Partagez | .
 

 The truth about you and me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Jeu 1 Sep 2016 - 21:30

Leur étreinte se poursuivant, Selene faisant durer le baiser, Gabriel sentit poindre en lui une vague de désir incontrôlable. Mais déjà la pianiste se reculait, brisant le contact physique. Enfin en quelque sorte. Ses mains graciles lui entourant la taille, il se laissa hypnotiser par le regard et le sourire qu'elle lui adressa. En parfais miroir, il la dévora des yeux et ses lèvres s'étirèrent en un sourire franc et chaleureux. Il lui semblait que ça faisait une éternité qu'il n'avait plus sourit ainsi.

La déclaration qu'elle lui fit alors le fit légèrement froncer les sourcils. À peine une demi secondes, Selene n'avait même pas dû s'en rendre compte. Que voulait-elle insinuer par là ? Elle avait insisté sur le 'tu'... Puis elle se retourna. L'espace d'un instant, alors que la robe décrivait une ondulation gracieuse, il put apercevoir un bout de ses cuisses, blanches de ne pas avoir côtoyé le soleil, et encore marquées par endroit. Mais les bleus s'estompaient et bientôt, il ne resterait plus que l'affreuse marque sur sa poitrine pour lui rappeler la douloureuse semaine qu'elle avait passée dans le groupe de Zack.
Elle fixait l'horizon. Il en fit de même. Où avait-elle voulu en venir avec cette phrase ? Mais peut-être n'y avait-il aucun sous entendu. Peut-être qu'il cherchait trop compliqué. Peu importe, il était bien. Là, en cet instant, sur ce ponton... avec elle. La voix de Selene le tira de sa semi rêverie. Un vaccin ? Non... il n'y croyait pas le moins du monde. Mais devait-il se montrer honnête ? Ou au contraire, la bercer d'illusions et lui donner de l'espoir, même faux ?
« Je... »

Il cherchait ses mots tout en continuant de fixer l'horizon. Et alors qu'il se battait contre lui même pour savoir quoi lui dire, Selene revint se blottir dans ses bras, tel un chat venant se lover sur son cœur. Il l'enserra de ses bras, posant sa tête tout contre la sienne. Il avait choisi ce qu'il voulait lui dire. Il refusait de lui mentir.
« Je ne sais pas si quelqu'un trouvera un vaccin un jour. Mais on s'en fiche. Les morts ne sont pas éternels. Tôt ou tard ils finiront par tous disparaître. Et si tout ne redevient pas exactement comme avant, on fera en sorte que ça y ressemble. »

Il ferma les yeux quelques instants, imaginant à quoi pourrait ressembler le monde sans les cadavres ambulants... Même sans eux, il y aurait toujours des groupes comme celui de Jonah. Des individus sans foi ni loi, tablant sur la survie du plus fort et sur la violence gratuite. Le monde était brisé. Il s'en rendait compte à présent. Jamais les choses ne pourraient redevenir comme avant. Avec ou sans vaccin, l'humanité avait franchi un seuil de non retour. Et alors que cette évidence lui sautait aux yeux, il sentit une vague glacée de panique lui parcourir la colonne vertébrale. Il ne voulait pas mentir à Selene, mais ne pas lui faire partager cette conclusion ne serait pas vraiment un mensonge. Il ne faisait que taire ses pensées.

Essayant de fixer son esprit sur autre chose, il se mit à caresser doucement le dos de la pianiste du bout des doigts. La robe était si fine qu'il avait presque l'impression de toucher sa peau.

« Ça m'avait manqué... » lui souffla t-il à l'oreille, parlant de leur étreinte et des caresses qui allaient avec. « On devrait se retrouver plus souvent sur ce ponton. »

Alors que ses mains allaient et venaient avec douceur dans le dos de la musicienne, il sentit à nouveau un élan de désir commencer à poindre en lui. Il pria un instant pour que Selene n'ait pas l'idée merveilleuse de le frôler au mauvais endroit. Il n'était qu'un homme après tout, et enivré ainsi du parfum de la femme qu'il aimait, de sentir ainsi son corps tout contre le sien... il n'y pouvait rien mais il s'en voulait un peu de réagir aussi sommairement.

« Selene ?... Est-ce que... »
Il voulait lui demander comment elle se sentait. Si elle allait mieux... Mais en faisant cela il ferait renaître en elle des souvenirs auxquels elle ne pensait peut-être plus en cet instant... Mais maintenant qu'il avait commencé sa phrase, il lui fallait la terminer...
« Est-ce que ça te dit qu'on marche un petit peu ? À moins que tu préfères jeter avec moi les quelques pierres qu'il me reste ? Je me défend pas mal aux ricochets. »
Il ponctua sa demande en sortant un des galets qu'il lui restait, le faisant tournoyer entre ses doigts sous les yeux de Selene.


Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1305
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Jeu 1 Sep 2016 - 23:09

« Les morts ne seront pas éternels ». Elle aimait cette phrase. Si l’espoir de leur ère devait se résumer à quelques mots, ce serait certainement ceux-ci. Leurs peuples, leurs habitudes, leurs modes de vie, toutes ces notions avaient été bouleversées ; mais est-ce que ça signifiait qu’ils tendaient vers l’extinction ? Gabriel avait raison. Les choses ne redeviendraient pas comme avant, mais leur Histoire continuait. Peut-être était-ce pour le mieux ? Difficile à dire… la jeune femme avait l’impression d’avoir vu tellement d’horreur pendant les derniers mois, et si peu de bonté. Une chose était sûre, c’était que comme toujours dans la nature, les plus forts prendraient la tête du nouvel ordre de leur vie ; et quand elle aura fini de lécher ses blessures, la louve qu’elle était continuera ce qu’elle avait commencé : s’assurer d’être en tête de la meute.

- Hum…

Selene poussa un soupir, savourant les doigts qui glissaient doucement dans son dos. Son corps redécouvrait ces frissons agréables, ceux qui lui donnaient la chair de poule, l’aidaient à oublier leur misère, à se rappeler que les atrocités n’avaient pas tué ses émotions. La main de son petit ami était chaude, son odeur l’enivrait, véhiculant son lot d’images du passé. La musicienne n’aurait pas pensé que déjà, leur relation était marquée par de si précieux souvenirs. Des moments de complicité, un lien qui l’émancipait de tout le reste, la liberté…

- Ça m’avait manqué aussi…, avoua-t-elle à mi-voix.

Oui. Sincèrement. Même quand elle se laissait mourir à petit feu sur le phare après Tacoma, même quand elle s’était rendu en mission suicide avec Abigail, même quand elle espérait mourir sous la torture de Jonah, au fond, elle n’appelait qu’à ça. A mettre toute la souffrance de côté pour se réfugier dans les bras de l’instituteur. Une pointe perça son cœur. Parce que c’était douloureux de réaliser à quel point elle était amoureuse et que tout ça, cet instant, aurait pu lui filer entre les doigts. Ses yeux s’humidifièrent encore, mais une unique larme jaillit, morte contre le torse de Gabriel avant qu’il ne s’en aperçoive.

- Oui ?

Elle s’était redressée quand son aîné n’avait pas fini sa question, levant vers lui ses yeux bleus. Dieu qu’il était beau, elle s’en rendait compte à chaque fois. Une vraie chanceuse. Il eut l’air d’hésiter, pour finalement lui demander si elle préférait s’en aller ou mutiler la surface de l’eau à coup de pierre. Les sourcils de la pianiste se froncèrent très brièvement avant qu’elle n’adopte son air malicieux. Elle prit le galet des mains de son petit ami et s’écarta de quelques pas pour s’approcher du bord du ponton. Une bourrasque de vent marin fit danser de concert sa robe et ses longs cheveux.

- Bin… tu sais ce qu’on dit sur le voisinage ? Plaisanta-t-elle, pas grand monde, mais pas super amicaux quand on les croise… je remettrai bien la promenade à plus tard. Par contre…

Selene ponctua son geste d’un lancé… pitoyable. Le galet creva lourdement la peau du Canal Hood et coula à pic, sans rebondir une seule fois. Elle se retourna vers Gabriel avec une adorable expression de petite fille partagée entre la gêne et l’amusement.

- En fait, j’ai jamais su faire ça… tu m’apprends ?

Son regard intense, et si souvent illisible, embrassa l’instituteur. Il était là, à quelques pas, la dévorant des yeux. Nul besoin d’être devin pour deviner, ou ressentir, ce qui pouvait lui passer par la tête. Le genre de pensée qui le hanterait, les questions qui lui viendraient, mais qu’ils n’oseraient pas poser. La musicienne aurait voulu fuir encore un peu, ignorer ce non-dit sous-jacent qui reviendrait certainement les tarauder continuellement. Et même si l’ancien professeur n’y pensait pas, elle y pensait. Les visions de leurs deux corps nus et complices se redessinaient dans son esprit. Elle savait que ces images étaient gorgées de plaisir et de bonheur, volés au temps, mais… il y avait toujours cet ombre. Au fur et à mesure que l’étudiante y songeait, son sourire s’amenuisait, jusqu’à rendre à son visage ivoirin son air triste. Grave même.

- Je… je sais qu’on en a pas reparlé depuis… depuis que tu m’as ramenée ici…, Selene ne doutait pas une seconde que Gabriel comprendrait à quoi elle faisait référence, mais je pense qu’on doit… enfin… faut qu’on puisse se dire ce qu’on pense pas vrai ? …j’ai-hum… encore besoin de temps pour apprendre à vivre avec ce qu’il m’a fait…, sa gorge s’était serrée à lui faire mal, elle n’arrivait plus à le regarder en face, honteuse, tu… tu veux bien qu’on prenne notre temps ? Juste que…

Il lui avait demandé de lui faire confiance, voilà son premier acte de foi. Revenir sur son viol, en parler de vive voix avec lui, qui l’avait trouvée humiliée et maîtrisée par un inconnu. La musicienne tremblait désormais, parce qu’elle avait peur. Peur de renvoyer son petit ami à se tableau, qu’il réalise à quel point elle avait été entachée, qu’il change d’avis. Pourtant, le sujet devait être évoqué. Selene ne se sentait pas de laisser ce cauchemar commun gangrener leur couple. Même si elle se détestait d’être ce genre de copine qui demandait à leur compagnon « d’attendre »




Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Lun 5 Sep 2016 - 22:10

La pierre quitta ses doigts sous le contact doux et tiède de la main de Selene. Puis le vent vint jouer avec elle, la faisant ressembler à une déesse tout droit débarquée de l'olympe dans sa robe fine. Gabriel sentit son cœur s'emballer et se gonfler d'allégresse à cette vision. Il essaya de la graver dans son esprit. Il ne voulait pas oublier ces instants passés avec elle. Jamais.
Le petit brin d'humour dont elle fit preuve ne le fit sourire qu'à moitié. Il était vrai que les morts étaient un sacré frein à une vie normale. Ils devaient sans cesse rester sur leurs gardes. Encore qu'à présent, avec la vigie sur le phare, les risques étaient moindres.
Si l'humour de la jeune femme n'avait pas fait mouche, son lancé ridicule le fit franchement rire. Portant la main à sa bouche pour éviter de vexer Selene face à une telle hilarité, il se laissa aller à sourire franchement lorsqu'elle avoua ne pas être très douée en la matière.
« Ça se voit... »

Il sortit une nouvelle pierre de sa poche sans quitter les yeux de Selene. Il ne lui en restait plus beaucoup. Peut-être quatre ou cinq. Mais une ombre passa dans le regard de sa belle. Remettant le caillou en place, il lui caressa doucement le bras du bout des doigts. Elle avait tant souffert... Non seulement entre les mains de Jonah... mais également avant ça.
Lorsqu'elle s'exprima enfin, c'était d'une façon décousue, saccadée. Pire encore... Gabriel ne savait pas si elle parlait de ce que Jonah lui avait fait... ou bien ce qu'elle avait enduré avec cet ivrogne dans cette patinoire...
Puis elle brisa le contact visuel, s'enfermant dans sa honte et son humiliation. Nul doute concernant le sujet qui la préoccupait. Sans hésiter une seule seconde, il lui attrapa délicatement le menton pour qu'elle relève la tête vers lui.
« Eh... on prendra tout le temps qu'il faudra. D'accord ? C'est toi qui décide. Si tu veux me parler, je suis là. Je t'écoute et tu le sais. »

Lâchant son menton, il lui attrapa les deux mains et l'attira au bord du ponton. L'eau venait lécher par saccade les piliers qui le maintenaient. Il s'assit au bord, ôta négligemment ses chaussures et laissa ses pieds pendre.
« Allez hop ! » incita t-il la jeune femme, tapotant le bois à côté de lui.

Lorsqu'elle l'eut rejoint, il glissa un bras dans son dos, sa main venant enserrer doucement sa taille pour l'attirer à lui.
« Et si jamais tu ne veux pas parler, poursuivit-il, sache que tu n'y es pas obligée. »

Avant que Selene n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, il poursuivit, hésitant.
« Je... je ne peux même pas vraiment imaginer ce que tu dois ressentir. Personne ne le peux je suppose. À part celles... à qui c'est arrivé. Si tu savais... »
Ce fut à son tour d'avoir la gorge serrée et le cœur noué.
« Si tu savais... comme je regrette. »

Fixant obstinément l'horizon, il sentit une certaine amertume l'envahir. S'il avait été plus rapide, rien de tout ça ne serait arrivé. S'il avait put entré dans le bâtiment avant... s'il avait put incendier cette foutue voiture plus vite... si... et si.. rien que des si... Mais aucun de ces 'si' n'étaient arrivés et Selene s'était faite violée...
« J'aurais voulu pouvoir arriver plus vite... Je te demande pardon. »

Il avait tant pleuré depuis l'apocalypse. À la mort de son père et de son frère, à la mort de sa sœur, à la mort de Flann. Puis jour après jour, depuis le viol puis la disparition de Selene. Il avait cru qu'elles finiraient par se tarir. Mais il n'en était rien. Et voilà qu'elle crevaient à nouveau la surface, glissant sur ses joues comme des perles acides alors qu'il cherchait dans le regard de Selene l'absolution et le pardon. Non seulement pour tout ça, mais également pour ce qu'il avait fait subir à Zack. S'il ne regrettait en rien ses actes, une part de lui recherchait du soutient dans le regard de la femme qu'il aimait. Celle pour laquelle il avait abandonné une part de lui-même, quitte à ne plus jamais redevenir celui qu'il était.


Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1305
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Mar 6 Sep 2016 - 0:49

Il releva son menton, il la regardait dans les yeux, et le pire, c’était qu’elle ne lisait pas de dégout. Pas de fuite, pas de dénis, pas de blâme. Une lueur sincère, amoureuse, douloureuse aussi. La commissure des lèvres de la musicienne se contracta pour retenir ses larmes et elle se laissa entraîner vers le bord du ponton. L’espace d’une seconde, elle eut peur de voir flotter le corps de sa chimère, narquois et cauchemardesque, mais il n’y avait sur le miroir de l’eau que le reflet du ciel. Gabriel l’incita à s’assoir à ses côtés. Encore engourdie par le malaise qu’évoquait le sujet de leur conversation, les mains de Selene tremblaient quand elle ôta ses chaussures. Avant de s’installer, ses pieds menus surplombant le canal, elle ramena sa robe sous elle.

Cette fois-ci, elle frissonna quand il l’attira contre lui. Peut-être parce qu’une partie de son esprit était retournée visiter le club de Hockey. Les images étaient d’une clarté saisissante. La lumière crue qui traverse les vitres sales, les fauteuils usés, les murs en crépit qui lui avait éraflé la joue, la table sur laquelle elle avait été maîtrisée… mais la voix de son petit ami effaçait chacune de ces photographies. Comme si la pellicule était brûlée par la lumière, la compassion et la souffrance émanant du timbre de l’instituteur supplantait tout le reste. La pianiste sentit son cœur battre à lui en faire mal, sa gorge s’enrouler sur elle-même. Pour réprimer les tremblements de ses mains, elle les emprisonna entre ses cuisses.

Le coup de grâce, ce fut quand Gabriel s’excusa. Pourquoi ? Pourquoi s’appropriait-il ce crime qui n’était pas le sien ? C’était elle qui avait voulu visiter Tacoma à deux, c’était elle qui s’était éloignée en fuyant les zombies, c’était elle qui avait baissé sa garde… elle aurait mérité que l’ancien professeur ne la trouve jamais. Selene restait persuadé que cette souffrance aurait été plus vivable que ce qui avait suivi. Découvrir son aimée violée par un inconnu dans un lieu sinistre…

Au moment où son aîné retrouva ses orbes glaciers, la musicienne remarqua qu’elle pleurait. Sa vision était brouillée, mais la peau de ses joues ne sentait plus les larmes. A croire qu’elles avaient trop été tannées par le sel ces dernières semaines. Cette fois, ce fut la pianiste qui libéra l’une ses mains pour l’apposer délicatement sur le visage humide de son petit ami. Ses doigts pâles glissaient sur sa barbe de quelques jours, effaçant les traînés acides, puis sa paume épousa sa fossette avec assurance. Sa bouche s’ouvrit plusieurs secondes avant que les paroles ne viennent :

- Ne t’excuse pas…, murmura-t-elle, ne t’excuse pas, parce que… je… tu te rends pas compte de tout ce que tu as fait pour moi, Gabriel…

Selene ne lâchait pas son visage. Il ne fallait pas qu’il baisse les yeux et il ne fallait pas qu’elle fuit. C’était le moment, elle le sentait, où il fallait être sincère. C’était difficile, mais c’était aussi étonnement cathartique. Alléger le fardeau qui pesait sur ses épaules frêles, ça n’avait pas de prix…

- Tu m’as sauvée… tu es arrivé et tu as vu…, impossible de finir sa phrase, pourtant tu m’as ramenée, tu ne m’as pas… regardée différemment, elle renifla et le lâcha enfin, sans cesser de le fixer, tu as été là pour moi, tout le long, même quand je faisais tout pour te rejeter…

Et il avait le reste. Les choses qu’elle ne pouvait que deviner. La torture sur Zack, la détresse qui lui fait perdre la raison, la colère qui va jusqu’à atteindre ses alliés. Gabriel risquait son âme en lui accordant son amour. Il était un homme avec des principes, ami de la paix, de la parcimonie, de la prudence. Pourtant, la pianiste l’entrainait dans son sillage. Un long tunnel creusé par la folie, droit en direction des Enfers.

- Tu sais… il y a une partie de moi… la plus raisonnable, ou la plus lucide, qui voudrait te dire de tout arrêter. De me laisser, parce que c’est vrai, renchérit-elle en coupant toute tentative d’interruption, que je t’ai fait passer par des choses horribles – que je t’ai fait faire des choses horribles – et je me pardonnerai jamais pour ça. Mais…, sa main glissa doucement jusqu’à celle de Gabriel pour que leurs doigts s’entremêlent, la vérité, je te l’ai dit, c’est que je ne veux pas te laisser partir. Je refuse, je ne peux pas, et… je voudrais… que tu me laisses une chance de te montrer que je peux faire quelque chose de bien…


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Mer 7 Sep 2016 - 22:54

La main délicate de la pianiste eut l'effet d'un baume apaisant sur le visage du professeur. Elle parvint même à faire naître un début de sourire triste aux coins de ses lèvres.
Ce qu'il avait fait pour elle ? Rien de plus que de l'aimer à vrai dire. Lorsqu'elle avait croisé le chemin de l'instituteur, Selene n'était à ses yeux qu'un fantôme surgit d'un passé qu'il croyait perdu à jamais. Elle était alors une sorte de corde de survie qui l'empêchait de se laisser sombrer dans le néant d'une infinie tristesse suite à la mort de sa sœur jumelle. Il la voyait comme l'adolescente qu'il avait connu autrefois. Une seule fois à vrai dire...
Puis l'adolescente s'était effacée. Il était tombé amoureux de ses sourires. Il était tombé amoureux de ses mimiques, de sa façon de se mouvoir et de ses yeux au regard si intense qu'il s'y noyait à chaque fois un peu plus. Il ne se passait pas une seule journée sans qu'il ne pense à elle. Et à chaque fois qu'il avait le malheur de repenser à ces quelques jours durant lesquels il l'avait cru morte... il sentait une chape de plomb attirer son âme dans des abysses infinies. Il avait l'impression de perdre pieds à nouveau et seul le fait d'apercevoir le visage de Selene lui permettait de faire fuir cette horrible sensation.

Alors non, il n'avait rien fait d'exceptionnel. Pas à son sens en tout cas. Mais il n'émit aucun commentaire, préférant la laisser poursuivre à présent qu'elle semblait prête à se jeter à l'eau. Ne la quittant pas un seul instant du regard, il l'écouta. Sa voix était parcourue de trémolos et elle semblait avoir du mal à enfin évacuer ce qui lui pesait sur le cœur depuis tout ce temps. Si elle avait put lui dire tout ça plus tôt, peut-être ne se serait-elle pas aventurée aux côtés d'Abigail pour se jeter dans la gueule d'un loup affamé. S'il avait réussi à la convaincre de s'ouvrir à ce moment là, rien de tout cela ne serait arrivé...
La main de la jeune femme quitta alors sa joue. Il garda pourtant la sensation de ses doigts sur sa peau encore un bref instant. Il attendit patiemment qu'elle ait terminé de vider son sac. Par moment, il dut faire quelque grimace ou bien froncer les sourcils car elle semblait avoir peur qu'il ne la coupe. Mais il garda le silence. Encaissant jusqu'au bout tout ce qu'elle lui avoua.
Accueillant les doigts fins de Selene entre les siens, il se mit à la caresser de son pouce qui était libre. Puis soudain, une image lui vint à l'esprit. Il avait l'impression d'avoir Bobby en face de lui. Éternel martyre, il semblait avoir le poids du monde entier sur les épaules. Et en cet instant précis, Selene faisait exactement la même chose. Ce fut plus fort que lui, il réprima un rire, soufflant du nez et fermant les yeux quelques instants. Lorsqu'il les rouvrit, il dû faire face à la mine effarée de Selene.
« Je ne me moque pas de toi... C'est juste que... J'ai l'impression que Bobby a une mauvaise influence sur toi mademoiselle la sainte martyre. »
Avant qu'elle n'ait put s'offusquer d'avantage ou se rebeller contre cette idée, il leva l'index de sa main libre pour lui couper toute possibilité de prendre la parole.
« Arrête de croire que tout est sans arrêt de ta faute. Il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien. Et explique-moi un peu en quoi j'aurais dû t'abandonner ou te regarder différemment après que ce... porc... ait fait ce qu'il a fait ? C'est complètement débile. Mes sentiments pour toi ou la façon dont je te perçois ne vont pas changer comme ça juste parce que tu le penses. À vrai dire, je ne sais même pas s'il y a quoi que ce soit que tu puisses faire pour me faire changer d'avis la dessus. À part peut-être me tuer. Là, j'avoue que ça jetterait un certain froid. »

Son index levé s'était petit à petit rapproché du nez de la musicienne. Il finit par le lui poser dessus, remontant doucement le long de l'arrête jusqu'au front duquel il chassa une mèche folle. Il lui sourit tendrement, espérant qu'elle finirait par cesser de croire qu'elle ne le méritait pas. Le monde était tel que personne n'obtenait jamais son dû. Et puis de toute façon, qui étaient-ils pour juger de qui méritait quoi ?
« Tu dis que j'ai fait beaucoup pour toi. Mais tu oublies quelque chose de très important... C'est grâce à toi, à toi et à personne d'autre, que je suis toujours en vie. D'abord parce que sans toi je serais certainement mort dans cette ville de fanatiques. Et aussi parce que... »
Sa gorge se serra un instant, mais il poursuivit quand même.
« Après la mort d’Émilie, j'ai souvent songé à tout laisser tomber. Mais plus maintenant. Pas tant que tu seras là. »

Enserrant un peu plus fort les doigts qui s’entremêlaient aux siens, il sentit son visage se durcir malgré lui.
« J'ai... fais des choses... dont je ne suis pas vraiment fier. Et j'ai découvert une partie de moi dont je n'aurais jamais soupçonné l’existence. Ne te méprends pas, tu ne m'as forcé à rien. Les choix que j'ai fais, je les ai fais seuls. Tu n'es en rien responsable de ce que je suis devenu. J'aurais très bien put être clément, pardonner... rester fidèle à mes principes. Si je les ai jetés aux orties, c'était délibérément. C'était déjà en moi avant tout ça. C'était juste que je me raccrochais à des principes dont je ne voyais tout à coup plus la moindre utilité. »

Tout cela semblait un peu confus, même pour lui. Il n'avait jamais été très doué pour les longues conversations. Mais puisqu'on était dans les confidences et les aveux, autant participer.

« Enfin bref... tout ça pour dire... »
Pour dire quoi ? Il n'en savait trop rien. Il soupira, il avait épuisé son stock de longues et belles phrases. Aussi, il libéra ses doigts emprisonnés et attrapa la main de Selene pour la porter à ses lèvres. Il y déposa un long baiser puis il l'apposa sur sa propre joue, posant la sienne par dessus. Il aimait tellement ce contact.
« Je préfère encore mourir que d'envisager de vivre dans un monde où tu n'existerais plus... Alors ne compte pas sur moi pour t'abandonner. »


Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1305
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Jeu 8 Sep 2016 - 1:18

Ses yeux s’étaient d’abord écarquillés quand l’instituteur s’était mis à rire. Il se moquait d’elle ? Voilà qui était bien amer, alors qu’elle parvenait enfin à s’ouvrir. Puis… il s’était expliqué. Selene oublia vite qu’elle s’était apprêtée à se renfrogner : un sourire hésitant naissait sur son visage quand il la compara à Bobby. Ils pensaient la même chose à son sujet. Puis… il y avait eu le reste. Son air tendre, sa main qui l’effleure, et surtout, ses paroles. Un discours si beau que la musicienne aurait adoré l’enregistrer, afin de pouvoir se le repasser en boucle. C’était la plus magnifique des déclarations d’amour. Gabriel n’avait même pas l’air de se rendre compte que ses dires la touchaient et la bouleversaient.

Quand ils avaient commencé à se fréquenter, comme un couple du moins, la pianiste ne pensait pas que les choses iraient si loin. Enfin… elle vibrait déjà à l’époque, rien qu’au son de sa voix, mais ne songeait pas à s’offrir une union aussi fusionnelle. ni à nourrir des espoirs. Elle n’avait pensé qu’à profiter de leur vie, de ne pas perdre un précieux moment de leurs derniers instants sur Terre. Car tant que l’épidémie régnerait, ils vivraient éternellement à une seconde de leur mort.

Là, l’instituteur venait de lui dire qu’il vivait par elle et pour elle. C’était beau, c’était enivrant, c’était effrayant. La crainte de ne pas être à la hauteur, que ces déclarations ne s’effritent avec le temps. Oh mon dieu, elle avait la tête qui tournait. Son corps tout entier tremblait, partagé entre frissons et chair de poule. Incapable d’articuler le moindre mot, Selene plaqua ses lèvres contre celles de son aînée et l’embrassa passionnément. Eperdument même. C’était plus intense que tout ce qu’elle avait connu auparavant, plus grandiose que le moindre de leurs ébats estivaux. Au croisement parfait de la frénésie et de la douceur, la musicienne vibrait de tout son être de porcelaine.

Au risque de tomber à l’eau, sans décoller son visage de celui de Gabriel, elle l’enjamba pour s’installer à califourchon sur ses cuisses. Là, elle s’appuya tendrement sur son torse, jusqu’à ce qu’il se laisse basculer en arrière. Allongé sur le ponton, l’ancien professeur était dominé par sa petite amie, aussi légère qu’une plume, plus fragile que jamais. Elle ne rompit son baiser que pour appuyer son front contre le sien, essoufflée, sa cascade de cheveux auburn les enfermant dans une pénombre intime.

- ...Je t’aime, murmura-t-elle fébrilement, incapable de dire autre chose qui n’ait pas été dit.

La jeune femme ferma les yeux, savourant cet instant. Magique. Capitale. Sacré. Elle se sentait libre. Tellement libre… Oh bien sûr, on lui avait déjà dit que tout n’était pas sa faute, une partie d’elle-même en avait conscience. Mais s’approprier la culpabilité était devenu un mécanisme naturel, peut-être pour éviter de n’attendre que le mérite de ses bonnes décisions. Gabriel venait de faire voler cette malédiction en éclat. Il avait même fait plus que ça : il l’acceptait. En dépit des actes, du sang qu’elle avait fait couler, de ses erreurs… étaient-ils deux monstres ? Non… non. Les monstres étaient les gens comme Jonah ; ceux qui massacraient avec plaisir, qui forgeaient leur survie sur les cadavres d’autres survivants. Selene, l’instituteur, toute leur maison… ils n’étaient que des humains en souffrance. Des humains, imparfaits, qui cherchaient la bonne voie…

- Je ne t’abandonnerai pas non plus, souffla-t-elle en ouvrant les paupières, tu peux compter sur moi.

Elle lui sourit et l’embrassa, encore, ses mains fines enveloppant délicatement son visage. L’ancien professeur venait même d’exorciser son viol. La musicienne ne se sentait plus sale, ni indigne, elle se sentait… comme ressuscitée. Entière, saine, forte. Quand elle s’éloigna cette fois, elle se redressa, laissant à Gabriel la possibilité de s’appuyer sur ses coudes s’il le souhaitait. Ses orbes glaciers pétillaient, son visage ivoirin s’illuminait.  

- Si tu m’apprenais à faire des ricochets maintenant ? demanda-t-elle avec un détachement espiègle.

Avait-elle déjà semblé si heureuse ? Elle n’en avait aucune idée. C’était une étrange conception d’ailleurs, de penser à tout ce qu’elle avait perdu, tous ces disparus, tous ces morts… et malgré ça, se dire que la vie pouvait être belle. Un privilège égoïste que ni les défunts, ni les rôdeurs, ne pourraient abolir.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Sam 17 Sep 2016 - 15:47

Pour toute réponse, il reçu un baiser endiablé auquel il répondit avec la même fougue. L'instant de cet échange passionné, il oublia tout ce qui le tourmentait jusqu'à présent. Il oublia qu'il lui en avait voulu, il oublia ce qu'ils avaient vécu, ce qu'il avait fait à Zack... Il oublia qu'il avait laissé brûler son âme pour elle. Et c'était merveilleux.
Tout à coup, elle l'enjamba, se plaçant sur lui, tout contre lui, ce qui eut pour effet de faire grandir le brasier qui avait déjà commencé à fleurir dans le bas de son ventre. Il ne put réprimer un léger gémissement, plus un soupir à vrai dire, témoignant de son soudain bien être. Il se sentait revivre. Ses émotions, à fleur de peau, venaient de capituler, laissant place à la plus puissante de toutes ; son amour pour Selene.

Se laissant choir, dos sur les planches de bois sec, il laissa aller ses mains sur le dos de la jeune femme dont le poids pesait agréablement sur lui. Savourant le baiser qu'elle lui offrait, il s'aperçut qu'il avait fermé les yeux lorsque l'échange s’interrompit. Le front de Selene tout contre le sien, il souriait, plus heureux que jamais, et il sentit son cœur faire une embardée lorsqu'elle lui exprima ses sentiments. Brisant la cascade de cheveux, il vint poser le dos de ses doigts sur la joue rougie de la pianiste et lui murmura comme en écho :
« ...je t'aime... plus que tout. »

Laissant retomber sa main pour la poser sur la hanche de la musicienne, il n'eut pas l'occasion de répondre à sa promesse de ne plus l'abandonner. De toute façon qu'aurait-il répondu ? Le deuxième baiser qu'elle lui offrit sonnait comme un pacte celant cette promesse. Et lorsqu'elle se détacha de lui à nouveau, il avait les yeux clos, savourant encore un peu cette sensation d'allégresse qui l'avait envahi. Lorsqu'il les rouvrit, il se retrouva devant un sourire malicieux qui lui donna envie de l'embrasser de nouveau... et plus encore. Mais elle semblait avoir autre chose en tête.

« T'es sûre ? Douée comme tu es, tu risque bien de réussir à m’assommer avec le galet. »
Il se mit à rire. Depuis combien de temps n'avait-il plus rit ainsi ? De bon cœur, avec joie... Pas le genre de rire froid et ironique qu'il avait put avoir face à Zack...
« Et puis... je ne sais pas si tu as remarqué mais... »
Il fit descendre furtivement son regard vers le bas, là où une bosse déformait son pantalon, avant de revenir fixer son regard dans celui de Selene. Ainsi à califourchon sur lui, elle n'avait put que le sentir d'ailleurs. Il n'avait pas spécialement eut d'idée derrière la tête au début... mais à présent, dans cette position, il était tentant de laisser son esprit vagabonder dans des contrées plus intimes.
Pour appuyer ses propos, il commença à faire glisser ses mains sur les cuisses de la jeune femme, les faisant remonter jusqu'à ses hanches sous la robe fine. Puis il la sentit se crisper. Ce n'était pas grand chose, et c'était à peine perceptible. Elle avait peut-être même tenté de le dissimuler. Mais il l'avait sentit. Elle n'était pas prête. Qu'il était bête! À quoi pensait-il bon sang ? Se crispant un peu à son tour l'espace d'une seconde, il fit redescendre doucement ses mains. Les repassant par dessus la robe, il s’empara des hanches de la jeune femme et lui adressa un sourire complice et désolé. L'attirant à lui, il lui déposa un baiser dans le cou pour ensuite y enfouir sa tête.

Pendant quelques secondes, il s'enivra du parfum que dégageait sa peau et ses cheveux. C'était une odeur qui éveillait en lui un mélange d'euphorie et de nostalgie. Lorsqu'il était ainsi blotti tout contre Selene, envahi par son parfum et sa chaleur, il se sentait chez lui. Il laissa même échapper un long soupir satisfait.
Il avait beau vivre aux côtés d'Abi, de Bobby, d'Harold, d'Aori et de Breann depuis un moment déjà, à ses yeux ils étaient encore comme des étrangers. Il avait toujours eut du mal à se lier avec les gens, et le fait qu'il ne soit pas très loquace ne l'aidait pas en ce sens. En cela, Émilie était toujours celle qui provoquait les choses, qui faisait avancer ses relations aussi bien en amitié qu'en amour. Et aujourd'hui qu'elle n'était plus là pour l'assister, il se retrouvait incapable de nouer de véritables liens avec qui que ce soit. Tout ne semblait être que des relations de surface. Ils vivaient ensemble parce qu'ils n'avaient pas vraiment le choix. Parce qu'ensemble, ils avaient une chance de survivre. Mais le départ de Bobby avait bien prouvé une chose ; ce n'était que cela, des relations de surface. Aucune amitié ne les liaient vraiment. Surtout depuis ce qui était arrivé à Zack. C'était en grande partie sa faute, il le savait, mais il ne pouvait pas revenir en arrière.
Alors qu'avec Selene... Jamais il n'avait ressentit cela pour quiconque. Et peu importait l'endroit où ils se trouvaient, tant qu'il était avec elle, il était chez lui.

Selene toujours à califourchon sur lui, le haut de son corps allongé sur le sien, il lui glissa doucement à l'oreille :
« Si tu veux que je t'apprenne à faire des ricochets il va falloir qu'on aille chercher des galets. Il doit m'en rester trois ou quatre à peine. »


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: The truth about you and me   Aujourd'hui à 2:01

Revenir en haut Aller en bas
 

The truth about you and me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Hidden Truth [ Partenariat ] Fermé
» Number One Contender for the LMDC Unified Tag Team Titles Zac Ericson & Carlito Vs R-Truth & Daniel Bryan
» R-Truth Vs Kane
» 03. Truth or Dare ?
» Little Jimmy Says...Cherchons des informations avec R-Truth!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-