trop de raisons de vivre. Evelynn d'abord, en l'aidant à la mettre au monde. Puis, lui-même. Son amitié tout d'abord, et ce qui s'était passé entre eux... Elle attendait maintenant, des larmes silencieuses coulant sur ses joues. Elle s'en voulait de pleurer. Elle aurait voulu faire bonne figure. Malgré tout, elle tourna la tête vers lui, pour le regarder. Parce qu'elle voulait affronter sa réponse, peu importe ce qu'elle serait.


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