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 Rebuild, Renew

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Carmen L. Mendoza
leader | Sanctuary Hills
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MessageSujet: Rebuild, Renew   Dim 31 Juil 2016 - 23:38



21 Juillet 2016


Déjà deux semaines, qu'ils parcouraient les routes sans réellement savoir ou aller. Depuis qu'ils avaient dû abandonner leur premier lieu de vie, le groupe s'était contenté d'avancer sans réellement savoir ou aller, plutôt que de se laisser mourir sur les routes. Le voyage avait été long, alors qu'ils avaient survécu en fouillant les voitures abandonnées en quête d'essence à siphonner, ou tentant de récupérer quelques heures de sommeil dans des endroits délabrés. Partout, la misère et la mort avaient pris le contrôle, alors qu'ils e cachaient la plupart du temps pour éviter de faire front aux wendigo. La fatigue accumulée au manque de confort et de nourriture les avaient rendu pour la plupart à bout de force. Pour Carmen, les choses étaient allées crescendo. Si son corps lui réclamait d'urgence de l'eau et un vrai sommeil réparateur, les événements firent qu'elle n'eut pas vraiment le choix de continuer à avancer. Même se contenter de maintenir sa moto sur la route l'épuisait. Sa gorge asséchée depuis la veille combiné à la faim lui donnait la désagréable sensation de brûler de l'intérieur, alors que le soleil de plomb sous lequel ils roulaient depuis l'aube martyrisait un peu plus sa peau à chaque seconde qui passait. Son compteur la fit grimacer, alors qu'elle observait la jauge d'essence indiquer que bientôt, même parcourir les routes leur serait impossible. Il leur faudrait aussi trouver rapidement de quoi désinfecter les nombreuses égratignures que la plupart d'entre eux s'étaient faits, à force de vadrouiller entre les carlingues et les endroits abandonnés. Malgré la ville d'Issaquah indiquée, le groupe avait continué en contresens sur l'autoroute, refusant l'idée de se jeter à bras le corps dans une ville probablement infestée de morts.

Ce fût un panneau indicateur abîmé par le temps et les intempéries qui lui fit relever la tête. Malgré la plupart des indications effacées, un nombre de kilomètres raisonnable indiquait dans la même direction une petite aire de repos.

Ce fût après l'accord des deux autres véhicules que le groupe prit la direction indiquée, alors qu'ils découvraient petit à petit un terrain bétonné qui semblait désert, avec pour seul bâtiment une salle d'eau abandonnée et quelques tables de pique nique servant autrefois au repos des voyageurs. Enfin, elle pouvait descendre de sa moto, grimaçant en sentant ses jambes ankylosées par la fatigue. Récupérant au vol Alsea qui sortit de la voiture comme si sa vie en dépendait, elle partagea le peu d'eau qu'il lui restait avec l'animal, alors que chacun pouvait enfin respirer un minimum. Aucun râle significatif de wendigo n'était audible, et en dehors de deux voitures abandonnées, le secteur ne semblait pas avoir d'autres survivants qu'eux. Ce qui en soit, était une bonne chose. La première bonne nouvelle, après avoir vu leurs provisions s'envoler et leur eau disparaître dangereusement...
Se laissant tomber à même le sol après s'être assurée qu'aucun d'entre eux n'était à deux doigts de mourir, la navajo passa une main contre son visage, observant les véhicules qui se dressaient devant eux. Peut-être qu'il y aurait toujours quelque chose à récupérer dans le coin après tout ? Et puis, avec ses étendues d'herbes et de coin d'ombre, le site pourrait peut être même leur permettre de passer une nuit ailleurs que dans leur véhicules.

On devrait fouiller ces truc.

Sa voix cassée lui fit un drôle d'effet, alors qu'elle se rendait compte qu'elle ne parlait quasiment plus depuis de nombreux jours, préférant se renfermer sur elle même. Mais pour le coup, l'heure était grave. Ils se contentaient de tourner en rond, et à ce rythme, ils finiraient bientôt à ressembler aux monstres qui essayaient de les dévorer depuis quasiment un an.

Si on ne trouve pas rapidement de l'eau et de la nourriture, ces bagnoles vont devenir des tombes pour nous. Lâcha t-elle alors que l'idée d'aller fouiller l'endroit la décourageait autant qu'elle rêvait d'y trouver une piscine d'eau potable et de quoi se nourrir véritablement.
Sa remarque fût rapidement suivit d'un silence de plomb. Sans doute que personne n'avait envie de s'enfoncer dans ce trou alors qu'ils étaient tous à deux doigts de la déshydratation et au bord de la dépression nerveuse. Haussant les épaules, elle observa les membres de ce groupe devenu une famille, alors qu'elle se relevait péniblement en prenant appui sur le rebord d'une des voitures.

Avancer une dernière fois. Juste une dernière fois.

Si y'en à qui préfèrent rester ici, y'a pas de problèmes. Mais moi, j'vais voir.

Mine de rien, ça commençait à bien faire ces conneries de nomades. Même ses ancêtres avaient troqué ça pour de tipis.  

Gif (c) Mellisitiel


HELP, I'M ALIVE
My heart keeps beating like a hammer,
Hard to be soft, Tough to be tender. If we're still alive, My regrets are few If my life is mine, What shouldn't I do? Come take my pulse the pace is on a runaway train (⚡) june.
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Nola Hughes
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Lun 1 Aoû 2016 - 4:53




Je suis assise côté passager, dans la Dodge d'Erik, sur des sièges inconfortables, la vitre baissée dans l'espoir d'avoir un peu d'air frais, mais nous ne roulons pas vite, il n'y a pas de vent et le soleil, impitoyable, fait de notre véhicule un four sur roues.

Nous sommes dans cette situation depuis 2 ou 3 semaines, je ne compte plus les jours. De temps en temps on s'arrête pour remplir les réservoirs d'essence, dormir dans des taudis abandonnés ou essayer de parler autour du feux pour faire passer le temps un peu plus vite. Mais généralement je reste un peu à l'écart, je n'ai pas la tête à parler et je me contente de faire le guet et profiter de la légère fraîcheur nocturne. Et puis de toute façon je ne vois pas d'intérêt à gaspiller de notre salive alors que nous crevons déjà de déshydratation. Quand un monstre isolé arrive, je préviens les autres et je me contente de le tuer sans trop d'état d'âme, je sais que maintenant je dois accomplir cette tâche presque quotidiennement, et quand les morts-vivants sont plus nombreux nous changeons d'abri. Il nous est même arrivé quelques fois de dormir dans nos véhicules ou à la belle étoile tout en considérant les risques, et par chance nous n'avons pas rencontré d'autres humains (ce que je considère bien pire que les mutants). En bref, je suis plus seule que jamais, souvent blasée, restant à l'écart du groupe et évitant toute discussion ... je suis en crise ouais, mais c'était justifié. Je parle très peu à Happy, et n'évoque avec lui que quelques notions de survie, et répondant sommairement à ses questions. J'ai encore du mal à digérer sa crise d'angoisse le jour où nous avons fuit notre maison. Je lui fais durement comprendre qu'il m'a fait peur et qu'il nous a mis tous les deux dans la merde. C'est sûrement un peu égoïste et méchant, mais il a l'habitude de me voir faire la gueule et il connaît mon caractère peut-être mieux que moi. Quant au reste du groupe, ma conversation se résume à "oui, non, merci, salut, à demain", et c'est le mieux que je puisse faire.

Mendoza nous a proposé de nous arrêter sur une aire de repos, j'ai hoché la tête en signe d'accord, un peu de repos nous ferait beaucoup de bien, somnoler à l'ombre, chercher de l'essence, de l'eau et de la nourriture, soigner quelques blessures ... Nous roulons depuis l'aube et je suis en train de fondre dans cette voiture.

Nous arrivons sur place, et je sors lentement du véhicule, me tenant le dos avec une main, m'aidant de la porte brûlante de l'autre, comme le ferait une petite vieille. Je prends mon couteau et mon sac, laissant à l'intérieur ma hache et ma M16, toutes deux lourdes et inutiles ici. J'avance péniblement jusque vers un coin à l'ombre et je me couche par terre, sur le tapis d'herbe presque fraîche, et tellement plus confortable que cet horrible siège passager. Les deux mains derrière mon visage, je vagabonde dans mes pensées, observant l'horizon, l'aire de repos dans son intégralité, les membres du groupe. Je reste un moment comme ça, sans bouger, profitant de ce petit moment de calme sachant que dans quelques heures, nous retournerons sûrement à nos véhicules, ou alors nous devrons affronter quelques monstres errants. C'était sans compter sur le formidable optimisme de notre chef incontestée Mendoza, qui nous ordonne déjà d'aller jouer les aventuriers sur cette misérable aire de repos. De la mauvaise foie ? Bien sûr que oui, mais j'aime bien râler, et j'ai pas souvent l'occasion de le faire. Quoiqu'il en soit, la boss a raison, j'ai toujours pas de munitions, on a presque plus d'eau ni de vivres, on a réellement besoin d'un miracle ... un miracle ou un peu de volonté.

Carmen nous propose d'aller fouiller les véhicules abandonnés et les alentours. J'ai rien à faire, je suis pas franchement fatiguée et j'ai conscience qu'on a besoin de trouver de quoi survivre. Je me relève difficilement, soupirant comme si je traînais avec moi un poids de cent kilos. Je retourne vers la Dodge en traînant des pieds pour récupérer ma hache, et je décide de suivre la chef qui a l'air aussi motivée que moi.

" J'te suis Mendoza. "

C'étaient les premiers mots que je sortais depuis un paquet de temps, rien que les prononcer me fait un mal de chien à la gorge et j'avais presque oublié que je savais parler.

" On devrait commencer par les deux voitures, il y a peut-être de l'essence, de la bouffe ... des armes ? "

Je marche en direction des véhicules, espérant trouver de quoi tenir encore quelques jours car on est vraiment à sec, mais je m'attends à deux véhicules vides, poussiéreux, sans une goutte d'essence et avec en prime un zombie ou deux à l'intérieur, claquant déjà des dents. Plus j'avance et plus j'espère trouver une arme ou plusieurs, un sac remplie de conserves, des bidons de deux litres d'essence ... mais bon, je ne risque pas de me mettre à croire aux miracles. Surtout en ce moment.  

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Axel J. Kennedy
Bras droit | Sanctuary Hills
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Mar 2 Aoû 2016 - 0:30


    Trois semaines à un jour près que nous avions eu à quitter la maison. Je le savais parce-que depuis le début de cette nouvelle vie, je n'avais pas manqué de faire une croix par jour dans un petit calendrier que j'avais emporté avec moi en quittant mon appartement ; même quand tout allait bien et que nous n'avions pas à fuir je le notais, parce-que j'avais envie de me rappeler de chacun de ces jours comme les gens s'en rappelaient avant l'apocalypse. Parce-qu'ils ne sont pas ''n'importe quel jour'' et qu'il y aura toujours un autre lendemain.

    Tous ces jours à errer sur les routes à la recherche d'un abri potentiellement sécurisé où nous pourrions tous nous sentir bien et rassurés, où nous pourrions reprendre le cours de nos vies comme si de rien n'était. Ça avait l'air bien dit comme ça, presque réalisable, mais ce plan ne prenait pas en compte les soucis de carburant, de réserves alimentaires, et surtout le manque d'eau ; ça... c'était peut-être bien le pire au final, à tel point que les macchabées étaient devenus un soucis secondaire et bien moins fréquent.

    Pendant tout ce trajet, Jasper avait insisté pour rester au volant de la Jeep ; foutus psys avec leur besoin constant de tout gérer, tout diriger, être maîtres de la situation... Au fond ça ne m'a pas réellement dérangé, je préfères profiter du paysage. Et c'est ainsi que j'ai passé une bonne partie du chemin, accoudé contre la vitre, à regarder toutes les étendues passablement désertiques qui nous entouraient en rêvant d'un foutu café que je n'aurais probablement pas de si tôt. Les journées étaient longues, et nous étions tous épuisés le soir ; épuisés d'avoir à avancer sans cesse sans jamais voir le bout de tout cela. Mais par dessus tout, j'étais psychologiquement épuisé de m'en faire sans arrêt pour chacun d'eux ; au moindre ralentissement, au moindre bruit inhabituel, au moins regard un peu perdu. J'avais émis l'option de partir, continuer mon propre chemin pour que tout ça, cette inquiétude, ne soit plus un problème direct pour moi, mais Carmen avait vite fait de m'en dissuader, me faire comprendre que je n'avais pas le choix avec son air bien à elle, plein de représailles et de défis, comme pour dire ''essaye pour voir, tu verras bien ce qu'il t'arriveras''... Et j'étais finalement resté, sans étouffer toutefois cette petite voix au fond de moi qui me poussait à partir. Parce-que plus les jours avançaient et plus la situation devenait difficile, plus les risques de mort que ce soit par déshydratation, inattention, ou quoi que ce soit d'autre augmentaient, et il fallait bien se rendre à l'évidence : je préférais mille fois vivre avec le poids de leur abandon sur le dos, que de vivre avec le souvenir d'en avoir vu un mourir. Est-ce que cet égoïsme me culpabilise ? Pas le moins du monde.

    Pris dans mes pensées, j'en sors néanmoins rapidement en sentant la cadence du véhicule ralentir et Alsea qui commence à s'agiter à mes pieds. Jetant des regards alertes aux alentours, je remarque que nous sommes arrivés sur une aire de repos qui, il faut bien le dire, n'a pas changé par rapport à avant ; toujours aussi sale et louche. Descendant du véhicule en récupérant ma machette -une habitude devenue quotidienne-, je rejoins le plus gros du groupe et écoute les dires de Carmen qui propose d'aller fouiller le coin. Bien que peu positif à l'idée de trouver quoi que ce soit, je hausse tout de même les épaules.

« Allons-y. »

    De toute façon, à part attendre en grillant au soleil je n'ai rien à faire de mieux. Me mettant en marche d'un pas nonchalant vers le petit bâtiment qui renferme certainement toilettes et lavabos, je pousse la porte de la main gauche, la droite tenant mon arme, et m'y engouffre. Immédiatement, je fronce le nez comme pour me protéger de cette odeur immonde qui a l'air d'être, si seulement c'est possible, pire qu'auparavant. Il n'y rien ici, pas le moindre mort ; enfin... il y a bien un cadavre dans un coin mais plus aucune vie ne l'anime. Après l'avoir regardé une demi-seconde, je me place devant les robinets et en tourne un, comme si l'eau allait miraculeusement couler d'un seul coup. Soupirant bruyamment, je relève la tête et observe mon reflet dans le miroir crasseux.

« Où ça va nous mener tout ça hein ? T'aurais peut-être mieux faire de te tirer quand tu le pouvais mon gars. »

    J'avais murmuré sans vraiment m'en rendre compte avant de passer dans mes cheveux devenus bien trop longs une main lasse. Et cette barbe là, c'était vraiment trop. Levant les yeux au ciel, je m'apprête à ressortir du bâtiment afin d'informer les autres qu'il n'y a rien ici ; cette faim qui me tord le ventre, ce n'est pas prêt de s'arrêter.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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Shawna J. Clarke
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Jeu 4 Aoû 2016 - 15:36


Trop de jours étaient passés depuis qu’ils avaient été contraints à fuir la maison, abandonnant tout derrière eux. Leurs affaires, leur confort et cette tranquillité qu’ils avaient fini par retrouver. Malheureusement, tout avait fini par basculer, l’horreur et le chaos avaient fini par les rattraper, une fois de plus. Et bien évidemment, Shawna avait été profondément marquée par tout cela. Elle avait vraiment failli y passer cette fois, ravivant en elle cette peur qui avait pourtant fini par se faire moins présente. Mais après ça, allait-elle pouvoir s’en remettre ? C’était difficile à dire… Il lui avait déjà fallu presque deux jours pour accepter de sortir de la voiture. Celle-là même où Axel l’y avait presque jetée de force parce qu’elle avait refusée de partir, et où elle était restée prostrée à l’arrière durant tout ce temps, tiraillée par l’effroi. Mais, pas seulement…

Autre chose la tourmentait. La métisse s’en voulait énormément. Elle se sentait honteusement coupable pour tout ça. Après tout, c’était ses cris qui avaient alertés tous les morts autour de la maison. Si elle avait réussi à garder son calme, comme tout le monde, ils seraient toujours là-bas. Pas à errer sur les routes, mourant de faim et tombant de fatigue… Et cette réflexion n’avait pas quitté son esprit depuis, tout ça tournait en boucle dans sa tête… Elle allait finir par devenir folle à se ressasser tout ça. Le cadavre attrapant son épaule, sa chute, son souffle coupé par le poids de la créature, le masque d’horreur tentant de la mordre, ses cris, ses pleurs, la voix lointaines des autres tentant de trouver un moyen de fuir, celle d’Axel essayant de la calmer… Elle n’arrivait pas à s’en défaire. Shawna s’était d’ailleurs terrée dans un mutisme sûrement déconcertant pour les autres, elle qui ne pouvait s’empêcher de parler tout le temps d’habitude… Là, elle n’avait pas dû aligner deux mots depuis qu’ils étaient sur les routes. Complètement muette, ne se plaignant même pas de la faim, de la soif, de la fatigue ou de la chaleur. Elle se contentait de suivre, installée à l’arrière d’une des voitures. Somnolant parfois, elle finissait toujours par se réveiller en sursaut, revoyant encore et encore le visage de ce rôdeur qui lui était tombé dessus là-bas. La pauvre était vraiment dans un piteux état… Seul, le chaton qui ne quittait pas ses genoux arrivait à l’apaiser, rien qu’un peu... C’était étrange qu’il soit toujours là d’ailleurs, après tout ce qui leur était arrivé. Qu’importe… Ils devaient trouver un nouveau refuge… Et vite…

Les moteurs des voitures s’étaient coupés une fois de plus. Shawna n’avait aucune idée d’où ils se trouvaient… Et à vrai dire, elle se contentait de suivre le reste du groupe… Ne servant à rien, comme toujours. Il était rare qu’elle quitte la voiture, à part ses quelques nuits passées dans des endroits plus confortables ou pour assouvir quelques besoins naturels. Mis à part ça, elle avait l’impression que ses angoisses reprenaient le dessus dès qu’elle quittait le véhicule, ne serait-ce de quelques mètres. Alors cette fois, elle pria encore plus fort pour qu’ils trouvent enfin ce qu’ils cherchaient… Elle écouta les autres avant de jeter un œil dans le rétroviseur intérieur de la voiture. Elle scruta son reflet quelques instants, elle faisait vraiment peur… Visiblement amaigrie, les cheveux complètement emmêlés et les yeux gonflés et cernés de fatigue. Elle soupira avant de reporter son attention vers les autres. Elle les regarda s’éloigner avant de se décider à enfin sortir de la Dodge. Elle ne lâcha pas la portière une fois dehors, complètement fébrile sur ses jambes. Durant combien de temps allaient-ils encore vivre comme ça ?






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Jasper McCarthy
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Mar 16 Aoû 2016 - 22:12

Vacances forcées, vacances en enfer. Une étendue infernale de béton et de soleil fatiguant. Un brin de découragement et d'épuisement. Il avait pris la route, le volant, pour se vider la tête et ne penser qu'à cette interminable route. Tout filait à travers le vent, sans qu'un mot de trop ne soit prononcé. Qu'y avait-il à discutailler, à soupirer, alors qu'ils avaient perdu un foyer. Un bien précieux foyer où Jasper s'y était vu vivre avec la petite troupe. Malgré les courants d'air froid jetés sur le groupe, tout s'était arrangé.
Mais, comme on dit, quand un trop plein de bonheur vous assiège, on prend le risque de se faire pousser dehors par le diable. C'était un peu ce le clou du spectacle, ce qui leur était arrivé.
Là, ils filaient depuis des jours. Interminable, insupportable, ses paupières s'affaissaient par moments, son corps réclamait ce matelas qu'il avait pris tant de plaisir à partager avec sa brune. Rien. Il ne pouvait que rêver à ce petit lit douillet qui pourrissait des kilomètres plus loin. Pas de retour en arrière possible. Pourtant, fallait bien qu'ils s'arrêtent. La moto qu'occupait Carmen filait devant, suivi de près par les deux véhicules. Il avait faim, il avait soif. Les autres aussi sans doute. Il n'avait pas pris la peine de trop partager ce qui lui restait avec les autres, ou l'animal de sa copine. Une gorgée toutes les trois heures à peu près, ça suffisait pour tenir et ne pas sentir son cerveau lui tambouriner contre les tempes.

Une chance qu'aucun mal de crâne ne soit venu ponctuer ces longues heures de route. À force, il ne sentait déjà plus ses doigts...
Si Axel s'était proposé pour reprendre le flambeau, il s'y était refusé... Pour l'unique raison que cela lui permettrait de ne pas trop réfléchir à l'issue de ce voyage. La fin. Le bout. Le but. Y en avait-il vraiment un ? Alors qu'ils filaient sans vraiment avoir de direction.
Avoir dû quitter cette planque idéalement située, avec nourriture et boisson à foison, ça l'avait remué pas mal. Comme la majorité sans doute. Mais c'était vraiment une première pour lui, cette faim dévorante et cette soif insatiable.
Il n'en pouvait plus. Au point qu'il avait même compris pourquoi certains mettaient fin à leur misérable vie quand ils n'en voyaient plus l'intérêt. Se battre pour survivre était une chose, mais mourir déshydrater et affamer restaient le pire des supplices. Pourtant il était encore là, à serrer les doigts autour du volant à les faire craquer. Peut-être un peu pour eux, mais un peu plus pour elle.
Mais l'envie de s'arrêter là était tellement intense.

Quelques heures plus tard, ils s'arrêtaient. Il garait silencieusement la voiture sur cet air d'autoroute que la Mexicaine avait repérer à l'aide des panneaux. Tout se faisait dans un grand silence, seuls quelques gestes et coup d'oeil rapide. Les trois conducteurs se comprenaient, se passaient les messages et immobilisaient les véhicules. Lorsqu'il en sortait, Jasper avait mis beaucoup de temps pour s'en extirper. Peu en confiance avec ses jambes endormies, il s'était aidé de la portière pour tenir sur celles-ci. Il en avait marre de rouler, marre de voir défiler des paysages de mort et de désolation. Ça commençait à le faire chier. Il dormirait peut-être tous ici. En terrain quasi vague. Il dormirait même sur ce sol de béton. Ce serait toujours mieux que ces sièges. L'ancien psy prit le temps de respirer, fixant son attention sur les directives de la demoiselle. Carmen gardait bien sa couronne, elle gérait cette situation de crise remarquablement bien. C'était bien là les talents d'une femme fatale. Une tête dure et un caractère de feu. Aussitôt évoquait-elle des fouilles que la petite dernière arrivée répondait présente. Axel suivait et quelques autres.
Lui chercha même pas à les suivre. Ils étaient suffisamment. Aucun monstre à l'horizon. Le vide. Encore et encore. En s'éloignant un peu du véhicule pour se dégourdir proprement les jambes, il entendit la portière du véhicule s'ouvrir enfin. Shawna aussi était incroyablement silencieuse. Après tout, elle devait s'en ronger les ongles, s'en vouloir, de ce qui s'était déclenché. Jasper aurait pu lui en vouloir. Après tout c'était facile. Mais ses préoccupations étaient tout autre. Manger. Boire. Marcher. Courir. Un soupir profond s'échappa de sa gorge alors qu'il se retournait dans la direction de la rescapée. Peut-être un peu curieux de ce qu'elle allait décider de faire. Certainement pas rejoindre le groupe en excursion déjà.


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Kaidan E. Hunter
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Lun 22 Aoû 2016 - 11:34

L'errance du groupe commençait à devenir intenable. Ils avaient l'air de chiens des rues, épuisés, affamés, assoiffés. La halte sur l'aire d'autoroute fut accueillie de diverses manières par les différents membres du groupe. Entre ceux qui préféraient rester prostrés dans leur coin, et ceux qui allèrent explorer les lieux dans l'espoir de trouver quelque chose. Kaidan en profita pour se dégourdir les jambes et jeter un œil à ce qui les entourait. Ils devaient trouver très bientôt un endroit où s'établir, ou au moins faire halte pour s'y ressourcer. La fouille des autres ne donna que peu de choses : quelques barres de céréales oubliées sous les sièges d'une voiture, une bouteille d'eau pratiquement vide saturée de condensation. Pas de quoi les remettre sur pieds.

Au moment de repartir, l'archéologue rejoignit Carmen d'un pas vif. Leur errance allait reprendre, mais l'autoroute était totalement bloquée un peu plus loin. Il avait constaté qu'un accident avait eu lieu, mais il craignait surtout la présence de rôdeurs aux alentours. Il avait senti un relent de chair pourrie, charriée par le vent. Les amas de carcasses de voitures abandonnées risquaient de se changer en piège mortel s'ils tentaient de s'y aventurer pour fouiller les véhicules.


« L'autoroute est coupée, un peu plus loin. On pourra pas y passer avec les véhicules, mais y aller à pied serait du suicide. Je crois qu'on risque de trouver des rôdeurs par là, ça sent plutôt mauvais. Y a un camion couché en travers de la route. La glissière de sécurité est arrachée, on devrait avoir tout juste la place pour faufiler nos voitures sur la voie d'en face pour atteindre la prochaine sortie. Ça risque de gratter un peu... mais sans ça, on est juste bons à faire demi-tour.

Devant le manque de choix, il n'y avait évidemment pas trente-six solutions. Il n'y avait rien pour eux par là d'où ils venaient. Il fallait donc continuer à avancer. Le jeune homme guida leur petite procession de véhicules jusqu'au camion renversé. Il coupait les deux voies, et un bouchon compact s'était formé. Les voitures abandonnées avaient pour certaines les portières ouvertes, signe que les gens étaient partis à pied pour fuir la ville en emportant leurs affaires. Passer sur la voie de droite pour rejoindre la sortie fut un peu tendu. Il y eut de la tôle grattée et éraflée, mais heureusement ils purent se faufiler sans plus de mal. Il fallait tenter leur chance sur les routes de campagne à présent.
Heureusement pour eux, la sortie n'était pas trop encombrée, et ils purent s'y engager sans trop de mal avant de poursuivre sur les petites routes. Le bitume y était moins bien entretenu, dans cette zone qui se muait peu à peu en campagne, et graviers comme trous dans la chaussée venaient parfois rendre leur trajet inconfortable. Kaidan observait le paysage, cherchant quelque chose sans savoir exactement quoi. Ils roulaient déjà depuis un certain temps lorsqu'un panneau attira son attention, et qu'il fit signe à Carmen de stopper à proximité. En plus d'un dessin représentant un cheval, on pouvait y lire le nom d'un ranch qui accueillait des hôtes. Il suffisait de suivre un trajet indiqué, qui s'enfonçait un peu au milieu de nulle part. Et au vu de l'état de leurs troupes... il se retourna pour questionner la jeune femme.


- Qu'est-ce que t'en penses ? On tente ? »


Alea jacta est
On verra bientôt que d'oser vivre, ce n'est pas la fin du monde. Juste d'un monde.  by lizzou.
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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Rebuild, Renew   Lun 22 Aoû 2016 - 21:18


La fouille des voitures n'avait rien donné. Ce n'était pourtant pas faute d'espérer, alors qu'elle avait prié pour trouver n'importe quoi susceptible de leur donner un peu d'espoir. Mais à la vu de quelques vêtements éparses, ou de barres de céréales qui devaient désormais être tout juste bonne à les empoisonner à force d'être restée exposée si longtemps aux éléments... Mieux valait s'abstenir. Son ventre avait beau se creuser sous la faim, mieux valait éviter de se jeter sur ce truc.
Alors, quand en plus Kaidan lui annonça que la route était désormais impraticable... Carmen ferma un instant les yeux en inspirant profondément, venant ramener ses mèches de cheveux vers l'arrière. Il ne leur manquait plus que ça tiens. Faire demi tour, ou tenter de passer une sorte de boyau qui risquerait de leur amener de la taule froissée tiens. Mais avaient-ils vraiment le choix après tout ?

Elle n'avait pas encore répondu que déjà, Alsea s'était tournée vers l'autoroute indiquée par l'archéologue en grondant, poil hérissé et babines retroussées. Si la chienne avait rarement été emmenée dans les nombreux ravitaillement de la navajo, nul doute que depuis leur fuite précipitée, elle commençait à comprendre que l'odeur de la décomposition n'avait rien d'un signe rassurant.

Ce fût un simple geste de la main qui fit remarquer au reste de la bande qu'il était temps de mettre fin à cette pause pour continuer sur la route indiquée. Si ils eurent quelques taules froissées, la navajo n'avait pas pu s'empêcher de lâcher une série d'injures en tout genre quand sa jambe fût éraflée par une de ces carcasses sans vie. La blessure restait superficielle, il n'empêchait que mêlée à la fatigue et la faim, cette blessure lui donnait le don de voir tout en noir.
Ce fût Kaidan qui la sortit de ses pensées, alors qu'elle se demandait sérieusement si il n'aurait pas été plus judicieux de finalement revenir sur leurs pas. Le goudron abîmé de la route ne cessait de martyriser son véhicule, le forçant à s'arrêter quelques minutes pour observer le panneau. Un ranch. Pourquoi pas après tout.

On tente. Ce sera toujours mieux que de se traîner comme des cadavres ambulants sur la route... Fit-elle remarquer à l'archéologue en haussant les épaules. Et si l'endroit n'est pas trop délabré, on pourra toujours essayer d'y passer la nuit.

Ce fût d'un commun accord que le groupe s'engagea sur le sentier battu en longeant ce qui semblait être autrefois un enclos ou devaient paître des chevaux, s'enfonçant un peu plus loin de la civilisation des routes pour arriver devant la bâtisse. Si les alentours semblaient clairement à l'abandon, la porte en chêne amenant à l'intérieur restait, elle, parfaitement ouverte. Garer la moto ne fût pas une mince affaire, alors qu'elle pestait contre la terre et les hautes herbes.
A nouveau, le manège recommençait. On rempilait comme en 40.

Avec un peu de chance, il y aura de quoi manger ou boire là dedans. La route à été longue pour tout le monde, mais si vous n'avez pas la force de venir fouiller sans savoir ce qu'on trouvera, je peux comprendre. J'ai juste besoin d'une petite équipe pour sécuriser ce truc, et après on pourra enfin se poser un peu...

Elle n'attendit pas vraiment que quiconque réponde. La proposition était lancée, et ceux qui voudraient la suivre connaîtraient le chemin. Se détournant du groupe alors qu'elle empoignait son arme, la navajo avança en direction du ranch jusqu'à apercevoir un hall d'entrée désormais poussiéreux.


HELP, I'M ALIVE
My heart keeps beating like a hammer,
Hard to be soft, Tough to be tender. If we're still alive, My regrets are few If my life is mine, What shouldn't I do? Come take my pulse the pace is on a runaway train (⚡) june.
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Rebuild, Renew

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