Partagez | .
 

 Why did it have to end?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 849
Age IRL : 22

MessageSujet: Why did it have to end?   Lun 15 Aoû 2016 - 21:33

En ce moment, il était préférable de ne pas parler à l’urgentiste de peur de se prendre une soufflante dans les dents. Lui qui d’habitude était des plus agréable et écoutait attentivement les problèmes de chacun, il était devenu une bombe à retardement. Chaque chose qu’on lui disait pouvait se retourner contre la personne qui venait de lui dire. Il avait une lueur presque méchante dans le regard. Son père qui était présent dans l’enceinte du lycée depuis quelque temps n’osait même plus parler à son fils tant il était fatigué de le voir ainsi. Il avait bien compris que quelque chose clochait, mais il n’avait pas le courage d’approfondir la question.

En même temps qui aurait eu le courage de le faire ? Ian n’était pas du genre à parler facilement de ses problèmes, au contraire il préférait être en boule dans son con à attendre que ça passe. Enfin ça, c’était surtout le cas avant, il avait décidé qu’il était temps d’affronter ses problèmes et il essayait de le faire sans vraiment y parvenir complètement. Déjà, il y avait un point positif, c’est que ses problèmes ne l’atteignaient plus sur le plan physique. Il arrivait tant bien que mal à trouver le sommeil et à manger. Il avait toujours ce syndrome d’hyperactivité, mais il avait toujours plus ou moins était là. Son envie de faire vingt-cinq choses à la fois était donc normale. En même temps tant que ses mains bougeaient et que son cerveau suivait, il n’était pas en train de se torturer pour savoir pourquoi sa vie était aussi pourrie.

Quand il n’était pas en train de s’occuper à l’infirmerie, il était en train d’apprendre comment survivre avec son fils. Il avait envie de partir pour plus longtemps qu’une simple journée avec lui. Il avait l’impression que partir à la recherche de son ancienne compagne serait moins douloureux que de passé inlassablement dans ses couloirs. Chacun lui rappelait un souvenir bien différent, mais toujours en compagnie de Rosaleen. Il avait souvent envie de partir prendre l’air, mais la peur de ne jamais revenir était encore trop grande. Ce n’était qu’un lâche comme il le décidait souvent. Il n’était pas vraiment taillé pour l’action et vu son comportement tout était voué à l’échec autour de lui. Les choses s’échappaient sans qu’il ne puisse avoir l’espoir de les rattraper.

Il devait parler sinon, il deviendrait fou. Il s’en rendait compte, il était en train de se plonger lui-même dans un trauma. Doucement, il plongeait toujours plus profondément sa tête sous l’eau et il avait besoin de respirer, de quelqu’un qui le remonte à la surface. Il ne pouvait pas se pointer devant quelqu’un et demander de l’aide comme ça et surtout vers qui il pouvait se tourner. Il avait déjà beaucoup trop sollicité les Lockharts et puis il n’avait pas de problème de cœur comme lui il avait actuellement. Il repensait à la petite Jessie. Peut-être qu’elle pourrait l’aider. Il prit son courage à deux mains et finit par la trouver. Surtout qu’il avait des excuses à lui présenter vu le comportement qu’il avait eu avec lui quelques jours plus tôt.

- Jessie. J’aimerais beaucoup te parler. On pourrait se poser tranquillement dans un coin de la salle commune.

D’un geste du bras, il l’invitait à s’installer dans la pièce à côté. Il y avait un petit endroit un peu éloigné des autres, ce serait parfait pour être tranquillement installé à l’écart des oreilles indiscrètes.

- Déjà, je tenais à m’excuser par rapport à l’autre jour, entre mes aventures avec le gorille et mes rancœurs personnelles, je me suis un peu emporté sur toi et je n’aurais pas dû.

En vérité, tout le monde avait prit pour son grade ce jour là, mais il préférait ne pas en parler plus que ça.



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Jessie Gardner
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/08/2016
Messages : 123
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Mar 16 Aoû 2016 - 20:22

Aujourd'hui, je semble loin de tous. Je suis là mais l'on ne me voit pas. Je n'ai pas envie d'être vue. Je n'ai pas envie de parler de toute façon. Les récents événements m'ont perturbés et j'ai l'impression qu'écrire ce maudit journal m'apaise un peu. Je ne saurais expliquer pourquoi coucher les mots sur le papier me libère l'esprit. Assise en tailleur sur une chaise, la tête délicatement posé sur ma main gauche, je commence à rédiger une nouvelle page.

Les mois se suivent et se ressemble tous. Les journées au Garfield highSchool sont interminables et l'ennui une nouvelle fois me guette. Je déteste de plus en plus cet endroit qui nous sert de bunker. Il n'est plus que l'ombre de ce qu'il était autre fois. Je me souviens encore me ruer en salle de classe pour m'installer sur l'un des deux premiers rangs, aimer arpenter les couloirs du savoir et m'y rendre le sourire aux lèvres. Tout ceci n'est plus que chimère, les vestiges d'un passé. Mon amour pour ce lieux se mue en dégoût à mesure que le temps s'écoule, je ne m'y sens plus à ma place. Y ais-je véritablement une place ? J'en doute. Je suis toujours le même fantôme errant ici et là. Froide. Distante. Je ne parviens toujours pas à m'ouvrir, ni à faire confiance et refuse de plus en plus de m'attacher. Pourquoi devrais-je m'attacher ? Pour souffrir ? Pour pleurer ? La perte semble inévitable dans ce monde qui est à présent le nôtre. Pourtant la douleur reste et demeure, elle me tenaille le ventre au point de m'en serrer la gorge et me donner l'impression de suffoquer. C'est ce que je fais ici, je suffoque entre ces murs sous le joug d'une milice de fer. Militaires individualiste et égoïste se servant des civils pour asseoir leur supériorité. Mais là encore rien ne perdura. Tout à exploser tel une bombe en plein centre ville, sans oublier les dommages collatéraux. De pauvres gens décimés par l'armée dans l'espoir de garder le contrôle d'une base stratégique. Je vois encore la fusillade faire rage dans le gymnase, elle hante mes nuits. Elle et tous ces corps s'effondrant sous mes yeux. Celui du mari de Thalia me fixe dans un dernier souffle avant de s'éteindre. Il me manque. Will aussi.

A cette pensée je lève les yeux de mon journal. Les larmes embuant ma vue, il m'est difficile de poursuivre. J'esquisse un léger sourire en me rappelant son visage. Je ne sais pas pourquoi il m'a abandonné, je crois qu'au fond il pensait revenir avec nos parents et me rendre heureuse. Idiot. Peut-être un peu mais amoureux. L'amour peut rendre l'homme sain d'esprit assez fou pour commettre l'impossible. Je crois que c'est son amour pour moi qui l'a tué. Je soupire. Ravalant mes larmes, je me remets à écrire.

Il y a quelques personnes encore autour de moi comme Thalia et sa fille, un peu de joie dans nôtre malheur. J'apprécie m'occuper de l'enfant car elle me fait oublier le quotidien mais je dois savoir la laisser aux bons soins de sa mère alors ces moments là sont rares et précieux. Quelques amis comme Lysbeth ou encore Ian... Quoique les choses sont compliqués avec Ian. Il y a quelques jours il s'est emporté, ces mots m'ont profondément blessé et je n'ai pas remit les pieds à l'infirmerie pour l'aider. Je n'avais pas la moindre envie de le croiser et encore moins de subir ces foudres pour dieu sait quelle raison. L'urgentiste semblait plus fatigué qu'à ces habitudes, plus ternes. Je n'avais même pas eu le temps de me soucier de lui qu'il m'était tombé dessus. J'avoue que l'aider dans l'infirmerie me permet d'être moins perturbée et que la situation commence à me peser. Presque neuf mois que j'utilise cette alternative contre l'ennui et la morosité. Le professeur qu'il a été m'a beaucoup aidé à faire face à la perte de Will, mais sans lui, sans ça je n'ai plus rien.

Bien trop concentrée sur la rédaction de mon journal, je n'ai pas vu l'homme s'approcher de moi et me faire face, si bien que sa voix me fit l'effet d'un électrochoc. Un sursaut me faisant me redresser comme un « i », j'écarquille les yeux tout en le regardant.  

-Jessie. J’aimerais beaucoup te parler. On pourrait se poser tranquillement dans un coin de la salle commune.

-Ian ! M 'exclame-je.

D'un geste vif je referme mon journal, ma main claquant sur la table avec le feuillet entre les deux. Un bruit sourd presque agressif n'étant qu'un moyen de me protéger. Légèrement sur la défensive, j'analyse sa demande. J'opine lentement en ramenant mon journal contre ma poitrine. Son bras me désigne la pièce d'à coté comme si il désirait que je m'y rende. Silencieuse, je lui précède le pas. Un petit coin tranquille à l'écart semble nous attendre, je lui jette un regard par dessus mon épaule pour obtenir son approbation. Rien ne m'indique que je me trompe donc je m'y arrête. Je me retourne. Debout, immobile je ne me sens pas suffisamment à l'aise pour m'installer. Il s'en rendra sûrement compte mais ça m'est bien égale, il n'avait pas à me traiter de la sorte. D'ailleurs que peut-il me vouloir ? Je ne tarderais pas à le savoir même si le blanc commence à se faire pesant.

-Déjà, je tenais à m’excuser par rapport à l’autre jour, entre mes aventures avec le gorille et mes rancœurs personnelles, je me suis un peu emporté sur toi et je n’aurais pas dû.

Ah ! Des excuses. Je ne m'attendais pas à voir Ian se repentir et demeure cependant vigilante. Mon expression faciale est fermée apparaissant comme froide presque désagréable. Je ne parvins pas à adopter une attitude plus délicate car même si je ne cherche pas le conflit, l'urgentiste n'a pas manqué de mordant dans ces propos à mon égard. Je crois qu'il attends une interaction de ma part  mais je suis tiraillée entre le pardon et mes blessures. Certes elles ne sont pas visible mais bien présente. Il est l'une des personnes en qui j'avais le plus confiance ici, cependant je ne suis plus sûr de moi. Je baisse les yeux préférant regarder le sol pour m'exprimer sans me laisser dépasser par mes émotions.

-C'est une excellente chose que tu viennes à ma rencontre pour t'excuser mais saches que ta virulence à mon égard je ne l'ai pas comprise et j'en ai été affecté. En effet tu n'aurais pas dû mais tu l'as fait et il est trop tard pour revenir en arrière... n'est ce pas ?

Je ne pose pas réellement la question, c'est ma façon de ponctuer la situation. Je relève mon visage pour le fixer de mes iris bleu. Les bras croisés sur mon cahier, je reste pour le moment fermée.

-Qui me dit que si j'accepte tes excuses, je ne ferais pas les frais d'une autre crise de ce genre ? Il est si simple de demander pardon sans fournir la moindre explication. J'aimerais comprendre... Comprendre ce qui s'est passé pour que tu t'en prennes à moi comme tu l'as fait. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir subit ta rage mais je me moques des excuses bidons tel que j'avais besoin de me défouler... Trouve autre chose si tu souhaite véritablement être pardonné.

Qui aurait cru que je n'ai que dix-huit ans en m'entends ainsi m'exprimer ? La vie me secouait les puces depuis quelques mois et je gagnais en maturité chaque jour depuis l'apparition des rôdeurs. Je ne suis pas aveugle et je sens que Ian n'est pas là par hasard, il doit y avoir une raison à sa venue et je compte bien l'obtenir. J'estime devoir y mettre un peu du mien pour calmer les hostilités, pour montrer à mon professeur ma bonne fois je décide de m'installer. Je quitte ma station debout pour m'asseoir et adopte une attitude plus neutre. Je suis prête à l'écouter si il daigne communiquer car nous savons tout deux qu'il n'est pas un expert en relation humaine tout comme moi.




Mes LiensMes AnnexesJessie écrit en #ff9900
Revenir en haut Aller en bas
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 849
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Sam 20 Aoû 2016 - 12:38

Il savait parfaitement que la situation n’était pas en son avantage, pas la peine d’être très malin pour comprendre que la rousse était sur la défensive. Il pouvait parfaitement comprendre sa réticence, il lui arrivait fréquemment de jouer au con ses derniers temps et il s’était mis pas mal de monde à dos. C’est d’ailleurs pour ça qu’il était venu la voir aujourd’hui, présenter des excuses, être sincère avec quelqu’un, vider son sac. Il l’avait accueilli sous son aile avec un grand plaisir, elle n’avait que quelques années de plus que son fils et il avait un lien bien plus fort avec elle qu’avec lui. Il ne voulait pas se risquer à la vexer à tout jamais. Il avait rapidement ravalé le peu de fierté qu’il avait avant de venir vers elle.


L’attente d’une réponse de la part de Jessie se fait attendre. Il était un peu stressé, mais il savait attendre patiemment sans laisser ses émotions transparaitre. Il savait que la petite avait été un peu perturbée suite à leur altercation. Lui-même en était resté vraiment déçu de son comportement digne d’un enfant effarouché qui n’a pas ce qu’il voulait. Il avait choisi de se faire oublier ses derniers temps pour se faire pardonner des conneries qu’il avait faites avant. Enfin, elle prit la parole et c’est avec une oreille très attentive qu’il écoutait ce qu’elle avait à lui dire. Il ne s’attendait pas du tout à une telle réponse de sa part, mais il comprenait parfaitement son point de vue. Il savait la jeune femme très intelligente, mais il ne se serait jamais attendu à un tel plaidoyer de sa part. Il comprenait à cet instant qu’elle avait vraiment ruminé ce qui s’était passé entre eux et se sentait encore plus coupable.

Il baisait les yeux devant elle alors qu’il s’installait dans l’un des fauteuils. Il réfléchissait que pouvait-il bien lui répondre sans passer pour un con. S’il passait pour un con cela ne le changerait sans doute pas tant que ça de son habitude, mais il avait envie de ne pas avoir trop honte de lui-même pour une fois. Il affichait un air coupable. La question rhétorique de la rousse avait fait l’effet d’une bombe, oui il était trop tard pour revenir en arrière. Il le savait parfaitement, il serait impossible pour l’un comme pour l’autre d’oublier ce qui s’était passé ce jour-là. Cependant, l’esprit humain savait pardonner et il comptait sur ce détail pour passer à autre chose.

- Je ne le sais que trop bien. Je…

Le regard de Jessie le regardait avec tant d’insistance qu’il se retrouvait incapable de parler plus longtemps. Ses yeux bleus lui donnaient l’impression d’être des rayons laser en train de le découper. Il était incapable de dire quoi que ce soit d’autre bien qu’il en avait des choses sur le cœur. Il avait l’air d’un petit chien battu pendant quelques secondes. Rien de tout ce qu’il aurait pu dire ne pourrait soulager la peine qu’elle avait à ce moment-là. Il aimerait trouver les bons mots, mais il n’avait jamais été doué pour ça. Le silence ne lui permettrait pas d’avancer, il avait besoin d’autre chose. La voix de Jessie le tira alors de ses pensées, elle avait des questions et des appréhensions. Il pouvait parfaitement la comprendre. Il écoutait et enregistrait, il avait bien l’intention de répondre à chacune de ses interrogations.

- Je peux te le promettre, mais je sais parfaitement que ce n’est pas ce genre de réponse que tu souhaites.

Comment pouvait-il expliquer ce qu’il avait vraiment ressenti lorsqu’il s’en était pris à elle sans pour passer encore plus pour un goujat ? Il n’en savait rien, mais c’était le prix à payer pour ce qu’il avait fait. Il fuyait le regard de la rousse qui lui rappelait un peu trop celui que Rosaleen avait posé sur lui la dernière fois qu’il lui avait parlé. Il ne supportait plus de voir le reproche dans les yeux des gens. Il avait besoin d’un peu de sympathie à son égard, même s’il faisait tout pour qu’on le déteste. Il soupirait alors en se passant une main sur sa joue mal rasée. Il devait faire l’effort de prendre un peu mieux soin de lui-même. Cependant, pour le moment, il n’en avait absolument pas envie.

- Je vais t’expliquer… Personne n’est véritablement au courant de ce qui se passe dans ma tête et pour cause, je n’en parle avec personne… Par moment, tu lui ressembles tellement et ça me perturbe à chaque fois que je te vois de dos, j’ai l’impression de la voir. Depuis qu’elle est sortie dehors, ce n’est plus la même. Je ne sais même pas ce qui a pu arriver, je suis dans le flou, c’est le brouillard dans mon esprit autant que dans mon cœur. C’est fini, je n’arrivais pas à m’y faire, je n’arrive toujours pas à m’y faire.

L’urgentiste ferma la bouche, l’esprit totalement bouleversé, il n’en avait parlé à personne jusqu’à maintenant. Le dire à voix haute était pratiquement une épreuve pour lui, il avait fait de son mieux pour ne pas prononcer le prénom de celle qui lui avait détruit le cœur. Il savait que ses paroles n’étaient pas très cohérentes, mais il espérait qu’elle comprendrait. Il avait fait tout ce qu’il avait pu pour elle et voilà qu’une épreuve apparait devant eux, elle a préféré fuir. Il aurait été prêt à attendre, même une éternité pour elle, mais elle en avait décidé autrement. Il sentait que sa vue était sur le point de se brouiller alors que la peine semblait l’envelopper dans son manteau de plomb. Il avait l’impression qu’il était sur le point de suffoquer tant la tristesse était en train de le prendre. Il sera les poings qu’il avait sur ses genoux alors qu’il tremblait légèrement envahi par un hoquet de tristesse. Il ne voulait pas pleurer devant cette fille et avait bien l’intention d’être plus fort que sa peine.

- Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas que tu pâtisses de mes problèmes personnels…

Sa voix s’étouffa, il avait temps de chose qu’il ne voulait pas et qui pourtant été arrivé. Il ne dit rien de plus pour le moment, son corps était à bout de force et son esprit presque brisé. Lui qui ne croyait pas à toutes ses choses spirituelles avant de rencontrer Rosaleen était bien obligé de se rendre compte qu’une partie de tout ça était bel et bien vraie. Il ne regardait toujours pas Jessie en face, c’était beaucoup trop lui demander. Il avait besoin de reprendre ses esprits, de se ressaisir, d’être fort pour une fois…



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Jessie Gardner
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/08/2016
Messages : 123
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Jeu 25 Aoû 2016 - 23:42

Assise, je me laissais aspirer par le confort du fauteuil relâchant ainsi un peu les tentions qui m'animaient. Ian se joignit à moi et s'installa dans le fauteuil en face du mien. Il fuyait mon regard. Comment lui en vouloir ? Je venais d'être assez sèche avec lui sans pour autant me montrer odieuse. La culpabilité semblait le ronger au point que je puisse la déceler dans les traits de son visage. Ais-je été trop dur avec lui ? J'en doutais. Je me remémorais les mots qu'il m'avait jeté à la figure tel des gifles cinglantes, il espérait mon pardon, il devait le mériter. Je n'avais pas pour habitude de paraître si stoïque mais je m'y obligeais. Je ne voulais pas éprouver de pitié ou de remord quand à ma réaction. Non, je désirais simplement une vérité. Il admettait. Enfin, nous y étions. Ian, après m'avoir écouté avec attention reprenait chacune de mes questions pour y répondre. Mon visage légèrement oscillant sur la droite semblait apprécier que mon interlocuteur s'aperçoive de ses erreurs. Puis de nouveau le silence. Mon regard était plus assassin que je ne le voulais et mon cher professeur se terrait dans le silence. Macabre. Presque gênant. Je n'avais pas mon mot à dire. J'estimais devoir l'écouter et attendre. Patiente. Je me délayais et ouvrais mes bras en les disposant de chaque côté de mon buste. Pendant quelques secondes je pus observer son air de chien battu puis il effaça cette expression pour un masque de marbre. J'avais énuméré d'autres interrogations qui n'attendaient que lui.

Il venait de me promettre qu'il ne recommencerait plus tout en soulignant que ce n'était sûrement le genre de réponse que j'attendais. Non. Pas vraiment. Mais s'était un bon début, même si cela ne suffirait pas à m'attendrir. Une partie au fond de moi ne demandait qu'à le pardonner et l'autre se refusait de souffrir une nouvelle fois. Un dilemme qu'il devait m'aider à résoudre inconsciemment. Plus j'analysais et moins je comprenais. Il me fuyait comme la peste. Comme si il avait peur de m'affronter, de me faire face. Je le voyais réfléchir et se torturer l'esprit pour trouver les mots. Pour trouver la meilleur façon de s'adresser à moi. Je savais la manœuvre délicate pour l'urgentiste et je préférais m'abstenir de l'oppresser. Il passa sa main sur son visage, sa barbe de plus d'une semaine bruissa doucement. Puis il se décida à reprendre la parole.

-Je vais t’expliquer… Personne n’est véritablement au courant de ce qui se passe dans ma tête et pour cause, je n’en parle avec personne… Par moment, tu lui ressembles tellement et ça me perturbe à chaque fois que je te vois de dos, j’ai l’impression de la voir. Depuis qu’elle est sortie dehors, ce n’est plus la même. Je ne sais même pas ce qui a pu arriver, je suis dans le flou, c’est le brouillard dans mon esprit autant que dans mon cœur. C’est fini, je n’arrivais pas à m’y faire, je n’arrive toujours pas à m’y faire.

Devant mon expression abasourdie. Mon incompréhension totale. Mon teint devenu blême. Il m'apparut bouleversé. Un homme à nu. A qui ressemblais-je pour le troubler autant ? Qui voyait-il en moi ? Qui est ce elle dont il me parle ? Dehors ? Plus la même... Je perds pieds. Je suis perdue et déboussolée. Je tente de lire entre les lignes de déchiffrer son brouillon pour arriver à m'en sortir. Je ne réalise pas encore. Je dois remettre mes idées en place ainsi que les informations que Ian à tenter de me faire passer. Je lis la tristesse dans ces yeux, une fraction de seconde avant que ces poings ne se ferment tel un étaux. Il ravale au plus profond de lui cette émotion que je n'aurais même pas du apercevoir. Je ne sais pas quoi faire. Le sol se dérobe sous mes pieds et je me retrouve prise au piège. Je dois affronter cette épreuve de confidence sans y avoir été préparée. J'ai peur. Peur de ne pas savoir comment agir... comment l'aider. J'avale difficilement ma salive. Ma bouche est si sèche. J'implore de l'aide pour faire la lumière sur cette énigme. Une phrase suffit pour remettre de l'ordre :

-Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas que tu pâtisses de mes problèmes personnels…

Problèmes personnelles ! C'est donc ça. Le « elle » est une femme. Je ressemble à cette femme... je la lui rappelle. Il ne le supporte plus par ce qu'elle a mit un terme à leur relation. Il n'accepte pas cette décision car il ne la comprend pas. J'inspire profondément. Soulagée. Des mots... je dois trouver les bons. Je le vois sombrer vers les ténèbres sa voix s'y perdant en s'étranglant. La gorge nouée il ne me fait plus face. J'ai envie de le secouer. Je ne suis pas « elle » et je ne le serais jamais !

Je me lève. Calme. Solennelle. Ma main se pose sur la sienne. Une douce caresse. Je m'agenouille au pieds de son fauteuil, l'obligeant à me regarder. Lui faire simplement comprendre que j'ai saisi. Je chuchote alors :

-Je ne sais pas de quelle femme tu me parles mais si il y a bien une chose que je peux faire c'est t'aider à surmonter cette épreuve. Même si tu retrouves en moi des ressemblances avec cette femme, je ne suis pas elle. Néanmoins, je peux accepter que cela te perturbe. Tu as toujours veillé sur moi, tu m'as offert de quoi me rendre utile ici...

J'hésite à poursuivre. Je ne suis pas certaine qu'il ai besoin d'entendre ça de ma bouche. D'un geste tendre je lui caresse la joue, imprimant une moue compatissante sur mon visage. Puis je me résigne. J'ai besoin d'exprimer mon affection et ma reconnaissance, de lui montrer que je saurais être là pour lui comme il l'avait fait pour moi. Je plonge soudainement sur lui affalé dans son fauteuil pour l'étreindre chaleureusement. Je l'enlace avec poigne. Comment aurais-je pu ignorer la seule personne que je considère comme une figure paternelle ici ? Je suis maladroite. Un peu brute dans ma démarche mais le cœur y est. Je le libère. Un peu honteuse. J'ai les joues écarlates et toutes chaudes. La voix un peu tremblante, je m'arme de courage de courage pour le soutenir :

-Je sais ce que l'on ressent quand on perd l'être que l'on aime. Les rôdeurs, le chaos, la violence... tout ceci m'a prit ce que j'avais de plus cher. Mes parents pour commencer puis mon petit ami, la seule et unique personne qui me comprenait sans que je n'ai à parler. Le seul qui m'acceptait comme je suis. C'est douloureux. Comme si notre cœur se décomposait, tout devenant fade et sans intérêt. Puis il y a eu cette chaleur humaine externe, douce et intense. Une chaleur aidant à raviver le feu de notre âme. Ce n'est pas la même chose, c'est différent. Mais ça aide... vous m'avez aidé.

Je suis sincère. Je n'ai pas les détails de la situation de Ian mais il est clair que l'urgentiste ne supporte pas la perte de celle que son cœur a choisi. Elle n'est pas morte. Non, elle a fuit le premier obstacle de leur relation en y mettant un terme. Tout n'est donc pas désespéré pour lui. Je me montre à la fois sage et responsable pour une jeune fille mais une question me taraude.

-Ian ? Qu'est ce que tu attends de moi au juste ?

Surprenante interrogation mais quand on y pense pas injustifiée. Je suis toujours agenouillée devant lui et j'ai mes mains posé sur ces cuisses. Mon iris bleu transperçant son regard. Je lui pardonne. Je lui dois bien ça mais suis-je assez forte pour l'aider à remonter la pente ?




Mes LiensMes AnnexesJessie écrit en #ff9900
Revenir en haut Aller en bas
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 849
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Ven 26 Aoû 2016 - 16:16

C’est le regard posé sur la rousse qu’il parlait. Il avait peur en prononçant chacun de ses mots. Peur que ça ne plaise pas, peur de trop en dire. Il avait tout le temps peur en réalité alors ça ne changeait pas trop. Depuis ces derniers jours, il avait peur d’entamer une discussion avec quelqu’un. Il ne voulait pas recevoir le retour de flamme de la tempête qu’il avait laissé derrière lui. Lorsqu’il n’allait pas bien. Il essayait de s’ouvrir un peu plus aux gens maintenant qu’il allait un peu mieux. Mais ce n’était pas toujours très facile. Il n’avait jamais aimé affronter les problèmes, en même temps qui appréciait ça ? Il fallait être maso ou un truc du genre pour se faire volontairement mal de la sorte.

Il était tellement dans l’expectative de la réponse de Jessie qu’il ne remarquait pas vraiment qu’elle c’était levé, il attendant des mots froids et puissants qui ne ferais que le détruire un peu plus. De toute façon, il n’était bon qu’à ça. Détruire ce qui l’entoure. Il n’avait plus personne sur qui compter du moins c’était ce qu’il ressentait au fond de lui. Il était persuadé que tout le monde lui avait tourné le dos depuis qu’il était devenu con et qu’il aurait beau faire tous les efforts du monde tout ceci resterait pareil. Dans son esprit les gens étaient comme des statues de marbre qui restait tout le temps identique. Il aurait pu ouvrir un peu plus son esprit surtout après la transformation qu’avait subie celle qu’il avait aimée, mais il en était incapable.

Alors qu’il ne s’y attendait pas, une main vient se poser sur la sienne, il eut l’impression de sentir une décharge électrique lui parcourir le corps. Il n’était pas de nature très tactile et aurait rapidement retiré sa main s’il en avait eu la force et s’il n’était pas trop hébété par ce qui était en train de se passer devant lui. Il releva légèrement la tête, assez pour voir Jessie à genoux devant lui. Il cligna plusieurs fois des paupières comme si en faisant un tel geste, elle finirait par disparaitre et que tout ceci n’était en réalité un mauvais rêve. Il devait se rendre compte que ce n’était pas le cas. Il avala difficilement sa salive alors qu’elle semblait essayer de le réconforter.

Son cerveau fit de son mieux pour prêter attention à ce qu’elle était en train de lui dire. Il était touché en plein cœur par ce qu’elle était en train de lui dire. Il ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle lui avoua qu’elle ne savait pas de qui il était question. Il ne savait si c’était la vérité ou non. Il lui semblait que tout le monde à Emerald Freedom avait été au courant de la relation qu’il avait eue avec Rosaleen. Il avait fait de leur mieux pour le cacher, mais personne n’était vraiment dupe. La rumeur c’était répandu comme une trainée de poudre et lorsque Daniel était venu vers lui pour avoir une confirmation et qu’il avait fini rouge tomate, il n’avait pas fallu plus pour confirmer l’information. Tout ça semblait si loin à présent, il regrettait amèrement cette période de sa vie ou il avait l’impression d’être au paradis malgré les horribles événements qu’elle avait suivie.

Ian savait pertinemment au fond de lui que Jessie était bien différente de Rosaleen, rien que dans sa façon de les considérer. Il ne voyait en Jessie qu’une enfant que l’apocalypse avait fait grandir bien trop vite. Il se sentait même obligé de la couver un peu comme un père l’aurait fait. Aujourd’hui la situation était inversée et c’était des plus étrange. Un léger rayon de bonheur était en train d’apparaitre au fond des yeux d’Ian à la dernière phrase de la rousse. Il était fier de l’avoir aidé et de tout le chemin qu’elle avait parcouru.

- C’est normal d’avoir été présent. Je suis fier de tout ce que tu as appris…

Avant Jessie, il n’avait jamais eu l’occasion de voir un élevé aussi appliquée et assidue. En même temps, il n’a été titulaire que pendant quatre ans. Il a à peine eu le temps de voir ses internes devenir des résidents. Il soupirait en pensant à ça. Il avait l’impression que sa formation était loin d’être finie. Alors la rousse ne saurait jamais tout ce qu’un potentiel médecin a besoin de savoir. La situation n’avança pas jusqu’à ce que Jessie décide de le prendre dans ses bras. Ian resta interdit pendant une fraction de seconde avant de lui rendre timidement son étreinte. Il affichait un petit sourire nerveux sur son visage, il n’était pas du tout à l’aise.

- Merci de m’aider en retour alors. J’ai besoin de retrouver des repères et pour le moment j’ai beaucoup de mal.

Il n’en avait plus du tout en réalité, malgré sa réticence à accepter les câlins, il devait se rendre à l’évidence que ça lui avait fait du bien fou. Il avait besoin de se sentir aimé. Se rendre compte que quelqu’un tenait encore à lui ça fait un bien fou. Il n’était pas juste l’homme qu’on laissait dans le caniveau et qu’on appelait quand un nouveau blessé arrivait. Il existait en dehors de ça. C’est ce que beaucoup de personnes essayaient de lui faire entrer dans la tête sans vraiment y parvenir. Est-ce que cette petite rousse venait de réussir sans doute un peu ?

- Je t’avoue que je ne sais pas. Je suis venue te parler parce que je devais m’excuser. Il y a sans doute une raison sous-jacente, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

En réalité, il avait sans doute compris. Il avait juste peur des mots qu’il avait envie de prononcer, il regarda alors un bref moment par-dessus son épaule comme pour s’assurer que personne n’était en train d’épier leurs conversations. Avant de se tourner à nouveau vers Jessie.

- Je pense que je suis venue te voir, parce que j’avais besoin de confiance. Il me fallait quelqu’un qui me comprenait et que j’estimais beaucoup. Tu es aussi importante pour moi que peut l’être Jared. Je m’en suis vraiment voulu de t’avoir parlé si mal. Je suis vraiment soulagé que tu m’aies pardonné.

À son tour, il approcha la main de la tête de Jessie et dégager une mèche de cheveux de son front. Il fit de son mieux pour ne pas voir le visage de Rosaleen se dessiner sur le sien avant de poser ses lèvres sur son front. Il lui fit un petit sourire paternel.

- Tu es comme une fille pour moi, je m’en serais longtemps voulu de t’avoir perdu pour mes enfantillages.

Il appréciait beaucoup les enfants, et il était bien triste de ne pas avoir vu Jared grandir. Il en aurait été sans doute bien pire s’il s’agissait d’une fille. Il aurait aimé passer des heures à aider sa fille à habiller ses poupées ou à démêler ses cheveux. Il n’était pas doué avec l’expression de ses sentiments, mais cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas de cœur.



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Jessie Gardner
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/08/2016
Messages : 123
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Dim 4 Sep 2016 - 2:09

Qui aurait cru que l'enfant que j'étais, grandirait si vite ? Personne. La vie me dessine un peu plus chaque jour, elle ne me facilite pas la tâche et je me montre plus combative que je ne l'aurais pensé. Depuis ces longs mois passés ici enfermé, je n'ai montré à personne mon désarrois et ma tristesse. Pourtant, je me décompose. Je fuis les éventuelles relations que j'ai lié et même Ian ne semble pas s'en être rendu compte. Trop occupé à batifoler avec sa rousse. Je m'étais trouvé là l'occasion de m'éclipser mais le destin en a voulu autrement. La vie a raison de moi et je m'efforce d'être ce que l'on attend. Toujours présente. Toujours douce et docile. Je ne suis pas certaine qu'être cette fleur renfermée m'aide à survivre. Je n'ai pourtant pas le choix. Je n'ai plus envie de souffrir. Je n'en ai plus le courage. Et je le montre, je pardonne Ian par ce que je n'ai pas le cœur à le perdre. Lui il sait. Il sait à quel point j'ai souffert. Qu'aujourd'hui encore j'ai les larmes aux yeux comme en cet instant quand tout défile dans ma tête. Je me sens si faible et pathétique. L'idée me fit brièvement sourire car je sais au fond de moi qu'il ressent la même chose. On se ressemble beaucoup pourtant je ne suis pas encore totalement sereine, je ne parviens pas à m'exprimer comme je l'aimerais. Je donnerais n'importe quoi pour que ce soit aussi simple qu'avec Will. Will me manque terriblement. J'avale ma salive. Je fixe Ian de mes yeux brillant et larmoyant. J'espère qu'il n'y prêtera pas trop attention.

Je n'ai pas bougé. Je ne peux pas. Je crois que je tremble comme une feuille et je préfère rester agenouillée pour ne pas me ridiculiser. J'écoute. C'est à mon tour. A moi de capter les mots et de savoir lire entre les lignes. Je le rend fier. Je ne pensais pas pouvoir être la fierté de quelqu'un d'autre que mes parents ou un membre de ma famille. Je vois son malaise, sa difficulté à se livrer. Je sais que la confiance est une chose compliquée, on la gagne puis on la perd, parfois on la retrouve et certain en abuse... Je fais partie de ceux qui ont du mal à la donner. Je n'ai pas besoin d'être remerciée pour être près de lui. Il le sait à présent. Je le vois comme une figure paternel, un pilier dans ce nouveau monde. Je n'ai plus de famille et je commence à m'en construire une. C'est différent mais c'est essentiel. Je suis trop vieille et trop mûre pour être une enfant, trop jeune pour être une femme et une mère... alors je trouve dans mon quotidien les ressources nécessaires à mon équilibre émotionnel. Chose que Ian s'amuse à semer derrière lui par ces excès de colère. Il cherche des repères. Est-il aveugle ? Je vais finir par le croire. Il est entouré. Il est apprécié pour ce qu'il est, pour l'aide qu'il apporte à la communauté et il est incapable de s'en rendre compte. Lui, il n'est pas seul. Il ne passe pas ces journées à fuir la compagnie. Lui... il a un fils ici et il ose se fourvoyer. J'aurais pu monter en pression mais j'esquisse un sourire. Il a juste besoin d'une main pour lui montrer la voie.

Des excuses. Un prétexte selon moi et j'en reste convaincue. Pas grave. Je n'ai pas besoin qu'il s'étale. Je sais. Il avait juste besoin de voir de l'amour dans les yeux de quelqu'un qu'il appréciait et je lui avait offert tout ceci sur un plateau d'argent. Je l'avait forcé à m'étreindre, il s'y était résigné assez platement mais au final je l'ai senti se détendre. Bien que cette expérience soit nouvelle pour tous les deux, elle fut bénéfique. Il épia derrière lui pour vérifier que l'on ne serait pas dérangé avant de se retourner vers moi :

-Je pense que je suis venue te voir, parce que j’avais besoin de confiance. Il me fallait quelqu’un qui me comprenait et que j’estimais beaucoup. Tu es aussi importante pour moi que peut l’être Jared. Je m’en suis vraiment voulu de t’avoir parlé si mal. Je suis vraiment soulagé que tu m’aies pardonné.

A ces mots je perds mon sourire. Je me sens transpercée. Vidée. Je n'aurais pu imaginer cela une seule seconde. J'ai la boule au ventre et son geste me fait frémir. Je ferme les yeux et le laisse dégager une mèche de mon visage. Mon père me manque. Je serre les dents et déglutie avec difficulté. Laissant une larme couler le long de ma joue. Je ne suis qu'une enfant que la vie a poussé dans le monde adulte mais leur amour me fait défaut et parfois j'en aurais bien besoin. Je me remémore leur visage souriant, pour rien au monde je ne souhaiterais les oublier. Je me mord la lèvre inférieur quand l'urgentiste m'embrasse avec douceur sur le front. J'ouvre mes paupières pour lui adresser un sourire reconnaissant. Nous avons tout les deux progressé avec cette discussion, il est peut-être temps de laisser tomber les barrières. Peut-être temps pour moi d'accepter cette nouvelle vie sans eux. Ces derniers mots me paralysent.

-Tu es comme une fille pour moi, je m’en serais longtemps voulu de t’avoir perdu pour mes enfantillages.

Une fille. Il ne pouvait pas me rendre plus heureuse qu'en cet instant. Il ne remplacerait pas mon père mais il aurait au moins le mérite d'agir comme tel et de prendre soin de moi comme il prendra soin de Jared. Je laisse glisser les larmes sur mes joues, elles me font le plus grand bien. La première fois en neuf mois que je m'autorise à faiblir devant quelqu'un. J’enfouis ma tête dans mes bras sur ces genoux et je m'abandonne. J'étais décidée à lui apporté mon aide et la thérapie se retournait contre moi. Mesquine. Double jeu. Ce qui vaut pour l'un vaut pour l'autre. Les mots ne sortirent pas d'entre mes lèvres mais j'espérais qu'il comprenne que pour moi, dans mon cœur il avait ce statut paternel qui lui donnait le droit de me protéger et me préserver. Je tente de me calmer. J'ai besoin de m'exprimer mais je n'y parviendrais pas avec de tels sanglots. Je renifle. Essuie mes larmes à revers de manche. Je souffle. C'est donc la voix tremblante que je m'adresse à Ian :

-Tu... Tu ne vvo-vois... p-pas.

Je bégaie. Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Fronçant les sourcils, je tente de me ressaisir. Je lui prends la main et la pose sur son cœur. De la mienne j'abaisse ces paupière avec délicatesse pour qu'il ferme les yeux. Il doit comprendre que ce qu'il ressent est aussi important que ce qu'il pense. Ma voix est douce, basse presque un murmure :

-Tu es entouré Ian. Juste que tu oublis de le voir, tu préfère fuir pour ne pas affronter tes erreurs mais je suis certaine qu'ils seront tous prêt à te pardonner et t'épauler. Tu n'es pas qu'un médecin... tu es un ami, un compagnon de rigolade, un confident, un père... Tu n'es pas seul.

Je souffle. J'ai besoin de me redresser, de me délayer les jambes ankylosée par la position. Je me lève. Doucement. J'ai des fourmis dans tout mon membre et me met à tapoter du pied pour rétablir la circulation. J'aimerais prendre l'air. Voir un joli paysage et me sortir d'entre ces quatre murs. Je fixe le vide imaginant l'orée d'une forêt, son odeur de conifère et sa dense végétation. Perdue dans mes songe je continue de m'adresser à mon mentor :

-Je déteste voir les familles qui sont ici et réunis alors que moi rien ne m'a sourit. Tout m'a été enlevé et il ne me reste rien dans ce foutoir. Même cette école que j'aimais tant me rebute au point que j'aimerais aller dehors parfois. Tu as de la chance d'avoir Jared, tu devrais t'ouvrir un peu plus avec lui et ne pas passer à côté des choses de la vie. J'avais prévu de fuir... de ne pas revenir ici...

Une étrange révélation. Je doute qu'il me croit capable de faire une telle chose. Thalia ne me l'aurait sûrement jamais pardonné et j'aurais peut-être fait plus de mal que je ne l'aurais voulu. Mais savent-ils seulement ce que moi je ressens ? Seule. Perdue. Inutile. Un coup trop mature, un coup trop jeune... Je n'ai l'âge de rien pourtant j'ai survécu jusque là et à plus d'épreuve mentale que la plupart sans rechigner, sans me plaindre... Certes les pages de mon journal sont noires et moroses mais ils ne le savent pas, mon petit trésor est bien gardé sa lecture est interdite. Du moins tant que je serais vivante...




Mes LiensMes AnnexesJessie écrit en #ff9900
Revenir en haut Aller en bas
Ian F. Lennon
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 21/11/2015
Messages : 849
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Lun 5 Sep 2016 - 11:00

C’est un regard de détresse qui apparait sur le visage de l’urgentiste qui ne s’attendait pas du tout à une telle réaction. Il regardait la rousse un instant ne sachant pas vraiment quoi faire. Il la voyait bien pleurer devant lui. Il en avait peut-être dit un peu trop. Il avait du mal à appréhender l’impact de ses mots sur les personnes qu’il avait en face de lui. C’est bien pour ça qu’il devenait parfois méchant sans même s’en rendre compte. Une petite voix au fond de son être lui soufflait de faire quelque chose, mais il ne savait pas du tout comment réagir. Par moment il aurait aimé être plus sociable pour ce genre de chose. Il se leva donc à son tour pour aider la rousse à se relever. Il la tenait fermement pour qu’elle puisse s’appuyer sur lui et reprendre ses esprits.

- C’est vrai… J’essaye de me soigner, mais je n’y arrive pas. Je préfère fuir que d’affronter mes problèmes, ça a toujours été mon plus grand défaut et ça le restera sans doute encore longtemps. J’ai peut-être beaucoup de casquettes pour beaucoup de gens ici, mais toi aussi tu es importante. On est très content de t’avoir, Evelynn ne serait sans doute parmi nous si tu n’avais pas assuré le temps que Thalia aille mieux.

Elle était en train de lui faire des compliments tellement adorables, il se devait de lui répondre. Elle avait encore toute la vie devant elle pour devenir quelqu’un c’était bien dommage de s’arrêter en si bon chemin juste à cause d’un manque de confiance et de sociabilité. Il fit un petit sourire à la rousse. D’une certaine façon, elle lui faisait la morale sur son fils. Elle ne pouvait pas comprendre le problème qu’il y avait dans cette histoire, il n’avait pas envie de le relever plus que ça. Il se contentait de lui sourire. Elle était triste de ne plus avoir de famille ce qui pouvait parfaitement se comprendre. Ian tapota doucement sur son épaule avec un geste un peu plus maladroit qu’il l’avait espéré. La famille était quelque chose de très important pour la stabilité de quelqu’un. L’être humain a besoin d’un modèle à suivre, tout en devenant lui-même un modèle pour quelqu’un, si une pièce flanche c’est toute la hiérarchie qui s’effondre avec.

- Tu sais, la famille ne s’arrête pas avec le sang. Ce n’est pas parce que génétiquement deux personnes n’ont rien en commun qu’elles ne peuvent pas faire partir de la même famille. Alors oui, tu as perdu les tiens, mais ça ne doit pas t’empêcher de créer de nouvelle marque ici avec de nouvelle personne.

Il essayait de lui sourire tendrement même s’il avait un peu de mal. Sourire sur commande n’avait jamais été son fort. Il était beaucoup plus à l’aise avec les expressions neutres voir fermé. Il avait fini par lâcher la rousse et elle était debout devant lui. Elle mesurait quelques centimètres de plus que lui ce qui ne rendait pas la situation comique pour autant. La force de l’urgentiste n’était pas proportionnelle à sa taille, heureusement puisque pour un homme, il était relativement petit. Elle n’aimait pas les familles, il ne pouvait comprendre, lui non plus. Même si son père était revenu et que son fils trainait dans le coin, ils étaient loin de former une famille pour autant. Ils étaient cabossés et avait tous des défauts qui les empêchait de se rassembler pour se faire de câlin, ça n’avait rien à voir avec les Gallow qui semblait pratiquement nager dans le bonheur ce qui semblait presque contradictoire au vu de ce qu’il avait vécu.

- Tu aurais fuit pour aller où ? Il n’y a plus aucun endroit un minimum sécurisé dans le coin… Il te serait peut-être arrivé la même chose que Rosaleen… Crois-moi, ici ce n’est pas si horrible.

Son cœur se serrait un instant, il ne savait toujours pas ce qui avait eu lieu là-bas et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé de comprendre. Une chose est sûre, elle était partie pendant trois jours et la chose qui était revenue n’avait plus rien à voir avec celle qu’il avait aimée. Il s’était contenté de répondre à Jessie de façon réfléchie. Il n’avait pas l’intention de lui faire une scène sur les raisons qui lui faisait penser ça. Il voulait simplement comprendre et pour quoi ne pas lui expliquer calmement pourquoi son idée était mauvaise. Il n’avait pas l’intention de la juger, par moment lui aussi avait eu envie de partir, mais il était conscient que seul dehors il ne survivrait pas bien longtemps, alors il restait là et puis maintenant que les militaires n’étaient plus c’était tout de même bien plus agréable d’y vivre.



☩ Walking Down On The Road So Far ☩

Mes AnnexesIan écrit en #990000

Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Why did it have to end?   Aujourd'hui à 3:24

Revenir en haut Aller en bas
 

Why did it have to end?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-