Partagez | .
 

 Dum Spiro Spero

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Lun 25 Juil 2016 - 19:05

Depuis combien de temps était-il séparé de Selene ? Beaucoup trop à son goût. Il avait pu lui arriver n'importe quoi. Des putréfiés avaient pu la mordre, elle avait pu rencontrer des pillards ou tout simplement se blesser et se vider de son sang.
D'horribles images défilaient en boucle dans son esprit alors qu'il tentait d'échapper à trois monstres décharnés qui l'avaient acculé dans le recoin d'une ruelle close par un grillage. C'était sa chance. Il se mit à escalader la grille qui ployait un peu sous son poids et, une fois à califourchon en son sommet, il s'assura qu'aucun putréfié ne l'attendait de l'autre côté pour sauter à terre.

Une fois en sécurité, il s'accorda quelques secondes pour reprendre son souffle. Ils avaient beau être morts, ces monstres étaient partout en ville. Et lorsqu'il arrivait à en semer deux, quatre autres se lançaient à sa suite. Légèrement plié en deux, les mains appuyées sur ses cuisses, il se rendit compte qu'il avait un point de côté. C'était étrange de constater qu'il ne l'avait pas remarqué avant. La peur de se faire dévorer vivant sans doute...

Avançant prudemment jusqu'au bout de la petite ruelle, il pria pour que le boucan provoqué par les monstres bloqués par le grillage n'en attirerait pas d'autres en face de lui. Par chance, il déboucha sans encombre sur une rue plus large, apparemment déserte. Scrutant les alentours, il s'avança lentement jusqu'au centre de la route. Gauche ou droite ? Comment allait-il retrouver Selene ? Serrant les poings et les mâchoires, il pesta intérieurement contre le mauvais sort. Pourquoi avait-il fallu qu'ils se retrouvent séparés. Préférant rejeter les images qui recommençaient à affluer dans son esprit, il essaya de réfléchir à ce qu'aurait bien pu faire Selene pour se mettre en sécurité.

Il n'en avait aucune fichue idée ! Elle avait très bien pu dégoter une voiture et peut-être était-elle en train d'écumer elle aussi la ville à sa recherche. Ou alors elle était entrée dans un bâtiment auquel cas il n'aurait aucun moyen de la retrouver... À moins que...
Si Selene s'était réfugiée dans une maison ou un commerce, les monstres qui la poursuivaient devaient certainement encore s'acharner sur la porte en cet instant. Les putréfiés ne tentaient jamais d'ouvrir une porte à moins qu'un casse croûte y soit avec certitude.

Tâchant de rester optimiste, il prit à droite et marcha au centre de la route afin de pouvoir voir venir toute créature hostile, d'où qu'elle surgisse.

***

C'était peine perdue... la ville était immense. Autant rechercher une aiguille dans une botte de paille infestée de serpents. À deux reprises il avait failli se retrouver pris au piège par des putréfiés qu'il n'avait pas vu à temps. À deux reprise il avait dû bifurquer et il était à présent totalement perdu dans Tacoma sans savoir s'il n'avait pas déjà exploré les rues qu'il arpentait. Mais il refusait de laisser tomber. Plutôt mourir que d'abandonner. Si sa dernière heure devait sonner, il voulait pouvoir se dire qu'il avait fait tout son possible pour sauver la femme qu'il aimait.

Finalement, alors qu'il sentait une véritable vague de panique le submerger, un boucan monstrueux attira son attention. Intrigué, l'espoir recommençant à poindre en lui, il accéléra l'allure. Tournant dans une petite ruelle, il déboucha sur un lieu relativement ouvert et dégagé ressemblant à un parking. Un unique bâtiment trônait là, arborant les couleurs de l'équipe de hockey locale. Un sourire triomphant sur le visage, Gabriel observa quelques instants les nombreux rôdeurs qui s'acharnaient sur les portes, d'autres, attirés par le bruit, venant se joindre aux premiers. À les compter ainsi de loin, ils devaient bien être une vingtaine, sinon plus. Si Selene était bien là dedans, elle n'avait aucune chance d'en sortir sans son aide. Et si elle n'y était pas, quelqu'un y était forcement. Il devait en avoir le cœur net. Le tout c'était de réussir à éloigner tout ce beau monde.

Réfléchissant à toute vitesse, l'ancien instituteur essaya de trouver le meilleur moyen de faire fuir ces monstres. Rien de bien compliqué en soi, il suffisait d'attirer leur attention pour qu'ils suivent, tels des moutons affamés et pourvus de dents acérées. Et avec les quelques voitures qu'il y avait sur le parking, en brûler une suffirait certainement. Le tout c'était de trouver comment y mettre le feu.

Se disant qu'il aviserait une fois sur place, il se dirigea avec précaution vers le parking, prenant bien soin de ne pas faire le moindre bruit. Choisissant une voiture assez éloignée de la porte d'entrée mais suffisamment proche pour attirer les rôdeurs, il entra dans le véhicule et commença une fouille méthodique. Il lui fallait un briquet et du tissu.
Dans la boite à gant, il dénicha de vieux cd, des papiers en tout genre et même des préservatifs. Dépité, il farfouilla sous les sièges et sur la banquette arrière. Rien.
« Fais chier » marmonna t-il.

Tentant sa chance ailleurs, il se dirigea vers une autre voiture pour répéter l'opération. Cette fois-ci, il dégota une petite boite d'allumettes et un vieux t-shirt blanc qui feraient très bien l'affaire. Triomphant, il s’appétait à retourner auprès de sa future victime lorsqu'il capta un mouvement du coin de l’œil. Certains des rôdeurs de la porte avaient délaissé l'idée d'y tambouriné et l'avaient aperçu. Trois d'entre eux se dirigeaient d'ailleurs vers lui en râlant et en claudiquant. Il n'aurait jamais le temps de mettre son plan à exécution.
« Pour une fois dans ma vie est-ce que quelque chose pourrait ne pas mal tourner ? Hein ? »

Il avait presque hurlé ce dernier mot et la totalité des monstres agglutinés contre la porte se retournèrent comme un seul corps. D'une certaine manière, ça fonctionnerait aussi bien que de cramer une voiture. La seule différence, c'était que maintenant il allait devoir courir.
Gardant tout de même la boite d'allumettes et le t-shirt qu'il s'accrocha autour de la taille, il sortit son couteau d'une main et son pistolet de l'autre, priant pour ne pas avoir à s'en servir.

Les cadavres étant plutôt lents, il marcha, assez vite tout de même, sans pour autant courir. Il devait les éloigner le plus loin possible avant de revenir inspecter le bâtiment. Et si Selene n'y était pas, peut-être que les personnes qui y avaient trouvé refuge pourraient lui prêter main forte pour la retrouver. S'accrochant à cet espoir, il entraîna à sa suite un véritable cortège macabre.


Revenir en haut Aller en bas
Luke G. Hugh
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/01/2016
Messages : 252
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Mar 26 Juil 2016 - 10:31



Les pupilles du bonhomme avaient trouvé un spectacle à observer et à aucuns moments elles ne se détachèrent de leur cible. Affalé dans son trône, la gueule d'ange détaillait sa nouvelle compagnie comme la future proie qui se retrouverait entre ses mains. Et ça ne saurait tarder. Bizarrement, les petites voix du démon et de l'ange qui se disputent dans le cerveau humain n'avaient plus fait leur apparition dans celui de l'homme. Ne parlait maintenant que l'envie de folie, le désir du mal. Toute la colère enfouit dans les entrailles du gaillard allait explosé.

Après tout, pourquoi devait il être le seul à souffrir, hein ? Il y avait là quelqu'un pour partager son mal-être alors pourquoi ne pouvait il pas simplement le lui faire ressentir. C'était si simple. Sa force masculine dépassait largement celle du sexe opposé. Le bonhomme pouvait se lever là maintenant, la saisir et lui faire comprendre dans quel monde ils vivaient maintenant. La loi du fort avait surpassé toutes lois, toutes morales. Et celle de Luke avait presque complètement disparu. Oui, presque. Au fond, fin fond de son être, subsistait une part de raison qui le retenait à ce siège. Certes, il était plus fort, mais la jeune femme était armé. Et vu son état de nervosité, elle n'hésiterait sûrement pas à se servir de ce moyen pour se protéger. Même son regard insistant au bout d'une centaine de pas ne le découragea pas. Bien au contraire. La motivation de l'homme n'en fut que redoublé alors que sa virilité lui faisait signe de sa présence.

Un soupir passa ses lèvres alors qu' il sentait toujours sa bouche sèche et pâteuse en l'absence de la liqueur. De nouveau, le bonhomme pesta dans son coin. De quoi le rendre encore plus contrarié. Et puis d'un coup, se fut le silence. Un parfait et agréable silence qui s'installa dans tout le bâtiment. Les rôdeurs étaient partis, certainement attiré par une autre proie qui passait par là, un animal ou quoi encore. A partir de là tout s’enchaîna dans le système limbique de la gueule d'ange. Son propre reflet qu'il avait observé plus tôt changea. Il changea violemment et irréversiblement. Le retour en arrière n'était plus possible. Le démon qui sommeillait au plus profond de lui prit le contrôle total de son âme. Toute la haine et la folie enfuient dans le cœur de cet être démoniaque fila comme un éclair pour posséder ses actions.

Luke se leva. Un pas. Le plongeon pour la folie était imminent. Un autre pas. Tout ce qui lui restait de bien déclina. Encore un autre. L'animal à l'intérieur de lui allait enfin pouvoir s'exprimer. L'un des derniers. Sa détermination pour le bien n'était plus. Le dernier. Luke se plaça à quelques centimètres du dos de la jeune femme et lui murmura, un échos sadique dans la voix.

Dommage que tu ne puisses pas partir.

Maintenant. Enfin. L'animal primitif laissa tout son pouvoir se déverser. D'un mouvement rapide, les serres du prédateur se refermèrent sur les fines articulations de sa proie. Il savait bien que ça n'allait pas être si facile. Une prise si simple n'aurait rien eut de jouissif. Non. Mais celle ci allait faire décoller son plaisir barbare. Les coups de pieds, les coups de têtes en arrières, le malin pouvait bien tout enduré pour arriver à ses fins. La douleur de ses ripostes n'était rien. L’adrénaline du moment, mêlé à sa cruauté laissaient toute blessure paraître comme des effleurement sur la chair du nuisible. Même le coup de feu qui brisa le silence et qui lui brûla l'avant bras ne fit que redoubler son acharnement.

Finalement, et d'une façon des plus brutale, le diablotin fit perdre les armes à sa victime et plaqua son corps contre le mur , sa joue y rappant sans douceur. Ses poignets restaient fixé dans la prise de l'homme, totalement abandonné aux ordres de Satan. S'approchant de son oreille, le mutin lécha son oreille et siffla comme un serpent près à dévorer sa prise.

Tu es bien mal tombé. Ce ne sera pas vite fini, tu n'auras aucun plaisir. Je ne suis pas un ange. D'une main, il bloqua les poignets de la femme dans son dos et de l'autre, la glissa sur son corps féminin alors qu'elle essayait encore de se défaire de sa prise. Je ne suis que ton pire cauchemar.
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1278
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Mar 26 Juil 2016 - 17:22

L’amour rendait aveugle… c’était vrai à bien des égards. Selene s’attardait à la fenêtre, essayant d’apercevoir autre chose que des silhouettes chancelantes qui s’éloignaient du troupeau, oubliant l’homme en sa compagnie. Elle sentit les effluves d’alcool avant que sa voix ne siffle à ses oreilles, mais il était déjà trop tard. Les étaux qui se refermèrent sur ses poignets graciles étaient puissants, fermes, mais elle n’était pas facile à contenir. Immédiatement, la musicienne se mit à résister, à se débattre, avec une hargne insoupçonnée. Ce n’était pas la première fois qu’on l’agressait de la sorte et si on demandait au dernier candidat comment ça s’était passé, la réponse était simple : il était mort.

- Lâche-moi, finit-elle par gronder comme une louve entre deux tentatives pour se libérer, Lâche-moi !!

Ce n’était pas une supplication, c’était un ordre. Une menace même, parce qu’à l’instant même où elle serait libre, cet ivrogne signerait son arrêt de mort. Comment avait-elle pu être si stupide ? Si distraite ? Elle aurait dû le tuer quand elle en avait l’occasion. Depuis le temps, c’était pourtant une leçon qu’elle était censée avoir intégrée : il était bien plus facile de composer avec les étrangers quand ils étaient morts.

La pianiste s’épuisait méchamment. Son talon écrasa un pied de son aîné, ses coudes visaient son abdomen, sa tête essayait de lui briser le nez… elle réussit même à pivoter son canon légèrement et à presser la détente. Une fois. Mais même la brûlure infligée par la balle ne fit pas faiblir l’agresseur. Selene avait l’impression d’avoir à faire à une nouvelle race de rôdeur, plus évoluée, et à sa manière de la maintenir, elle comprenait lentement ce qui le motivait. Il ne comptait pas la dépouiller : pour ça, il lui aurait suffit de l’assommer avec sa crosse de hockey quand elle avait le dos tourné. Non, il voulait autre chose… quelque chose qui rouvrait la voie à un cauchemar.

La jeune femme poussa un hurlement de douleur quand l’homme frappa violemment son poignet contre le mur, l’obligeant à lâcher son pistolet. Elle fut plaquée contre la paroi glacée, sa joue brûlée par la friction, grognant un autre « lâche-moi » au moins aussi agressif que les premiers. Pourtant, elle perdait cette bataille. Elle le sentait. Il était plus fort, plus lourd, et ne se laissait désorienter par aucun des coups qu’elle lui infligeait. Quand sa main glissa grossièrement sur son corps, de ses seins à son entrejambe qu’elle s’efforçait de verrouiller, Selene ferma les yeux.

Un frisson venait de l’électriser, une bombe froide avait explosé dans ses entrailles. Elle ne voulait pas ça. En un flash, une fraction de seconde, elle revit sa discussion avec Flann, des mois auparavant. Otages d’un ancien cagibi. « Laisse-toi faire » qu’elle lui avait dit ; « laisse-toi faire, jusqu’à ce que je trouve une solution ». C’était le destin qui venait réclamer son dû. Il avait attendu, cet enfoiré. Attendu que l’étudiante se retrouve une raison de vivre, des espoirs, des joies, un amour… il avait attendu qu’elle ait des choses à perdre. Parce que si ce type la violait, ce n’était pas seulement son corps et sa dignité qu’il profanerait, ce serait tout ce qu’il restait de bon en elle. Tout.

Le temps avait filé. Aujourd’hui, la pianiste ne se laisserait pas souiller, elle se battrait et mourrait avant s’il fallait. Elle cessa un instant de bouger, ses paupières toujours closes, la respiration sifflante. Le temps de souffler, de reprendre ses forces. Il disait être son cauchemar ? …Non… il ne savait pas à qui il avait affaire. Pas encore. A l’instant même où son aîné lui laissa une marge, minuscule, pour s’écarter du mur, Selene prit appui dessus de toutes ses forces avec son pied droit pour les propulser en arrière.

Avec l’effet de surprise, son plan fonctionna. L’autre bascula, mais il l’entraîna dans sa chute, et sa tête cogna sur quelque chose qui la sonna à moitié. Aveuglée par la douleur mais galvanisée par la rage, la musicienne lutta contre sa perte de repères spatiaux et se précipita sur le flingue. Elle allait l’attraper quand elle se sentit tirée en arrière et violemment jetée sur la table. Le souffle coupé, une pluie d’étoiles noires s’étirait devant ses yeux bleus. Elle avait mal. Une douleur qui se généralisait, seulement annonciatrice de ce qui allait suivre.

Elle ne voulait pas. Même pas pour elle, mais pour Gabriel. Avec lui, elle s’appliquait à construire quelque chose, en dépit des rôdeurs, en dépit de la faim, en dépit du chagrin…  elle y croyait. Il lui avait donné envie d’être une femme, même une mère – un jour. C’était lui qui lui avait montré une voie lumineuse vers le futur, à une heure où tout était peint de noire et de rouge. Et elle n’était même pas capable de protéger ça… ce lien si précieux, ce rêve, cette chance. Selene continuait à se débattre avec frénésie, à donner des coups, à essayer de déchirer la chair de l’agresseur avec ses ongles et ses dents. Mais elle n’était pas assez forte. C’était de sa faute. Elle ruinait tout…

Alors au milieu du voile de colère qui la rendait folle, elle se sentit triste et coupable. Une larme roula même sur son visage, salée par la culpabilité, avant de mourir dans son auréole de cheveux sombres.

- S’il te plait, demanda-t-elle pour changer le registre, ne fais pas ça…, ses coups perdaient en intensité, elle était fatiguée, t’as qu’à prendre ce que j’ai et partir.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Mar 26 Juil 2016 - 19:29

Alors que le cortège funèbre était en branle, un coup de feu détonna, son écho se répercutant dans le silence uniquement brisé par les râles et les grognements des monstres. Surprit, Gabriel trébucha en songeant que ce coup de feu provenait de l'intérieur du bâtiment. Se raclant le coude sur le bitume, il recula vivement en s'aidant de ses mains et de ses jambes pour éviter un putréfié beaucoup trop près à son goût. Se relevant avec peine, il se mit à courir pour remettre un peu de distance entre les morts et lui.

Certains des cadavres, ceux qui se trouvaient en queue du cortège, délaissèrent leur groupe pour se diriger vers l'origine de la détonation, retournant bêtement vers la porte. Gabriel pesta contre la mauvaise fortune qui le frappait. Une fois arrivé en bout de parking, il bifurqua, sprintant aussi vite qu'il le pouvait, décrivant un large arc de cercle de sorte que les monstres ne le suivent pas, se dissimulant derrière les véhicules encore disséminés sur le parking.
La majorité des monstres continuèrent bêtement droit devant eux, retournant vers le centre ville. Certains n'avaient pas été dupes et l'avaient suivit du regard, obliquant avec difficulté, certains tombant même à la renverse d'une façon bien ridicule, incapables de se relever.

Un cri venait de s'élever dans l'air. Son cœur loupant un battement, Gabriel avait cru reconnaître la voix de sa dulcinée. Sentant un début de colère mêlée d'angoisse fondre sur lui, il accéléra encore l'allure et se retrouva bientôt à quelques mètres du bâtiment. Mais les putréfiés avaient réinvesti les lieux. Ils n'étaient plus que quatre devant la porte, s'acharnant à essayer de l'ouvrir. D'autres avaient commencé à errer bêtement entre les véhicules. Il aurait pu essayer de briser une fenêtre pour pénétrer dans le stade de hockey mais s'il se retrouvait dans une pièce où des morts avaient été enfermés, il se retrouverait bien idiot. Il devait agir intelligemment et avec discernement. Mais c'était une chose assez difficile à faire lorsqu'on était persuadé que sa bien aimée avait des problèmes. Prenant quelques secondes pour souffler calmement, et n'entendant plus aucun cri, il se dirigea vers la voitures qu'il avait eu l'intention d'incendier un peu plus tôt.

Il dû abattre un rôdeur qui l'aurait gêné dans sa manœuvre, un coup de couteau rapide dans le crâne fit l'affaire. Puis, dégoupillant le bouchon du réservoir à l'aide de sa lame, il ôta le t-shirt qu'il avait toujours autour de la taille et le tortilla pour le glisser le plus profondément possible dans le réservoir. Il fallait juste espérer qu'il y aurait assez d'essence dans la voiture pour qu'elle explose. Il avait eu du mal à l'enfoncer assez loin mais une fois que seulement quelques centimètres du tissu dépassaient encore, il craqua une allumette et enflamma la mèche de sa bombe géante. Lorsqu'il fut certain que le feu se propageait jusque dans le réservoir, il s'éloigna du véhicule aussi vite que possible, se baissant pour ne pas attirer l'attention des morts. Il se plaqua contre le mur du stade et attendit fébrilement de voir si sa ruse allait fonctionner.

Tout à coup, un nouveau cri retenti. Cette fois-ci, le doute n'était plus possible. C'était bien la voix de Selene. Presque aussitôt, le cri fut engloutit par le souffle rutilant de l'explosion qui embrasa l'air et fit vibrer le sol du parking tout entier. Totalement paniqué, Gabriel regarda avec impatience les monstres se diriger lentement vers les flammes qui léchaient avidement la carcasse de la voiture. Certains s'étaient même déjà jetés dedans et s'étaient transformés en torches humaines. Longeant doucement le mur, il s'assura que plus aucun monstre ne restait devant la porte puis il s'y précipita.


Revenir en haut Aller en bas
Luke G. Hugh
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/01/2016
Messages : 252
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Mer 27 Juil 2016 - 22:22



Le suppôt de Satan laissait aller son pouvoir. Sa force et sa détermination. Sa poigne qui ne desserrait pas sa prise sur la fine articulation. Luke avait totalement perdu pied. Le bien le mal, rien à foutre. Tout ce qu'il voulait, à présent, c'était ce corps, sur lequel il laissait glisser sa main pour découvrir ses formes féminines. Une femme offert à lui comme un cadeau. Un putain de don du malin pour ses actes démoniaques, pour sa vengeance envers le monde entier. La langue du bonhomme glissait déjà dans le cou de sa victime tel un affamé. Oh que oui il avait faim, et plus que jamais et comme jamais. Assouvir son désir sans la moindre considération d'autrui. Prendre sans donner. Posséder sans restriction, sans interdiction. Le sourire carnassier ne le quittait dorénavant plus.

Alors que son corps diminua la pression sur celui de sa future souffre douleur, le bonhomme se sentit partir en arrière. D'un coup, d'un seul, les deux silhouettes se retrouvèrent projeter en arrière. Lourdement, il s'écrasa par terre en lâchant sur le coup le corps que ses paluches gardaient prisonnière. Le vacarme en aurait alerté plus d'un si l'homme n'avait pas fermé la porte avant les hostilités. Si on pouvait toujours appeler ça un homme. Non, la silhouette masculine se redressa en une fraction de seconde. La lueur dans son regard, le sourire sur ses lèvres, le poux rapide, Luke n'avait plus rien d'un homme. Une bête, un monstre prêt à tout pour assouvir son appétit.

L’adrénaline qui  vacillait dans ses vaisseaux sanguins ne donnait que plus de détermination à ses actes. Avec une rapidité hallucinante, les jointures masculines saisirent sans la moindre douceur le bras de la tigresse. Le ténébreux la jeta violemment sur la table avant d'aller saisir sa gorge pour la maintenir à son bon vouloir. Ses supplications ne firent que redoubler son horrible dessin. La main droite solidement ancré sur la mâchoire de la jeune femme, la gauche glissant sous ses habits pour presser son flan, le regard fixé dans le sien, le démon s'approcha de son visage, un air toujours plus fermé et terrifiant au visage.

Et pourquoi je ferais pas ce que je veux, hein !? Tu te crois en position de m'en empêcher ? T'as cru pouvoir me filer entre les doigts ? Son visage se rapprocha du sien pour siffler sa rage contre ses lèvres. Tu es à moi désormais. Tu comprends ça !? T'auras beau te débattre, me blesser, n'importe. Je vais faire de toi ma poupée. Pour le temps qu'il me plaira.

Ses mots avaient brisé les sanglots de la brune comme un air glacial en à en faire frissonner n'importe qui. Le malin le possédait totalement. Pour l'heure et jusqu'à ce que sa conscience reprennent le dessus, Luke n'était qu'un monstre assoiffé d'une liqueur de poison. Maintenant toujours la femme de la pression de sa main, il défit sa ceinture d'un geste et la serra fortement dans le creux de sa paume. Les mimines de la nana commençaient vraiment à le faire chier à tambouriner sur son torse en quête d'une échappatoire. Tout en détachant sa main de son visage, il saisit son poignet pour l'attacher à l'autre non sans se débattre pour y parvenir. Au bout de quelques secondes à lutter, il retourna la nana pour lui plaquer le visage contre la surface en bois et hurla presque à son oreille, le bras barré sur son avant bras pour l'immobilisé totalement.

Putain ! Arrête de bouger !

Le corps de sa victime tremblait comme une feuille, son agitation bien plus amoindrit que quelques minutes plus tôt. Sa main gauche attrapa sèchement l'articulation qu'il ne tenait pas encore pour le nouer avec son jumeau à l'aide de sa ceinture. Pourtant, elle se débattait encore, essayant de se tirer de la pression de ses mains sur ses avant bras. La rage monta plus encore dans le corps du mâle et d'un coup enfonça violemment son poing dans la table, juste devant le nez de la nana pour la calmer. Il gagnerait. Et pas qu'un peu. Ce jeu était le sien. Ses règles. Son territoire.

Tu hurles et ce sera pire encore.

D'un coup énergique il baissa le bas de sa victime pour lentement glisser sa main entre ses cuisses, le bras toujours bloqué sur son dos pour l'empêcher de bouger. Sans surprise, la nana referma ses jambes sur sa main mais dans un sourire plus que sadique, l'incube s’immisça brutalement vers sa luxure. Luke l'avait prévenu. Elle était sa propriété.
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1278
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Jeu 28 Juil 2016 - 8:27


Ses yeux bleus se plantèrent dans les siens, durs, quand il lui siffla qu’il la posséderait. D’un coup, il venait de pulvériser ses maigres espoirs. Selene se sentait plongée dans un bain glacé, une substance acide qui décapait ses songes un à un. Mais elle ne flancha pas, non… ses forces avaient été comme renouvelée par cette déclaration purement sadique. A moitié étouffée par la main serrée sur sa mâchoire, elle se remit à se débattre, à essayer de le mordre, de lui cracher dessus, mais il tenait bon. Elle hurla, un mélange de rage, de folie et de détresse. Peut-être qu’il la blesserait, mais elle l’emporterait dans son enfer, elle l’écorcherait avec ses ongles s’il le fallait.

Chaque fois que la musicienne pensait trouver une issue, l’homme lui montrait qu’elle était trop frêle, trop faible. Un de ses poignets fut immobilisé à nouveau, ne lui laissant qu’une main pour se défendre. Elle n’arrêta pas pourtant, déchaînée, une vraie furie. Mais l’autre réussit  à la retourner et à lui attacher les mains avec sa ceinture. Dans sa tête, ses émotions basculèrent : le poids de la panique fit flancher la flamme de la rage. Ecrasée par un bras, les poings liés, elle n’arrivait plus à résister. Une nouvel fois, elle s’égosilla comme une bête sauvage et démente, jusqu’à ce qu’un coup résonne à quelques centimètres de son nez.

Qu’est-ce qu’il croyait, l’intimider ? Mais aller ! Qu’il la tue. La pianiste préférait ça. C’était facile de mourir, un passage de la lumière à l’ombre – ou l’inverse. Alors que « ça »… Selene tremblait, attachée, vaincue, épuisée. Sa colère l’abandonna lâchement, la jetant en pâture aux sentiments plus froids : la tristesse, la culpabilité, la peur, la fuite. Seules ses cuisses luttaient, dernier rempart avant son intimité brusquement dévoilée, mais elles ne suffirent pas.

Elle ne réalisa pas tout de suite qu’il l’avait pénétrée. La jeune femme avait plutôt eu l’impression qu’il plongeait une lame chauffée à blanc dans sa chair. Cette fois, elle ne put crier, parce qu’il pesait de tout son poids sur son dos et lui coupait le souffle. Elle ferma les yeux, humides, une suite de larmes silencieuses roulant pour s’échouer sur le bois de la table. Il l’écorchait, furieusement, méchamment, et pas seulement physiquement. A chaque coup de rein, la musicienne sentait qu’une partie de son âme était lacérée. Elle n’arrivait plus à se battre, il avait gagné, sur toute la ligne… elle ne pouvait plus qu’endurer les chocs, sentir son arme organique la poignarder une infinité de fois.

Jusqu’à ce qu’elle vole en éclat. La conscience de Selene s’était enfuit, elle aussi, chassée de sa carcasse douloureuse, pour se perdre dans un océan de ténèbres. Parfois, elle se voyait, une poupée de chiffon entre les pattes de cet homme. Humiliée, profanée, brisée. Et quand les images disparaissaient, c’était pour voir un reflet. Elle comprit que c’était le sien, alors qu’il n’avait pas de visage. C’était elle… ou la voix qui parlait dans sa tête, en quelque sorte. Son discours était évanescent, spectrale.

Je te l’avais dit… tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas. Souviens-toi. Chaque fois que tu n’as pas fait ce qu’il fallait… tu n’as que ce que tu mérites. Tu es trop faible. Tu ne comprends pas. Pauvre Gabriel… qu’est-ce qu’il va faire de toi ? Tue-les. C’est si simple. Tue-les, et ils ne sont plus un problème. Tue…

La musicienne fut soudainement raccrochée à son corps. Elle avait si mal… pourtant, elle ne sentait ni les bleus qui se formaient lentement sur sa peau, ni le sang qui s’écoulait fébrilement entre ses cuisses. Ses paupières battaient au ralentit, elle avait l’impression d’être glacée. Est-ce qu’elle était morte ? Ce serait tellement bien… elle pourrait oublier qu’elle était sale, oublier qu’elle avait ruiné la chose qui comptait le plus à ses yeux, oublier son petit ami trop bien pour elle. Selene était bonne joueuse, elle le laissait à Abigail… elle serait suffisamment forte, elle serait capable de ne pas tout gâcher.

La pianiste n’avait même pas senti qu’on l’avait lâchée. Elle entendait des choses, des voix, des coups, mais ça lui parvenait au travers un brouillard opaque. Nouveau battement de paupière. Même ça, ça lui faisait mal. Elle avait la sensation que sa peau avait été arrachée et que ses nerfs étaient à vif. C’était à peine si elle respirait. Enfin. Quelqu’un venait de la toucher. Au fond, elle espérait que ce soit son bourreau, pour l’achever, pour avoir au moins la bonté de l’extirper du cauchemar où il l’avait enfermée. Mais non… l’étudiante reconnut ce visage quand elle eut la possibilité de le voir. Elle le reconnut, et c’était le coup de grâce.

- Excuse-moi, murmura-t-elle douloureusement, excuse-moi…


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Fowler
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 27/04/2016
Messages : 413
Age IRL : 27

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Jeu 28 Juil 2016 - 20:36

Il s'était précipité à l'intérieur du stade de hockey, ouvrant toutes les portes qu'il croisait à la volée sans la moindre prudence. Ne plus entendre la voix de Selene était terrifiant. Il ne cessait de se l'imaginer aux prises avec une horde de monstres aux crocs acérés et il craignait qu'à la prochaine porte ouverte il ne découvre son cadavre à moitié dévoré.
Lorsqu'il ouvrit en grand la porte de la salle de repos, il marqua une seconde d'hésitation, son esprit ne parvenant pas, ou plutôt ne voulant pas, admettre ce qu'il avait sous les yeux. Il s'était attendu à de bien sombres scénarios. Mais jamais à celui-là. Son visage se décomposa, l'inquiétude qui l'habitait avait fait place à une rage comme il n'en avait jamais éprouvé auparavant, pas même lorsqu'il avait dû abattre sa propre sœur. Tout en lui n'était plus que colère et violence.

S'emparant d'une crosse de hockey négligemment posée contre le mur près de la porte, il n'avait plus vraiment conscience de ses actes. Tout ce qui comptait, c'était de laisser s'exprimer ce sentiment étrange qui le possédait. Saisissant le manche à deux mains, serrant si fort que ses doigts craquèrent, il fit passer le bout de la crosse derrière son épaule, tel un golfeur préparant son plus beau swing, puis il détendit ses bras, l'arme improvisée décrivant un large arc de cercle pour venir s'écraser violemment contre la tempe du violeur. Très certainement sonné, celui-ci ne dû pas vraiment comprendre ce qu'il venait de lui arriver. Un deuxième coup s'abattit aussitôt, le forçant à lâcher prise. D'un puissant coup de pied, semelle en avant, il envoya le type valdinguer contre le sol, les fesses à l'air puis il abandonna la crosse pour se ruer sur l'homme à terre et le noyer sous les coups de poings. La crosse n'aurait pas suffit à évacuer toute sa rage, il avait besoin de sentir le sang de l'autre couler sur ses phalanges. Il voulait voir le rouge maculer ses mains et sentir les os de l'autre craquer sous ses coups de poings.
Un genou enfoncé dans son abdomen pour l'empêcher de se relever, il laissa libre court à la violence. Il ne se rendait même pas compte qu'il hurlait, telle une bête sauvage. Mais l'autre, malgré la pluie de coups, avait fini par reprendre ses esprits et Gabriel sentit une vive douleur lui couper le souffle. L'autre avait dû lui envoyer un coup dans le ventre. Il sentit sa lèvre éclater sous les phalanges du type et il vit trente six chandelles pendants quelques secondes. Un instant, son regard se posa sur Selene qui semblait totalement absente. Cette vision ne fit qu'accentuer sa rage et il ne sentit qu'à moitié le second coup qu'il se prit dans la figure. L'autre en avait profité pour se relever et sans doute se refroquer par la même occasion, alors Gabriel, à genou, se ramassa sur lui-même pour prendre un peu d'élan puis il détendit sa jambe d'appui pour foncer tête baissée contre le ventre du violeur. Son épaule s'enfonça dans son abdomen et il l'enlaça de ses bras pour l’entraîner contre le sol dans son élan. Ils atterrirent sur une petite table basse en bois qui se fracassa sous l'impacte et Gabriel sentit un éclat de boit se ficher dans sa cuisse. Il s'en moquait. Tout ce qu'il voulait, c'était massacrer ce monstre qui venait de massacrer la dignité de la femme qu'il aimait.

...

Il avait pu s'écouler une minute comme il avait pu s'en écouler dix. Gabriel n'était plus qu'une boule de nerfs à fleur de peau dont le seul but était de se déchaîner contre la source de sa haine. Quoi qu'il en soit, après un certain moment, l'autre ne donna plus signe de vie, complètement sonné. Oh il n'était pas mort... d'ailleurs, Gabriel s'était emparé d'un éclat de la table basse, songeant à le lui enfoncer dans la carotide. Mais à la dernière seconde, une toute petite voix au fond de lui le lui fit lâcher. Essoufflé, ne parvenant pas à détacher son regard du type inconscient étendu sur le sol jonché de morceaux de bois, il commença à se rendre compte qu'il avait mal un peu partout. Se décidant à ôter le petit morceau fiché dans sa jambe, il grimaça de douleur. Donnant un dernier coup de pied, plus violent que nécessaire, contre l'une des jambes du violeur, il se retourna pour s'enquérir de l'état de Selene. Elle n'avait pas bougé. Totalement hagarde, elle avait les joues trempées et les yeux rouges. Lui remontant doucement son pantalon, il s'avisa qu'elle saignait. Serrant les mâchoires, il se retint pour ne pas retourner finir ce qu'il avait commencé avec ce monstre. Il la fit asseoir le plus loin possible du corps inerte et lui passa doucement ses mains sur les joues pour en sécher les larmes. Pour l'heure, il voulait surtout s'assurer qu'il ne lui avait pas fait plus de mal que ce qu'il avait pu constater. Encore que... était-il possible de blesser plus profondément une femme qu'en lui faisant subir une telle humiliation ?

Elle lui murmura quelques mots, qu'il ne comprit pas tout de suite. Lorsqu'il en saisi le sens, il eu envie de se mettre à hurler. Pourquoi s'excusait-elle ? Et de quoi ? De s'être fait violer ? Ce serait plutôt à lui de lui demander pardon de ne pas être arrivé plus vite. Il aurait suffit qu'il se dépêche un peu, qu'il mette moins de temps à incendier cette putain de voiture, ou qu'il trouve plus rapidement son chemin jusqu'à elle...
Agenouillé devant elle, il sentit ses propres larmes s’échapper pour courir jusque sur le sol. Lui attrapant délicatement le visage il l'attira à lui pour la bercer doucement.
« Pourquoi tu t'excuses ? C'est pas ta faute... c'est pas ta faute... » murmura t-il, tentant de ravaler ses larmes et les sanglots qui menaçaient de déformer sa voix.
Caressant tendrement sa chevelure, il continuait de la bercer, comme si ce simple geste avait pu lui faire oublier ce qu'il venait de se passer. Comme si d'un simple coup de baguette magique, il avait pu faire disparaître de son esprit les tourments qu'elle venait de vivre. Mais il savait que ça ne suffirait pas. Ce monstre venait de la briser et il faudrait plus qu'un peu de réconfort pour qu'elle parvienne à s'en remettre. Si toutefois c'était possible.
« Je suis là. Je serais toujours là... Plus personne ne te fera de mal. »


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Aujourd'hui à 23:08

Revenir en haut Aller en bas
 

Dum Spiro Spero

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» ζ Tuomas Abel Järvinen 「Dum Spiro Spero」

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-