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 I pull you under just to save yourself

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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: I pull you under just to save yourself   Jeu 11 Aoû 2016 - 17:22


''I pull you under just to save yourself''
ft. Ian




Le temps avait passé et cela faisait plus d'un mois que Rosaleen était rentrée, qu'ils avaient retrouvé dehors cette femme qui n'avait plus rien de celle qu'elle était avant, si ce n'est son apparence. Et encore, là aussi il y avait eu du changement : ses yeux ne brillaient plus comme avant, ils étaient la plupart du temps vide de toute émotion, ne laissant entrapercevoir que cette âme brisée qui flottait quelque part dans les méandres de ce corps désormais souillé par les Hommes. La rousse ne s'en était pas remise, pas encore. Elle avait expliqué à Ayden ce qu'elle avait vécu mais il y avait encore du chemin à faire pour qu'elle reprenne pied. Elle ne parlait toujours pas, si ce n'était que de simples mots comme un ''bonjour'', ou un ''merci'' ; cela lui coûtait de l'énergie bien qu'elle ne sache pourquoi et, à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, elle avait l'impression que tous ses démons allaient en sortir et qu'elle se mettrait à pleurer sans pouvoir s'arrêter. Alors elle préférait garder le silence, se contentant de signer ses pensées. La jeune femme évitait toujours les contacts physiques qui lui étaient douloureux, elle peinait à accepter ne serait-ce qu'un frôlement, mais elle essayait de faire un effort, parce-qu'elle ne savait que personne ici n'y était pour quelque chose.

Durant tout ce temps la galloise n'était que sortie de sa chambre pour aller aux salles d'eau, ou cet autre jour quand il y avait eu l'intrusion des singes au lycée ; ça aussi, ça lui avait coûté. Elle avait eu du mal à être ainsi entourée de tout le monde et s'était contentée, une fois la ''menace'' mise hors d'état de nuire, de s'en retourner à sa chambre sans un mot. Elle avait surmonté les cadavres des Hommes quelques mois plus tôt, elle avait finit par comprendre qu'ils n'avaient pas eu le choix même si elle ne l'acceptait pas ; était-ce donc pareil dans le cas de ces pauvres animaux ? Probablement.

Ce n'était cependant pas avec cette idée qu'elle se réveilla ce matin là, et l'idée qui lui taraudait l'esprit lui faisait atrocement peur : aller voir Ian. Parce-que depuis qu'elle était ''revenue'', ils n'avaient pas réellement discuté, et la jeune femme était d'ailleurs consciente de ne pas avoir fait de pas vers lui. C'était de sa faute, elle le savait, et elle était reconnaissante de lui avoir laissé du temps, mais elle ne pouvait pas l'éviter plus longtemps, parce-que ce n'était pas correct envers lui.

Alors elle s'était préparée, observant un instant son reflet aux traits tirés et aux cheveux en batailles que lui rendait la vitre ; ça non plus elle ne le supportait pas, voir ce qu'elle était devenue. En soupirant, elle s'était dirigée vers ses maigres affaires, s'attachant les cheveux pour avoir l'air un peu moins pouilleuse et laissant au passage un mot au français au cas où il venait lui signifiant qu'elle était partie discuter avec Ian. C'est le cœur lourd qu'elle sortit de cette pièce en jetant un nouveau regard au magnifique paysage qui en ornait désormais le mur, et s'était mise en route vers l'infirmerie ; s'il était quelque part, ce devait être là-bas pas vrai ?

Pendant son avancée, elle n'accorda pas réellement de regards à ceux qu'elle croisait, rasant les murs pour éviter tout contact ; elle ne voulait pas attirer l'attention, mais elle savait pourtant qu'elle ne passait pas inaperçue. Plus personne ne reconnaissait la Rosaleen rayonnante et positive qu'ils avait rencontré à la fin de l'année dernière, et ils avaient raison. En de courtes minutes qui lui parurent pourtant interminables, elle arriva aux portes de l'infirmerie, restant un instant bêtement devant, la main sur le battant, se demandant si elle devait y aller ; si elle était prête ou non. Rosaleen ferma un instant les yeux, prenant une profonde inspiration. Bien sûr que non, elle n'était pas prête, mais elle lui devait bien ça.

Et elle entra dans la pièce où seules quelques voix s'élevaient. Passant un regard indifférent sur ceux présents, elle aperçut l'homme qu'elle était venu voir ; il était de dos, apparemment entrain de fureter dans les tiroirs pour checker les réserves. Avec tous ceux qui avaient écopé d'une morsure de singe, dont lui, les stock de bandages devaient avoir bien diminué. La rousse s'approcha doucement et s'arrêta lorsqu'elle fut à environs deux mètres de l'urgentiste.

« Ian ? »

Pas de réponse. Comment aurait-il pu en être autrement ? Son prénom n'avait été qu'un souffle à peine audible. Une nouvelle fois elle manqua de faire demi-tour, il ne l'avait pas encore vu, elle pourrait le faire sans problème...

« Ah Rosaleen ! Je crois Ian que la demoiselle veut te parler. »

La galloise avait sursauté quand Bateson était arrivé derrière elle. Elle avait aussi eu droit à ses regards inquiets, ceux qui l'horripilaient et la faisait se sentir comme une moins que rien, mais elle ne pouvait nier que là, il l'aidait bien. Elle hocha alors la tête, validant les propos du Doc. Elle posa un instant ses yeux dans ceux de Ian, essayant de lui faire comprendre qu'elle aimerait qu'ils soient seuls, mais elle ne pu soutenir plus longtemps ce regard, finissant par baisser la tête. Elle n'aurait pas dû venir, pas encore, elle n'était pas prête... mais il était trop tard maintenant pour faire marche arrière. La seule impression qu'avait la galloise était qu'elle ne serait peut-être jamais prête.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Jeu 11 Aoû 2016 - 18:36

Chaque jour il se réveillait seul dans son lit et la journée commencée, petit à petit sans vraiment s’en rendre compte il c’était détachait de la réalité. Il faisait les mêmes choses tous les jours sans vraiment réaliser que la vie avançait. Il faisait des sourires aux personnes qu’il croisait dans les couloirs et serrait des mains même par moment, mais il oubliait la seconde d’après. Il avait l’impression que son existence n’avait plus vraiment d’importance. Il n’était plus aussi investi qu’avant dans ce qu’il faisait. Peut-être parce qu’il avait l’impression que quoi qu’il fasse tout partait en vrille.

Il ne se tenait pas responsable de l’attaque des singes, il n’y avait pas participé assez, mais c’était suffisant pour se retrouver blessé. Il avait bien vu que Rosaleen avait été présente ce jour-là, il ne l’avait pas revue depuis le jour où il avait été la voir pour son anniversaire. Il avait réalisé qu’elle lui manquait, mais il ne pouvait rien faire, il ne voulait pas se forcer à être présent si ce n’était pas ce qu’elle voulait. Il n’était pas stupide et savait parfaitement que sa présence était un poids pour elle. L’urgentiste faisait donc de son mieux pour redevenir l’homme qu’il était avant au début de son histoire. Celui qui n’avait pas de sentiment et réfléchissait avant tout de façon rationnelle. Ce n’était pas toujours facile, surtout que son cerveau était en permanente ébullition.

Heureusement pour lui, il avait eu un peu de boulot à l’infirmerie. C’était une façon des plus agréables d’occuper son temps. Il remerciait presque les singes de lui avoir donné une occupation. Il n’aurait pas pu rester à ne rien faire sans finir par devenir fou. Il ne parlait plus vraiment à grand monde c’est dernier temps, déjà que ce n’était pas un grand bavard. Il passait son temps à l’infirmerie alors qu’il surveillait de près sa morsure qui ne voulait pas vraiment guérir. On dit souvent que les médecins sont les plus mauvais patients et ceux qui disent ça ont parfaitement raison. Il était tout simplement impatient de voir sa main enfin guérir. Ce n’est pas en vérifiant toute les cinq minutes que cela irait changer les choses.

Pour arrêter d’observer la morsure qu’il avait, il décida de faire un truc très simple, faire l’inventaire de l’infirmerie, il l’avait sans doute fait la veille ou le jour d’avant. Quand on est un bourreau du travail et qu’on ne sait faire que ça et bien on continue sans réfléchir… Ce n’est pas une poignée de malade dehors qui le changerait. Au début de la matinée, il n’y avait personne d’autre, puis Bateson est arrivé avec Jessie. Ian avait fini par les apprécier l’un comme l’autre. Ils étaient ses collègues nouvelle génération comme il le disait. Sans l’infection, il n’aurait jamais eu l’occasion de les voir, mais la vie était ainsi faite et il avait appris à vivre avec depuis le temps. Dans un coin de la pièce, il y avait toujours le cristal de roche qu’il avait subtilisé à Rosaleen, il ne le portait plus contre son cœur depuis longtemps. Il ne sait pas si l’objet l’avait réellement aidé à quelques choses, mais il savait au fond de lui que s’il avait dû se montrer efficace ça aurait été le cas depuis longtemps.

Il était plongé dans son comptage de compresse quand il entendit vaguement la porte s’ouvrir, il savait avec toutes les personnes présentes que quelqu’un s’occuperait de la personne qui venait d’arriver. Il était bien trop concentré pour réaliser qu’aucun bruit n’avait été prononcé ensuite. C’est uniquement quand la voix du militaire se leva qu’il réalisa qu’il y avait un problème. Pendant un instant son cœur manqua un battement. C’était Rosaleen qui était revenue, il ne s’était pas encore retourné, simplement parce qu’il voulait masquer ses émotions. Il ne savait pas comment il devait prendre cette visite. Il avait l’impression que tous ses efforts pour se montrer adultes ses derniers temps venaient d’être réduit à néant en trois secondes. Il finit par se retourner doucement, son regard se posa alors sur la rousse un instant, avant de regarder Bateson.

- Merci… Je te laisse gérer le reste.

Son regard se posa alors sur Rosaleen qui semblait vouloir lui parler. Il était content de la voir ici, mais il avait en même temps extrêmement peur. Il voyait toujours ses yeux vides et il savait que ce n’était pas vraiment de bon augure.

- Allons discuter dans ta chambre, ce sera mieux qu’ici et ce n’est pas loin.

Comme pour montrer l’exemple, il contourna Rosaleen et partit en direction de la porte de l’infirmerie. Il l’ouvrit devant lui avant de la laisser passer. Il referma la porte derrière elle. Le silence sur le chemin était à faire froid dans le dos, mais Ian préféra ne pas relever, elle avait déjà fait beaucoup d’effort en venant jusqu’à lui. Il resta debout un instant et décida d’ouvrir la discussion assez stupidement puisqu’il n’avait aucune autre idée.

- J’ai vu que tu étais venu voir les singes. Tu as réussi à en attraper un toi ?

Il avait compris la dernière fois qu’il était venu que de lui parler de ce qui s’était passé n’était pas la meilleure des solutions. Il ne voulait pas qu’elle se braque et décide d’arrêter de lui parler.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Jeu 11 Aoû 2016 - 22:38


''I pull you under just to save yourself''
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Immédiatement, à peine leurs regards se croisèrent, l'ambiance sembla devenir encore plus tendue. Cette sensation s'intensifia encore alors qu'ils se retrouvèrent tous les deux dans le couloir. La galloise n'avait aucun doute quant au fait que ce serait encore plus difficile de se retrouver totalement seule avec Ian ; pas qu'elle le craignait, elle savait qu'elle pouvait lui faire une confiance aveugle, mais elle n'était pas certaine de pouvoir mettre des mots sur tout ce qui se jouait.

Ils s'avancèrent d'abord sans s'adresser la parole, à peine un regard, jusqu'à ce que Ian ouvre une discussion. Elle était banale, aborder ce qui était arrivé avec les singes n'avanceraient en rien leur problème et la distance que la galloise avait mis entre eux, mais peut-être que tous deux avaient besoin d'une conversation aussi banale pour avoir du courage. A la question de l'urgentiste elle secoua la tête négativement d'un air un peu déçu -si au moins elle avait pu en sauver un- avant de se tourner légèrement vers lui en pointant du doigt sa main blessée.

« Ça va ? »

Entendre le son de sa voix était devenu quelque chose de bizarre, elle avait comme l'impression que ce n'était plus la sienne, mais celle d'un être qu'elle ne reconnaissait plus. A chaque fois elle en avait le cœur lourd, c'était probablement pour cette raison qu'elle préférait signer, pour ne pas flancher. Elle savait qu'il s'était fait mordre et ne pouvait pas s'empêcher de s'en inquiéter ; et si le singe était porteur d'une quelconque maladie ? Il avait certes dû être traité pour toutes sortes de virus avant cela mais du temps avait passé et avec tout ces mois à errer et devoir se débrouiller seuls n'avait pas dû être vraiment bénéfique.

En quelques pas ils étaient arrivés devant la pièce de la rousse. Elle était partagée entre le réconfort que lui offrait cet endroit, où elle n'avait pas besoin de sourire, de faire semblant, pas besoin d'être quelqu'un, et la crainte d'être seule avec Ian, de ne pas trouver les mots, de craquer devant lui. Poussant la porte, elle prit une profonde inspiration tout en se dirigeant d'un pas lent vers le matelas sur lequel elle dormait depuis qu'elle était revenue. Là, elle s'y assit. La jeune femme hésita un instant à faire un signe de la main à l'urgentiste pour qu'il s'assoit en face d'elle, mais elle jugea préférable de le laisser faire ce qu'il souhaitait ; la situation devait déjà être suffisamment difficile pour lui, elle ne voulait pas encore lui imposer quoi que ce soit.

Croisant les jambes pour être assise en tailleur, elle déposa sur ses genoux ses mains, tirant sur les manches de son pull pour en recouvrir ses doigts. Rosaleen se sentait rassurée ici et était soulagée que le brun lui ait proposé de venir ici, ''dehors'' elle ne se sentait pas vraiment en sécurité, trop d'espace ; là, dans son coin, elle avait presque le sentiment que rien ne pouvait lui arriver. Et pourtant dans cette cave, elle était aussi dans son coin, ça n'avait rien empêché. Fermant une seconde les yeux en serrant les poings, elle refoula cette boule qui montait dans sa gorge ; ne pas craquer, surtout pas. Rouvrant les yeux, elle ouvrit ses mains et commença à signer, parce-que c'était devenu plus aisé pour elle ; elle le fit cependant lentement afin que Ian puisse comprendre, elle espérait du moins que ce soit suffisant.

Merci d'accepter de me parler. Si tu préfères que j'écrive n'hésites pas.

Peut-être que ce serait plus pratique pour lui. Elle n'avait pas proposé de parler ni fait cet effort simplement parce-qu'elle n'en n'avait ni la force ni l'envie. Rosaleen avait laissé retomber ses mains, les regardant d'un air un peu absent, avant de reporter son attention sur le brun. Il avait les traits tirés, les cernes sous ses yeux ne semblaient pas dater d'hier ; elle savait pourquoi. Soupirant légèrement, elle se remit à signer.

Comment tu te sens ?

Bien sûr, elle n'espérait pas qu'il lui dise qu'il se la coulait douce, que tout allait bien dans sa vie, parce-qu'elle savait que cette situation entre eux le rongeait, que le silence de la rousse ne faisait qu'envenimer les choses. Mais elle ne savait pas vraiment par où commencer. Y avait-il seulement une manière adéquat de débuter cette discussion qu'ils avaient depuis si longtemps retardé ? Soudain, une idée fusa.

Ayden t'as parlé ?

La jeune femme n'était pas certaine qu'il était bon de poser la question, pas certaine que Ian allait bien prendre le fait qu'elle avait tout raconté au muet et rien à lui. Mais tout cela lui apparut soudain comme secondaire, elle ne s'en voulait pas de lui en avoir parlé, parce-qu'elle en avait eu besoin et, bien qu'elle ne soit pas certaine qu'elle se sentait mieux, elle était soulagée de savoir que quelqu'un était au courant. Au fond, ce que la galloise craignait surtout, c'était les regards pleins de pitié qu'elle écopait depuis son retour ; l'urgentiste pourrait-il encore la regarder en face quand il saurait ?

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Ven 12 Aoû 2016 - 12:39

Respirer lentement, contrôler ses émotions, ce n’était pas forcément très facile pour l’urgentiste à ce moment présent, mais ça l’était toujours plus que par le passé. Les derniers événements lui avaient appris tout un tas de choses sur sa capacité à supporter l’insurmontable. Évidemment, sourire était sans doute un peu trop dur à lui demander, mais ne pas avoir l’air trop abattu était parfaitement dans ses cordes. Ian n’était pas surpris de la voir répondre d’un hochement de tête négatif. Il avait bien compris que pour elle toute forme de vie était sacrée. Elle lui rappelait un peu ses activistes qui luttait contre le droit des animaux, alors que lui de son côté, il avait été bien content de trouver de la viande de singe dans son assiette le soir même.

Il resta muet et ne trouvera rien pour renchérir. Il fut extrêmement surpris d’entendre la voix de Rosaleen s’élever pour lui demander si sa main allait bien. Il n’avait pour ainsi dire jamais entendu sa voix depuis qu’elle était revenue. Il avait l’impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac. Elle avait beau avoir la même sonorité d’avant, son ton était si monocorde qu’elle en était déformée. Ian ne répondit pas tout de suite à la question, bien trop perturber par ce qu’il venait d’entendre. Il se mordait un instant l’intérieur de la joue pour se remettre sur pied et trouvait les mots pour lui répondre.

- Je manque de patience, mais tout semble bien se passer. Si j’arrêtais de passer mon temps à y toucher, j’aurais sans doute déjà guéri.

En vérité, il n’aurait sans doute pas totalement guéri, mais il aurait pu l’être pratiquement. La blessure de Wade était presque totalement cicatrisée, mais lui était sans doute bien plus raisonnable. Il affichait un petit sourire timide alors qu’il repensait à sa stupidité. De toute façon, il ne pouvait pas revenir en arrière pour se mettre une baffe à chaque fois qu’il a appuyé un peu trop fort sur cette morsure. Il n’avait plus qu’à attendre, exactement comme avant. Enfin, ils arrivèrent dans la chambre de Rosaleen.

Il était content d’être arrivé, même si en vérité, il avait un peu peur de ce qui pourrait se passer maintenant. Il la regardait s’installer sur son matelas. Il avait bien compris que c’était le seul endroit où elle se sentait en sécurité. Il la regardait s’installer confortablement avant de s’assoir en face d’elle de la même façon. Il gardait son dos bien droit comme à son habitude. Il en avait passé des heures assis par terre devant sa porte, mais bien souvent il ressemblait à une Boulle avec les jambes repliées en sa direction et sa tête posée sur ses genoux. Il avait fini de pleurer depuis longtemps et c’est sans doute aussi pour ça qu’il arrivait à regarder Rosaleen sans avoir immédiatement envie de partir parce que son regard vide était insoutenable.

L’urgentiste la regarda faire alors qu’elle commençait à signer. Il savait parfaitement qu’elle ne continuerait pas à parler et l’avantage c’est qu’elle maitrisait pratiquement parfaitement le langage des signes. Il agitait la tête pour l’encourager à continuer après son petit préambule. Il ne voyait pas vraiment quoi ajouter. Il n’avait aucune raison valable qu’il refuse de parler avec elle. D’une certaine façon, c’était plutôt elle qui s’était mise à l’écart. La question qui suivait était bien plus étonnante. Elle lui demandait s’il allait bien. Un petit sourire en coin apparu sur son visage, il était rempli de bienveillance. Il ne remercierait sans doute jamais assez les autres pour lui avoir redonné la force de sourire.

- Tu sais, ce n’est pas à moi qu’il faut poser cette question… Malgré ma main qui me démange atrocement, je me sens bien. J’ai sans doute l’air fatigué, mais je n’ai jamais réussi à faire une nuit complète de sommeil.

Il déformait sans doute un peu la réalité pour que tout paraisse plus beau aux yeux de la rousse. Il lui arrivait à dormir un peu plus ses derniers temps. Il venait toujours passer du temps devant la porte fermée de sa chambre, mais il avait repris le pli de passer ses nuits dans un lit et mine de rien ça y jouer beaucoup sur sa santé physique. Visiblement, il avait bien fait de ne pas lui demander si elle allait bien, la réponse était si évidente qu’il ne voulait pas l’entendre. Rosaleen embraya rapidement sur une question un peu étrange. Il réfléchit un instant avant de répondre.

- Je lui parle pratiquement tous les jours. Cependant, si tu veux savoir s’il m’a parlé de ce que vous vous racontez, la réponse et non. Ce n’est pas à lui de me dire de toute façon.

Ian n’était pas bête, il savait bien que quelque chose avait bouleversé sa Rosaleen dehors et qu’elle ne serait plus jamais la même. Une partie de lui avait eu envie de savoir, mais le reste savait que ce n’était pas la meilleure façon d’agir. Il préférait attendre, il savait que le bon moment n’était pas venu. Tant que leur rapport serait aussi tendu, il ne se sentirait pas digne de confiance.

- Et je ne veux pas que tu me le dises, enfin pas maintenant ni dans ses conditions. Ne me parle pas par obligation, mais uniquement si tu as envie de la faire.



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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Mar 16 Aoû 2016 - 12:49


''I pull you under just to save yourself''
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Assise là, en face de lui, la galloise avait de nouveau une sensation étrange. Comme quand ils s'étaient retrouvés seuls le jour de son anniversaire, à la différence près que cette fois-ci, c'était elle qui était venue le chercher. Mais le fond ne changeait pas réellement, elle se sentait à nouveau prise par une angoisse incompréhensible et ne savait absolument pas par où commencer. De quoi voulait-elle lui parler déjà ? De ce qui était arrivé ? De leur couple ? De la pluie et du beau temps ? Elle ne savait plus, mais elle devait le faire, lui dire n'importe quoi, même si ce n'était pas ce qu'il avait besoin d'entendre.

Joignant ses mains autour d'un bout de son tee-shirt ample, la jeune femme écoutait les mots de son compagnon. Bien sûr que si c'était à lui qu'il fallait poser cette question, parce-que si c'était elle qui avait subit des atrocités, ce n'était pas à lui d'en pâtir ; il n'y était pour rien. Mais la rousse n'était pas aveugle, malgré les paroles relativement rassurantes du brun, elle savait pertinemment qu'il n'était pas au mieux de sa forme, et ne le serait probablement pas tant que la situation serait bloquée à ce point mort ou pourtant tellement de choses se jouaient. Elle avait toutefois hoché la tête en tentant un petit sourire résigné ; à quoi servirait-il de contredire ses propos ?

Elle se crispa un peu plus quand Ian se mit à répondre à sa question concernant ce qu'Ayden lui avait raconté ; s'il lui avait parlé de ce qu'elle lui avait dit, elle ne lui en voudrait pas. Si l'urgentiste savait elle n'aurait pas besoin de lui dire elle-même, mais si ce n'était pas le cas... elle n'était pas certaine de pouvoir tout lui dire ; serait-elle seulement apte un jour à aborder cela sans plonger un peu plus ? Et la réponse tomba. Il ne lui avait rien dit. Ian ne savait rien. Comment acceptait-il le fait d'être ainsi dans l'ignorance ? Supportait-il de ne pas avoir les éléments adéquats pour l'aider ? Rosaleen n'était pas certaine que même s'il savait, il pourrait l'aider ; qui le pourrait ? Elle devait d'abord s'aider elle-même, accepter les faits et laisser quelqu'un voir ce qu'il y avait au fond d'elle ; cette jeune femme, semblable à une enfant, tapie au fond d'elle, celle qui avait tout à reconstruire. Lâchant presque à contre cœur le tissu qu'elle tenait dans ses mains, la galloise se remit à signer lentement.

Je suis désolée. C'est encore trop dur.

Elle baissa la tête pour fuir son regard, espérant qu'il ne voit pas cette peine qui flottait dans ses yeux, qu'il ne remarque pas l'âme brisée qu'elle était devenue. Et le jour où elle lui dira ce qui est arrivé, qu'il saura, comment réagira-t-il ? Que pensera-t-il d'elle ? La rousse n'était pas certaine d'être prête à affronter tout cela, mais il y avait quelque chose qu'elle pouvait lui dire. Quelque chose qui, même si elle peinait à l'accepter, n'avait que noirci son âme, pas bafoué sa chair. Relevant le visage vers l'urgentiste, elle serra les dents et releva un peu ses mains qui se faisaient désormais légèrement tremblantes.

J'étais sortie pour me prouver que je pouvais m'en sortir et affronter tout ça. Et je t'ai écouté Ian. J'ai dû tuer un malade.

Certes, l'annonce n'avait rien d'extraordinaire, tous ici avaient déjà eu à neutraliser les infectés au moins une fois ; beaucoup d'entre eux avait réitéré la pratique pour défendre le groupe entier. Tout cela était devenu leur quotidien, quelque chose à faire pour s'en sortir, mais pour Rosaleen ce n'était pas banal. Elle avait eu le choix : tuer ou mourir. A l'heure actuelle, après tout ce qu'elle avait traversé, elle regrettait presque de ne pas d'être laissée dévorer ce jour là. Une larme passa la barrière de ses paupières en y repensant et roula lentement sur sa joue. Si tout cela était habituel pour tout le monde, la galloise ne supportait pas l'idée d'avoir tué, d'avoir ôté une vie... au nom de quoi méritait-elle plus de vivre que cette pauvre âme enfermée dans un corps qu'elle ne contrôlait plus ? Elle avait eu le choix et avait choisi la voie la plus égoïste. Essuyant rapidement du revers de la main la larme désormais sur son menton, elle signa à nouveau.

J'ai été idiote, j'aurai dû rester là. Et maintenant tu souffre à cause de moi.

La jeune femme n'attendait pas de lui qu'il nie, qu'il affirme qu'il ne souffrait pas et que tout allait pour le mieux dans le meilleur des monde, parce-qu'elle savait bien que ce n'était pas le cas ; elle le voyait dans son regard, sur son visage aux traits tirés. Elle s'en rendait compte à chaque fois qu'elle le voyait, et ne supportait plus cette idée de tirer tout le monde vers le fond avec elle.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Sam 20 Aoû 2016 - 18:07

Ian l’observait, il ne savait pas s’il avait le droit de la regarder de la sorte sans qu’elle prenne mal le regard qu’il posait sur elle. Il voulait comprendre ce qui se passait dans sa tête sans y parvenir. Elle était si distante avec lui, certainement autant qu’avec les autres, mais il ne parlait pas assez d’elle aux autres pour le savoir. Évoquer son nom est si douloureux pour lui, qu’il préférait ne pas parler d’elle à qui que ce soit, il évitait contentieusement toutes les discussions qui parlaient d’elle. Aujourd’hui, être devant la rousse était difficile, mais pas insurmontable. Il avait sans doute déjà fait le plus dur en faisant le premier pas et en démarrant la discussion, mais il ne savait pas ce qui pouvait encore l’attendre.

- Je sais, ne t’excuse pas.

Il s’attendait parfaitement à une telle réaction de sa part. Il avait bien compris qu’elle avait subi un traumatisme dont elle ne voulait pas parler. Peut-être qu’un jour elle le pourrait, mais il n’attendait pas après ça. Il savait parfaitement que la situation était des plus délicates. Il attendrait, il n’était pas du genre à sauter à la gorge de quelqu’un pour obtenir le dernier scoop ni même à faire la queue pendant des heures pour faire partie des premiers à acheter quelque chose. Il avait toujours été calme et patient, après tout, la perfection ne s’atteignait pas en trente secondes. Il faut pour cela de la patience et de la méthode. Il a fait preuve de ses qualités avec tout le monde et il n’était absolument pas question de brusquer la rousse. Il la regardait avec un petit sourire aux lèvres qui se voulait simplement rassurant. Son corps était toujours fatigué, mais son esprit était un peu plus vif, et il était vraiment prêt à tout pour que cette conversation se passe bien.

Il suivait des yeux les mains de Rosaleen qui s’agitaient une nouvelle fois devant lui. Il se concentrait sur les mots qu’elle écrivait avec ses mains. Alors que la phrase se formait doucement dans sa tête, il sentit un poids se former sur son estomac. Il eut du mal à déglutir lorsqu’enfin, elle eut terminé. Il se sentait responsable de ce qu’elle avait fait. Il avait l’impression que c’était entièrement sa faute si elle avait sauté le pas. Pourquoi diable avait-elle voulu faire ça ? Il aurait eu n’importe qui en face de lui, il lui aurait certainement répondu félicitation, mais ce n’était pas n’importe qui, il s’agissait d’une petite Galloise apeurée qui été très porté sur le spiritisme.

- Je suis désolé, j’aurais préféré que tu n’aies jamais eu à le faire.

Il n’était pas vraiment sincère en prononçant ses mots, mais il était persuadé que c’était ce qu’elle avait envie d’entendre. Il affichait une mine un peu plus triste, avec son regard fatigué cela lui donnait presque l’air coupable. Il savait parfaitement qu’elle regrettait son acte. Cependant, c’était devenu une monnaie courante pour tout le monde à l’intérieur du camp. Au fond de lui, il savait que c’était une bonne chose, qu’elle est enfin affrontée ça. Il savait aussi que ce n’était pas la réaction à avoir. Il se voulait un peu diplomate, il était plutôt intelligent alors autant utiliser son cerveau de façon convenable et ne pas laisser ses sentiments lui dicter sa façon d’agir. Il laissait bien trop souvent ses émotions prendre le dessus par rapport à avant, il devait redevenir, l’homme froid qu’il était par le passé, du moins c’est ce qu’il essayait de se convaincre sans pour autant y parvenir. Il se grattait la joue alors qu’il réfléchissait. Il aimerait pouvoir ajouter quelque chose, mais il n’avait rien de plus à dire. Son regard se posa à nouveau sur les mains de la rousse qui bougeaient. Ce qu'il lisait lui donnait simplement envie de se rebeller contre le monde entier. Il n’avait pas envie de voir de telle chose, elle ne devait pas penser ça, elle n’avait simplement pas le droit. Il était comme il était actuellement, mais ce n’avait pas d’importance.

- Je refuse que tu penses une chose pareille ! Tu es loin d’être une idiote Rosie. Tu as fait ce qui te semblait le mieux pour affronter ta peur et ne mettre personne d’autre en danger.

Il ne trouvait rien à ajouter concernant sa deuxième affirmation. Il avait souffert, surtout au début, mais maintenant il allait mieux. Du moins, c’est ce qu’il avait envie de croire, mais peut-être qu’il avait simplement tellement souffert que maintenant il ne s’en rendait même plus compte. Pouvait-il simplement devenir insensible ? Il avait du mal à y croire.

- Tu sais, on souffre tous… J’ai beau aller de l’avant, je ne me remets toujours pas des deux militaires que j’ai tués lors de la révolte. Alors oui, cette histoire me fait sans doute souffrir, mais ne te sent pas responsable. Tu m’as apporté tellement de bonheur avant ça que je suis prêt à tout endurer.

Il était sincère et ses yeux brillaient en la fixant. On pouvait y lire à quel point il était sincère. Il donnerait sa vie pour elle sans hésiter une fraction de seconde.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Mer 24 Aoû 2016 - 16:04


''I pull you under just to save yourself''
ft. Ian




Une partie de Rosaleen était pleine de culpabilité de ne pouvoir expliquer à Ian ce qui était arrivé, d'un côté elle en avait envie, pour lui, parce-qu'elle lui devait bien ça, mais d'un autre côté elle ne se sentait absolument pas prête et avait peur du regard qu'il poserait sur elle quand il saurait. Elle fut néanmoins soulagée quand il lui assura qu'elle n'avait pas s'excuser de ne rien lui dire, il se montrait compréhensif et elle lui en était reconnaissante, bien qu'elle se doutait bien que viendrait un jour où elle devrait lui en parler. Alors elle s'était finalement contentée de lui adresser un petit regard désolé, tentant de chasser ces souvenirs qui la hantaient encore chaque nuit.

Elle lui avoua alors le plus avouable, le sujet le plus simple à aborder bien qu'il ne fut pas dénué de toute douleur pour la jeune femme. Ce malade qu'elle avait dû tuer pour sauver sa propre vie. Elle haussa les épaules à la réponse de Ian, sachant pertinemment que tout ceci était devenu habituel pour la plupart de ses congénères ; rares étaient ceux qui cillaient en accomplissant de tels actes, ou alors ils cachaient tous parfaitement bien le potentiel problème moral que cela leur posait. Mais Rosaleen n'arrivait pas à le cacher, elle savait qu'elle serait morte si elle ne l'avais pas fait, mais ne parvenait pas à se persuader que ç'avait été la meilleure chose à faire. Et au fond, si elle avait su tout ce qui l'attendait, elle ne se serait pas donné tant de mal.

C'est comme ça.

L'avantage de signer était qu'elle n'avait pas besoin de faire attention aux intonations de sa voix qui trahissaient souvent son état réel. Avec les signes elle pouvait mentir, faire comme si elle ne vivait pas trop mal avec cette mort sur la conscience, comme si elle n'avait pas eu le choix et l'acceptait. Le léger tremblement de ses mains serait associé à sa fatigue, ou son stress, ou qu'importe. Le brun s'apercevait sans doute que la galloise n'était pas parfaitement à l'aise, qu'il y avait tellement de non dits que la situation restait bloquée, mais elle était consciente qu'ils n'arriveraient jamais à la débloquée s'ils ne faisaient pas d'efforts. Alors elle essayait.

Les yeux baissés, elle les avaient immédiatement reposés sur lui quand il avait répondu à ses derniers gestes d'un air relativement énergique auquel elle ne s'attendait pas. Mais elle compris rapidement qu'il n'était pas réellement entrain de la sermonner, l'urgentiste essayait simplement de faire de son mieux pour la rassurer et apaiser un peu cette culpabilité qu'elle portait. Est-ce qu'il y parvenait ? Elle n'en était pas certaine, tout ce qu'elle voyait depuis qu'elle était de retour était ce vide au fond d'elle, habité pourtant par un fléau qui anéantissait tout sur son passage ; comme celui qui se tramait dehors, ne laissant dans les rues plus que l'aura désolée de ce qu'était devenu le monde.

Ce n'était pas correct de faire ça, tu vois le résultat maintenant.

Oui, bien sûr qu'il le voyait, et quand il lui annonça qu'il avait lui même du mal à accepter le fait d'avoir tué des militaires elle se senti un peu plus coupable. Rosaleen ne le pensait pas insensible, bien au contraire, mais il semblait aller mieux depuis qu'ils étaient ensemble et elle avait finit par pensé qu'il avait oublié, que c'était aussi devenu ''normal''. Comment avait-elle pu croire cela ? Qu'ils se remettraient tous des atrocités qu'ils avaient commises ? Et oui, aussi atroce que tout cela ait été, s'ils ne l'avaient pas fait, s'ils ne le faisaient plus, certainement qu'aucun d'eux ne serait encore là.

La fin de l'explication de son homme la fit cependant tiquer. Elle lui avait apporté beaucoup de bonheur alors il était prêt à tout endurer ? Elle resta un instant interdite, le regardant avec des yeux ronds, avant de se lever, le contourner et se diriger vers la fenêtre en s'appuyant sur le rebord. Plantant ses yeux à l'extérieur, elle réfléchis à cela, à ce que ça signifiait. Est-ce que supporter tout ce qui arrivait devait vraiment être une contrepartie au bonheur ? Ils avaient été heureux ensemble, c'était un fait, et la galloise ne pouvait s'empêcher de sentir les larmes arriver en repensant à tous ces moments qu'ils avaient passé ensemble, ces moments où plus rien d'autre n'avait existé. Ils étaient heureux. Et elle avait apporté le malheur. Maintenant qu'elle n'était plus la femme qu'elle était auparavant, maintenant qu'elle ne comprenait plus le sens réel et la simplicité du bonheur, elle n'avait pas le droit d'infliger le même sort à cet homme qu'elle aimait pourtant. Quand irait-elle mieux ? Quand le bonheur reviendrait-il dans les yeux de l'urgentiste ? Irait-elle seulement mieux un jour ? Sentant sa gorge se nouer, elle se tourna vers lui. Ses lèvres tremblaient légèrement et, refoulant difficilement les larmes qu'elle sentait venir, elle se remit à signer le cœur lourd.

Je ne veux plus que tu endure quoi que ce soit pour moi, Ian. Il faut que tu avances, sans te retourner. Fais le pour toi.

Et elle laissa retomber ses mains, le regardant de ce regard vide qui était le sien depuis plus d'un mois maintenant. La rousse lui demandait de la laisser derrière lui, il devait le faire pour ne pas sombrer avec elle. Peut-être sombrerait-il un peu plus, mais il se relèverait plus rapidement s'il n'avait pas à la relever également.

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MessageSujet: Re: I pull you under just to save yourself   Aujourd'hui à 0:10

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I pull you under just to save yourself

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