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 i'm the designer of my own catastrophy

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Tamara C. Kroeger
Tam Capone
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MessageSujet: Re: i'm the designer of my own catastrophy   Mer 7 Sep 2016 - 17:53

Parlait de moi, ce n’était pas toujours facile, mais avec Buzz c’était si simple. Pas de prise de tête une discussion simple et sincère. Je parlais, comme je ne l’avais encore jamais fait depuis le début de l’épidémie. J’avais l’impression que mon passé disparaissait comme un mauvais rêve. Il s’agissait de chose que Dante savait déjà alors je me voyais mal lui parler de mon existence. J’enchainais les phrases les idées et j’avais l’impression que le flot de paroles que je débitais n’allait jamais s’arrêter. Pour une fois que je n’étais pas en train de raconter de grosse ineptie, je n’allais pas me plaindre. J’avais envie de dire à Buzz de me faire taire, cependant je savais qu’au fond de lui il était curieux après tout il n’aurait pas continué de me faire parler sinon.

- C’était encore plus dingue dans ma tête ce qui n’explique sans doute pas mal de chose.

Je lui souriais amicalement, j’aimais ma vie et je ne regrette rien et pourtant, il y a ce poids qui reste tout de même. Ce n’était sans doute qu’une ombre sur le tableau, mais pratiquement jusqu’aux derniers jours où j’ai allumé mon ordinateur, j’avais été sur sa page Facebook pour voir ce qu’il devenait. Je n’étais particulièrement fière de moi et je n’en avais même pas parlé à Dante. Je suppose que chacun à ses secrets et qu’il est préférable de ne pas les dévoiler sous peine de passer pour une psychopathe. Enfin, j’avais toujours été une stalkeuse retenant toutes les petites informations même celle qu’il semblait inutile sur les stars que j’aimais.

- Oui, c’est comme ça qu’on s’est rencontré. J’avais une superbe couverture dans mon lycée avec ma réputation de lesbienne du coup, je pouvais m’amuser comme je voulais.

J’affichais un petit sourire coquin, j’étais loin de me formaliser pour ce genre de chose. Je finit par me lever de la chaise les yeux fixer dans le lointain. J’arrivais à distinguer les environs à la lumière de la lune et des étoiles uniquement parce que je connaissais le décor par cœur. Ma respiration ralentissait un peu alors que je pensais à ma rencontre avec Dante, c’était parfaitement inattendu et parfaitement génial. Pendant un instant, j’avais l’impression d’avoir une vie plus pourrie que la sienne, je ne savais pas si je devais en être fière ou pas, mais j’étais plutôt satisfaite de moi intérieurement.

- Non, je devais être trop défoncé pour ça, tu as eu de la chance.

J’affichais un petit sourire alors que je lui répondais. Je n’avais pas fait payer qui que ce soit sur le sol américain parce que j’étais là pour passer des vacances et m’amusait sauf que pour moi ses mots étaient synonyme de partie de jambe en l’air donc il me fallait trouver des partenaires dignes de ce nom.

- La réponse à la question, c’est qu’on a arrêté nos conneries pour avoir des vies plus ou moins normales. Bon j’avoue, tout n’a pas été très facile puisqu’on est parti comme des voleurs et qu’on n’avait aucune économie, mais on s’en est bien tiré. Il a fini par devenir barman et moi j’étais vendeuse dans une boutique de jeux vidéo.

Enfin, ça c’était le côté face de la pièce ou la partie immerger de l’iceberg, le nombre de métaphores utilisable était sans doute très élevé alors je n’allais pas toute les énumérée dans ma tête. Je me contentais de reprendre la discussion comme si de rien était.

- Bon j’avoue j’ai fait quelques extras dans bien des domaines, j’ai créé des costumes, j’ai fait du pole dance, j’ai posé nue pour des artistes et j’ai même tournée dans un porno. Quand on aime la luxure, c’est quelques choses qui restent.

Voilà, Buzz connaissait à présent tout ce qui était important dans ma vie. Je n’avais absolument plus aucun secret pour lui. Je n’avais pas l’impression que les choses et changer pour autant. Un petit regard en coin vers lui, il ne me semblait guère plus bouleverser que lorsque je lui avais annoncé que j’étais enceinte. Rien n’avait changé et c’était tout aussi bien. Il ne manquait plus qu’une phrase de conclusion pour faire une parfaite dissertation alors j’ajoutais quelques mots.

- Voilà, maintenant tu connais toute la vie trépidante de Tamara Kroeger, celle qui s’est fait appeler Engel puis Tamriel et qui maintenant survie à une apocalypse de mort vivant. Je pense que l’histoire est terminée. Et oui je parle de moi à la troisième personne.

Je marquais une pause histoire de lui laisser le temps d’ajouter un commentaire s’il le voulait. Je commençais doucement à fatiguer, je ne savais pas depuis combien de temps je parlais avec lui, mais c’était parfaitement plaisant en tout cas.

- Maintenant c’est à ton tour de raconter la tienne. Tu as rencontré comment Nara ?



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MessageSujet: Re: i'm the designer of my own catastrophy   Lun 12 Sep 2016 - 9:25






i'm the designer of my own catastrophy

A écouter tout ça, il fallait bien reconnaître que Tam n'avait pas eu un parcours commun. Loin de là même. Sa vie était unique. Et elle ne semblait pas rougir de son passé. Au contraire, elle était fière de tout ça, de ce que cela lui avait apporté. Buzz comprenait qu'elle ressente une sorte de poids, ils portaient tous certaines choses qui restaient assez lourdes. Mais il devait bien l'avouer, tout cela avait fait de Tamtam la jeune femme qui se tenait là ce soir devant lui. Et c'était vraiment quelqu'un de top. Il était heureux de devoir survivre avec des gens comme elle. Il se sentait moins seul ainsi. Et savait qu'elle était capable de le comprendre. Si elle trouvait un peu de réconfort et de paix avec lui, à parler ce soir comme s'ils étaient deux potes de longues dates, et bien il en était heureux. Le tatoué aimait voir les sourires sur le visage des gens, et celui de Tam était merveilleux et surtout très communicatif.

Visibement avec Dante ils avaient décidé de changer tout ça, de prendre un virage à 180°. Changer de vie du tout au tout n'était pas chose facile. Il fallait avoir de la volonté et surtout de la force pour affronter tout ce que la vie de Seattle imposait. Ils étaient restés soudé dans leur amitié malgré les obstacles et ça c'était chouette.

Buzz pencha la tête en fronçant les sourcils pour avalé ce que Tam énuméra encore comme choses particulières. Un peu plus un peu moins. Du porno ? Rien que ça ! Mais en même temps ça ne l'étonnait pas. Rien ne l'étonnait plus avec Tam. « -t'as posé nue ?! Intéressant ça ! » Il le regarda de haut en bas, comme s'il évaluait le potentiel modèle qu'elle pouvait avoir, avant de lui sourire et d'ajouter : « -j'adore dessiné du nu. » Ce n'était pas une connerie. Il en avait crayonné pas mal sur ses feuilles de dessins, et il était doué pour ça. Le corps de la femme étai un trésor et cela l'avait toujours fasciné d'en dessiné les courbes.

Lorsqu'elle posa un point final à son récit de vie, Buzz bougea la tête d'avant en arrière, une moue sur les lèvres, comme s'il appréciait le roman qu'il venait de lire. C'était toujours intéressant de mieux connaître les autres. Cela apportait un peu plus de valeur aux relations. Beaucoup pouvaient sans doute juger Tam pour son rapport à la chair, Buzz s'en foutait. Il était lui aussi accro au sexe, et il n'y d'après lui aucun mal à cela. « -oui je vois ça, ça fait très pompeux. » conclue-il à son tour avant de rire. « -de quoi ? » demanda Buzz comme s'il n'avait pas entendu sa demande. Il venait de stopper son rire presque d'un coup. « -tu veux que moi je raconte aussi ? » demanda-t-il à nouveau en se pointant du doigt. « -non mais tu va t'ennuyer après l'histoire que tu viens de me raconter. » ajouta-t-il avec un sourire en regardant ailleurs.

Mais en même temps c'était une certaine preuve de confiance qu'elle venait de lui offrir en lui parlant ainsi de sa vie passé. Peu de gens ici devait connaître tout cela. « -bon d'accord. » Cherchant trois secondes par où commencer, il fit bouger ses lèvres en regardant le sol, ayant caler à nouveau son dos contre la palissade. « - bon alors comme je te l'ai dis, je sais pas qui sont mes parents et j'men tape vraiment. J'ai grandit dans un orphelinat de la ville. Et en réalité je suis parti assez vite en couille. J'crois qu'à six ans j'étais déjà en train de faire appel à mon imagination débordante pour inventer des crasses à faire aux surveillants. Surtout à un… Qui pouvait pas voir ma gueule même en peinture. »

Buzz leva les sourcils en repensant à ce mec. C'était peut-être moche, mais il espérait qu'il se soit fait bouffer bien comme il fallait. « -tu vois dans le genre les corvées de chiotes, elles étaient toujours pour ma tronche. Enfin de toute façon, peut importait ce que je faisais, c'était toujours de la merde. Que du bonheur pour se construire une personnalité pleine d'estime et de confiance en soi. » ironisa-t-il. « -à 15 ans, je me suis tiré, mon sac sur le dos et ma bite sous le coude. » Aller savoir pourquoi, Buzz chercha une nouvelle cigarette dans son paquet. Il y avait des passages peu plaisant dans sa vie, des choses qu'il n'aimait pas faire remonter à la surface. Mais Tam lui avait parlé de sa vie, alors il se devait d'en faire de même.

« -à traîner dans les rues et dormir un peu où j'pouvais, j'me suis fais repéré par des mecs d'un quartier. A l'époque j'étais encore jeune, et à part les murs de l'orphelinat j'connaissais pas grand-chose à la vie. » Il alluma sa cigarette et reprit : « -c'est là que j'ai fais la rencontre de deux amies qui furent très fidèles durant de longues années : la clope et la drogue. » Recrachant la fumée, il ajouta en regardant Tam : « -ça fait un peu mélodrame à ouais ! » Et pourtant c'était pas encore fini…



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Tamara C. Kroeger
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MessageSujet: Re: i'm the designer of my own catastrophy   Mar 13 Sep 2016 - 11:20

Je ne remercierais sans doute jamais assez Buzz de m’avait écouté parler alors que la nuit était en train de défiler et que nous nous racontions nos états d’âme. Ce n’est pas toujours facile de discuter avec d’autre personne. La vie n’est pas un long fleuve facile mais c’est justement ce qui lui offre toute sa saveur. J’avais hâte de connaitre son histoire, je sais que chacun à se crasse dans la vie et je savais déjà que celle de Buzz était monumental. Rien que de l’entendre parler de sa vie en internat me laisser le présumer. Je souriais lorsqu’il releva que j’avais fait des photos nues. C’était une superbe expérience, mais malheureusement je ne réitérais pas l’expérience avec lui. Tout se savait bien trop vite ici et je préférais éviter les futures embrouilles que ça pourrait attirer et Dieu c’est à quel point je les attire.

- Que des femmes je suppose. Je sais pas pourquoi mais mon petit doigts me dit que les hommes ce n’est pas trop ton truc.

Il était toujours plus agréable de dessiner le sexe qui nous attire, si j’avais un talent pour le dessin ou la photo, je sais très bien que j’aurais prit des femmes pour modèle, tant qu’à faire avec de longue chevelure et plein de tatouage sur tout le corps. J’aimais les tatouages, oui c’était un peu évident. Je sais parfaitement que tout le monde le sait et que c’est plus un secret pour personne, mais j’aime bien enfoncer des portes ouvertes. Je voulais en voir tout partout sur mes hypothétiques modèles. Je souriais en pensant aux magnifiques courbes que je pourrais avoir sous les yeux. Avant d’écoutait un peu plus l’homme devant moi. Il me confirmait que ça faisait un peu pompeux, mais c’était une partie intégrante de mon exubérance alors je souriais comme à mon habitude.

- C’est la soirée confidence, tu peux bien participer un peu aussi. Promis je me servirais pas de toutes les informations que tu vas me délivrer contre toi lors de ton passage devant un tribunal. Oui, j’ai regardé trop de film policier.

Encore un nouveau sourire qui s’étire sur mes lèvres. Je savais qu’il valait mieux d’étendre l’atmosphère-re tant que j’en avais la possibilité. Bientôt le sujet se ferait sans doute un peu plus sérieux. Je ne connaissais pas vraiment sa vie ni comment il l’aborder. Je me doutais vaguement que comme moi il ne se prendrait pas vraiment très au sérieux. Mais vaux mieux prévenir que guérir comme on le dit si bien. Je lui fais mon plus beau regard de biche pour le forcer à accepter. Je voulais vraiment connaitre son histoire. Non pas en contre parti de la mienne que je venais de lui raconter, mais simplement parce que j’étais intrigué. Je voulais connaitre un peu mieux la personne qui se cache derrière la carapace de folie que tout le monde connait ici.

- Si vraiment tu ne veux pas m’en parler, je comprendrais mais s’il te plait raconte moi, sinon ma curiosité ne sera jamais assouvie et je ne pourrais plus jamais dormir en paix.

J’avais sans doute l’air d’une gamine qui faisait une crise existentielle pour comprendre ce qui se passe. Je souriais doucement alors qu’enfin, il commencer à me parler. J’écoutais alors simplement pour ne pas l’interrompre et le couper dans son élan. Il était orphelin, ce qui devait sans doute être déjà bien triste. Je ne connaissais rien à la vie des centres, mais le peu que les films m’avaient appris c’est que c’était loin d’être rose. Je n’étais pas vraiment étonné d’apprendre qu’il avait fait le maximum de crasses aux surveillants. Déjà jeune déjà une graine de rebelle. Le délit de faciès, je l’avais connue un peu. Je l’avais plutôt bien vécu, mais j’étais déjà grande. Lui n’était qu’un enfant à ce moment la et n’avait sans doute pas compris ce qui lui arrivait à l’époque. Ce devait vraiment être dur…

- Ma bite sous le coude ? Y a personne qui t’a cherché ? Tu as dormis dans la rue ?

Je l’avais fait aussi, mais bon, c’était l’été entre pote et j’étais plus vieille. C’était quand on était trop mort pour se rappelait ou on habitait. Je comprenais bien que ça vie devait être encore plus dur que la mienne. Les mauvaises rencontres, celles qui te poussent à faire des conneries, il en avait eu aussi. On en a tous a un moment donné. Beaucoup avait trouvé que Dante était une mauvaise rencontre, mais au final, il était la meilleure qui ne me soit jamais arrivée.

- Un petit peu, mais je suppose que c’est la vérité. Je t’avoue que j’ai préféré l’alcool à la clope. J’ai jamais beaucoup fumé, enfin une de temps en temps quand j’en taxé. Je me suis jamais acheter un paquet pour ne pas m’y mettre totalement. Et la suite du coup ! Je veux savoir comment tu as rencontré Nara j’ai dit !



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MessageSujet: Re: i'm the designer of my own catastrophy   Mar 20 Sep 2016 - 18:56






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« -c'est même pas une histoire de goût en fait, c'est juste que des balloches qui pendent et un spaghetti tout mou y'a rien de beau là dedans. Les courbes d'une femme c'est bien plus beau. » Bon, il se serait sans doute senti un poil mal à l'aise si un mec s'était mit à poil devant lui pour qu'il puisse dessiner son corps. Mais ce qu'il venait de dire était la vérité sur sa façon de penser. Tous étaient harmonieux dans le corps d'une femme, tout en courbes, en rondeurs, en délicatesse.

Buzz sourit amusée de la réflexion de Tam sur les films policiers. De toute façon, il ne voyait pas à quoi pourrait lui servir ce qu'il allait raconter. Même s'il tentait de se faire accepter par les gens du chalet, dans le fond, il s'en foutait bien de ce qu'ils pouvaient tous penser. Il avait passé sa vie avec ce mode de penser, et ce n'était pas à cause de l’apocalypse que ça allait changer. Et puis ça se voyaot sur sa tronche qu'il avait un passé de drogué, alors si jamais Tam balançait l'info un jour, ça ne serait un scoop pour personne. « -n'exagère pas quand même. » répliqua Buzz avec un haussement de sourcils et un sourire en coin. Il ne la força pas à le supplier plus que ça, et commença son récit.

« -ba tu sais un gamin qualifié de difficile, qui réponds, qui fait ce qui lui passe par la tête, qui tag les murs des chiottes, et pas que ceux là d'ailleurs, et dont personne n'a jamais voulu comme gamin... » Buzz gonfla ses joues, et écarquilla ses yeux avant d'ajouter : « -ba ouais, tout le monde s'en cogne de savoir où il est passé. S'ils m'ont cherché, ils ont pas dut le faire très longtemps. Et franchement, j'avais pas la moindre envie de retourner là bas. » Il tira sur sa clope et reprit pour répondre à Tam : « -ouais j'ai passé pas mal de nuit dehors. J'adorais dormir sur le banc d'un parc. Enfin, je suis pas resté super longtemps sans foyer. J'sais pas, peut-être trois mois. »

C'était pas plus mal pour elle de ne jamais avoir commencé sérieusement à fumer. Parce qu'aujourd'hui, Buzz avait bien du mal à faire sans. C'était physique. Il en avait besoin. Il savait très bien qu'il devenait irritable, voir même un vrai gros con lorsqu'il n'avait pas eu sa dose de nicotine. Mais il allait bien falloir qu'il parvienne à se sevrer un jour. Parce que dans le monde actuel, les clopes n'étaient plus fabriquées… Alors même si pour avoir cette petite sensation et cette odeur qu'il aimait, il était prêt à fumer n'importe quelle marque, un jour ou l'autre, il devrait s'en passer vraiment. Devrait peut-être se penché sur les gommes à mâcher ou les patchs, c'était sûrement pas ce que les gens avaient piqué en prio dans les pharmacie… A méditer.

« -ouais ça vient ça vient, mais si je te parle direct de Nara tu loupes un bon paquet de chapitre de ma super vie ! » Buzz délcara cela avec aplomb comme si il était en train de lui parler du meilleur roman du monde. Il reprit une bouffer de tabac, et du coup il dit : « -bon en gros j'ai passé pas mal d'années à faire de merde. Mais de la bonne merde quoi. J'y suis pas allé molo dans les conneries. Et je crois qu'en matière de dope, j'ai tout tester. Même si j'ai jamais été accro à l'héro ou la cock. J'sais même pas comment mon cerveau fonctionne encore. Enfin bref… passons. » Il se racla la gorge, et se passa la langue sur les lèvres. Avant la chapitre ma vie prends un nouveau tournant, il y avait le gouffre… La chute de dingue, l’élément déclencheur qui lui avait cessé de se foutre en l'air.

« -lorsque j'ai rencontré Nara, j'avais déjà tout arrêté. J'étais clean depuis presque un an. » Le dessinateur se gratta le front, sa clope toujours entre les doigts. Est ce qu'il était vraiment nécessaire de parler de Sony… Tam voulait connaître la partie love story, pas le côté bien moche. Alors Buzz décida de mettre ça sous silence. « -J'ai toujours aimé dessiné. Même si c'était des bites et des culs dans les chiottes d'un vieux bar… Alors lorsque j'ai repris ma vie en main, j'ai décidé de faire une école d'arts. J'étais doué que pour ça. Mais bon ça coûtait une blinde alors j'ai bosser dans une pizzeria comme un dingue pour mettre de côté. J'voulais vraiment devenir comme le mec que j'admirais plus que tout, un artiste avec un talent de fou. »

Son regard se posa dans le vide, alors qu'un sourire en coin se dessinait sur ses lèvres. Il arrivait à la belle partie de l'histoire… Et c'était étrange de se dire que tout ça était si loin aujourd'hui.



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MessageSujet: Re: i'm the designer of my own catastrophy   Mer 21 Sep 2016 - 18:23

J’écoutais l’histoire de Buzz avec attention. J’étais contente qu’il accepte de tout me raconter. Sa vie était loin d’être rose au contraire, mais c’était sans doute ce qui faisait sa force. Je comprenais parfaitement tout ce qu’il avait dû ressentir dans sa vie. J’étais triste pour lui et en même temps fière de ce qu’il était devenu. Je posais une main sur l’épaule de Buzz alors qu’il parlait toujours de sa vie. Ce n’était ce genre de personne que j’aimais ce qui se battait et qui ne se laissait pas abattre. Il était devenu quelqu’un de bien par force de caractère et non pas parce qu’il était né avec une cuillère en argent dans la bouche.

- Tu t’es battue pour remonter la pente et ça prouve une fois de plus que tu es devenue un mec bien et responsable quand tu en as envie. On est pareil nous deux, s’est marqué sur nos corps et inscrit dans la lueur qu’on dégage de nos yeux.

Il y avait cette envie de se battre envers et contre tout. On savait ce que le mot survivre voulait dire, et ce même avant que cette connerie nous tombe sur la gueule. Je bâillais doucement alors que j’étais également appuyé à la barrière du balcon. Je sentais que j’avais un peu plus de mal à garder les yeux ouverts que quand j’étais venu le rejoindre ici. Peut-être qu’il était temps de partir ce coucher. Je ne savais pas l’heure qu’il était, je n’avais pas acquis la capacité de lire l’heure par rapport aux étoiles contrairement à d’autres dans le camp. J’étais contente d’avoir pu discuter avec lui.

- Tu sais ton histoire est triste et belle à la fois. Tu allais enfin tout avoir pour être heureux. Une nouvelle famille si on peut dire, ni nouvelle vie, un nouveau boulot. L’apocalypse à effacer tous tes espoirs comme la pluie un dessin fait à la craie sur le goudron. Je commence à faire dans la poésie ce doit être à cause de l’heure avancée.

J’affichais un petit sourire en coin avant de me grandir légèrement et de lui coller un bisou sur la joue en toute amitié bien sûr. J’étais crevé, la preuve, j’allais finir par rentrer dans la face discussion philosophique sur la vie et le reste. Je souriais doucement. J’imaginais ce que serait devenue ma vie en presque un an sans tout le monde que j’avais croisé. J’aimais chacun d’eux et j’étais heureuse de la vie que j’avais menée.

- Je vais aller me coucher, j’espère que ton tour de garde est presque fini. Je te souhaite bon courage, mais j’en peux plus, j’ai vraiment besoin de dormir. Grâce à toi, j’ai pu mettre en place tout ce qui trainait dans ma petite tête.

Je fis quelques pas en arrière avant de lui faire un petit geste de la main. J’avais besoin de reprendre mes esprits et me reposer. Parler à cœur ouvert avec lui avait chassé bon nombre des problèmes que j’avais dans la tête. Je savais que je pourrais venir le voir si un jour j’en avais besoin, ce qui serait également vrai pour l’inverse. J’étais contente de pouvoir me glisser dans mon lit et trouver le sommeil sans passer une demi-heure à tourner. Comme quoi veiller tard c’était vraiment pratique dans certains moments. J’avais depuis longtemps oublié ce que c’était que de faire un raid avec des Japonais et ce coucher à une heure absolument déraisonnable. C’est avec un léger sourire sur les lèvres que j’ai fini par trouver le sommeil. Je n’ai pas fait de rêve cette nuit-là et ce n’était pas plus mal.



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