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 welcome in hell

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Abigail Breckenridge
Bras Droit | Messiah
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: welcome in hell   Ven 29 Juil 2016 - 17:13

28 Juillet 2016

Ca hantait ses nuits et ses jours. Même le soleil n'arrivait pas à chasser les images horribles qui s'étaient figées dans sa mémoire. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle voyait sa sœur se débattre lamentablement sur le sol du local à poubelles dans lequel elle l'avait laissé quelques mois plus tôt. Et chaque fois son cœur se serrait et elle était prête à fondre en larmes. Maintenant qu'elle était plus proche de Seattle, l'idée d'aller libérer sa sœur de cette transformation infernale la hantait. Elle se sentait si coupable de l'avoir abandonné, de ne pas avoir eu le courage de la sauver...

L'ambiance au phare était morose. Selene allait mal. Très mal. Elle avait eu une conversation avec elle, et ce qu'elle avait appris, ou du moins deviné, la rongeait. Bobby aussi était au plus mal. Et elle même, avec ses cauchemars et la rencontre de Jonah quelques jours plus tôt, se sentait faible et fragilisée. Mais ce matin-là, elle avait décidé d'éliminer une de ses angoisses. Ce matin, elle irait retrouver le cadavre revenu à la vie de sa sœur et elle irait lui mettre une balle dans la tête. Elle irait la délivrer de ce mal.

Elle prit son sac où elle fourra une lampe torche, quelques vivres, une bouteille d'eau, un couteau de cuisine et elle prit la bouteille de rhum. Parce que l'épreuve sera difficile. Elle prit le Remington 1911 R1 qu'elle glissa à sa ceinture puis assura à Selene qu'elle reviendrait ce soir, en fit de même avec Bobby et s'en alla. Elle prit le Four Runner. Elle n'était pas à l'aise avec ce véhicule, mais c'était aussi le plus confortable et elle s'y sentait plus en sécurité. Elle laissa la voiture aux portes de Seattle, histoire de ne pas attirer l'attention des morts comme des vivants.

Elle entra donc en ville à pieds. Discrète, elle filait dans les rues, se cachait, évitait les cadavres sur son passage. C'est en milieu d'après-midi, après une pause pour se nourrir qu'elle débarqua dans la partie est de la ville. Elle ne se souvenait plus exactement où se trouvait le local, près de la boutique de Ziggy. Et puis soudain, elle reconnu l'endroit. Elle l'aurait reconnu entre mille. Chaque nuit elle rêvait de cette rue. Lentement, elle s'approchait de la porte du local. Elle avait sortit son arme, prête à enfoncer une balle dans le crâne de sa sœur et la délivrer.

Elle poussa la porte qui grinça. La pénombre l'aveuglait : elle ne voyait rien. Puis ses yeux s'habituèrent. Elle laissa la lumière du jour transpercer l'ombre et elle devina au sol un corps, les bras et les mains liés, comme elle l'avait laissé. Mais elle ne bougeait pas. Pas un râle, pas un mouvement. Alors Abi s'approcha. L'odeur était à peine supportable. Les cheveux blonds de sa sœur étaient étalés sur le sol crasseux comme un soleil. Mais la jeune femme remarqua bien vite la tâche rouge sur son crâne. Kathelyn était définitivement morte. Elle de reviendrait plus. Et quelqu'un lui avait volé ce droit, ce devoir. Encore une fois, au delà de la peine et la détresse, ce fut la colère qui l'emporta. Elle ne s'approcha pas plus du corps de sa sœur, craignant de découvrir ce qu'elle était advenue.

« Putain fais chier !! » siffla-t-elle entre ses dents. C'était à elle de le faire. C'était SA sœur. On ne pouvait pas impunément lui voler son devoir. Elle ne pouvait à présent plus racheter son erreur. La culpabilité ne serait pas assouvie. Elle serra les poings, rangea rageusement son arme et ressortit du local plus vite qu'elle n'y était entrée. Ses joues s'étaient enflammées sous l'effet de la colère. Les pommettes rouges, les yeux se remplissant de larmes elle tournait en rond dans la rue. Soudain, elle ne semblait plus prendre l'ampleur du danger : à chaque instant un infecté pouvait la voir ou pire, un vivant pouvait la surprendre, ou pire Jonah pouvait être dans le coin. Mais plus rien ne lui traversait l'esprit à part la rage, la colère, le désespoir. Alors, dans un geste stupide, elle tapa pour se défouler contre la porte qui se referma dans un grand bruit sec qui résonna...
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Josh Harper
leader | Lost Angels
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MessageSujet: Re: welcome in hell   Sam 30 Juil 2016 - 14:17

Pas vraiment de temps à perdre. Charlie m'attend. Charlie … Elle va à la fois de mieux en mieux et de pire en pire. Mieux parce que j'ai parfois l'impression que c'est comme s'il ne s'était rien passé. Nous discutons presque tranquillement de nos anciennes vies, de notre vie depuis le début de l'apocalypse, de ce que nous devons faire à présent et dans les jours à venir. Il m'arrive parfois de totalement oublier ce jour. Mais inexorablement il me revient de temps en temps. Impossible de l'effacer définitivement de ma mémoire. Elle m'en avait parlé dès les premiers jours. Ca avait du lui faire relativement du bien. Et depuis il n'était pas nécessaire de remettre la discussion sur le tapis. De mon point de vue du moins. Ca allait mieux donc. Contrairement à ce que j'aurais pu penser cet événement nous avait un peu plus rapprochés. Il nous avait endurci. Afin qu'une telle chose ne se reproduise plus. Mais ça allait de pire en pire. Parce qu'elle perd espoir de jour en jour. Retrouver l'homme de sa vie ne semble plus vraiment faire partie de ses plans. Je ne sais jamais trop quoi lui dire. J'ai essayé de lui remonter un peu le moral au début. Avant de laisser couler. Je ne veux pas la forcer à quoique ce soit. Nous voyageons toujours ensemble mais non plus à la recherche de nos proches mais des miens. Je ne suis plus si optimiste qu'avant. Charlie déteint-elle sur moi ? Peut-être. Peut-être qu'elle a raison après tout. On ne les retrouvera jamais … A quoi bon se casser les reins à fouiller la ville ? Mais je continue à chercher. Mes parents et mes sœurs du moins. Elle n'a plus d'espoir de le revoir mais ce n'est pas pour autant qu'elle est déprimée. Elle s'est faite à l'idée. Elle est résolue. Elle lui en veut même parfois. Ne plus chercher William. Parce qu'elle n'en a plus envie. Et parce que je …

Charlie m'attend donc. Nous nous sommes posés dans une maison aux environs. Elle est assez fatiguée. Nos réserves sont au plus mal alors il nous faut fouiller. Elle n'en a pas vraiment la force aujourd'hui. J'ai hésité. Rester avec elle. Et quoi ? Attendre qu'un camion de livraison s'écrase devant notre porte ? Non. Partir avec elle et la soutenir. Mais si nous ne trouvons sur quatre heures de temps. Si je l'épuise. Qu'elle perde le peu de force qui lui reste ? Alors nous nous sommes mis d'accord. Je fouille en solitaire. Je ne suis pas à l'aise avec l'idée de la laisser seule mais c'est notre meilleure option. Je vais tâcher de ne pas m'éterniser. Mais il faut absolument que je rentre avec des provisions. Il ne lui arrivera rien. La maison est tranquille. J'ai vérifié et à moitié barricadé les entrées au besoin. Elle a une arme. Elle n'hésitera pas à s'en servir. Mais je m'inquiète. Je m'inquiète comme lors des rares fois où nous devons nous séparer. Plusieurs semaines que nous sommes ensemble maintenant. Je me suis beaucoup attaché. Ma promesse de toujours la soutenir, de ne plus l'abandonner. Je ne suis pas en sa compagnie que pour cette promesse. Simplement … Etre avec elle. Je crois qu'elle m'apprécie elle aussi. On ne peut pas passer près d'un mois avec une personne que l'on aime pas. Je chasse mes pensées.

Sortant d'une maison où je n'ai rien trouvé d'autre qu'un tas de denrées périmés, moisis, je me dirige vers la suivante. Quelque chose me dit que je ne vais pas trouver grand-chose dans le coin. Comme si l'endroit a déjà été fouillé à maintes reprises. Manger est devenu un luxe. Manger convenablement n'est plus qu'un rêve. On se rationne. D'un repas on en fait deux. On maigrit. Ma carrure de bûcheron tout en muscle en a pâtit quelque peu. Plus de graisse dans le corps. J'ai toujours autant de force. Je suis toujours autant capable d'exterminer ces monstres à coups de hache. Oui les réserves ne sont plus ce qu'elles étaient. La découverte du joli pactole à l'hôpital n'aura pas duré éternellement. La maison suivante ressemble à la précédente. Rien. Même le paquet de croquette pour chien a été vidé, sans doute dévoré. Par un animal ou une personne, la question est légitime. Arrive un moment où la faim nous ferait avaler n'importe quoi. Inspirant profondément, je passe à la maison suivante. Je n'ai pas croisé beaucoup de monstres. Quatre, cinq. Qui ne m'ont donné aucune résistance. A deux doigts d'ouvrir la porte j'entends un boucan du tonnerre. Il vient de la rue adjacente. Je ne suis qu'à six, sept mètres du carrefour. J'avance pour prendre conscience du danger.

Accélérant le pas. Toujours en étant attentif. Je regarde vers la gauche et n'y aperçoit rien. Avant de me coller au mur et de passer la tête pour vérifier ce qu'il y a de l'autre coté. Une femme. Seule. Qui tape contre une porte. C'est elle qui provoque tout ce brouhaha. Pourquoi fait-elle cela ? J'avance d'un pas avant de me stopper net. Et si … Et si ce n'était pas une « gentille » ? Est-elle seule ? Fait-elle partie d'un groupe de malfrats ? Comme j'en ai croisé avec Charlie. Elle n'a pas l'air dangereuse mais les apparences sont trompeuses. Je dois m'occuper de mes affaires. Fuir. Continuer à chercher. Retourner auprès de Charlie. Mais si … Si elle a besoin d'aide ? Comme d'autres ont eu besoin de mon aide avant elle. Les bruits continuent. Pourquoi ? Si elle ne cesse pas de frapper elle va rameuter tous les monstres du quartier. Est-ce que je dois lui dire d'arrêter. Et si c'était un piège ? Ne visant pas à attirer les monstres mais à attirer les personnes comme moi. Et si … Et si on était en train de me surveiller. Regardant les multiples fenêtres des différents bâtiments je cherche une silhouette, une ombre. Qui m'espionne. Tel un parano. A-t-elle perdue la raison ? Je serre le poing. Retourne-toi. Pense à Charlie. Oui mais … Je me suis juré de protéger les personnes dans le besoin. Je ne me considère pas comme le défenseur de la veuve et de l'orphelin mais dans cette nouvelle ère, nous devons nous soutenir. Prends une décision enfin …

Je vois alors un monstre sortir de l'un des bâtiments dont la porte est ouverte. Bâtiment situé dans le dos de la jeune femme. Qui ne semble pas prêter attention. Merde. Avant d'en apercevoir un autre qui arrive dans la rue, cinquante mètres plus loin, par une ruelle perpendiculaire. Suivi de deux de ses compagnons. Avant de reporter mon attention sur le premier monstre qui n'est plus seul. Un flux continu de mangeurs d'hommes. Quatre, cinq, six, sept, huit. Merde … Repositionnant mon sac à dos de randonneur, vide, prenant ma hache à deux mains je cours.

« Héééé ! Donnant de la voix. Pour les attirer eux. Pour l'alerter elle. Arrête t'en attire plein ! »

Ne posant pas le regard vers la jeune femme je me rue vers mes cibles. Un coup latéral. Un deuxième. Je repousse un cadavre ambulant d'un coup de pied avant d'abattre verticalement mon arme sur un crâne. Je relève la tête. Plus de nouveaux venus. Mais cela ne veut rien dire. Un rapide coup d’œil vers la jeune femme. J'écarquille les yeux. Pointe la hache légèrement vers sa gauche, à hauteur du premier étage. Une fenêtre ouverte. Attention ! Une fenêtre plutôt basse par laquelle bascule un infecté. Qui se rétame près d'elle. Les jambes probablement en miettes mais le cerveau toujours opérationnel. Ce qui veut dire qu'il peut ramper et l'attaquer. Je reporte mon attention sur mon combat à moi. Je pousse un semblant de cri pour me donner un peu plus de courage et tranche leur tête comme une furie. Un coup. Deux. Trois. Rapidement. Les deux derniers tendent les bras, leurs mâchoires mais subiront le même sort. Rapidité. Efficacité. Avant de voir que les trois qui s'étaient engagés dans la rue se sont rapprochés. Ils ont été rejoint par d'autres. Quelle plaie. Je cours vers la jeune femme. Pointe ma hache vers la rue d'où je viens.

« Fuyons ! Grouille ! »

Désolé Charlie, je risque d'avoir un léger contretemps.
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