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 Search again and again [+18]

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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Ven 14 Oct 2016 - 21:12

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

La curiosité et la faim les avaient conduit dans un piège qu'ils n'avaient ni l'un et ni l'autre imaginé. Kerwan était plutôt doué pour convaincre les gens. En effet, vu qu'il était un ancien agent immobilier, il avait une sorte de talent oratoire. Malgré son comportement plutôt puéril par moment -pour ne pas dire tout le temps-, le trentenaire savait se tenir en adulte et se montrer plutôt responsable. Et dans le cas présent, il avait réussi à entraîner la jeune fille avec lui en sortant l'argument de la nourriture. En ce monde chaotique, la nourriture se faisait si rare que Kerwan était l'une de ces personnes qui étaient prêtes à faire tout et n'importe quoi pour obtenir une poignée de riz ou encore de quelques gâteaux et bonbons. Mais là, après avoir découvert l'entrée de la maison et quelques pièces qui renfermaient des choses plutôt sympathiques, les deux jeunes gens arrivèrent dans cette cuisine où ils virent le Saint Graal: une cuisine entière de boîte de conserve. Kerwan en était tout heureux de cette trouvaille, et il comptait bien fuir avec la jeune blonde après avoir emporté le butin. Sauf qu'ils n'eurent pas le temps de se réjouir de cette nouvelle.

Quelqu'un les attendait.
Ou peut-être bien deux personnes. Les attendaient. Patiemment.

Comme on attire une souris avec un morceau de fromage, ou encore un ver pour faire mordre le poisson à l'hameçon. Et les deux s'étaient fait prendre comme des rats. Ils n'avaient rien vu venir et pourtant, malgré les quelques réflexions plutôt intelligentes et recherchées de la part de la jeune fille, ses prudences ne leur avaient servi à rien. Et Kerwan gardait désormais son arme pointée vers cet étranger. Mais ses excuses n'allaient servir à rien, vu qu'il allait être très compliqué de sortir aussi facilement de là.
Et, c'est dans ce silence mortuaire que Kerwan entendit un cliquetis et senti un métal froid venir se poser délicatement sur sa nuque.
Le grand brun se raidit, mais fit de son mieux pour ne montrer aucun signe de faiblesse. Il se contenta d'écouter les piètres présentations de cet homme et ses sortes de menaces ridicules. Enfin... Ça n'atteignait pas Kerwan, car il en avait déjà entendu plus d'une fois, des menaces de la sorte. Ce qui l'inquiétait plutôt, c'était la jeune fille qui l'accompagnait. Malorie.

Après nous avoir ordonné de donner nos armes, c'est complètement "nus" que les deux jeunes entrèrent dans ce salon peu éclairé. Kerwan serrait les dents et ses poings étaient serrés. Il restait silencieux, se contentant pour le moment d'obéir tout en essayant de réfléchir à un plan.
L'angoisse le gagnait petit à petit, mais il faisait en sorte de ne montrer aucune faille. Il laissait cet homme parler, il leur proposait même de l'alcool. Sauf que, même si la jeune fille n'en voulait pas, il semblait la forcer à vouloir en boire.

- Elle vous a dit qu'elle ne buvait pas d'alcool. Vous êtes sourd ou quoi ?

Alors qu'il s'apprêtait à se jeter sur l'homme afin de pouvoir l'étranger, il sentit qu'on vint lui attraper les bras et les lui mettre dans le dos. Voire relever légèrement les bras, comme pour faire une prise de self-défense. Et Kerwan lâcha un son de douleur malgré ses dents serrées, et il forçait du mieux qu'il pouvait pour lutter. C'est alors que le dénommé Viktor se leva de sa chaise et s'approcha de Kerwan. Il posa délicatement ses doigts sur la mâchoire du grand brun, le forçant à lever la tête. Kerwan y vit alors des pupilles noires. Si noires qu'elles auraient pu renfermer le mal lui-même, le mal à l'état brut. Cela fit froid dans le dos au brun, immobile et grimaçant. Il reprit sa voix assez froide et plutôt menaçante et, après avoir regardé quelques secondes Malorie, il se retourna à nouveau vers lui.

"Ecoute moi bien, petit. Je ne suis pas là pour jouer. Ici, on obéit qu'à une seule et unique règle; c'est à dire qu'on m'obéit au doigt et à l’œil et qu'on me respecte. Sinon c'est simple, vous mourrez ! Il lâcha un fort rire plutôt strident puis reprit presque aussitôt. Et dans ces cas là, tu vas boire pour elle. Et elle, elle finira par mourir de soif et me suppliera de lui donner quelque chose à boire."

Kerwan le regarda de son regard noir et grogna aussitôt, avant de cracher un majestueux mollard sur le visage de l'homme. Celui-ci l'essuya sans broncher et se mit à parler fortement à son acolyte.

"Attache le à une chaise et fais en sorte qu'il ne bouge plus un seul petit doigt."

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il menotta le grand brun à une chaise. C'était impressionnant la force que cet autre homme avait. Kerwan ne pouvait pas lutter aussi longtemps car il allait finir broyer. Alors en attendant, il essayait de réfléchir à un plan pour sortir de là.
Ils firent installer la jeune fille à côté de lui, encore les pieds et mains lâches. Le vieil homme se leva et alla chercher un second verre à vin qu'il rempli généreusement et le tendit à la jeune fille. Et, c'est dans un sourire malicieux voire presque malsain qu'il lui lança, ou plutôt qu'il lui ordonna, d'une voix à nouveau mielleuse.

"C'est toi qui le fera boire. Et si tu ne le fais ? Je commencerai à m'amuser avec lui. Oh, et puis ne sois pas jalouse, je te ferai le plaisir de te montrer ce qui t'attendra."
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Sam 15 Oct 2016 - 15:12

Tandis que Viktor pointait le canon de son arme sur la nuque de Kerwan, Malou s'en voulait à mort.
Tout lui avait démontré que cette maison était potentiellement dangereuse, à commencer par le bon état de la bâtisse puis le chemin herbu maintes fois foulé et pour finir la porte non verrouillée.
Une multitude de détails qu'elle avait pourtant vus auraient dû l'alerter: le couloir à peine poussiéreux, les manteaux bien rangés, les WC fonctionnels avec papier pour s'essuyer !
Par curiosité, à cause de la faim, pour ne pas perdre la face devant un adulte masculin, elle avait fait taire la petite voix intérieure qui la sommait de fuir et ils se retrouvaient maintenant dans de sales draps.

Le cerveau de l'adolescente lancé à deux cents à l'heure tentait de visualiser une quelconque issue à ce piège, n'importe laquelle pourvu qu'ils puissent prendre leurs jambes à leur cou.
Elle était maline, c'était son avantage et s'était souvent tirée de situations périlleuses grâce à cette qualité mais là...
Les fenêtres étaient obstruées par d'épaisses planches et l'aristocrate devant elle – même s'il ne semblait pas armé – avait l'air suffisamment maboul pour leur faire des misères, elle le sentait. Quand à la grosse barrique, le majordome, il avait un flingue et sa carrure inspirait, à défaut de respect au moins la plus grande méfiante et le mot était faible !
D'ailleurs, il avait dû aller refermer la porte d'entrée à clé avant d'arriver, ces gens là ne devaient rien laisser au hasard; peut-être même qu'ils n'en étaient pas à leur premier essai avec eux, qui savait ?

Quand l'homme poivre et sel, long et mince avait fait glisser le sac à dos de ses épaules, elle eut la conviction que c'était foutu et que si par chance ils n'étaient pas purement et simplement assassinés, ils ne sortiraient pas indemnes de cette mésaventure.
Elle avait beau se dire qu'elle avait peut-être trop regardé de séries policières, vu comme se déroulait les choses la réalité allait rattraper la fiction à coup sûr et pour comble, aucune idée ne lui venait à l'esprit.

C'est entièrement désarmés qu'on les fit avancer dans le salon éclairé par deux chandelles maladives qui rendaient l'atmosphère encore plus glauque.
La jeune fille savait se battre à main nu et à corps rapproché, Duncan son Maître lui avait enseigné les rudiments du krav maga et de l'aïkido ainsi que quelques astuces qu'elle avait consciencieusement répétés tous les jours mais n'avait pas pour autant un haut niveau; de plus elle était une fille un peu frêle...
Il avait eu beau lui rabâcher que ce n'était ni la taille, ni la force qui comptait mais la technique elle se trouvait quand même devant deux hommes dont l'un faisait deux fois sa taille en hauteur et l'autre, quatre fois en épaisseur!

L'important pour l'instant était de ne pas montrer sa peur, c'était l'unique solution qu'elle avait trouvé. Jetant un bref coup d'oeil vers Kerwan, elle constata que lui aussi avait l'air d'adopter cette attitude à tel point qu'il osa rétorquer au grand sec qu'elle ne buvait pas l'alcool.
Intérieurement elle frémissait d'angoisse face à la témérité de son coéquipier – était-ce une bonne idée ? Elle en doutait – mais pour bien démontrer qu'ils seraient ensemble quoiqu'il arrive, elle leva un menton belliqueux et planta son regard dur dans ceux, pétillants du propriétaire des lieux.
C'est alors que le trentenaire se jeta presque sur l'aristocrate. Malou blêmit certaine que là, c'était vraiment une très, très mauvaise réaction: avait-il oublié Viktor et son arme ? Devenait-il fou lui aussi ?
Ce qui devait arriver arriva. Le vieux maigre attrapa Kerwan de telle façon qu'elle sut à cet instant qu'ils n'auraient aucune chance: lui aussi connaissait les techniques de self-défense et pas que les notions les plus élémentaires ! Il avait l'air au moins aussi doué que Duncan; il connaissait donc toutes les parades.

Ils étaient à leur merci dorénavant.
Tandis que celui qu'elle devait à présent considérer comme un ami afin de s'en sortir lâchait un cri de douleur, le majordome rejoignait son employeur et à la façon dont il attrapa la mâchoire du grand brun avec cette espèce de fausse douceur, elle sut qu'il aurait pu être capable de la lui broyer entre deux doigts seulement.
La leçon était clair: ils ne réussiraient à rien en étant agressifs ou plein de défis. Que leur restait-il ?

Tandis qu'elle réfléchissait à une solution, Viktor avait exposé ce qu'elle craignait: l'obéissance ou la mort mais obéir à quoi ? À boire un verre avant d'être raccompagnés dehors avec des belles phrases d'usage du style: « nous avons passé un très agréable moment avec vous » et tout le toutim ? Elle n'y croyait pas une seconde de même qu'elle ne réagit pas quand le trentenaire cracha à la face du type; cela ne servait à rien d'autre qu'à empirer la situation.
C'est d'ailleurs ce qui se produisit puisqu'il se retrouva saucissonné sur un siège Louis XV tandis qu'on l'invitait à s'assoir encore libre d'entraves.

Tout à coup, une lueur d'espoir traversa son cerveau: il leur restait une issue pour s'en sortir. Le premier problème était l'impossibilité de la dévoiler à l'ancien agent immobilier devant leurs tortionnaires, le second, que c'était loin d'être pour tout de suite.
Il devait être approximativement midi, l'aristocrate prenait son apéritif et Nounours ne commencerait à s'inquiéter que le lendemain en fin de journée. Le temps de faire la route, de chercher l'ambulance dans la ville puis de la trouver au bord du lac devant cette demeure il pouvait se passer beaucoup de choses mais c'était mieux que rien; il leur faudrait jouer tout en finesse pour patienter jusque là.
Le souci était qu'on ne pouvait pas considérer l'adolescente comme possédant un esprit fin; Kerwan non plus apparemment sinon il n'aurait jamais réagit de la sorte; il allait falloir se forcer un peu; beaucoup même...

tandis que De La Tronche En Biais versait avec cérémonie du vin dans un verre ballon approprié, elle tenta de jouer une autre carte. Elle n'était pas sûre que cela marcherait mais plus ils rétorqueraient sur plusieurs registres, plus ils en apprendraient sur la façon dont fonctionnait l'ennemi.
Arborant un visage de jeune fille raisonnable et contrite elle se lança:
Excusez-nous monsieur. Nous ne savions pas que cette maison vous appartenait, nous pensions qu'elle était abandonnée et...
Prenant machinalement le verre plein que De Trucmuche lui tendait, elle continua:
… Nous avions juste besoin d'un peu de nourriture... Par les temps qui courent... Vous devez connaître cela aussi, non ?
Plus elle tentait de parler, plus elle avait l'impression de s'enfoncer. L'aristocrate la regardait franchement amusé tandis que Viktor s'était calé dans un coin, bras croisé ayant l'air d'attendre que la « chanson » passe.
Relevant tout de même la tête, polie et respectueuse comme elle ne l'avait jamais été de sa vie, elle ajouta:
nous allons partir monsieur; excusez-nous pour le dérangement, on ne voulait pas vous voler, on n'est pas des pillards...

Alliant le geste à la parole, elle s'était redressée lentement pour bien montrer qu'elle n'était pas dans un mauvais état d'esprit, avait posé le breuvage sur la table basse et allait se diriger vers le double battant que Viktor avait refermé quant il l'attrapa violemment par le bras avant de la rassoir sans ménagement sur son siège.
Ce que prononça alors l'échassier de la haute bourgeoisie la laissa interdite. Tout était fini; il ne restait plus qu'à attendre Bobby, le jeu avait commencé et ne semblait pas prêt de s'arrêter.

Avec horreur ses yeux allaient du ballon de rouge – alcool le plus détesté parmi tous puisque c'était ce que sa mère buvait par litres à longueur de journée – à l'homme souriant puis à Kerwan en passant par Viktor qui avait repris sa place, muet comme carpe, attendant sans doute d'autres directives.
« Le faire boire ?... S'amuser avec lui ?... » songeait-elle catastrophée. « Il n'allait quand-même pas... »
A tort ou à raison, l'instinct de Malou avait soufflé que la Grue Couronnée était peut-être homosexuel, voire bi, vu ce qu'il laissait insinuer.
Pâle comme la mort, elle regarda encore le trentenaire. Sa bonne bouille, son regard comme perdu lui serra le coeur.
« jamais ! » songea t-elle, « je ne me prêterai pas à leurs jeux de cinglés ! ».
Fixant l'aristocrate elle dit:
laissez mon ami tranquille il n'a rien fait; c'est moi qui l'ai entraîné ici, c'est moi qui boirait ce verre, laissez-le partir... S'il vous plait.
La jeune fille ne se reconnaissait pas. Jamais au grand jamais elle n'avait prononcé ni s'il vous plait, ni merci à qui que ce soit et voilà que cet enfariné...
mais elle laissa là ses réflexions et, avec un haut-de-coeur, avala d'un trait la boisson détestable.
Quand elle eut fini, le goût âcre qui lui restait dans la gorge faillit la faire vomir mais se retint et reposa le contenant vide sur la table basse.

Intéressant pour quelqu'un qui ne boit pas d'alcool !
Lança l'escogriffe à particule sur un ton ironique avant d'ajouter:
c'est incroyable comme de nos jours il faut toujours tout faire soi-même avec les jeunes...
Sur ce il claqua des doigts et Viktor s'approcha, toujours muet avec un entonnoir qu'il fourra d'une main dans la bouche de Kerwan tandis que l'autre penchait son front en arrière avec une force telle qu'il parut impossible au pauvre coéquipier de se dégager.
Ce que j'aime chez mon majordome c'est son silence et son efficacité ! Conclut l'aristocrate dans un petit rire tandis qu'il scotchait Malou avec un rouleau de toile adhésive épaisse et de première qualité sur la chaise de luxe.

Tranquillement, royalement, avec un raffinement presque caricatural, il prit la carafe en cristal pleine du nectar des vignes, se mit sur le côté pour éviter un éventuel coup de pied, pencha le récipient au point que les premières gouttes du breuvage prirent le chemin du gosier peut-être serré d'angoisse de son partenaire d'infortune.
Des larmes plein les yeux, Malou hurlait: non, ne lui faites pas cela !!! mais il ne semblait pas l'entendre; pire, cela avait l'air de l'exciter davantage.
Alors elle se tut tandis que Viktor, docilement, sans bruit, regagnait sa place contre l'armoire et contemplait le spectacle bras croisés.
Ils n'en n'étaient pas à leur première tentative; tout semblait le prouver. « L'amusement » était réglé comme sur du papier à musique et ressemblait à s'y méprendre à un rituel malsain de fou à lier.
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Kerwan Day
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Lun 17 Oct 2016 - 19:29

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

L’appât du gain avait été plus fort que tout en ces temps apocalyptiques et, encore une fois, le grand brun n'avait pas eut l'idée de se méfier et d'écouter les paroles de la jeune Malorie, désormais assise à côté de lui, ne pouvait rien faire en le voyant maintenant attaché. Il ne pouvait à peine bouger ses phalanges qui se trouvaient dans son dos. Le majordome l'avait fermement attaché et il n'osait bouger un seul de ses muscles par peur d'avoir mal. Il l'avait cherché aussi, à vouloir être provoqué et à vouloir chercher à s'attaquer à la jeune fille ici-présente. Cela avait été plus fort que lui, son instinct de mâle avait ressurgi. Et pourtant, il n'aimait pas vraiment se battre. Sauf que là, il voulait protéger une jeune fille qui n'avait pas encore la majorité; peut-être était-elle encore un des maigres espoirs que cette humanité pouvait avoir. Sauf que, pris au piège et lacéré, il ne pouvait désormais plus la protéger. Il se sentait impuissant, et il regardait la jeune fille de son regard si désolé... Peut-être ne le verrait-elle pas, à cause de cette lumière si faible qui permettait à peine de distinguer les silhouettes et quelques traits, voire un peu plus de détails si l'on s'approchait ou non de ces sources d'éclairage.

Alors qu'un silence angoissant était en train de s'installer, la jeune Malorie se mit à parler, et Kerwan tourna sa tête afin de l'écouter parler. Il la regarda alors avec ses yeux écarquillés, surpris de voir qu'elle essayait comme elle pouvait de changer la situation à son avantage. Sauf que ce vieux-là, il n'était pas con. Là, tout de suite, Kerwan aurait voulu lui faire une petite tape sur la tête pour lui dire qu'elle avait fait du mieux qu'elle pouvait, mais ils étaient tous deux dans une merde qu'ils n'avaient pas imaginé. Et cela n'allait cessé d'empirer. Le grand brun s'était alors tut, et observa la jeune fille qui venait de se faire à nouveau violemment rasseoir sur son siège. Kerwan serrait fortement des dents, essayant de se dire qu'il ne pouvait rien faire pour essayer de la raisonner, et surtout qu'elle allait faire empirer la situation en voulant les prendre pour deux cons.
Le regard de Kerwan était devenu suppliant en voyant qu'elle voulait boire pour lui. Il secoua alors tout doucement et à peine la tête en essayant d'articuler silencieusement: "Non, ne fais pas ça." Et, à peine eut-il le temps de faire ce geste qu'il se retrouva déjà la tête en arrière, et où le majordome vient lui engouffrer violemment un entonnoir dans sa cavité buccale. Les yeux du grands bruns étaient ronds, à la fois de surprise mais aussi de terreur. Il entendu les paroles du vieil homme puis un rouleau de scotch; il sembla attacher la jeune fille à son siège.

Maintenant, les voila tous deux pris aux pièges, faisant désormais face à leur terrible destin. Face à un destin dont ils n'étaient plus du tout maîtres. Face à un destin qui leur promettait sans doute une fin quelque peu lente, voire une mort atroce. Et à cette pensée, un fort frisson envahit le corps de Kerwan; il ne voulait pas mourir, pas encore, pas tout de suite.
Et là, voila que les premières gouttes d'un liquide plutôt amer lui pénétrèrent en bouche. Non, plutôt directement dans la gorge. Et inconsciemment, ses doigts se mirent à bouger; mais cela ne lui permettrait pas de s'échapper. Bientôt, ce n'était plus quelques gouttes mais un long flot de vin qui coulait le long de sa gorge. Ce liquide semblait presque lui brûler la gorge; ce vin était dégoutant ! Certes, Kerwan aimait bien boire un peu d'alcool de temps en temps, mais il n'avait jamais été attiré à boire du vin. Et l'homme assis dans fauteuil devait être fortement amusé par la scène qui se présentait à lui. Alors il devait se contenter de tout ingurgiter, et ferma les yeux, priant pour qu'il cesse de lui "donner à boire" au plus vite.

"Je veux qu'il avale cette bouteille jusqu'à la dernière goutte."

Un sourire mauvais s'était installé sur les lèvres du vieil homme. Il prenait tant de plaisir à regarder le trentenaire qui se prenait une bouteille en cul-sec. Et Kerwan avait peur, oh oui, peur, de finir sa vie en ayant des souvenirs cauchemardesques en tête.
Par moment, il s'étouffait, et toussait comme il pouvait. Sauf que plus il le faisait, et plus l'alcool s'engouffrait dans sa gorge puis dans son corps. Son cœur battait vite, beaucoup trop vite. Il aurait voulu fermer la bouche mais l'entonnoir était bien trop enfoncé dans sa cavité buccale. Sa respiration nasale se faisait très rapide et de façon irrégulière; cela traduisait sans doute sa peur. Et enfin, au bout de minutes qui semblèrent interminables, la bouteille se vida de sa dernière goutte. Tout rouge, Kerwan remis sa tête normalement et réussi à cracher l'entonnoir qui parti vers le dénommé Viktor et, un rire se fit entendre.

"J'espère que tu as apprécié ce petit vin venu tout droit de Saint Emilion, mon jeune ami. Maintenant, je vais te faire le plaisir d'en goûter encore un autre. Quelle chance as-tu, de pouvoir goûter à ces vins qui coûtaient une fortune."

Le majordome parti alors chercher une seconde bouteille, et Kerwan regarda le vieil homme avec ses yeux noirs de colère. En plus de cela, il en profitait pour reprendre de fortes bouffées d'air, cet oxygène si précieux qui lui permettrait de respirer et de vivre encore un peu.
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Ven 21 Oct 2016 - 14:45

Assis côte à côte mais à distance respectable les deux jeunes gens faisaient face au maître des lieux et dans la demie obscurité, en tournant un peu la tête, Malou pouvait voir le profil droit de kerwan.
Cela lui avait suffi pour constater que l'homme avait l'air désolé de cette situation qui s'annonçait des plus scabreuses.
L'adolescente aurait aimé pouvoir lui souffler qu'elle était aussi responsable que lui dans cette affaire mais c'était impossible. D'ailleurs elle avait bien remarqué les expressions sur son visage quand elle avait pris la parole; il avait eu l'air de penser que parler, s'excuser, s'expliquer ne servirait à rien avec ces gens là et quand elle eut fermé la bouche, elle se dit avec horreur qu'il avait raison; les deux acolytes étaient hilares et le fait d'avoir tenté de les éclairer sur leur présence dans la maison n'avait apparemment fait que les exciter davantage.
Il n'y avait pas d'issue, ils étaient bel et bien prisonniers de gus complètement timbrés, à leur merci mais pourquoi faire ? Que voulaient-ils d'eux ?

Intérieurement la jeune fille suffoquait de terreur et de colère mêlées tandis que l'ancien agent immobilier engloutissait de force le breuvage infect sous l'oeil moqueur du grand maigre dont ils ne sauraient probablement jamais le nom. Paralysée sur son siège, elle assistait impuissante à la scène de torture et la peur lui nouait les entrailles; allaient-ils les tuer ainsi l'un après l'autre ?
Elle en fut certaine quand le majordome déboucha une deuxième bouteille d'un vin blanc cette fois sur laquelle s'étalait un nom imprononçable pour l'Américaine moyenne qu'elle était.
Kerwan peinait encore à reprendre sa respiration que l'entonnoir fut à nouveau enfoncé dans sa gorge et que le liquide doré dévala la pente de son organisme. C'est alors qu'elle cru le voir tressauter sur son siège comme un poisson hors de l'eau, comme si son coeur allait arrêter de battre. Elle s'apprêtait à les supplier d'arrêter quand la bouteille se releva tandis que l'aristocrate lançait sur un ton plaisantin:
je crois que le jeune homme a son compte pour le moment; quelle petite nature !
Puis, se rasseyant dans son fauteuil en cuir il les regarda d'un oeil dur et dit:
ceci était un bref aperçu de ce qui pourrait vous arriver si vous n'obéissez pas, si vous faite le moindre geste de rébellion ou de fuite, j'espère pour vous que vous comprenez vite...
Là-dessus, il fit un geste discret vers Viktor qui quitta la pièce sur le champs. La porte à deux battants était dans leur dos, ils ne pouvaient donc pas le voir s'éloigner mais des bruits de casseroles indiquèrent rapidement qu'il s'activait dans la cuisine.

Sous le regard perçant du cinquantenaire qui avait l'air de les jauger de pied en cape comme de la marchandise ou du bétail,Malou baissa les yeux d'autant que le verre de vin commençait à faire son effet: elle avait chaud aux joues, aux oreilles et la tête lui tournait comme dans un manège. Elle n'osa même pas juger de l'état de Kerwan tant elle avait trop peur de le voir évanoui ou pire...
Quand leur geôlier eut terminé son inspection visuelle, il se cala dans son fauteuil, croisa les jambes et annonça d'un ton satisfait:
je pense avoir fait une bonne affaire avec vous jeune homme, vous serez fort convoité; avec un peu de chance et de bonne volonté vous ne serez pas trop... Malmené.
Il avait prononcé ce dernier mot avec une expression étrange, indéfinissable qui laissait planer un mystère loin d'être réconfortant malgré ses propos.
Puis se tournant vers Malou, il ajouta:
quant à vous jeune fille... Vous n'avez malheureusement pas grand chose pour vous aider...
Il prit un air méprisant, presque dégoûté avant de poursuivre:
aucune arme digne de ce nom dans votre sac... Vous êtes petite, maigre, quelconque... Pour ma part je vous trouve laide, vulgaire; il va être difficile de vous trouver quelque chose de confortable...
La fixant encore tandis qu'elle le regardait froidement, il conclut:
il n'y a guère que vos yeux qui pourraient plaire à une certaine catégorie...
Il resta silencieux quelques secondes et lança dans un rire emprunté: cela pourrait être amusant !

Enfin il se leva, annonça qu'il allait manger et qu'il reviendrait d'ici une heure.
Durant ce temps, il ne leur interdisait pas de parler, naturellement ! Il était gentleman mais leur fit bien comprendre qu'ils avaient tout intérêt à ne pas avoir bougé d'un iota quand il reviendrait.
Viktor vous apportera un sandwich tout à l'heure dit-il en posant la main sur la clenche, et à mon retour je vous expliquerai ce que j'attends de vous.
Sur ces derniers propos il sortit en refermant doucement la porte derrière lui.

Interloquée, le corps raidi d'appréhension, Malou resta droite à fixer le mur devant elle sans le voir avant de réagir un peu.
Que voulait-il d'eux ? Qu'allait-il leur faire ? Qu'entendait-il par « bonne affaire, confort et catégorie spéciale ? »
Autant de question qui tournaient inlassablement dans son cerveau sans trouver de réponse alors, elle se tourna vers Kerwan et lui demanda doucement:
ça va ? Tu n'as pas trop... mal ?
Elle espérait que l'homme brun ne tourne pas de l'oeil et, surtout, qu'il soit à peu près en état de parler. Avait-il comprit les insinuations bizarres de leur tortionnaire ?
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Jeu 27 Oct 2016 - 11:25

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

De l'air, de l'oxygène, avant qu'il ne s'étouffe.

Voila une première bouteille qu'on lui avait forcé d'ingurgiter. Sa gorge lui brûlait presque; il avait l'impression qu'elle était en train de fondre en lui. Heureusement que cela n'était qu'une impression et qu'il n'avait qu'un goût très amer en bouche, et dans sa gorge. Il respirait difficilement, suffoquait presque. Ses iris parcouraient la pièce du regard, essayant de chercher une once d'aide, même si celle-ci n'existait pas. Son corps, prisonnier de cette chaise, était immobile. Seuls sa tête et ses phalanges pouvaient se permettre le luxe de se mouver un peu. Mais, il préférait éviter de trop bouger, par peur d'avoir mal à cause de ses lanières si fermement resserrées autour de lui. Alors la seule chose qu'il pouvait encore se permettre, c'était d'essayer de respirer. Cet air qui avait un goût amer et de clope. Même cet air de refermé était détestable, mais Kerwan n'avait d'autre choix que de l'aspirer s'il voulait encore vivre.
Mais maintenant, voila que l'entonnoir revint à nouveau se planter joyeusement dans sa cavité buccale. Ses yeux ronds, Kerwan ne pouvait que se laisser faire, et, ne manqua de tressaillir plus d'une fois en sentant cette fois ce nouveau breuvage venir s'engouffrer en lui. Le goût en était complètement différent, mais encore plus dégoûtant que le précédent, vu que le vin rouge avait "lavé" l'intérieur de sa gorge. Sa gorge faisait sans cesse ces petits mouvements lorsque quelqu'un buvait, sauf que cela ne s'arrêtait pas. Il voulait respirer, stopper cette nouvelle descente de ce vin blanc. Ses pensées semblèrent entendues, vu que Viktor releva la bouteille et Kerwan put, à nouveau, recracher cet entonnoir avant de prendre de fortes bouffées d'air. Il suffoquait maintenant davantage.

Il ne fit pas attention que l'homme, toujours assis face à eux, était en train de les détailler. Kerwan commençait à avoir drôlement chaud et avait le rouge aux joues. Petit à petit, sa respiration redevint normale enfin... à peut près. Le maître de maison haussa alors la voix, et Kerwan put l'entendre dire des paroles quelques peu flatteuses, mais pas en ces circonstances. Qu'allait-il faire de lui ? Kerwan craignait que ce vieil homme ait quelques petites tendances sadomasochistes; il allait passer un sale quart d'heure, voire plus. Quant à la petite Malorie, il parla de ses yeux... Il n'allait pas les lui arracher, quand même ? Kerwan préférait être largement abusé physiquement, plutôt qu'on ne touche à cette gamine à côté. Il voulait qu'elle reste à peut près indemne, ce n'était que de la lâcheté de vouloir s'en prendre à une enfant.

Enfin, ils finirent par être seuls, tous les deux. Kerwan ferma un instant les yeux, un soudain mal de crâne lui parvenant. Il eut l'impression que sa tête était coincée entre deux étaux et que quelqu'un serrait la pression, tout doucement. Il afficha de légères petites grimaces. Puis, la douce voix de Malorie se fit entendre, l'interpelant. Lentement, Kerwan tourna son visage vers elle. Il put voir qu'elle aussi, ressentait les méfaits de l'alcool, mais davantage que lui. Plus jeune, il avait été habitué à faire des soirées entre potes et à boire des bières et autres alcool. Il savait ce que c'était que d'être bourré, mais là, cela semblait être différent. Et c'est donc de sa gorge toute sèche et quelque peu douloureuse que le grand brun essaya d'articuler quelques mots, douloureux aux aussi.

- On fait avec. Et toi ?

Il n'eut pas le temps d'entendre la réponse de la jeune fille qu'il tourna violemment la tête de l'autre côté et pencha sa tête vers le bas. C'est alors que sa bouche s'ouvrit instantanément et un liquide jaunâtre sorti de sa bouche; il était en train de vomir. Sauf que, n'ayant presque rien dans l'estomac, il ne recrachait que de la bile, d'où ce liquide. Cela lui été remonté d'un seul coup, il n'avait pas prévu une telle chose. Au bout de deux petites minutes, l'envie de recracher encore quoi que ce soit s'éteignit, et il souffla alors doucement, fermant à nouveau les yeux.

- Je m'excuse pour ce que tu viens de voir et... Pour l'odeur.

Il savait de quoi il parlait, car il sentait déjà une odeur répugnante envahir la pièce. Ce n'était pas une vision très sympathique avant de mourir, c'est vrai. Mais pas le choix, ils allaient devoir faire avec.

C'est alors que, au bout d'un long moment, très long moment de silence, que le bruit de la porte derrière eux ce fit entendre. Des pas qui allaient s'avancer s'arrêtèrent net, et rebroussèrent chemin. Ce n'était plus une, mais deux personnes qui rentrèrent dans la pièce, et Kerwan put entendre le vieil homme qui semblait mécontent. Viktor attrapa la chaise de Kerwan, et le fit violemment basculer au sol, en plein dans son vomi. Se retrouver dans ses propres tripes n'étaient pas très appétissant.

"Finalement, tu es vraiment une petite nature, jeune homme. Moi qui voulais te réserver un petit traitement de faveur, je ne sais point si tu le mérites."

Kerwan sentit sa chaise se redresser, et il avait la moitié de son visage, ainsi que ses cheveux remplis de gerbe. Viktor s'empressa ensuite de nettoyer le sol -à la demande de son maître- et il détacha Kerwan avant de le menotter, et le fit quitter la pièce bien vite. Désormais, Malorie se retrouvait seule avec le vieil homme.

"Une bonne douche et un peu de renouveau lui fera du bien. Si je veux pouvoir profiter un minimum de lui, autant qu'il soit dans un état exemplaire. Tu ne penses pas, jeune fille ?"

Aussitôt, un petit rire lui échappa. Il avait demande à Viktor de l'emmener à la douche afin de lui débarrasser de tout ceci, et des vêtements propres l'attendraient dans une chambre, au premier étage.
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Mar 1 Nov 2016 - 9:01

Kerwan avait mis du temps à se remettre de ses émotions et à répondre à la question de l'adolescente et quand enfin elle entendit sa voix rauque, presque aphone, elle frissonna d'horreur; il avait vraiment dû passer un sale quart d'heure.
Elle s'apprêtait à lui parler de la probable arrivée de Nounours quand tout à coup, l'ancien agent immobilier tourna la tête, se pencha et vomit tout ce qu'il avait dans l'estomac, c'est-à-dire pas grand chose à part du vin et de la bile. Presque instantanément, une odeur épouvantable envahit la pièce et Malou prit peur: que dirait le maître des lieux quand il reviendrait dans son salon ?

L'homme était blanc comme un linge à présent.
Elle le laissa souffler tout en pensant que c'était bien une des pires choses à vivre que d'être témoin impuissant d'une séance de torture quelle qu'elle soit. Elle culpabilisait; c'était tout juste si elle ne se traitait pas de lâche pour n'avoir pas su intervenir et cela lui fit penser à Josh, son meilleur ami qui lui non plus n'avait pas pu défendre Charlie; comme elle comprenait à présent sa réaction et ses larmes dans la forêt !

Kerwan coupa le cours de ses pensées pour s'excuser de l'odeur surtout, car évidemment cela sentait très mauvais mais ce n'était pas le moment de faire la chochotte et puis elle avait enfin l'occasion de faire quelque chose pour lui en le rassurant, même si c'était peu.
C'est rien, ne t'inquiète pas, articula t-elle, je... Elle laissa un temps et regarda son compagnon d'infortune. Il n'avait pas l'air au mieux de sa forme mais il lui sembla qu'il pouvait au moins entendre ce qu'elle avait à dire. Prenant une inspiration elle expliqua:
j'ai peut-être un moyen de nous sortir de là... Si on est encore en vie car ce ne sera pas pour tout de suite malheureusement.
Comme le grand brun semblait soudain intéressé, elle continua:
j'ai un petit copain, un amoureux quoi. Il s'appelle Bobby et il est baraqué, c'est le moins qu'on puisse dire !
Il ne sait pas que je suis avec toi dans cette maison bien sûr mais il sait que je suis à Madrona et je lui ai promis de revenir à notre chalet demain en fin de journée.
Si je n'y suis pas à l'heure convenue, il va s'inquiéter et il va venir dans le coin pour me chercher, j'en suis certaine comme je suis sûre qu'il n'abandonnera pas tant qu'il ne m'aura pas retrouvée.
Si on arrive à se débrouiller pour ne pas se faire tuer d'ici là...

Elle laissa sa phrase en suspens; que rajouter de plus par rapport à cela ? Ils ne savaient même pas ce que l'aristocrate voulait d'eux.

Le reste du temps passa en silence. Que se dire ? Rien, à part se demander encore et encore ce qui allait se passer.
Quand la porte s'ouvrit à nouveau, elle entendit une exclamation de dégoût puis en un éclair, elle vit Viktor faire basculer le pauvre Kerwan en plein dans son vomi avant de le redresser malproprement, nettoyer puis l'emmener en ayant pris soin de le menotter
Tête basse, l'adolescente avait assisté à tout cela sans broncher mais aurait voulu être à mille lieues sous terre tant elle se sentait mal à l'aise. Elle aurait largement préféré intervenir, hurler sa colère mais elle savait que cela n'aurait fait qu'empirer les choses. Silencieuse, elle se détestait.

Quand Kerwan eut quitté la pièce en compagnie du majordome, elle ne bougea pas d'un poil, elle était tétanisée.
L'aristocrate parlait d'une douche.... Il avait encore de l'eau alors que partout ailleurs il n'y en avait plus ? Comment avait-il fait ? Pensait-elle tandis qu'il parlait.
Puis, le grand escogriffe se leva, alla vers le tiroir d'un petit meuble, en sortit une boite qu'il ouvrit pour se servir avant de rassoir face à elle.
Comme elle détestait le regard de cet homme posé sur elle.
Il alluma un long cigare et cracha la fumée dans son nez. L'odeur était si épouvantable qu'elle toussa, ce qui le fit rire; il ne lui fallait vraiment pas grand chose !
Au bout d'un moment il reprit la parole:
tu iras te laver aussi, après ton petit copain et tu trouveras des vêtements propres dans la même chambre que lui, ainsi vous pourrez papoter ensemble tant qu'il vous siéra. Vous voyez, nous ne somme pas inhumains !
Apparemment content de sa conclusion il émit à nouveau un petit rire avant de reprendre son monologue plus sérieusement:
je vais t'expliquer ce qui va se passer comme cela tu pourras lui raconter quand vous serez tous les deux la-haut. Dit-il en pointant l'index au plafond, signifiant que leur chambre était juste au-dessus.
Demain, je vais organiser une petite fête en votre honneur; il y aura beaucoup de monde, vous verrez, ce sera... Sympa, comme vous dites, vous les jeunes.
A midi précisément, les invités arriveront déguisés et masqués. J'adore les bals masqués !
Vous serez également déguisés, d'une certaine façon, et vous présiderez notre repas, ils ne verront que vous et après avoir bien mangé, bien bu, nous passerons aux divertissements.

L'homme fit une pause tandis que Malou le dévisageait avec de grands yeux incrédules et effrayés.
Puis il continua:
Naturellement tout cela à un prix pour ces gens mais ils payent bien volontiers, ils s'amusent tellement ici !
Certains apporteront des victuailles, d'autres des produits aujourd'hui introuvables, d'autres encore arriveront avec des jerricans d'essence, des alcools, des cigarettes ou même de la drogue et des bijoux, bref, de belles choses bien utiles qui font que nous avons tout le confort.
Dans la salle de bain par exemple, vous y trouverez du shampoing, du gel douche, du bain moussant et de l'eau chaude ! Vous les remercierez d'avance j'en suis sûr quand vous vous pouponnerez demain matin pour l'occasion, n'est-ce-pas ?

Comme l'aristocrate semblait attendre une réponse, l'adolescente acquiessa de la tête à contrecoeur.
Heureux de voir une jeune fille si docile il esquissa un large sourire et conclut sur un ton faussement doucereux:
la seule chose que je vous demanderai en échange de tout ce luxe qui se déroulera sous vos yeux c'est une obéissance aveugle en toutes choses et une amabilité à toute épreuve à l'égard de mes convives. Le moindre faux-pas de votre part...
Le vieux fou ne termina pas sa phrase mais Malou avait aisément deviné la suite et quand elle planta à nouveau son regard dans les yeux bleus délavés du maître des lieux, elle pressentit qu'avant de mourir ils en baveraient pour leur faire regretter leur manque de docilité.
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MessageSujet: Re: Search again and again [+18]   Lun 7 Nov 2016 - 20:54

Search again and again × ft. Malorie & Kerwan

Il ne se sentait vraiment pas bien, à l'instant même. Il avait par moment des sortes de haut le cœur, mais essayait de rester de ne rien paraître. Et, peu après qu'il ne ressorte le peu de bile qu'il avait encore en lui, il écouta les quelques dires de la jeune fille. Cela ressemblait à des paroles qui donnaient une once d'espérance, de se dire qu'il y avait quelqu'un, en dehors de cette grande bâtisse, qui nous attendait. Enfin en l’occurrence, qui attendait Malorie. Kerwan, lui, pourrait crever dans son coin, personne ne le saurait, vu qu'il était seul. C'était triste de se dire qu'il n'aurait pas droit à un minimum de sépulture ou même un semblant de funérailles. Il retenu un soupir à cette idée morbide, et se contenta d'hocher un peu la tête aux paroles de la petite blonde.

- Tu as de la chance d'avoir quelqu'un avec toi. Et j'espère qu'il ne tardera pas trop. J'aimerais éviter qu'il te retrouve dans un état peu... agréable à voir.

Il lâcha une petite grimace. Pourtant, il savait que cela allait très certainement arriver, pour elle et pour lui. Alors il croisait vraiment les doigts pour qu'il vienne. Au moins pour la sauver elle. Kerwan se sacrifierait sans problème. Elle méritait davantage le droit de vivre. Alors que lui... Qui voulait encore de lui ? Un idiot sur pattes, qui passait son temps à dire des conneries. Mais malgré ça, il était un homme, prêt à protéger le moindre humain qui en ait le besoin. Une personne souriante et agréable à vivre, dont on ne se lassait pas. Enfin... personne ne le saurait, ça, lors de sa piètre mort. Et maintenant, c'était un peu trop tard pour faire une lettre d'adieu, d'adieu à ce monde qui est parti en cacahuète bien trop vite, avec un être humain ayant décidé de s'autodétruire.

Enfin, c'est couvert de ses restes qu'il quitta la pièce avec le majordome. Il espérait que ce vieux fou, assis encore au salon, ne touche pas à un cheveu de la jeune fille. Et donc c'est en silence qu'il monta la dizaine de marches pour atteindre le premier étage. Viktor amena directement le jeune homme dans la salle de bain, et il lui balança une serviette et des affaires propres.

"Lorsque tu as fini, frappes à la porte pour que je t'ouvre."

Il se retrouva quelques secondes plus tard enfermé, dans une salle de bain faiblement éclairée. Autour de lui, les murs étaient jaunis par le temps. Quelques toiles d'araignées logeaient par-ci par-là, mais la pièce était encore tout bonnement acceptable. Le grand brun posa alors les affaire sur le lavabo, et ôta ses vêtements puants et tous sales. Après ceci, il pris quelques secondes pour observer son piètre corps affaibli par le manque grandissant de nourriture. Après un nouveau soupir, il alla dans la baignoire. Mais... Où se trouvaient les bouteilles d'eau pour se laver ? Il n'y en avait pas. L'eau ne fonctionnait pas ici, pas vrai ?
Et après une légère hésitation, il tourna la poignée pour faire couler l'eau. Les yeux de Kerwan furent marqués de stupéfaction, et encore plus lorsqu'il sentait la chaleur couler sur sa peau. Il pris donc le temps de s'arroser toute sa peau, la chaleur détendant ses muscles. Ici, l'eau chaude et le gel douche étaient le seul avantage, apparemment. Et après s'être bien arrosé tout le corps, il se badigeonna chaque recoin d'épiderme avec du gel douche, puis ses cheveux avec du shampoing. Désormais, la salle de bain était parfumée d'odeurs agréables, des odeurs que même Kerwan avait oublié depuis longtemps déjà. Enfin, après avoir profité d'un bon décrassage et nettoyage, il se rinça. L'eau qui dégoulinait de son corps était noire tant il avait été rempli de saletés en tout genre. Puis, il sorti de cette baignoire avec précaution, se sécha et s'habilla avec les vêtements propres. C'est qu'il vit un rasoir, posé sur le même lavabo, accompagné d'une mousse de rasage. Il l'a pris aussitôt et se rasa alors toute cette masse de poil qui s'était agglutinée sur le bas de son visage.

Maintenant, il était présentable !

Voila qu'il alla frapper à la porte de la salle de bain, et Viktor lui ouvrit la porte. Il le fit sortir, et le conduisit jusqu'à une chambre. Il referma à clef derrière lui, et Kerwan se retrouva alors à nouveau seul, dans une grande chambre, dans laquelle un bureau, une armoire et un lit deux place trônait. Il décida alors de s'asseoir sur le bord du lit, fixant désespérément la porte, espérant que Malorie le rejoigne très bientôt.
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