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 18 candles feature Malorie

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Jeu 15 Sep 2016 - 15:55

Concentrée comme elle était à défaire les boutons de la chemise sans les arracher, elle ne vit pas le désarroi qui envahissait l'homme jusqu'à lui faire plisser les yeux de terreur, comme s'il en appelait en cet instant à une cécité salvatrice; et quand la dernière attache au niveau de la pomme d'Adam eut sauté, elle redressa la tête fièrement, plongeant un regard direct dans ceux presque embrumés de Nounours.
Prenant cela pour de l'émotion, elle arbora un petit air taquin avant de se hisser tel un chat sur les genoux de son amant et parcourut des lèvres, en frôlements presque électriques le torse herculéen, divinement marqué par une multitude d'échappées belles à faire pâlir de désir une succube expérimentée.

S'abandonnant aux effleurements d'une « insoutenable légèreté », Nounours gémissait doucement de plaisir.
N'ayant aucune expérience des réactions intimes des hommes, l'adolescente crut l'espace d'une seconde qu'il avait mal et s'arrêta pour le regarder étonnée mais il avait les yeux fermés et un sourire béat au coin des lèvres lui indiqua qu'il appréciait.
Se calant davantage contre ce torse adulé, la mystérieuse proéminence était maintenant tout contre son sexe encore protégé par la fine culotte de coton tandis que les mains gigantesques et viriles du Dieu commençaient à caresser ses cuisses puis ses fesses.
Une onde extatique parcourut le corps entier de la jeune fille qui ne put réprimer un soupir alangui.
Frissonnante, elle donna le change en appuyant ses baisers puis en laissant courir sa langue sur les zébrures séduisantes.
En cet instant, la bête sauvage qu'elle était ne pensait plus qu'à une chose: qu'il arrache l'infime protection de tissu, qu'il arrache aussi avec violence son pantalon de toile épaisse et qu'il la prenne, qu'il la pénètre jusqu'au plus profond de son désir qui gonflait le vagin et tendait le clitoris dans une supplique aux limites de la douleur jouissive.

Mais Bobby en avait décidé autrement et faisait durer le plaisir en une voluptueuse torture sous laquelle elle était prête à hurler grâce.
Sa bouche disait des mots que les oreilles n'entendaient plus mais qui caressaient l'âme trépignant aux portes du septième ciel, tandis qu'au bord de l'évanouissement elle lançait un regard plein de désir et de lamentation vers l'aimé transfiguré.
Leur corps était moites à présent, les mains étaient brûlantes et le coeur cognait dans sa cage comme une bête furieuse, laissant filer des feulements discrets entre les lèvres entrouvertes.
Qu'il vienne à bout de cette brassière ! Qu'il caresse, qu'il lèche, qu'il morde les tétons jusqu'à l'érection !
Le héros mille fois vainqueur de tous les combats cherchait délicatement l'attache perverse nichée entre les omoplates et s'empêtrait dans l'élastique qui ne demandait qu'à lâcher pour enfin rendre l'âme avec un petit bruit sec.
Aucune excuse ne fut tolérée tant elle se sentait une torche vive, c'est en lambeau qu'il aurait dû réduire cet abject et inutile carcan. Alors, prenant sa bouche pour le faire taire elle l'embrassa à la hauteur de ses émois incontrôlables.
La langue de l'aimé se promenait à présent avec une telle finesse qu'elle en eut la chair de poule. Les mains chatouillait son corps aux abois tandis que celles de Malou partaient en exploration de la nuque au bas ventre jusqu'à atteindre furtivement la bosse dure comme de la pierre, gonflée comme un fruit mur prêt à exploser.

C'est alors que Nounours laissa parler le tigre en lui et la bête assoiffée, énervée par cette énergie fulgurante à la limite du supportable plaqua la jeune femme contre « cet obscur objet du désir » avant de mordre dans le fruit mille fois défendu et mille fois convoité avec l'abominable délice de l'interdit.
Aux anges, Malou haletait et se cambrait sous les caresses qui devenaient pressantes, autoritaires, en laissant échapper des gémissements avides de sensations plus fortes encore.
Profitant d'un instant de déséquilibre, l'adolescente poussa légèrement l'amant afin qu'il se laisse aller dans une position plus suggestive mais une fois qu'il se fut allongée sur le lit douillet elle fut prise d'une soudaine timidité: qu'allait-il se passer ? Que fallait-il faire et comment ?
Peut -être fallait-il commencer par le commencement ? À savoir ôter ce qui restait de vêtements ?
Fébriles et malhabiles, les doigts de Malou tâtonnaient au niveau de la braguette afin de défaire les boutons trop serrés entre le coton épais du pantalon et le sexe épanoui qui prenait toute la place.
Elle n'osa pas faire descendre sa culotte qui dévoilerait l'ultime partie des plus intimes de sa personne, elle laisserait ce soin à Nounours; peut-être saurait-il mieux qu'elle comment aborder la suite ardemment souhaitée ?
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Lun 19 Sep 2016 - 22:27

D’une simple poussée de sa main délicate, Malorie fit dégringoler la petite colline humaine comme un vulgaire château de cartes. Les bras en croix, Robert bascula sur le dos avec un sourire ravi. Une image agréable s’imprima alors dans son subconscient à l’instant où son dos musculeux et moite de sueur toucha le matelas. Une illumination en quelque sorte. Il vit son corps affreux et laid couché sur un nuage duveteux, son ange d’amour laissant courir ses mains graciles sur son pantalon répugnant. L’azure des yeux de Malou ressemblaient à cet instant à une vision du ciel qu’on pouvait voir du paradis. N’y pouvant plus, les mains gauches et maladroites de l’homme difforme caressèrent de nouveau le corps magnifique de la jeune femme. Effleurant la joue de la belle, la bête alluma à la seconde de nouveaux brasiers qui couraient d’un être à l’autre. Carbonisant les derniers tabous, les dernières réticences pour laissées qu’intact l’amour et la passion naissants entre eux. Une partie du pantalon du monstre de foire fut descendu par les mouvements frénétiques de la jeune beauté. Habituellement une rougeur sans nom aurait envahi les traits atypiques de l’horrible faciès du géant laid. Mais un gémissement d’impatience et d’extase franchit les lèvres exsangues de Bobby. Comme s’il appelait de tous ses vœux que ce vêtement encombrant soit littéralement brulé par la tempête de feu qu’était devenue chaque parcelle de son corps. Le regard océanique de Robert s’envola vers le visage aux traits ciselé par des mains divines de son amante. Mais une hésitation, un doute , semblait maintenant la faire subodorer. Se méprenant totalement son inexpérience, un rire joyeux et doux s’éleva dans la chambre du petit nid d’amour.

Robert- Euh… C’est les seuls boxers que je peux avoir Chaton… Euh… Pas beaucoup de vêtements pour ma taille… EUH…

Alors, l’esprit lent et pathétique de l’être inférieur s’éveilla subitement. La question n’était pas les sous-vêtements qu’il portait. C’était les premiers doutes que tous connaissaient lors de leurs premières aventures, leurs premières explorations sur le corps d’une autre personne. Utilisant ses bras ayant la taille d’un tronc d’un arbre presque mature, l’erreur de la nature se redressa avec lenteur. Déposant ses mains lézardées de cicatrices sur les douces pommettes de Malorie avec une tendresse presque surnaturelle, Robert laissa dans un premier temps ses yeux s’exprimer. Un amour, une candeur et une affection qui semblaient inépuisables jaillissaient littéralement des océans de pureté qui composaient le regard de l’être affreux. Après ce court instant de douceur, la voix du mineur s’échappa de ses lèvres exsangues. Un ton rocailleux, mais dont les mots avaient la légèreté d’une brise et baignée par une grâce presque céleste.

Robert- Moi aussi c’est la première fois tu sais… Euh… En vérité je ne pensais jamais qu’une ange aurait voulu de moi… Euh… J’ai la tête qui tourne, mais je suis sûr de deux choses… Euh… La première c’est que je t’aime plus que tout Malorie… Euh… Et que je suis heureux d’être ce soir avec toi… Euh… Toute ma vie aussi si tu veux bien… Euh… Pas certain ce qu’on doit faire, mais on va l’apprendre ensemble si tu veux… Euh… Si tu veux attendre, je vais patienter le temps que tu as besoin, car je t’aime chaton.

Comme pour sceller cette promesse merveilleuse, le baiser qui s’ensuivit fut simple et romantique. Passionné et doux, tendre et féroce. Un peu comme si les deux âmes ne formaient qu’un, que la philosophie du Ying et Yang s’était inspiré de ce moment. Quittant à regret les lèvres de sa promise, Robert la serra dans ses bras pendant que la voix douce de l’être le charmait encore et encore. Le membre gorgé d’amour et de passion se pressait sur le bouton du désir de la jeune femme, faisant frémir les deux êtres à l’unisson. Émerveillé par le sourire de celle qui commandait maintenant son cœur remis en neuf par son affection, Bobby hocha la tête quand il comprit le souhait de la belle. La bête aurait pu attendre cent ans pour elle, mais l’envie et le désir avait maintenant carte blanche pour jaillir de l’être de cauchemar. D’une main hagarde, il assembla les oreillers pour former une zone de quiétude et de confort pour son aimée. Les lèvres slalomaient dans le cou et les dents mordillaient avec un appétit subitement et féroce la peau de pêche de la poitrine menue de la jeune femme. Son bras valide s’était refermé autour du corps parfait de celle qui ne pourrait qu’être Juliette. La main immense du Roméo monstrueux s’était glissée dans la fine culotte de coton. Les doigts massaient, tantôt tendrement, et d’autres fois malaxaient passionnément, les fesses fermes à souhait de la jeune femme. Machinalement, les haches du colosse balafré commencèrent à faire un mouvement de balancier. Les deux zones érogènes tendues à l’extrême frémir de désespoir d’être séparé par une si mince barrière de tissus trempés.

Écoutant ses instincts les plus primaux, le mastodonte se redressa du lit avec l’être divin niché sur son torse bariolé de cicatrice immonde. Il était complètement enivré par la délicatesse des lèvres et des caresses de sa promise. Pivotant pour faire face au lieu où ils allaient s’adonner complètement l’un à l’autre, Robert déposa à contrecœur sa flamme ardente sur les draps soyeux. La tête de Malorie se déposa sur les oreillers, formant par le fait même une auréole dorée sur la blancheur virginale du tissu. Laissant courir ses mains sur les haches de la jeune femme, un de ses pouces se prit dans l’élastique de la culotte à moitié baissée. Malorie se souleva le fessier, un air coquin embellissant son visage des plus désirable. Laissant sa beauté intérieure éclairer son horrible faciès, Bobby saisit avec un enthousiasme nullement caché l’invitation de l’ange. Il descendit le carcan de tissus couvert de ses mains moites d’anticipation, faisant rouler la culotte en une boule. L’être divin se libéra une jambe de l’emprise de cet élément devenu superflu, laissant l’élastique enrouler autour de son autre cuisse prisonnière. Mais le désir guidait le colosse balafré, lui faisant accomplir des gestes sublimes qu’il n’aurait jamais accomplir. Pendant que ses mains étaient occupées à retirer partiellement le sous-vêtement, il inonda de baisers la poitrine de sa dulcinée. Se rappelant des frissons d’extases lors des petits coups de langue de Malou qui humectait la peau constellée de scarification de son torse, il fit de même. La sueur salée qui recouvrait la peau laiteuse et douce de l’ange de l’innocence était le nectar le plus délicieux que Bobby avait gouté de sa misérable vie. Après que les mamelons de la jeune femme eurent une dose massive de morsures délicates et de coups de langue, Robert continua son chemin vers le ventre plat de Chaton. Des baisers, des fois qui avaient la légèreté d’un papillon et d’autre fois appuyée comme un massage buccal sur la peau tendre, firent augmenter le désir de l’homme. Les caresses des mains de la jeune femme activaient le volcan intérieur qui propulsait encore plus de passion dans les gestes de l’homme difforme. La langue fit quelques fois le tour du nombril et bientôt les lèvres exsangues de Robert effleurèrent le sexe frémissant de désir de Malorie. Continuant en embrasser avec fougue chaque parcelle de l’être divin, la monstruosité continua le long de la cuisse libérée du vêtement et se redressa avec lenteur.

Il prit quelques instants pour voir les reflets de la lune danser sur le corps magnifique de l’ange étendu. Chaque goutte de sueur sur la peau de pêche de la jeune femme absorbait la lumière ambiante. L’ensemble de l’être de Malorie semblait avoir une multitude de diamants salés scintillants parsemés çà et là, la rendant encore plus désirable que jamais. Il ne put s’empêcher de murmurer alors entre les dents mal alignées.

Robert- Tu es merveilleuse mon amour.

Se rendant compte qu’il avait encore son pantalon et ses sous-vêtements, Bobby se mit en quête de se dévêtir. Pour la première fois, il n’avait aucune honte de se déshabiller sous le regard d’une autre personne. Robert se savait aimé, désiré même, par l’ange étendu sur un morceau de paradis dans cette chambre de chalet. Mais la maladresse du géant se matérialisa soudainement. Dans sa précipitation, l’équilibre incertain du colosse le trompa et il chuta de tout son long vers l’arrière, les mains plaquées sur son pantalon récalcitrant. Il se retrouva donc les quatre fers en l’air. Mais un rire joyeux, salvateur, allégea alors l’atmosphère. Bobby riait de sa propre bévue. Étant dans une bonne position pour continuer sa manœuvre de déshabillage, les vêtements de l’homme difforme finirent aux quatre coins de la pièce. Se relevant alors sur ses genoux, Robert rejoignit l’ange qui était appuyé sur un coude avec le plus beau des sourires de l’univers. Le cœur de l’être de cauchemar rata un battement alors. Il comprit alors que l’amour lui avait ravi son âme si pure. Que ce puissant sentiment lui indiquait maintenant une raison de se battre, de se lever chaque matin. Cette raison était son aimée, sa Malorie.

Robert ne voulait que prendre la jeune femme en accomplissant l’acte le plus merveilleux au monde. S’unir corps et âme avec celle qu’il aimait plus que tout. Repousser ensemble la brutalité d’un monde de terreur. Construire avec leur passion et leur amour une sphère lumineuse et dorée. Un lieu où les zombies, même en frappant de toute leur force alimentée par une rage diabolique, ne pourraient pénétrer. Un nid où le temps pourrait s’écouler entre leurs doigts à leur convenance. Faire filer les minutes, les heures. Ou bien mettre sur arrêt un moment pour l’éternité. N’être que les deux ensembles, seuls dans un Eden construit selon leurs envies et leurs désirs. Profitant chacun enfin d’un épanouissement surnaturel. Il se hissa alors sur le lit, faisant soupirer les ressorts. Le colosse prit d’assaut le corps frémissant de désir, brulant de passion de sa raison de vivre. Laissant courir sa pilosité de son torse sur la peau humide de sa belle, la bête stoppa son avancé quand il put plonger son regard dans l’azure céleste de Chaton. Il n’écrasa aucunement sa partenaire, utilisant au maximum sa force et son endurance phénoménale à bon escient. Une connexion se produit alors, les mots devenant superflus. De la tendresse, de l’affection et de l’amour s’échangèrent de part et d’autre, alimentant la forge de la passion commune. D’instinct le membre dur comme la pierre de l’homme essaya de sabrer la zone totalement mouillée de la jeune femme. Mais le navire de chair de Robert ne put que fendre les vaguelettes rosées de l’ange sans y plonger. Après quelques essais infructueux, l’inexpérience de l’homme en la matière le faisant frustrer, une petite main douce comme la soie vint à son secours. Des doigts fuselés et délicats guidèrent alors le sexe du mineur vers le confort de l’intérieur de celui de l’être divin. Doucement, ne voulant aucunement brusquer les événements, Robert commença à pousser avec ses reins. Il vit alors le visage merveilleux de la jeune femme se crisper. Il ne savait pas si c’était la jouissance ou la douleur alors il arrêta sa pénétration. Inquiet, il demanda alors la voix coupée par des halètements d’extases.

Robert- Ça va? Tu veux qu’on arrête? Je ne veux pas te faire, mal tu sais.


Les sentiments purs qui guidaient le cœur de la bête lui interdisaient le moindre mal à celle qui vénérait comme une déesse…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Dim 25 Sep 2016 - 11:28

Malou bataillait ferme avec les boutons du pantalon, pourtant Nounours ne semblait pas vouloir l'aider.
Allongé sur la couette, il paraissait aux anges, ce qui fit plaisir à la jeune fille mais tout de même, cela n'allait pas ôter le vêtements !
Enfin, à force de tirailler en tous sens, les attaches finirent par céder et elle put écarter légèrement le tissu pour voir apparaître...
Héberluée, elle regarda la chose avec de grands yeux étonnés; elle était loin d'imaginer que son héros puisse en avoir un comme cela... Elle mit la main devant sa bouche pour étouffer un fou rire mais n'y tenant plus, elle se laissa aller et s'esclaffa en pointant du doigt le caleçon jaune fluo agrémenté d'un smiley tirant une langue évocatrice avant de s'enfermer à nouveau dans une forme de timidité anxieuse.

Malgré le désir qui la brûlait, elle n'osait pas aller plus loin.
Elle n'avait jamais vu de sexe d'homme en érection, ne savait pas comment s'y prendre, se demandant où s'arrêtait son rôle et où commençait celui du partenaire à tel point que la multitude d'informations contradictoires des filles du collège sur le sujet commencèrent à tourner en boucle dans son crâne.
Heureusement, Bobby qui devait posséder un sixième sens vint rapidement à la rescousse et, la câlinant tendrement, lui avoua que c'était la première fois pour lui aussi.
Complètement rassurée, elle laissa échapper un soupir de soulagement: ce ne serait donc pas très grave si elle se trompait, si elle semblait nunuche, si elle ne savait pas tout ce qu'il fallait faire pour émoustiller un homme puisqu'il était dans le même cas.

Moi aussi je t'aime Nounours, réussit-elle à balbutier entre deux baisers; je voudrais rester avec toi toute ma vie et aussi....
Elle laissa un temps. Malgré sa sauvagerie, il n'était pas si facile de mettre de côté la pudeur que la société imposait, ce veto concernant tout ce qui avait directement ou indirectement rapport avec les ébats amoureux pourtant si naturels.
Rougissante, elle tenta de continuer: je voudrais bien faire...
Une fois de plus Bobby sauva la mise, il avait deviné et d'un hochement de tête le lui fit savoir.
Maintenant... Murmura t-elle pleine d'impatience, plongeant un regard fiévreux dans les lacs bouillonnants de désir de l'amant.

Quand le pénis gonflé, encore prisonnier dans la lingerie se pressa contre le petit organe érectile, une onde voluptueuse traversa son bas-ventre avec une force incroyable et tandis que Nounours arrangeait les oreillers, elle ne put s'empêcher de glisser la main dans sa culotte afin de se toucher un peu jusqu'au moment où il l'attira à lui, caressant, mordillant ses seins tout en frottant son sexe contre le sien en de légers mouvements de hanches.
Toute à la découverte de ces plaisirs nouveaux et intenses, Malou gémissait faiblement, laissant son corps osciller au même rythme que celui de son amant tandis qu'il pelotait ses fesses durcies par la tension de l'attente.

Enfin il la fit basculer sur les oreillers et libéra le triangle duveteux plein de promesses de l'emprise du sous-vêtement qui partit en boule au pied du lit.
Sa langue explorait à présent la peau survoltée de l'adolescente qui se cambrait sous l'assaut des pulsions érotiques. La promenade était si douce que les sensations étaient brûlantes, aux limites de la douleur extatique. En état second, elle n'attendait plus qu'une chose: la pénétration.
Allongeant sa main, elle se mit à caresser le phallus mille fois tendu, encore caché dans le boxer au point qu'elle put le sentir tressauter d'impatience et augmenter davantage encore de volume.

Malou laissa échapper un gémissement sonore; Nounours venait de lécher timidement les zones érogènes les plus sensibles qui se contractèrent et s'épanouirent en un appel suppliant. Mais il ne savait pas encore et se fut la seule fois car déjà il descendait le long des cuisses. La jeune fille ployait sous la douce torture infligée, haletante, à deux doigts d'implorer grâce tant elle en voulait plus, tant elle aurait aimé qu'il joue longtemps encore au papillon sur le petit bouton et tout autour; malheureusement il se redressa pour la contempler avant d'ôter son pantalon.

Dans sa maladresse habituelle, Bobby s'affala au sol les quatre fers en l'air, ce qui fit éclater de rire l'adolescente qui s'était redressée afin de profiter pleinement du spectacle hilarant et quand les habits fusèrent en travers de la pièce elle put enfin contempler la verge prometteuse, tendue vers elle comme une offrande.
Son inexpérience ne sut lui dire s'il était bien achalandé ou non mais ce qu'elle voyait lui plaisait elle semblait ni trop grosse, ni trop grande mais n'était pas petite non plus; elle en conclut aisément que le membre viril devant elle était parfait.

S'installant à nouveau sur les coussins elle accueillit avec une joie sans borne le corps velu de l'adoré et écarta instinctivement les jambes afin de le recevoir au plus vite.
Le pénis nu était à présent en contact direct avec ses chairs en feu tandis qu'elle donnait de légers coups de reins afin de l'inciter à trouver son chemin.
Elle le désirait tant qu'elle avait l'impression que son vagin s'était transformé en une large bouche qui le happerait avec délice à la première occasion mais il n'en fut rien, le membre virile palpitait d'une folle impatience mais ne trouvait pas l'orifice et fouaillait à l'aveugle entre les lèvres charnues.
N'y tenant plus, l'adolescente fit glisser sa main jusqu'au bas ventre divin, attrapa délicatement la somptuosité et la dirigea là où elle s'enfoncerait tendrement tandis qu'elle s'écartelait afin que la tige se glisse plus aisément dans le gant de velours encore tout serré de jeunesse mais lubrifié à souhait.

Enfin le gland de son héros franchit la porte. Malou en fut surprise; ce ne fut pas un moment de plaisir intense mais une sensation de déchirure qu'elle ressentit, pas trop douloureuse certes mais suffisamment pour la contracter quelques instants.
Nounours, très attentionné s'arrêta net et commençait à s'extirper de l'Eden en demandant si elle avait mal
.
Non, ce n'est rien, murmura-elle, je crois que c'est normal, continue... Supplia t-elle tandis que l'onde électrique la traversait à nouveau avec insistance et bonheur.

Le pénis glissait à présent dans son intimidité chaude et douce comme de la soie; c'était bon, c'était léger au point qu'elle avait l'impression de voler. Elle sentait ce membre bien enrobé dans les parois voluptueuse et le Dieu faisait coulisser l'instrument à merveille, son pubis frottant et excitant le clitoris qui fleurissait sous ces caresses érotiques.
Nounours allait et venait entre ses reins lui procurant de tendres sensations, bougeant elle aussi au diapason, elle avait l'impression qu'ils dansaient l'un dans l'autre sur un rythme lent qui leur faisaient découvrir mille sensations de bien-être.

Tout à coup, Malou sentit l'intérieur de son être désirer monter vers un palier supplémentaire. Le plaisir se faisait plus précis, plus exigeant. Sous l'emprise de cette fulgurance soudaine, le phalus devenait trop flâneur à son goût au point que s'en était intolérable.
Tout son corps et son esprit réclamait qu'il cogne les profondeurs, qu'il accélèrent, qu'il violente, qu'il atteigne les bornes d'une sauvagerie transcendentale et la pilonne sans vergogne.
Au bord de la jouissance, elle en appela à la puissance torride du géant.
Plus vite... Gémit-elle, plus fort ! Cria t-elle presque tandis que l'orgasme venait flirter dans son être comme mille doigts et mille langues délirantes avant l'explosion.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Ven 30 Sep 2016 - 19:05

Robert commençait à s’extraire tout doucement, son cœur immense souffrant au centuple pour sa dulcinée. Il ne connaissait rien de ce déchirement que Malorie venait de subir, de la présence de l’hymen et de son rôle dans sa perforation. Il ne voulait que le bien-être et le bonheur de son ange de l’innocence. Mais les douces paroles, les supplices de celle qui faisait battre son cœur plus vite firent naître un sourire reconnaissant et épanoui sur l’horrible faciès de l’homme. Tout en douceur, l’ithyphalle du monstre de foire glissa de nouveau dans les profondeurs de la passion de la jeune femme. Chaque coup de reins augmenterait le plaisir commun des deux partenaires. La proximité de Malou ensorcelait littéralement la lie de l’humanité et une onde de choc, électrique et orgasmique, descendit son échine. Il enfouit sa tête dans le creux du cou de cygne de l’ange pour l’inonder de baisers ayant la légèreté du vent soufflant doucement au milieu des feuilles d’un arbre. Les mains de son amante parcouraient son dos musclé en voluptueuses caresses. Les gémissements de la jeune femme encourageaient Robert à continuer de sabrer tendrement, façonnant à chaque coup de bassin un escalier. Une envolée de marches dorées qui porterait le couple vers le Nirvana de l’orgasme. Les deux corps, l’un grotesque et disproportionné et l’autre gracile et parfait, semblaient en symbiose. Les mouvements en diapason, la sueur de l’un se mélangeait avec l’autre aussi naturellement que si ça avait été une entité unique et propre. Dans l’esprit lent et pathétique de la bête, une onde de bonheur et de bien-être venait d’allumer le feu aux poudres. Un second incendie, qu’on appelait passion et extase, brûlait dans tout l’organisme prodigieux de Robert. Bobby commençait à son tour à gémir tout doucement, comme un écho du chant céleste de son aimée.

Le regard océanique de l’homme difforme s’agrandit tout à coup par la surprise. Au milieu des gémissements de Malorie elle fit un supplice, la tête penchée vers l’arrière. Elle voulait que le mastodonte augmente la cadence de sa pénétration lente et presque tortueuse pour elle. Il se redressa alors, tout en prenant soin de déposer un baiser à la base du cou de l’ange. Sans savoir pourquoi, il mordilla un peu comme pour communiquer son envie de plaire et satisfaire aux désirs de sa maitresse. Ce qui a eu comme conséquence directe à un cri de la part de l’être parfait. Un ordre qui changea la cour de la danse lascive et de l’acte charnel doux et pur que le couple pratiquait. Leurs regards se croisèrent. Malorie avec à cet instant une lueur de tempête éclectique, un ouragan dans son regard azur. Pour Bobby, c’était le bleu océanique annonciateur d’un tsunami qui se levait. Les caresses sensuelles de la jeune femme se transformèrent alors en ergots qui décuplaient le plaisir ressenti par le monstre de foire. Galvaniser par ce toucher de panthère, être de passion et de bestialité qui avait remplacé Chaton dans le lit conjugal, le mineur se redressa sur ses genoux. Ne voulant tout simplement pas se retirer de la chaleur divine des profondeurs de l’être de son amour, les mains du géant saisissent alors les hanches de celle-ci. L’entrainement dans son mouvement comme un cavalier entrainant sa promise pour une nouvelle danse. Le tango allongé mélangé avec la puissance du Flamenco endiablé.

Les premiers coups de bassin de Robert furent hasardeux, essayant de trouver un équilibre précaire dans cette position. Mais son cœur, véritable fournaise qui alimentait son corps puissant, était alimenté par une passion qui fera pâlir d’envie les Don Juan de toutes les époques confondus. La puissance générée par son affection, son amour et sa proche extase fit lancer le mastodonte dans des coups de reins formidables et passionnés. À cet instant on pourrait presque comparer le golem de chair comme un train lancé à grande vitesse. Un piston d'un moteur de haute performance dans un va-et-vient infernale. Les coups de phallus glissaient rapidement et avec force, comme les obus pénétrant un canon d’artillerie pour amorcer une attaque. Un assaut envers les fortifications de plus en plus ébranlé de son aimée. Une montée aux barricades pour plonger au plus profond de l’ivresse de l’amour. Un pilonnage sans merci qui pouvait se voir sur tout l’être de son amour. Celle-ci se laissait guider durant ce féroce corps à corps. Bobby était maintenant comme un timonier, lançant à fond les machines de son être pour guider un navire sublime et qui se débattait sous la houle furieuse de l’orgasme. Le géant balafré enserra sans peine une main autour de la taille de guêpe de Malorie, lui permettant de battre la mesure comme un maestro dirigeant un orchestre durant une interprétation sauvage d’un compositeur trépassé. De l’autre il parcourra le corps sublime et magnétique de l’ange. La paume rugueuse épousait parfaitement les courbes divine de la silhouette gracile.  Voyant où ses caresses semblaient faire le plus d’effet, il continua à procurer du plaisir à la jeune femme tremblante. Mais aussi il se laissa guider par des supplices, des ordres hurlés avec envies. Leur extase combinée ressemblait à une tornade de feu dévorant passion et désir. Les yeux mi-clos, le monstre de foire savoura chaque va-et-vient qui le conduisait immanquablement vers la délivrance de sa liqueur séminale. Chaque caresse qui parcourait sa peau sanctifiée par tant de sévices ressemblait à de l’eau pure sur des charbons ardents. Des fois, de pas son inexpérience, Bobby manquait une zone érogène à caresser ou bien l’effleurait du bout des doigts. Mais Chaton, de par ses halètement et ses gémissements de plus en plus fort, guidait sans le savoir la main rugueuse de son aimé et étaient récompensée par des touchers électriques et gratifiants. Continuant à posséder le corps, le cœur et l’âme de sa dulcinée, le mastodonte sentit alors une jouissance des plus merveilleuses. Une multitude de poussières d’anges s’infiltra dans le nid d’amour de la jeune femme haletante. Le mineur put encore donner quelques coups, mais l’ivresse de la passion lui faisait tourner la tête.

Se dégageant à contrecœur de l’être divin, le monstre de foire laissa courir ses mains sur les cuisses au gable parfait de Malorie. Celle-ci semblait possédée par une force invisible. Le géant balafré se coucha alors tout près d’elle, le couvrant d’un million de baisers sur toute la surface de son corps parfait pour son regard océanique. Glissa un bras sous l’oreiller pour se rapprocher de la perfection de sa flamme, l’erreur de la nature prit une grande respiration. Il ne voulait que l’ange se love contre lui, que leurs corps soient unis durant ce moment de béatitude. Un sourire épanoui, niais, mais comblé s’était déposé sur les lèvres exsangues de l’homme difforme. Lorsque le regard d’azur de la merveilleuse femme plongea dans l’océan des yeux de Robert, elle pouvait deviner tout l’amour, la tendresse et l’affection qu’il portait à son encontre. Chassant une mèche d’or de la perfection des traits de la belle, la bête parla en essayant de reprendre son souffle.

Robert- Je t’aime mon ange… Euh… De tout mon cœur et mon âme. Je me demandais pourquoi j’avais survécu tu sais… Euh… Maintenant je sais. C’était pour te rencontrer… Euh… Je pourrais passer l’éternité avec toi.

Ces quelques mots débordant de sincérité étaient une promesse éternelle d’engagement. Quel que soit le hasard de la vie, les deux êtres feront face avec leur amour pur et leur passion dévorante. Se souvenant alors de son présent, le bras massif de l’homme jaillit du lit. Saisissant le pantalon, il put en extraire d’une poche un petit paquet. Une boîte enveloppée dans du papier journal. La section de bandes dessinées pour ajouter de la couleur à la morosité de la vie durant cette époque incertaine. Tendant alors le présent à l’élue de son cœur, le massif individu parsemé de cicatrices dit d’une voix rocailleuse, mais si douce.

Robert- Bonne fête Chaton… Euh… Quand je l’ai vu j’ai pensé à toi et tes yeux magnifiques… Euh… Si tu veux je peux aller chercher le gâteau et la bougie, mais je suis trop bien à côté de toi…

Il ne put s’empêcher de gouter aux lèvres de miel, véritable nectar divin, de son amour. Quand sa main fut libre, il la plongea avec délice dans les reflets d’or et humides de la chevelure de l’être céleste.

Cadeau:
 



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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Mar 11 Oct 2016 - 15:23

Au diapason avec le moindre de ses désirs, Nounours avait soulevé ses hanches tandis qu'il s'était agenouillé tant bien que mal afin de la pénétrer plus profondément.
Cette nouvelle position lui fit immanquablement penser au livre de Kama Soutra qu'elle avait encore dans l'ambulance et se promit de le feuilleter avec lui dès que possible.
Malgré son désir violent, les coups de verges dans l'abîme insondable du jardin aux milles délices, ne furent pas agréables durant quelques instants. Elle laissa échapper une grimace de douleur mais Bobby ne voyait plus son visage, le plaisir l'emmenait déjà dans les hauteurs intouchables du nirvana.
D'instinct, elle se recula très légèrement et pu enfin se délecter de la jouissance provoquée par la rapidité du va et vient. D'ailleurs l'aimé devenait plus sûr dans ses mouvements intenses et l'orgasme pour elle n'était pas loin.
Gémissante sous les caresses, elle ne put s'empêcher de planter ses ongles dans le dos de l'amant qui, en réaction attrapa sa taille de guêpe afin de la plaquer davantage contre son bas-ventre.

Les ondes intenses, presque électriques se rapprochaient et prenaient possession de son corps fébrile à tel point que les assauts terrifiants de cette force de la nature n'étaient plus que plaisir presque matérialisé. Ne ressentant plus aucune douleur l''adolescente se mit elle aussi à bouger furieusement, appelant de tout son être ce pilonnage qui emportait ses sens au-delà de tout ce qu'elle avait pu imaginer jusque là.
Elle en voulait encore. Lancés dans un rythme effréné à faire pâlir d'envie le plus lubrique des satyres elle sentit enfin les spasmes tant espérés s'élancer avec une force incroyable jusque dans sa tête où valsaient les myriades d'étoiles de la petite et si délicieuse mort.
Toute l'animalité de la jeune fille se libérait et cet état bestial décuplait en elle le désir. Toutes griffes dehors, elle laissa échapper un feulement lascif qui eut le don de faire sortit le grand homme de ses gonds.
Elle sentait en elle le sexe devenu encore plus gros et dur comme du bois palpiter avec violence en rythme de plus en plus désordonné. Gémissante, elle durcit sa cadence avec autorité; cela ne pouvait pas s'arrêter là ! une déferlante montait, montait et roulait comme un gigantesque tsunami.
Encore ! Hurla t-elle, plus fort !
Puis ce fut les cris de délivrance. Transportée dans une marée de sensations qui explosaient et fusaient de toutes part, sa bouche articulait des oui … Oh, oui... psalmodiés dans les suraigus pour devenir hurlements torrides tandis que la liqueur du dieu inondait le réceptacle avec délectation.
Le coeur en arrêt sur image, elle fut secouée de soubresauts avant de retomber mollement sur la couette, trempée de sueur, harassée mais toute enveloppée d'une plénitude jusque là inconnue.
La tigresse au caractère hargneux était domptée et elle aimait cela plus que tout au monde. Elle avait adoré la tendre volupté de son amant, elle avait ployé sous la brutalité des assauts avec un plaisir indescriptible et en redemanderait, toujours plus fort, toujours plus loin car en plus de l'amour, elle venait de découvrir le sexe à l'état pur, pulsionnel, instinctif, en parfaite symbiose avec sa personnalité.
Contemplant l'homme de sa vie avec émerveillement et reconnaissance, elle crut comprendre dans son regard qu'il avait les mêmes penchants, les mêmes aspirations de douceurs et de fureurs mêlées et elle se dit qu'ils étaient véritablement faits l'un pour l'autre en tous points.
Je t'aime, murmura t-elle. Je t'adore et je ne te quitterai jamais, affirma t-elle avec la plus grande sincérité.
Manquant de vocabulaire, peu habituée aux belles tournures de phrases, elle ne sut rien ajouter de plus, le reste pouvait se lire aisément dans ses yeux qui fixaient le poète divin, le guerrier intraitable, l'amant accomplit avec la plus grande dévotion.

Blottie comme un chaton, elle resta un long moment contre le corps chaud et doux de Nounours jusqu'au moment où se levant, il revint vers elle avec un petit paquet dans la main.
Rougissante, la jeune fille le regarda avec des yeux d'enfant qui voit la bonne fée pour la première fois.
Elle n'avait jamais été gâtée durant toute son enfance. Le seul véritable cadeau qu'elle avait reçu avait été une boule de Noël à l'intérieur de laquelle tombait de la neige quand on la retournait. C'était son frère qui la lui avait offerte avec sa première paye.
Elle ôta avec délicatesse le papier journal, en souriant devant le morceau de BD, ouvrit doucement le petit écrin et ne pu s'empêcher de laisser échapper un oh ! Admiratif en contemplant l'adorable et magnifique bijou que Nounours avait trouvé pour elle.
Toute joyeuse, elle tendit sa nuque vers l'être aimé afin qu'il l'aide à accrocher le pendentif, courut jusqu'au miroir afin d'apprécier le bel effet de ce trésor sur sa peau laiteuse puis se jeta au cou de Bobby pour l'embrasser avec passion.
Elle ne dit pas merci. Il fallait croire que ce mot avait été définitivement rayé de son cerveau mais ce qu'elle pensait en cet instant était mille fois plus fort que ces cinq toutes petites lettres.

Quand Nounours parla de gâteau, Malou fit une moue imperceptible. Elle ne voyait pas l'intérêt de manger encore et encore à chaque occasion mais pour lui faire plaisir elle lança: on reste l'un contre l'autre encore un peu puis on ira le manger à la cuisine, cela te va ?
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Dim 16 Oct 2016 - 0:23

Un sourire épanoui, joyeux et merveilleux s’apposa sur les lèvres exsangues de l’homme difforme en voyant la réaction de sa dulcinée. Le bonheur qui se dégagea du corps gracile et merveilleux fut comme une pluie régénératrice, apaisante pour le cœur rempli de candeur de Robert. Un instant de bonheur pur dans ce monde de ténèbres. Les mains malhabiles du chainon manquant réussirent à ouvrir le loquet pour attacher la chainette d’argent autour du cou de cygne de Malorie. Avant que celle-ci coure voir son reflet parfait dans le miroir de la chambre, le monstre de foire déposa un baiser sur la nuque de l’ange de l’innocence. Elle revint à la course et le sourire. Grandiose et tout à fait étincelant, prouvait à la bête que la belle n’était sincère comme pas une. Une sincérité et une humanité qui réconfortait le géant balafré. Un peu comme un naufragés en train de se noyer dans le tumulte d’un océan noir comme l’encre, n’ayant au repère et aucun espoir de s’en sortir. Et tout à coup un ange est apparu. Elle lui a tendu la main, donné son cœur et mis son âme à nue pour la pathétique créature de foire. Monstre qu’aucune femme ne pouvait aimer à cause de sa laideur. Mais Malorie à vu de l’autre côté des cicatrices, des déformations physiques et du des importantes carences intellectuelles. La jeune femme avait plongé son regard d’azur dans les fenêtres donnant un accès privilégié de l’âme du géant couvert de scarifications. L’être divin avait vu la luminosité de l’humanité qui se cachait au tréfonds de la carcasse répugnante de Bobby. De l’amour enfoui, de la tendresse cachée et de la bonté dissimulée aux yeux des ignorants de la société moderne. Tendant de nouveau les bras pour l’accueillir auprès de son corps laid à souhait, le mineur soupira d’aise. Attentivement, il écouta les douces paroles de son aimées en souriant de toute sa dentition mal alignée. En une réponse muette, il la serra avec tendresse et douceur dans ses bras immenses et réconfortants. Il ne resta là que quelques instants, admirant les traits ciselés par une entité divine et au regard si pur. Caressant du bout des doigts le dos de sa promise, l’esprit pathétique de l’homme chavira vers un état de pur bonheur et un peu lunatique.

Robert était tout simplement sous le charme presque surnaturel, simplement divin, de Malorie. Chaque sourire, chaque petite rougeur sur les joues de pêche de l’ange aux regards d’azur étaient tout simplement un instant de pur bonheur pour le monstre de foire. Le cœur débordant de gentillesse de l’homme frappait si fort dans sa poitrine que Bobby pensait qu’il se fêlerait une côte ou deux. Au début de leur rencontre, une éclosion s’était produite dans son estomac, un papillon solitaire avait pris son envol dans son âme. Celui de l’amitié. Au fil des semaines d’absences, plusieurs autres créatures ailées avaient pris d’assaut les plaines verdoyantes d’un amour naissant. Des ballets aériens sublimes accompagnaient chaque présence de la jeune femme. Le golem de chaire n’avait hâte que le soleil se lève sur le jour de la fête des 18 ans pour qu’il puisse recevoir une étreinte de celle qui occupait maintenant ses pensées. Au début il ne croyait aucunement à l’amour, sentiment si doux qu’il devait être interdit à une parodie d’homme tel que lui. Et depuis Abigail et la déception de Breann, la bête avait fait le deuil de rencontrer une belle qui allait tout changer sa vision. Dans l’horreur de ce monde apocalyptique, une étincelle de vie et d’amour pouvait être encore possible. Le mineur si souvent rejeté devait faire un acte de foi et se jeter tête première dans l’océan mouvementé de sa peur et de ses sentiments nouveaux. Quitte à se noyer et sombrer dans les abimes du désespoir ou bien être arraché des eaux par l’ange au regard si merveilleux. Et son sauvetage fut couronné de succès. Une sphère de lumière semblait s’être élevée autour du couple, les protégeant dans un Éden surnaturel. Toutes les horreurs du monde, aberrations cannibales ou être méchant, pourraient cogner de toutes leurs forces sur les parois de leur amour translucide et si pur. Ils étaient les maîtres du temps et de l’espace, pouvant étirer un moment pour une éternité ou bien recommencer leur envie à l’infini. La voix douce, rocailleuse certes, mais si sincère du géant chuchota alors quelques mots. Comme si le moindre bruit pouvait éclater la bulle de leur bonheur.

Robert- Je pourrais passer ma vie avec toi ici… Euh… On laisse faire le gâteau… Euh… Tu as meilleur goût que tous les desserts de ce monde.


Des lèvres pleines, douces comme la rosée matinale et ayant la saveur du miel pur, s’appuyèrent avec une tendresse infinie sur les celles du géant complètement sous le charme. À cet instant précis, la terre sembla arrêter sur elle-même de tourner pour permettre à Robert de graver cette esquisse sublime dans le roc brut de sa mémoire. Qu’il vive cent ans et ce sera la première image qu’il pensera dès qu’il sera question d‘un aperçu du paradis et de l’existence possible des anges. Il sentait maintenant l’envolée des papillons se propager dans son corps tout entier, transformant ses sens et laissant une pointe de bonheur illuminer son âme si pure, mais si vulnérable. C’était comme si les blessures, les cicatrices affreuses qui parsemaient son cœur venaient d’être recouvertes d’un baume qui s’appelait amour. Il sut à cet instant que la lumière de sa vie, le phare qui allait le guider lors de ses naufrages sur la mer des doutes et des incertitudes sera Malou. En plus de se trouver une sœur d’âme, une raison de se lever chaque matin pour affronter cette folie ambiante, le monstre de foire venait de découvrir un être merveilleux qui sera pour lui comme lui sera là pour elle. De contempler le ciel d’azur des yeux de son ange et d’y lire l’affection et l’amour qu’elle semblait lui porter, Robert ne pouvait l’aimer encore davantage. Un aveu sortit alors de la gorge immonde la parodie d’homme.

Robert- Tu sais que je n’ai jamais dormi dans un vrai lit de ma vie? Euh… Ma mère disait que ce n’était pas pour moi et j’ai pris l’habitude… Euh… Mais je m’étais promis une chose… Euh… Que je dormirais seulement avec la personne que j’aimerais plus que tout au monde… Euh… J’aimerais m’endormir le soir avec toi dans le lit et me réveiller à côté de mon amour chaque matin pour le reste de mes jours.

L’homme difforme était des plus sincères et dans son regard océanique, Malorie ne pouvait lire que son amour infini et sa tendresse à son égard. Remontant les draps pour empêcher le froid de les saisir, Robert n'avait que de yeux pour sa dulcinée. Pour la première fois de sa vie, le monstre se sentait humain…



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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Mer 19 Oct 2016 - 15:13

Tandis qu'ils étaient à nouveau allongés sur le lit à se câliner, un silence apaisant avait envahi la pièce, à peine ponctué par les crépitements du feu dans la cheminée de la pièce d'à côté.
Malou, perdue dans ses rêveries, touchait du bout des doigts son pendentif, preuve matérielle de tout l'amour que lui portait le grand homme.
L'adolescente regrettait le manque de vocabulaire tant son coeur débordait de passion pour cet être merveilleux qui avait su faire fi de son corps malingre, de son visage étrange, de son mauvais caractère, de ses frayeurs et de sa pauvreté intellectuelle.
Comme elle aurait voulu lui égrener mille et un mots tous plus beaux les uns que les autres ou lui écrire des poèmes enchanteurs sur des petits bouts de papier mais rien ne venait dans son esprit à part « je t'aime ». Chez eux, personne ne se parlait sauf parfois Erik. Il n'y avait aucun livre, la télévision ne déversait qu'un flot d'insanités stupides, violentes ou de divertissements douteux et avilissants. La mère grommelait des propos incohérents entre deux rots sonores, le père n'en déboisait pas une de la sainte journée, Erik partait tôt au travail et ne rentrait que tard le soir et elle...
Rien.
Rien d'autre à faire qu'à ressasser sa colère et la profonde injustice de leur vie de peine cul; rien d'autre qu'à maudire tous les adultes responsables de cette perdition par leurs actes malfaisants ou leur indifférence.

Du coup Nounours lui apparaissait comme un poète qui avait toujours quelque chose de beau à prononcer. Quand sa bouche s'ouvrait pour lui dire quelque chose, cela lui faisait l'effet d'un bouquet de fleurs tendrement offert et quand il prenait soin d'elle elle avait l'impression de devenir une princesse de contes de fée, couverte de pétales de roses, de parfums rares et de pierres précieuses. Pas un instant elle n'avait remarqué sa simplicité d'esprit, encore moins sa laideur. Pour elle, il était beau comme un dieu, il était le prince charmant tant attendu et le roi juste et bon, sans peur et sans reproche.
Comment dire tout cela en articulant des sons avec les lèvres ? Quels mots inconnus de son pauvre dictionnaire pouvait-elle utiliser à part un « j'te kif » qui signifiait tout et rien dans sa banlieue ?

Aussi quand Bobby lui annonça qu'il voulait passer le restant de ses jours avec elle, elle sauta sur ses paroles comme dans une bouée de sauvetage et affirma toute émue:
Moi aussi je voudrais rester avec toi toujours et même si un jour je suis morte je serai encore avec toi et mon coeur te dira je t'aime dans ta tête chaque fois que tu seras triste.
Sur ce elle l'embrassa amoureusement et caressa ce corps splendide qui n'avait déjà presque plus de secrets pour elle.

Au moment où l'alouette lança son premier cri, elle étouffa un bâillement. Le soleil se lèverait bientôt; ils avaient passer la nuit à faire l'amour, à s'embrasser et à se cajoler mutuellement.
C'est alors que son héros lui fit un aveu qui la fit tressaillir: il n'avait jamais eu le droit de dormir dans un lit !
Elle n'osa pas le lui dire mais jugea sa mère comme un être terriblement méchant; comme il avait dû être malheureux traité de la sorte, pire qu'un chien...
Elle le regarda avec de grands yeux effarés et répondit très vite:
avec moi tu seras dans un lit toutes les nuits et même les jours si tu en as envie. Tu auras la place la plus confortable et la couverture la plus douce. Je ne veux plus jamais te voir dormir par terre sauf...
Elle laissa un temps et conclut rougissante: sauf si on décide de faire l'amour sur un tapis ou dans la baignoire. La dessus elle partit d'un petit rire cristallin et se leva; Nounours devait avoir faim, il avait besoin de vitamines et de calories pour être fort.
Elle passa dans cuisine, hésita entre une boîte de crème dessert certainement écoeurante et du pudding à la couleur peu avenante avant d'attraper ce dernier; par les temps qui courent il ne fallait pas faire les difficiles.
Elle ouvrit la conserve, planta la bougie dedans et appela l'aimé à table.

Elle le regarda tendrement partager le dessert avant d'enfourner quelques cuillerées: finalement elle avait faim !

Repue, elle se servit un verre d'eau, en tendit un à Nounours et annonça d'une toute petite voix:
tu viens dormir ? Je suis tellement fatiguée...
Et sans même attendre sa réponse, elle lui prit la main et l'entraîna sur le lit.
Dehors le soleil était rouge au bord de l'horizon et tous les oiseaux chantaient sans savoir qu'ils célébraient une nouvelle journée en Enfer.
Malou, dans le Paradis qu'étaient les bras de son amant dormait à poings fermés, son corps minuscule pelotonné contre celui du géant.
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