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 Lucky us. /!\

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Gary Warren
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MessageSujet: Lucky us. /!   Mer 7 Sep 2016 - 18:10

C'était pas trop ça, ces derniers temps, au chalet. Les ressources se faisaient maigres, l'ambiance était pas tout à fait au beau fixe. Ils avaient du bol, l'eau y était à portée, les rôdeurs n'approchaient pas tant que ça du refuge, et la barricade commençait vraiment à avoir de la gueule. Mais Gary sentait quand même que les petits tracas quotidiens, à commencer par la bouffe manquantes à certains repas, commençaient doucement mais sûrement à peser sur le moral de tous. Il pouvait pas y faire grand chose, à part pousser Arthur au cul pour qu'il organise plus d'expéditions... Mais là encore, le problème restait exactement le même : sortir signifiait mettre sa vie en jeu. Trouver des ressources nécessitaient forcément des bras, et tous n'en revenaient pas. Combien en avaient-ils enterrés depuis le début de l'été ? Alors ouais, certains y restaient, d'autres arrivaient, mais ça n'empêchait pas...

Tout était trop rude, ouais. Il savait jamais où vraiment donner de la tête avec tout ça. Tout semblait être un dilemme de fou furieux, qui ne dépendait que d'un hasard troublant. Chaque rencontre, chaque proposition où on acceptait de ramener quelqu'un au campement, c'était balancer une pièce en l'air en priant pour que ça tombe sur le côté choisit. Et Gary était fatigué de tout ça. Méfiant, constamment sur ses gardes, parce que de ça dépendait la survie du plus grand nombre. Même si, jusqu'ici, il n'y avait pas eu d'erreur de ce genre. Ils n'avaient pas ramené un loup dans la bergerie, sa bergerie, et tout semblait aller de ce côté là... Néanmoins, la peur de se tromper lui pesait sur les épaules, et s'il pouvait compter sur Alan et Arthur, il savait qu'Arthur était certes un tueur, mais aussi un homme qui voulait être père. Et Alan... Alan une sorte de vieux sage qui croyait en son prochain.

T'es prête ? Demanda-t-il à sa femme en attrapant lui-même sa veste et une hachette qu'il plaça à sa ceinture.

Rose l'accompagnait pour cette fois, mais seulement parce qu'ils n'allaient pas très loin et qu'elle le tannait depuis des semaines pour l'aider en dehors de l'infirmerie. Il comprenait tout à fait qu'elle commençait doucement à devenir folle à gérer les stocks et tout ça, qu'elle devait faire une autre activité. Même enceinte, elle voulait se rendre utile pour avoir l'impression de servie la communauté. Et Gary avait beau lui répéter qu'elle faisait le plus gros du boulot pour la majorité, elle n'entendait rien. La vie de Rose était de loin, et pour tout le monde, la vie la plus précieuse. Une médecin. Une chirurgienne. Si elle n'était pas là, beaucoup ne le serait tout simplement plus non plus...

Et c'était principalement pour sa vie que Gary avait peur. Si un jour ils ramenaient à Evergreen Ridge un loup qui viendrait planter ses crocs sur elle, comment feraient-ils ? Et plus largement, comme lui, père de son fils, son mari, pourrait-il y survivre ? Il n'arrivait pas à voir la vie sans elle, du moins, pas sans y perdre la raison tout simplement. Il prit son arbalète, et attrapa la corde qui tirait le petit chariot, sur lequel était disposé plusieurs bidons de plastique vides. Il allait falloir le prendre sur tout le trajet de l'allée, encore simple, et le retour, où là ça deviendrait plus laborieux. A deux, ils y arriveraient plus simplement.

On revient vite crapaud, fit-il à son fils qui esquissa un sourire.
Je sais, répondit le gamin, confiant.

Son père était toujours rentré. Et l'avait toujours retrouvé quand lui n'était pas là. Alors forcément, y'avait un vrai lien entre eux. Un lien indicible, au-delà de la simple relation père-fils. Gary lâcha un petit rire. Ils avaient bien une demi-heure de marche avant d'arriver à la source. Ça devrait être vite fait.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Lucky us. /!\   Sam 10 Sep 2016 - 0:22


On revient vite cariño, vale ?


Norman s'était contenté d'acquiescer avant de desserrer l'étreinte de sa mère, la laissant se relever.
ENFIN, elle pouvait sortir de cette infirmerie et voir autre chose. Autre chose que les mêmes inlassables résidents du chalet qui venaient se plaindre d'un mal de tête, d'une écharde au doigt, ou d'une quelconque maladie imaginaire qu'il s'était dégoté en laissant son esprit cogiter. Et elle ne parlait même pas des futures mères et de leurs angoisses, ou des ricanements insupportables de Quinn quand elle la voyait sortir de son donjon, harassé, en réalisant que la blonde venait de lui siffler la dernière tasse de café de prête.
Non, décidément, il était grands temps de voir autre chose que cette infirmerie. Il lui aurait fallût un temps fou pour réussir à convaincre la tête de mule qu'était son mari, mais au moins, elle y était parvenue à coup de hurlements et de menaces en tout genre. C'était déjà un bon point.

Par chance, le manque de nourriture empêchait son ventre de s'arrondir autant comme lors de sa première grossesse, alors que ce dernier se contenait d'un vague renflement pour son début de quatrième mois.
A peine avaient-ils dépassé l'extérieur du chalet qu'elle n'avait pas s'empêcher d'écarter les bras en inspirant profondément, ayant comme une étrange sensation de liberté en se disant que ce serait la pauvre Skyler qui s'occuperait des patients pour la journée. Cette fille était une sainte, clairement.

Amen... Lança t-elle à Gary avec un sourire en coin, avant de le suivre dans la direction indiquée, fouillant dans ses poches pour en ressortir une de ses précieuses cigarettes dont elle aspira rapidement une longue bouffée. Sûr que Gary risquait de la regarder de travers, mais qu'importait. Elle avait bien fumé tout le long de sa première grossesse, et Norman n'était pas devenu un mutant à trois jambes et six bras...

Tu pense qu'on risque une mauvaise rencontre ?

Elle avait beau fanfaronner, il n'empêchait que ses dernières sorties ne s'étaient pas réellement bien passée. Elle possédait encore cette infime cicatrice au coin de sa lèvre inférieure qui lui rappelait le pillard qui lui était tombé dessus, peu de temps avant que Gary ne les retrouve, Daryl et elle. Et malgré l'acharnement de son mari à vouloir faire d'elle une tireuse d'élite, elle maîtrisait encore assez mal son arme à feu, à la différence de son couteau. AU moins un sur deux, c'était déjà ça ...

Il faudrait qu'on prenne le temps de réfléchir à un prénom aussi, fit-elle remarquer en passant une main contre son ventre, souriant discrètement en imaginant une petite fille avec un caractère aussi invivable que celui de son père. Une fois qu''on aura bouclé certains détails quoi...

Elle n'avait pas besoin de lui parler pour comprendre qu'il avait l'esprit tourmenté. Les provisions s'amenuisaient, et cela se ressentait sur l'humeur du camp. Pressant doucement le pas pour se mettre a la hauteur de l'homme, elle rajouta en conservant son regard au loin.

Tu ne pense pas que ça te ferait du bien, de discuter de ce que tu ressens, parfois ?
 
Ici, personne ne les espionnait, ou n'était dans le coin pour entendre à travers les cloisons de bois. Il trouvait bien le temps de se confier à Arthur ou Alan, alors pourquoi pas elle ?


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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Lucky us. /!\   Sam 10 Sep 2016 - 0:48

Ils étaient partis, et Gary se contenta de secouer la tête en voyant sa femme tirer d'entrée de jeu une clope de ses affaires. Il allait rien lui dire, parce qu'il savait que sinon elle viendrait lui arracher la moustache d'un coup sec s'il osait ne serait-ce que lui faire une remarque. Et entre autre, à sa moustache il y tenait pas mal, tout comme il se passait de la douleur qu'une épilation sauvage procurait. Secouer la tête, c'était le stricte minimum et bien la seule possibilité qu'il avait pour bien faire les choses. Au moins, il était un père et un mari responsable, en plus d'un leader inquiet pour tout et tout le monde.
A la première question de sa femme, l'homme secoua la tête. « Pas si loin, les survivants s'aventurent pas trop vers les montagnes. Trop peu de chances de tomber sur quelque chose » Jusqu'ici, personne n'était venu taper à leurs portes. Personne. Ils n'avaient fait que ramener des pièces rapportées, ça et là, lors des expéditions. La seconde remarque de sa femme la fit détourner les yeux vers elle :

Hn, déjà ? Fit-il en regardant sa femme avec une pointe d'étonnement sur le visage. Ça faisait quatre mois déjà, mais il en restait cinq, et Gary était plus préoccupé par autre chose que le prénom de son enfant. C'était pas une urgence immédiate, pas encore tout du moins. On avait dit quoi, pour Norman, déjà, si ça avait été une fille ?

Sa mémoire lui jouait des tours, notamment parce qu'il avait été un grand consommateur de drogues du temps où ça avait encore un intérêt, et que ça lui avait grillé quelques neurones important. Il en allait de même pour l'alcool, qui n'avait pas été d'une très grande aide pour le tout, ayant à moitié flingué son couple au passage... Est-ce que ça lui manquait ? Parfois, Gary savait qu'il se serait bien laissé aller à un verre ou deux, quand tous les survivants ne rentraient pas d'une sortie improvisée, ou quand les morts pointaient trop leurs gueules... Mais ça... Il s'abstenait à chaque fois. Avec aplomb. Ferme. Et puis, il n'était pas un total abruti, mais les détails anodins lui échappaient, là où il comptait sur sa femme pour s'en souvenir avec plus de justesse.

Tirant toujours le chariot, il roula des yeux quand elle lui demanda si parler ne lui ferait pas du bien. Gary n'avait jamais été un grand bavard à propos de ce qu'il ressentait, et même s'il savait que Rose était, et de loin, la personne en qui il avait le plus confiance ici, ça n'était pas pour autant qu'il arrivait à s'ouvrir. Bien sûr qu'il croulait sous le poids de l'inquiétude et du doute, mais il n'avait pas envie d'inquiéter sa femme pour autant avec des détails qui lui importaient peu. Elle devait s'en faire pour elle, pour Norman, pour l'enfant à naître, pour la santé des habitants du chalet, pas pour ce qui inquiétait Gary. Lui ne devait pas être un poids pour elle, même si ce comportement était tout à fait ce qui suscitait de l'inquiétude.

Nan, y'a pas grand chose, t'inquiète, lâcha-t-il entre ses dents, tirant d'un coup sec le chariot pour descendre jusque dans un petit chemin menant droit à la rivière. C'est les mêmes tracas que d'habitude, rien d'très important, puis on va surmonter ça, souffla-t-il d'une voix grave avec une assurance presque réelle.

Pour l'instant, Evergreen tenait le coup. Bien sûr, tout tenait en colmatant les brèches, mais tant que ça tenait hein, c'était bien l'essentiel à son goût. Même si le toit était amené à se péter la gueule, même si tout était loin, que l'essence commençait à couter cher, si les morts, eux, s'aventuraient de plus en plus près du chalet, bon... ça irait. A un moment, le karma rétablirait l'équilibre de tout ça, il essayait d'y croire.
Sans ajouter un mot, il demanda juste à sa femme de ne pas s'arrêter. Plus vite ils arrivaient à la rivière, mieux c'était pour remonter. Surtout que la dite remontée serait de toute façon plus longue en temps que la descente. Et que loin du chalet, ils étaient plus susceptibles de croiser des rôdeurs, et de devoir les affronter. Même en souhaitant que tout se passe bien, c'était pas toujours possible. Question de nouvelle vie, désormais. Rien que ça.

Tu t'en fais pas, d'accord ? Fit-il en tournant les yeux de sa femme. Tout va bien aller, poursuivit le leader en essayant d'y mettre de la conviction.

Pas des plus convaincants, mais essayer, toujours essayer, c'était au moins la base.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Lucky us. /!\   Sam 10 Sep 2016 - 11:34


Voyons... Esperanza, Elena, Juana... Ce n'est qu'après l'avoir vu se décomposer lentement à la suite de cette énumération un peu trop hispanique pour lui qu'elle rajouta enfin. Et Phoebe, ou Tess.

Si il y avait bien une chose dont Rose s'était presque habituée depuis toutes ces années passées aux côtés de Gary, c'est qu'il avait souvent du mal à lui cacher certaines choses, qu'il s'agisse d'une contrariété ou du fait qu'il ait passé une très mauvaise journée. Mais en l'occurrence, c'était un tout qui devait lui trotter dans l'esprit sans qu'il ne lui en parle se contentant de lui assurer sur un ton faussement innocent que non, tout allait bien.
Elle avait beau maintenir le rythme pour se maintenir à sa hauteur, le leader n'avait clairement pas envie de parler. Lui demandant de ne pas s'arrêter, assurant que les choses finiraient par changer... Il fallût qu'elle se positionne pile devant lui pour qu'il ne stoppe enfin sa course, relevant ses yeux noirs sur lui.

Je suis ta femme. Fit-elle remarquer avec douceur en indiquant l'anneau d'or et de diamant restée à sa main gauche. Je vois bien que ça ne vas pas, qu'il s'agisse du moral des gens ou des réserves. On est dans une période difficile avec l'été, c'est normal. Sans compter que je t'entends te confier à Arthur ou Alan. Souligna t-elle en haussant un sourcil qui voulait en dire long.

Tu ne peux pas tout garder pour toi. Je m'inquiète, et le fait que tu reste silencieux ne m'aide pas à me rassurer. Je suis capable de tout entendre tu sais, avec tout ce qu'il s'est passé depuis bientôt un an...

Un an quasiment. C'était fou comme le temps pouvait passer vite remarqua t-elle en réalisant qu'ils étaient déjà bientôt de retour sur l'automne. Une petite brise vint lui chatouiller le cou, alors qu'elle laissait tout de même son mari reprendre son chemin, alors qu'elle tirait à nouveau sur sa cigarette avant de le suivre.

Tout ça pour dire, que tu n'as pas à conserver tout les doutes du monde pour toi, je suis là aussi. Et c'est pas comme si on avait connu des crises pires que ça...

Il y avait bien eu leur mariage raté, sa fausse mort alors que le stade tombait, ou encore le fait qu'elle soit tombée enceinte de lui alors qu'ils avaient décidé un mois plus tôt de ne plus jamais se revoir. Ils en avaient traversé des crises, alors pourquoi celle-ci serait-elle différente des autres ?




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MessageSujet: Re: Lucky us. /!\   Sam 10 Sep 2016 - 13:39

Tu penses que ça sera une fille ? Demanda-t-il simplement avant que ça femme ne vienne se planter devant lui pour l'interrompre.

Celle-ci était différente de toutes les autres justement parce que tout était différent. Ils n'étaient plus, ni l'un ni l'autre, à Phoenix, dans leur maison, à se demander s'ils allaient se remettre ensemble ou couper définitivement le robinet. Pas parce que l'amour n'y était plus, mais parce que la patience s'était progressivement écoulée, pour n'être devenu qu'une ressource rare et précieuse. Pas parce que la tendresse avait disparu, mais parce que l'envie de se détruire était bien plus forte que celle qui lui permettait encore d'avancer. Survivre pour un gamin, Gary avait résumé la fin de son existence à ça, parce qu'il savait que Norman, et par prolongation Rose, auraient besoin de lui pour continuer à vivre, et parce qu'ils méritaient, l'un comme l'autre, d'essayer. Sauf que pour ça, ils avaient besoin de lui.

Cette crise était différente de toutes les autres parce que Rose n'en était pas la cause, pas le moins du monde. Elle était la seule merveille, respirant toujours, capable d'apaiser ses doutes quelques secondes. Et bien sûr qu'elle voyait à travers lui toute l'anxiété qu'il ressentait. Mais ça n'était pas elle son problème, loin de là. C'était tous les autres autour, au chalet, qui arpentaient les couloirs et qui tâchaient de survivre en sa compagnie, qui faisaient en sorte que le toit tienne toujours au bon endroit... C'était le fait que la bouffe manquait, que l'ambiance devenait plus sombre, que la neige viendrait bientôt les coincer, tout ça...

Ca va, grogna-t-il, un poil frustré qu'elle vienne lui taper du pied en l'empêchant de penser en rond. T'as pas à t'inquiéter j't'ai dit, pas pour moi. Ça m'prend la tête mais ça va passer, comme tout.

Comme tout. N'empêchait qu'il était nerveux quand même, et que la ride de son front se creusait un peu plus à chaque fois qu'il y pensait. Déjà qu'il dormait pas des masses la nuit, il avait l'impression que le jour revenait constamment trop vite ces dernières semaines. Et ça l'aidait pas à aller forcément mieux. Alors sur le coup, il craqua un peu à la remarque de sa femme, pas méchant mais on pouvait sentir la nervosité dans sa voix, et les doutes qui l'empêchaient de trop fermer l'oeil :

Et puis c'pas... C'pas la vie qu'on connait, Rose. C'pas un coup de froid entre toi et moi, c'pas Norman qui ramène des mauvaises notes et qui frôle la délinquance, c'est... C'est une vie pourrie dans laquelle on fait pas comme on veut et où on s'inquiéte pas d'sujets inutiles comme d'savoir si j'ai lancé la lessive ou si tu m'as acheté mes clopes en rentrant. C'd'savoir si on va avoir un truc à bouffer ce soir, si on aura assez d'médicaments pour c't'hiver, si la neige nous fera pas chi-

Sauf qu'un grognement attira son attention. Il tourna les yeux vers la forêt, vaste, si vaste. Il plaqua sa main sur la bouche de la brune pour l'empêcher de rétorquer, et la fixa intensément en prêtant un peu plus l'oreille. Il n'y avait pas un grognement, il y en avait plusieurs. Des râles reconnaissables entre milles, maintenant qu'ils savaient qu'ils côtoyaient des morts... Il ne put s'empêcher de demander confirmation « T'entends ? » en relâchant la jeune femme. Il se tourna pour prendre la direction du bruit. On aurait dit un groupe rassemblé au même endroit...

Alors il marcha, silencieux, faisant attention où il posait les pieds pour éviter d'attirer l'attention sur lui. Ils devaient en avoir le cœur net, Gary avait l'impression qu'il y avait un problème de taille, là. C'était pas normal.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Lucky us. /!\   Mar 13 Sep 2016 - 14:46


Une fille, ça serait bien non ? Demanda t-elle avec un léger sourire.
Le choix du roi en somme. Une fille et garçon, qui seraient élevés comme des spécialistes du massacre de rôdeurs. C'était assez ironique de penser de la sorte, mais au final, c'était bien le cas. A leur différence, les enfants élevés dans ce monde n'auraient pas connu l'ancien, et s'y adapteraient facilement.

Mais même si elle pensait de la sorte, elle voyait bien que Gary refusait de lui parler de ses doutes. Lui faire la remarque sur le monde qui avait changé, elle la connaissait par coeur. Elle se l'étaiit suffisamment répété au cours des deux mois à rouler dans une voiture en espérant trouver un endroit ou se poser après avoir vu la chute du stade, elle n'avait pas besoin qu'il lui rabâche à longueur de temps. La chirurgienne avait levé les yeux au ciel en soupirant de dépit, tentant vainement de lui couper la parole.

Je sais bien tout ça, je ne suis pas une gosse et c'est pas parce que je passe ma vie enfermée dans un bureau que je ne suis pas au courant de ce qu'il se passe à l'extér-

Elle n'eut jamais le loisir de terminer sa phrase, que Gary lui avait déjà plaqué une main contre ses lèvres, alors qu'elle lui jetait un regard noir. Le genre de regard qui hurlait qu'elle n'était pas une soumise et qu'elle avait le droit de parole, mais la suite la calma instantanément alors qu'il lui demandait si elle avait entendu.

Non j'ai rien entendu mais au vu des circonstances je sais de source sûre qu'il ne faut jamais s'approcher d'un bruit pas net.

Rien à faire, il ne l'écoutait pas. Il n'en avait strictement rien à faire, ce qui eu le don de l'énerver un peu plus.

Warren ! Tu écoutes quand j'te cause ?! On contourne, on y vas pas. La dernière fois que j'ai entendu un bruit suspect un espèce de dingue à foutu son flingue sur ma tempe j'te rappelle !

Peine perdue. Etouffant un hurlement de frustration, Rose jeta sa cigarette qu'elle écrasa d'un coup de botte avant de suivre son mari en continuant de râler dans son coin.




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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Lucky us. /!\   Mar 13 Sep 2016 - 15:03

Bon dieu mais elle était pas capable de se taire, hein. Fallait qu'elle prouve qu'elle avait du coffre à en revendre, de quoi vous faire passer votre audition de cinq bons points si on était pas de son avis. Gary ne broncha pas cependant, sans doute parce qu'il avait déjà perdu toute son audition des deux oreilles quand il s'agissait de la voix de sa femme. Ces années de vie commune, où ils s'étaient mis ensemble un peu par dépit, et finalement beaucoup par amour, ça aidait à ne plus entendre quand la voix de sa femme ressemblait à de la craie sur un tableau. Tout du moins, quand ça n'était pas si urgent que ça...

Par exemple, quand Rose lui disait qu'elle n'avait rien entendu et que selon elle, il ne fallait pas s'approcher d'un bruit pas net sous peine de finir comme à peu près tous les personnages de mauvais film d'horreur, en petits morceaux, il n'entendit pas. Ni ses invectives ultra bruyantes en lui demandant de contourner pour ne pas se retrouver encore avec un flingue sur la tempe. L'homme se contenta d'un simple geste de la main, assez dédaigneux il fallait bien l'admettre, pour signifier à sa femme qu'il ne l'écoutait pas le moins du monde.

Vu les bruits, qui ressemblaient à s'y méprendre à des grognements, ça n'était probablement pas des hommes cette fois. Les survivants s'aventuraient rarement si loin dans les terres. Alors, Gary fit ce qu'il savait faire de mieux : il n'en fit qu'à sa tête. Abandonnant le chariot là où il avait quitté la route, il ne se soucia pas du fait que Rose le suive ou non. Dans les faits, elle avait juste tout intérêt à le faire. Et alors qu'ils s'enfonçaient l'un comme l'autre dans la forêt, les râles se firent encore plus présents. Gary demanda à sa femme, d'un geste du doigt, de ne surtout rien dire. Pas un mot, pas une phrase, rien, parce que ça risquerait de leur donner un peu trop de motivation pour venir jusqu'à eux.

Il voulait avoir l'avantage de débarquer quand il débarquerait sans forcément que les morts soient au courant... Et alors qu'il passait par-dessus un tronc couché, Gary sentit une main attraper sa cheville. Il dégagea son pied violemment, et envoya sa semelle écraser le crâne déjà partiellement ouvert d'un mort coincé sous la chute de l'arbre. Les grognements ne s'arrêtèrent pas pour autant, et le leader d'Evergreen ne put s'empêcher de dire d'un regard, à Rose, que tout ça, là, c'était pas du tout de bon augure... Elle s'en doutait évidemment...

Mais quand ils tombèrent, l'un comme l'autre, sur un tas de membres, de têtes, de pieds, de bras, dépassant d'un gros talus de terre séché, sans doute une coulée de boue qui avait embarqué ses mots en les paralysant là, une boue aujourd'hui sèche et friable, qui pourrait déverser sa dizaine... Vingtaine de rôdeurs, sur le campement, Gary fronça un sourcil et serra les dents. Les morts se bougeaient lentement, avec difficultés. C'était ni harmonieux, ni jouasse, mais pire encore, le mélange de la boue et de l'odeur de décomposition lui arracha une petite grimace qui en disait long sur son ressenti.

Well... Fut bien la seule chose qu'il réussit à sortir sur l'instant. Il sortit son poignard, et se tourna vers Rose : On peut pas les laisser là. Leur piège va finir par céder, faut s'en débarrasser...




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