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 Someday in winter

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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Sam 17 Sep 2016 - 20:44

La jeune femme s’était déclarée volontaire pour aller exterminer la vermine bloquée dans la neige. Duncan n ‘en attendait pas moins de sa part. Il pensait même que c’était bénéfique pour lui remonter le moral et lui redonner confiance.

Le magasinier regarda avec attention comment elle aller s’y prendre restant à proximité au cas ou. Il avait déjà vu il n’y pas si longtemps que ça un homme vantard comme pas deux se faire mordre par un cadavre coincé derrière une énorme benne à ordures alors qu’il aurait dû le tuer facilement. Quelque fois il fallait mieux ne pas y aller à là légère et rester sur ses gardes.  

Après que cette sale besogne ai été effectuée le duo reprit sa marche interminable. Les seuls bruits qu’ils pouvaient percevoir étaient les cris de corbeaux, le crissement de leurs pieds s’enfonçant dans la neige et leurs respirations haletantes. Soudain le doux bruit de la voix de Selene troubla cette ambiance d’outre tombe.

L’étudiante semblait à la fois curieuse et en même temps gênée de poser cette question. Duncan resta un petit moment sans répondre en continuant sa marche. Puis après quelques secondes répondit seulement : - « Alessa. » C’est tête baissée qu’il entendit la seconde question de la demoiselle.

Le grand gaillard resta à nouveau silencieux pendant un moment. Ces souvenirs et ces moments privés il essayait de ne plus y penser. Cependant ils ne les oubliaient pas. Mais il n’en parlait pas non plus. Il n’avait pas imaginé un seul instant que de simples pensées jadis merveilleuses puissent le faire autant souffrir.

Selene ne lui voulait pas de mal en prononçant cette question. Elle était simplement curieuse. Elle cherchait peut être à mieux le connaître et également à mieux le cerner ? Après tout cela ne faisait pas très longtemps qu’ils s’étaient rencontrés. Mais cette satanée période avait été fichtrement douloureuse. Le manutentionnaire avait dû faire son deuil assez rapidement. Et il était encore dur pour lui de revoir les images de sa femme fiévreuse souffrant de martyre.

Le mastodonte releva la tête afin de voir l’horizon et les bâtiments alentours et répondit à la jeune femme :

- « Oui je veux bien. » Il était peut être temps pour Duncan de crever l’abcès. L’étudiante était la seule personne de confiance qu’il avait rencontré depuis le drame et parler pouvait peut être le soulager un peu. Juste après sa réponse il s’arrêta net et répondit :

- « Elle était brune un peu comme toi. Avec des cheveux longs ondulés. Elle avait un regard vert émeraude et quand elle souriait elle était si … si jolie. » Tout en parlant, le musicien faisait des gestes. Il était là physiquement mais son esprit était ailleurs. Comme s’il était repartit à l’époque de leur première rencontre.

- « Elle travaillait dans un restaurant proche de l’endroit ou je bossait et avait l’habitude de garer son véhicule sur le même parking que moi. Elle était serveuse. Je me rappel le premier jour ou nous avons échangés nos premiers mots. Je sortais du magasin, elle était en panne, son capot était ouvert et elle fouinait à l’intérieur pour détecter la source de la panne. M’approchant pour l’aider je ne pu m’empêcher de rire la voyant le visage barbouillé de cambouis. Et là je sais pas il y a eut comme un déclic entre nous. Nous avons sympathisé et ensuite nous nous sommes rapprochés. Elle était calme sereine et intelligente. Bien plus que moi et bien plus tolérante aussi. » Il se mit à rire à évoquer tous ces souvenirs.

- « Mais ce temps est révolu maintenant. J’essaye de ne garder que les bons souvenirs. Mais à chaque fois je me sens fautif d’avoir causé sa mort. On nous a forcé à aller dans un camps. Les soldats qui dirigeaient cet endroit sont devenus petit à petit tyranniques. Un jour il y a eut une émeute alors on en a profité pour s’enfuir. J’ai peut être fait une erreur ce jour là de quitter cet endroit ? On aurait peut être dû rester ? Elle serait peut être encore vivante ? Et je serais père aujourd’hui ! Au plus profond de moi je me sens responsable de sa mort. » Duncan réajusta son bonnet avant de reprendre sérieusement :

- « Je ne me confie pas comme ça souvent tu sais. Je crois même que c’est là première fois.» Juste avant de continuer sur le ton de la plaisanterie pour ne pas sombrer dans la nostalgie :

- « Ne me donne pas tes honoraires de psy car je n’ai pas de monnaie ! »
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Lun 19 Sep 2016 - 8:28

Selene sourit tristement en écoutant la description de la femme de Duncan. Brune. Yeux verts. Impossible de ne pas imaginer sa propre mère. Les souvenirs qu’elle avait d’elle étaient flous, mais elle voyait distinctement toutes les photos que son père avait conservées. Elle lui ressemblait, elle avait l’air heureuse. La musicienne déglutit et continua à écouter. La scène décrite par son aîné se redessinait dans son esprit, c’était amusant, si spontané. Mais alors, le magasinier supposa qu’il soit responsable de sa mort et la pianiste sentit son cœur se serrer. Bien sûr que non, il n’y était pour rien. Le monde mourrait et devenait fou. Il n’avait rien fait d’autre que prendre une décision pour protéger sa famille. C’était le plus difficile ça, être celui – ou celle – qui prenait les décisions…

- En ce moment j’exerce gratuitement, rétorqua Selene pour rebondir sur la plaisanterie, je ne suis pas… forcément très bavarde, précisa-t-elle un peu plus sérieusement, touchée d’être une exception, mais j’écoute plutôt bien alors… n’hésite pas.

Elle marque une pause. Le temps de contourner plusieurs cadavres de voitures abandonnées au milieu de la route. Sans doute une barrière de fortune érigée pour empêcher une armée de rôdeurs de passer, mais ça n’avait pas été fructueux. Des failles perçaient la barricade, des lambeaux de chair étaient accrochés sur les carrosseries gelées. Un frisson ébranla la musicienne qui resserra instinctivement son manteau.

- Ce n’est pas de ta faute, tu sais ? Je sais, c’est facile à dire mais… il n’y avait pas de « bonne solution ». Vous étiez menacés, tu as dû choisir pour protéger ta famille. Personne ne peut te reprocher ça. Tu as agi, conclut-elle avec un hochement de tête encourageant, c’est bien mieux que de rester passif.

Le reste, pour ne pas heurter la sensibilité de son compagnon de route, l’étudiante le passa sous silence. Par exemple, même si elle était encore en vie, comment Alessa aurait mené à terme sa grossesse ? Que ce soit dans les rues morbides ou au sein d’un camp instable, le bébé et la mère auraient-ils survécus ? Sans médecine moderne, infrastructure adaptée et hygiène médicale, tout le monde connaissait les chances de réussir un accouchement. Et quand bien même le nourrisson venait au monde sans tuer sa génitrice, il fallait s’en occuper. Le nourrir, l’habiller, le soigner, empêcher ses pleurs d’attirer les rôdeurs… dans un sens, peut-être l’épouse de Duncan était-elle condamnée ? En tout cas, Selene n’imaginait honnêtement pas qu’une femme enceinte puisse passer toutes ces épreuves. Malheureusement.

- C’est un joli prénom « Alessa », reprit la pianiste pour chasser ses pensées négatives, sincèrement.

Elle aurait voulu lui dire autre chose, le réconforter, mais rien ne venait. Inutile de se voiler la face : c’était la merde désormais. Ils se parlaient aujourd’hui, mais quelle garantie qu’ils ne seraient pas mort demain ? Ou même dans l’heure qui suivait ? Duncan avait la bonne démarche. Garder les bons souvenirs, ne pas laisser les images mortuaires remplacer la lumière. Ne jamais laisser partir la lumière…

Une épicerie venait d’apparaître dans leur champ de vision, le néon de l’enseigne complètement recouvert par la neige. A travers la vitrine bien sûr, tout était plongé dans les ténèbres. La jeune femme crut voir passer quelques ombres mouvantes mais... difficile à dire. Un coup d’œil attentif lui apprit que rien ne traîner dans les environs. Poussée par un élan de motivation, la musicienne allongea le pas, prête à faire une première razzia, mais son élan fut stoppé net par une pancarte accrochée sur la poignée extérieure. Le traditionnel « CLOSED » avec une indication rajoutée au feutre en dessous « DEADS INSIDE ». Une planche de bois bloquait par ailleurs la porte.

Un rapide calcul se fit dans l’encéphale de la pianiste. Combien ? Est-ce que ça valait le coup ? Pourraient-ils le faire ? La prudence l’obligeait à répondre « non ». Il pourrait n’y avoir que trois ou quatre mordeurs, ça restait trop dangereux pour quelques conserves. Elle se détourna pour adresser à son complice une moue annonçant qu’il n’y avait rien à tirer de cet endroit quand un choc la fit sursauter. De l’autre côté de la vitrine, un mort venait de plaquer son regard aveugle sur les survivants et frappait pour témoigner de son envie de les grignoter. Très vite, d’autres le rejoignirent. Deux, trois, quatre, cinq, six… trop.

- Faut qu’on s’en aille, commenta Selene bien que ce ne soit sans doute inutile, s’ils cassent la vitre, on sera mal. Et le bruit qu’ils font va en attirer d’autres…


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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Sam 24 Sep 2016 - 19:17

La réplique de Selene fit sourire le magasinier. – « C’est vrai qu’en ce moment je suis un peu à sec ! » Lui répondit il en retournant ses poches vides de pantalon. – « Je te remercie d’être à mon écoute. » Il fit pivoter habilement sa matraque entre ses mains gantées et reprit : - « Si toi aussi tu as envie de parler je suis à ta disposition. »

Le chemin menant jusqu’à leur destination était jonché d’obstacles. Et pas des moindres puisque des carcasses de voitures dont certaines étaient complètement carbonisées bloquaient le passage et ralentissaient leur expédition. La jeune femme avait prit les devants en osant pour la première fois passer devant Duncan. En effet celui-ci était resté en retrait à fixer et observer l’horizon afin de voir si un quelconque ennemi allait surgir. L’étudiante sembla quelque peu déboussolée suite aux propos de Duncan. Mais elle essaya néanmoins de lui remonter le moral. Le grand gaillard ne resta pas insensible à ces paroles et là remercia à nouveau.

Une fois le barrage improvisé dépassé le duo continua son périple marchant cette fois ci côte à côte. Ils avalèrent les kilomètres en gardant un rythme de marche soutenu et assez rapide. Il était nécessaire de gagner du temps sur les heures qui elles ne cessaient de défiler. Chaque minute gagnée était dorénavant précieuse.

Depuis qu’ils avaient quitté l’emplacement où ils s’étaient rencontrés, le couple d’aventuriers ne rencontra aucune menace sérieuse. Ni aucune personne vivante. C’était à se demander s’il y avait encore des survivants vivants sur cette terre ou s’ils étaient les derniers de leur espèce ? Il était inconcevable pour Duncan que tout le monde ai été exterminé de la sorte dans une aussi grande ville. Il devait bien rester d’autres personnes qui avaient dû s’établir dans des campements sécurisés avec une organisation digne de ce nom ? D’une manière il l’espérait mais en même temps il s’en méfiait. La confiance était devenue difficile en ces temps de troubles.

Quoiqu’il en soit la route qu’ils avaient empruntés les avaient menés jusqu’à une épicerie. Les deux compagnons s’arrêtèrent quasiment en même temps. Les ressources vitales étaient maintenant difficiles à trouver et se retrouver face à une épicerie pouvait être une opportunité de découvrir un tas de produits à emporter. Le musicien scruta les alentours. Aucuns sons. Aucunes traces de pas devant le magasin. C’était peut être leur jour de chance ? Perdu dans ses pensées de gourmandises le manutentionnaire ne remarqua le panneau d’avertissement qu’en même temps que les premiers visages nauséabonds s’entrechoquant sur les vitres de la devanture.

Sa nouvelle compagne de route fut la première à réagir. Il fallait à tout prix quitter cet endroit. Oui mais par où aller ? Le chemin qu’ils devaient prendre passait juste à côté de l’épicerie. Rebrousser chemin et faire demi-tour aller leur prendre un temps fou ! Scrutant rapidement les solutions qui se proposaient à eux, le musicien répondit à Selene :

- « Oui il faut se tirer d’ici et le plus vite possible. » Désignant du doigt la route proche de l ‘épicerie, Duncan conseilla : - « Par-là c’est plus rapide mais c’est plus risqué ! On sera obligé de passer juste à côté. Ça risque de les exciter et ils briseront la vitre. » Se retournant il désigna à nouveau du doigt une petite ruelle à quelques pas d’eux.

- « Il faut mieux perdre un peu de temps et revenir sur nos pas. Si on passe par cette ruelle, on arrivera certainement à contourner ce bâtiment ! » Le regard du mastodonte se fixa à nouveau sur la vitrine ou les cadavres semblaient s’empiler.

- « Ils vont pas tarder à briser le verre ! Il faut se dépêcher ! Bon aller on y va tu passes devant tu es bien plus rapide que moi je couvre tes arrières. T’inquiètes pas le bon vieux Dunk va leur faire bouffer leurs dents s’ils osent s’en prendre à nous ! » Faisant tournoyer sa matraque il posa une main affectueuse sur l’épaule de l’étudiante en lui disant : - « Soit prudente jeune fille ! Je suis juste derrière toi ! »
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Dim 25 Sep 2016 - 13:32

Les rôdeurs avaient faim. Ils étaient trop pour être dénombrés et frappaient furieusement sur la vitrine qui vibrait dangereusement. Effarée, Selene recula d’un pas pendant que Duncan suggérait de prendre une ruelle un peu en retrait. La gorge trop sèche pour parler, elle hocha la tête, incapable de quitter des yeux la meute prisonnière qui s’excitait. Le verre sembla se fissurer, un bruit de craquement s’élevait doucement, signe que l’inévitable pouvait effectivement se produire.

La musicienne sursauta quand la main de son aîné se posa sur son épaule en l’incitant à y aller. Oui. Il fallait qu’ils bougent ! Échangeant cette fois le couteau qu’elle tenait toujours en main contre son Glock, elle s’empressa de revenir sur ses pas. L’endroit désigné par l’ancien magasinier était étroit, véritable goulot, qui laissait à peine la place à deux personnes de tenir côte à côte. D’énormes bennes à ordure vomissant leur contenu faisaient offices d’obstacles, couverts par une épaisse couche de neige. Une porte métallique était entrouverte, donnant sans doute vers l’arrière boutique d’un commerce, elle aussi bloquée par la poudreuse.

La respiration de la pianiste accélérait avec le stress, son rythme cardiaque aussi. La chair de poule hérissait le moindre poil de son corps, l’image du groupe de cadavres encore imprimé sur sa rétine. Et s’il se libérait ? S’il les suivait ? Et si…

- Aaah !

Elle n’avait pas réussi à retenir son cri. Une main blanchie par la mort et le froid s’était accrochée à sa cheville gracile. Ce membre appartenait à un mordeur, privé de ses jambes, affalé contre l’une des poubelles et presque invisible car entièrement couvert de neige. On devinait sa présence aux râles étouffés et les frémissements de la motte immaculée alors qu’il essayait de se libérer. Malgré son état pitoyable pourtant, sa poigne sur l’étudiante était ferme. Ce fut la matraque de Duncan qui broya le cerveau du macchabé à travers la couche de poudreuse, l’inondant de sang coagulé.

Blanche comme une craie, Selene se débattit pour libérer sa jambe et remercia son compagnon d’un regard. Un choc la fit se retourner brutalement. Un zombie se tenait derrière la porte entrouverte, tendant un bras par l’ouverture, sans doute attiré par son hurlement. La musicienne songea à l’ignorer mais il y eu un autre coup, puis un autre, et un concert de grognements morbides. Le temps qu’elle tourna la tête pour interroger le vicking de ses yeux bleus, le poids des rôdeurs eut raison de la neige qui bloquait l’issue. Ils se libérèrent, ralentis par le froid, mais pas moins décidés à grignoter leurs victimes.

- Merde-merde-merde ! s’exclama l’étudiante, recule !

C’était trop risquer de tenter de les affronter dans un espace aussi exigu. Aussi fort qu’était Duncan, elle ne tenait pas à le voir se faire mordre aussi bêtement. Les morts étaient bien moins adroits pour éviter les obstacles, le duo put regagner la rue principale, d’où ils venaient, avec une avance raisonnable. Néanmoins, leur retour en trombe galvanisa plus encore les mordeurs enfermés dans l’épicerie, et ce qui devait arriver arriva : la vitrine vola en éclat et les captifs s'extirpèrent de leur prison sous une pluie de verre. Une dizaine de putréfiés avide de chair chaude à moins de vingt mètres. Paniquée, le premier réflexe de Selene fut d’essayer d’en diminuer le nombre en tirant dans le tas, mais ses mains tremblaient, elle n’arriva pas à viser. Quatre coups de feu, aucune victime. Mauvais score, et ils étaient beaucoup trop…



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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Dim 25 Sep 2016 - 15:42

Cette fois ci la situation devenait délicate. Il est vrai que la ruelle désigné par le musicien n’avait pas l’air trop rassurante. Exigu comme elle était il ne valait mieux pas avoir des tendances à la claustrophobie. Et il y avait une chance sur deux pour y faire une mauvaise rencontre. Mais le duo devait absolument prendre une décision rapidement sinon c’était une tonne de monstres s’agglutinant sur la vitrine qui allait se déverser sur eux.

Duncan avait bien vu que Selene n’était pas très rassurée. Lui non plus d’ailleurs. C’est pourquoi il avait prit la décision de rester derrière la jeune femme pour éliminer la vermine si elle arrivait. Prendre la décision d’aller s’embourber dans cette petite ruelle était risqué mais de nos jours tout était dangereux. Et puis il fallait bouger immédiatement.

Une fois à l’intérieur de l’étroite petite rue le manutentionnaire s’aperçut très vite qu’il avait peut être fait une erreur de les faire pénétrer dans ce chemin tortueux et plein de bennes à ordures. De plus des immondices dissimulées sous la neige formaient des obstacles supplémentaires risquant de les faire trébucher à tout moment.

Le magasinier enviait l’agilité de l’étudiante. En effet elle arrivait facilement à se faufiler entre les énormes réceptacles pour stocker les poubelles tel un chat sautant de toits en toits. Alors que le grand gaillard risquait à chaque moment de se crocheter dans ces immenses masses métalliques. Décidément le destin lui rappelait sans cesse qu’à certains moments il valait mieux  être vif que costaud pour survivre dans ces ténèbres.

De la buée s’échappait de la bouche de Duncan lui rappelant les morsures du froid. La jeune femme était rapide peut être même trop pour lui ? Il ne fallait pas qu’elle le distance non plus sinon s’il lui arrivait un pépin il ne pourrait pas la protéger. Alors il fit des efforts supplémentaires pour rattraper sa partenaire.

Tout à coup le cri de sa camarade de route le fit frémir de peur. S’était elle fait mordre par sa faute ? Non il ne voulait plus perdre quelqu’un qui lui était proche ! Cela ne pouvait recommencer ! Cela ne devait pas recommencer ! Personne ne se ferait mordre aujourd’hui et surtout pas elle ! Décidé à défendre la jeune femme coûte que coûte il débarqua en trombe armé comme à son habitude de sa matraque et frappa de toutes ses forces sur l’ignoble cul-de-jatte agrippant la cheville de Selene. Un énorme craquement résonna entre les murs où se trouvait tout ce petit monde.

La ruelle était une impasse ! La décision qu ‘avait prit le musicien était pour le moins foireuse puisqu’en plus la seule issue était apparemment bloquée par d’autres cadavres voulant sortir à tous prix.

Le duo était bien mal partit étant donné qu’il fallait faire marche arrière et retrouver la troupe agglutinée sur la vitre branlante.

- « Fais chier ! » S’écria instinctivement le manutentionnaire.

Une fois revenu à leur point de départ avec comme seul point positif un peu d’avance sur leurs poursuivants le couple d’aventuriers put malheureusement constater que leur pire crainte était entrain de se réaliser. Le carreau fissuré de l’épicerie éclata d’un seul coup. Des corps tombèrent à terre. D’autres se trouvant à l’arrière les piétinèrent avec pour seul objectif se nourrir de la chaire des deux pauvres égarés sur leur chemin. Selene dégaina et tira. Mais aucunes cibles ne tomba. Cette fois ci le nombre d’adversaires était terriblement dangereux. Qui plus est le duo allait être prit en tenaille ! La fuite devenait alors inévitable. Fuir oui mais par ou ce coup ci ?

Au centre de la route principale les deux explorateurs étaient dans une situation des plus désespérée. Bloqué par la gauche avec une quantité indénombrable de corps en décomposition à leur trousse. La seule véritable issue était soit l’immeuble d’en face ou la porte semblait condamnée par plusieurs planches ou retourner au barrage de véhicules calcinés.

En scrutant rapidement le bâtiment lui faisant face Duncan s’aperçut qu’un escalier de secours pouvait être leur seul moyen de se sauver. Il n’était plus question d’aller s’empêtrer dans les ruelles sordides. Le manutentionnaire s’écria alors en indiquant l’échelle grimpante vers le sommet de l’immeuble :

- « Par-là ! On pousse la benne à ordures qui est juste à côté en dessous l’échelle, on grimpe dessus et on atteint l’escalier pour se mettre en sécurité ! Une fois là haut ils ne pourront pas nous atteindre ! Après … hé bien on improvisera ! Ok ? »
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Dim 25 Sep 2016 - 16:22

Selene hocha nerveusement la tête à la proposition de Duncan. Le tableau déjà cauchemardesque ne faisait qu’empirer. Attirés par les coups de feux, d’autres mordeurs égarés dans les rues adjacentes claudiquèrent jusque dans l’avenue, gonflant les rangs de putréfiés. Laissant le magasinier partir en premier vers la benne à ordure - pour le coup, c’était lui les muscles -, la musicienne tentait tant bien que mal de jouer la ligne de défense. Un rôdeur arriva à sa hauteur : elle balança de toutes ses forces son pied dans son genou déjà à moitié déboîté. L’articulation se désolidarisa, faisant perdre l’équilibre au cadavre. Reculant en marche arrière pour essayer de garder une distance de sécurité, l’étudiante tenta encore de tirer dans le tas. Cette fois, elle réussit à en tomber deux, mais c’était un chiffre insignifiant devant la horde qui se constituait.

A la neige blanche se mêlait les fluides noirâtres des morts-vivants. Elle était piétinée, transformée en une bouillie immonde et indescriptible. Abandonnant l’idée d’endiguer le flux, la pianiste courut pour aider le viking à caler la poubelle au bon endroit. Elle eut à peine le temps de remettre la sécurité de son arme, et de la glisser dans sa poche, que les premiers ongles fendus crissaient sur le métal de la benne. Sans plus attendre, Selene se hissa sur la poubelle, ignorant les odeurs nauséabondes de déchets, et attrapa les premiers barreaux de l’échelle. Ils étaient glacés. Les rôdeurs se massaient déjà, tendant les mains pour saisir ses chevilles, mais elle se refusa à commencer son ascension tant que le colosse n’était pas à ses côtés.

Quand ce fut le cas, la musicienne commença son ascension, les membres fébriles. Si elle tombait, c’était la fin. Pourrait-elle au moins tomber d’assez haut ? Si elle devait mourir aujourd’hui, elle préférait que ce soit la chute plutôt que les rôdeurs qui l’étripent vivante. Ses muscles étaient tendus, des tâches noires commençaient à trouer son champ de vision, le froid ciselait son visage, et la peur… la peur était le pire des monstres.

A mi-chemin, à plusieurs mètres au-dessus du sol et de la marée grondante de mordeurs, la jeune femme fit une pause. Elle avait mal aux bras, aux jambes, au dos, et l’impression qu’elle allait s’évanouir. Plusieurs fois, elle inspira et expira profondément, le front appuyé sur un barreau, s’efforçant de reprendre ses esprits. Puis il fallut se remettre en marche, puisant jusqu’au tréfonds de ses réserves. Poussée par la terreur, refusant l’idée de lâcher-prise, Selene finit par arriver au sommet, là où les rumeurs de zombies n’étaient plus qu’un sinistre bruit de fond.

Ses deux pieds étaient à peine posés sur le toit que ses jambes se dérobèrent sous son poids. Un voile noir s’étendit devant son champ de vision et quand elle rouvrit les paupières, le visage de Duncan était suspendu au-dessus du sien. Les contours étaient flous, l’image se dédoublait, impossible de faire la mise au point. En plus d’être épuisée, ses membres en contons, la musicienne se sentait glacée, jusqu’à son squelette fragile. Le magasinier ne devait pas être content… il lui avait demandé si elle était capable d’affronter l’extérieur, et elle avait menti. Elle avait menti pour ne pas révéler ses faiblesses et au final, elle s’était évanouie et se sentait désormais si faible qu’il était impossible qu’elle se relève tout de suite.

- Désolée…, murmura-t-elle dans un souffle, Je… donne-moi cinq minutes et on peut repartir…

La jeune femme essaya de bouger, mais ça ne servit qu’à lui donner le tournis. Elle ferma les yeux, soufflant longuement, retenta sa chance, mais c’était impossible. Son corps refusait l’effort, il était vidé.


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Duncan Donhadams
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MessageSujet: Re: Someday in winter   Sam 1 Oct 2016 - 17:49

Le plan était simple et peut être même meilleur que le précédent ? La jeune femme était d’accord quand à la réalisation de celui-ci. Il ne restait plus qu’à se mettre au travail. Duncan se rua aussitôt vers l’endroit désigné et commença à pousser de toutes ses forces le réceptacle de déchets. La tâche s’avérait plus ardue que prévue. En effet la masse de neige qui s’amoncelait devant l’énorme bac métallique en bloquait les roues directrices. Il fallut un effort presque surhumain pour bouger cette foutue benne de seulement quelques mètres.

Selene quand à elle tiraillait comme si elle était à une fête foraine sauf que les cibles étaient bien plus dangereuses que celles de ces stands de tirs. Elle avait l’air de faire mouche à tous les coups mais devant le nombre elle accourut bientôt aider le manutentionnaire qui peinait à exécuter sa lourde tâche. Duncan devait bien avouer que malgré sa force et ses muscles puissants il avait cependant besoin d’aide pour continuer à déplacer cette benne jusqu’à l’emplacement désiré. A eux deux cette fois ci le réceptacle bougea et alla se caler juste en dessous de l’échelle.

L’étudiante grimpa en premier tandis que Duncan bataillait fermement avec les premiers rôdeurs qui commençaient à arriver. Une fois débarrassé d’eux il grimpa lui aussi rejoindre sa partenaire d’infortune. Selene prit la tête de l’expédition. Duncan là suivant de quelques barreaux.

Matraque en main l’ascension ne fut pas très commode. Le magasinier fut soulagé quand Selene marqua une pause pour reprendre son souffle. En effet, le grand gaillard en profita pour glisser son arme préférée à l’intérieur de sa chemise afin d’agripper plus facilement les barreaux. Certes le confort n’était pas de mise mais c’était tout de même plus pratique pour se hisser jusqu’en haut.

Mais là n’était pas le problème. Non car quand l’étudiante reprit son ascension, Duncan glissa sur le barreau du dessus gelé au plus haut point. La semelle de sa botte dérapa et le colosse tout puissant qu’il était ne put s’empêcher de se cogner le front sur l’échelle. Le coup fut soudain et brusque. Le musicien ressentit immédiatement une sensation de déséquilibre. Il agrippa les barreaux de l’échelle avec puissance tout en fermant les yeux. Heureusement pour lui, il avait ses deux mains libres sinon la chute aurait été inévitable. Réouvrant les yeux il regarda vers le sol, une goutte de sang perla de son front. Le manutentionnaire dirigea rapidement son champs de vision vers le mur puis souffla un instant. Ses jambes tremblaient. Il lui fallait un moment de répit.

¤ Merde j’ai eu chaud !  ¤ Il souffla à nouveau. Il devait reprendre son calme et ses esprits. Il osa relever la tête doucement peur d’avoir un vertige. Sa camarade touchait presque au but. Elle était bien repartie et avançait vite. Il devait se bouger, il ne restait plus beaucoup de barreaux à agripper. Fixant le mur face à lui il se força à avancer malgré le mal de tête mais il  n’avait qu’une hâte : arriver là haut le plus vite possible.

Une fois arrivé à destination Duncan sauta par-dessus le rebord comme un marin heureux de remettre les pieds sur terre. Puis laissa échapper un cri de joie : - « Wouhou ! » Reprenant son souffle il se retourna pour congratuler Selene mais la seule chose qu’il découvrit fut sa compagne de route allongée sur le sol et inconsciente.

- « Bordel ! » S’écria t’il instinctivement. Retirant son arme de sa chemise Duncan là glissa rapidement dans son sac puis se dirigea aussitôt vers l’étudiante en difficulté. La jeune femme devait être exténuée ? Et c’était sa faute. C’est lui qui l’avait poussée à sortir et à faire tous ces efforts. Le magasinier regarda aussitôt si elle respirait. Puis une fois rassuré il commença à là questionner :

- « Selene tu m’entends ? » Il lui serra la main et lui demanda à nouveau : - « Serre-moi la main si tu m’entends ! Ouvre les yeux ! » Après quelques secondes d’inactivité il aperçut les paupières de la jeune femme se relever péniblement. Sa voix était faible et son corps fatigué. L’étudiante était certainement affaiblie par le manque de nourriture et tous ces efforts avaient sans doute eus raison de ses dernières forces.

Pendant ce temps la jeune femme avait refermé les yeux. Il fallait qu’elle se repose. Le musicien tout en continuant à lui tenir fermement la main lui répondit :

- « Ne bouge pas. Il est inutile de t’épuiser encore plus. » Puis il regarda rapidement autour de lui. Il devait trouver un endroit où elle pourrait se reposer. Remarquant à quelques mètres un petit renfoncement ou il pourrait aller installer un abri il lui dit :

- « Je vais te soulever et t’emporter jusque là bas ! Ne lutte pas tu es trop faible ! Laisses moi faire ! » Duncan passa délicatement sa main droite dans le dos de Selene en là soulevant avec douceur tout en faisant attention à sa tête. Puis de son bras gauche il lui souleva les jambes. Selene était légère comme une plume. Elle avait l’air si fragile dans les bras musclés du magasinier.

Arrivé à destination Duncan allongea l’étudiante au sol avec précaution. Il enleva ensuite sa veste pour en faire un oreiller temporaire puis lui cala la tête au dessous. Il avait déjà connut cette situation avec son épouse et il ne souhaitait pas que cela se reproduise. Il fouina dans son sac et en retira une gourde d’eau potable.

Scrutant le toit il lui dit : - « Il y a une porte là bas ! Je vais descendre voir s’il y a un appartement sans danger. Il te faut un bon lit et du repos.» Au fond de lui le musicien se doutait que cet endroit devait être infesté puisque les portes étaient condamnées de l’extérieur mais il devait essayer de remonter le moral de sa camarade. – « On ne peut pas rester ici sinon on va mourir de froid. Mais avant il faut que tu t’hydrates. Aller un petit effort … relèves la tête. T’inquiètes pas j’y vais et je reviens te chercher dans la minute.»
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Someday in winter

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