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 Rebuild, Renew

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Nola Hughes
Sanctuary Hills
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Mar 23 Aoû 2016 - 2:56




Le soleil tape contre le goudron, je sens chaque goutte de sueur couler le long de mon visage, alors j'enlève ma veste et la met autour de la taille. En même temps quelle idée de mettre une veste par ce temps, j'aurais dû la laisser dans la voiture, dans le coffre, à côté de la bonne humeur d'Happy. Je souris. Je me repose contre une des voitures abandonnées tandis que Carmen retourne vers le reste du groupe en compagnie d'Axel. Je souffle péniblement, qu'est-ce que je donnerai pour du vent, un mistral, une brise, ne serait-ce qu'un minuscule alizé. Rien sinon la chaleur du soleil, la lourdeur du temps qui varie d'ensoleillé à orageux, comme par hasard il ne pleut que la nuit, quand on est censé dormir, quand on se cache fuyant l'hostilité nocturne, fuyant les monstres comme les rats fuient les chats de gouttière.

Soudainement un bruit me fait sursauter, c'est un monstre bloqué dans la voiture, un enfant qui a dû mourir de froid attendant désespéramment ses parents cet hiver. Il devait être couché sur la banquette arrière, et maintenant il est là, le visage se décomposant, tapant contre la vitre. Je pourrais ouvrir la porte et mettre un terme à ce qu'il reste de lui. Je me penche et considère l'enfant prisonnier. Il s'arrête de taper et colle sa tête contre sa vitre, claquant des dents, je suis pour lui ce qu'une bouteille d'Ice-Tea bien fraîche est pour moi.

Une bouteille d'Ice-Tea bien fraîche. Bordel qu'est-ce qu'il fait chaud.

J'abandonne finalement le jeune monstre à son triste destin et je retourne vers les véhicules et mes compagnons qui veulent reprendre la route. On va encore gaspiller quelques litres d'essence sur une route interminable. Je soupire bien fort pour que tout le monde comprenne que ça me prend bien la tête et malgré la futilité de la chose ça fait beaucoup de bien de se plaindre.

Je rentre donc dans ma voiture accompagné d'Happy, m'asseyant confortablement sur l'inconfortable siège en priant pour qu'on trouve enfin un nouveau refuge comme une grande villa avec une piscine. Putain qu'est-ce que je donnerai pour une grande piscine d'eau bleu turquoise à 28°, avec un cocktail de jus de fruits : jus d'ananas, jus de citron, jus de fruit de la passion et pour agrémenter le tout du sirop de grenadine, avec deux gros glaçons et une paille multicolore. Les mêmes cocktails que ceux de ma grand-mère. Ma grand-mère faisait de loin les meilleurs cocktails de la ville, toutes mes amies venaient chez moi après les cours pour prendre un cocktail avec une part de cheesecake ou de tarte aux pommes.

Je peux sentir l'odeur de gâteau qui règne dans la salle à manger et la cuisine, alors je sors de ma chambre et en arrivant au salon il y a un plateau avec du gâteau et un cocktail, posé sur la table basse devant la télé, et je décide de regarder un Star Wars. Maintenant il pleut, j'ai un chocolat chaud avec des chamallows et je peux passer l'après-midi devant la télé, ou jouer aux cartes avec ma grand-mère, ou alors aux échecs, et je sais qu'elle me laisse gagner, elle bouge son fou et dit juste après "Oh non, j'aurais pas dû faire ça !" alors je rigole, je lui mange son fou, et elle rit à son tour. Je peux admirer ses yeux bleus, son visage si réconfortant. Le salon chaleureux se transforme soudainement. D'un seul coup tout est noir, je ne vois qu'une faible lumière, j'ai peur, j'ai du mal à respirer, je sens la transpiration sur mon front, j'étouffe, recroquevillée dans un placard. J'entends une détonation, des cris, des supplications, des rires, et une autre détonation. Et je vois son visage, le regard sombre, sans pitié, couvert de sang, comme ses amis, un voleur, un pillard, il me regarde et il rigole, derrière lui le corps de ma grand-mère repose dans une mare de sang, et lui rigole, il rigole encore et encore de plus en plus fort, alors je veux crier, je veux lui sauter dessus, je veux le tuer, lui arracher son arme, le jeter aux monstres mais il ne se passe rien, je suis impuissante, et lui continue de rigoler, alors il tend le bras et pointe son arme sur moi, et il rigole encore, et je ne peux rien faire, j'ai chaud, affreusement chaud, j'étouffe, et j'entends comme un bruit de moteur. Une lumière aveuglante. Il a tiré?

Je me réveille en sursaut souffrant d'une migraine, la voiture emprunte une route étroite et on s'enfonce doucement dans la campagne, je peux contempler les longs champs de maïs qui empiètent sur la route faute d'entretient et je peux sentir l'agréable odeur de la nature, remplaçant celle de la pourriture ou du bitume brûlant dont j'étais habituée. On arrive enfin jusqu'à un ranch abandonné mais en bon état. Carmen, fidèle à elle-même prend son arme et nous propose d'aller visiter (et sécuriser) les lieux. Et comme je compte pas végéter ici je prends ma hache et suis la bosse.

" J'te couvre Mendoza. "

On avance avec attention, passant la porte d'entrée ouverte et on arrive sur le hall et ... c'est grand. Certes poussiéreux, bel et bien abandonné mais bien plus spacieux que notre ancien refuge. Le hall d'entré débouche directement sur la pièce à vivre.

" La grande classe ! "

On ne sait pas encore ce qu'il y a dans le reste du ranch, ni derrière, peut-être quelques monstres, peut-être que ce sera inhabitable mais cette pièce à vivre spacieuse, les escaliers conduisant sûrement vers de nombreuses chambres ... j'ai envie d'y croire, j'ai enfin un sentiment d'espoir après 15 jours de fuite. Aussi étrange que cela puisse paraître, malgré ma migraine, malgré mon cauchemar, malgré l'horrible chaleur, malgré cette horrible soif, je ressens quelque chose comme ... de la bonne humeur. Je regarde alors Carmen,

" Si je trouve la plus grande chambre, je la garde ! "

Ouais je sais je me précipite, on n'a pas énormément de bouffe, plus beaucoup d'eau, bientôt plus d'essence, et il n'y a peut-être rien ici. Mais comptez pas sur moi pour remonter dans cette putain de voiture !

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Shawna J. Clarke
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Jeu 25 Aoû 2016 - 17:56


Comment de temps allaient-ils bien pouvoir tenir comme ça ? Leur errance continuait, interminable et sans grand espoir de trouver quoi que ce soit à manger, à boire, ou même un nouveau refuge. Alors oui, sûrement qu’ils ne tiendraient pas très longtemps ainsi. Shawna allait de plus en plus mal, une partie à cause du manque d’eau, de nourriture et de sommeil. Mais pas que… A vrai dire elle ne ressentait presque plus rien de tout ça, plongé dans un état second qui commençait à la rendre complètement amorphe. Elle se contentait de suivre le groupe, espérant simplement qu’ils finiraient par trouver un nouveau refuge. Jamais elle n’avait été une battante, non. Dans sa vie elle avait souvent baissé les bras face aux difficultés, et là, elle était à deux doigts de craquer. Et ce sentiment ne cessait de croître dès qu’elle avait le malheur de croiser le regard des autres. A chaque fois, elle semblait y voir de la rancune, de la colère. Elle était persuadée que tout le monde lui en voulait, que si elle se mettait à parler, ils lui feraient comprendre que tout ça, était de sa faute… Alors elle se renfermait chaque jour un peu plus sur elle-même. Incapable, inutile…

Observant les autres, toujours agrippée à la portière de la voiture, elle constata très vite qu’une fois de plus ils n’allaient rien trouver sur cette aire d’autoroute. Le regard débité des autres n’arrangeait en rien ce sentiment de culpabilité qui la rongeait de plus en plus. Alors lorsque Kaidan expliqua qu’ils n’allaient pas pouvoir aller plus loin, la coiffeuse sentit ses jambes flancher, encore. Sa gorge se noua. Quand tout cela allait-il s’arrêter ? Elle commençait même à regretter de ne pas avoir été mordue, là-bas… Au moins les autres auraient été débarrassés du poids qu’elle était pour eux… Non. Elle n’avait plus les idées claires. Il était vraiment urgent qu’ils trouvent un endroit pour se reposer.

Reprenant sa place dans la voiture, elle prit une profonde inspiration et détourna le regard vers l’extérieur afin de dissimuler la mine emplie de chagrin qui prenait peu à peu possession de son visage. Une fois qu’ils eurent passé le terreplein central de l’autoroute, non sans difficulté, elle se contenta de regarder le paysage défiler sous ses yeux. Puis ils s’arrêtèrent une fois de plus. Combien de temps avaient-ils roulé ? La métisse n’en avait aucune idée. Lorsqu’elle releva la tête pour scruter les alentours, elle remarqua très vite un panneau où était représenté un cheval. Elle regarda Carmen et Kaidan échangés quelques mots, puis, ils redémarrèrent à nouveau.

Ils s’arrêtèrent à nouveau après quelques minutes de route. Là, la belle remarqua très vite une bâtisse qui avait l’air en bon état, une sorte de ranch apparemment. L’endroit semblait calme et désert, une bonne chose… Une fois encore, Shawna laissa les autres descendre des véhicules. Carmen annonça qu’elle allait voir s’il y avait de quoi manger ou boire à l’intérieur. Nola se porta volontaire pour y aller également. Prenant le chaton dans ses bras, la coiffeuse sortit à son tour de la voiture. Là, elle se mit à observer les autres, attendant de voir ce qu’ils allaient faire. Toujours complètement perdue, son regard finit par s’arrêter sur Axel qui semblait également décidé à aller découvrir l’endroit. Elle ne savait pas quoi faire, rester ici ou aller avec les autres…






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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Jeu 25 Aoû 2016 - 21:37


    Il n'y avait rien dans cette station service, comme il n'y avait rien dans tous les autres endroits où nous nous étions arrêtés depuis notre fuite forcée de la maison. Je ne devais pas être le seul à me demander si nous trouverions réellement un jour un nouveau point d'attache où poursuivre nos vies ; peut-être qu'au final, il n'y avait plus rien dans ce monde. Soupirant pour la énième fois de la journée en retournant dans la voiture toujours conduite par Jasper, je me focalisais sur la route, jurant intérieurement. Au fond de moi, une petite part m'assurait que tout irait mieux si je reprenais la route seul, moins de problème, pas besoin de trouver toute une cargaison pour pouvoir se nourrir, mais j'avais donné ma parole à Carmen et la plus grande partie de moi s'était finalement rendue à l'évidence que ma place était là, avec eux. J'essayais en tous cas de m'en persuader au mieux dans cette situation invivable.

    Après de longues minutes de route, la moto devant nous s'arrêtait devant un énorme panneau indiquant l'entrée d'un ranch ; et nous nous y étions engagés, priant une nouvelle fois que cet endroit soit le bon. Une fois arrêtés devant, j'avais également mit un pied dehors, n'écoutant que vaguement les dires des autres ; bien sûr qu'ils voulaient visiter cet endroit, comme tous les autres endroits. Mais celui-ci... il avait quelque chose de franchement familier. Me tenant un court moment à la portière, je balaye le ranch du regard, tout ce qui l'entoure. Ce serait presque le comble de rester ici, le gosse de fermier qui quitte la ferme familiale pour la ville, et qui se retrouve finalement à vivre dans un ranch. Ça me donnerait presque envie de rire si au fond, ce vide tout autour n'avait pas l'air aussi rassurant.

    Bon. Allons-y. Zieutant les autres rentrer, je remarque Shawna toujours plantée à côté de sa portière. Si y en a bien un de nous qui a franchement l'air au fond du trou, c'est elle, et honnêtement, être au fond du gouffre c'est pas marrant ; et je sais de quoi je parle. Fermant rapidement ma portière après avoir récupéré ma machette au cas où, je contourne le véhicule et me place aux côtés de la métisse.

« Ne restes pas là toute seule, on ne sait jamais. »

    Sans même attendre de réponse je passe mon bras gauche autour du sien et me met à marcher lentement. Bizarre hein ? Même moi je me demande pourquoi je le fais, serait-ce cet endroit maudit qui me fait devenir sympa ? Bref, au fond c'est pas important, aussi égoïste que je puisse être, j'ai du mal à voir ceux qui m'entourent tirer la tronche, ça n'aide en rien à me persuader de rester. Jetant un coup d'oeil rapide au chat dans ses bras, je lève légèrement les yeux au ciel ; qu'est-ce qui m'a prit déjà de le ramener ? J'avais pas prévu d'avoir à fuir en fait.

« Il y a assez de monde dedans, on a qu'à aller voir la grange et les alentours. »

    Il ne manquait plus que les champs et je me serais cru de retour à la maison, sauf que là il n'y avait ni mes parents, ni mes frères... Serrant un peu les dents à cette pensée je ne peux retenir un soupir, faisant de mon mieux pour ne pas montrer ce trouble idiot qui me prend. Si ça se trouve, dans la grange on aura une mauvaise surprise, ou même dans la maison qui sait ? Et alors il faudra reprendre la route, encore.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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Jasper McCarthy
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Mer 7 Sep 2016 - 12:50

Une éclaircie. À peine ressentie. À peine visible. Entre deux plissements d'yeux. Un ranch, c'était l'étale parfaite pour une petite pause. Avec l'espoir, évidemment, qu'elle ne soit pas envahi par des putrides... Espoir, quelle drôle de perspective alors qu'ils ressemblaient tous autant qu'ils étaient à des épaves. Certains plus que d'autres. Mais le silence était maître. Les échanges étaient minimes voire inexistants. Pas un mot de trop n'était énoncé. Par peur qu'un bruissement de pas vienne les alerter d'une présence non désirée. Des rôdeurs partout. Dans leurs rêves, dans leurs têtes, sur le chemin, dans les maisons, sur le terre. En morceau, rapiécé, déchiré, ouvert.

Jasper avait éteint le moteur. Il avait arrêté de tourner brusquement, dans un souffle. L'ancien psy avait suivi le mouvement du groupe curieux. Un ranch. Un air de campagne, ça ne lui fera pas de mal, ça rendrait les choses meilleurs. Là dedans, il y avait de l'eau, de la nourriture, quelque chose ? Bonne trouvaille ou nouveau nid de malheur ? Quelle pioche, gracieuse ou la visqueuse ? Des questions. Des doutes. Et encore des questions. Mais il fallait voir la trouvaille, pousser les portes et découvrir le cadeau.

Il laissait son imagination aller et s'évaporer entre ces murs, le hall avait une petite odeur de renfermée. Dérangeante comme odeur. Mais elle n'était pas dénonciatrice de mauvais présage. Ou peut être qu'il se trompait. L'odeur de pourriture était devenu tellement âpre dans ses narines. Elle s'y était incrustée à force pendant le voyage. 

L'arme blanche entre ses doigts, il suivait de près le groupe qui évoluait dans le lieu abandonné.
Y aurait-il besoin de nettoyer la zone où les occupants auraient-ils déserté au début de l'épidémie ?
Il se sentait tellement faible, et ne tenait à peine sur ses jambes. Trop de mouvement risquait de les fragiliser davantage. Ils mourraient tous de soif et de faim, une bagarre ne serait pas facilement gagnée par le groupe. Les lèvres pincées, à l'affût, il avait été à deux doigts de souligner à l'adolescente que s'il y avait une grande chambre, elle serait plutôt pour lui. Mais sa bouche était trop sèche pour qu'il n'est envi de parler. User de la salive alors qu'il n'était pas encore sur que le lieu soit un havre de paix, hors de question.

Nouveau soupire lasse alors qu'il déviait de la trajectoire pour aller ouvrir une première porte qui menait à une pièce. Un grand salon semblait-il.

« Qui a pu laisser un endroit pareil vide... inoccupé ? C'est l'endroit rêvé pour s'y installer... »

Le cerveau fonctionnait de nouveau à tout allure. Il y avait tellement à faire, à espérer ici. Tous leurs corps criaient d'envie. Ils méritaient ce repos... Et si une vague de mort sortait par l'arrière... ils feraient pas long feu...

« Y a presque trop de place... »

Espoir. Espoir. Quand tu nous chantes une si belle chanson et qu'on veut y croire. C'était ridicule. Impensable même. Et cette possibilité là dehors, de l'autre coté, de faire un jardin et de faire pousser tellement de trucs. De pas forcément avoir besoin d'aller se ravitailler trop loin, d'avoir sa cave, ses propres réserves. De vivre sans trop penser à demain. Ça existait encore ça ?


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Kaidan E. Hunter
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Sam 10 Sep 2016 - 15:40

Lorsqu'ils arrivèrent devant le ranch à l'abandon, Kaidan fut frappé par le silence absolu qui enveloppa les lieux lorsque le bruit des moteurs se tut. Tout semblait avoir été délaissé depuis un certain temps déjà. Des mauvaises herbes envahissaient tout, mais la végétation était jaunie par la chaleur et les faibles précipitations estivales. À la suite de la plupart des autres, il pénétra dans le bâtiment principal, arme au poing. Il avait déjà repéré un long bâtiment qui ressemblait fort à une écurie. Quoi de plus normal dans un ranch ?
En entrant, il marqua un temps d'arrêt près de l'accueil. Un ranch touristique... Voilà qui offrait assurément pas mal de perspectives pour leur petit groupe. Il vérifia que rien ne se tenait caché ou coincé derrière le comptoir, avant de poursuivre. Visiblement, tout le monde avait la même idée en tête. Rester ici, pourquoi pas ? C'était sans doute prématuré... mais ils avaient erré si longtemps depuis la perte de leur précédent refuge. Nola et Jasper ne cessaient de faire des allusions sur leur trouvaille, mettant en valeur ce qu'elle pourrait leur offrir. Pour sa part, l'archéologue regardait les environs, le hall comme le salon qui fut découvert juste après. Il s'en dégageait une impression de confort agréable... mais on voyait également nettement des traces de départ précipité, d'abandon. Il y avait des affaires laissées là par leurs propriétaires, des chaises renversées, des fauteuils dérangés.

Mis à part leur petit groupe de survivants, il ne semblait y avoir personne. Comme si tout le monde était parti précipitamment. Mais d'où alors venait cette tension qui tordait les entrailles de Kaidan, qui le prenait à la gorge ? Un mauvais pressentiment persistant, qui ne voulait pas s'en aller. Il s'éloigna un peu du groupe, jusqu'à entrer dans une cuisine. Le matériel était toujours là, casseroles et autres ustensiles. Les lieux étaient bien équipés, avec de nombreux rangements, des plaques de cuisson à induction, un micro ondes... hélas, sans courant ni rien à cuisiner, l'intérêt de l'ensemble était moindre. Le jeune homme alla ouvrir quelques placards. Vides, vides, désespérément vides. Il secoua la tête. Evidemment, si tout le monde avait mis les voiles, c'était en emportant ce qui était possible. Il dénicha quelques emballages, et quelques mouches qui avaient élu domicile dans le coin. Le miracle se produisit lorsqu'il ouvrit un dernier tiroir. Trois boîtes de haricots blancs en conserve. Au moins ce serait nourrissant, et c'était toujours mieux que rien. Il leva le ton pour se faire entendre des autres.


« Il reste quelques trucs à manger par ici. Trois fois rien, juste quelques conserves... Sans doute ce qui a pas pu être emporté.


C'étaient sans doute des choses que les fuyards n'avaient pas eu le temps de prendre, à moins qu'ils n'aient déjà été chargés à bloc. Un soudain bruit de coups se fit entendre un peu plus loin. L'archéologue sursauta et se retourna d'un coup, arme tendue, avant de suivre le bruit. Il s'arrêta devant une porte close, et il ne disposait pas de la clé. Le boucan provenait de l'autre côté. Il s'acharna un moment contre le battant de bois, avant de donner quelques violents coups de pied jusqu'à ce que la porte s'ouvre à la volée. L'expérience lui tira une grimace. Pour la discrétion, on repasserait. Il s'avança dans l'espèce de studio qui se trouvait de l'autre côté, et qui devait être les pièces à vivre des propriétaires du ranch. Une puanteur insoutenable lui sauta aux narines, lui tirant un haut-le-cœur qu'il eut le plus grand mal à réprimer.
En ouvrant les yeux, il découvrit un homme qui se balançait autour d'une corde accrochée à une poutre du plafond. Il était mort puis était revenu, et le cadavre au visage rendu violacé par le manque d'air s'agitait frénétiquement en tentant d'attraper l'humain qui venait d'apparaître. Il était déjà dans un bel état de décomposition, et les mouches étaient légion, bourdonnant furieusement en volant tout autour du rôdeur.


- J'ai trouvé un des habitants. »

Kaidan sentit une nouvelle vague de nausée lui retourner les tripes. Avec une grimace écoeurée, il tira une balle dans la tête de la créature, qui redevint immédiatement aussi flasque qu'un poisson mort. Et même s'il y avait eu un bruit de détonation, la discrétion s'était déjà évanouie quand il avait défoncé la porte. Il faudrait être prudent. Une des prochaines étapes, s'ils décidaient de passer au moins la nuit ici, ce serait de décrocher ce corps, d'aller le balancer dans un trou quelque part au loin, et surtout d'aérer la pièce pour évacuer les odeurs et les mouches.


Alea jacta est
On verra bientôt que d'oser vivre, ce n'est pas la fin du monde. Juste d'un monde.  by lizzou.
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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Dim 11 Sep 2016 - 0:36


L'espoir renaissait timidement, alors qu'elle laissait Nola s'aventurer dans le hall en s'extasiant comme l'ado qu'elle était. Relevant les yeux en observant les alentours, elle devait bien admettre qu'elle avait raison. Il y avait tellement d'espace, de possibilité de s'installer ici, que ça faisait presque rêver...
Pour la première fois depuis des jours, un sourire bien qu'épuisé naquit au coin de ses lèvres, alors qu'elle entendait la petite blonde décréter qu'elle aurait la plus grande chambre. Jetant un regard rapide à Jasper, elle vint brièvement joindre sa main à la sienne en s'assurant que personne ne les regardaient, lui faisant remarquer avec amusement.

Nola peut rêver encore longtemps. Si on trouve une suite de luxe ici, elle est pour nous...

Sa jambe blessée continuait de lui faire mal, mais qu'importait. Grimaçant en sentant la blessure la tirailler à nouveau, la brune prit appui sur sa jambe valide, son regard se perdant à nouveau dans le vague. Observer ces immenses fauteuils, ces pièces poussiéreuses qui faisaient écho à une autre époque, lui donnait envie de s'allonger sans même fouiller, et dormir autant de temps que le réclamerait son corps. Mais les doutes de Jasper la ramenèrent bien rapidement à la réalité. Vrai que c'était étrange, un tel endroit laissé à l'abandon... Les champs offraient une terre capable de faire pousser des cultures, et il y avait suffisamment de place pour y faire tenir le double de leur groupe, au bas mot. Un escalier menait à l'étage supérieur. Hésitante, elle eut tout jute le temps de poser sa main sur la rambarde que la voix de Kaidan lui fit tourner la tête. Trois conserves, c'était déjà une idée de festin dans sa tête, après de nombreux repas sautés. Mais la suite la fit grimacer, alors que l'archéologue ouvrait une porte et qu'une puanteur sans bornes s'en dégageait presque immédiatement. Fronçant le nez en se rapprochant du brun, elle sut immédiatement que c'était une mauvaise idée en sentant un haut le coeur la prendre en observant l'état de décomposition avancée du pendu. Pardon, un pendu ?

Ils peuvent revenir même sans avoir été mordus ?

La question avait été posée à voix haute, alors qu'elle laissait Kaidan achever le wendigo, encore sous le choc de ce qu'elle venait de voir. Pas de traces de morsures, rien. Alors quoi, il suffisait juste de mourir pour se transformer en wendigo ?
Elle n'eut pas vraiment le temps de se poser ce genre de questions, que du mouvement à l'étage lui fit relever la tête en direction de l'escalier, sentant chacun de ses muscles se tendre en venant resserrer sa prise sur son arme. La détonation venait d'attirer deux silhouettes hésitantes en haut des escaliers, qui les fixèrent un instant de leurs yeux morts avant qu'un râle qu'ils connaissaient si bien désormais ne résonne dans l'habitacle.

Putain, manquait plus que ça... Murmura la navajo entre ses dents, alors qu'elle laissait les deux malades tituber dans l'escalier dans l'espoir de les dévorer.

Avec sa jambe blessée, elle ne serait pas d'une grande aide, elle le savait bien. Ca ne l'empêcha pas de faire atterrir le tomahawk dans la rotule de l'un d'eux, cette dernière se brisant dans un craquement écoeurant alors que le monstre tombait au sol. Le petit groupe se débarrassa rapidement d'eux, alors qu'elle n'attendait pas pour observer leurs membres.

Pas de morsures... Souffla t-elle à nouveau en vérifiant jusque sous le pull de l'ancienne quarantenaire en veillant à bloquer sa respiration. Peut-être qu'une fois mort, ils reviennent à la vie si le cerveau est toujours opérationnel ?

Et peut-être aussi qu'un de membres de son groupe saurait lui répondre, avec un peu de chance... Faisant signe à Jasper de l'aider à se relever, elle fût tout de même soulagée de ne plus entendre un seul bruit autour d'eux. Avec un peu de chance, ces trois là étaient les anciens habitants ?

Il faudrait qu'une partie d'entre nous monte vérifier les étages, voir si il n'y à plus rien à craindre. Kaidan, si tu peux ouvrir la fenêtre côté pendu, ça m'éviterait de mourir asphyxiée. Et... Si on part du principe que ces types sont justes morts comme ça, c'est qu'il y à dû avoir une bonne raison. Et, si il n'y à plus rien de dangereux, je propose qu'on passe au moins une nuit ici.

Rien que le fait d'en parler lui donnait envie de dormir. Mais avant, ils devaient encore fournir un dernier effort, et quelques recherches.
Il fallait qu'elle en ait le coeur net. Aidée par le psychologue alors qu'elle claudiquait en direction de l'entrée, l'ex gérante se concentra sur ce qu'avait pu essayé de lui inculquer grand mère Ama. Ana était capable de repérer n'importe quelle personne par le biais de ses pas, ça ne devait pas être si compliqué après tout. Visiblement, la chance était de son côté alors que la porte d'entrée présentaient quelques petites marques, comme de minuscules lacérations.

Ca fait penser à des griffures... Fit-elle remarquer à Jasper en fronçant légèrement les sourcils, effleurant les marques du bout des doigts.

Au sol, en dehors de leurs propres empreintes à peine visible sur le sol sec, elle put tout de même remarquer une profondeur différente à certains endroits, comme si la terre avait été piétinée par une troupe d'hommes.

C'pas impossible qu'un groupe de wendigo soit passé par là, y'a un bon moment ! Lança t-elle à la volée pour que le reste du groupe occupé à fouiller l'intérieur du bâtiment l'entende. Ca pourrait peut-être expliquer qu'il n'y ait eu personne d'autres que ces trois corps...

La tête lui tournait tellement. Trop d'informations d'affilée lui donnaient l'impression d'être à deux doigts de s'écrouler. Prenant appui sur le chambranle de la porte en passant sa main contre son front dans l'espoir de se rafraîchir un peu, elle rajouta encore.

Ca donne quoi de votre côté ?


HELP, I'M ALIVE
My heart keeps beating like a hammer,
Hard to be soft, Tough to be tender. If we're still alive, My regrets are few If my life is mine, What shouldn't I do? Come take my pulse the pace is on a runaway train (⚡) june.
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Nola Hughes
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Dim 11 Sep 2016 - 15:00




J'avance doucement dans la sombre salle commune, il doit y avoir plus d'un centimètre de poussière sur le sol et pourrait s'avérer être un véritable enfer pour les allergiques aux acariens comme l'était ma grand-mère. Cependant on n'étouffe pas, au contraire la pièce étant restée à l'ombre il fait plutôt frais. L'ambiance est plutôt lugubre, la déco n'a pas été refaite depuis les années '30 et il y a une horrible odeur de ... vieux. La même que dans les maisons de retraite. Enfin, les rayons de soleil passant à travers les fentes des volets donnent une ambiance franchement lugubre, le type de film d'horreur à la con où un groupe d'amis part en vacance dans un manoir hanté et finissent tous décapités. Mais le pire dans cette histoire, c'est que mon imagination à la con va finir par me foutre la chaire de poule. Je prends donc les choses en main et j'ouvre les volets laissant entrer à la fois la lumière et la chaleur du soleil, puis je reprends les recherches.
Tout est bon à trouver, de la nourriture, une réserve d'eau potable, des armes, de l'essence ... mais apparemment les anciens propriétaires ont pris soin de ne rien laisser, les tiroirs sont vides d'intérêt, il n'y a que des papiers, quelques stylos et je trouve également un jeu d'échec en bois, c'est une bonne chose pour passer le temps les soirs d'insomnie, à condition de trouver un partenaire que sait jouer évidemment.

Par chance, Kaidan trouve quelques conserves dans la cuisine, Carmen et Jasper continuent les recherches, et le long couloir conduisant sûrement vers des chambres ou des salles d'eau ne m'inspire pas le moins du monde, d'autant plus qu'à part des morts il n'y aura sûrement rien. Ma démarche est totalement égoïste, certes, mais ils sont trois et n'ont pas l'air d'avoir besoin de moi, d'autant plus qu'il n'y a vraiment rien, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Je préfère donc retourner dehors, voir ce que font Happy, Axel et Shawna et m'aventurer autour du ranch, il y a peut-être un garage, des étable et écuries où on a plus de chance de trouver notre bonheur.

Une fois le seuil de la porte passé, je me sens comme écrasé par une intense chaleur. Je marche doucement près de nos véhicules en scrutant l'horizon. Les champs de maïs sont abandonnés depuis longtemps, les plantes sont maintenant sèches et inutilisables, il faudrait tout reprendre de zéro. Je cherche quelque chose comme un puits, une étable, une résidence voisine, mais je ne vois qu'une immense étendue de terre séchée avec quelques épis de maïs fanés. Mais après quelques minutes à observer le gigantesque terrain, je repère quelque chose qui doit se trouver à 600 ou 700 mètres, je n'arrive pas à distinguer ce que c'est d'ici, peut-être un véhicule, peut-être même un puits, avec la lumière du soleil et le ciel presque blanc j'ai du mal à identifier l'objet. Curieuse comme à mon habitude, je décide d'aller voir, mais sans avoir le temps de parcourir ne serait-ce un mètre une détonation venant du ranch me fait sursauter. Le bruit est étouffé, presque inaudible, mais c'est une arme, sans aucun doute.
Je me précipite dans le ranch et je vois juste Carmen, Jasper et Kaidan dans la pièce à vivre, tandis que deux monstres arrivent de l'étage. Carmen, blessée arrive à en faire tomber un qui est vite achevé, je m'occupe du deuxième qui arrive rapidement. Je prends la hache fermement à deux mains, et d'un geste sec et précis je l'enfonce dans le crâne du zombie qui dévale les quelques escaliers restants. Heureusement que je me suis entraînée à la hache avec Mendoza pendant notre fuite, je suis bien plus à l'aise maintenant.

" Bordel, il s'est passé quoi ? "


Le groupe m'explique rapidement la situation et retourne à ses préoccupations. J'observe Carmen mener son enquête par rapport aux traces de griffes sur la porte d'entrée.

" Vu l'état de décomposition, ils doivent être loin maintenant. Mais il n'empêche qu'on doit faire attention, ce ranch n'est pas vraiment sécurisé et surtout au milieu de nul part, une horde pourrait venir de n'importe où. "

Je réfléchis aussi à cette histoire de monstre revenu sans être mordu ... ça me parait impossible dit comme ça, non pas parce que suite à une étude scientifique du problème je peux démontrer que c'est biologiquement impossible, mais parce que ça fait flipper, tu choppes une grippe et c'est terminé pour toi tu te transformes ... je préfère ne pas y penser. Je regarde les cadavres au sol, il va falloir se faire chier à brûler (si possible) tout ça. Je soupire longuement, constatant qu'on ne pourra jamais être tranquille dans ce monde, un jour tout va bien, le lendemain une horde débarque et au mieux te chasse, au pire te fait rentrer dans ses rangs.

Je m'apprête à ressortir dehors quand une porte discrète sous l'escalier menant à l'étage attire mon attention. Je l'ouvre doucement et vois un escalier s'enfoncer dans les entrailles de la terre. Ouais dit comme ça, la dernière chose à faire serait y aller, sachant qu'il n'y a pas de lumière. En fait, je suis dans la même situation que la blondasse qui crève en première dans un film d'horreur. Elle trouve une cave sans électricité, elle est désarmée, elle sait qu'un psychopathe la poursuit mais après tout, c'est tellement fun les sous-sols ! Alors dans la salle tout le monde gueule "mais non n'y va pas !", et on connait la suite. Mais bon, j'ai une arme, et puis si j'ai une chance de trouver de la nourriture le risque en vaut la peine.
Je descends doucement les marches, l'une après l'autre, et après une minute à faire attention de ne pas me rétamer par terre, j'arrive dans un espèce de cellier, éclairé par des soupiraux. Il y règne une odeur insupportable mais je n'arrive pas à déterminer ce que c'est. Il y a de vieilles machines à laver, quelques babioles, un coin qui semble être un débarra, et je trouve également des Jerricans d'essence vides. Mais avant de remonter je remarque des traces de sang au sol. Elles conduisent jusqu'à un espèce d'atelier séparé du reste par une porte en bois. Je l'ouvre lentement, et je tombe sur une scène assez macabre. Un homme, maintenant décomposé, les mains attachées par des chaînes, avec plusieurs balles dans le corps et une dans la tête. L'odeur était donc celle de la pourriture, étonnant que je ne l'ai pas tout de suite identifiée étant donné qu'elle nous suit partout maintenant. Je dois sûrement m'y habituer. J'observe l'atelier, il y a de nombreux outils qui peuvent nous être utiles. Je trouve également dans un placard deux bouteilles de whisky, avec de la chance elles sont peut-être encore bonnes, auquel cas ça pourrait faire plaisir à tout le monde.
Je remonte avec mon butin à l'étage supérieur. Je retrouve le groupe pour faire mon compte-rendu.

" Il y a une porte menant à un sous-sol sous l'escalier. J'y suis allée et c'est plutôt intéressant, il y a des jerricans d'essence vides, de la place, beaucoup d'outils, et si ça vous intéresse un type qui a été exécuté il y a un paquet de temps, mais qui n'est pas revenu. 'Faudrait l'enlever car il embaume ... Ah au fait, j'ai aussi trouvé ça. "

Je pose les bouteilles d'alcool sur la table de la pièce à vivre en arborant un grand sourire.

" Par contre je ne sais pas si elles sont encore bonnes. Ah et encore autre chose, il y a quelque chose dehors, ça pourrait être un véhicule, à moins d'un kilomètre dans les champs. Je ne pense pas qu'il soit en état de marche mais il reste peut-être de l'essence, des pièces détachées, ce genre de trucs. "

Je regarde le ciel qui commence à s'assombrir, le soir ne va pas tarder à tomber, avec lui l'espoir d'avoir peut-être un peu de fraîcheur. Quoiqu'il en soit, on va rester ici cette nuit, en faisant des tours de garde, l'endroit à l'air plutôt sécurisé et si il y avait d'autres monstres, la détonation les auraient déjà attirés. J'en profite pour m'asseoir un moment. Je crève de faim et de soif, ça fait des heures que je n'ai bu une goutte d'eau, et je ne pense pas qu'on va en trouver miraculeusement.

"Un pendu, plusieurs zombies qui viennent de je-ne-sais-où, un type exécuté au sous-sol, j'sais pas vous, mais moi elle me fait flipper cette baraque. "

Je ne sais pas si on va habiter ici, ce serait pas une mauvaise chose, mais là 'faut refaire la déco, virer tous les cadavres qu'on va trouver, mettre quelques bougies parfumées, parce que sans déconner pour le moment on se croirait dans un décor de film d'horreur.

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Rebuild, Renew

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