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 Search again and again [+18]

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Jeu 22 Sep 2016 - 14:06

En réalité j'en ai rien à foutre de ta planque, j'ai tout ce qu'il me faut, lui jeta t-elle simplement à la figure avant de redémarrer le moteur.
Qu'il essaie de lever la main sur elle; elle n'était peut-être pas bien épaisse mais la parade de Duncan était rapide et efficace, une simple pression des doigts, il n'aurait pas le temps de faire ouf.
De toutes façons mes copains sont sympas quand on ne leur cherche pas la merde, conclua t-elle.

Elle roulait doucement à présent; les morts-vivants alertés par tout ce bruit arrivaient de la ville par meutes entières, menaçant d'encercler la camionnette de toutes parts.
Dans l'impossibilité de faire demi-tour, elle n'avait pas d'autre choix que longer la petite route campagnarde qui bordait les rives du lac.
Concentrée, elle se frayait un passage en écrasant avec un systématisme implacable les mangeurs d'hommes devant elle; ce genre d'action ne la choquait plus, c'était devenu une macabre routine.

Plus elle écoutait ce type, plus il lui était évident que c'était un pauvre mec, un looser. Seul, sans planque, on l'avait apparemment prit pour un con une paire de fois et elle se demandait comment il avait réussi à survivre jusqu'à aujourd'hui. Entre pitié et rage, elle le laissa déblatérer ses inepties; apparemment, il n'avait même pas remarqué que s'il avait continué sa petite promenade en solo, il ne serait plus de ce monde à cet instant pour lui parler. Non seulement elle était tombé sur un adulte, un vrai mais en plus elle avait tiré un sacré numéro, un boulet de première, le caporal casse-pompon par excellence et en personne; c'était bien sa veine !

Elle le laissa regarder le paysage et fila sur le ruban d'asphalte désormais désert.
Qu'allait-elle faire de lui ? Il n'avait même pas dit où il allait, s'il avait un véhicule ou s'il attendait quelqu'un. Un paumé ? Un handicapé mental ? Malou oscillait entre les deux solutions et laissa échapper un soupir de lassitude; elle n'était pas éducateur spécialisé, merde !
Il était venu voir l'ambulance par curiosité... Mais il était carrément à la masse ce pauvre gus ! Et il n'avait pas l'air de vouloir décaniller de son siège sinon il l'aurait dit...
L'adolescente était perdue, c'était la première fois qu'elle rencontrait une engeance pareille et craignait de ne pas savoir gérer un esprit aussi obscure, d'autant qu'il avait l'air triste, limite dépressif, la totale. Avait-il faim ? Soif ?

Fatiguée de se poser des questions, elle haussa imperceptiblement les épaules. D'ailleurs, à quelques mètres de là, une grande maison à étages était dressée sur une sorte de promontoire naturel et ne semblait pas en trop mauvais état.
Elle ralentit; peut-être que Machin – vu qu'il ne s'était toujours pas présenté – avait envie de se dégourdir les jambes ou pisser ? Ou la quitter ? ou plus simplement fouiller la demeure bourgeoise histoire de voir s'il n'y restait pas quelques boîtes de conserves ?
Indécise, elle se gara sur la plate-forme herbeuse, coupa le moteur et dit:
moi non plus je fais confiance à personne et heureusement sinon je sera déjà morte, tu as vu comment je suis bâtie ? C'est pour cela que je t'ai agressé, je voulais savoir ce que tu avais dans le coffre.
Puis, plus doucement elle ajouta: J'étais venue ici pour faire un break de préférence seule et toi tu débarques armé et tu viens voir mon van « par curiosité », c'est normal que je me pose quelques questions, non ?
Elle laissa un temps de silence et continua: tu veux faire quoi ? Visiter cette maison ou attendre un peu que les monstres aient foutus le camps afin que je te dépose en ville ?

L'adolescente regarda le type plus en détail; il n'était pas moche même si ce n'était son genre, c'était juste dommage qu'il ait un grain mais après tout ce n'était pas sa faute, elle pourrait peut-être le supporter quelques temps.
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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Sam 24 Sep 2016 - 10:40

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

Le grand brun trouvait les propos de la jeune fille plutôt contradictoires. Un coup elle voulait savoir quelque chose, un coup elle n'en avait plus besoin. M'enfin, elle était encore un enfant alors ces choses-là pouvaient certainement s'expliquer de cette façon, et non d'une autre. Par contre, elle essayait une sorte de tentative d'intimidation qui ne marchait guère avec Kerwan. Cela l'amusait plutôt pas mal, au contraire, de voir comment les gens pouvaient intimider les autres avec des techniques -quelles soient vraies ou non-.

- Bah... Comme tout le monde, j'ai envie de dire.

Puis, il s'était mis à contempler à nouveau le paysage. Il restait silencieux, se contentant de jeter un œil par la fenêtre de la portière, mirant les infectés qui essayaient encore de s'accrocher au véhicule. Ce virus les avait vraiment rendus laids et repoussants; pire que des monstres. Beaucoup étaient défigurés ou avaient le visage sacrément bien amochés; ils ont dû souffrir lorsqu'ils ont été mordus puis transformés après que les autres rôdeurs les ai "mordus". Et en voyant l'état dans lequel on devenait aussitôt après être touché par ces choses, Kerwan était bien content d'avoir encore son corps intact et son visage sans presque aucune égratignure.
D'ailleurs, il en avait presque oublié que c'était une gamine de dix-sept ans qui était en train de le conduire, actuellement. Vers où, d'ailleurs ? Il n'en savait strictement rien, et il s'en foutait. La seule chose qui comptait était qu'il puisse, à un moment où à un autre, récupérer son pick-up car il avait presque tout laissé à l'intérieur. Mis à part ses armes, il n'avait pas pris son sac dans lequel il avait ses vivres et quelques ustensiles bons pour l'exploration. Il n'avait pas pensé que, en quelques instants, une horde d'infectés viendrait prendre en otage le lieu où les deux jeunes gens étaient. Depuis quelques temps maintenant, cette nature avait repris le pas sur les quelques hommes restants, une nature beaucoup plus sauvage, avec une seule et unique politique: "La loi du plus fort" ou encore le "Marche ou crève". Déjà que la vie était assez dure bien avant cette merde, il avait fallu que tout parte dans tous les sens. Mais d'où en provenait la source ?

C'est alors que, plongés à nouveau dans un silence de plomb, la jeune Malorie reprit la parole. Le grand brun fut surpris du ton qu'elle adopta cette fois; un ton beaucoup plus doux que précédemment. Elle lui expliqua alors les raisons de son comportement excessif. Il se contentait simplement de l'écouter, silencieux. Certaines choses en expliquaient d'autres, et c'est dans ces moments-là que Kerwan comprenait que tout les êtres humains encore de ce monde réagissaient différemment au vu d'un étranger qui se pointait là. Elle, réagissait en agressant et en testant l'autre, alors que lui, observait le comportement de l'étranger, afin de voir s'il était quelqu'un de bon ou pas.

- Si t'as pas d'arme, tu vas te faire rapidement bouffer. Ca ne m'amuse pas forcément de me trimbaler avec ma hache et mon fusil à pompe mais depuis que cette merde a commencé, fallait bien trouver des moyens pour se défendre. Mais je n'attaque jamais un semblable, sauf s'il est venu m'attaquer en premier. Au contraire, je suis content quand je trouve un être-humain. Parce que je me dis que je ne suis pas seul, et qu'ils y en a pleins d'autres ici, qui se cachent je ne sais où. Et plus on connaît de monde, plus on saura voir qui sont alliés et nos ennemis. Alors tu comprends pourquoi je suis venu ? Pour savoir de quel côté je pouvais te mettre. Mais oui, tu as le droit d'être méfiante, car les gens seront plus tentés à t'attaquer toi que moi.

La jeune fille s'arrêta alors devant une grande maison et, les yeux de Kerwan s'écarquillèrent d'un coup. Plus rien ici n'avait été entretenu vu que la végétation reprenait son droit; l'herbe du jardin avait fortement poussé et les plantes se baladaient et lézardaient les murs jaunis de cette grande bâtisse. Là dedans, Kerwan y voyait des tas de ressources, mais aussi un coin pour se reposer et y passer la nuit. Et là, Malorie lui demanda se qu'il comptait faire et, sans l'ombre d'un doute, il se retourna afin de lui faire face. Un énorme sourire se forma et il lui répondit comme si c'était évident pour elle.

- Je suis sûr que cette maison a un sacré potentiel de ressources. Faut que j'aille la fouiller, voire y passer la nuit si je prends trop de temps. Mais en tout cas, merci de m'avoir aidé et amené ici. Tu veux aller y faire un tour aussi ? On te trouvera peut-être des armes.
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Mar 27 Sep 2016 - 14:19

Stationnée devant la bâtisse cossue que jouxtait un jardin rendu à l état sauvage, Malou écoutait Machin-Qui-Ne-S'était-Pas-Présenté tout en observant les alentours. Quelque chose la tracassait mais elle n'arrivait pas à conclure si le détail était anormal ou si elle devenait parano: un étroit sentier probablement tracé par des allées et venues entre les orties et les hautes herbes sillonnait, du petit portail de bois vert foncé jusqu'à la porte d'entrée bien fermée.
Ne sachant trop qu'en penser, elle balaya temporairement l'éventuel problème et se concentra sur ce que l'homme racontait.
Ne t'inquiète pas pour moi, lui répondit-elle à son conseil, je ne suis pas encore morte. Je n'ai pas les mêmes armes que tout le monde mais cela ne signifie pas que je ne sache pas me défendre.
Elle se garda bien de lui avouer qu'elle ne voulait pas d'armes à feu et qu'elle avait la phobie des couteaux et des haches.

Le reste du discours la laissa pantoise. Cela ne devait pas faire bien longtemps qu'il zonait tout seul dans ce monde pourri sinon il ne parlerait plus avec autant de naïveté de ses semblables.
Moi aussi je pensais comme toi au début... Ne put-elle s'empêcher de murmurer dans un souffle mais j'ai eu vite fait de changer mon fusil d'épaule.
Elle avait dit cela comme un regret. Elle aussi avait cru en l'humanité; elle avait même rêvé qu'en se serrant tous les coudes et en s'organisant, il pouvait être possible de venir à bout des mangeurs d'hommes, qu'il fallait voir en chaque survivant un être précieux et respectable. Comme elle aurait aimé avoir encore ce sentiment de joie face à un humain croisé au hasard.

Dans un soupir triste elle ajouta:
observer ne suffit pas toujours, de même qu'agresser comme je le fais non plus d'ailleurs... Et parfois malheureusement, il faut attaquer le premier, sinon...
Certaines expériences m'ont appris qu'un vivant pouvait être mille fois plus dangereux qu'un infesté et crois-moi que je le regrette mais c'est ainsi.

Tout en parlant, plus elle regardait Machin, plus elle pensait qu'il n'avait d'adulte que l'apparence et certaines tournures de phrases qui fusaient plus par automatisme que par réelle construction mentale. En fait, il avait l'air d'être un gamin dans sa tête et la large banane qui éclaira son visage à la perspective d'aller visiter la maison prouvait qu'il avait su garder son âme d'enfant.
D'un coup, il monta dans l'estime de l'adolescente: il n'était pas encore pourri jusqu'à la moelle par les défauts caractéristiques des «grandes personnes» tant détestées et c'était tant mieux !
Lui renvoyant un sourire sincère Malou acquiessa; ouais, ça à l'air pas mal !

Se levant elle inspecta son sac à dos: corde, pied de biche, rouleau à pâtisserie, fouet, lampe-torche, trousse de soin et un peu d'eau puis, sortant une photo elle se tourna vers l'homme, la lui tendit et demanda:
tu n'aurais pas vu ce type par hasard ?
Le visage souriant d'un jeune homme d'une vingtaine d'année, cheveux bruns et bouclés, s'étalait sur le cliché légèrement flou et froissé.
C'est Erik, mon frère; je le cherche.
Et pendant que Machin semblait regarder le portrait elle fouilla ses poches de Jeans: la bombe lacrymo et le rasoir coupe-chou étaient bien en place; ils pouvaient y aller.
Elle attendit qu'il lui réponde puis sauta de la camionnette avant d'en verrouiller les portes.

Une fois passé le portillon à peine repoussé, elle regarda encore une fois la végétation écrasée traçant le fameux petit chemin menant au seuil de la demeure et regarda son co-équipier avec un air interrogateur:
t'en penses quoi de ce sentier ? Tu crois que des gens ont marchés là souvent ou c'est moi qui m'inquiète pour rien ?
En attendant qu'il donne son avis, l'adolescente s'accroupit afin de scruter les détails mais cela faisait plusieurs jours que le temps avait été sec et chaud, il n'y avait aucune trace de semelles même anciennes.
« Des mangeurs d'hommes alors ? » se demanda t-elle ?
Délicatement, elle écarta les herbes alentour afin de voir s'il y avait des restes de chairs putréfiées, des traces de miasmes noirâtres ou des lambeaux de vêtements mais il n'y avait rien non plus.
Par acquis de conscience elle se baissa encore et, nez contre le sol, se mit à sentir.
Etouffant un éternuement, elle se releva et déclara: ça ne pue pas la mort, juste la poussière ! Qu'est-ce qu'on fait ? On avance et tu ouvres la porte avec mon pied-de-biche ?
Elle laissa un temps et ajouta presque à regret, en espérant qu'il refuse cette dernière proposition: à moins que tu préfères qu'on se tire ?

La jeune fille avait terriblement envie de pénétrer à l'intérieur; un sixième sens lui disait qu'il y aurait des choses à récupérer; il suffisait juste d'être un peu prudents et silencieux. La routine, quoi...
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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Jeu 29 Sep 2016 - 12:17

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

La jeune fille semblait ne pas vouloir d'autres armes, prétextant que celles qu'elle possédait déjà lui convenaient très bien. Kerwan n'allait pas en faire tout un plat ! Il était vrai que, d'un côté, elle avait raison sur certains propos. Elle avait l'air de rester une grande partie dans son véhicule, et si besoin elle n'avait qu'à sortir sa bombe lacrymogène comme elle l'avait fait avec Kerwan. Néanmoins, celui-ci se demanda s'il y avait une réelle efficacité de l'utiliser contre des rôdeurs.

- Très bien, comme tu voudras. Je ne t'oblige à rien, après tout.

Puis, après lui avoir expliqué sa vision de voir les choses; qui était quelque peu "gentillette" il fallait bien l'avouer, elle lui raconta à son tour qu'elle a rapidement changé sa vision de voir les êtres humains encore en vie dans ce monde actuel. Après tout, Kerwan était un adulte et, même s'il avait une vision des choses parfois enfantine, cela le ne laissait point acteur des choses. Lorsqu'il fallait commettre un acte ayant une gravité ou non, il l'effectuerait sans forcément avoir du remord. A l'inverse, il réfléchissait beaucoup dans sa petite cervelle, et préférait d'abord voir les opportunités de quelqu'un ou quelque chose, avant d'en déduire quoi que ce soit. Par contre, si la personne qui se pointait devant lui était fringuée comme un brigand ou autre tout en pointant une arme en sa direction, il n'y avait pas de doute que Kerwan allait essayer de devenir "copain-copain". Là était la nuance. Certes pas facile à comprendre, mais il y en avait bien une. Alors que, pour la jeune blonde, c'était normal de se méfier de tout car elle était beaucoup plus jeune, et faible au vu de sa corpulence toute mince, voire maigrichonne. Elle n'avait pas forcément envie de se faire kidnapper et violer à tout bout de champ, alors la prudence et la méfiance étaient sans doute ses meilleures armes contre l'envahisseur.

- Désormais, dans ce monde, il y a la loi de l'agresseur ou l'agressé. Soit on domine, soit on se fait bouffer. C'est drôle mais... je ne fais parti d'aucun des deux.

Puis, après leur blabla quelque peu trop sérieux, l'idée d'aller explorer cette large bâtisse semblait l'enthousiasmer. Ils allaient peut-être trouver le gros lot, ou même quelques petits trucs sympas qui seraient bon à garder pour le futur. Une grande demeure cachait toujours des trésors d'une grande valeur.
Puis, alors que les deux préparaient leurs affaires respectives pour aller en exploration, la jeune Malorie demanda au grand brun s'il n'avait pas vu ce type, sur la photo qu'elle lui montrait. Apparemment c'était son frère. Kerwan regarda attentivement la photo, mais il secoua sa tête en pinçant légèrement ses lèvres.

- Je suis désolé, mais je ne l'ai pas vu.

C'était triste pour elle. Il aurait bien aimé lui dire qu'il l'avait vu, au moins de loin, mais non, rien. C'était fou l'espoir qu'elle avait encore de croire qu'il était vivant. Elle était tout comme... Levia. Elle cherchait son frère, elle aussi. Encore chose paradoxale, mais Kerwan était de ceux qui pensaient que, au bout d'un moment, il fallait arrêter de garder espoir et de chercher. C'était un peu comme l'amour, en fait. A trop vouloir le chercher, on ne le trouvait jamais; mais il tombait quand on s'y attendait le moins. Sur le point de sortir, Kerwan se retourna vers la jeune fille.

- Au fait, je ne sais pas si tu m'as entendu le dire toute à l'heure quand j'étais hors de ta voiture mais... Je m'appelle Kerwan.

Il lui décrocha un petit sourire puis sorti assez vite du véhicule, essayant de claquer la porte le moins violemment que possible, pour ne pas faire trop de bruit et ainsi attirer le moins de rôdeurs dans les parages. Les deux passèrent le portillon, Kerwan devant, afin de pouvoir protéger la jeune fille si besoin. Ils commencèrent à s'aventurer dans le jardin en marchant sur ce chemin, et Malorie s'arrêta. Kerwan fit de même et la regarda en fronçant un peu les sourcils, puis en haussant les épaules.

- On n'est pas dans un film policier où chaque détail compte, tu sais. Ne t'inquiète pas pour ça, c'est rien, sans doute.

Kerwan n'était pas du genre à s'attarder sur de tels détails. Pour lui, c'était normal qu'un chemin soit formé ici; à force d'avoir marché là, la végétation ne poussait plus, cela se voyait à la qualité de l'herbe jaune écrasée au sol. Et puis, si vraiment quelqu'un ou quelque chose était là, Kerwan n'en ferait qu'une ou deux bouchées: facile donc !
Et, après quelques minutes encore, il fut à nouveau interrompu par Malorie qui le questionna encore. Elle allait s'arrêter tous les combien de temps ? C'était une exploration ou non ? Le grand brun ne put s'empêcher de soupirer doucement au vu de tant de questions. Par contre, il retenu un rire lorsqu'elle lui demanda s'il préférait s'en aller. Oh que non ! S'il était là, c'était pour explorer ! Dès qu'il le pouvait, le grand brun partait à la conquête d'un maximum de maisons possibles pour en obtenir le plus d'objets qui lui seraient utiles par la suite.

- Alors tu sais, je vais t'apprendre un truc. Le pied de biche, ça ne sert pas forcément. Regarde bien l'expert.

Il était presque certain qu'une clef de secours logeait dans les lieux. Mais où ? Il se mis donc à passer la main au-dessus de la porte, mais il n'en obtenu que de la poussière. Après s'être secoué la main, il regarda sous le paillasson sale mais toujours rien. Il alla juste à côté pour soulever et regarder au niveau des pots de fleurs fanées, mais encore et toujours rien. C'est que, on ne savait jamais, il décida de tourner tout doucement la porte, et celle-ci s'ouvrit sans grand mal. Kerwan se recula légèrement, par réflexe, hache fermement tenue à la main. Puis, lorsque la porte fut ouverte en grand, il regarda la jeune fille et fit un grand sourire.

- TA DA !

Les propriétaires avaient très bien pu laisser la porte ouverte, ou encore des pilleurs qui s'étaient introduits là il y a longtemps. Enfin bref, il y avait de multiples questions qui pouvaient expliquer le pourquoi de cette porte ouverte.
En regardant à l'intérieur de la maison, c'était sombre. Mais cela semblait donner sur un long couloir plutôt obscure, un peu comme dans les films d'horreur. C'était plutôt excitant pour Kerwan, car il allait bien s'amuser, il le sentait. Par contre, il se sentait embêté pour une seule et unique chose.

- Par contre... Tu n'aurais pas une lampe torche ? J'ai laissé mon sac dans mon pick-up et j'avais tout dedans, y compris ma lampe frontale et ma lampe torche...
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Dim 2 Oct 2016 - 16:13

Malou eut un simple hochement de tête en entendant la réponse de Kerwan à propos de son frère; elle n'était pas surprise mais comme Josh avec ses soeurs, elle refusait d'imaginer qu'il puisse être mort ou pire.
Si elle n'avait plus cette quête, cet espoir, que lui resterait-il comme moteur pour survivre dans ce monde apocalyptique où le mot « avenir » avait disparu du dictionnaire et même des esprits ?
Sur un soupir, elle mit son sac sur son dos tandis que l'homme refermait la portière du véhicule et dit:
Non, je n'avait pas entendu pour ton prénom tout à l'heure, désolée... laissa t-elle tomber en rangeant précieusement la photo dans la poche intérieur de son blouson, un peu déçue tout de même. C'est pas mal Kerwan, ajouta t-elle afin de chasser son coup de blues, original; j'ai jamais entendu.

Tout en avançant sur le petit sentier anormalement foulé par une multitude de pas, selon l'adolescente, elle ne put s'empêcher de lancer à son co-équipier:
non, on n'est pas en plein polar, c'est pire, on est carrément dans un film d'horreur mais bon... Ponctua t-elle en haussant les épaules tandis que Kerwan tournait la poignée de la porte qui s'ouvrit comme par enchantement.
Stupéfaite de la facilité avec laquelle ils allaient pouvoir pénétrer dans la demeure, Malou se plaqua contre le mur, sortit le rouleau à pâtisserie de son sac et, tendue, prête à cogner, attendit quelques instants.
Plus cela allait, plus elle trouvait que cette baraque puait le louche comme un piège trop beau mais quand elle vit l'acolyte faire un pas dans le couloir obscur sans que rien ne se passe, elle avança aussi, lui reprit des mains le pied-de-biche, plus efficace que son rouleau en bois et scruta les lieux tout en allumant la lampe-torche à sa demande.

Un parfait silence planait dans le hall bourgeois un peu désuet, à peine poussiéreux mais riche en toiles d'araignées aux angles des murs et au plafond.
A droite, se trouvaient deux portes anciennes moulurées. Humant l'atmosphère viciée par l'humidité et l'abandon, elle fut rassurée de ne pas sentir d'odeur de cadavre alors, curiosité aidant, elle ouvrit silencieusement la première.
Une très petite pièce s'offrit à ses yeux. Des portes-manteaux en bois avaient été chevillés aux murs et l'on pouvait voir pendus, une gabardine, une doudoune pour homme et posés au sol, un parapluie, un fusil de chasse et d'épaisses bottes en caoutchouc kaki.
Un peu anxieuse, elle lança des yeux une interrogation muette: « continue t-on ? » et comme Kerwan n'avait pas l'air stressé par la découverte, elle se hasarda vers la seconde bien moins intéressante: un simple W.C. Orné d'une cruche remplie d'eau et de morceaux de papier journal empilés dans un coin.
Ca m'a l'air habité quand-même..., chuchota t-elle à l'oreille de l'homme avant de ressortir discrètement pour observer le reste du vestibule.
Au fond, à demi caché par un lourd meuble de bois sombre pas même fracturé, on pouvait deviner un escalier le long duquel courait une belle rampe en fer forgé.
A leur droite, une porte similaire au vestiaire et aux cabinets puis, une autre, à deux battants qui devait très certainement donner sur une salle à manger ou un salon.

Toujours ce même silence, épais, angoissant, caractéristique de ces habitations lourdes d'un passé de plusieurs siècles, où des familles à l'abri du besoin avaient tissées leurs vies, générations après générations, entourées par le mobilier des aïeux que personne n'avait jamais osé déplacer et qu'ils avaient dû continuer à rafraîchir à coup de chiffons imbibés de cire d'abeille à la térébenthine.
Comme il semblait de plus en plus évident que ce lieu était désert, la jeune fille tendit la main vers la première poignée qui céda la place à une vaste cuisine.
Y pénétrant afin de laisser de la place à Kerwan, visiblement aussi intéressé qu'elle, elle constata très rapidement que là non plus aucun pillard n'avait sévi, mieux, tout en était en ordre, presque propre et les murs étaient couverts de placards volumineux.
Sans vraiment réfléchir, elle se dirigea vers ceux de droite dont elle ouvrit les portes et là, miracle: des conserves étaient empilées, les unes sur les autres par catégories: légumes, fruits au sirop, pâtés, viandes... A côté les étagères étaient pleines de sachets de riz, de pâtes, de purée instantanée, de sel, mêlées à quelques boîtes de lait concentré et de sucre en morceaux.
N'en croyant pas ses yeux, elle regarda Kerwan qui avait l'air de trouver lui aussi des choses très intéressantes et, par acquis de conscience alla vérifier à la porte d'entrée si personne n'était en train d'arriver, avant de murmurer:
l'endroit est désert, pas même un mangeur d'homme à l'horizon. on va voir dans la pièce d'à côté s'il y a quelques cartons, on charge tout ça dans mon van et on file à ta bagnole pour faire le partage !

Malou était aux anges. C'était la deuxième fois depuis l'apocalypse qu'elle tombait sur un aussi bon plan, ils allaient avoir à manger pour un sacré bout de temps !
S'efforçant de rester silencieuse pour au cas où un mort vivant arriverait elle ouvrit en grand un des deux battants et quelle ne fut pas surprise de voir un homme entre deux âges, séduisant, cheveux poivre et sel et regard bleu souriant, élégamment installé dans un fauteuil de cuir brun, capitonné.
Il tenait à la main un verre, probablement en cristal, vue la finesse, plein d'un liquide ambré.
Sur une table basse trônait une luxueuse bouteille de bourbon; à gauche, un petit bar vitré laissait entrevoir des bouteilles d'alcool de toutes sortes, allant des bières blondes aux liqueurs sucrées pour femmes en passant par le porto ou le Champagne millésimé.
L'inconnu les fixa un instant sans se départir d'une forme d'amabilité aristocratique avant de les inviter à le rejoindre afin qu'ils partagent un verre avec lui.
Sans même un mouvement d'étonnement, il avait articulé, en guise de salut un « tiens, j'ai de la visite, cela me fait plaisir », d'une voix chaude, rassurante et distinguée.
Interloquée, les yeux grands comme des soucoupes, l'adolescente restait comme paralysée tandis que l'homme invitait de la main Kerwan, à venir prendre en premier, dans le petit meuble, la bouteille de son choix.

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HRP: comme convenu, tout est en narration en ce qui concerne le pnj mais si finalement tu n'es plus contre quelques dialogues, pas de souci non plus, c'est comme tu veux !
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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Lun 3 Oct 2016 - 18:58

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

- Merci.

Il lui gratifia d'un petit sourire suite à ce compliment et les deux ne tardèrent pas à aller jusqu'au devant de la maison. La jeune fille qui accompagnait le grand brun n'était vraiment pas très confiance et rassurée de venir là; regrettait-elle de s'être arrêtée devant cette large bâtisse ? Kerwan n'en savait rien. Mais au vu de ses petites recommandations et question, le grand brun pouvait se douter que oui, elle préférait partir. Mais Kerwan avait tant envie d'explorer un si grand lieu, il y découvrirait certainement de très bonnes choses; que ce soit en terme d'armes ou encore de nourriture.

- Tu n'aimes pas les films d'horreur ? Moi je trouve ça plutôt rigolo.

Il manqua de rire un peu, car il souvenait de quelques passages assez sympa de plusieurs films qu'il avait vu. Lui n'avait jamais eut peur de grand chose; il aimait bien le sang, voir tous ces gens si débiles qui faisaient des trucs si évidents à éviter, mais qu'ils faisaient quand même. Bon, les deux jeunes gens allaient s'apprêter à faire la même chose, mais c'était pour leur propre survie; ils avaient besoin de bouffe, plein de bouffe.

Il fut quelque peu déçu que son petit "tour de magie" n'ait pas vraiment fonctionné auprès de la jeune fille, mais il rentra sans trop tarder dans la grande bâtisse. A l'intérieur, l'obscurité y était maîtresse et la jeune fille alluma sa lampe torche sans trop tarder, ce qui permis de voir où mettre les pieds et avancer sans se prendre quoi que ce soit. A pas de loup, Kerwan marchait derrière la jeune fille, sa hache tenue fermement à la main. Il manqua d'éternuer plus d'une fois à cause de toute cette poussière qui recouvrait les lieux. Et les toiles d'araignées mettaient une petite ambiance Halloween. Cela semblait fortement l'odeur du renfermé, mais aussi une odeur étrange; mais Kerwan n'arrivait pas à mettre le nez sur cette odeur qui lui paraissait si familière.
L'exploration des premières pièces commença et la jeune fille ouvrit la première porte. Kerwan restait aux aguets, très attentif sur les moindres faits et gestes de la jeune fille; prêt à intervenir si besoin l'était. Et là, surprise ! Des armes, vêtements et autres accessoires pour la chasse. Kerwan fronça alors les sourcils, étonné de cette découverte. Des affaires d'un tel genre laissé ici, au milieu de tout le monde ? Quelque chose était louche. Maintenant, il commençait à comprendre les doutes de la jeune Malorie à propos du chemin dans les herbes hautes, précédemment. Puis, la jeune blonde alla ouvrir la seconde porte et découvrit quelque chose de beaucoup plus normal, cette fois: un WC avc une cruche d'eau et des journaux. L'objet semblait avoir été posé là depuis peu, car il ne portait pas de trace de poussières, ou largement moins que les autres objets. Kerwan était maintenant en alerte. Il n'avait pas peur, mais quelque chose ici ne tournait pas rond.

- Regardons une dernière pièce et allons nous-en avant qu'on ait un problème. Je sens un mauvais coup, là...

Les deux suivirent continuèrent et, lorsque la jeune fille ouvrit la porte, ils tombèrent sur la cuisine. C'est alors que les yeux de Kerwan s'agrandirent, presque sous le choc. Il y avait une sacrée grosse quantité de nourriture ! Il en avait déjà presque l'eau à la bouche. Il s'imaginait déjà la tonne de pâtes, de riz et autres conserves qu'il allait enfin pouvoir manger, une par jour ou tous les deux jours afin d'en garder un maximum. Ils avaient trouvé la caserne d'Ali Baba, la vraie !

- D'accord très bien, faisons vite.

Comme elle le dit auparavant, ils s'exécutèrent et allèrent ouvrir la porte suivante, elle menait sans doute au salon. Mais voila qu'à peine avaient-ils ouverts qu'ils tombèrent sur une silhouette masculine, assise, un verre à la main. Kerwan en eut même un petit sursaut; il posa aussitôt sa hache et attrapa son fusil à pompe, le pointant en direction de l'homme. Il prit alors une voix menaçante:

- Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?

Il entendit alors un petit rire de cet homme qui allait avoir sans doute presque la cinquantaine, mais qui était encore très bien conservé. C'était sûr qu'avec toute cette nourriture pour soit tout seul, on pouvait très bien survivre ici ! C'est alors que l'homme reprit la parole avec cette voix toujours aussi rassurante.

"Qui je suis ? Mais le maître des lieux. Vous êtes chez moi, jeunes gens. Cela fait longtemps que je n'ai pas reçu de la visite. Prenez un verre et installez-vous."

Un voyant venait de s'allumer dans la tête de Kerwan: ça ne sentait vraiment pas bon. Il ne savait pas ce que préparait l'homme, mais il les avait attendu. Etait-ce lui qui avait laissé la porte ouverte ? Il voulait les faire entrer à les intérieur pour les tuer et les dépouiller de tout ce qu'ils avaient ? Pour le grand brun, c'était vraiment le moment de partir, de courir avant qu'une salle merde ne se prépare.
Tout en gardant un œil sur l'homme qu'il avait en vue avec son fusil, Kerwan se pencha vers la jeune fille. Il vint alors lui murmurer tout doucement à l'oreille.

- Je le sens vraiment pas. Quand je te dis de dégager, tu cours aussi vite que tu peux sans t'arrêter, d'accord ? Je suis désolé de t'avoir embarqué là-dedans...
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HRP: Je t'avoue que je ne suis pas contre quelques lignes, mais je te laisserai faire le plus gros du boulot niveau dialogue je pense, car je suis sûre que tu as déjà une petite idée en tête de ce personnage.




 
 


   
••• ••• ••• ••• ••• •••
   • Look. Do you see in front of you ?
There are the Hell's door. Good luck my friend ! •
© Mzlle Alice.

   

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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Mar 11 Oct 2016 - 23:44

Malou était tellement tendue face à cette porte fermée qu'elle n'avait pas pris le temps d'apprécier le petit tour de magie de Kerwan. Il fallait croire que ce nouveau monde balayait d'un coup les rires et les âmes d'enfants et les remplaçaient par la noirceur de la peur de tous les instants.
C'est à peine si elle murmura qu'elle détestait les films d'horreurs avant de s'engouffrer dans la demeure.

A présent elle était entièrement d'accord avec Kerwan, cette maison était louche aussi opina t-elle du chef quand il demanda de jeter un oeil sur une dernière pièce avant de filer à l'Anglaise.
Tout en contemplant les victuailles entassés dans les placards aux portes béantes, la voix de la raison lui avait conseillé de fuir sans rien toucher mais le ventre en avait décidé autrement. Malgré son appétit de moineau, elle avait senti son estomac se tordre d'envie à la simple vue d'une boîte de pêches au sirop.
Croisant les yeux brillants de convoitise de son coéquipier, elle s'était rassurée et se disait qu'en allant vite, ils auraient bien le temps d'emporter plusieurs caisses, la camionnette n'était pas loin !
Et puis ses amis seraient heureux de la voir revenir avec de quoi manger pour plusieurs jours...

Malheureusement le piège qu'ils avaient pressentis sans vraiment s'en soucier s'était refermé, c'est du moins comme cela que l'adolescente interprétait l'invitation un peu trop mielleuse de l'aristocrate de ses fesses. En temps habituelle elle en aurait profité pour laisser exploser son mauvais caractère mais là, face à l'incongruité de la situation, à l'amabilité tranquille de cet homme au travers de laquelle elle devinait déjà quelque chose d'implacable, elle resta muette comme une carpe, et, bras ballants, laissa pendouiller mollement son pied de biche. Quelque chose dans le regard de l'individu était hypnotique, fascinant, comme un serpent.

Quand Kerwan fit tomber la hache pour pointer son fusil avec des paroles menaçantes elle sursauta et, sur qui-vive, brandit à son tour la barre métallique afin d'en découdre avec cet empêcheur de tourner en rond.
Mais une fois de plus le maître des lieux eut une réaction à laquelle elle ne s'attendait pas: d'une voix douce, il avait insisté pour qu'ils s'installent en sa compagnie et se servent un verre.
Je ne bois pas d'alcool ! Lança t-elle froidement tandis que le grand brun se penchait vers elle pour lui chuchoter le fond de sa pensée.
Elle lui lança un regard d'acquiescement discret et répondit sur le même ton:
ne sois pas désolé, j'étais d'accord aussi.

C'est alors qu'elle entendit un déclic d'arme à feu dans le dos de Kerwan.
Se tournant légèrement elle vit avec surprise et terreur mêlée un homme pas très grand mais baraqué comme une armoire à glace, cheveux bruns coupés très courts, front bas, yeux noirs, froids, insondables qui pointait à son tour un revolver muni d'un silencieux au niveau de la nuque du trentenaire.
Elle ne l'avait même pas entendu arrivé !
Une onde d'angoisse la traversa; ils étaient faits comme des rats et comme pour répondre à son pressentiment, l'aristocrate se leva tranquillement, sourire aux lèvres pour préciser:
je vous présente Viktor, mon majordome. Je vous conseille vivement de ne pas le décevoir, il a la gâchette facile et très mauvais caractère.
Puis, d'un ton légèrement moins agréable, il leur intima l'ordre de lui donner leurs affaires, à commencer par le fusil.

Prenant délicatement la pied de biche des mains de l'adolescente puis l'aidant à ôter son sac à dos comme qui aiderait une femme du beau monde à retirer son manteau de fourrure, il continua sur un ton à nouveau aimable:
je vous invite gracieusement à vous joindre à moi et vous vous fâchez... Ce n'est ni poli, ni raisonnable...
Asseyez-vous. Ordonna t-il d'un coup tandis que Viktor appuyait le canon du pistolet sur la tempe de Kerwan.
Que désirez-vous boire jeune homme ? Demanda t-il comme s'ils étaient des hôtes de qualité et vous jeune fille ? Ah, c'est vrai, mademoiselle ne boit pas d'alcool... Vous allez tout de même me faire le plaisir de goûter ce Champagne !
Quant à monsieur, il préfèrera sans doute un breuvage un peu plus fort ? Dit-il en se tournant à nouveau vers Kerwan.
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