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 The war zone

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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: The war zone   Lun 8 Aoû 2016 - 16:55




A croire que dans ce nouveau monde, comme dans l'ancien, il fallait sans cesse se battre pour garder la place la plus avantageuse ; jouer de force et d'intelligence pour ne pas se retrouver pris aux pièges. Le blond avait mené la grande vie, n'ayant aucun scrupule à léser ses pairs pour se retrouver en haut de la chaîne, et il adorait ça, diriger son petit monde. Mais la situation avait tourné désormais, et alors que quelques minutes auparavant, les deux hommes avaient l'air d'être en position de force, voilà qu'ils étaient tous quittes. Il avait à peine eut le temps d'amorcer un mouvement vers la brune que l'autre joua des coudes et se détacha des bras de son acolyte. En quelques secondes, ce fut lui qui se trouva face au canon d'un fusil.

Tous se regardaient en chien de faïence, tous étaient armés et braquaient quelqu'un... sauf Zack. Bien. Si Jonah tirait, la blonde aussi et l'homme d'affaire ne serait qu'un cadavre parmi tant d'autres. Il y a quelques mois, il aurait réellement craint pour sa vie, mais il apprit depuis à accorder toute sa confiance au publicitaire et de toute façon il n'avait plus rien à perdre désormais ; tous continueraient leurs vies et il serait mort, comme ceux qu'il avait tant aimé dans sa vie d'avant. ''Tous'' continueraient ? Pas sûr. Haussant un sourcil presque blasé en zieutant tour à tour les trois autres personnes dans la pièce, il serra machinalement ses doigts autour de son poing américain toujours dans sa poche gauche ; oh, il aurait été simple de tenter le tout pour le tout et en foutre une à la blondinette qui lui faisait face, mais il préféra choisir une autre voie, parce-que ce flingue braqué sur Jonah aurait vite fait de mettre fin à sa potentielle rébellion. Braquant son regard sur la femme qui lui faisait face, Zack soupira. « Tu te rends compte que si tu tires, tu perds ta copine dans la foulée ? C'est chouette remarque, venir à quatre, repartir seule. » Il avait arboré son habituel air hautain qui lui semblait tellement inné qu'il ne le quittait jamais, la toisant du haut de son mètre quatre-vingt-dix.

Il sorti finalement sa main de sa poche pour la glisser dans la poche arrière de son pantalon et en sortir la cigarette qu'il avait piqué à Jonah sur le chemin ; la calant entre ses lèvres, il s'assit sur la chaise derrière lui et croisa les jambes d'un air nonchalant. « Bon, quand vous aurez finit de jouer aux plus cons on pourra peut-être débloquer tout ça. » Allumant sa clope sans même jeter un regard à la blonde qui le surplombait désormais, il tira dessus d'un air las, s'adossant confortablement contre le dossier en prenant grand soin de garder cet air franchement détaché et peu soucieux. Son cerveau tournait à plein régime ; trouver une solution et vite. Si la brune tirait en premier... ils n'avaient pas la moindre chance. Zack pourrait vite attraper une de ses armes mais ce serait probablement trop tard.

Tirant une nouvelle fois sur sa cigarette, il expira lentement la fumée sans quitter des yeux la blondinette. Qui a dit qu'il n'avait pas d'arme ? Profitant de son apparente vulnérabilité, il envoya balader d'une pichenette la clope brûlante vers Abi. Elle n'eut d'autre choix que de se décaler un peu pour ne pas se la prendre en pleine face et l'homme d'affaire profita de cette diversion pour dégainer son Desert Eagle en se relevant, le braquant à son tour vers la femme. « Voilà, on est quittes maintenant. » Un sourire suffisant étirait ses lèvres tandis que son regard était plein d'un dédain à peine dissimulé. Il avait entre-temps reglissé sa main gauche dans la poche de son jean, retrouvant la froideur rassurante de son poing américain.



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The war zone   Lun 8 Aoû 2016 - 19:30

Est-ce qu’il croyait lui faire peur ? Selene n’avait pas rit à sa blague, ni ciller lorsqu’il avait attrapé Abigail. Elle devinait que c’était lui le fameux « Jonah », le monstre, et c’était justement pour lui régler son compte qu’elle s’était éloignée de son refuge. Pensait-il l’effrayer ? En vertu de quoi ? Parce qu’ils étaient deux mâles adultes qui arboraient leurs couilles en bandoulières ? Pour avoir tabassé à mort une gamine et terrorisé une jeune femme ? Ça faisait bien longtemps que la musicienne ne reculait plus devant les petites frappes. Son bras restait levé, le canon du glock dans la continuité de son regard, pour ne pas louper cet enfoiré.

« Zack »… elle enregistra aussi ce prénom quand on lui demandait de la désarmer. L’espace d’une seconde, la pianiste tourna vers le concerné son regard glacé. Elle n’attendait que ça. Qu’il essaye de la toucher. Dans les yeux de la blonde, elle avait vu la fureur reprendre le dessus ; cette rage démente qui les liait. Elle savait ce que ça signifiait, mais visiblement, pas celui qui la tenait comme otage. L’irlandaise n’eut besoin que d’un bref instant inattention pour se défaire de l’étreinte qui l’emprisonnait. Si le coup de feu réflexe refroidit momentanément la nuque de Selene, elle sourit enfin en réalisant que la balle de gros calibre n’avait creusé un trop que dans un mur, et que c’était désormais la tête de « Zack » qui était menacée d’une explosion imminente. Un sourire carnassier, sans joie, qui disparut presque immédiatement.  

A dire vrai, la brunette avait manqué de coordination. Si elle avait profité du moment de flottement de Jonah, elle aurait pu le descendre avant qu’il ne réalise ce qui se passait. Au lieu de ça, voilà qu’ils se regardaient tous en chien de faïence, comme dans un mauvais western. Une goutte de sueur perla à la base de ses longs cheveux noués en queue de cheval. Sa main ne tremblait pas, alors que la pression écrasait sa poitrine fragile. Il n’y avait pas énormément d’issues à cette situation et dans presque chacune d’elle, quelqu’un mourrait.  

- Encore une fois, répéta la benjamine sans y croire, donnez-nous tout ce que vous avez, et fera en sorte qu’une de vous deux reparte vivant.

L’un des deux, c’était sa meilleure offre. N’était-ce pas le type de deal que proposait l’homme d’affaire ? S’il était malin, il proposerait de sacrifier son larbin. Il aurait tout le loisir ensuite de s’en trouver un autre et de traumatiser les gamines. Malheureusement, ni le commanditaire de la réunion, ni son acolyte, ne prenait sa déclaration au sérieux. Voilà même Zack qui jouait la carte de la sensibilisation : « si tu tires, ta copine meurt, etc… ». C’était bien des paroles de mecs qui chiait dans leur froc ça, parce qu’il suffisait de savoir compter pour se rendre compte que les filles avaient plus de puissance de feu pour le moment. Alors soit il gagnait du temps, soit il…

- Fais gaffe !

Trop tard, la clope lui était balancée en pleine figure, l’obligeant à esquiver, et laissant alors une fenêtre à son détenteur de dégainer un autre flingue de gros calibre. Décidément, ces types devaient sérieusement avoir quelque chose à compenser. Mais Selene n’avait pas le ton de plaisanter. Intérieurement, elle perdait pied, encore. Si elle n’avait pas tiré, c’était simplement parce qu’elle avait craint pour sa meilleure amie, qui était encore trop au centre des tirs croisés. Mais aux côtés de Jonah, une silhouette était apparue. Aussi réelle que le reste. Sa réplique sans visage, qui lui parlait étrangement distinctement.

Fais-le. C’est la seule issue, tu le sais ?! Eux, ils n’hésiteront pas.  

- Ok… recule Abi, puisqu’ils ne veulent pas jouer le jeu, on va y aller.

Même de l’extérieur, la musicienne devait sembler partie. Elle était là, fermement campée sur sa position, mais ses yeux bleus ouvraient sur un gouffre dément, absent, presque désincarné. Les pupilles d’une femme qui avait perdue la lumière et qui n’avait plus peur du noir. Ses côtés étaient à deux doigts de se briser sous la tension, mais il n’y avait pas trente-six chemins. Alors quand l’irlandaise l’eut rejoint à deux pas de la sortie, elle fit basculer la balance. Son index pressa la gâchette, une fois, et elle entraîna brusquement son amie à l’extérieur.

Les ripostes ricochèrent sur l’encadrement métallique de la porte, projetant une gerbe d’étincelles dans la pénombre. Elle ne l’avait pas touché. L’avait-il senti ? Avait-il lu ses intentions ? La pianiste ne savait pas, mais Jonah avait pu s’écarter une demi-seconde avant qu’elle ne tire. Merde! La première salve terminée, Selene se pencha par l’ouverture, glock en avant, et tira à l’aveugle cette fois. Elle fit voler la mousse d’un oreiller, égratigna un cadre en bois, fit exploser un vase, perça une parois, et se remit à couvert juste à temps pour éviter le plomb d’un Desert Eagle.

Le concert des détonations, amplifiées par le hall vide de l’immeuble et le silence ambiant, était un véritable chant de sirène pour les rôdeurs. Des échos de râles provenaient déjà de l’extérieur et un raclement sur la cage d’escalier fit se retourner brusquement la musicienne. Des ténèbres émergea la silhouette cadavérique d’une adolescente qui l’agrippa aux épaules. L’étudiante aurait voulu la maîtriser, l’envoyer à l’intérieur de l’appartement, et l’enfermer avec les deux hommes, mais la charogne était trop agitée. Sans doute récente, elle luttait avec force pour essayer de la mordre, alors il n’y eut pas d’autre choix que de lui exploser la cervelle.

Le sang froid lui gicla au visage, l'odeur de la poudre et de la chair brûlée l'embauma, mais ça ne l’affectait plus désormais. Elle laissa retomber la dépouille, et après avoir arroser deux nouvelles fois l’intérieur, brisant une fenêtre dans un fracas assourdissant, elle choisit de prendre la fuite sur les talons d’Abigail. Dans les rues exsangues, déjà, les morts déboulaient par dizaines.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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MessageSujet: Re: The war zone   Lun 8 Aoû 2016 - 22:10

Un petit coup de coude. Un simple moment de surprise de ma part et cette petite garce blonde avait réussi à s’échapper de ma poigne. Elle a du cran. Dommage pour elle, elle risque fort de le payer cher. Son coup ne m’avait pas spécialement fait mal, mais j’avais été surpris par ce geste si… suicidaire. Dommage pour moi, mais il n’est jamais trop tard pour se rattraper. Au moment de son mouvement subit, j’avais par réflexe laissé mon doigt presser la gâchette de mon arme, espérant dans un songe éclair toucher la blonde à la tête et en finir une bonne fois pour toute avec ses gaminerie téméraires. Visiblement la mort de Claire ne lui avait pas suffit. Tant pis, je lui ferais à nouveau comprendre la leçon le moment venu. Sa nouvelle copine s’en mordrait les doigts, si elle savait.

Oh mais attendez, cette situation, ça me fait penser à un film… Le Bon, la Brute et le Truand ! Heu… Nan, pas tout à fait. De base c’est un duel à trois dans ce western, pas à quatre. Non c’est plutôt hum… Reservoir Dogs ! Aah Tarantino. J’en suis un grand fan. Ses effusions de sang aux limite du réalisme et ses scénarios à la fois tordus et bien ficelés… j’adore. Au passage, si vous ne l’avez pas vu, matez vous Reservoir Dogs, c’est une tuerie. Enfin on va avoir du mal à le regarder aujourd’hui, me direz vous. Mais bref ! Dans la scène finale de ce long-métrage, les personnages principaux du film se retrouvent tous dans la même situation que nous en ce moment même. Se regardant en chien de faïence, chacun les yeux fixés dans le fond du canon de celui qui le menace. Tous se retrouvent à la fois cible et tireur. Dilemme terrible pour chacun des personnages. Résultats des courses, et désolé pour le spoil, mais tout le monde finit par crever. Un Tarantino quoi. Espérons que ça tourne un peu mieux que dans ce film. Enfin, au moins pour nous bien sûr.

Abi semblait soudainement reprendre confiance. On aurait dit un pauvre petit mulot si fier d’avoir échappé à son prédateur qu’il en oublierait presque qu’il se trouve maintenant en plein milieu d’une autoroute et qu’un semi-remorque lui fonce dessus. Ce regard si fier, entremêlé avec les souvenirs douloureux que lui rappelait mon regard, était d’un comique très plaisant. Ses vaines menaces pourraient presque me faire rire, vraiment. « Ah, j’ai déjà essayé de me taire, une fois. C’est mauvais pour ma tension. Désolé Blondie… Je risque de vous faire chier encore longtemps. » répondis-je d’un ton détendu et provocateur face à l’ordre ridicule de la blonde. J’esquissai un léger sourire amusé lorsqu’elle constata qu’en effet, nous avions eu la même idée en amenant un allié avec nous. « Exact. Enfin… après la leçon que je t’ai donné, je pensais pas que tu serais assez tarée pour vouloir à nouveau tenter un truc, haha ! Tu dépasses les limites de la connerie, Blondie, c’est impressionnant, chapeau ! T’aurais pu te chopper une place dans le Guinness book, s’il existait encore ! » Alors que je riais franchement au nez de la blonde, j’armai doucement mon revolver d’un geste du pouce en un angoissant cliquetis, pointant toujours ce dernier vers le visage d’Abi.

Le calme et hautain de Zack me plaisait beaucoup. Je n’avais pas pour le moins du monde besoin d’un acolyte qui se dégonfle face au danger, et un comportement comme le sien est plus qu’intéressant. Il porte ses couilles, le copain. On dirait moi. Oui je suis prétentieux. « Il a pas tort. Un geste brusque et on crève tous. Ce serait dommage, on partait sur une bonne affaire. » Un sourire nonchalant était toujours fixé à mon visage d’une manière des plus insupportable, alors que je continuai de provoquer du regard nos deux opposantes.

Enfin, la brunette au nom encore inconnu insista à nouveau pour qu’on lui donne tout ce que l’on avait… C’est comme si un banquier menaçait un braqueur. C’est con. Sa dernière phrase m’arracha à nouveau un rire franc et plein de sarcasme. Elle espérait quoi en affirmant qu’elle tuerait au moins un de nous deux ? Me faire pleurer comme une madeleine en la suppliant de nous épargner ? Ou même juste me faire peur ? Perdu poufiasse, tu sais pas à qui tu t’adresses. « Tiens c’est marrant ça, ça me rappelle un truc ! Pas vrai Abi ? » ricanai-je à l’adresse de l’inconnue, jetant un regard cruel vers la blonde. Je poursuivis alors d’un ton détendu et ironiquement intéressé. « Et, par simple curiosité, tu comptes choisir comment ? Moi ce que je fais, c’est que je tire à pile ou face, comme ça pas de favoritisme, ahah ! » Evidemment, je m’attendais à ce qu’elle me réponde un truc du genre “C’est comme ça que je vais faire avec toi”, et c’était exactement ce que je voulais entendre. Cette attitude prévisible, c’est tellement hilarant. « Après, démarche classique : je les fous à genoux et je défonce la gueule du plus malchanceux à coup de batte. Pas ma faute, c’est là haut qu’ils ont décidé, héhé ! » A nouveau, un rire franc et cruel résonna dans l’appartement alors que je faisais mine de désigner Dieu du doigt.

La clope. Le mouvement d’esquive. Desert Eagle. Bien joué Zack, je savais que tu me préparais un truc sympa. Alors que le blond tenait enfin Abi en joue, je pus tourner mon arme vers la brune qui elle même me pointait du bout de son glock 17. Chacun son binôme, c’est rigolo.


Mais… ATTENDEZ elles font quoi ces branleuses de voraces ?! ELLES SE BARRENT. PUTAIN DE MERDE ! Je pensais pas qu’elles étaient lâches et faibles à ce point, ces connasses ! Enfin, visiblement, c’est la brune qui avait décidé de lancer les hostilités en tirant maladroitement une balle vers moi en se précipitant dehors. J’avais à peine eu à faire un mouvement d’esquive : la balle s’était déjà encastrée dans le buffet derrière moi. « ZACK, A COUVERT ! » Immédiatement, je sautais par dessus le dossier du canapé juste derrière moi et me planquai derrière celui-ci, manquant tout juste de me payer quelques balles de glock. Sans attendre, je passai mon bras sur le côté du fauteuil et tirai trois balles de revolver en direction de la porte par où elles étaient sorties. « Putain de suceuses de putois, elles ont même pas le cran de nous affronter, hahaha ! » déclarai-je à l’adresse de Zack. J’étais plus heureux que paniqué à l’idée de me battre à cet instant précis. J’avais bien envie d’exploser salement la cervelle de ses deux connes et je sentais l’adrénaline me pousser à un stade de bien-être étrange. J’avais presque envie de me mettre de la musique pour fêter ça. Bon, soyons honnêtes, je vais pas me relever pour remettre du Beethoven, je vais me contenter de chanter dans ma tête… C’est Tarantinesque bordel. J’adore ça.

Après plusieurs tirs de chaque côté de la porte de l’appartement, nos cibles semblèrent lâchement prendre la fuite… Pas de temps à perdre. Je ne compte pas laisser tomber mon affaire comme ça. Grimaçant d’agacement, je me relevai brusquement et me mis à courir à l’extérieur, attrapant au passage mon sac et brandissant cette fois mon fusil de chasse. J’espère que Zack aura la bonne idée de me suivre, mais je n’en doute pas.
Une fois à l’extérieur de l’immeuble, je constatai que le joli voisinnage avait été rameuté par le boucan des armes à feu… Ca ne va pas me faciliter la tâche. Apercevant cependant tout de même les deux jeunes femmes courir plus loin, je pris la décision de les poursuivre, bousculant les quelques masses de chair sans cervelle qui me bloquaient la route. « JE CROYAIS QUE VOUS VENIEZ POUR REGLER VOS COMPTES ? ON ATTEND QUOI ? » criai-je en riant au deux jeunes femmes en fuite. Directement, alors que la zone où je me trouvais était un minimum dégagée de rôdeurs, je pris soin de viser les deux gonzesse et de tirer un coup de fusil en leur direction avant de me remettre à courir.
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Abigail Breckenridge
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MessageSujet: Re: The war zone   Lun 8 Aoû 2016 - 23:31

Le coup de feu retentit et elle sentit aussitôt la pression de la main de Selene sur son bras qui l'emportait hors de la pièce. Les coups de feu retentissaient. Elle devait réfléchir. Et vite. Avec le fusil, il lui était quasiment impossible de riposter. Le chargement serait beaucoup trop long. La fuite était ce qui les sauverait. Selene se débattait avec un monstre, pendant qu'elle utilisait sa seule balle pour abattre le suivant qui voulait profiter de la vulnérabilité de la brune.

Elles sortirent en trombe du bâtiment, alors que les rôdeurs, attirés par les bruits, arrivaient de plus en plus nombreux, excités à l'idée de goûter à de la chaire fraîche. L'angoisse qui revenait. Le ventre noué, les mains moites, ses lèvres qui tremblent... Mais pas le temps. Il faut courir. Et vite. Leur vengeance ne serait remise qu'à plus tard. Pour l'instant, il fallait survivre. Les bruits de leurs pas étaient recouverts par les râles des morts. Il ne fallait pas se retourner. Mais lorsqu'Abi entendit la voix de Jonah, elle jeta un regard derrière elle. C'est à cet instant qu'elle sentit une profonde douleur au niveau de sa cuisse. Lorsqu'elle baissa furtivement les yeux, elle remarqua la coupure que lui avait provoqué l'effleurement d'une balle. Le sang coulait déjà et souillait son jean. Mais il fallait continuer à courir. La sensation de brûlure augmentait au fil de ses pas et elle grimaçait légèrement, la course tirant sa peau.

Selene bifurqua dans une ruelle et Abigail la suivit. Si la blonde avait pris de l'avance, sa blessure l'avait légèrement ralentie et Selene l'avait dépassée. « Attends, viens, par là ! » lança-t-elle à sa meilleure amie pendant qu'elle tirait l'échelle de secours d'un des bâtiments. « Vasy monte. Vite ! » Elles avaient pris une longueur d'avance. Mais elles devaient se dépêcher pour disparaître le plus rapidement possible. Leur seul moyen de gagner la bataille, c'était la surprise. Ils étaient plus forts et beaucoup plus confiants. C'est ce qui causerait leur perte.

Arrivée au quatrième étage, Abi jeta un regard par la fenêtre. Personne en vu. La porte de la pièce fermée. D'un coup de crosse, elle brisa la vitre et se glissa à l'intérieur suivie par Selene. Elle tira de sa chaussette le couteau de cuisine. Mais pas un bruit. La pièce était belle et bien vide. « Ok. Ils ne vont sûrement pas tarder. Ils sont trop confiants. Ils pensent qu'ils peuvent nous écraser. Mais ils ont tords. On a connu pire. On peut faire pire. » Elle planta son regard dans celui de Selene pour savoir si elle la suivait toujours. Elle se souvenait de Costco. Ils étaient plus nombreux et ils avaient essayé, eux aussi, de les réduire en poussière. Mais elles étaient plus fortes que ce que leur physique de jeunes femmes frêles pouvait laisser croire. C'était la surprise qui avait comblé leur lacune physique. C'est ce qui allait les faire gagner cette fois encore. Elle le savait. Elles ne devaient pas les laisser croire qu'ils pouvaient les soumettre. Pas une seconde fois. Et celui qui avait du mal à Selene subirait le même sort. Elle se l'était juré.

Dans la ruelle, les bruits gutturaux continuaient à s'élever et à raisonner. Pour une fois, elles étaient protégées par les cadavres. Jonah et Zack ne pourraient jamais passer à travers la vague de cannibales qui s’agglutinait aux environs. Ils allaient devoir réfléchir, détourner certainement et avec un peu de chances, ils auraient même perdu leur trace.



 
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: The war zone   Mar 9 Aoû 2016 - 11:29


Jonah avait vraiment l'air en forme, et toute cette ambiance fit oublier un peu à l'homme d'affaire ses maux et toute cette culpabilité qu'il se traînait sur les épaules depuis des mois. Il était passé par un stade bien trop téméraire où il avait évacué sa colère sur chaque putride qu'il croisait, mais là il n'avait pas l'intention de se jeter tête baissée dans un bordel, pas tout de suite. Il avait bien l'intention de prendre son temps et c'est dans cet optique que Zack avait toisé la blonde de cet air franchement supérieur qui était le sien, un léger sourire en coin. Ce serait elle qu'il descendrait en premier, parce-ce qu'à cause d'elle, il avait dû sacrifier le reste de cette si précieuse cigarette.

Et d'un seul coup, en une fraction de seconde, la situation changea à nouveau, la brune intimant à sa copine de se tirer. Elle les braquaient toujours de leurs armes tandis que Zack haussait un sourcil presque consterné. « Elles jouent à quoi au juste ? » Il s'était adressé à Jonah comme si les deux femmes n'étaient déjà plus là, les regardant sortir d'un air presque déçu.

Et le premier coup parti. Le publicitaire sembla y réchapper de peu alors qu'il se planquait derrière le canapé. L'homme d'affaire le rejoignit de l'autre côté, tirant à son tour une balle à l'aveuglette. Pas de cri, rien que les détonations sourdes de leurs armes à feu qui ne manqueraient pas d'attirer des putréfiés. Passant légèrement la tête au coin du sofa, il senti l'air d'une balle passer près de sa tête et, soupirant, tira trois autres coups de feu dans l'embrasure de la porte. Reconnaissant les pas précipités dans l'entrée des deux demoiselles qui semblaient s'en aller, il se leva prestement à la suite de Jonah, comptant mentalement son nombre de tir. Quatre. Il ne lui restait donc que la moitié de son chargeur. Bien, il ne resterait plus qu'à les attraper et il pourrait se servir de ses armes blanches ; c'était ça qu'il préférait, déjà bien avant l'apocalypse, se salir les mains n'avait jamais été un problème pour le blond, enfin, si on omettait bien sûr les conneries du style ménage et jardinage. Pouffant presque en y pensant, il ne prêta pratiquement pas attention au putride qui arrivait à sa gauche, se contentant de lui assener un coup de sa main gauche armée, le magnum toujours bien tenu dans la droite.

Au fur et à mesure de leur avancée, les cadavres se faisaient plus nombreux autant derrière eux, que plus en avant. Apercevant un mouvement plus en hauteur, Zack aperçu les femmes grimper une échelle de secours pour atteindre le haut d'un bâtiment. Braquer son arme. Un coup de feu. Loupé. Il soupira d'un air agacé en accélérant le pas pour arriver à la hauteur de son partenaire. « Elles sont montées là-haut ! » Ouah, belle constatation. Ils n'y arriveraient pas, les morts entouraient déjà l'échelle qu'elles avaient emprunté. Mais le blond n'avait pas l'intention de les laisser filer, et il n'était pas le moins du monde angoissé par les putrides environnants qui étaient devenus presque secondaires. Il connaissant un peu le coin, y étant déjà venu quelques fois auparavant, et ces bâtiments... c'était tous les mêmes. Bifurquant sur la droite dans le but d'aller dans le bâtiment juste à côté de celui dans lequel elles étaient entrées, il jeta un nouvel œil en hauteur. « Suis-moi. » Entrant dans le hall désormais miteux, il refroidit d'une balle un putride qui s'était planté devant lui ; pas le temps de traîner, tant pis pour les munitions. Et le plus âgé commença à gravir les marches menant aux étages, n'ayant d'autre choix que de tuer les macchabées ; il avait ainsi troqué son poing américain contre son couteau de chasse pour être plus rapide. « Ces deux bâtiments communiquent, y a une passerelle sur le toit. Avec ce qui se trame en bas, elles pourront pas ressortir du leur. » Et eux non plus ne le pourraient pas ; mais ils aviseraient au moment venu. Le blond ne pouvait qu'espérer qu'ils n'aient pas perdu trop de temps et, malgré les tiraillements qu'il commençait à ressentir au flanc, il ne prit pas le soin de ralentir. Plus qu'un étage et ils seraient en haut, prêts à s'engouffrer dans le bâtiment voisin qui abritait les deux demoiselles. A moins qu'elles ne veuillent à nouveau jouer au cow-boy sur le toit ?



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The war zone   Mar 9 Aoû 2016 - 17:31


L’étau de chair se resserrait à une vitesse folle. Selene n’entendait plus que leurs râles, ne voyait plus que leurs silhouettes putréfiées, menaçant de leur couper la route. Pour rattraper Abigail, elle dut même se faufiler entre plusieurs mains tendues. Coup de tonnerre. Pas besoin de se retourner pour savoir que c’était un fusil. Jonah les provoquait, bien sûr, il ne lui avait fallut que quelques minutes pour cerner le personnage. Il ne la bouclerait que quand il serait mort et à ce moment là, il sera trop tard pour pointer du doigt le fait qu’il s’était trompé sur leur compte. Oui… la musicienne avait choisi : c’était lui qui tomberait aujourd’hui.

La balle n’avait fait qu’effleurer l’irlandaise, mais ça suffisait visiblement à la ralentir. La pianiste la doubla, consciente qu’un manteau de rôdeur se tissait dans leurs dos, évaluant vivement les options de repli qui s’offraient. Il n’y en avait pas beaucoup. Avisant une ruelle, elle dut exploser deux crânes pour dégager la voie et s’y engouffrer. Elle allait courir jusqu’à l’autre bout quand sa complice attira son attention sur l’échelle de secours… oui, pourquoi pas. Trois nouvelles balles, pour neutraliser les cadavres les plus proches et saisir les barreaux froids.

Dans l’appartement, Selene inspecta immédiatement la pièce, canon en avant, et se pencha par la fenêtre. Elle ne voyait plus rien que la marée de morts qui se pressait vers la ruelle, grognant après un déjeuner hors d'atteinte. Essoufflée, elle rengaina son arme et enfouit momentanément son visage dans ses mains. Blanche comme une craie, elle tremblait légèrement, secouée par un cocktail d’adrénaline, de pression et de folie. Elle captait alors les yeux d’Abigail qui cherchait à la galvaniser. Ces yeux si bleus, si précieux… peut-être les dernières lumières amies qu’elle verrait.

- J’étais sérieuse, rassura la musicienne, ça se serait mieux fini pour eux s’ils nous avaient simplement remis leurs affaires.

Tirant son couteau de chasse de son étui, elle s’avança vers la porte pour l’ouvrir et jeter un œil prudent de l’autre côté. Rien. Un salon vide et abandonné, comme de nombreux autres désormais. Elle frappa plusieurs fois son manche contre le mur, attendit, et reprit la parole en ne voyant rien venir.

- Je ne suis pas venue parce que j’avais peur pour nous, tu sais ? Ce que ce type a fait est horrible, mais c’était très peu probable qu’il trouve le phare. La décision la plus sage aurait été de te dire de laisser couler et de ne pas y aller… Je suis venue parce que…

Pourquoi ? Parce qu’elle ne supportait plus de se sentir souillée aux côtés de ses amis ? Parce que la rage était tout ce qui lui restait ? L’appel du sang, vaincre pour oublier qu’elle avait été vaincue, venger Abigail à défaut de se venger elle-même. Un éclair de fragilité traversa ses pupilles, signe que la femme brisée était toujours là sous l’armure de la guerrière, alors elle détourna les yeux. Au final, elle s’était servie de la terreur de sa meilleure amie pour apaiser ses maux. Sa vie était en jeu, et pour quoi ?

- Désolée, murmura Selene en s’avançant vers la porte d’entrée entrouverte.

Dans le couloir, il faisait sombre. La lumière du jour filtrait par une petite lucarne couverte de crasse, mais ça ne suffisait pas à illuminer les lieux. La musicienne se maudit d’avoir laissé sa lampe torche dans la voiture. Une fois encore, elle frappa sur le mur pour motiver les éventuels rôdeurs à se déplacer d’eux-mêmes, mais il n’y avait rien dans les ténèbres qu’un silence assourdissant. A pas de loup, rasant le papier peint décrépi, l’étudiante entama une avancée vers mes étages supérieurs.

- Maintenant qu’on est là, il faut en finir, reprit-elle avec plus d’assurance, et tu as raison… ils ne savent pas à qui ils ont affaire.

Elle osa même un maigre sourire. Pourquoi aller vers le toit ? Simplement parce que la jeune femme connaissait ces types d’immeubles reliés par une passerelle. Passer par le bas était compromis, mais elle pouvait rejoindre le bâtiment voisin pour trouver une issue éloignée des rôdeurs et pister les deux mecs. Explorer la cage d’escalier plongée dans le noir tendit le moindre de ses muscles, mais les deux acolytes arrivèrent sans peine au dernier étage. Un peu avant la sortie de service qui menait vers le toit, l’oreille affûtée de la musicienne fut attirée par quelque chose. Un grattement. Un râle. En se collant contre la porte d’un appartement, elle comprit que c’était de là que ça venait.

Haussant les épaules, elle poursuivit jusqu’à pousser le battant pare-feu qui donnait sur un petit escalier métallique, sinistrogyre, grimpant droit sur les hauteurs de l’immeuble. Obscurité totale. Du moins, jusqu’à ce qu’en haut, la porte s’ouvre et qu’un halo solaire s’engouffre dans la cage. Selene avait saisi avant même de les voir :

- C’est eux !

Le temps de ranger son couteau et de dégainer son glock, les échanges de balles recommençaient. L’étudiante visait le nez levé, entre les marches et les rambardes, mais chacun de ses coups semblait ricocher sur quelque chose. Quand le « clic » significatif de son flingue retentit, elle battit en retraite jusque dans le couloir de l’immeuble, tirant Abigail avec elle.

Ça se corsait. Les deux autres avaient eu la même idée, ils allaient surement dévaler les escaliers pour les rattraper. Un plan. Il leur fallait quelque chose… les yeux bleus de la pianiste se posèrent sur le panneau en bois derrière lequel les rôdeurs entendus plus tôt s’énervaient, excités par le bruit. Plus le temps de réfléchir. Elle tira son Beretta de sa ceinture et explosa la serrure en deux déflagrations. D’un coup de pied, elle décala le battant, juste assez pour que les morts puissent tirer profit de l’ouverture, et poussa son amie dans l’habitation voisine. Par réflexe, elle ferma la porte et accrocha le judas. Alors dans le couloir, pas moins de 5 mordeurs quittaient leur prison pour se diriger vers l’origine du vacarme : l’escalier de service.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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MessageSujet: Re: The war zone   Mer 10 Aoû 2016 - 18:36

En même temps que moi, Zack avait pu observer, alors que nous courions tous deux à pleine vitesse à travers les ruelles, que nos deux cibles avaient décidé de grimper à l'échelle de secours d'un des immeubles qui bordaient la ruelle. J'avais au départ l'idée de les poursuivre par cette même issue, mais Zack semblait avoir un bien meilleur plan. Haussant d'abord un sourcil curieux, je me mis directement à le suivre à l'intérieur de l'immeuble voisin, explosant au passage le crâne de quelques voraces qui me bloquaient le passage à coups de batte.

Alors qu'il m'expliquait son plan au fur et à mesure que nous gravissions rapidement les marches de l'immeuble, un large sourire se dessina sur mon visage et un rire mesquin et impressionné s'échappa de mes lèvres. « Nom de Dieu Zack, t'es génial ! » A nouveau, je me mis à rire alors que nous arrivions enfin sur au niveau du toit de l'immeuble, en effet relié à son voisin. C'est vrai que je n'avais pas une excellente connaissance de Seattle car n'y étant pas originaire, même si je connaissais maintenant tout de même beaucoup de secrets de la ville : quasiment un an à errer dans les rue d'une ville, ça vous permet de la connaître un peu mieux au moins… Me dépêchant de franchir la passerelle, je laissai soin à mon coéquipier d'ouvrir la porte menant à l'intérieur du bâtiment qui nous intéressait.

Immédiatement, alors que je piétinais d'impatience comme un gosse à l'idée de chopper enfin ces deux gonzesses, ce fut plusieurs coups de feu qui nous accueillirent, venant de l'intérieur. Merde ! Ces connasses devaient avoir eu la même idée que nous ! Zack avait réussi à s'écarter de l'ouverture juste à temps, mais semblait avoir été effleuré par une balle, son bras visiblement légèrement entaillé laissant couler du sang… Alors là, ça va chier.

Après avoir pesté, je me calai sur le côté de la porte en attendant de voir ce que ferait ces connes. Au bout de quelques balles, les tirs cessèrent. Plus de munitions ? C'est fort possible étant donné le “clic clic” qui avait résonné dans la cage d'escalier métallique. Je me remis à sourire d'un air carnassier tout en jetant un coup d'oeil à Zack. On va les coincer comme des merdes. Si l'une d'elle n'a plus de flingue à disposition, le danger sera déjà réduit. Cependant, alors que je n'avais pas prit la peine de gâcher des munitions en tentant une vaine riposte, j'entendis quelque chose se rompre en bas, dans l'obscurité… et des rôdeurs arriver d'en bas. Connasse. J'avais reconnu la voix de la brune lorsque Zack avait ouvert la porte, ça devait donc être elle… Celle là, je prendrais soin de lui péter les membres et de à regarder se faire dévorer lentement.
Bon, d'après le bruit, les voraces ne sont pas trop nombreux, et étant donné qu'ils n'ont qu'une porte par où passer, le ménage pourra être relativement aisé.
Dès que je commençai à les apercevoir monter les escaliers dans l'obscurité, je refermai la porte métallique et me plaquai contre celle ci jusqu'à ce qu'un vorace vienne y gratter de ses doigts sales en putréfaction. J’entrouvris légèrement la porte et le premier macchabée passa sa tête et un bras dans l'ouverture. Immédiatement, je plantai mon couteau dans son oeil et le fit tomber pour pouvoir refermer la porte. Je répétai ensuite l'action pour le deuxième : J’entrouvre la porte, laissant la place à un seul rôdeur de passer sa tête, je l'achève, je referme. Et ainsi de suite jusqu'à ce que plus personne ne gratte à la porte. Une fois les cinq rôdeurs abattu, je pus rouvrir la porte et jeter un coup d'oeil discret en bas, restant silencieux. Plus aucun bruit. Les deux gonzesses avaient dû se planquer quelque part…

Souriant en coin, je commençai à descendre silencieusement les escaliers métalliques. J'avais rangé mon fusil et dégainé mon colt, plus pratique à manier en intérieur. L'obscurité était légèrement limitée par le faible éclairement de la porte encore ouverte. Une fois en bas, je tombai nez à nez avec une porte grande ouverte dont la serrure avait été fraîchement explosée. Des traces ensanglantées des voraces que j'avais éliminé partaient d'ici. Fronçant les sourcils, mon regard se tourna vers la porte de l'habitation voisine, fermée. Souriant en coin en voyant le judas, trop éloigné pour que je sois visible à travers celui ci, je me tournai vers Zack et lui fit signe d'être silencieux. « Elles sont sans doute là dedans, on les aurait entendu descendre les escaliers sinon… Je vais essayer de voir s'il y a moyen que je passe discrètement par le balcon, il faudrait que tu bloques la porte pendant ce temps là… Oh et... » Souriant d'un air fier, je sortis le paquet de cigarettes de ma poche pour extraire une barrette de nicotine. Je ne la portai cependant pas à ma bouche et me contentai de la dérouler pour récupérer le papier. Je passai un coup de langue sur ce dernier pour l'humifier et me plaquai silencieusement contre le mur, à côté de la porte. Rapprochant discrètement ma main du juda, je finis par plaquer subitement le papier de cigarette sur celui ci. Il resta alors collé grâce à la salive, empêchant à celles qui étaient à l'intérieur de pouvoir voir quoi que ce soit. J'adressai un clin d'oeil à mon coéquipier et, toujours silencieusement, entrai dans l'appartement d'où étaient sortis les voraces. J'ouvris doucement la fenêtre de celui ci et passai discrètement sur le balcon. Malheureusement, ce dernier était séparé de celui de l'habitation voisine par un espace de vide. Soupirant pour prendre mon courage à deux mains, j’enjambai la rambarde pour venir poser mon pied sur un petit rebord, le long du mur. Je passai la deuxième jambe avec précautions, manquant de chuter dans le vide, et commençai à me décaler tout doucement, le dos collé contre le mur et le souffle coupé. Une chute d'un étage aussi élevé me serait immanquablement mortelle… Il faut que je fasse très attention. Une fois le petit espace dangereux passé, je passai à nouveau les deux jambes par dessus la rambarde et me plaquai encore une fois contre le mur pour ne pas que l'on m’aperçoive depuis la fenêtre. Me postant sous cette dernière, je commençai alors à l'ouvrir très lentement et silencieusement. Bingo. Aucun bruit ne se fit entendre et je pus m'introduire le plus discrètement du monde dans le petit appartement. Je n'étais cependant pas directement directement atterri derrière les deux filles, mais plutôt dans une chambre à coucher. Je décidai donc d'ouvrir tout doucement la porte de celle ci pour enfin arriver dans la pièce principale, derrière les deux gonzesses. J'avais pris soin de prendre dans une main mon fusil chargé et dans l'autre mon colt, et je les pointai désormais toute les deux du bout de chaque arme. « Nous y revoilà. » déclarai-je d'un ton rieur, dévoilant enfin ma présence. « Je vous déconseille de tenter le moindre geste peu amical, vous ne ferez qu'empirer votre cas. Ce serait préférable qu'au moins une de vous deux reparte en vie pas vrai ? » Un petit rire cruel. Je reprends. « Alors revoilà les rôles remis à leur place : nous sommes les prédateurs, vous êtes les proies. » J'avais repris un air dangereux et froid à la fin de ma phrase. Gardant tout de même mes distances avec les deux jeunes femmes, je pris le temps d'appeler Zack à travers la porte. « ZACK ! Tu peux rentrer, nos clientes sont bien là ! »
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MessageSujet: Re: The war zone   Aujourd'hui à 19:26

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