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 18 candles feature Malorie

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Bobby Smith
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MessageSujet: 18 candles feature Malorie   Ven 26 Aoû 2016 - 22:12



31 juillet 18 h 45

Chalet mais à deux étage...:
 

L’immense cowboy en habit de cuir renforcé avala les kilomètres sur sa monture d’acier vers le point du rendez-vous donné il y a soixante-dix-sept jours de ça. Un maelström d’émotions se débattait dans l’océan bleuté du regard du monstre de foire. Un amour désespéré, une affection sans borne, une passion enflammée, une inquiétude à fleur de peau et une peur du rejet agitaient la houle de la mer intérieure de l’homme difforme. Un peu comme un naufragé ayant passé presque son existence dans les eaux de l’indifférence générale et que maintenant un ange tendait la main depuis les cieux pour permettre à Robert de toucher un semblant de paradis dans sa sombre existence misérable. Mais durant le trajet, ce chemin sinueux jonché des vestiges d’un monde de consommation effréné et d’un individualiste permanent où les marionnettes décharnées de la Faucheuse souriante cherchaient en trainant leurs pieds une pitance sanglante, la gargouille sanctifié ne pouvait pas cacher ses peurs profondes. Si celle que l’erreur de la nature rêvait maintenant la nuit, qui prenait la place du soleil dans les cieux et qui éclairait la pénombre de sa vie avec son sourire merveilleux n’était pas au rendez-vous. Si elle était blessée, murmurant le surnom du mineur comme une prière sacré et ne voulant qu’être secourue par lui. Si elle était morte dans une lente agonie et que maintenant elle arpentait la terre maudite à sa recherche pour lui offrir une dernière fois ses lèvres tendres avant de lui arracher la jugulaire. Serrant les dents à s’en faire sauter l’émail, le motard disproportionné ouvrit subitement les gaz et le moteur hurla sa détresse à la place de Bobby dans le déclin de cette journée austère et morne.

Partir loin du phare lui faisait un bien  fou. Depuis quelque temps il était une solitude dans une masse de gens. Selene l’évitait comme la peste, Abigail était de moins en moins disponible, Gabriel passait ses journées et ses nuits pour soutenir l’ange d’ivoire, Breann s’occupait d’Arun. Quant à lui, le chainon manquant travaillait d’arrache-pied à la ferme pour maintenir une alliance fragile et aux défenses d’un lieu où il se sentait de plus en plus étranger. Ce soir c’était la première fois depuis longtemps que le phénomène de foire accomplissait un acte pour son simple bonheur, son bien-être. Et revoir l’ange de l’innocence sera une apothéose pour finaliser cette longue absence. Bientôt le chemin de terre battue apparu dans le champ de vision du golem de chair et les roues de la Harley s’engagea dans le chemin tortueux qui grimpait avec difficulté dans le versant d’une montagne. Bientôt, après environ presque 800 mètres de chemin nullement entretenu parsemé d’herbes hautes et de branches d’arbres semblables à des ergots griffus de goules, Robert put enfin voir le refuge secret. Ce lieu que lui seul, à part Malorie maintenant, connaissait.

C’était un petit coin de paradis loin de tous les attraits d’une vie de luxe. L’eau courante fonctionnait avec une pompe manivelle et il n’y avait aucune électricité. Des fanaux au gaz propane assurer la luminosité des lieux la nuit venue et aussi le fonctionnement du réfrigérateur et du poêle. Le débrouillard homme de Cro-Magnon avait seulement laissé les lumières en cas de besoin, l’utilisation des électroménagers durant ces temps troubles n’était pas une rigueur absolue. Le bain et la douche jumelée étaient munis d’un ingénieux système d’eau de pluie réchauffé au soleil. Aussi les occupants pouvaient remplir les réservoirs à la main en puissant dans la petite rivière qui courait tout près. Un petit poêle à combustion lente assure à lui seul que la douce chaleur se propage par tout dans le refuge minuscule. Un petit cabanon à outils servait aussi d’entrepôt pour trois autres bonbonnes de gaz. Seulement deux chambres à l’étage, mais l’erreur de la nature ne dormaient qu’au sol, croyant à tort que seuls les humains pouvaient dormir sur des matelas confortables. Les monstres devaient se contenter de la dureté d’un plancher froid.

Robert gara sa moto sous la petite dépendance en bois qui servait de protection de fortune pour sa Harley vieillissante. Actionnant sa béquille d’un mouvement sec du talon de sa botte de construction immense, le colosse balafré coupa le contact en laissant une sollicitude et une agitation  grandir en son sein. Aucune trace de l’ambulance de l’ange qui occupait ses esprits depuis ces derniers mois. Démontrant une célérité que seule la joie de revoir ce visage aux traits délicats et ces yeux azure promettant tendresses et amour, la colline humaine se rendit à la porte  qui trônait après plusieurs marche de bois fut escaladé. Enserrant la poignée, faisant disparaitre le métal poli par les intempéries dans une phénoménale araignée de chair cicatrisées, le cœur sanctifié de la bête s’arrêta de battre tout simplement. Le battant était verrouillé. Comme si les rêves, les désirs et le bonheur tout simple de revoir Malorie étaient maintenant bannis de la vie misérable de la chose impure. Comme si le destin avait décidé d’envoyer ce message pour que la répugnance de l’homme difforme doive être honnie de l’existence de l’ange de l’innocence, de lui permettre de trouver cent fois mieux que ce substitut d’humanité qui devrait être la lie en vérité. Sortant sa clef, ce bout de métal porteur d’espoir qui se faisait déchiqueter par la terreur de ne plus pouvoir contempler le sourire qui éclairait maintenant sa vie jour après jour dans ses songes éveiller, Robert déverrouillant la porte. Le battant grinça sous ses gonds et une pénombre douce accueillit la bête de foire. La peur de ne rencontrer que le silence absolu lui labourait les tripes et l’empêchait de respirer. Sa voix rocailleuse, habituellement forte et tonitruante, n’était qu’un murmure pathétique.

Robert- Malorie… Chaton tu es là?

Seuls les bruits de la nature, les oiseaux qui chantaient leurs joyeuses vrilles et le vent qui soufflait avec douceur dans les feuilles des arbres répondirent au géant angoissé. D’un pas las et trainant, le cœur de nouveau en morceaux par ce cruel tour du destin, l’être immonde qui se croyait humain alla s’assoir sur le divan. Ce mobilier ou un être à la perfection divine lui avait avoué un amour  interdit, mais au combien merveilleux. S’assoyant lourdement, les mains rugueuses de l’homme effondré se plaquèrent sur son horrible faciès pour essayer d’empêcher les digues de ses paupières de se fissurer devant ce nouveau coup que le hasard semblait si heureux d’imposer à la créature grotesque. Il avait peur pour son ange, il voulait le savoir en sécurité et que celle qui avait su déceler l’âme flamboyante derrière le monstre soit heureuse. Sur la table basse en face de lui, les différents mots doux que Bobby avait écrits d’une main malhabile pour sa dulcinée lors de ses visites durant cette longue et pénible attente…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Dim 28 Aoû 2016 - 23:56

Afin d'être sûre de retrouver le chemin emprunté une seule fois cette fameuse nuit de mai par temps déplorable, avec un état d'esprit paniqué et peu enclin à mémoriser un trajet, Malou avait roulé jusqu'à Brinnon.
Là, elle avait ralenti, avait bien suivit la route principale, avait tourné au bon endroit; jusque là pas de problème.
Au paroxysme de la concentration, elle plissait les yeux, aux aguets du moindre détail, tout en constatant que sous la lumière de cette fin de journée d'été, tout semblait bien différent.

Elle parcourut des kilomètres qui lui semblèrent interminables, mains crispée sur le volant tant elle était peu à l'aise dans les virages montagnards.
Arrivée au sommet les choses se gâtèrent; elle freina.
Si elle continuait tout droit, elle redescendrait dans la vallée, ce ne pouvait être cela.
A gauche, une petite route montait vers une autre crête mais un peu plus loin à droite, une pancarte indiquait la direction d'un village.
N'ayant pas le souvenir d'avoir traversé un quelconque endroit habitable, elle prit à droite et grimpa vers un site forestier.
Là, dilemme...
D'un côté comme de l'autre s'ouvraient des petits sentiers de terre battue, recouverts d'herbes déjà hautes et striés de branches cassées plus ou moins épaisses.
Elle se souvenait avoir emprunté l'un d'entre eux, particulièrement abrupt au point que l'ambulance avait plusieurs fois dérapé sur le chemin boueux, battu par la pluie torrentielle mais lequel ?
Avançant au pas, elle examina le premier, le second puis le troisième. Ils étaient tous pentus et en mauvais état !
En désespoir de cause, elle vira sur le quatrième pour s'apercevoir rapidement que c'était un cul de sac.
Qu'importe, elle était partie en avance, elle pouvait se permettre une erreur !
Elle fit demi-tour difficilement, redescendit, prit le précédent pour se retrouver au bout d'une longue course devant une ferme chalet que surplombaient des pâturages.
La bâtisse était grande, ce n'était pas cela. Dans son souvenir, le chalet était petit et il y avait un escalier de bois...
Demi tour. Descente avec le frein moteur, l'angoisse collée aux tripes et à nouveau l'asphalte.
N'ayant pas un caractère patient, l'adolescente commençait à s'énerver ferme, ponctuant ses changements de vitesse nerveux à faire brailler la boîte de grossièretés bien senties jusqu'au deuxième qu'elle enfila en trombe, moteur hurlant sa peine, pot d'échappement à deux doigts de l'étouffement.
Arrivée au sommet, rien. La forêt, des buissons enchevêtrés mais rien ! Pas même un bas côté pour rebrousser chemin.
Le soleil était bas dans le ciel à présent. On avait beau être fin juillet, il se couchait plus tôt en montagne que dans la plaine, il devait donc être approximativement 21h00, elle était en retard.
Putain de merde... grommela t-elle accablée avant de passer la marche arrière afin de redescendre ainsi jusque dans le bas.

Il ne restait plus que deux solutions: ou bien c'était le premier sentier ou bien ce serait l'un des nombreux autres après le quatrième où elle s'était déjà cassé le nez.
Elle tenta de prier dieux et diables pour que le premier soit enfin le bon mais n'y arrivait pas.
Au comble de l'angoisse elle envisageait deux scénario: soit Nounours l'attendait et s'inquiétait, tournant en rond comme un lion en cage soit il était reparti, lassé de l'attendre ou pire furieux d'imaginer qu'elle lui avait posé un lapin.

Tandis qu'elle prenait pour la ènième fois le tronçon de bitume en allumant ses phares, elle avait presque envie de pleurer de rage, de désespoir, une petite phrase perfide serinant dans son crâne: « tout cela pour rien... il n'est plus là, il est fâché... tu as des nibards et des bricoles de merde comme toutes les pouffiasses pour rien ! »

Elle avait plus de deux heures de retard quand le van stoppa devant l'adorable chalet que Bobby avait choisi pour elle.
Il faisait nuit noire, elle ne pouvait même pas en apprécier les détails.
Serrant dans sa main la petite clé à laquelle elle avait accroché le porte-clé orné d'un gros coeur rouge en plastique, elle sauta souplement de la camionnette lorgnant sur la bâtisse à la recherche d'éléments indiquant une présence mais les lanternes extérieures étaient éteintes et l'intérieur semblait sombre; Nounours ne l'attendait plus.
Epouvantée, elle se mit presque à courir et aperçut sous la petite dépendance en bois la moto.
Soulagée des larmes de joie jaillirent de ses yeux rapidement séchées par un mauvais pressentiment: Nounours était à l'intérieur furieux et la rejetterait sans écouter ses excuses minables.

Ralentissant le pas, elle monta d'une allure incertaine les petites marches de bois et se retrouva sur le palier de planche devant la porte qu'elle n'osa pas pousser.
Elle resta ainsi quelques instants, paralysée par la peur de ce qu'elle trouverait derrière puis, prenant son courage à deux mains, elle tourna lentement la poignée et pénétra silencieusement dans la petite pièce obscure.

Si Nounours n'était pas aveuglé par la colère ou les larmes, s'il n'était pas endormi, s'il n'était pas mort mais tout simplement présent, il se retrouverait avec une métamorphose devant les yeux.

Malou avait changé. Elle avait même un tout petit peu grandi.
Elle n'était pas grosse, certes mais elle n'affichait plus une grande maigreur maladive. Si un homme s'était retourné sur son passage, il aurait pu affirmer qu'elle était peut-être un peu trop mince mais bien foutue.
Elle avait des petites fesses pas bien rondes mais plus toutes plates, bien moulées dans son jean à présent un peu étroit. Une taille souple et fine se devinait et des petits seins perçaient sous le tee-shirt.
Le visage enfin n'avaient plus les creux cadavériques qu'on lui connaissait. Il était plus épanoui et moins pâle.
On ne pouvait pas dire qu'elle était un canon mais on pouvait la trouver mignonne, émouvante quand elle n'affichait pas son regard dur ou arrogant, évidemment !

Mais que Nounours ne se méprenne pas. Elle n'avait pas gagné ces centimètres et ces kilos supplémentaires en se la coulant douce devant des pâtisseries à la crème. Non.
L'adolescente avait vécu un véritable calvaire.
Personne ne pouvait savoir ce que pouvait endurer comme supplices, une anorexique obligée de manger, s'il n'en avait pas eu l'expérience.
Elle l'avait fait par amour et c'était cette souffrance muette qu'elle apportait en cadeau à l'homme de sa vie comme une victoire sur un pari impossible.

Et que Nounours soit vigilant aussi, s'il l'aimait encore.
Bien sûre elle ne se plaindrait pas et n'en toucherait pas un mot à son Dieu mais elle ne vivait pas très bien cette transformation.
Quand elle était seule, elle regrettait sa fausse silhouette enfantine qui était pour elle un véritable bouclier protecteur contre les adultes tant détestés et quand elle se regardait, elle haïssait ce corps de presque femme même s'il était encore on ne peut plus juvénile.
Elle était fragilisée par cette nouvelle apparence; elle avait perdu ses repères habituels et se sentait vulnérable comme jamais.

Avançant d'un pas, elle cru apercevoir la silhouette adorée.
D'une voix incertaine, presque suppliante, elle murmura:
Nounours ?
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Mar 30 Aoû 2016 - 15:45

Les heures tournèrent avec la lenteur d’une tortue  qui se trainait sur une plage pour pondre ses œufs. Il voulait tellement revoir au moins une dernière fois cette douce apparition divine, cet ange d’innocence qui lui avait dit tant de mots merveilleux et sublimes comme un coucher de soleil sur une vallée boisée. La voix de Malorie coulait dans le subconscient avec la grâce du clapotis hypnotique et joyeux d’une cascade d’un ruisseau de montagne. Des lèvres douces comme la soie la plus pure qui s’était apposée sans réticence ni dégout sur son faciès balafré et horrible. Des petites mains de velours qui l’avait touché, véritable brasier laissant un magma brûlant de passion sur la peau martyrisée de la bête. Les jours et les nuits du mineur étaient hantés par ce visage rayonnant et émouvant aux yeux d’azurs d’où les plus belles promesses d’amour scintillaient comme une multitude de perséides d’étoiles filantes. Robert avait compté les jours, les heures et les minutes avant cet anniversaire tant attendu.

Mais l’être céleste, celle qui lui avait donné rendez-vous n’était pas là. Aucun des messages que la main malhabile de la petite colline humaine n’avait été parcouru de son merveilleux regard d’azurs. Une inquiétude sans borne, doublé d’une frayeur qui avait saisi d’effroi le cœur en lambeaux de la bête. Un frisson glacé descendait avec lenteur le long de l’échine de Robert, gelant par la même occasion son fluide vital. L’imagination galopante de la gargouille à peine sculptée dans le granite s’amusait follement à envoyer des images de plus en plus violentes et traumatisantes de la fin abrupte de Malorie. Les poings immenses, comparables à des boulets de canon, se crispèrent à s’en faire blanchir les jointures devant son impuissance. Il voyait son ange entourer par une multitude de goules, hurlant son prénom à s’en faire éclater les cordes vocales. Les ergots tranchants et les mandibules acérées des aberrations déchiquetant avec enthousiasme et gourmandise la peau de satin de Chaton. Des hommes sans scrupules assouvissant leurs instincts bestiaux en battant et violant le corps gracile de l’adolescente qui était en voie de devenir une jeune femme. Les traits angéliques de Malou tordu par l’horreur la plus absolue et les magnifiques yeux bleus d’un éclat de Voie lactée révulsé par la douleur pétrifièrent l’esprit pathétique de l’homme difforme. Une autre supposition pour l’absence de Chaton jeta une noirceur sur son âme si pure. La jeune femme semblait réellement revoir l’erreur de la nature. Mais si ce n’était qu’une phase, un amour aussi intense qu’un feu de paille et ayant malheureusement la même durée. Que la belle s’éveille soudainement et réalise son erreur monumentale. Celle de faire espérer la bête honnie de tous. Pendant deux longues heures, Robert sentit plus qu’une fois son cœur recevoir une autre zébrure sanglante et douloureuse. Le désespoir gagnait de plus en plus les traits atypiques et laids de la chose. Les yeux océaniques du mineur se remplissaient de plus en plus d’une peine insoutenable, une tristesse palpable. Sortant le petit Winkie à la crème de son emballage individuelle, le géant inconsolable comme les pierres plantant un bâton à étincelle. De sa poche il sortit un petit écrin de velours noir, cadeau qu’il avait trouvé dans une maison lors d’une exploration en solitaire. Un petit collier en argent agrémenté d’un chat avec les yeux bleus reposait à l’intérieur. Il laissa les présents, des offrandes pour une merveilleuse apparition céleste si belle, sur la table basse. Soupirant doucement, le colosse difforme commençait à se relever. Sa taille immense était écrasée par le poids de ce nouvel échec dans sa vie. À quoi bon de continuer de se battre, de se lever à chaque matin au colosse qui n’a pu que connaître qu’une seconde de bonheur dans ce monde chaotique et infernal. Les épaules voutées, les pas trainants et gauches du monstre de foire commencèrent à le porter vers la porte qui allait l’expulser de ce conte détruit.

Une voix suppliante, faible, mais néanmoins douce comme le vent soufflant au travers d’un chêne centenaire fit dresser la tête de l’être de cauchemar. Son surnom qu’il adorait maintenant plus que son prénom même caressa son oreille plus ou moins intacte. Un éclat lunaire, blancheur spectrale, daigna enfin percer la pénombre envahissante de du petit chalet. Les traits rosés, en santé et célestes du visage qu’il n’espérait plus revoir venaient de surgir du néant comme une promesse éphémère. Les yeux de l’homme à la musculation disproportionné s’agrandirent de surprise. La mâchoire forte et virile de Robert subit la force de l’attraction terrestre en chutant de quelques centimètres. Les bras massifs deviennent mous comme des guenilles. Pendant quelques instants la rotation de la Terre sembla s’arrêter pour permettre aux deux âmes durement éprouvées de se contempler pleinement. Alors, un sourire, bien que la dentition inégale gâche un peu l’effet, s’incurva pleinement vers le haut. Un peu plus les coins des lèvres exsangues chatouillèrent les lobes des oreilles détachées du golem de chair. Une chaleur et une gentillesse semblable à des centaines de soleils permettaient à la beauté intérieure de la bête de sortir de son ignoble carcan. Un feu d’artifice de merveilleux sentiments illumina le regard bleuté si pur du mineur : Amour, tendresse, douceur, adoration, affection, mansuétude. Comme si Cupidon venait de lâcher une Slave de carreaux incendiaires, le colosse difforme fit quelques pas vers sa dulcinée. Sans un mot il la prit sans ses bras musclés et réconfortants. D’un coup de pied il referma la porte et emmena l’être qui venait de conquérir son cœur, permettre à cet organe de se régénérer par cette nouvelle passion, vers le salon. Il tenait le corps gracile et sublime de Malou collé au sien, laid et repoussant. Leurs cœurs battaient frénétiquement, de manière totalement désordonnée.

Une impulsion soudaine fit tourner follement pendant quelques instants le géant en tenant à bout de bras son ange. Comme si il désirait lui permettre de s’envoler vers les cieux. Après quelques rotations, le mastodonte se laissa aller. Il étreint avec douceur la jeune femme et il enfouit son horrible faciès dans le cou de cygne de celle qui appelait Chaton. Faisant courir ses lèvres exsangues, dont le contact était à la fois brulant et revigorant, sur la peau de diaphane ayant une similitude frappante avec la soie.  Se rappelant soudainement d’un acte qu’un inconnu lui avait appris un jour, la bouche de Robert s’entrouvrit légèrement pour embrasser avec tendresse le lobe d’oreille de Malorie. Avant de quitter cette zone érogenes des plus sensibles, un murmure s’échappa de sa gorge monstrueuse. Les pensées venaient tout simplement s’échapper du cœur de l’homme et n’avait aucunement consulté le cerveau pour en forger des mots les plus merveilleux de la création.

Robert- Je t’aime tellement Chaton, mon ange, mon étoile.

Continuant son parcours pour traverser la pommette veloutée de celle lui permettait enfin de vivre une passion trop longtemps refouler, un rêve inassouvi, leurs lèvres se rencontrèrent gauchement. Mais leur amour les guida doucement vers la fougue et avec une passion non commune, leur échange fut des plus merveilleux. Après quelques instants qui resteront gravés dans son esprit lent et pathétique juste à sa mort, le colosse balafré rompit à contrecœur ces retrouvailles. Le souffle court, les yeux du mineur semblaient à cet instant à une union complète ciel et mer avec l’azur du regard de la jeune femme.

Robert- Bonne fête Malou. Je t’ai emmené un gâteau et une surprise. Tu pourras faire un souhait, mais le mien est réalisé, tu sais. Tu es là…



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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Jeu 1 Sep 2016 - 21:48

Elle n'avait pas rêvé; c'était bien Nounours qui avançait vers la porte dans l'obscurité presque complète.
Quand il la vit, il s'arrêta surpris, presque interdit et silencieux.
S'attendant à des reproches ou pire à un refus de la recevoir, elle balbutia: je me suis perdue... avant de lever des yeux angoissés vers l'homme gigantesque qui la surplombait.
Il faisait trop sombre pour qu'elle puisse voir une quelconque réaction sur son visage et elle était sûre qu'il avait éteint la lumière afin de sortir et disparaître à tout jamais dans la nuit; aussi, quelle ne fut pas sa surprise quand il la prit doucement dans ses bras en fermant l'huisserie avec le pied.

Se laissant entraîner dans le salon avec bonheur elle resta lovée quelques instants tout contre le corps chaud et réconfortant de l'homme de sa vie.
Son coeur qui était passé du désarroi le plus complet à la joie sans limite battait la chamade à l'unisson de celui de Bobby. Elle serra davantage son étreinte tant les sentiments la submergeaient, décidée à rester accrochée ainsi pendant quelques minutes afin de reprendre ses esprits.
C'était sans compter la fougue soudaine de Nounours qui la souleva du sol comme une plume et la fit tournoyer dans les airs !
Surprise, elle éclata de rire avant de regagner la terre ferme.

Visage offert, elle accueillit avec amour le front brûlant du Dieu gigantesque sur son cou fragile de simple mortelle avant de ressentir la douceur sensuelle de ses lèvres courant sur sa peau.
Frissonnante de plaisir, elle ne put s'empêcher de lâcher un petit cri quand il titilla le lobe de son oreille au point qu'elle cru s'évanouir, tous les sens en haleine.
Je t'aime aussi... Répondit-elle simplement d'une voix enrouée par l'émotion.

Elle sentait le souffle court de Nounours à présent et le torse serré contre le sien avait monté en température, exhalant une odeur de forêt et de musc qui l'enivra.
Le corps tendu comme un arc, elle recueillit la bouche brûlante de virilité de cet homme deux fois grand comme elle afin de boire avidement au calice de la volupté.
Elle se sentait partir dans un autre monde comme un confetti dans une spirale d'où l'on ne revient pas. Elle se sentait humide et prête à tout, à l'abandon surtout, peau contre peau.

Hélas. C'était sans compter une fois de plus sur l'esprit un peu trop matérialiste de son amant qui lui proposait un gâteau !
Malou entrevoyait une toute autre pâtisserie, onctueuse à souhait à déguster délicatement puis à dévorer follement jusqu'à la dernière miette. Elle avait bien dans l'idée de se mettre à table, le couvert était prêt dans un sens, la chandelle allumée n'en finissant plus d'étirer sa flamme au niveau de son bas ventre mais... pas dans son estomac.
Qu'importe, Nounours était ainsi fait. Incapable d'imaginer que son coeur, son corps et sa présence pouvait amplement suffire à tous les délices, il fallait qu'il en rajoute encore et encore dans une surenchère d'abondance à laquelle l'adolescente n'était pas habituée.
Peut-être finirait-elle un jour, à force d'amour, par lui faire entendre qu'il était plus important, plus beau, plus extraordinaire que tous les présents les plus raffinés au monde ?

Soudainement intimidée, elle se dirigea à tâton vers la table se demandant pourquoi Nounours n'allumait pas au moins une petite lampe d'appoint.
Peut-être n'était-elle pas assez jolie ? Ou n'avait-elle pas encore assez grossi ? elle qui était à doigts de s'imaginer obèse comme sa mère !

Elle lui envoya tout de même un sourire lumineux en guise de remerciement; elle n'avait jamais été gâtée et appréciait le geste. Chez elle, les dernières années, il était devenu fréquent d'oublier les anniversaires et les fêtes, avec Nounours elle ne manquerait jamais de petites attentions, elle le devinait déjà.
Se sentant un peu redevable, elle eut un sursaut de coquetterie, ce qui était rarissime de sa part; en avait-elle au moins eu un, une fois dans sa vie ? Rien n'était moins sûr.
Vêtue d'un jean taché et d'un tee-shirt douteux, elle eut un peu honte.
Oubliant ce monde pourri, les mangeurs d'hommes, les pillards et autres turpitudes elle s'exclama:
j'aimerais chercher une jolie robe parmi les vêtements qui sont dans la chambre, prends une lampe et vient m'aider à choisir !

Comme Nounours avait l'air d'accord, elle s'élança joyeusement dans la pièce à la recherche de la perle rare.
Fouillant dans les fripes, elle sortait des piles, robes à fleurs, noires, stylées, classiques, guindées, hippies, ultra courtes, il y en avait pour tous les goûts !
Il fallait les essayer pour savoir laquelle serait la mieux.
Sans se démonter, elle ôta son maillot, fit descendre son pantalon et fit face à l'aimé en culotte et soutien gorge.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Lun 5 Sep 2016 - 14:15

L’ange de l’innocence formula un simple souhait, une requête des plus banales pour une époque qui n’était plus la leur. Trouver une robe, être l’étoile la plus scintillante de la nuit. Ne pouvant rien lui refuser, le colosse balafré actionna une petite lanterne à batterie. La douce luminosité ne fit qu’accélérer les battements frénétiques de son cœur qui n’avait connu que le tourment depuis de trop nombreux mois. Un sourire épanoui, merveilleux s’étirait sur les lèvres exsangues de la chose répugnante. Les trois mots les plus merveilleux de la création, de l’univers même, avaient été poussés par l’être qui avait conquis les sens et l’âme de la créature pathétique et simplette. Cette phrase toute simple, répétée par les amants d’un soir ou bien les Roméo éperdus, que le mineur ne croyait jamais entendre de la part d’un être si proche de la perfection venait de résonner avec la force d’un tonnerre dans un ciel d’été. Éclairant le chemin de Malorie avec la lumière artificielle à bout de bras, les yeux océaniques ne purent qu’apprécier les mouvements graciles qui semblaient être forgés dans le vif-argent. Rendue dans la chambre, la jeune femme s’empressa de faire une pile de robes et d’accessoires sur le lit. Curieuses, les grosses paluches de Robert éprouvèrent la douceur des tissus. Une petite voix, un murmure chaud et révélateur d’une passion sans commune s’élevèrent dans l’air surchargé d’électricité statique de la chambre. Pivotant la tête de ses explorations, la mâchoire du géant immonde et laid se décrocha devant l’image qui devait avoir servi de muse pour Alexandros d'Antioche lors de sa célèbre création de la Vénus de Milo.

La jeune femme, cet ange qui n’était que vêtu d’une brassière et d’une culotte de coton noir, était maintenant le centre de l’univers du géant à l’armure de chaire rapiécé de toute part. Complètement sous le charme, essayant de parler, de respirer même, les yeux océaniques de Robert purent déverser le flot de sentiments que sa mâchoire pendante ne pouvait expliquer dans un murmure. Une admiration sans bornes, une tendresse surnaturelle, un amour merveilleux et sans compromis n’étaient que les braises d’une passion qui dévorait chaque parcelle de ce corps honni par Breann et tous les anges avant. Rougissant de plus belle, une tomate mûre étant moins écarlate que l’horrible faciès de la bête, le golem de chair prit une grande respiration pour essayer de reprendre une contenance depuis longtemps envolée par cette situation aussi stressante que délicieuse. Retrouvant un peu la maitrise de ses muscles totalement ankylosés par cette vision du paradis, les jambes massives du mineur fléchirent enfin, totalement sciées par les formes épanouies et les courbes racées de la belle. S’assoyant sur le lit, faisant protester le sommier de par son poids immense, quelques mots furent enfin expulsés par la gorge cauchemardesque.

Robert- Tu es si belle Malou… Euh… Tu es sûr que tu n’es pas un ange descendu d’en haut?


Timidement, nerveusement, la main immense et rugueuse se tendit vers la silhouette gracile qui était maintenant, plus que jamais, l’être le plus important de son existante. Aussitôt la main de l’ange se glissa entre les doigts gourds de la gargouille à peine sculptée. La douceur du satin de l’une dans la rudesse de l’acier de l’autre. Un immense sourire, véritable beauté intérieure du goliath sanctifié enfin dévoilé, reluisait comme mille soleils dans la pièce. Comme si l’aura bienveillante et pure de l’homme difforme venait de lever les barrières infranchissables de leur Éden, de leur intimité à eux deux. Un pas. Deux pas. Au troisième mouvement le corps sublime et tremblant de la jeune femme vint se nicher sur le torse doté de pectoraux d’acier et d’un ventre de béton sculpté par des heures de travail interminable. Robert avait les jambes écartées pour privilégier ce contact soyeux et si désiré entre les deux âmes. Aussitôt les bras immenses, chauds et tendres de la bête immonde étreignent avec douceur celui de la belle. Démarrant la caresse de ses mains à la naissance des fesses de l’ange, les doigts de l’homme difforme avancèrent petit à petit sur la peau satinée et exquise de l’ange. Le contact est léger, mais la passion enflammait littéralement la peau nue et les sens des deux êtres trop longtemps incompris. Comme une bourrasque soudaine de vent chaud d’été qui alimenterait un incendie de forêt, permettant aux flammes de grimper jusqu’aux cieux. Les paumes de Robert se hasardèrent quelques instants sur les seins de celle qui appelait Chaton, augmentant de façon significative et sans le savoir le puissant lien charnel qui se développait entre eux. Comme un courant électrique d’une puissance phénoménale qui les unirait à tout jamais. Au travers du tissu de la brassière, les sensations décuplées par les phérormones de l’amour permirent de sentir chaque battement désordonné du cœur de Malorie. Laissant une main bien en place par-dessus le tambour qui sonnait une passion extraordinaire, Bobby prit la main satinée de la jeune femme et la plaça sur son pectoral gauche. Au travers de la chemise, Malou pouvait sentir les mêmes tremblements cardiaques qui affolaient cet organe. Mais évènement encore plus extraordinaire c’était que les deux solitudes battaient maintenant au même rythme, comme si l’un et l’autre avaient compris qu’il avait enfin trouvé ce qui manquait à l’autre pour ne former qu’un.

Délaissant la main de l’ange, celle de la bête immonde fit échouer sa paume râpeuse, mais tendre sur la joue de la divine apparition. Faisant rouler son pouce sur la pommette pleine et sensuelle de la jeune femme, Robert se surprit à faire le mouvement vers le visage tant aimé. À cet instant il n’était qu’un navire en détresse, paquebot immonde et sans capitaine pour le diriger. Il était en eaux inconnu, ne pouvant que se fier que sur la lumière si loin et proche à la fois devant lui. Une lueur aveuglante de beauté et délicatesse pure comme il n’en avait jamais vu. Une promesse d’escale où sa cargaison de tendresse et d’amour sera accueillie à bras ouvert. S’arrêtant à mi-chemin, il prit quelques instants pour graver les traits divins de celle qui venait de régénérer son cœur mis en lambeaux trop souvent depuis les derniers mois. Malorie pouvait sentir les battements de celui-ci augmenter à chaque centimètre de parcourut, au point de vouloir se propulser hors de sa poitrine. Quittant avec réticence la poitrine ferme et aux courbes exquises de sa flamme, le géant laissa ses doigts se perdre dans la blondeur de blé de la chevelure se son aimée. Et enfin, il finit de faire son rapprochement sous le regard merveilleux, qui ressemblait à la pureté d’un ciel d’été, de l’ange.

Pivotant un peu sa tête, Robert déposa ses lèvres exsangues sur le velouté des celles de Malorie. Un contact avant la légèreté d’un papillon se posant sur une fleur exquise et sublime. Une main caressant les cheveux de la belle, l’autre sur la joue brulante de passion, Bobby laissa son instinct enfoui au plus profond de lui reprendre le dessus. La langue de l’homme difforme s’introduisit avec délicatesse entre les lèvres de la jeune femme, pianotant le code secret sur les dents de Malorie pour lui permettre de s’introduire comme elle l’avait fait un peu plus tôt. Aussitôt qu’il le put, continuant de laisser son pouce parcourir la douceur de la peau satinée de sa joue, l’appendice buccal fit une entrée timide dans a bouche de l’ange. La langue de Robert fit quelques petites touches sur celle de son aimée, comme pour l’inviter à faire quelques pas de danse. Un jeu de cachette se produisit brièvement, laissant la passion et la tendresse de ce baiser augmenter entre les deux êtres. Ensuite le colosse balafré commença la grande valse, laissant leurs deux langues tourner avec douceur l’une avec l’autre. Au rythme de leur respiration lascive, les pas de danse doux se transformèrent en un tango endiablé. Les mains de Robert caressèrent alors avec passion et amour. Ce ne fut que le manque d’air qui fut la cause de la rupture de ce moment merveilleux, cette scène qui emmènerait pour emmener avec lui pour l’éternité. Collant son front sur celle de la belle, une rougeur gagna de nouveau la bête confuse et émerveillée. Une bosse forte appréciable venait de se former dans son pantalon. C’était la première fois que son sexe s’éveilla de la sorte, luttant pour s’arracher de l’emprise de ses vêtements devenus tout à coup trop ajustés. Essayant de ne pas faire baisser les yeux azurent vers la honte, réaction en soi des plus normale, de son entrejambe, la voix rauque et essoufflée du mineur s’éleva dans l’air.

Robert- Euh… Je t’aime de tout mon cœur mon ange… Euh… Pour la Robe j’aime bien la bleu qui va avec tes yeux ou bien la noire… Euh… Mais les vêtements c’est comme le velours d’un coffret à bijou tu sais… Euh… C’est juste pour dévoiler le diamant à l’intérieur et tu es le plus beau des diamants du monde à mes yeux… Euh…

Il était figé un peu, ne sachant plus quoi faire de son corps immonde et répugnant. Quand Malorie allait poser son regard si céleste sur le désastre que ses vêtements cachaient, elle serait horrifiée. Tellement de cicatrices, de sévices imposés par des gens cupides et jaloux, avaient transformé l’enveloppe charnelle de Robert en musée des horreurs. Surement que l’ange pousserait un cri d’épouvante et se sauverait loin de cette chambre, de la vie misérable du colosse balafré. Malou pourrait avoir n’importe quel homme en claquant des doigts, alors pourquoi elle avait porté son choix sur la lie de l’humanité? Il allait juste la traumatiser avec cette vision d’épouvante…



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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Mer 7 Sep 2016 - 15:00

Malou se sentait bien avec Bobby; c'est donc tout naturellement qu'elle s'était dévêtue afin d'essayer quelques robes.
Penchée derrière lui sur les textiles, à la lueur de la lanterne qu'il avait eu la bonne idée d'allumer, elle attendait son avis avec une joie presque enfantine jusqu'au moment où il tourna la tête vers elle.
Se rendant compte tout à coup de l'éventuelle bévue, elle rougit comme une pivoine et baissa les yeux avant de les relever timidement sous le regard brûlant de Nounours.

Tandis qu'il la détaillait mâchoire pendante, l'adolescente attendait avec anxiété le verdict: lui plairait-elle suffisamment pour qu'il soit amoureux ? Ressemblait-elle au moins un peu à une jeune femme ? N'allait-il pas la repousser ou se moquer ?
Mais tout ce qu'elle pu lire dans les yeux de son dieu dépassait ses espérances; il avait l'air de la regarder comme si elle était une des sept merveilles du monde et, rougissant à son tour, il lui apparaissait encore plus séduisant.
Frémissante, elle n'osait plus bouger tant elle se sentait minuscule face à cette force de la nature; comme une fée Clochette devant le grand Shrek.

Quand l'homme de sa vie s'assit sur le lit, elle fut rassurée et se détendit d'un coup, il était enfin à sa hauteur et quand il lui demanda si elle était un ange elle éclata de rire et répondit:
ça m'étonnerait beaucoup ! D'ailleurs tu as remarqué ? Les anges sont toujours des garçons, je n'en ai jamais vu en fille...
Mais le moment n'était pas choisi pour disserter sur le sexe des anges ni sur la misogynie religieuse car l'amant tendait vers elle sa grande main pleine de promesses. Tout doucement elle s'approcha , mit ses doigts dans sa paume charnue et lui rendit son sourire le coeur battant.
Le visage du grand homme était tellement transfiguré par la tendresse qu'elle osa faire un pas supplémentaire vers lui puis, n'y tenant plus se jeta tout contre lui comme à son habitude.

Mais tout était très différent.
Elle n'était plus la gamine qui se réfugiait contre un corps rassurant mais une jeune fille à demi nue qui entrait en contact avec un torse viril au point qu'elle cru manquer d'air tant l'émotion lui serra la gorge malgré l'épaisse chemise qui les séparait.
De plaisir elle poussa un léger gémissement quand Nounours effleura ses reins avant de s'attarder sur son corps frémissant de désir et resta sans bouger afin de ne pas rompre l'enchantement puis, quand il toucha légèrement ses seins, elle le regarda avec un étonnement ravi. Une onde de chaleur venait encore de bercer son bas-ventre tandis que son coeur se lançait dans un rythme effréné.
Fermant les yeux, elle se laissa aller dans la contemplation de ces nouvelles sensations délicieuses, laissa l'aimé prendre sa main et la poser contre sa poitrine qui s'élevait et s'abaissait comme un soufflet de forge au même rythme que la sienne.
Je t'aime plus que tout au monde Nounours répéta t-elle dans un souffle, je te trouve si beau, si grand, si fort, si...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase; Bobby avait plongé les mains dans sa chevelure et avait penché sa tête vers ses lèvres en un long baiser où la tendresse, les taquineries sensuelles puis la profondeur voluptueuse mit le feu au corps de Malou déjà proche de l'incendie.
Répondant d'abord doucement à l'invitation, c'est avec gourmandise qu'elle donna la réplique avant de s'abandonner complètement dans une riposte sauvage, rendant caresses pour caresses, plaquant son corps tout contre celui de l'amant, frôlant puis frottant de son sexe déjà brûlant la bosse qu'elle sentait au travers du pantalon.

Les filles à l'école qui n'étaient pas avares de conversations sentimentales avaient déjà parlé de ce phénomène comme de « quelque chose » entre les jambes du garçon qui devenait dur, long et gros quand il était amoureux. Dans ce cas précis on pouvait sentir l'extase totale au sein du groupe les unes poussant des grands « han...! », les autres des grands « ha...! rapidement refroidie par des précisions perfides: « oui mais il y en a qui l'on trop grande et ça fait mal ou trop petite et tu ne peux rien sentir ! Et puis, il y a ceux qui restent mous tout le temps et alors là c'est le bide total...»
L'adolescente était loin de ces considérations. Elle venait de comprendre que l'amour ne s'apprenait pas comme une leçon de sciences naturelles, c'était déjà en elle, toute vierge qu'elle était et l'instinct cambrait ses reins vers la chair convoitée, dressée comme un appel impétueux; il ne lui restait plus qu'à l'accueillir.

C'est alors que la voix de Nounours s'éleva pour parler de couleurs de robes et de pierres précieuses mais l'adolescente était à mille lieues de la portée philosophique de telles paroles.
Telle une femme vénale, elle voulait voir le diamant, le toucher, le soupeser et se l'approprier séance tenante.
S'écartant légèrement de l'homme un peu tendu, elle entreprit de faire sauter un à un les boutons de l'éternelle chemise de coton, révélant petit à petit un torse velu et musclé à plaisir.
Quand la liquette fut entrouverte, il ne lui restait plus qu'à déballer entièrement le cadeau que la nature lui avait fait.
Lentement, elle fit glisser le tissus qu'elle laissa tomber mollement sur le lit et découvrit mille et une cicatrices entremêlées, véritablement scarifications tribales à déchiffrer, haut apanage esthétique et glorieux du surhomme qui lui faisait face.
Admirative, éblouie par les marques guerrières de l'invincible héros, elle s'assit à califourchon sur les jambes du géant et entrepris de les embrasser une à une avec dévotion.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: 18 candles feature Malorie   Mar 13 Sep 2016 - 3:01

Croyant à tort que l’être aimé s’écartait de lui pour saisir une des robes qu’il avait mentionnées, le géant ouvrit la bouche pour la supplier de revenir se lover contre lui. De sentir à nouveau la douce chaleur qui semblait maintenant les unir et les réchauffer autant le cœur et leur âme. Mais aucun mot ne parvint à sortir lorsque les mains menues, agiles et douces comme le satin de l’ange commencèrent à courir sur sa chemise. Vêtement qui cachait l’étendue de la détresse et de la laideur qui avait tant révulsé les êtres humains qui avaient passé brièvement dans l’existence misérable de la créature grotesque. Les mains du colosse difforme et laid s’étaient déposées à plat sur la couette du lit, comprenant tout à coup que la fin de ce rêve allait tourner en cauchemar. Aucune femme, aucun ange ne pourraient supporter le désastre charnel qui se cachait sous l’étoffe de coton. Les stigmates d’une vie de souffrances, de rejets et de violences lézardaient la peau et les muscles de la puissante charpente du mineur. À chaque bouton qui sautait, le stress augmentait dans le cœur sanctifié et totalement paniqué de l’homme. Les yeux océaniques se plissèrent, peu désireux d’assister à ce spectacle où le dégout et la peur allaient se manifester sur les traits célestes et harmonieux de celle qui avait brisé toutes les limites. Limitations qui avaient condamné la chose de cauchemar à une existence d’errance solitaire. Les yeux d’azures de la belle, similaire aux cieux divins qui ne pouvaient correspondre qu’à l’idée que la bête avait d’une promesse du paradis, allait s’assombrir en découvrant la grotesque apparence de l’homme. Les traits à couper le soufflé du visage de l’ange se décomposeront en toute vitesse sous l’effet de la frayeur animale que Malorie allait éprouver devant sa déception. L’ouïe amoindrie de la chose pathétique percevrait sans problème les pas feutrés de Chaton s’enfuyant à toutes jambes loin de lui. Le dernier bouton céda enfin et le supplice de la bête de foire allait prendre fin d’une façon ou d’une autre. Mais la jeune femme, cette apparition divine qui se moquait de l’apparence du physique et qui ne voyait que la pureté d’une âme, fit glisser le vêtement devenu superflu vers l’arrière. Un miracle se produisit alors devant le géant qui crut qu’il allait subir une attaque cardiaque vu la célérité que son cœur venait d’acquérir.

Le colosse balafré regarda, avec stupeur et agrémenté d’une pointe d’admiration, l’ange qui venait de se hisser avec une grâce féline sur le matelas sur lequel l’erreur de la nature était assise. Chaque muscle de la jeune femme roulait sous sa peau veloutée avec une perfection céleste, produisant des mouvements sensuels dont le monstre de foire n’avait jamais osé rêver. Alors un sourire charmeur, coquin et des plus appréciateur se déposa sur les lèvres douces comme le miel de Malorie pendant que ses yeux azurs si merveilleux regarda avec gloutonnerie l’armure scarifier de chair et des muscles disproportionnés du golem. Celle que le mineur appelait Chaton s’agenouilla en califourchon sur les jambes écartées du géant dont la mâchoire était devenue totalement béante de saisissement. Elle s’approchait de ce fait même encore plus près de la zone sensible de Robert. La bosse qui venait de grossir était maintenant comme un volcan endormi depuis si longtemps que la fureur était à deux doigts de se déchainer de toute sa puissance si longtemps contenue. Les yeux de l’homme se fermèrent alors pour pleinement apprécier la duveté des lèvres de sa promise qui parcouraient chaque crevasse rosâtre qui se rattachait à un souvenir où la violence avait marqué la chair de Robert. Chaque baiser ressemblait, pour l’imaginaire du colosse balafré, à une cascade d’eau de source de montagne revigorante qui parcourait son corps indigne. Ce délice aphrodisiaque permettait à son esprit tourmenté de prendre une pause, d’oublier la méchanceté de ce monde chaotique qui semblait prendre un malin plaisir à écorcher le géant durement éprouvé. La sensation que Robert éprouvait à cet instant fut littéralement une explosion de bien-être et une dose d’endorphine si massive qu’il en avait le tournis. De nouvelles sensations enflammaient son corps laid comme un péché pour tous, mais maintenant si beau pour au moins une âme sur cette terre de misère. Gémissant tout doucement sous l’assaut de tendresses et d’amour qu’il subissait, le géant laissa son instant primitif et son cœur débordant d’affection et d’amour le guider vers le Nirvana si près et si lointain en même temps.

Le corps tremblant sous l‘effet électrique que procuraient les baisers de son ange, les mains de l’homme totalement amoureux se posèrent sur les jambes aux gables parfaites de Malorie. Lentement, langoureusement et avec la légèreté d’une brise matinale qui donne la chair de poule, les paumes remontèrent vers la source de sa passion. Les doigts englobaient presque totalement la cuisse de la dulcinée du monstre. La caresse, un peu maladroite de Bobby, se comparaît aisément à la marée haute. L’océan de tendresse de l’homme envahissait la plage brulante de la peau veloutée de l’ange. Bientôt les paumes tremblantes d’extase effleurèrent le fessier enserré dans la culotte de coton noire. Les yeux de Robert s’ouvrirent totalement, pleinement conscients de cette nouvelle étape primordiale qui allait franchir avec la seule femme qui l’acceptait pleinement comme il était. La chaleur des mains de l’homme augmenta subitement, comme son sourire et l’amour dans son regard océanique. Laissant naviguer ses doigts comme des naufragés sur une mer de passion et de douceur raffinée au-delà de tout ce qu’il a connu à ce jour, les mots soufflés de l’homme caressèrent l’ouïe de l’être divin.

Robert- Je t’aime tellement Malou… Euh… Tu as mon cœur juste pour toi… Euh… Tu es si belle et si parfaite à mes yeux… Euh… Merci de m’avoir choisi… Euh… Je t’aimerais toujours. Ton âme est si belle aussi… Euh… Je t’aime.

La jeune femme se redressa languissamment et son regard ensorceleur captura l’océan de tendresse et de passion qui jaillissait des yeux de la bête de foire. L’âme si pure du colosse balafré chuta dans le ciel azur de l’ange et un sourire niais s’imprima sur les lèvres exsangues de l’homme difforme. Mais l’affection, la gentillesse et l’amour qui se dégagea de l’imposante carcasse embellissaient Robert à un point tel que l’apparence répugnante était dissoute, oubliée et détruite. Il ne restait que la beauté intérieure, encore plus magnifique que les dieux d'albâtre des panthéons de la Grèce de jadis. Les mains de plus en plus sûres du mastodonte continuèrent de monter vers les doux reliefs du visage de la belle. Laissant courir ses doigts tout près du sous-vêtement, Robert fit monter ses paluches rugueuses, mais au toucher délicat pour flatter amoureusement le ventre plat de Malorie. Continuant son exploration tactile, les gros doigts du mineur s’échouèrent sur les rebords de coton de la brassière. Une nouvelle rougeur gagna les joues mal rasées de Bobby, mais la passion guida ses pas sur ce nouveau chemin au combien plaisant. Le regard bleuté si pur du géant se fit implorant, interrogateur. Le message était clair. Il désirait continuer cette aventure qui faisait débattre son cœur, ce phénix ardent qui venait de renaître dans sa poitrine. Malorie fit un hochement de tête presque imperceptible, mais révélateur. L’ange donnait son assentiment, encourageant même son monstre de foire en cabrant un peu le dos vers l’arrière pour l’inciter à faire ce pas qui semblait le perturber tant.

Timidement, les mains du colosse balafré essayèrent de trouver l’agrafe métallique dans le dos de la belle. Mais ce que la bête ignorait c’est que l’attache était nichée entre les omoplates de Chaton, bien dissimulée pour les doigts mal habiles du géant. Après quelques instants de fouilles intensives, Robert n’en pouvait plus. Il voulait revenir vers l’avant et effleurer la peau satinée de la poitrine si douce de son aimée. Aussitôt il propulsa ses mains vers les seins de l’être de lumière et il glissa délicatement ses doigts tout à coup tremblants sous la bande élastique fatiguée du sous-vêtement. Une idée vint alors dans l’esprit lent de la chose. S’il descendait le vêtement encombrant, il pourrait enfin voir ce qu’il allait chérir dans ses souvenirs et ses rêves justes à sa mort. Mais l’enthousiasme combiné à la force phénoménale transforma la délicatement manœuvre en une bévue. Le tissu mince et usé déchira subitement, faisant sursauter le colosse à cause du son saisissant. Regardant son ange dans les yeux, le visage de l’homme se fit piteux.

Robert- Je m’excuse Chaton… Euh… Je vais t’en trouver...

Un geste, un mot de la belle firent taire la bête en plein élan. Bobby ne sut jamais si c’était de son plein gré lorsque son visage plongea vers les traits délicatement ciselés par un artiste de renom de Malorie ou bien c’était une traction subite de celle-ci, mais leurs lèvres se fusionnèrent en un baiser fougueux et passionné. Les yeux bleutés de Robert s’écartelèrent de surprise quand il put enfin voir son œuvre involontaire. Les deux pans de la brassière ressemblaient aux voiles d’un galion espagnol qui venait de s’abimer, rendant les armes. La protection du tissu déchiré par des paluches mal habiles dévoilait enfin les trésors de satin et de douceur de la jeune femme. Avidement, goulûment comme un simple mortel pouvant enfin s’abreuver au nectar des dieux s’écoulant de l’amorphe sacré de Dionysos directement de l’Olypme, les lèvres exsangues du géant commencèrent à tracer un chemin langoureux de la bouche vers le cou de cygne de l’ange. Chaque baiser était empreint d’une passion, d’un désir si longtemps refoulé et jamais exilé hors de ce corps affreux. Les mains de Bobby étaient toujours en mouvements, comme un instrumentiste de talent ayant l’honneur d’effleurer un Stradivarius. Pour le géant le corps de son aimée était d’une perfection digne d’un être céleste et sa beauté, autant charnelle qui ferait damné un saint et intérieur lumineux comparable à mille soleils, n’avait pas d’égale parmi les mortels de ce bas monde. Breann? Un souvenir d’un amour lointain.

Bientôt la bouche immonde de l’homme difforme escalada l’éminence du sein droit. La poitrine de la jeune femme n’était certes pas des plus généreuses, mais la fermeté et la chatterie compensaient allégrement. La douceur de la courbe, le velouté de la chair firent accentuer la tendresse et la multitude des baisers pour atteindre des sommets de plaisirs. La main immense et rugueuse de Robert engloba la merveille libre du contact douteux de la bouche du mineur et les caresses se firent dans un premier temps lentement, presque avec une peur de faire fuir l’être de lumière qui éclairait sa pitoyable vie. Son autre main courait librement de sa taille à son genou en passant sur la postère tendre et parfaite de la jeune femme. Mais les choses s’envièrent passables quand les lèvres de Robert englobèrent le melon de l’ange. La respiration de celle-ci changea brusquement, devenant profonde et presque suppliante. Laissant l’instinct masculin faire ce geste pour lui sa langue commença à tracer des cercles autour de la zone érogène des plus sensibles. Une dureté presque instantanée le surpris alors, autant dans son pantalon que le mamelon de la jeune femme. Le membre durci du colosse se démenait contre le tissu de son pantalon pour sortir à l’air libre. C’était comme son sexe était maintenant rendu une entité douée de raison et la proximité de Malorie tout près lui fit perdre alors le nord complètement. De sa main de libre, il attira la jeune femme pour la lover le plus près possible, comme pour essayer de fusionner la laideur de son corps à la perfection du sien. Avidement la bouche transféra de gâterie charnelle et la langue reprit sa danse endiablée autour de l’auréole. Sans savoir pourquoi il mordit tendrement le mamelon et continua le déluge de passion et de tendresse avec un enthousiasme digne d’un Roméo des temps modernes. Sa main de libre saisit alors celle, gracile et douce, de l’ange pour mélanger leurs doigts dans une étreinte douce et féroce à la fois. Le géant commença à perdre l’équilibre vers l’arrière et pour une fois dans sa vie, il se laisserait renverser pour commencer une lutte où les deux amants allaient surement en sortir vainqueurs…




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